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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:36
20 ans après le non au TCE, l'union européenne toujours impopulaire et antisociale! - par Fabien Gay, sénateur communiste et directeur de l'Humanité, 29 mai 2025

Le 29 mai 2005 est une date marquante de la période contemporaine puisque ce jour-là, les électeurs ont rejeté l’adoption du Traité constitutionnel européen. C’est un événement car un vote populaire massif des travailleurs, de la jeunesse, des grandes villes aux territoires ruraux, s’est exprimé alors pour dire ‘’non’’ à la fuite en avant libérale. C’est un souvenir marquant pour moi, jeune communiste de Gironde impliqué dans une de mes premières campagnes. 

Du déroulé de la campagne au contenu du traité constitutionnel européen, les liens avec l’actualité politique présente sont criants. 

Dès l’annonce d’un référendum par le président d’alors, Jacques Chirac, la doxa libérale s’est mis en branle pour dénoncer non seulement le processus démocratique mais également les partisans du ‘’Non’’ au texte à portée constitutionnelle. 

A mesure que les sondages confirmaient un rejet net et populaire du texte proposé par le Haut-commissaire Valéry Giscard d’Estaing, la hargne médiatique n’a eu de cesse de taxer de populistes, de racistes, d’irresponsables, celles et ceux qui interrogeaient cette construction européenne défaillante. 

N’en déplaise à ces chiens de garde, la campagne fut un moment de mobilisation extraordinaire, de débat politique participatif animé par des collectifs unitaires à travers tout le territoire. Des ouvriers, des employés, des étudiants, des retraités se réunissaient pour analyser le texte, décortiquer les articles dont certains étaient très techniques et précis comme celui sur l’usage des graisses animales…L’Humanité avait notamment publié un hors-série décortiquant le texte, devenu au fil de la campagne un outil phare de la mobilisation. Loin des caricatures sur le rejet d’un prétendu plombier polonais, ce sont des forces vives qui confrontaient un texte avec leurs réalités sociales.

Le contenu du texte avait de quoi faire débat. Des références sur les racines chrétiennes de l’Europe à la libéralisation de tous les pans de la vie économique et sociale, remettant en cause les services publics, puis l’alignement inconditionnel vers un atlantisme arrogant et guerrier (deux ans après l’invasion illégitime de l’Irak par une coalition étatsunienne), les inquiétudes étaient légitimes. Le débat public, poussé par la mobilisation populaire, a permis de soulever des espoirs et d’appeler à une autre construction européenne basée sur la solidarité, la coopération. Les forces progressistes en appelaient notamment à une autre utilisation de l’argent, par le biais de la Banque centrale européenne, à des coopérations avec le voisinage immédiat du Vieux continent.

Le ‘’Non’’, inattendu, a marqué un signal fort, repris quelques semaines plus tard par le rejet du même texte aux Pays-Bas puis en Irlande. Si dans ces deux pays, une deuxième consultation a eu lieu, le non a fait l’objet d’un déni intolérable en France.

Elu notamment sur la promesse de réviser le traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a littéralement validé le texte originel et foulé aux pieds la volonté populaire. 2007 fut également le moment d’application de la directive Bolkenstein, du nom du commissaire européen à la (sacro-sainte) concurrence. Ce texte, symbole du libéralisme le plus débridé, a établi le recrutement de travailleurs communautaires selon les règles de leur pays d’origine (salaires, temps de travail) actant un nivellement par le bas des conditions de travail de l’ensemble des salariés. François Hollande en fera de même cinq ans plus tard, ne touchant pas une ligne du mécanisme européen.

Vingt ans plus tard, les dégâts d’une concurrence sans limites, accentuée par deux crises économiques (subprimes puis Covid) sont considérables. 

L’Union européenne n’est plus celle du consensus du marché libre et non faussé mais celui d’un conservatisme débridé aux accents sécuritaires, identitaires et antisociaux. 2005 a enclenché le cycle dit des populismes avec près de la moitié des gouvernements européens désormais dirigés par l’extrême droite ou participant à une coalition gouvernementale. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas du tout hostiles à une Union européenne qu’ils dénoncent dans les mots mais dont ils appliquent les préceptes néolibéraux de manière zélée, teintés de racisme et de conservatisme.

