Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:45
Conférence de Jean-Luc Olivier sur les médicaments et le pillage de la Sécurité sociale par l'industrie pharmaceutique (Ouest-France, 13 octobre 2025)
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:42
Devant la Knesset, Donald Trump célèbre sa « Pax Americana » (Pierre Barbancey, L'Humanité, 13 octobre 2025)
Devant la Knesset, Donald Trump célèbre sa « Pax Americana »

Le président des États-Unis s’est exprimé devant la Knesset puis s’est rendu en Égypte au sommet de Charm el-Cheikh. Plus que jamais il veut imposer les conditions de son plan de paix en y associant les pays arabes. En omettant l’occupation israélienne ou la possibilité d’un État de Palestine.

Pierre Barbancey, L'Humanité, 13 octobre 2025

En s’adressant aux députés israéliens depuis la tribune de la Knesset, ce 13 octobre, Donald Trump a été on ne peut plus clair quant à ses volontés politiques. Sa présence même dans cette enceinte, alors que les échanges de captifs israéliens et palestiniens se produisaient au même moment, ne doit rien au hasard. Le président des États-Unis est venu réaffirmer sa volonté de faire de son pays le leader incontesté du Moyen-Orient.

Se tournant vers le premier ministre israélien, il a lancé : « Je tiens simplement à te féliciter d’avoir eu le courage de dire : ”Ça y est, nous avons gagné, profitons maintenant de la vie.” » L’indécence faite homme quand on songe que Netanyahou est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) et surtout si l’on pense aux 67 800 morts palestiniens officiellement recensés, un chiffre sous-estimé au vu de l’état de destruction de la bande de Gaza après deux ans de guerre.

Ce qui n’a pas empêché Netanyahou d’affirmer : « Nous avons payé un lourd tribut à cette guerre, mais nos ennemis comprennent désormais la puissance et la détermination d’Israël. » Lui est à la fois indécent et cynique. La puissance d’Israël, que personne ne conteste, provient avant tout de l’aide militaire des États-Unis.

Trump en héros à la Knesset

Le chef du gouvernement israélien le dit lui-même en se félicitant : « Aujourd’hui, grâce à l’aide indispensable, déterminée et ciblée, au soutien indéfectible du président Trump et de son équipe, et grâce au sacrifice et au courage incroyables des soldats israéliens, nous tenons cette promesse » de retour des Israéliens enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023.

Le même Trump a d’ailleurs expliqué devant la Knesset, comme on raconte une bonne blague dans un saloon, que « Bibi » n’arrêtait pas de lui demander des armes, de façon précise. « Je ne savais même pas de quoi il parlait », a-t-il lancé l’air goguenard.

 

 

Ces voix que la Knesset refuse d’entendre

S’il s’était vu décerner le prix Nobel de la paix, Donald Trump aurait certainement prononcé le même discours. Devant la Knesset, le Parlement israélien, le président des États-Unis a une nouvelle fois salué la « paix éternelle » au Proche-Orient. Une grande idée manquait toutefois : celle de la création d’un futur État palestinien. Cela n’a pas échappé au député communiste Ayman Odeh, ni au député de l’alliance judéo-arabe Hadash, Ofer Cassif.

Tous deux ont brandi une feuille sur laquelle était écrit : « Reconnaissez la Palestine ! » En quelques secondes, ils ont été expulsés de la Knesset. « Une véritable paix qui sauvera les deux peuples de la destruction ne viendra qu’avec la fin de l’occupation et de l’apartheid et l’établissement d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Refusez d’être des conquérants ! » a exhorté Ofer Cassif quelques minutes plus tard sur son compte X.

On peut dire que Trump est en train de parvenir à ses fins alors que depuis plusieurs semaines, sous la pression des peuples du monde entier qui manifestaient en masse, il se trouvait de plus en plus acculé. Il est néanmoins parvenu à desserrer l’étau en présentant, le 29 septembre, un plan en 20 points concocté avec son ami Netanyahou.

« Dans un acte sans précédent, la quasi-totalité de la région a approuvé le plan prévoyant la démilitarisation immédiate de Gaza, le désarmement du Hamas et la fin des menaces pesant sur la sécurité d’Israël », s’est ainsi félicité Trump, sous les applaudissements de la Knesset.

Il a immédiatement poursuivi : « Il est temps de transformer ces victoires contre les terroristes sur le champ de bataille en une récompense ultime : la paix et la prospérité pour tout le Moyen-Orient. Il est temps que vous puissiez récolter les fruits de votre travail. »

La « normalisation » du Moyen-Orient en ligne de mire

Ce « travail », comme il l’appelle, c’est évidemment la « normalisation » du Moyen-Orient. La région entière doit devenir une base stable pour les juteux profits et les intérêts de la première puissance économique mondiale, talonnée par l’adversaire désigné, la Chine. Dans ce nouvel environnement, les Palestiniens ne comptent pas ou très peu.

Pour être sûr de la marginalisation de ce peuple dans les faits, Trump a choisi de donner une place plus importante aux pays arabes. Il veut, in fine, obtenir l’établissement de relations officielles entre l’Arabie saoudite et Israël. Mais, pour l’heure, Riyad y met une condition qui ne se trouve pas dans les intentions de Trump ni de Netanyahou : la création – et donc la reconnaissance – d’un État de Palestine.

Le sommet qui s’est tenu, ce 13 octobre, dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh ne visait pas à résoudre cette question mais à associer les pays arabes et plus largement la « communauté internationale » à la sécurisation (au sens israélien du terme) de la bande de Gaza. Pour ce faire, il est envisagé de mettre en place une force de stabilisation qui pourrait être composée de contingents venus du Qatar, de l’Égypte mais aussi de la Turquie. Ankara est définitivement entré dans le jeu par la volonté de Donald Trump.

Une façon de contrecarrer la domination saoudienne parmi les populations sunnites. Au passage, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a pas été avare et a remercié son homologue états-unien de l’avoir reçu à la Maison-Blanche, le faisant entrer dans ce qu’il pense être la cour des grands : la compagnie nationale Turkish Airlines a annoncé qu’elle achetait une cinquantaine d’avions Boeing, ce qui n’était absolument pas prévu.

À ce sommet de Charm el-Cheikh, auquel, à l’origine, Israël n’était pas convié (Trump a demandé à Netanyahou de venir en arrivant en Israël, mais celui-ci a décliné l’invitation en prétextant une fête religieuse), les États-Unis entendaient bien faire une fois de plus la démonstration de leur puissance. « