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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:27
Vente de l'Humanité Magazine sur le marché de Morlaix le samedi 17 mai 2025

Notre camarade Michel Lespagnol sur le marché de Morlaix ce matin pour vendre les Humanité magazine. Depuis un an et demi, les communistes de la section du pays de Morlaix sont présents chaque semaine, tous les samedis, pour vendre l'Humanité tout en distribuant la presse gratuite communiste et les tracts du PCF.

A cela s'ajoute une fois tous les mois une vente solidaire de légumes dans un quartier de Morlaix ou des communes voisines.

Photo de notre ami Pierre-Yvon Boisnard. 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:05

Le parti de droite Les Républicains tourne définitivement la page du gaullisme et se donne un dirigeant de droite "extrême", réactionnaire, conservateur, xénophobe et anti-immigration, bourgeois étroit attaché à un projet anti-égalitaire, favorable aux intérêts des millionnaires et milliardaires, un populiste des beaux quartiers en somme.

Que ce soit lui ou Laurent Wauquiez les ponts étaient tout trouvés avec le RN qu'à déjà rejoint Ciotti, l'ancien président de LR, et pour qui votent surtout beaucoup d'anciens électeurs du RPR, de l'UMP et de LR. 

Préféreront-ils l'original à la copie de nouveau? En tout cas, le congrès de LR aura donné lieu à un véritable concours de postures ultra droitières entre Retailleau et Wauquiez, image d'une dérive idéologique significative de la bourgeoisie travaillée par les "idées" de Zemmour, Renaud Camus, Bolloré, Sterin et consorts. A la gauche maintenant, plus représentative de la majorité sociologique et des intérêts du plus grand nombre, d'être à la hauteur de ses responsabilités et du rendez-vous imposé du rassemblement pour empêcher cette part de la France à certains égards neo-petainiste, du moins inspirée par les idées d'extrême-droite, d’asseoir son pouvoir.

Ismaël Dupont

L'analyse dans le journal L'Humanité:

Retailleau: l'ultra-droite au pouvoir chez les Républicains
Bruno Retailleau prend la tête de LR et met le cap sur 2027

À l’issue de son congrès, les militants du parti de droite ont désigné le ministre de l’Intérieur comme leur nouveau président. Une campagne marquée marquée par le sceau de l’outrance, en particulier contre l’immigration.

Anthony Cortes

La droite a son nouveau chef. Ce dimanche 18 mai, après le vote de 97 736 adhérents des « Républicains » (LR), Bruno Retailleau a été désigné président du parti. Avec 74,3 % des voix, le ministre de l’Intérieur devance très largement Laurent Wauquiez (25,6 %), député de la Haute-Loire. Il succède ainsi à Eric Ciotti qui a laissé son poste vacant après avoir décidé de s’allier au Rassemblement national lors des dernières élections législatives. Dès l’annonce des résultats, le candidat malheureux a malgré tout tenu à avertir le vainqueur : « Il faut rassembler toute la droite et porter un projet de rupture ».

Une victoire pour quels enseignements ? Même après trois mois de campagne, il est difficile de déterminer clairement ce qui a séparé Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sur le plan idéologique. L’un comme l’autre ont tout misé sur la fermeté migratoire et sécuritaire quitte à s’enfermer dans la surenchère. Le premier s’est retranché dans la « défense de la France des honnêtes gens », « ceux qui croient au travail, à l’effort, au mérite », qui souffrirait, selon lui, de l’immigration, coupable de tous les maux.

L’immigration comme obsession commune

« Depuis un demi-siècle, aucun phénomène n’a autant bouleversé notre société », expliquait-il au JDD le 11 mai, affirmant que cela « exerce une pression continue sur notre modèle social ». D’où ses propositions outrancières sur le sujet : contestation de l’État de droit, qui, à l’en croire, empêcherait toute réforme migratoire, volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire national, croisade contre l’aide médicale d’État (AME)…

Le second, pour tenter de se démarquer, s’est lancé dans des propositions plus chocs encore sur cette même thématique. Dont celle-ci, partagée à l’occasion d’un entretien accordé au JDNews le 8 avril : « Que les étrangers dangereux sous OQTF (obligation de quitter le territoire – NDLR) soient enfermés dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, hors de l’Hexagone. »

Une façon de créer l’événement qui rappelle les méthodes du président américain, Donald Trump. Même si Laurent Wauquiez a préféré saluer un autre « modèle pour la droite », ce jeudi sur LCI : la première ministre d’extrême droite italienne, Giorgia Meloni. Dans la même lancée, le lendemain, cette fois à l’antenne d’Europe 1, le député a affirmé vouloir rassembler autour de lui plusieurs personnalités d’extrême droite, telles que Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, ou encore l’ancien ministre Philippe de Villiers, qui squatte désormais les bancs de CNews. Avec Wauquiez comme Retailleau, c’est le gaullisme qu’on enterre.

 

Municipales 2026, présidentielle 2027 : quel plan pour LR ?

La seule distinction entre les deux candidats, au-delà des différents degrés de provocation, est à trouver dans leur niveau d’implication dans la démarche du « socle commun ». L’un préférant la participation active au gouvernement depuis la place Beauvau dans le but de marquer des points à droite et à l’extrême droite en exerçant des responsabilités, quand l’autre préfère rester à l’extérieur pour prendre le rôle de poil à gratter.

Un angle d’attaque largement épuisé par Laurent Wauquiez jusqu’au bout de la campagne : « Quand vous êtes dans un gouvernement, il y a la solidarité gouvernementale. Vous n’avez entendu aucun de nos ministres dénoncer le fait que François Bayrou ait décidé d’enterrer la loi d’interdiction du voile dans le sport : c’est normal, ils ne peuvent pas critiquer. Bruno a dit qu’il voulait être ministre de l’Intérieur et le rester, c’est très bien, ça peut être très utile, mais pas cumulé avec la présidence des ”Républicains”, sinon nous ne pourrons pas exercer de pression pour que les choses bougent », a-t-il développé lors de son dernier meeting, tenu ce vendredi.

La victoire de Bruno Retailleau désormais actée, plusieurs questions se posent. Avec quels alliés entend-il mener ses troupes à l’assaut des municipales de 2026 ? Surtout, après ce congrès qui avait tout d’un tremplin vers la course à l’Élysée, comment entend-il aborder la prochaine présidentielle ? Si les ambitions de Laurent Wauquiez s’éteignent par ce résultat, lui qui entendait porter une candidature « d’alliance des droites » qui ne se « dilue pas dans la Macronie », d’autres personnalités de droite loin d’être disqualifiées et plus ou moins proches de LR entendent encore empêcher Bruno Retailleau de porter le drapeau.

De l’ancien premier ministre Édouard Philippe à Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Sans oublier David Lisnard, maire de Cannes, qui demande des primaires ouvertes à droite. « De grâce, n’ayons pas tout de suite des obsessions présidentielles qui nous ont coûté cher ! » a tenté de temporiser le nouveau chef de LR la semaine dernière. Jusqu’à quand ?

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:03
Rosa Moussaoui: L'Humanité, 19 mai 2025: Gaza, les plans de déportation des Palestiniens. Un crime contre l'Humanité
UN CRIME CONTRE L'HUMANITÉ
 
Par Rosa Moussaoui, L'Humanité, 19 mai 2025
 
Gaza : les plans de déportation des Palestiniens, un crime contre l'Humanité.
 
Après bientôt vingt mois de guerre coloniale, l’annonce par Israël d’une nouvelle phase de son offensive pour « conquérir » Gaza, les affirmations de Bezalel Smotrich, le ministre israélien des Finances, selon lesquelles l’enclave palestinienne serait bientôt « entièrement détruite », ne laissent plus planer aucun doute sur les objectifs des extrémistes et des millénaristes au pouvoir à Tel-Aviv.
Au mois de mars, déjà, le même Smotrich avait officialisé l’opération de nettoyage ethnique en annonçant la création d’une agence spéciale, baptisée Autorité d’émigration, chargée de superviser le déplacement forcé des Palestiniens loin de leur terre.
En affirmant vouloir prendre le contrôle de la bande de Gaza qu’il veut transformer en « Riviera du Moyen-Orient », le président des États-Unis, Donald Trump, avait appuyé ces macabres projets, en allant jusqu’à désigner des pays de destination sommés d’accueillir les Palestiniens expulsés : l’Égypte, la Jordanie.
Ces deux États avaient fermement rejeté cette idée.
Malgré la condamnation internationale unanime suscitée par ces projets criminels, Washington s’obstine.
Jeudi, NBC News a ainsi révélé que l’administration Trump travaillait sur un plan de déportation d’un million de Palestiniens de Gaza vers la Libye. « Les détails restent flous et aucun accord final n’a été trouvé, mais le plan est suffisamment étudié pour que l’administration en discute avec les dirigeants libyens », avance la chaîne américaine.
En contrepartie, la Libye se verrait restituer plusieurs milliards de dollars de fonds gelés par Washington.
L’information est démentie par l’ambassade des États-Unis à Tripoli.
Mais l’opération d’annexion illégale lancée par Benyamin Netanyahou laisse entrevoir le pire, après les bombardements continus visant des populations civiles, le blocus sur l’aide humanitaire, l’usage de la famine comme arme de guerre, les déplacements forcés à l’intérieur de l’enclave bouclée et quadrillée par les soldats israéliens.
Le statut de Rome de la Cour pénale internationale, dans son article 7, stipule que « la déportation ou le transfert forcé de population » est un crime contre l’humanité.
À Gaza, un peuple se meurt. Donald Trump et Benyamin Netanyahou mettent le droit international en lambeaux. Les laisser faire relève d’une inexcusable complicité, d’une défaite de l’humanité.
 
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:00
Valère Staraselski à la librairie Dialogues le jeudi 15 mai 2025 pour présenter Les Passagers de la cathédrale

Un moment de discussion riche avec notre ami Valère Staraselski hier, invité de la librairie Dialogues Morlaix jeudi 15 mai, pour la présentation de son dernier roman, "Les Passagers de la cathédrale", explorant les rapports entre christianisme et communisme, et de son essai sur le communisme et le philosophe italien Losurdo.

Valère Staraselski à la librairie Dialogues le jeudi 15 mai 2025 pour présenter Les Passagers de la cathédrale
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:00

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 04:59
Appel commun pour faire face à la famine dans la bande de Gaza: Lancez le convoi humanitaire diplomatique, maintenant !
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Appel commun pour faire face à la famine dans la bande de Gaza: Lancez le convoi humanitaire diplomatique, maintenant !

La Via Campesina a signé l’appel commun lancé par la société civile palestinienne, rejoignant ainsi des centaines d’autres organisations en soutien à l’initiative visant à lancer un convoi diplomatique humanitaire pour faire face à la famine à Gaza. Vous trouverez ci-dessous l’appel.


12 mai 2025

La société civile palestinienne, rejointe par des organisations humanitaires et de défense des droits humains à travers le monde, lance cet appel commun et urgent : la famine provoquée à Gaza doit être stoppée. La communauté internationale doit agir de manière décisive, immédiate et assumer l’entière responsabilité morale et juridique de cette situation.

Nous assistons, en temps réel, à l’affamement délibéré d’une population civile utilisé comme méthode de guerre. Plus de deux millions de Palestinien·ne·s à Gaza vivent dans la famine. Depuis le 2 mars 2025, Israël bloque l’acheminement de toute aide humanitaire et de tout secours vital — il s’agit du plus long siège total jamais imposé à Gaza.

L’UNICEF et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont tiré la sonnette d’alarme : à Gaza, les terres agricoles ont été détruites, les zones de pêche sont interdites, les boulangeries et les cuisines communautaires ferment, la nourriture est épuisée, et la population se bat pour accéder à l’eau, dans un contexte de bombardements incessants. Les enfants se couchent affamés . 92 % des enfants de moins de deux ans et des mères allaitantes ne reçoivent pas une alimentation adéquate. Les hôpitaux n’ont plus de sang, et les personnes brûlées par les explosions n’ont plus accès à l’eau nécessaire à leur survie.

L’UNRWA et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont épuisé leurs réserves, tandis qu’Israël cherche à démanteler le système de distribution de l’aide humanitaire géré par l’ONU. Le 11 avril 2025, le Réseau des ONG palestiniennes a déclaré que Gaza était entrée dans une phase avancée de famine. Cette déclaration a été suivie d’une déclaration officielle de l’État de Palestine désignant la bande de Gaza comme zone de famine, et appelant à une intervention internationale urgente, notamment au titre de l’article 99 de la Charte des Nations unies.