Derrière une façade démocratique, c’est un technocratisme qui s’est imposé contre les besoins sociaux, répondant à une mondialisation de traités de libre-échange, toujours au service des puissants, des intérêts financiers des conglomérats dans l’agriculture, l’industrie, la santé. Cela a consisté en « modération salariale », en privatisations, en réformes territoriales toujours plus violentes contre les couches moyennes et populaires. L’austérité a toujours été la réponse  aux différentes crises, particulièrement en Europe du Sud où les peuples subissent encore les dégâts d’une crise de la dette privée (donc principalement des banques). Il faut dire que les mobilisations populaires ont été au mieux ignorées, au pire étouffées. L’expérience de la coalition de gauche progressiste en Grèce en 2015 a été marginalisée alors même que les gouvernements dits illibéraux, tels la Hongrie, bénéficient d’une mansuétude de la part de la Commission européenne. Il serait vain de se cacher derrière la malveillance d’une élite technocratique à Bruxelles. Les gouvernements des Etats ont leur responsabilité pleinement engagés et peu se sont opposés à toute voie alternative aux dogmes libéraux.

La construction européenne devait amener prospérité et paix, basée sur une  économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Vingt ans plus tard, l’Union européenne reste une zone économique relativement riche comparé au reste du monde. Mais elle prend le chemin d’un déclin car elle n’a pas anticipé les chocs qu’elle a elle-même alimentés. Dans un monde où les puissance émergentes d’hier comptent davantage dans les affaires du monde, ce qui est logique quand l’Asie notamment représente la moitié de l’humanité, l’Europe décroche. Le rapport Draghi en atteste, appelant à faire les investissements d’avenir. C’est bien de s’en soucier après des décennies de bradage de l’industrie pour produire à moindre coût ailleurs, de saccager l’agriculture, d’affaiblir le tissu social de tous les pays membres. L’Union européenne s’est elle-même sabordée en participant à un jeu de libre-échange dérégulé sans vision d’avenir : aucun champion industriel n’a émergé dans les hautes technologies, la santé, l’énergie, sujets qui ont été au cœur des récentes crises et montré la nécessité d’une souveraineté dans ces domaines.

La guerre n’est plus aux portes de l’Europe mais en plein cœur du continent et la fuite en avant militariste vers l’économie de guerre, avec des gouvernements aux teintes nationalistes, ne présage rien de bon. Concevant son voisinage comme foncièrement hostile, notre continent s’est muré dans une politique migratoire irresponsable avec l’Europe forteresse du programme Frontex.

Mais plutôt que de raisonner en termes de compétitivité ou de glisser sur une grille de lecture civilisationnelle comme le veut l’extrême droite, c’est la finalité de la construction européenne qu’il faut réinterroger. 

Ce n’est pas d’un saut vers le fédéralisme, d’un marché unique des capitaux, de commandes militaires mutualisées qui sauveront le soldat Union européenne. Une refondation de la construction est essentielle pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Une Union des peuples et des nations souverains et librement associés doit émerger. Un nouveau traité pourrait refonder les règles communes en associant les volontés des gouvernements et des peuples. Une refondation devrait notamment permettre d’investir par un fonds européen écologique, économique et social pour réindustrialiser, adapter nos sociétés au changement climatique (notre continent étant celui qui se réchauffe le plus vite), bâtir des nouveaux services publics. Il faut repenser notre rapport au monde, dépassant l’héritage colonial, et aller vers un multilatéralisme coopératif avec le « Sud global ».

Tout cela ne sera possible que par une implication populaire, agissante au niveau national et par des actions communes au niveau continental. Les forces du travail et de la création doivent être motrices car rien ne se fera par le haut mais au contraire par un lien nécessaire entre les luttes et les perspectives politiques. 

