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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 13:30

Selon « Syndilait », l’organisme regroupant les professionnels du lait liquide en France, son prix de revient a augmenté de 8 % ces derniers mois en raison de la hausse de 50 % du prix des emballages en plastique ; celui des cartons ayant augmenté de 20 %. Mais les distributeurs ne veulent pas prendre en compte cette hausse inattendue des coûts de mise en marché souvent supportés par des petites laiteries.

Par Gérard Le Puill

 

Nous avons, la semaine dernière, consacré quatre articles successifs à la situation difficile des producteurs de lait de vache en France. Car depuis la fin de la régulation de la production dans les pays membres de l’Union européenne intervenue en avril 2015 avec la suppression des quotas annuels de production par pays, le prix du lait au départ de la ferme fluctue souvent à la baisse dans les pays membres de l’Union. Cette pression est encore plus forte dans les pays exportateurs nets de produits laitiers, dont la France et quelques autres, comme nous l’expliquions dans notre article publié vendredi.

Dans la mesure où les transformateurs négocient annuellement les prix auxquels ils vendent leurs produits laitiers aux enseignes de la grande distribution entre le début de mois de mars de l’année en cours et la fin du mois de février de l’année suivante, il leur arrive aussi d’être « pris dans la seringue » en cas d’augmentation de leurs coûts de production de manière imprévue. C’est ce que signale « Syndilait », l’organisation professionnelle regroupant en France la majorité des fabricants de laits liquides dans un communiqué daté du 20 juillet dernier.

50 % de hausse sur les matières plastiques

On apprend à sa lecture que « la filière française de lait liquide conditionné, qui fournit 97 % du lait consommé en France, est aujourd’hui victime de fortes tensions en matière d’emballages, tant au niveau de la hausse spectaculaire des coûts que de l’allongement des approvisionnements. La reprise de l’économie dans le monde, notamment marquée par forte demande en Chine, entraîne une flambée de l’ordre de + 50 % sur un an pour les matières premières plastiques et de + 20 % pour les cartons (…) En conséquence, les laiteries doivent supporter une hausse de leurs coûts de production pouvant aller jusqu’à + 8 % en un an. Pourtant, dans le même temps, le prix de vente du lait au consommateur en grande distribution continue de stagner, voire de chuter. Pour les marques nationales il est passé d’un prix moyen de vente au consommateur de 1,17 euro en juin 2020 à 1,10 euro en juin 2021, soit un recul de -6 % sur un an » (1).

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les grandes enseignes comme Leclerc, Carrefour, Auchan, Casino et autres n’en finissent pas de multiplier les dépliants publicitaires pour tenter de gagner des parts de marché les unes contre les autres en multipliant les promotions sur différents produits de consommation courante, à commencer par les viandes et certains les produits laitiers. Mais ce n’est pas le cas pour le lait liquide dont les achats sont réguliers avec une demande qui évolue en légère baisse selon de récentes statistiques.

Comme chaque année, les fournisseurs se sont engagés à fournir aux grandes enseignes un volume donné de produits alimentaires pour un prix fixé avant le 28 février 2021 pour la période qui va du 1 er mars de cette année à la fin du mois de février 2022 dans le cadre des négociations annuelles. Du coup, ils n’ont pas l’accord de ces enseignes pour répercuter la hausse du prix du conditionnement du lait liquide et d’autres produits sous emballage, bien que ces emballages fassent croître de 8 % le prix de revient du litre de lait conditionné.

Succès du logo « lait collecté et conditionné en France »

Cette déclaration de « Syndilait » est intervenue 7 jours après la note de l’INSEE qui constatait qu’en juin 2021 « les prix à la consommation augmentent de 0,1 % sur un mois et de 1,5 % sur un an. Cette note indiquait les prix alimentaires avaient baissé de -0,2 % sur un an. Dans le détail, elle ajoutait qu’en juin, « hors produits frais, les prix de l’alimentation augmentent légèrement (+ 0,3% après + 0,2 %. Les prix de la viande accélèrent (+ 0,6% après + 01 %) ainsi que ceux du lait, du fromage et des œufs (+ 0,6% après + 0,3 %) ». Ainsi, les grandes surfaces augmentent donc légèrement leurs prix de vente mais ne restituent pas un centime à leurs fournisseurs, même quand ces derniers subissent des coûts de production en hausse avec la flambée des prix des emballages.

Notons enfin cette information à propos du logo « Lait collecté et conditionné en France » lancé en 2016 et apposé désormais sur 60 % des briques et bouteilles de lait dans notre pays. Le communiqué de « Syndilait » indique que « son déploiement est accompagné d’une chute de 70 % des importations de lait en France sur cinq ans, de 2015 à 2020. Ce logo garantit un lait issu de vaches uniquement élevées en France et conditionné par une laiterie française ».

Voilà qui montre aussi que les consommateurs donnent majoritairement leur préférence à la production nationale dès lors qu’ils sont informés. Il est donc possible de leur expliquer une petite hausse du prix induite par ce coût de production des emballages depuis plusieurs mois. Ce sujet n’est pas évoqué dans l’éditorial intitulé « E. Leclerc, partenaire des entreprises françaises » et signé Michel-Édouard Leclerc avec la photo de ce dernier en page 2 du dépliant publicitaire qui met en exergue les promotions de ses magasins du 27 juillet au 7 août.

On peut donc se poser des questions sur la sincérité de Michel-Édouard Leclerc en lisant ceci dans son édito : « Derrière cette campagne de promotion, il faut en effet savoir qu’il y a toute une politique d’accompagnement qui vise à soutenir ces productions françaises, avec des délais de paiement privilégiés, des initiatives commerciales adaptées et des engagements pluriannuels qui offrent une visibilité rassurante pour ces entrepreneurs ».

Mais lire ces lignes ne doit pas nous faire oublier que c’est à la demande du même Michel-Édouard auprès de Nicolas Sarkozy que fut rédigé en 2007-2008, par un dénommé Emmanuel Macron, le rapport de la commission Attali. Ce rapport servit de justification au gouvernement Fillon pour faire voter la Loi de modernisation économique (LME) dont le fonctionnement sert depuis à piller les fournisseurs des grandes surfaces, à commencer par les paysans.

 

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 05:39

Agression terroriste contre l'ambassade cubaine à Paris.

Peu avant minuit, ce lundi, deux cocktails molotov ont été lancés contre l'ambassade de Cuba à Paris. Le feu a été rapidement éteint par le personnel et les pompiers.

Cette agression intervient le jour de la fête nationale cubaine, quelques heures après une déclaration du secrétaire d'Etat US Antony Blinken sur le " respect des droits et liberté" à Cuba, déclaration soutenue par les très "démocratiques" Brésil de Bolsonaro et la Colombie de Duque.

LE PCF CONDAMNE L’ATTENTAT LÂCHE CONTRE L’AMBASSADE DE CUBA (27 Juillet 2021)

 

Cette nuit, alors que des enfants étaient présents dans l’enceinte de l’ambassade de Cuba, le bâtiment a été violemment attaqué au cocktail Molotov.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a pu apporter son soutien à l’ambassadeur de Cuba, Elio Perdomo Rodriguez et a assuré le personnel de l’ambassade, encore sous le choc, de toute sa solidarité et celle du PCF.