Des décès dus à la famine se produisent déjà et devraient augmenter fortement si les conditions persistent. Selon la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), l’ensemble de la population de Gaza souffre d’insécurité alimentaire aiguë, et un demi-million de personnes sont confrontées à la famine. Il existe un risque élevé que la famine (Phase 5 de l’IPC – Catastrophe) se concrétise prochainement, rendant une action immédiate impérative. Malgré cette réalité catastrophique, plus de 3 000 camions d’aide et 116 000 tonnes de nourriture sont prêts à entrer à Gaza – mais sont bloqués uniquement par Israël. Cela se fait en violation flagrante des principes fondamentaux du droit international, comme l’ont rappelé des ordonnances juridiques contraignantes, notamment les mesures provisoires de la Cour internationale de Justice dans l’affaire Afrique du Sud /Israël – des ordonnances qui restent ignorées et non appliquées plus d’un an après.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré :

« L’aide humanitaire n’est pas négociable… L’entrée de l’aide doit être rétablie immédiatement… Il ne doit y avoir aucun obstacle à l’aide humanitaire. Ce n’est pas le moment de manifester un soutien de manière symbolique, de cocher une case et de passer à autre chose. »

Le 29 avril 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde contre l’effondrement total de l’aide vitale, déclarant que :

« Les États tiers ont des obligations claires en vertu du droit international pour faire cesser immédiatement de tels agissements, et ils doivent agir en conséquence. »

Appel à l’organisation et au déploiement immédiats d’un convoi humanitaire diplomatique vers Gaza via le point de passage de Rafah

Nous exhortons les États à se joindre à ce convoi humanitaire en envoyant des missions diplomatiques officielles – au plus haut niveau possible – pour accompagner les camions d’aide déjà stationnés au point de passage de Rafah, et entrer à Gaza à leurs côtés. Cet acte s’inscrit dans le cadre des obligations juridiques des États, du courage moral et de la solidarité humaine.

A cette fin, nous demandons ce qui suit :

  • Nous appelons tous les États à s’engager publiquement à rejoindre le convoi humanitaire en envoyant des missions diplomatiques officielles pour accompagner les camions d’aide entrant à Gaza via le point de passage de Rafah. Une date de départ précise sera annoncée prochainement. Les États doivent également rejeter l’instrumentalisation de l’aide humanitaire ainsi que les mécanismes de distribution proposés par Israël, qui militarisent les secours et contournent les agences de l’ONU et les acteurs humanitaires.
  • Nous exhortons tous les États à coordonner leurs efforts avec les Nations Unies et le gouvernement égyptien afin de faciliter l’entrée du convoi et d’assurer un passage immédiat, sans entrave et en toute sécurité de l’aide humanitaire, des équipes médicales et des travailleurs humanitaires.
  • Si certains gouvernements, complices des atrocités en cours, choisissent de ne pas participer, nous appelons les diplomates, parlementaires et ministres de ces pays à rejoindre le convoi à titre personnel.
  • Nous exhortons les médias internationaux à accompagner le convoi – pour témoigner, documenter la famine et dénoncer le blocus qui affame Gaza.
  • Nous appelons la société civile mondiale – y compris les ONG, syndicats, groupes d’étudiants, partis politiques et réseaux de solidarité – à se mobiliser immédiatement pour faire pression sur les gouvernements afin qu’ils soutiennent le convoi, et pour fournir un soutien matériel, politique et public.
  • Nous appelons les Nations Unies à achever d’urgence les évaluations et procédures nécessaires à la déclaration de Gaza comme zone de famine, sur la base de données vérifiées, et à soutenir cet appel commun en facilitant, approuvant et rejoignant activement le Convoi Humanitaire Diplomatique.

Un convoi humanitaire diplomatique marquerait une étape historique pour briser le siège, mettre fin à la famine et affirmer le rejet mondial de la faim en tant qu’arme de guerre. Cet appel repose sur le droit international, la morale partagée, la Convention sur le génocide, les mesures provisoires de la CIJ, la Charte des Nations Unies, ainsi que de nombreuses résolutions des Nations Unies, de l’OCI, de la Ligue arabe et des Unions européenne et africaine. L’inaction entraînera des décès massifs par famine, facilitera d’autres illégalités graves et affaiblira le système juridique international.

