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Les communistes étaient comme chaque semain sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin avec Pascal Pouillet, Marie-France Monery, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez, Annie Le Calvez, Lucienne Nayet, pour vendre l'Humanité Magazine, présenter le programme musical de la fête de l'huma, le dernier bouquin de Fabien Roussel et distribuer un tract de solidarité avec le peuple palestinien et pour la campagne de souscription avec la Palestine: 10 euros pour 1 olivier, 1 millions d'oliviers pour la Palestine.
Tous les Humas Magazine du week-end ont été vendus.
65€ ont été récoltés pour la souscription 1 million d'oliviers - 1000 oliviers pour la Palestine financés avec le PCF Finistère et plantés en décembre en Cisjordanie. Merci à tous ceux qui ont participé à la souscription.
L'ensemble des dons et souscriptions récoltées pour l'instant s'élève à 5500 € pour cette souscription, incluant 3000 euros de dons du PCF Finistère, 400 euros de dons de la section PCF de Morlaix, 500€ de dons de la section PCF du Pays Bigouden, et 500€ de dons de la section PCF du pays de Quimperlé pour cette campagne 1 millions d'oliviers pour la Palestine.
Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Le Télégramme, 27 juin 2025: La ville de Morlaix vote un voeu pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine
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Vendredi 13 juin, deux jours, avant le sixième tour des pourparlers entre les États-Unis et la République Islamique d’Iran, et le lendemain de la résolution adoptée par l’AIEA pointant le « non-respect » des engagements du régime iranien pris dans le cadre du traité sur la non-prolifération nucléaire, l’État d’Israël lance une offensive de grande ampleur contre ce pays.
Cette opération baptisée « Rising lion » a éliminé des hauts gradés de l’armée, des Gardiens de la Révolution et leurs responsables, des scientifiques liés au programme nucléaire civil iranien et des responsables politiques. Les frappes touchent des sites militaires, mais aussi les infrastructures civiles ainsi que l’appareil productif iranien. Des centaines de morts sont à déplorer. Le non-respect des engagements pris sur le nucléaire par Téhéran ne justifie pas une telle guerre. Les répliques iraniennes n’ont pas tardé : de nombreux bombardements ont frappé les villes et les civils israéliens faisant plusieurs dizaines de victimes. Ces attaques touchent le peuple en Iran et met aussi en danger le peuple israélien et les peuples de la région.
Dimanche 22, en bombardant trois sites nucléaires de Fordo, Natanz et Isfahan, les États-Unis sont officiellement entrés en guerre contre l’Iran aux côtés du gouvernement d’extrême droite de Netanyahou.
L’absence d’une condamnation ferme de la France et de l’UE de ces offensives israélienne et étatsunienne, menées en violation flagrante du droit international, signe le soutien et leur soumission aux visées impérialistes des États-Unis. Ceux-ci ont donné leur aval à Benyamin Netanyahou pour déclencher les bombardements. Ils cherchent à réaliser leur projet impérialiste de remodelage du Moyen-Orient. Netanyahou prétend se poser en gendarme de la région avec le soutien des États-Unis de Donald Trump.
Projet dénoncé clairement dans le communiqué conjoint du Parti Toudeh d’Iran et du Parti communiste israélien : « Les crimes du gouvernement réactionnaire de droite de Benyamin Netanyahou à Gaza et en Cisjordanie, [...] soutenus par l’impérialisme américain, britannique et leurs alliés de l’Union européenne, ont [...] donné un feu vert au gouvernement israélien pour des agressions supplémentaires contre les pays de la région, dans le but de redessiner la carte du Moyen-Orient selon les objectifs stratégiques de l’impérialisme américain. » [...] « Israël et les États-Unis, après avoir affaibli l’Irak, la Libye et la Syrie, sont maintenant déterminés à porter atteinte à l’indépendance et à la souveraineté de l’Iran. Ces deux gouvernements ne cesseront leurs efforts que lorsque tous les régimes de la région seront contraints à obéir au projet unique de l’impérialisme et de la domination au Moyen-Orient - un projet dont l’objectif est de réprimer les aspirations et la volonté des peuples et leur droit à déterminer leur propre destin. »
Les ambitions impérialistes qui s’affichent dans le contexte des recompositions des rapports de forces mondiaux et régionaux foulent aux pieds la charte des Nations unies et le droit international. Elles n’ont aucune considération pour les intérêts des peuples.