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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 06:58
1 million d'oliviers pour la Palestine - 10 000 euros à réunir dans le Finistère pour planter 1000 oliviers - participez à la campagne de solidarité internationale du PCF
1 million d’oliviers pour la paix en Palestine : 10€ pour un olivier planté !
1 million d’oliviers déracinés, brûlés, depuis 2000 par l'armée d'occupation et les colons israéliens.
Contribuez à leur réimplantation en Palestine !
la fédération du PCF s'engage Finistère s'engage sur l'objectif de réunir au moins 10 000 euros de souscription pour financer des plantations d'oliviers en Cisjordanie occupée et colonisée.
La fédération du PCF Finistère a déjà fait un don de 3000 euros pour cette cause. Les sections PCF du Finistère vont également contribuer à cet objectif par leur implication (après avoir réuni 3500 euros pour Mayotte via le Secours Populaire, suite au cyclone Chido, il y a quelques mois, et 2500 euros pour les réfugiés du Liban victimes de l'agression israélienne à Doha el Hoss, une petite ville près de Beyrouth)
Les chèques peuvent être fait à l'ordre du PCF 29 qui refera ensuite des virements mutualisés pour verser à l'association qui sert d'intermédiaire avec nos partenaires palestiniens du parti communiste palestinien et de l'association des ingénieurs arabes, ou bien directement à l'ordre de l'association Amitié Palestine Solidarité.
De manière à faciliter le suivi de cette souscription par rapport à nos objectifs finistériens, merci de privilégier d'abord l'envoi des chèques et des sommes recueillies en liquide à la fédération du PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST
Pour régler par chèque à l'ordre de l'Amitié Palestine Solidarité ou du PCF 29, écrire au dos "Campagne 1 million d'oliviers".
La situation vécue par le peuple palestinien : la spoliation de sa terre ! Depuis 1967, le peuple palestinien subit l’occupation militaire israélienne et la spoliation de sa terre. Depuis 2020, date de la seconde intifada, 1 million d’oliviers sont arrachés, brûlés, détruits par les militaires et les colons israéliens.
Avec la construction du mur de l’apartheid et l’extension du nombre de colonies, les agriculteurs se trouvent privés de leur terre ancestrale et sans revenus. La culture de l’olivier représente un fort enjeu économique en Palestine : 35 à 45% de la population se trouve exposée à l’insécurité alimentaire.
La stratégie militaire israélienne est d’accaparer des milliers d’hectares de terres agricoles fertiles dans le nord de la Cisjordanie (Tulkarem, Naplouse, Ramallah, Jénine). C’est dans cette région attaquée que la campagne de solidarité est mise en œuvre où plus de 90 000 ha sont plantées en oliviers (46% des surfaces agricoles).
L’olivier, symbole de paix, sert au développement économique du peuple palestinien. Le secteur oléicole représente environ 3 millions de jours de travail et constitue plus de 40% des revenus annuels de 70 560 familles, soit 25% de la population totale. Chaque olivier planté est un acte de résistance pacifique face à l’occupant.
Contribuer à cette campagne de solidarité, c’est aider les familles des petits producteurs agricoles à rester sur leur terre et à garantir la production d’huile d’olive. C’est aussi un moyen politique de protéger la terre contre sa confiscation et sa destruction.
Depuis des années, les comités populaires et les associations palestiniennes luttent contre le mur et la destruction des oliviers. Ils cherchent à mobiliser les associations et personnalités au niveau mondial. Ces dernières souhaitent manifester leur solidarité avec les populations rurales affectées, d’un point de vue politique et par des actions de développement.
Un projet de solidarité et de développement est né «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine ». Nous avons choisi d'organiser cette opération en partenariat avec l'Association des Agronomes Arabes (AAA) qui est implantée dans tous les territoires de la Palestine, Gaza et les territoires occupés de Cisjordanie.Cette ONG reconnue mène déjà depuis de nombreuses années des actions de solidarité en direction de toute la population palestinienne.
AAA est engagée dans le développement rural et agricole, la justice sociale et pour la libération nationale du peuple palestinien. Elle mène également des actions en direction de groupes de populations pauvres et précarisées et leurs organisations communautaires.
La campagne “Un million d'oliviers pour la paix” est mise à disposition de tous les citoyens-nes attachés-es au droit international et qui souhaitent exprimer leur solidarité au peuple palestinien !
En partenariat avec Association Palestine Solidarité et Association des ingénieurs arabes, et à l'occasion de la journée internationale de la terre du 22 avril 2025, le PCF a décidé d'en faire une campagne nationale suite à la résolution de son conseil national du 17 mai 2025.
 
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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 04:00

 

 

 

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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:36
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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:34
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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:39
On assassine un peuple et il faudrait se taire? - Francis Wurtz, chronique L'Humanité magazine, 22 mai 2025
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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:36
L’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien

https://orientxxi.info/magazine/l-appel-de-paris-pour-la-protection-du-peuple-palestinien,8246?fbclid=IwY2xjawKfp7lleHRuA2FlbQIxMQABHhloFM0nPiSoiGC07EIAfshjeXrE5S_-Dq1Xf4_WE7zTk8Rckh1IiqfBG2Gm_aem_LszO6zGABwvG_c4LR57abw

La protection du peuple palestinien est devenue une urgence absolue. À Gaza, après quelques semaines de suspension, les massacres de masse ont repris, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée ainsi que des déplacements forcés de populations ; au moins 53 000 Palestinienes ont été tuées suite aux opérations militaires israéliennes ; la bande de Gaza est dévastée et devenue inhabitable. En Cisjordanie — y compris Jérusalem-Est — en dix-neuf mois, plus de 1 500 attaques de l’armée et des colons ont fait près de 962 morts et plus de 7030 blessées palestinienes ; plus de 40 000 Palestinienes y ont été déplacées de force.