Nous vous appelons aujourd’hui à : Laissez Gaza vivre. Mettez fin à la famine. Mettez fin au siège. Ouvrez les passages. Lancez le Convoi Humanitaire Diplomatique – MAINTENANT !

Cliquez ici pour voir les signataires

Journal Le Monde/ Gaza : les alliés d’Israël face au risque de la complicité. 
18/05/25
 
La répugnance des Etats occidentaux à prendre des mesures concrètes contre l’Etat hébreu, en dépit de l’ordonnance de la Cour internationale de justice reconnaissant le risque de génocide à Gaza, les expose à des poursuites pour manquement à leurs obligations internationales.
 
Par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)
 
L’Union européenne (UE) « mise en demeure » pour « manquement » à son « obligation d’agir face au risque avéré de génocide à Gaza ». Dans deux courriers datés du 12 mai, adressés à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et au Conseil de l’Union européenne, l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi), demande des actes, faute de quoi elle saisira la Cour européenne de justice, au Luxembourg, « pour carence fautive de la Commission en matière de respect de ses obligations découlant du droit international et du droit de l’Union ».
L’association française, qui rassemble des experts en droit international, demande à l’UE de dénoncer publiquement les crimes en cours, de revoir totalement son cadre de relation avec Israël et de prendre des sanctions contre les responsables israéliens, dont Benyamin Nétanyahou, et les ministres Bezalel Smotrich et Israel Katz. « C’est un cri d’alerte », explique Johann Soufi, cofondateur de la Jurdi, qui consiste à « mettre en garde les démocraties occidentales et l’Union européenne, car elles sont en train de sacrifier à Gaza les fondations morales sur lesquelles leur projet repose. L’Union européenne est avant tout une union de valeurs » et si « elles sont à géométrie variable ou vide de sens, alors on détruit l’UE ».
Face à l’horreur des événements dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits humains, avocats, professeurs, intellectuels, artistes et responsables des Nations unies, demandent aux Etats d’agir et de ne pas se rendre complices des crimes en cours. « J’ai visité ce qu’il reste du système médical de Gaza, et je peux vous dire que la mort à cette échelle a une odeur et des bruits qui ne vous quittent pas », a déclaré le responsable des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, devant le Conseil de sécurité le 12 mai, avant d’interpeller les diplomates : « De quelles preuves avez-vous besoin ? Allez-vous agir, maintenant, de façon décisive pour prévenir le génocide et assurer le respect du droit international humanitaire ? » Le fonctionnaire a évoqué les tentatives de peser, en privé, sur les responsables israéliens, sans effet selon lui, avant de suggérer : « Si tout cela vous importe encore, ne soyez pas complices. »
 