Par ailleurs, Netanyahou cherche à se maintenir au pouvoir, alors que les contestations se faisaient de plus en plus fortes en Israël même à poursuivre les attaques à Gaza et les territoires occupés, à empêcher la reconnaissance de l’État de Palestine et parachever ce qu’il a entamé avec les attaques au Liban et en Syrie.
Certains considèrent que cette guerre “préventive” permettra au peuple iranien de se libérer d’un régime tyrannique alors que l’ingérence étrangère n’a libéré aucun peuple. L’Irak en est un exemple.
Le peuple iranien est épuisé par 40 ans de dictature, d’oppression et de répression du régime théocratique liberticide, népotiste et corrompu de la République Islamique. Les communistes ont été réprimés dans le sang par ce régime de terreur. Pour autant et bravant la répression, les mouvements sociaux en Iran se poursuivent et s’intensifient. Aujourd’hui, le régime n’est plus soutenu que par une couche bureaucratique et sécuritaire, comme l’analysent nos camarades du parti Toudeh. Le peuple iranien a le droit à la paix, à la liberté et à la dignité humaine. Pour reprendre les propos de Mohammad Omidvar, porte-parole du parti Toudeh, devant la délégation du groupe de la GUE à l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe le 24 juin : « Au cours des deux dernières années, des mouvements sociaux remarquables ont eu lieu contre le régime iranien, se manifestant sous forme de centaines de grèves ouvrières, des manifestations quotidiennes de milliers de retraités, d’ et d’infirmier·ères à travers le pays, et de la lutte courageuse des femmes iraniennes contre la violation de leurs droits et la répression brutale dont elles font l’objet. En septembre 2022 avec le meurtre de Mahsa Amini, cette lutte a atteint un nouveau niveau et se poursuit avec le slogan « Femme, vie, liberté ». Notre parti a toujours été l’un des principaux opposants à la République islamique au cours des dernières décennies. Comme vous le savez, des centaines de nos camarades, y compris quasi toute la direction du parti, ont été tués ou exécutés en 1988, soit sous la torture, soit par exécution. Nous et d’autres forces progressistes en Iran luttons [aujourd’hui] pour établir une république nationale, démocratique et laïque en Iran. » Il poursuit en rappelant la position du parti Toudeh contre les projets de partition du pays et l’engagement du parti en faveur de la pleine indépendance de l’Iran.
Les communistes sont à l’initiative pour bâtir la paix, dans la défense de l’intérêt des peuples de la région, en prônant l’arrêt immédiat des hostilités et le respect du droit international. Ils sont la seule force politique à être capable de travailler ensemble pour la paix, comme le montre la déclaration commune entre communistes israéliens et iraniens.
À l’image de leurs camarades de la région, les communistes français suivent la boussole qui a toujours été la leur : la paix par le respect du droit international qui garantit l’intérêt des peuples pour qui les conséquences des politiques de force seront néfastes.
De la même manière, ces évènements exigent de renforcer notre solidarité envers les communistes israéliens et la coalition Hadash, alors que les députés communistes sont sous la menace d’une nouvelle exclusion de la Knesset, et avec les mouvements pour la paix qui s’expriment en Israël. Le peuple israélien est victime des politiques du gouvernement de Netanyahou qui cherche à renforcer son emprise sur l’appareil d’État.
Ces évènements exigent aussi de renforcer notre combat pour les droits souverains du peuple palestinien, qui subit les politiques génocidaires, la colonisation et l’apartheid dans les territoires occupés. La reconnaissance de l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, est une bataille centrale, dans la suite de la conférence commune PCF-OLP du 4 juin dernier et de la déclaration finale qui en est le résultat.
En bombardant trois sites nucléaires iraniens, le président états-unien précipite la région dans l’inconnu. L’Europe, qui tente de relancer les pourparlers, est mise hors d’état de nuire au projet de recomposition de la région.
On ne compte plus les nuits d’effroi au Moyen-Orient depuis vingt mois. À Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, en Syrie puis, désormais, en Iran, les peuples sont plongés, les uns après les autres, dans les ténèbres de la guerre. Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont signé leur entrée officielle dans le conflit contre Téhéran, déclenché par Israël, en bombardant les installations nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan. « Nous avons travaillé en équipe comme aucune autre équipe ne l’avait peut-être jamais fait auparavant, et nous avons largement contribué à éradiquer cette terrible menace qui pèse sur Israël », a assuré le président Donald Trump lors d’un discours éclair à la nation de seulement quatre minutes.
Une décision qui plonge toute la région dans une phase encore plus explosive et imprévisible. Le délai de deux semaines, fixé par Donald Trump lui-même, pour prendre la décision d’un engagement en Iran a donné l’impression d’un président qui tergiverse.
L’acte semble en réalité destiné à reprendre la main sur le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui va de surenchères en menaces concernant l’objectif d’une chute du pouvoir iranien et, derrière, de recomposition du Moyen-Orient.
En tout état de cause, Donald Trump ne ferme pas la porte des négociations avec Téhéran sur la question du nucléaire mais met en garde contre de nouvelles attaques pour mettre à genoux le pouvoir iranien et négocier en position de force. « Soit la paix sera rétablie, soit l’Iran connaîtra une tragédie bien plus grave que celle que nous avons connue ces huit derniers jours », prévient le milliardaire états-unien.
Avant d’ajouter : « N’oubliez pas qu’il reste de nombreuses cibles. Celle de ce soir était de loin la plus difficile. Mais si la paix n’est pas rapidement rétablie, nous nous attaquerons à ces autres cibles avec précision, rapidité et habileté. » Son sinistre associé Benyamin Netanyahou a immédiatement salué « un tournant historique qui peut contribuer à mener le Moyen-Orient et au-delà vers un avenir de prospérité et de paix ».
Par la force de ses F-35 et de ses services de renseignement, qui ont fait la démonstration de leur technicité, le premier ministre israélien reprend la doctrine trumpienne de « paix par la force », qui vise à contraindre les États de la région – et l’Arabie saoudite en premier lieu – à la normalisation des relations.
L’entrée en guerre des États-Unis achève également de sortir l’Union européenne (UE) de l’histoire. Alors qu’elle commençait à peine à réfléchir à une révision de l’accord d’association qui la lie à Israël du fait du blocage de l’aide humanitaire à Gaza, l’UE s’est rangée comme un seul homme derrière les buts de guerre de Tel-Aviv en évoquant, malgré toutes les évidences, le « droit à se défendre » d’Israël, et donc à violer le droit international – que les puissances européennes avaient elles-mêmes contribué à ériger – au nom d’une prétendue guerre préventive.
Ce 20 juin, Paris, Berlin et Londres, signataires des accords de Vienne sur le programme nucléaire iranien (avec Moscou, Pékin et Bruxelles), dont Washington s’était retiré en 2018, ont tenté de revenir dans le jeu lors de pourparlers de quatre heures à Genève. « Si l’agression cesse et que l’agresseur est tenu responsable des crimes commis, l’Iran est prêt à envisager la voie diplomatique », a fait savoir le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Pour la troisième fois depuis le début de la guerre, le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir en urgence dimanche après-midi.
Les négociations ont dans le même temps été court-circuitées par la rumeur de discussions parallèles sous l’égide du Qatar avec l’envoyé spécial de Donald Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff. « L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet », a tranché Donald Trump à la veille du sommet de l’Otan des 24 et 25 juin, où il se place désormais en position de force pour demander une augmentation des budgets militaires à ses alliés. Dès dimanche, Abbas Araghtchi se rendait à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine dans le cadre de leur partenariat stratégique.
Alors que les ministres européens des Affaires étrangères doivent se réunir ce 23 juin, la cheffe de la diplomatie continentale, Kaja Kallas, a dû se contenter d’exhorter « toutes les parties à faire un pas en arrière, à revenir à la table des négociations » après les bombardements qui ont visé les sites nucléaires iraniens. « Pour (eux), c’est à l’Iran de ”revenir” à la table. Mais comment l’Iran pourrait-il revenir à quelque chose qu’il n’a jamais quitté, encore moins détruit ? » a interrogé Abbas Araghtchi.