 

 

Pourtant, face à cet acte inadmissible en France et au Blocus que subit le peuple à Cuba, la détermination des cubains et des cubaines reste intacte !

 Les auteurs de ce lâche attentat doivent être retrouvés et condamnés.

 Face aux injonctions américaines et au blocus qui lui est imposé, c’est à la nation cubaine et à son peuple de déterminer souverainement leur destin. Pas à l’administration américaine qui s’efforce depuis des décennies d’étrangler la révolution qui a débarrassé Cuba d’une dictature sanglante et qui l’a protégée des prédations des multinationales et des institutions financières mondiales.

Cuba ne se laissera pas déstabiliser !

 Le PCF demande au gouvernement français qu’il sorte de son silence et qu’il agisse pour la levée du blocus. Une enquête à la hauteur de la gravité de l’acte odieux contre l’ambassade de Cuba à Paris doit être lancée.

Communiqué de Presse d'André CHASSAIGNE, Député Communiste

 

Réaction de José FORT, Grand Reporter

 

 

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 13:26

 

Pour l’économiste, si le prix du carbone est l’un des instruments économiques centraux pour réduire les émissions, il ne peut sûrement pas être fixé par un marché, comme la Commission européenne le préconise.

En quoi les marchés « carbone » sont-ils voués à l’échec ?

Dominique Plihon Comme tous les marchés financiers, ils sont caractérisés par l’instabilité et la spéculation et sont donc incapables de fixer le prix du carbone. Or, ce dernier est une variable politique importante : à l’échelle de l’Europe, c’est ce qui peut guider les comportements et les politiques des acteurs privés et publics pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Laisser fixer ce prix par un marché est voué à l’échec, comme le démontre l’expérience récente. Car ce marché existe en Europe depuis 2005 : des permis de polluer sont émis chaque année, ils correspondent à un budget carbone global.

Le prix du carbone n’a cessé de fluctuer et est resté à des niveaux très bas : 24 euros la tonne en 2019, 15 euros en 2018, il est descendu jusqu’à 5 euros en 2016. Selon les travaux du Giec, il faudrait atteindre des niveaux supérieurs à 100 euros la tonne de carbone pour respecter la trajectoire de réchauffement globale à + 2 °C.

Ceux qui en profitent, ce sont les grandes entreprises, les PME y perdent. Les grands sites de sidérurgie ou de l’automobile obtiennent des permis de polluer, des quotas de CO2, gratuits. Ils ont pu vendre leur excédent… Ils paient finalement très peu de taxes carbone. C’est un système instable, injuste et inefficace. Le projet de la Commission de l’étendre à d’autres secteurs est un mauvais choix qui ne pourra favoriser la transition nécessaire vers une société décarbonée.

Comment devrait être fixé ce prix du carbone ?

Dominique Plihon Par les pouvoirs publics, en donnant une trajectoire pour le futur. Ce prix est destiné à augmenter, il doit orienter la fiscalité mais aussi les mesures de politiques publiques (aides, réglementation…). La Suède est un bon exemple en la matière : le carbone y est à plus de 120 euros la tonne et c’est le pays qui a le plus réduit ses émissions de CO2. À partir des années 1990, le pays a programmé l’évolution à moyen-long terme du prix du carbone, couplée avec une réforme de la fiscalité comprenant un important volet écologique. La baisse globale des émissions résulte entre autres de la réduction des émissions dues au chauffage des bâtiments, réalisée grâce aux rénovations massives qui ont réduit la consommation globale et ont fait disparaître le chauffage au fioul, au GPL et au gaz, dont la part reste toujours importante en France. La Suède a introduit une planification écologique, et ne s’est pas fiée au marché carbone.

Comment la planification écologique peut-elle résoudre cette équation ?

Dominique Plihon On ne pourra réussir la transition sans une vision de long terme. Elle implique des changements considérables – je parle de ruptures – dans tous les domaines : la consommation des ménages, la production des entreprises, les politiques publiques menées par les collectivités sur les transports ou les bâtiments. Tout cela doit s’inscrire dans le cadre d’une planification, un ensemble de mesures coordonnées, mais aussi discutées avec tous les partenaires économiques et sociaux.

La France a eu une planification après la Deuxième Guerre mondiale, le pays avait un plan indicatif à cinq ans – il faudrait sans doute un horizon plus long – pour reconstruire l’appareil productif détruit. Aujourd’hui, il doit être reconfiguré pour être conforme aux exigences climatiques. La planification écologique doit aussi permettre l’acceptabilité sociale. Sur le prix des carburants ou la facture de chauffage, les citoyens ne sont pas touchés de la même manière : les plus pauvres sont aussi les plus dépendants du transport individuel. À l’inverse, les plus riches, entreprises ou citoyens, qui polluent plus par euro gagné, contribuent le moins en proportion de leur richesse.

La transition ne sera acceptée qu’à condition qu’elle soit juste et que des solutions alternatives soient proposées : on ne peut augmenter la facture de carburant ou de chauffage ou interdire les moteurs thermiques, sans, par exemple, rendre ces véhicules accessibles via des subventions et des transports collectifs de réelle substitution.

 

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 13:17

 

Le pré-sommet de l’ONU sur les systèmes alimentaires se tient en Italie jusqu’au 28 juillet. Il fait la part belle aux géants agro-industriels pour répondre aux enjeux d'insécurité alimentaire. 500 organisations contre-attaquent.

 

Ce sommet ne se fera « pas en leur nom ». Depuis le 26 juillet, ils se relaient au Nord comme au Sud pour faire entendre leur voix, celle du droit à l’alimentation et de la souveraineté alimentaire. En physique et en virtuel, 500 organisations de la société civile, de paysans, de pêcheurs, mais aussi de scientifiques et de peuples autochtones organisent un contre-sommet. En réaction à l’officiel.

Celui-ci se tient à Rome, jusqu’au 28 juillet, sous le nom de « pré-sommet sur les systèmes alimentaires ». Il prépare celui qui doit se tenir en septembre, à New York. L’objectif de ce rendez-vous : fournir une « panoplie de solutions » pour éliminer la faim en 2030, comme l’a fixé la communauté internationale.

Le constat est là, partagé par tous : la faim dans le monde s’aggrave « pour la sixième année consécutive et la pandémie est passée par là », souligne Valentin Brochard, chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire du CCFD-Terre solidaire. 9 % de la population mondiale est sous-alimentée, 2,4 milliards d’individus sont en insécurité alimentaire, et les premières victimes sont des petits producteurs. Mais, pour répondre à ces enjeux, le sommet international, rebaptisé « sommet des peuples » pour l’occasion, pourrait donner les clés du camion aux multinationales.

« L’enjeu est colossal »

Pour la première fois depuis le premier sommet de l’alimentation en 1996 à Rome, cette édition 2021 n’a pas été demandée par les États. Mais par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’automne 2019, après avoir signé un partenariat avec le Forum économique mondial, soit les 1 000 plus grandes entreprises mondiales.