Tout est écrit, précis, assumé
Les récentes condamnations verbales des Occidentaux n’ont pas entamé la détermination d’Israël à mettre en œuvre son « plan de conquête » de la bande de Gaza, annoncé le 5 mai. Il prévoit d’achever la destruction de l’enclave, d’entasser la population dans le Sud, puis de la déporter « vers des pays tiers ». « Nous ne nous cachons pas, a déclaré M. Nétanyahou, c’est bien notre plan. » Le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich, a appelé quant à lui à l’expulsion des Palestiniens de l’enclave, promettant : « Gaza sera nettoyée du Hamas, et des centaines de milliers de Gazaouis seront en route pour d’autres pays. »
Tout est écrit, précis, assumé. Au mépris des trois ordonnances rendues contre Israël, en février, mars et mai 2024 par la Cour internationale de justice (CIJ), dans la procédure enclenchée par l’Afrique du Sud, accusant Israël de violer la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Dans ces premières ordonnances, les juges ont sommé l’Etat hébreu de ne pas commettre d’actes de génocide, de punir les auteurs d’incitation aux crimes, de ne pas soumettre les Palestiniens à la destruction et de laisser passer l’aide humanitaire, aujourd’hui totalement bloquée.
Les juges avaient, en substance, déclaré que Gaza était au bord du génocide. C’était il y a quinze mois. En ratifiant la convention sur le génocide, les Etats « s’engagent à prévenir et à punir », selon l’article 1 du texte, en poursuivant les auteurs, « ou en saisissant les organes compétents de l’Organisation des Nations unies afin que ceux-ci prennent (…) les mesures qu’ils jugent appropriées pour la prévention et la répression des actes de génocide ». C’est ce qu’a fait l’Afrique du Sud. En Europe, seules l’Espagne et l’Irlande soutiennent la plainte de Pretoria. La France s’abstient. Interrogé sur TF1, le 13 mai, sur la question du génocide, Emmanuel Macron a renvoyé la question aux historiens, donnant l’impression d’ignorer la procédure de la CIJ.
Avec ces procédures, les dirigeants occidentaux ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas, leur rappellent constamment les opinions publiques, les dizaines de rapports de l’ONU, d’ONG, d’experts, et les décisions de la CIJ. Or, « la connaissance enclenche l’obligation d’agir », précise Me Soufi, qui regrette que certains s’interrogent encore sur « ce qu’il faudrait faire de plus pour Gaza ». « Un copier-coller de ce qui a été fait sur la Russie, répond Me Soufi, car les motifs sont les mêmes. Et les Etats européens ont plus d’influence et de leviers sur Israël que sur la Russie ou sur l’Iran. »
« Complicité institutionnelle »
Après avoir interpellé l’Union européenne, la Jurdi a saisi, le 12 mai, l’assemblée des 125 Etats membres de la Cour pénale internationale (CPI) pour dénoncer l’autorisation de survol accordée par la France à Benyamin Nétanyahou, qui se rendait, le 2 février, à Washington, malgré le mandat d’arrêt de la CPI.
La répugnance des capitales occidentales à rompre avec leur allié israélien pousse les sociétés civiles à agir. Du 13 au 16 mai, devant la Haute Cour de Londres, le gouvernement britannique a dû s’expliquer lors d’un procès l’opposant aux organisations palestinienne et britannique, Al-Haq et Global Legal Action Network, soutenues par Amnesty International, Oxfam et Human Rights Watch. Elles accusent le gouvernement de violer le droit international, qui stipule qu’un Etat ne peut pas exporter d’armes s’il existe un « risque clair » que celles-ci facilitent les crimes.
Or, Londres continue d’exporter du matériel militaire vers Israël, en particulier des pièces de fabrication du F-35. Au début de cette procédure, en septembre, le gouvernement britannique a annoncé le retrait de plusieurs licences d’exportation, mais maintenu celles destinées aux avions de combat de l’américain Lockheed Martin. Dans une note à la cour, il a admis qu’un risque existait, mais estimé que l’arrêt de ces exportations pourrait saper la « confiance des Etats-Unis ». La décision n’a pas encore été rendue.
Un « convoi humanitaire diplomatique »
Le 30 avril 2024, dans une procédure, toujours en cours, enclenchée par le Nicaragua, l’Allemagne avait été interpellée par les juges de la CIJ. Ceux-ci avaient rappelé à Berlin que les obligations des Etats « en ce qui concerne le transfert d’armes à des parties à un conflit armé (…) incombent à l’Allemagne en tant qu’Etat partie auxdites conventions lorsqu’elle fournit des armes à Israël ».
La Charte de l’Organisation des Nations unies, bâtie après la seconde guerre mondiale et la Shoah, sur la promesse d’un « plus jamais ça », impose aux Etats de respecter les décisions de la CIJ. Mais l’organisation mondiale n’a jamais été si ouvertement défiée. En mai 2024, le représentant d’Israël à New York, Gilad Erdan, avait passé la Charte à la broyeuse, en signe de protestation, après un vote de soutien à la Palestine.
Face au risque croissant de famine à Gaza, un collectif de près de 250 ONG du monde entier vient de lancer un appel à organiser un « convoi humanitaire diplomatique ». Il demande aux Etats d’« envoyer leurs diplomates – au plus haut niveau possible – pour accompagner les camions d’aide déjà stationnés au point de passage de Rafah, et [d’]entrer dans Gaza à leurs côtés ». Un impératif légal, fait de « courage moral et de solidarité humaine », écrivent ces ONG internationales et palestiniennes.
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 04:55
Salon du bourget: pas de complicité avec les crimes contre les Palestiniens

Marianne Margaté, sénatrice communiste de Seine-et-Marne:

Salon du Bourget : Pas de complicité avec les crimes contre les Palestiniens !