Cependant, alors que le peuple palestinien vit la pire période de son histoire, la légitimité de son combat pour la justice et l’autodétermination face à la volonté d’effacement dont il fait l’objet, est réaffirmée par le droit international. Dans le prolongement de l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), l’Assemblée générale des Nations unies a exigé par son vote du 18 septembre 2024 la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien et le démantèlement des colonies avant le 18 septembre 2025.

Dès lors, la France et l’Europe doivent s’acquitter de leurs obligations. Elles doivent, comme le précise la résolution de l’ONU, « favoriser, conjointement avec d’autres États ou séparément, la réalisation des droits du peuple palestinien à l’autodétermination et s’abstenir d’entretenir des relations conventionnelles avec Israël dans toutes les situations où celui-ci prétend agir au nom des Palestiniens ou pour des questions les concernant ».

Il y a 80 ans se construisaient les bases d’une justice internationale avec la création de l’ONU, dont la Charte fondait les conditions de la paix. Les États membres adoptaient trois ans plus tard la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Marquons cet anniversaire par notre refus solennel que la loi du plus fort l’emporte sur le droit international en Palestine.

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé le 3 décembre 2024 de la tenue d’une conférence internationale. Elle se tiendra du 17 au 20 juin 2025 à New York. Elle aura pour mission « d’examiner l’application des résolutions de l’Organisation des Nations Unies relatives à la question de Palestine ».

En préalable de cette conférence internationale sous l’égide de l’ONU, nous lançons solennellement un appel pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international.

Nous, signataires de cet appel, sommes convaincues que c’est l’application du droit international qui garantira la protection du peuple palestinien en lui permettant de vivre enfin en paix et en sécurité. Pour cette raison, nous demandons à la France de reconnaître l’État de Palestine dans le cadre du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

De la même façon, nous sommes convaincues que seuls la fin de l’occupation et l’arrêt de l’oppression du peuple palestinien permettront à Israël de connaître également la paix et la sécurité. En conséquence nous demandons à la France et aux États membres de l’Union européenne d’appliquer sans tarder les mesures énoncées par la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 septembre 2024.

Liste des 55 premiers signataires

  • Xavier Dolan, cinéaste réalisateur
  • Ken Loach, cinéaste réalisateur
  • Adèle Haenel, actrice
  • Reda Kateb, acteur
  • Roger Waters, auteur-compositeur-interprète
  • Blanche Gardin, actrice
  • Swann Arlaud, acteur
  • Yvan Le Bolloc’h, acteur
  • Annie Ernaux, romancière
  • Corinne Masiero, actrice
  • Robert Guédiguian, cinéaste
  • Ernest Pignon-Ernest, plasticien
  • Elias Sanbar, ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO
  • Edwy Plenel, journaliste
  • Fabien Gay, journaliste rédacteur en chef de l’Humanité, Sénateur de Seine Saint-Denis
  • Denis Sieffert, journaliste, directeur de Politis
  • Denis Robert, réalisateur
  • Alain Gresh, journaliste, fondateur et directeur d’Orient XXI
  • Catherine Tricot, directrice de la revue Regards
  • Thomas Vescovi, cofondateur de Yaani
  • Daniel Mermet, journaliste
  • Rony Brauman, ex-directeur de Médecins sans frontières
  • Raphaël Pitti, médecin urgentiste
  • Yanis Varoufakis, économiste grec
  • Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes
  • Olivier Faure, député de Seine et Marne, 1er secrétaire du Parti socialiste
  • Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste
  • Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône, coordinateur de La France insoumise
  • Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français
  • Aymeric Caron, député de Paris, président de Révolution écologique pour le vivant
  • Gisèle Jourda, sénatrice, présidente du groupe d’amitié France Palestine au Sénat
  • Richard Ramos, député du Loiret, président du groupe d’amitié France-Palestine à l’Assemblée nationale
  • Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis
  • Thomas Portes, député de Seine-Saint-Denis
  • Raymonde Poncet-Monge, sénatrice du Rhône
  • Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine
  • Johann Soufi, avocat et procureur, spécialisé en droit international
  • Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public
  • Ziad Majed, politologue, professeur universitaire et chercheur
  • François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles
  • Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO
  • Anne-Marie Eddé, professeure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Bertrand Badie, professeur émérite à l’IEP de Paris, chercheur au CERI
  • Didier Fassin, professeur au Collège de France
  • Sylvain Cypel, journaliste
  • Pascal Boniface, géopolitologue
  • Sophie Bessis, historienne et journaliste, secrétaire générale adjointe de la FIDH
  • Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT
  • Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU
  • Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT
  • Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme-LDH
  • Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix
  • Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC
  • Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité-AFPS
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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:32
Nos camarades sur le marché de Morlaix ce samedi 24 mai 2025
Nos camarades sur le marché de Morlaix ce samedi 24 mai 2025