Pour les ONG, « l’enjeu est colossal. Ce sommet est un ovni, ce n’est pas un État égale un vote. Il y a un vrai risque d’accroître encore l’emprise du système agro-industriel », pointe Geneviève Savigny, membre de la Confédération paysanne et de la coordination européenne Via Campesina.

En la matière, rien n’est venu dissiper les craintes des 500 organisations réunies dans la plateforme Foodsystem4people (un système alimentaire pour les peuples). Et surtout pas la nomination de l’envoyée spéciale de l’ONU, Agnes Kalibata, ancienne ministre de l’Agriculture rwandaise mais aussi présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), une initiative émanant de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates.

Des fausses solutions

« Depuis le début, toutes les modalités, les axes de travail sont dictés par les organisations privées », reprend Geneviève Savigny. Seuls 12 États, dont la France, ont été associés à l’organisation. Une petite partie de la société civile a fini par l’intégrer. Mais « ils ont choisi ce qu’ils appellent un “réseau de champions”, ils étaient les derniers invités et tout était imposé », continue Valentin Brochard, du CCFD-Terre solidaire. À tel point que deux anciens rapporteurs spéciaux pour le droit à l’alimentation, dont Olivier De Schutter, et celui en poste, Michael Fakhri, se sont inquiétés dans une tribune en mars dernier « du manque de multilatéralisme ».

Les solutions mises en avant sont encore plus inquiétantes : le sommet s’articule autour de cinq grands « domaines d’actions » pour trouver des « game changing solutions » (des solutions qui changent la donne). Un langage qui fleure bon le marketing. Au cœur de la réponse : des fausses solutions comme l’« agriculture régénératrice ». « Derrière, il y a toutes les technologies : numérisation de l’agriculture, viande in vitro, drones pulvérisateurs, les OGM. Ce n’est qu’une manière de confirmer un modèle agro-industriel qui fait la démonstration de son échec. Mais l’enjeu pour réduire la faim dans le monde, ce n’est pas de produire plus, c’est de réformer les systèmes alimentaires en assurant un revenu décent pour ceux qui cultivent et de promouvoir une véritable souveraineté alimentaire », reprend Valentin Brochard. Et pas de nouveaux marchés à prendre pour les multinationales.

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 13:19

Après un examen express dans chacune des chambres du Parlement, députés et sénateurs ont tenté de se mettre d’accord, dimanche, sur les mesures sanitaires voulues par le gouvernement.

Engagé par le gouvernement dans une folle course de vitesse, le Parlement a examiné tout le week-end le projet de loi instituant l’obligation vaccinale pour les soignants, l’extension du passe sanitaire à compter du 1er août, ou encore le contrôle de l’isolement. Dimanche, députés et sénateurs se sont retrouvés, à 15 heures, en commission mixte paritaire (CMP) pour tenter de se mettre d’accord sur un texte que les premiers ont adopté, vendredi, autour de 6 heures du matin, avant que les seconds ne le modifient, puis le votent dans la nuit de samedi. La concertation devait se révéler concluante mais les détails n’étaient pas encore connus à l’heure où nous écrivions ces lignes. Bien que l’exécutif ait poussé à la roue, pressé par les délais qu’il a lui-même imposés, l’accord a été long à bâtir tant les retouches apportées par la majorité de droite du palais du Luxembourg ont été nombreuses.

Selon les modalités adoptées au Sénat, le passe sanitaire ne serait ainsi exigible que dans les lieux confinés (les terrasses de restaurant en seraient, par exemple, exemptées) et ne s’appliquerait plus aux centres commerciaux. Son entrée en vigueur pour les salariés des lieux publics concernés a, en outre, été repoussée par les sénateurs au 15 septembre, tandis qu’il a été purement et simplement supprimé pour les mineurs. Un aménagement soutenu par la gauche : « Comment peut-on obliger un mineur à avoir un passe sanitaire alors que ses parents lui refusent la vaccination ? » a interrogé en séance le communiste Pierre Ouzoulias. Un amendement du PS permet aussi la vaccination sans autorisation parentale à partir de 16 ans. La gauche sénatoriale a, en revanche, échoué à faire tomber, au profit de l’obligation vaccinale, le dispositif dans son ensemble. La question a pourtant divisé jusqu’au sein de la majorité, à l’instar du centriste Loïc Hervé qui a plaidé au nom des « libertés publiques » contre cette « fausse bonne idée » de passe sanitaire.

« Atteinte à la liberté de travailler »

Contre toute attente, la droite a aussi redonné vie à l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 octobre. « C’est un souci de vérité. Sortons de cette espèce d’euphémisation permanente », a justifié le rapporteur LR Philippe Bas, appelant le gouvernement à « assumer ses responsa­bilités ». Comme à l’Assemblée, la gauche s’est également élevée contre les mesures relatives aux sanctions, suspension de contrat sans rémunération et licenciement encourus par les salariés pour lesquels le passe sanitaire est rendu obligatoire. « C’est une brèche inacceptable dans le droit du travail ! » a fustigé le sénateur PCF Fabien Gay. La création d’un motif spécifique de licenciement a d’ailleurs été supprimée par la Chambre haute, contrairement à l’interruption avant l’échéance d’un CDD ou d’un contrat de mission temporaire.

Dès vendredi, plusieurs syndicats ont aussi alerté sur ces dispositions. « C’est transgressif, dangereux et inquiétant de voir apparaître pour la première fois un motif de licenciement à la charge du salarié pour une raison relevant de sa vie privée », a dénoncé la CFE-CGC, tandis que Solidaires s’est affirmé « contre le passe sanitaire, qui se construit contre les travailleuses et les travailleurs ». Plus tôt dans la semaine, la CGT avait déjà interpellé les parlementaires afin qu’ils « en mesurent toutes les conséquences sociales », dénonçant un texte qui « porterait atteinte à la liberté de travailler » des salariés. Après son adoption, le projet de loi devra franchir une dernière étape avec l’examen par le Conseil constitutionnel, que le premier ministre, Jean Castex, s’est engagé à solliciter.

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 13:11

 

Les résultats du baccalauréat 2021 viennent de tomber. Cette année, les épreuves se sont tenues dans des conditions exceptionnelles. Jean-Michel Blanquer a annulé les évaluations communes prévues au mois de mars au profit des notes obtenues en contrôle continu. Pour les épreuves terminales, il a décidé que ce serait la meilleure note obtenue qui prévalait entre celles obtenues en contrôle continu et celles obtenues lors des épreuves terminales.

Pour la deuxième année consécutive, Jean-Michel Blanquer instrumentalise la crise sanitaire pour avancer tambour battant sur son projet d’un baccalauréat en contrôle continu. C’est désormais officiel, le ministre souhaite passer à un baccalauréat dont les évaluations communes seraient remplacées par un “réel” contrôle continu, comptant pour 40 % de la note finale au baccalauréat.