Cette année, la 55e édition du salon du Bourget accueille neuf entreprises israéliennes spécialisées dans l’armement. Ce choix est inacceptable au regard du droit international et des crimes actuellement commis à Gaza.

Rappelons les faits :

Le 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé plausible l’accusation de « génocide » portée contre Israël par l’Afrique du Sud.

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre de dirigeants israéliens, dont l’actuel Premier ministre.

 

Le 12 mai 2025, l’association Jordi (Juristes pour le respect du droit international) a mis en demeure l’Union européenne pour son absence de réaction face au risque avéré de génocide à Gaza.

Aujourd’hui, Israël poursuit ses attaques contre la population palestinienne, aggravant une situation déjà intenable à Gaza. Permettre à des entreprises complices de ces exactions d’exposer au salon du Bourget, c’est cautionner directement cette violence.

En juin 2024, la mobilisation populaire avait permis l’annulation de la participation israélienne au salon Eurosatory. Aujourd’hui encore, des centaines d’associations et nous-mêmes, parlementaires communistes, exigeons la même chose au Bourget.

J’interpelle donc le ministre des Affaires étrangères : que comptez-vous faire concrètement pour annuler cette participation complice ? Quelles sanctions allez-vous prendre pour faire respecter le droit international ? Quelles mesures urgentes seront mises en œuvre pour permettre enfin l’accès à l’aide humanitaire à Gaza ?

La France doit choisir clairement son camp : celui du droit international, de la paix, et du refus absolu de toute complicité avec les crimes contre les Palestiniens.

Retrouver ici la question écrite de Marianne Margaté, sénatrice communiste de Seine-et-Marne : https://senateurscrce.fr/.../face-au-risque-avere-de...

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18 mai 2025 7 18 /05 /mai /2025 09:30

 

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18 mai 2025 7 18 /05 /mai /2025 09:04

Le rassemblement, initié par l’Association France Palestine solidarité (AFPS), a réuni près de 150 personnes, ce samedi 17 mai 2025, place des Otages à Morlaix (Finistère).

La section PCF du Pays de Morlaix avait apporté son soutien à cette initiative et nombre de ses militants étaient présents.

Voir ci-dessous les photos des journaux LE TELEGRAMME et OUEST FRANCE.

Voir ci-dessous des photos de notre camarade Jean Luc LE CALVEZ.

Photo LE TELEGRAMME

Photo OUEST FRANCE

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2025 7 18 /05 /mai /2025 08:56

 

Résolution du Conseil national du PCF – 17.05.2025

Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême-droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit une guerre destructrice contre la population de Gaza. Il annonce, en violation totale du droit international, sa volonté de réoccuper l’intégralité de Gaza et il organise un blocus hermétique du territoire palestinien, y interdisant l’entrée de toute aide humanitaire et créant de ce fait une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées. L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées, détruisant les infrastructures médicales et privant les habitants d’eau, de nourriture et d’électricité.

Les institutions internationales soulignent le fait que Gaza est devenu un trou noir humanitaire. D'après un rapport de l'ONU publié cette semaine, 470 000 personnes à Gaza sont confrontées à une faim catastrophique (phase 5, la plus élevée de l'échelle de référence) pouvant entraîner leur mort. Dans le même temps, plus de 116 000 tonnes d’aide alimentaire – suffisamment pour nourrir un million de personnes pendant quatre mois – sont bloquées dans les couloirs d'aides. Face au risque de génocide, il est plus urgent que jamais d'arrêter ce blocus criminel.

L’objectif de cette politique de terreur est manifestement de pousser des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à prendre la fuite dans les conditions les plus inhumaines, ce que revendiquent ouvertement les ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahou et que soutient l’administration étatsunienne de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, les frappes de drones, les incursions armées et la violence des colons israéliens se déchaînent. Des camps entiers de réfugiés ont été vidés (Jenine, Nour Shams, Tulkarem). Là encore, la volonté du gouvernement israélien est d’annexer illégalement la zone et de la vider de sa population palestinienne.