Nos camarades Lucienne Nayet et Marie-France Monery sur le marché de Morlaix samedi pour vendre L'humanité magazine et distribuer Rouge Finistère, le journal du PCF Finistère.

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23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 04:00
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:25
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix.   Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix. 
 
Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
 
La situation vécue par le peuple palestinien est plus dramatique que jamais. Ce week-end, la coopérative des élus communistes et l'AJPF, avec un certain nombre de camarades du PCF Finistère rencontraient à Paris des responsables de comités populaires de camps de réfugiés à Paris, en présence de l'ambassadrice de Palestine.
Le 17 mai, nous étions encore mobilisés à l'occasion des 77 ans de la Nakba pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien et exiger la fin du génocide à Gaza et du nettoyage ethnique en Cisjordanie dans les manifs organisées à Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix, Pont l'Abbé, Douarnenez, etc, et les communistes comme chaque fois étaient présents dans ces manifestations.
Nos porte-paroles nationaux s'expriment fortement dans la période sur la situation pour que cessent les massacres, crimes contre l'humanité, et la famine organisée contre la population civile à Gaza, que ce soient Fabien Roussel, Ian Brossat, Fabien Gay, Jean-Paul Lecoq, Philippe Rio, Charlotte Blandiot Faride présidente de l'AJPF, Marianne Margaté, ou d'autres parlementaires et élus nationaux. 
Le salon du Bourget sera une nouvelle fois l'occasion de dénoncer la coopération militaire et les ventes et achats d'armes à Israël et la complicité du gouvernement français, de l'UE, et de beaucoup d'entreprises, dans les barbaries commises contre la population palestinienne.
 
Comme notre journal l'Humanité, le PCF à l'occasion de son Conseil National cette exigence d'action face à l'inacceptable, l'intolérable, le génocide en marche au vu et au su de tous.
 
Il appelle les communistes et leurs amis et sympathisants à s'impliquer très nombreux et fortement dans toutes les initiatives de solidarité avec le peuple Palestinien et pour la paix, la fin des massacres et de l'oppression coloniale.
 
Il appelle aussi les communistes et l'ensemble de la population à soutenir la campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine» lancée par la fédération PCF du Val de Marne.
 
10 euros = 1 olivier planté, un symbole d'espoir et de pérennité et de résilience, de résistance, du peuple palestinien sur sa terre ancestrale. 
 
Symboliquement, ce sont aussi les oliviers plantés et entretenus par les paysans palestiniens que les colons et l'armée d'occupation israélienne arrachent pour effacer les traces de la présence palestinienne.
 
Cette campagne est menée avec le Parti communiste palestinien et l'association des agronomes palestiniens avec lequel le PCF a les contacts étroits.
 
La fédération du Finistère du PCF se propose de relayer fortement cette campagne et d'organiser une souscription auprès de ses adhérents et sympatisants au profit du peuple palestinien pour financer cette campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine».
 
Vous pouvez faire un don par chèque à l'ADF PCF 29 et nous reverserons l'intégralité des sommes au PCF 94 pour cette campagne.
 
A envoyer à la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST
Vois pouvez aussi encourager vos contacts qui ne sont pas au PCF à faire un don de 10 euros par olivier planté sur la plateforme HelloAsso.
 
On se donne comme objectif de réunir dans le Finistère 10 000 euros (1000 oliviers financés par les finistériens) pour la fin de l'été, oliviers qui seront plantés en novembre ou décembre 2025.
 