Dès le début, ce projet avait été vivement contesté par l’ensemble des acteurs de l'éducation, en premier lieu les lycéennes et les lycéens. Ce baccalauréat à la carte vient casser le caractère national du diplôme. En lieu et place d’un même diplôme national, nous aurons des baccalauréats locaux, donc la valeur dépendra de la réputation de l’établissement d’origine. Peu importe la note obtenue, un baccalauréat obtenu au prestigieux lycée Henri IV à Paris, aura toujours plus de valeur que celui obtenu dans un lycée dit de “périphérie”. En parfait accord avec Parcoursup ce système discriminant vient approfondir le mécanisme de sélection sociale à l’entrée de l’enseignement supérieur. Cette réforme vient enfoncer le clou de l'assignation à l’origine sociale et géographique, qui est l'inverse de la mission d’une école républicaine qui devrait au contraire servir à gommer les discriminations.

La technique utilisée par J.-M. Blanquer est connue, il a tout au long de ces années fait en sorte d’organiser l’échec des examens nationaux pour mieux faire passer une nouvelle réforme. Tout en organisant l’impossibilité pour les jeunes et le personnel éducatif de manifester et de faire connaître leur mécontentement face à la réforme des lycées. L’annonce d’une nouvelle réforme, alors que la session 2021 est en cours et avec un débat qui aurait cours au cœur de l’été, est une nouvelle fois un passage en force démocratique. Le MJCF ne l’entend pas de cette façon. Dès la rentrée de septembre nous organiserons les lycéennes et les lycéens contre cette réforme injuste et toute forme de sélection.

Après deux ans de perturbations majeures dans le système scolaire, c'est la mise en place de conditions d'enseignement de qualité afin de rattraper le retard accumulé qui devrait occuper le ministre. L’heure est au contraire à l’harmonisation par le haut de l’enseignement. La crise a été un catalyseur de l’inégalité entre les lycées et les élèves, il faut en tirer les leçons et proposer une tout autre politique. La mise en place d'examens nationaux et terminaux anonymes est la seule façon de garantir l’égalité.

Le Mouvement jeunes communistes de France revendique :

- Un retour à un baccalauréat national en abandonnant toutes les réformes mises en place par Jean-Michel Blanquer sur le sujet.

- L’abandon de Parcoursup ; le seul critère pour entrer à l'université doit être l'obtention du baccalauréat.

- Un investissement massif permettant de recruter des enseignants et de construire de nouveaux locaux pour offrir une formation et des diplômes de qualité sur l’ensemble du territoire.

Notre avenir, nos choix, l’éducation est un droit !

Clémentine Le Duey

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 06:40
Isabelle Maugeais (Pont de Buis), Jacqueline Here (Brest), Ismael Dupont (Morlaix), les 3 élus de sensibilité communiste dans le groupe de gauche Finistère et Solidaires (22 élus), avant le conseil départemental du 26 juillet 2021, le deuxième de la mandature. Jacqueline Here et Isabelle Maugeais intégreront la commission enfance, jeunesse, culture, associations, sports et Ismael Dupont la commission action sociale (personnes âgées, handicap, insertion, RSA, santé, etc).

Isabelle Maugeais (Pont de Buis), Jacqueline Here (Brest), Ismael Dupont (Morlaix), les 3 élus de sensibilité communiste dans le groupe de gauche Finistère et Solidaires (22 élus), avant le conseil départemental du 26 juillet 2021, le deuxième de la mandature. Jacqueline Here et Isabelle Maugeais intégreront la commission enfance, jeunesse, culture, associations, sports et Ismael Dupont la commission action sociale (personnes âgées, handicap, insertion, RSA, santé, etc).

Jacqueline Héré et Kevin Faure, le binôme de conseillers départementaux de Brest 1. Kevin Faure est co-président du groupe Finistère et Solidaires avec Armelle Huruguen (22 membres, dont 3 élus du parti communiste)

Jacqueline Héré et Kevin Faure, le binôme de conseillers départementaux de Brest 1. Kevin Faure est co-président du groupe Finistère et Solidaires avec Armelle Huruguen (22 membres, dont 3 élus du parti communiste)

Séance du Conseil départemental du Finistère du 26 juillet 2021
Les conseillers départementaux de gauche dans le Finistère: 22 membres du groupe Finistère et Solidaires (dont 3 de sensibilité communiste), 2 "régionalistes et autonomistes", 2 écologistes de "Finistère d'avenir"

Les conseillers départementaux de gauche dans le Finistère: 22 membres du groupe Finistère et Solidaires (dont 3 de sensibilité communiste), 2 "régionalistes et autonomistes", 2 écologistes de "Finistère d'avenir"

Compte rendu par Ismaël Dupont
 
C'était hier le deuxième conseil départemental du Finistère de la mandature 2021-2028, suite aux élections départementales des 20 et 27 juin dernier.
 
Maël de Calan s'appuie sur une très courte majorité à droite de 28 conseillers départementaux (quelques-uns étaient absents hier ce qui fait que les élus de gauche étaient plus nombreux) représentant 14 cantons.
 
A gauche, 13 cantons, 26 conseillers départementaux: 22 membres du groupe Finistère & Solidaires (PCF, PS, Divers Gauche) et 2 Régionalistes (canton de Carhaix) et 2 Écologistes (canton de Brest 2). 
 
A l'ordre du jour du Conseil Départemental d'hier: la formation des commissions consultatives de travail, la représentation du département dans les organismes extérieurs, l'adoption des indemnités des élus, le droit à la formation des élus, l'adoption du règlement intérieur, le rapport d'activité des services 2020, l'adoption du compte de gestion 2020 et des comptes administratifs.
 
Les commissions se composent ainsi:
 
Commission de l'action sociale (Personnes âgées, personnes en situation de handicap, santé, insertion, retour à l'emploi - 10 membres)
Présidente: Jocelyne Poitevin
Autres membres élus:
Nathalie Carrot-Tanneau, Monique Porcher, Jocelyne Plouhinec, Bernard Goalec, pour la droite
Ismaël Dupont, Matthieu Stervinou, Didier Malleron, Joëlle Huon, David Le Goff pour la gauche
 
Commission de l'enfance, de la jeunesse, de la culture, des sports et des associations (Aide sociale à l'enfance, PMI, politique des collèges, politique de la famille, culture, sports, Langue Bretonne, Patrimoine, Économie sociale et solidaire, 10 membres)
Présidente: Véronique Bourbigot
Autres membres élus:
Emmanuelle Tournier, Franck Pichon, Elisabeth Guillerm, Aline Chevaucher pour la droite
Nathalie Sarrabezolles, Gaëlle Zaneguy, Céline Le Gaz Tendre, Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais pour la gauche
 
Commission du développement durable et des territoires (Politique d'aide aux territoires, Politique de l'habitat et du logement, ruralité, Espaces naturels sensibles, Déchets, Economie circulaire, déplacements doux, mer et littoral, 12 membres)
Président: Gilles Mounier
Autres membres élus:
Viviane Bervas, Didier Guillon, Raymond Messager, Guy Taloc, Laure Caramaro pour la droite
Armelle Huruguen, Marie-Pierre Jean-Jacques, Sandrine Manusset, Corine Nicole, Pauline Louis Joseph Dogue, Pierre Le Goff pour la gauche
 
