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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 05:34

 

« Danser encore »…. L’Humanité vous propose une sélection non-exhaustive des reprises de la chanson d’HK, qui dévoile la diversité et l’ampleur du phénomène devenu viral en quelques mois sur les réseaux sociaux. À la fois hymne de résistance et de ralliement au monde de la culture, des dizaines et des dizaines de versions en provenance de France et d’ailleurs fleurissent sur Youtube, Facebook et d’autres plateformes.

Voici les paroles de la chanson :

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords Oh, non non non non non non

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords

 

Nous sommes des oiseaux de passage

Jamais dociles ni vraiment sages

Nous ne faisons pas allégeance

À l'aube en toutes circonstances

Nous venons briser le silence

 

 

Et quand le soir à la télé

Monsieur le bon roi a parlé

Venu annoncer la sentence

Nous faisons preuve d'irrévérence

Mais toujours avec élégance

 

 

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords Oh, non non non non non non

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

 Passer nos vies sur une grille d'accords

 

Auto-métro-boulot-conso

Auto attestation qu'on signe

Absurdité sur ordonnance

Et malheur à celui qui pense

Et malheur à celui qui danse

 

Chaque mesure autoritaire

Chaque relent sécuritaire

Voit s'envoler notre confiance

Ils font preuve de tant d'insistance

Pour confiner notre conscience

 

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords Oh, non non non non non non

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords

 

Ne soyons pas impressionnables

Par tous ces gens déraisonnables

Vendeurs de peur en abondance

Angoissants, jusqu'à l'indécence

Sachons les tenir à distance

 

 

Pour notre santé mentale Sociale et environnementale

Nos sourires, notre intelligence

Ne soyons pas sans résistance

Les instruments de leur démence

 

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords Oh, non non non non non non

Nous on veut continuer à danser encore

Voir nos pensées enlacer nos corps

Passer nos vies sur une grille d'accords

L’Humanité était en direct avec le chanteur HK, place de la République à Paris, pour une interview et quelques chansons en live, dont le titre devenu viral sur les réseaux sociaux « Danser Encore ». Pour l'accompagner, Fabien, guitariste, et le groupe Les Petites Mains, qui ont interprété toutes les chansons en "chansigne". Solidaire avec les travailleurs du secteur culturel et tous les précaires, le chanteur s’y exprime sur la reforme de l’assurance chômage. Il rejoindra vendredi 23 avril le cortège au départ de la place d’Italie, 14 heures.

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 07:06
Le député PCF André Chassaigne a obtenu une première hausse des pensions pour les agriculteurs et déposera de nouveaux textes de loi. Entretien dans l'Humanité entre André Chassaigne et Aurélien Soucheyre, 26 avril 2021
Ruralité. Retraites agricoles, « le premier étage de la fusée »
Lundi 26 Avril 2021

Le député PCF André Chassaigne a obtenu une première hausse des pensions pour les agriculteurs et déposera de nouveaux textes de loi. Entretien.

 

Le premier ministre, Jean Castex, celui de l’Agriculture, Julien Denormandie, et le secrétaire d’État aux Retraites, Laurent Pietraszewski, se sont rendus, vendredi, dans la circonscription d’André Chassaigne. Depuis le Puy-de-Dôme, ils ont annoncé que la hausse des retraites agricoles défendue de longue date par le député PCF sera effective au 1er novembre de cette année. Un premier pas qui en appelle d’autres.

Que symbolise cette visite ministérielle ?

André Chassaigne C’est la reconnaissance du long combat des députés communistes et de l’ensemble du groupe de la Gauche démocrate et républicaine. La revalorisation des retraites agricoles est portée à notre crédit, à tel point que le gouvernement et les organisations syndicales parlent aujourd’hui de « loi Chassaigne ». Mais je ne suis pas un perdreau de l’année : je n’oublie pas que cette loi avait été votée en première lecture à l’Assemblée nationale en mars 2017, puis bloquée par la nouvelle majorité. Je n’oublie pas non plus qu’un écrêtement a été mis en place, visant à limiter la hausse des retraites agricoles en cas de cumul avec d’autres pensions, ce qui est contraire à l’universalité de la mesure et a exclu près de 100 000 bénéficiaires du champ d’application de cette loi.

Concrètement, que va-t-elle permettre ?

André Chassaigne Elle fait passer le niveau des retraites agricoles de 75 % à 85 % du Smic, en cas de carrière complète pour toute personne ayant été chef d’exploitation durant 17 ans et demi. Cela concerne aujourd’hui 227 000 personnes, qui vont avoir en moyenne une hausse de 100 euros de leur pension par mois, ce qui leur permettra d’atteindre le minimum vieillesse. Cette loi concerne aussi bien ceux qui sont déjà à la retraite que ceux qui vont la prendre. Mais ce n’est que le premier étage de la fusée : nous allons déposer une nouvelle proposition de loi que notre groupe défendra le 17 juin. Notre objectif est que les conjointes et les aides familiaux soient également concernés par cette hausse des pensions. Car aujourd’hui les femmes ou les frères qui ont travaillé tout autant que les chefs d’exploitation ont en moyenne une retraite de 550 euros par mois.

Comment est financée cette hausse des pensions ?

André Chassaigne Le coût est estimé à 280 millions d’euros par an et est financé par la solidarité nationale. Ce qui pose la question de la rémunération des agriculteurs en activité. Des prix à la production incluant la rémunération du travail et les charges d’exploitation permettraient d’augmenter leurs revenus, et donc leurs cotisations et leur niveau de retraites. C’est une bataille fondamentale. Ce que demandent les exploitants, c’est de pouvoir gagner leur vie dignement par le travail.

Les récoltes ont été frappées par le gel cette année. Vous aviez déposé un texte en avril 2020 sur la prévention des risques agricoles. Que proposez-vous ?

André Chassaigne Il faut créer un régime public d’assurance et de gestion des risques. Cette question s’est de nouveau révélée avec la catastrophe des gels tardifs. Mais, qu’il s’agisse du gel, de la grêle ou de la sécheresse, les catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique vont se multiplier dans les années à venir. Cela appelle une réponse et une couverture publiques plutôt que de pousser les agriculteurs vers les assurances privées. Au regard des coûts, seules 30 % des surfaces éligibles sont assurées aujourd’hui. Les agriculteurs ont certes créé eux-mêmes un fonds mutualisé face aux risques sanitaires, mais il faut aussi couvrir les risques climatiques et les soutenir pour qu’ils adaptent leurs cultures et leurs pratiques.

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 06:38
Les députés communistes

Les députés communistes

Contrairement à la promesse d’Emmanuel Macron, sur les 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, seules 10 ont été présentées « sans filtre » au Parlement. Sourd aux propositions des citoyens, sourd aux propositions des représentants du peuple, le Gouvernement a fait largement obstacle à nos propositions d’amélioration, pourtant conformes aux propositions de la Convention et aux enjeux. C’est dans le même état d’esprit que le Gouvernement a prétendument consulté le Parlement sur la mise en place d’un d’un troisième confinement de notre pays alors même qu’il en avait annoncé l’entrée en vigueur la veille...

Vous retrouverez dans cette lettre l’essentiel de nos interventions durant ce mois d’avril.

Bonne lecture !

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 06:33
Défense des droits des migrants - Manifestation devant le centre de rétention de Rennes le 24 avril
Défense des droits des migrants - Manifestation devant le centre de rétention de Rennes le 24 avril

Le samedi 24 avril 2021 le Comité de Rennes du Mouvement de la paix a manifesté devant le centre de rétention de Rennes pour défendre les droits des migrants et s'opposer au fait que les comparutions devant la justice se feraient par visio. Action unitaire avec collectif des sans papiers, un toit un droit, mrap, CCFD , La Cimade, CGT, Solidaires , PCF , FI, NPA, ATTAC .....

Photos et commentaires Roland Nivet - Président du Mouvement de la Paix

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 06:31
N'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales pour les élections régionales et départementales des 20 et 27 juin si ce n'est pas déjà fait.

N'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales pour les élections régionales et départementales des 20 et 27 juin si ce n'est pas déjà fait.

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 06:27
Morlaix. Le PCF demande le retrait d’une réforme « qui matraque les chômeurs »

Ouest-France, 26 avril 2021

​Les communistes du pays de Morlaix dénoncent la réforme de l’assurance chômage, qui entrera en vigueur en juillet 2021. Selon le parti politique, elle impactera en premier lieu les salariés les plus modestes.

Dans un communiqué, la section pays de Morlaix du Parti communiste demande le retrait de la réforme de l’assurance chômage, « qui matraque les chômeurs ». Selon le parti politique, « elle concernera d’abord les travailleuses et travailleurs les plus fragiles, celles et ceux qui avant la crise occupaient un emploi précaire (contrats courts, temps partiels, travailleurs saisonniers, etc.) », mais aussi « les salariés(e)s des secteurs les plus sévèrement touchés par la crise sanitaire (hôtellerie, restauration, culture, tourisme, évènementiel, restauration…) ».