Donald Trump, qui promettait à sa base Maga (Make America Great Again) de ne plus jamais lancer d’aventure guerrière après les désastreuses interventions en Afghanistan et en Irak, ne devrait pas s’engager dans un conflit de longue durée. Les frappes ont-elles suffi à infliger des dégâts irréversibles au programme d’enrichissement d’uranium ? Les Tomahawk utilisés contre le site souterrain de Natanz n’ont pas la capacité d’une bombe bunker buster (GBU-57), capable de pénétrer des installations en profondeur.
C’est précisément « 14 bombes GBU-57 de 30 000 livres (13 600 kg – NDLR), marquant la toute première utilisation opérationnelle de cette arme », qui ont été utilisées sur le complexe de Fordo lors de l’opération « Midnight Hammer », a précisé ce dimanche Dan Caine, chef d’état-major interarmées des forces américaines.
Reste que la propagande tourne à plein. Les Israéliens assurent qu’un coup fatal a été porté au programme nucléaire iranien sans avoir procédé aux évaluations nécessaires tandis que les gardiens de la révolution iraniens affirment que « la technologie nucléaire indigène et pacifique de l’Iran ne peut être détruite par aucune attaque ».
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), quatre bâtiments déjà visés par Israël à Ispahan et six autres installations du même site ont été touchés, y compris une unité de production de barres de combustible. L’organisation précise toutefois que les sites d’Ispahan ne contenaient pas de matières nucléaires, ou seulement de faibles quantités d’uranium naturel ou faiblement enrichi, et que la contamination radioactive sur ce site est « limitée aux bâtiments endommagés ou détruits ».
Concernant le site de Fordo, une source iranienne a indiqué à Reuters que la majorité de l’uranium hautement enrichi qui s’y trouvait avait déjà été transféré vers un autre lieu tenu secret avant l’attaque états-unienne.
Quelle sera la réponse iranienne ? Les gardiens de la révolution, qui avaient déjà mis en garde quant à une riposte contre les intérêts états-uniens dans la région en cas d’intervention de Washington, signalent que le nombre, la dispersion et la taille des bases militaires américaines au Moyen-Orient constituent un « point de vulnérabilité » plutôt qu’une force. Chercheront-ils à les atteindre afin de pousser Donald Trump à s’impliquer plus avant et ainsi l’affaiblir ? Un engagement plus important des États-Unis engagerait toutefois directement la survie du régime via des attaques directes contre les centres du pouvoir. À ce titre, des frappes contre les intérêts états-uniens équivaudraient pour les mollahs à se faire hara-kiri.
À ce stade, l’activation de ses proxies régionaux déjà lourdement affaiblis, à l’instar du Hezbollah, demeure du domaine de l’hypothèse. Le mouvement chiite libanais a perdu des milliers de combattants dans la guerre avec Israël, vu son commandement central éliminé, son arsenal détruit et ses bases au sud du fleuve Litani démantelées. Depuis la chute de Bachar Al Assad, le Hezbollah ne peut en outre plus compter sur le couloir d’approvisionnement en armes que constituait le territoire syrien. En clair, toute entrée en jeu du groupe n’entraînerait aucun changement réel du rapport de force sur le terrain militaire mais achèverait également de le discréditer sur la scène intérieure.
Pour l’heure, Téhéran tente de sauver les apparences en poursuivant les tirs de missile balistique sur Israël. L’Iran pourrait toutefois accepter de négocier un accord si ce dernier n’était pas présenté comme un acte de reddition. Les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et sud-africain, Cyril Ramaphosa, en ont fait l’expérience : Donald Trump aime humilier ses adversaires pour obtenir ce qu’il souhaite. Qu’en sera-t-il avec les Iraniens ? La guerre déclenchée par Israël avec, désormais, l’appui direct des États-Unis recèle une faille : elle semble manquer de plan pour l’après. Au risque du chaos en Iran et au-delà. Le remodelage du Moyen-Orient ne promet que la poursuite des nuits d’effroi.