Commission de l'économie, du numérique et des infrastructures (Routes, désenclavement, numérique, tourisme, nautisme, agriculture et pêche, suivi du CPER, enseignement supérieur, 13 membres).
Président: Jacques Gouérou
Autres membres élus:
Stephane Le Doare, Yves du Buit, Amélie Caro, Jean-Marc Puchois, Mairie-Christine Lainez pour la droite
Kévin Faure, Fréderique Bonnard Le Floch, Hosny Trabelsi, Anne Marechal, Bernard Pelleter, Barthelemy Gonella pour la gauche
 
Commission  des ressources humaines, du dialogue sociale, des finances, de l'évaluation (8 membres)
Présidente: Lédie Le Hir
Autres membres élus:
Alain Le Grand, Pascal Goulaouic, Marguerite Lamour pour la droite
Claude Jaffré, Julien Poupon, Michel Loussouarn, Philippe Guillemot pour la gauche
 
Pour la commission d'appel d'offre, titulaires: Stephane Le Douaré, Alain Le Grand, Franck Pichon, Claude Jaffré et Bernard Pelleter, Suppléants: Monique Porcher, Laure Caramaro, Jocelyne Plouhinec, David Le Goff, Isabelle Maugeaus
 
***
Pour ce qui est de Gaëlle Zaneguy et moi, élus du cantons de Morlaix, j'intègre donc la commission Action Sociale (personnes âgées, handicap, insertion, RSA, santé) avec 4 autres élus de l'opposition (Didier Malleron sur Guipavas, Matthieu Stervinou sur Quimper, Joëlle Huon sur Plouigneau, David Le Goff sur Quimper), tandis que Gaëlle Zaneguy intégre la commission enfance, jeunesse, culture, sports, associations avec Nathalie Sarrabezolles (Guipavas), Céline Gaz Tendre (Concarneau), Jacqueline Héré (Brest 1), Isabelle Maugeais (Pont-de-Buis).
J'ai été élu membre suppléant de la commission consultative des services publics locaux, du comité technique, du Parc naturel régional d'Armorique, et titulaire pour l'EHPAD de Taulé, les CA des collèges de Carantec, de Saint-Martin des Champs, de Plounéour-Menez, du Château à Morlaix. Gaëlle Zaneguy siege pour le département à la commission des droits à l'autonomie des personnes handicapées, au Conseil départemental de l'éducation nationale, à Finistère 360, au Culture Lab 29, à la MDPH, à la SAFI, et dans tous les CA des collèges publics du canton de Morlaix, au CA de l'EHPAD de Porspoder.
Nous aurons un rôle important à jouer pour représenter le département et tous ces acteurs du territoire, et servir l'intérêt général à l'intérieur de toutes ces délégations et représentations.
 
***
 
Lors de l'introduction de la séance, Kévin Faure est intervenu en tant que co-président du groupe Finistère et Solidaires :
 
"Monsieur le Président, cher.e.s collègues,
Voilà 1 an et demi que nous subissons toutes et tous une crise sanitaire sans précédent. Depuis plusieurs semaines, un climat de défiance prend le dessus sur le précieux climat de confiance. Les tensions qui naissent ici et là sur la stratégie vaccinale et le pass sanitaire en sont une démonstration flagrante.
Ce climat de défiance nous touche toutes et tous en tant que citoyens mais aussi en tant qu’élus : hausse de l’abstention, manque d’intérêt pour la chose publique et parfois même de la violence. Notre responsabilité - collective - est donc appelée pour ré-instaurer ce climat de confiance. De nouveaux liens entre l’action publique et les citoyens, plus de transparence, plus de démocratie, ...doivent être mis en place. Souhaiter qu’on nous fasse confiance nécessite cependant une certaine réciprocité. Pour que les citoyens retrouvent confiance dans l’action publique, les responsables politiques doivent faire confiance à la jeunesse, faire confiance à celles et ceux qui débutent leur parcours d’insertion, faire confiance à celles et ceux qui fuient leur pays et la misère pour s’insérer dans une société humaniste. Par cette réciprocité, nous rendrons possible un retour à la confiance mutuelle - primordiale à notre vie en société.
Cette crise de confiance s’ajoute à la crise sanitaire mais aussi à la crise sociale accentuée par certaines réformes du gouvernement. Les chiffres viennent de sortir : 30% des allocataires d’APL étaient perdants en Janvier 2021 et 400 000 d’entre eux ont tout simplement perdu leurs droits. Le “quoi qu’il en coûte” entendu l’année dernière se traduit par une économie d’1 milliard d’euros sur les APL : curieuse manière de résoudre la crise sociale et la crise de confiance.
Depuis plusieurs années, nous constatons toutes et tous que les dérèglements climatiques s’accumulent. L’actualité l’a une nouvelle fois démontrée en Allemagne et en Belgique.
Certes, individuellement et collectivement nous œuvrons : nous œuvrons pour protéger et préserver notre environnement et accroître notre résilience environnementale.
Mais arrivons-nous à actionner nos leviers de manière efficace ? La question est clairement posée. Une chose est certaine, même en agissant avec la plus grande des volontés mais en restant les seuls à agir, nous n’y arriverons pas.
Pour répondre à ces deux enjeux : regain de confiance et résilience environnementale, il nous faut œuvrer collectivement. Nulle place aux décisions unilatérales ni aux décisions peu transparentes, c’est plus de partenariats et plus de participation qu’il nous faut construire. A ce titre, nous proposons l’installation d’un collège des transitions en Finistère (proposition issue de notre projet social et environnemental), réunissant une diversité d’acteurs, pour notamment trouver les effets leviers efficaces et ainsi démultiplier nos forces.
Hélas, Monsieur le Président, votre 1ère décision dans votre nouvelle fonction, nous a particulièrement surpris. Non pas une surprise de découvrir que vous étiez opposés au projet du Centre National des Phares visant à préserver le patrimoine des phares finistériens tout en valorisant à Ouessant et à Brest les phares et les acteurs du monde maritime. Une surprise dans votre décision brutale et non concertée avec les partenaires de ce projet.
Cette décision rapide et unilatérale, est-elle une illustration de votre souhait de célérité évoqué lors de votre discours introductif ? Certes Monsieur le Président, seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. C’est donc “plus loin” dans ses politiques sociales que nous souhaitons voir avancer le Conseil Départemental du Finistère, en respectant l’ensemble des partenaires avec qui nous devons œuvrer pour co-construire le Finistère de demain.
Durant cette séance plénière, nous voterons sur les désignations des conseillères départementales et conseillers départementaux dans de très nombreux organismes pour représenter notre collectivité. Cela témoigne de tous ces partenariats qui contribuent à cet éco-système de l’action publique en Finistère et que nous devons respecter. La brutalité de certaines décisions ne permettra pas - c’est notre sentiment - d’ agir efficacement avec toutes ces structures.
Vous nous proposerez également, au cours de cette séance, de réduire symboliquement de 5% les indemnités perçues par les 54 élus que nous sommes. Nous ne nous y opposerons pas mais resterons dubitatifs sur le véritable message et l'effet escompté.
Notre groupe “Finistère et Solidaires”, représentant la gauche plurielle composé d’élus socialistes, communistes, citoyens et divers gauche, est depuis le 1er Juillet prêt à agir en tant que groupe d’opposition. Comme j’ai eu l’occasion de le dire lors de notre 1ère séance, nous serons une opposition constructive car nous croyons dans l’importance capitale des politiques que nous menons notamment celles en faveur des plus démunis ou en détresse.
Nous sommes prêts, et nous aussi nous voulons avancer rapidement. En revanche, nous ne comprenons pas l’attente que vous nous imposez pour nous permettre de travailler sereinement, avec nos collaboratrices de groupe, au sein de la maison du Département.
A cette heure, nous “squattons” toujours 2 petits bureaux qui ne nous sont pas dédiés. Nous ne savons pas quelle adresse nous devons fournir pour recevoir notre courrier, nous ne savons pas où poser nos affaires quand nous avons des séances plénières, bref… au sein de la Maison du Département, nous n’existons pas.
Nous ne comprenons pas cette latence dans le fait de -peut-être- nous autoriser à utiliser vos anciens locaux au sein de ce bâtiment, ceux de l’opposition qui existent et qui nous conviennent. Nous espérons sincèrement que vous n’expulserez pas vos oppositions car, nous le rappelons ici fermement, la maison du Département est autant la vôtre que la nôtre, d’autant plus que nous sommes toutes et tous des représentants élus des territoires de tout le Finistère.
Enfin, puisque dans ce propos j’évoque des valeurs et des symboles, je souhaite témoigner de nos encouragements à Nicolas, Léa, Pol, Marie, Camille, Aloïse, Katell et Jason mais aussi Cléopatre, Pauletta, Coralie, Pauline et Kalidiatou. Ces prénoms sont ceux des athlètes finistériens qui concourent aux jeux olympiques et paralympiques à Tokyo et qui portent de belles valeurs et sont de vrais symboles. A vous chers athlètes, par votre engagement, nous le savons, vous véhiculez des valeurs universelles du sport, de l’inclusion, du respect de l’autre et du dépassement de soi. Vous aussi savez l’importance du travail en collectif et du respect. Dans notre actualité tiraillée, vous êtes les messagers de l’espoir à la française et qui, dans les yeux des petits comme des grands, nous font vibrer. Nous sommes fiers de vous, de vous voir porter nos couleurs celles de la France victorieuse, de la Bretagne rayonnante et du Finistère solidaire !
Je vous remercie."
 