« Plus que jamais besoin de justice sociale »

« Si cette réforme devait être appliquée, elle priverait les nouveaux inscrits de 27 % de leur indemnisation en moyenne – parfois même jusqu’à 50 % – selon une étude d’impact », alerte encore le PCF. Cela alors « que nous avons plus que jamais besoin de solidarité et de justice sociale ».

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 06:21
PS et PCF à la reconquête du canton de Pont L'Abbé (Ouest-France, 27 avril 2021)
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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 14:33
Camille Gontier, candidat du PCF (suppléant) dans le canton de Douarnenez-Cap Sizun les 20 et 27 juin 2021

Camille Gontier, candidat du PCF (suppléant) dans le canton de Douarnenez-Cap Sizun les 20 et 27 juin 2021

Camille Gontier sera le candidat présenté par le PCF aux élections départementales des 20 et 27 juin dans le canton de Douarnenez-Cap Sizun, sur une alliance PCF-PS-EELV, un accord que les communistes ont grandement permis de faciliter en acceptant de n'avoir qu'une place de suppléant dans le quatuor pour ne pas casser la dynamique unitaire à gauche des dernières élections municipales de Douarnenez.  Camille Gontier, secrétaire de la section PCF de Douarnenez, était également candidat aux dernières élections municipales à Douarnenez au côté d'Hugues Tupin. Il représente l'avenir du PCF dans la cité des Penn Sardin, où le communisme a écrit des pages d'histoire glorieuse pour l'émancipation ouvrière et des pêcheurs, l'émancipation des femmes. 

Nous l'avons interrogé au moment de cette entrée en campagne des élections départementales.

Qui êtes-vous, Camille Gontier?

"Je suis né en 1978 à Paris mais, passionné par le monde de la mer et par la culture bretonne depuis toujours, je vis dans le Finistère depuis 2002, d’abord à Concarneau, puis à Douarnenez où depuis 2006 je suis installé avec ma femme et mes deux enfants.

Depuis mon arrivée en Bretagne, j’ai d’abord travaillé dans le nautisme en tant qu’éducateur sportif et directeur d’école de voile, avant de reprendre mes études à l’Université de Bretagne occidentale. Titulaire d’un doctorat de sociologie, je travaille actuellement en tant qu’enseignant-chercheur contractuel au sein de la faculté des sciences du sport et de l’éducation de Brest.

Mon engagement politique est ancien : d’abord membre du MJCF en Seine-Saint-Denis, j’ai milité au sein de l’UNEF Paris 8 durant mes premières études, avant de rejoindre la section de Douarnenez. Je suis aujourd’hui attaché à la question du développement de nos territoires, développement qui passe par la défense des activités de production locales et durables et tout particulièrement celles qui sont liées à la mer et au monde maritime dans son ensemble. La question de l’accès aux pratiques culturelles et sportives pour toutes et tous m’anime aussi, et cette conviction politique se traduit par mon parcours à la fois professionnel et associatif. En bref, je m’engage aujourd’hui en tant que candidat communiste pour porter le souci du bien commun, de l’égalité des territoires et de l’accès pour tous à la culture et au sport, à la solidarité et la justice sociale en acte".


 

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 14:21
POUR L’EMPLOI, LA PROTECTION SOCIALE ET LE RETRAIT DE LA RÉFORME DE L’ASSURANCE CHÔMAGE - Communiqué du PCF pays de Morlaix, 26 avril 2021
POUR L’EMPLOI, LA PROTECTION SOCIALE ET LE RETRAIT DE LA RÉFORME DE L’ASSURANCE CHÔMAGE
 
Le 1er Juillet prochain, victimes de la faillite de leur entreprise ou d’un licenciement, les sans emplois n’auront pas d’emploi à retourner exercer.
 
Avec la réforme de l’assurance chômage du président des riches, nombre d’entre eux n’auront plus droit à aucune indemnisation ou la verront diminuer drastiquement. Une réforme d'autant plus indécente au moment où 40 milliardaires français se partagent 510 milliards de dollars contre 277 milliards en 2020 et où, en pleine crise sociale, la bourse de Paris s'est envolée de 60% en un an. Plutôt que de s'attaquer à la racine de cet enrichissement vertigineux des puissants - l'évasion fiscale, qui coûte chaque année 80 milliards à l’État et aux caisses de solidarité - Macron tape sur les plus modestes. 
 
Cela concernera d’abord les travailleuses et travailleurs les plus fragiles, celles et ceux qui avant la crise occupaient un emploi précaire (contrats courts, temps partiels, travailleurs saisonniers, etc.). Cela touchera également les salarié.e.s des secteurs les plus sévèrement touchés par la crise sanitaire (hôtellerie, restauration, culture, tourisme, évènementiel, restauration…).
 