Nos camarades du PCF Morlaix à la vente de l'huma magazine du week-end ce samedi matin, 21 juin, au marché de Morlaix, ainsi que du nouveau livre de Fabien Roussel. Encore des bons moments de bonne humeur, d'échange et de partage avec Jean-Luc Le Calvez, Patricia Paulus, Martine Carn, Michèle Gambache, Annie Le Calvez, André Paulus.
Cette nuit, les bombardiers américains ont frappé trois sites nucléaires iraniens, notamment celui de Fordo. Cela s’inscrit dans la guerre d'agression soi-disant "préventive" déclenchée par le gouvernement d’extrême-droite israélien dans la nuit du 12 au 13 juin et qui a déjà fait plusieurs centaines de morts et des dégâts considérables sur les infrastructures et sites énergétiques et industriels iraniens. En riposte, le régime de Téhéran a lancé de nombreuses frappes contre plusieurs villes israéliennes faisant plusieurs dizaines de morts.
L'administration Trump fait donc le choix d’entrer en guerre aux côtés du gouvernement d’Israel, une guerre dont les populations civiles paient le prix fort.
Les deux gouvernements prennent la responsabilité criminelle de plonger la région dans la guerre, dans l’objectif de la remodeler selon leurs ambitions impérialistes. Ils piétinent le droit international. C’est une étape irrémédiable vers la gangstérisation des relations internationales que provoquent les politiques de force. Ce sont les peuples, iranien, israélien, palestinien, et tous les peuples de la région qui en sont les victimes.
Le non-respect des engagements de non-prolifération nucléaire pris initialement par la dictature théocratique et liberticide au pouvoir à Téhéran et ses provocations ne justifient pas de plonger ainsi le peuple iranien et l’ensemble de la région dans le chaos. Le peuple iranien est la première victime du régime. Il n’a pas à payer les crimes et les aventures de la mollarchie, il a le droit à un avenir de paix, de dignité et de liberté. Le PCF réaffirme sa solidarité avec le parti Toudeh d’Iran, qui lutte courageusement depuis des décennies contre la tyrannie obscurantiste, avec le mouvement social, la jeunesse et le mouvement des femmes iraniennes qui défient quotidiennement ce régime de terreur.
Le peuple israélien, lui aussi, n’a pas à payer la politique agressive et suprémaciste du gouvernement Netanyahou, qui cherche dans une logique de guerre sans fin à assurer sa survie politique intérieure, conduit une politique génocidaire à Gaza, veut priver le peuple palestinien de tout avenir, et s’en prend avec violence aux forces démocratiques et de paix qui combattent en Israël pour un autre avenir. Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec le Parti communiste d’Israël, qui vient d’exprimer avec le Parti Toudeh la commune volonté de relations fondées sur la paix et la coopération entre les deux peuples, avec la coalition Hadash ainsi qu’avec tous les mouvements israéliens qui portent l’idéal de solidarité entre les peuples.
L’avenir du Proche et du Moyen-Orient ne passe pas par la guerre mais par un traité qui en fasse une zone sans arme nucléaire ni arme de destruction massive. La négociation et la diplomatie sont les seuls moyens d’y parvenir, sous l’égide des Nations unies et non plus des décisions unilatérales de l’hyper-puissance états-unienne.
La passivité du gouvernement français et de l’Union Européenne est inacceptable.
La France est membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Le PCF appelle le gouvernement français à actionner tous les mécanismes internationaux par l’intermédiaire de l’ONU et du conseil de sécurité pour empêcher la région de sombrer dans la guerre, pour un cessez-le-feu immédiat et la réouverture des négociations. Des sanctions doivent être prises contre l’Etat d’Israël tant qu’il ne respecte pas le droit international, avec la suspension de l’accord UE-Israel. Un blocus sur les armes à destination de l’Etat d’Israël doit être instauré. La France doit reconnaître immédiatement et inconditionnellement l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat d’Israël.
Une action concrète pour la paix sur la base du droit international et de la charte des Nations unies est urgente !
Paris, le 22 juin 2025
Parti communiste français
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