***
 
A l'entame du Conseil Départemental, Philippe Guillemot est intervenu pour les régionalistes - Défense de Diwan et de la filière bilingue - et Pauline Louis Joseph Dogue est intervenue pour les écologistes - Illustration des effets mondiaux du dérèglement climatique et nécessité d'agir maintenant. Maël de Calan est intervenu en tant que président de Département également et pour répondre aux interventions des autres groupes. 
 
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Les indemnités des élus ont été votées à l'unanimité avec une diminution de 5% pour toutes les indemnités des élus (président, vice-président, conseillers départementaux membres de la commission permanente) 
 
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Je faisais partie de la commission du règlement intérieur avec à gauche Michel Loussouarn, Armelle Huruguen, Corine Nicole. Le règlement intérieur a été adopté à l'unanimité après une heure de travaux de la commission et de suspension de séance dans la mesure où Maël de Calan a accepté les demandes de modification des groupes de gauche. 
 
***
Sur les désignations et représentations des élus du Conseil Départemental dans les organismes extérieurs, je suis intervenu suite aux propos de Maël de Calan prévoyant de "démissionner" d'ici quelques semaines, quelques mois, des élus de sa majorité de droite pour les remplacer par des personnes qualifiées en disant mon étonnement face au fait que le Conseil départemental élise des représentants parmi les conseillers départementaux dans les organismes extérieurs, pour les démissionner ensuite, alors qu'ils ont une légitimité à y représenter les finistériennes et finistériens, ici du vote. En demandant s'il n'était pas possible d'adjoindre des personnes qualifiées compétentes en plus de ces élus, tout élu qui, dans la majorité ou dans l'opposition, sont bien là pour travailler.
 
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Sur la présentation du rapport des services 2020, sont intervenus pour Finistère & Solidaires Nathalie Sarrabezolles, Armelle Huruguen, Claude Jaffré (sur le personnel face à la crise sanitaire)
 
***
Sur le compte administratif, Joëlle Huon est intervenue, plusieurs élus de droite aussi pour décrire en des termes très caricaturaux le bilan de l'équipe sortante et son bilan financier et pour ma part, j'ai pris la parole pour dire l'importance des politiques de solidarité, de réduction des inégalités et de la pauvreté, dans ce contexte de crise économique et sociale accompagnant la crise sanitaire et qui risque de se développer encore, avec déjà une hausse de 9% des dépenses concernant les politiques d'insertion et le RSA en 2020, correspondant à près de 2000 allocataires du RSA en plus en 2020, 5,5 millions d'aides RSA versées de manière supplémentaire, cela alors que l'Etat réduit les marges de manoeuvre fiscales de la collectivité et comprime ses dotations et ses recettes, transfère des charges qu'il ne compense pas sur la durée, on en a un autre exemple avec le financement des avenants 43 et 44 sur l'augmentation des rémunérations dans les structures d'aide à domicile. J'ai demandé que le Conseil Départemental puisse continuer à interpeller l’État sur ses responsabilités, sur la nécessité de ne pas déshabiller ces premiers acteurs locaux de la cohésion sociale et des solidarités que sont les Départements, et qu'il mette en place d'autres politiques fiscales et économiques en faveur de la justice sociale et de l'égalité des droits, du financement de services publics départementaux et locaux de qualité. J'ai fini par dire notre vigilance extrême sur la politique à venir de la droite en matière d'action sociale et de solidarités compte tenu de ce qu'ils ont pu annoncer dans leur campagne électorale, ou sous la précédente mandature, et sur notre résolution à défendre des politiques au service des plus démunis. 
 
Ismaël Dupont, 27 juillet 2021
 
 
 
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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 06:23
Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix, écrivent au Prefet pour la régularisation de Aly Niakaté
« Si le préfet l’avait rencontré, il aurait compris. Je ne saisis pas pourquoi la décision n’arrive que maintenant, c’est brutal. Aly est très respectueux et on aimerait tous avoir un enfant comme lui. Je ferais tout pour qu’il réalise son rêve » - Photo de Aly Niakité, Ouest-France - Gaëlle Collin (article du 23 juillet 2021)

« Si le préfet l’avait rencontré, il aurait compris. Je ne saisis pas pourquoi la décision n’arrive que maintenant, c’est brutal. Aly est très respectueux et on aimerait tous avoir un enfant comme lui. Je ferais tout pour qu’il réalise son rêve » - Photo de Aly Niakité, Ouest-France - Gaëlle Collin (article du 23 juillet 2021)

Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix, écrivent au Prefet pour la régularisation de Aly Niakaté

Nous vous invitons à signer la pétition en ligne pour aider notre jeune ami Aly.:

http://chng.it/WV5TgJnhMR

 

Objet : Demande de permis de séjour et de régularisation pour Aly Niakaté

 

A Quimper, le 26 juillet 2021,

Monsieur le Préfet du Finistère, Philippe Mahé,

Monsieur,

Nous tenons par le présent courrier pour faire part de notre incompréhension par rapport à l’OQTF qu’a reçu le jeune Aly Niakaté, en famille d’accueil et scolarisé dans le pays de Morlaix depuis 2016 suite à une décision de l’ASE de Pontoise. Ce jeune malien est arrivé en France, d’abord en région parisienne, à l’âge de 16 ans. Il a aujourd’hui 21 ans.

En décembre 2016 il est arrivé à Landivisiau dans une famille d’accueil et a intégré le collège de Kerzourat, puis le lycée Tristan Corbière, à Plourin-les-Morlaix. Il a noué de très bons contacts dans les clubs de foot où il est passé, au Landi FC puis à l’Etoile Sportive Lampaulaise preuve d'une intégration sincère et construite socialement sur le long terme.

Ce jeune homme veut devenir électricien et passer son BTS électrotechnique en Alternance. Il a trouvé une entreprise à Landivisiau qui est prête à l’embaucher en alternance et il est pris sur Parcoursup dans le centre de formation de Brest.

Il n’y a que l’OQTF qu’il a reçu en décembre 2020 qui bloque tragiquement son avenir d’étudiant et son insertion professionnelle en France. Aly Niakaté est très impliqué, a suivi une scolarité exemplaire, qui lui a permis de décrocher un bac pro électricité avec mention Bien.

Sa famille d’accueil à Landivisiau, ses professeurs, les équipes enseignantes et camarades de classe du lycée Tristan Corbière le soutiennent et sont admiratifs de sa pugnacité. Sa vie est ici et il a tous les atouts pour s’en sortir, devenir un citoyen exemplaire et un bon professionnel. En ce sens, les entreprises qui l’ont employé, ses professeurs, ses amis ont tous témoigné par écrit de sa bonne intégration.

En tant que conseillers départementaux de notre canton et qu’élus locaux, nous faisons partie du comité de soutien pour la levée de l’OQTF de Monsieur Niakaté Aly afin qu’il puisse poursuivre sa formation professionnelle et avons pu être témoin en participant à certaines mobilisations avec lui de la force de la solidarité qui l’entoure.

Attachés au droit d’asile et à la réussite de nos jeunes du territoire, nous vous demandons, par humanité aussi bien que par réalisme, de lever l’OQTF qui frappe Monsieur Niakaté Aly et de lui permettre de pouvoir étudier sereinement en alternance pour son construire son avenir auquel il a droit

Veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments respectueux.

Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix

 
 
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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 06:18
Les conseillers départementaux des cantons de Plouigneau et Morlaix: Pierre Le Goff, Joëlle Huon, Gaëlle Zaneguy, Ismaël Dupont

Les conseillers départementaux des cantons de Plouigneau et Morlaix: Pierre Le Goff, Joëlle Huon, Gaëlle Zaneguy, Ismaël Dupont

Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, Joëlle Huon et Pierre Le Goff, conseillers départementaux des cantons de Morlaix et Plouigneau co-signent un courrier commun au recteur d'académie et à l'éducation nationale pour l'ouverture des filières bilingues dans nos canton après le fort moment de mobilisation devant le lycée Tristan Corbière du 19 juillet auquel nous avons participé.
Ce courrier a été également proposé aux maires de nos cantons pour qu'ils puissent le cosigner, plusieurs ont déjà fait part de leur accord: Jean-Paul Vermot, Solange Creignou, Nicole Segalen Hamon, etc. 
 
Filières bilingues Canton de Morlaix et Plouigneau
 
Monsieur Le Recteur d’Académie,
C’est avec beaucoup de déception et d'inquiétude que nous avons par voie de presse découvert votre décision de ne pas ouvrir de filière bilingue en Septembre 2021 au lycée Tristan Corbière de Plourin-les-Morlaix.
Depuis plusieurs années les inscriptions en bilingue sur le Pays de Morlaix montrent l’appétence de nombreuses familles pour la langue bretonne et les apprentissages dispensés en filière bilingue publique. Dans notre région, la filière bilingue enregistre une progression de 5%, soit 463 élèves dans les écoles publiques de Bretagne.
Il s’agit d’un des leviers essentiels de la survie et du développement de la langue bretonne, une composante essentielle de notre culture. Il est tout à fait important que l'école publique s'inscrive dans cet objectif et permette la découverte et l'appropriation de la langue bretonne.
La filière bilingue a besoin de continuité entre l’élémentaire, le collège et le lycée sur un même territoire pour pouvoir vraiment se développer dans la durée. C'est aussi un droit pour les enfants et pour leurs parents de pouvoir continuer leur parcours dans la filière bilingue sans interruption, ou sans devoir choisir une autre solution (une école Diwan plus loin de chez eux nécessitant le recours à un internat, ou le retour dans le système classique et l'abandon du breton).
Nos cantons sont dotés de filières bilingues dans 7 écoles primaires publiques et 2 collèges publics, preuve d’un dynamisme qui ne cesse de croître : l’ouverture d’une filière bilingue en lycée public est une réelle nécessité pour permettre aux adolescents de poursuivre cet enseignement, au-delà des engagements qui avaient été pris dans le cadre de la Convention Etat-Région en octobre 2015.
Déjà, dans le public, les réformes du collège et du lycée ont bien souvent eu des impacts négatifs sur le maintien de l’option breton et des heures des professeurs de breton.
Dernièrement, la censure de deux articles fondamentaux de la loi Molac, le 21 mai 2021 est pour nous une atteinte sévère à l’instruction immersive contre laquelle nous avons manifesté notre mécontentement. Aujourd’hui, ces coups portés à la filière bilingue avec le renoncement à plusieurs projets de fermeture est un coup dur pour la langue et la culture bretonne et leur préservation car c’est de cela dont il s’agit. Aujourd’hui, la Bretagne ne compte plus que 200 000 locuteurs. Il est de notre responsabilité à tous d’agir pour la défense de notre langue, de notre culture qui sont des biens communs.
Il est nécessaire que les filières puissent d’abord commencer avant de se développer, ce pourquoi les effectifs réduits ne doivent pas être un argument décisif pour interrompre la continuité entre l’élémentaire, le collège, le lycée, sans laquelle la filière bilingue perd beaucoup de son sens et de son attractivité.
Le bilingue est présent simplement dans 6 lycées publics sur une centaine en Bretagne, et exclusivement en filière générale. C'est insuffisant. La mise en sommeil de la section bilingue au collège des 4 Vents à Lanmeur ne nous convient pas non plus.
L’État et l'éducation nationale doivent avoir un esprit de suite dans leurs engagements, cesser de prétendre mettre en concurrence ce qui ne doit pas l'être quand il s'agit de la sauvegarde d'une langue régionale et du respect des parcours pédagogiques des élèves, qui ne doivent pas être sacrifiés sur des considérations strictement comptables.
Nous avons été témoin le lundi 19 juillet 2021, lors de la mobilisation des acteurs de la filière, militants associatifs, enseignants, parents, élèves, et des élus à Morlaix pour la défense de l'enseignement bilingue public des attentes fortes dans ce domaine et de l'impatience par rapport à ce qui est perçu comme une insécurisation délibérée de la filière bilingue.
Nous vous demandons de prendre ces attentes et cette impatience en compte, de respecter l'engagement de l'éducation nationale et d'ouvrir comme prévu une filière bilingue au lycée Tristan Corbière Morlaix, de la préserver au collège des 4 vents à Lanmeur, et d'en ouvrir une comme prévu aussi à l'école Jean Jaurès à Morlaix à la rentrée de septembre 2021.
 