Face à la crise, si cette réforme devait être appliquée, elle privera les nouveaux inscrits de 27 % de leur indemnisation en moyenne – parfois même jusqu’à 50 % - selon l’étude d’impact de l’Unedic. Elle doit être définitivement abandonnée.
 
Parce que nous avons plus que jamais besoin de solidarité et de justice sociale.
 
Parce que c’est la sécurisation des parcours professionnels qui permettra aux travailleurs de conserver leur savoir-faire.
 
Parce que les entrepreneurs auront besoin de personnels avec des compétences préservées pour relancer leur activité avec efficacité et sérénité.
 
Parce qu’il ne faut pas ajouter à la crise sanitaire un carnage économique et social, nous demandons d’étendre la période d’indemnisation pour les chômeurs en fin de droit, de permettre aux intermittents d’être rémunérés et d’abroger l’intégralité de la réforme de l’assurance chômage.
 
Nous interpellons solennellement la députée LREM de Morlaix Sandrine Le Feur: elle doit intervenir auprès de son "gouvernement" et ne pas se rendre complice d'une réforme de l'assurance chômage qui matraque les chômeurs. Cette réforme doit être définitivement abandonnée.
 
Le succès de la mobilisation syndicale du samedi premier mai, à 14h place Puyo à Morlaix, sera un bon indicateur du refus de cette politique de régression sociale et les communistes y prendront toute leur place.
 
Section du Pays de Morlaix du Parti communiste - 26 avril 2021
 
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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 07:39
Brest - 23 avril 2021 - mobilisation contre la réforme de l'assurance chômage avec les acteurs de la culture - Photo Eug

Brest - 23 avril 2021 - mobilisation contre la réforme de l'assurance chômage avec les acteurs de la culture - Photo Eug

Réforme de l'assurance-chômage : Macron s'acharne, la mobilisation s'intensifie
Vendredi 23 Avril 2021

Alors que l’exécutif reste campé sur son texte malgré les effets délétères relevés au fil des mois, syndicats et associations de privés d’emploi appellent à une nouvelle journée d’actions ce vendredi.

Une mobilisation contre une régression sans nom. Ce vendredi, les associations de privés d’emploi (CGT chômeurs, Mouvement national des chômeurs et précaires - MNCP -, Apeis…) mais aussi les syndicats CGT et Solidaires appellaient à une nouvelle journée d’actions contre la réforme de l’assurance-­chômage. Face au recul inédit des allocations qui se profile en pleine crise économique, le gouvernement a bien du mal à faire passer la pilule.

En ce début de semaine, Élisabeth Borne confirmait la prolongation de l’indemnisation pour les chômeurs en fin de droits jusqu’au 31 mai. Qu’importe si le décret du 31 mars relatif à la réforme a déjà acté l’allongement jusqu’à fin juin, le pouvoir fait tout pour reprendre la main sur ce sujet hautement inflammable. Dernier couac de taille, avec le changement du mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR) à venir au 1er juillet, les privés d’emploi ayant connu un congé maternité, un arrêt maladie ou du chômage partiel seraient lésés.

Baisse mécanique des allocations

Si la ministre du Travail a promis de rectifier le tir, le cœur du décret est maintenu contre vents et marées. Selon la dernière étude de l’Unédic, les modifications portant sur le calcul du fameux SJR, qui inclura désormais les périodes chômées, contre les seules périodes travaillées précédemment, feront baisser mécaniquement de 17 % en moyenne les allocations de 1,15 million de nouveaux inscrits à Pôle emploi sur l’année (soit 41 % des entrants).

Icon QuoteC’est hyper stressant. Si je n’avais pas pris certains de ces petits boulots, j’aurais pu recharger mes droits avant ces nouvelles règles. Virginie Journaliste

Virginie, journaliste, qui a connu quelques périodes d’emploi en deux ans de chômage, a fait ses calculs. Elle estime que sans ces changements, au moment de son rechargement de droits au 15 juillet, elle aurait dû percevoir 1 131 euros d’indemnités. Finalement, elle devrait se contenter de 644 euros. « C’est le prix de mon loyer, déplore-t-elle. J’ai presque eu une année blanche avec le Covid. J’ai fait des piges, des CDD, mais aussi un remplacement d’institutrice en maternelle et du baby-sitting, ce qui prouve bien que je peux prendre d’autres emplois. Si ma simulation est exacte, je ne pourrai pas rester à Paris. Mais à presque 30 ans, je ne me vois pas non plus retourner chez mes parents. C’est hyper stressant. Si je n’avais pas pris certains de ces petits boulots, j’aurais pu recharger mes droits avant ces nouvelles règles. »

Censée inciter les précaires à reprendre au plus vite n’importe quel job, la réforme risque de créer, parfois, l’effet inverse. Camille, 50 ans, guide conférencière, en arrive à la même conclusion : « J’ai dit oui à une visioconférence le 25 mars et un travail en interprétariat au mois de janvier. Toutes les périodes non travaillées vont être comptées pour calculer mon allocation. Je n’aurais pas dû les accepter. » Les personnes alternant périodes de chômage et d’emploi dans la restauration, le secteur de l’événementiel, l’aide à domicile, l’intérim, entre autres, risquent donc de basculer dans l’utraprécarité.