Ce sont là des crimes de masse, des crimes contre l’humanité, que dénoncent les Nations unies, l’UNWRA et le PAM. Alors que la Cour Pénale Internationale (CPI) évoque un « risque plausible, réel et imminent de génocide », ces crimes tombent sous le coup de la justice internationale et tous ceux qui sont directement impliqués devront répondre de leurs actes. Les condamnations de pure forme des gouvernements et de la communauté internationale ne suffisent plus. Alors qu’ils font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, Netanyahou et ses complices doivent maintenant être traduits devant la CPI, tout comme les dirigeants du Hamas, responsables des crimes du 7 octobre 2023.

Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump réaffirme sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, cherchant à obtenir la complicité de certains gouvernements de la région. L’annonce, par la Maison Blanche, de l’envoi sur le terrain de forces paramilitaires privées, censées sécuriser le territoire, prépare les opinions à cette perspective.

Pourtant, cette politique criminelle se heurte à une pression croissante des opinions dans le monde. 148 États, c’est à dire une large majorité dans le Monde, reconnaissent déjà l’État de Palestine. De même que la France, d’autres gouvernements européens évoquent désormais eux-aussi la possibilité de reconnaître l’État de Palestine, et l’objectif de sanctions contre le gouvernement israélien d’extrême droite, tant qu’il bafouera le droit international, est aujourd’hui repris dans le débat public.

En Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même. Un sommet populaire pour la paix, « It's Time People’s Peace Summit », vient même de se tenir en présence de plusieurs milliers de citoyens juifs et arabes d’Israël.

Le pouvoir israélien est de plus en plus isolé internationalement. Il est aujourd’hui possible de l’arrêter dans ses entreprises criminelles.

Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF entend mobiliser toutes ses forces en défense du peuple palestinien face à la visée génocidaire dont il est victime, en faveur de la reconnaissance des droits nationaux de celui-ci, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il exige que le gouvernement français :

  • Expédie sans délai une aide humanitaire massive aux Gazaouis, contribuant ainsi à briser le blocus criminel mis en œuvre par le gouvernement Netanyahou,
  • Porte dans les institutions européennes l’exigence de sanctions, de la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et mette fin à toute forme de coopération militaire,
  • Reconnaisse immédiatement l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale,
  • Agisse pour la libération des otages israéliens et la libération des prisonniers politiques palestiniens dont celle de Marwan Barghouti,
  • Agisse pour le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation,
  • Prenne aux Nations unies, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, toutes les initiatives propres à isoler totalement l’alliance Trump-Netanyahou.

 

Le PCF dénonce la décision des autorités israéliennes d’interdire l’entrée du territoire à deux délégations d’élus. Il appelle les autorités françaises à agir concrètement face à ce précédent dangereux.

Le PCF affirme sa solidarité agissante avec l’OLP, dans sa lutte indépendante pour la reconnaissance et l’application des droits nationaux du peuple palestinien, le respect du droit international pour aboutir à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, et pour l’établissement d’un État de Palestine laïc et démocratique aux côtés de l’État d’Israël. Il apporte son entier soutien aux forces démocratiques et de paix en Israël.

L’appel, lancé conjointement par notre parti et l’Organisation de libération de la Palestine, en faveur de la création d’un large front international pour la reconnaissance des droits nationaux et l’autodétermination du peuple palestinien, est un levier essentiel pour redéployer et élargir la mobilisation populaire. La journée internationale du 4 juin, verra en ce sens la participation à Paris de nombreuses personnalités françaises et internationales, de représentants d’ONG, d’associations démocratiques, de syndicats, de partis, de militants des droits humains… Cette conférence sera l’occasion de lancer un appel pour accentuer la pression sur les gouvernements français et européens et plus généralement sur la communauté internationale, pour la reconnaissance de l’État de Palestine et poser les bases d’une alliance large pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien.

Le Conseil national du PCF appelle l’ensemble des fédérations à prendre partout les initiatives les plus larges (rassemblements et manifestations, rencontres publiques, recueil de signatures pour la pétition nationale, adoption de vœux par les collectivités locales…) permettant de faire grandir l’exigence de paix juste en Palestine. La campagne « Un million d’oliviers pour la paix », lancée par la fédération du Val-de-Marne, en lien avec l’Association des agronomes arabes, doit en être l’un des instruments, elle doit être largement relayée partout en France pour déployer une solidarité concrète.

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