Bien respectueusement,
 
Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, conseillers départementaux du canton de Morlaix
 
Joëlle Huon et Pierre Le Goff, conseillers départementaux du canton de Plouigneau
Filière Bilingue publique: les conseillers départementaux des cantons de Morlaix et Plouigneau écrivent au recteur et au ministère de l'éducation nationale
Filière Bilingue publique: les conseillers départementaux des cantons de Morlaix et Plouigneau écrivent au recteur et au ministère de l'éducation nationale
Filière Bilingue publique: les conseillers départementaux des cantons de Morlaix et Plouigneau écrivent au recteur et au ministère de l'éducation nationale
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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 05:31

 

Alors que les carburants d’origine agricole ne représentent pour le moment que 3 % de la consommation mondiale contre 97 % pour ceux tirés du pétrole, cela suffit pour entretenir la spéculation sur le maïs et le soja. Du coup, le réchauffement climatique venant aussi perturber les récoltes, on constate une augmentation de la malnutrition et de la famine dans les pays pauvres. Directeur à Genève du bureau de la FAO, Dominique Burgeon en appelle à la responsabilité des chefs d’États et de gouvernements.

Par Gérard Le Puill

Tandis que le variant Delta de la Covid -19 fait progresser la pandémie à travers le monde, les effets de cette dernière sur la production et la commercialisation des produits agricoles font progresser la sous-alimentation et la faim, notamment dans les pays pauvres. Selon la FAO, l’agence spécialisée des Nations Unies, « en 2020, entre 720 et 811 millions de personnes dans le monde a été confrontée à la faim, soit environ 118 millions de personnes de plus qu’en 2019 ». Plus de la moitié de ces personnes sous-alimentées vivent en Asie, plus du tiers en Afrique et 8 % en Amérique latine. Mais la sous-alimentation existe aussi dans les pays capitalistes développés, même si cela se voit peu en raison du rôle joué par des associations caritatives. On constate en France une augmentation sensible des aides alimentaires dans les antennes du Secours Populaire Français, du Secours catholique, de la Fondation Abbé-Pierre et d’autres.

Dans certains pays, les conséquences des conflits armés se cumulent avec d’autres, imputables au réchauffement climatique. C’est notamment le cas au Yémen ; en Éthiopie dans la région du Tigré, au Soudan du sud avec certaines régions en proie à la guerre civile. À Madagascar, les sécheresses à répétition accompagnées de tempêtes de sable n’en finissent pas de réduire les récoltes au point que les habitants en viennent à manger des criquets et des feuilles de cactus.

Retard de » croissance pour 120 millions d’enfants

Selon Dominique Burgeon, directeur à Genève du bureau de la FAO, « dans certains pays, particulièrement les plus pauvres, où on a mis en place des mesures pour éviter la pandémie, les restrictions de déplacement ont empêché les petits agriculteurs d’écouler leurs productions sur les marchés », les privant aussi de revenu pour acheter des denrées qu’ils ne produisent pas. Inversement, « au niveau des villes, il a eu des problèmes d’approvisionnement » qui ont débouché sur des augmentations de prix, notamment dans les pays du Sahel.

Toujours selon Dominique Burgeon, quelque « 660 millions de personnes supplémentaires » pourraient souffrir de la faim en 2030, en partie à cause des effets à long terme de la pandémie de Covid-19 sur la sécurité alimentaire mondiale. Il note aussi que « 149 millions d’enfants de moins de cinq ans sont affectés par un retard de croissance » à cause de la malnutrition, avant de lancer cet avertissement : « Les sommets sur les systèmes alimentaires et sur la nutrition qui se tiendront dans les prochains mois sont des opportunités de remettre ces questions-là sur le devant de la scène et qu’il y a des approches beaucoup plus délibérées au niveau global pour mettre en place des portefeuilles de politiques et d’investissements qui permettent à terme de changer cette situation ».

40 % du maïs américain sert à produire de l’éthanol

Voilà qui est fort souhaitable. Mais à observer l’orientation spéculative des marchés alimentaires mondiaux face aux risques de pénurie, ce n’est pas ainsi que les choses se passent pour l’instant. On a pu observer que le prix mondial de la tonne de maïs avait augmenté de 50 % en quelques mois. On sait moins qu’aux États Unis, 40 % de la production de cette céréale, qui entre dans l’alimentation humaine comme dans celle du bétail, sert désormais à produire de l’éthanol pour faire rouler les véhicules. La même tendance est observable sur le soja brésilien et même sur le colza français pour produire du diester destiné aux moteurs diesel. Ces hausses brutales et fortes des prix des denrées agricoles pouvant être transformées en carburants réputés verts sont de nature à renchérir la production alimentaire dans les prochaines années au point de la rendre inaccessible pour un nombre sans cesse accru de ménages ne disposant que de faibles ressources.

Nous en avons déjà la preuve alors que seulement 3 % des carburants utilisés dans le monde sont d’origine agricole et proviennent essentiellement de la canne à sucre, de la betterave, du maïs, des palmiers à huile, du soja, du colza, du tournesol. Une partie vient même du blé qui sert à faire du pain pour les humains pour ce qui est du blé tendre et des pâtes alimentaires pour ce qui est du blé dur. Ajoutons que si ces « carburants verts » émettent un peu moins de CO2 que le pétrole au moment de la combustion dans le moteur, ce bilan est tronqué dans la mesure où il ne prend pas en compte le bilan carbone des labours, des engrais émetteurs de protoxyde d’azote, de l’énergie brûlée lors de la récolte, puis de la transformation en carburant, sans oublier la déforestation massive en Amazonie pour produire plus de canne, de soja et de maïs ; en Asie pour planter toujours plus de palmiers à huile.

Ce terrible constat arrive au moment où les incendies de l’été reprennent dans plusieurs régions du monde, tandis que des inondations catastrophiques sont aussi de nature à compromettre les rendements attendus des récoltes déjà impactées par les gelées du printemps en France et dans plusieurs pays d’Europe.

 

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