« Une incitation au travail au noir »

Pour Claires Vivès, sociologue au Centre d’études de l’emploi et du travail, cette mesure est un non-sens : « C’est une réforme d’économies qui ne va pas toucher que les personnes qui cumulent des contrats courts, mais bien tous ceux qui passent par la case chômage. Le mythe du chômeur qui voudrait optimiser ses droits est déconnecté de la réalité. C’est hyper compliqué de se livrer à ce genre de calculs. Il faut rappeler que toutes les personnes en petits contrats ne sont pas forcément indemnisées. D’autres ne consomment pas leurs droits. On se focalise sur les contrats courts alors que cela représente très peu de monde. Pendant ce temps-là, on ne parle pas des inscriptions pour rupture conventionnelle, qui représentent 20 % des dépenses de l’Unédic. »

Les employeurs des secteurs pourvoyeurs de petits contrats peuvent, eux, dormir sur leurs deux oreilles. Le système de « bonus-malus », censé sanctionner les entreprises ayant recours à un trop grand nombre de CDD, ne sera appliqué qu’en septembre 2022. Comme le note la sociologue, « il y a une incohérence. On sait que le recours aux contrats courts est structurel par endroits. Avec la réforme, certains précaires vont être encore plus poussés à accepter n’importe quel contrat car tout temps mort va se retourner contre eux ».

Icon QuoteL’assurance-chômage devient de plus en plus le reflet de l’activité. Si la personne a un emploi précaire, son indemnisation le sera. Pierre Garnodier CGT chômeurs

Partout, la colère monte contre cet acharnement à réaliser 2,26 milliards d’euros d’économies par an dès 2023 sur le dos des privés d’emploi. « Cette mobilisation permet de relever la tête, estime Pierre Garnodier, secrétaire général de la CGT chômeurs. Le gouvernement est mal avec sa réforme faite à la va-vite. L’assurance-chômage devient de plus en plus le reflet de l’activité. Si la personne a un emploi précaire, son indemnisation le sera. » Pour Pierre-Édouard Magnan, président du MNCP : « Cela va inciter les chômeurs à travailler au noir. C’est aussi un moyen de tout niveler par le bas en instaurant un RSA bis et en plongeant les gens dans la misère. »

Un recours devant le Conseil d’État

Les syndicats CGT, FO, Solidaires ainsi que la CFDT ont prévu de déposer un recours en référé d’ici à mi-mai devant le Conseil d’État pour suspendre le décret. Deux points de la précédente mouture avaient déjà été annulés par cette instance en novembre dernier. Pour Michel Beaugas, en charge du dossier pour FO, « cette réforme tape trop fort. Nous sommes toujours dans ce rapport d’iniquité entre les chômeurs. Les assistantes maternelles perdront par exemple tout le bénéfice de ce cumul emploi-chômage ». Comme le rappelle Denis Gravouil, en charge des questions d’emploi à la CGT : « Cet été va être très compliqué. Les intérimaires ou les extras qui travaillent sur les festivals risquent de se retrouver sans rien. »

De leur côté, les syndicats CGT, SNU-FSU et SUD de Pôle emploi appellent également à la mobilisation. En interne, les formations des agents à ces nouvelles règles complexes démarreront d’ici à juin, et l’inquiétude domine. « Ça va être une catastrophe pour les chômeurs, tranche Sofyen Ben Mahmoud, élu SNU au CSE central . On estime qu’ils vont perdre 20 à 30 % d’allocations. On va se retrouver devant eux pour leur annoncer ça ! J’ai commencé à dire aux personnes que je suis d’arrêter de prendre des contrats d’un mois ou deux. Mais de privilégier des contrats de douze ou de dix-huit mois. Sauf qu’il n’y en a pas beaucoup… » Face à ce cataclysme à venir, tous se donnent rendez-vous ce vendredi à 14 heures pour manifester place d’Italie, à Paris.

 

Voir aussi: Brest: une incroyable manif pour la réforme de l'assurance chômage!

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