La fédération du PCF FINISTERE a déjà décidé d'un premier don de 3000 euros pour financer 300 oliviers.
 
Les sections du PCF Finistère vont aussi bien sûr participer à cette campagne de solidarité internationale à et la développer à l'occasion de leurs initiatives (banquets, fêtes, etc).
 
***
Résolution du Conseil national du PCF – 17.05.2025
 
Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême-droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit une guerre destructrice contre la population de Gaza. Il annonce, en violation totale du droit international, sa volonté de réoccuper l’intégralité de Gaza et il organise un blocus hermétique du territoire palestinien, y interdisant l’entrée de toute aide humanitaire et créant de ce fait une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées. L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées, détruisant les infrastructures médicales et privant les habitants d’eau, de nourriture et d’électricité.
Les institutions internationales soulignent le fait que Gaza est devenu un trou noir humanitaire. D'après un rapport de l'ONU publié cette semaine, 470 000 personnes à Gaza sont confrontées à une faim catastrophique (phase 5, la plus élevée de l'échelle de référence) pouvant entraîner leur mort. Dans le même temps, plus de 116 000 tonnes d’aide alimentaire – suffisamment pour nourrir un million de personnes pendant quatre mois – sont bloquées dans les couloirs d'aides. Face au risque de génocide, il est plus urgent que jamais d'arrêter ce blocus criminel.
L’objectif de cette politique de terreur est manifestement de pousser des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à prendre la fuite dans les conditions les plus inhumaines, ce que revendiquent ouvertement les ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahou et que soutient l’administration étatsunienne de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, les frappes de drones, les incursions armées et la violence des colons israéliens se déchaînent. Des camps entiers de réfugiés ont été vidés (Jenine, Nour Shams, Tulkarem). Là encore, la volonté du gouvernement israélien est d’annexer illégalement la zone et de la vider de sa population palestinienne.
Ce sont là des crimes de masse, des crimes contre l’humanité, que dénoncent les Nations unies, l’UNWRA et le PAM. Alors que la Cour Pénale Internationale (CPI) évoque un « risque plausible, réel et imminent de génocide », ces crimes tombent sous le coup de la justice internationale et tous ceux qui sont directement impliqués devront répondre de leurs actes. Les condamnations de pure forme des gouvernements et de la communauté internationale ne suffisent plus. Alors qu’ils font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, Netanyahou et ses complices doivent maintenant être traduits devant la CPI, tout comme les dirigeants du Hamas, responsables des crimes du 7 octobre 2023.
Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump réaffirme sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, cherchant à obtenir la complicité de certains gouvernements de la région. L’annonce, par la Maison Blanche, de l’envoi sur le terrain de forces paramilitaires privées, censées sécuriser le territoire, prépare les opinions à cette perspective.
Pourtant, cette politique criminelle se heurte à une pression croissante des opinions dans le monde. 148 États, c’est à dire une large majorité dans le Monde, reconnaissent déjà l’État de Palestine. De même que la France, d’autres gouvernements européens évoquent désormais eux-aussi la possibilité de reconnaître l’État de Palestine, et l’objectif de sanctions contre le gouvernement israélien d’extrême droite, tant qu’il bafouera le droit international, est aujourd’hui repris dans le débat public.
En Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même. Un sommet populaire pour la paix, « It's Time People’s Peace Summit », vient même de se tenir en présence de plusieurs milliers de citoyens juifs et arabes d’Israël.
Le pouvoir israélien est de plus en plus isolé internationalement. Il est aujourd’hui possible de l’arrêter dans ses entreprises criminelles.
Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF entend mobiliser toutes ses forces en défense du peuple palestinien face à la visée génocidaire dont il est victime, en faveur de la reconnaissance des droits nationaux de celui-ci, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il exige que le gouvernement français :
Expédie sans délai une aide humanitaire massive aux Gazaouis, contribuant ainsi à briser le blocus criminel mis en œuvre par le gouvernement Netanyahou,
Porte dans les institutions européennes l’exigence de sanctions, de la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et mette fin à toute forme de coopération militaire,
Reconnaisse immédiatement l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale,
Agisse pour la libération des otages israéliens et la libération des prisonniers politiques palestiniens dont celle de Marwan Barghouti,
Agisse pour le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation,
Prenne aux Nations unies, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, toutes les initiatives propres à isoler totalement l’alliance Trump-Netanyahou.
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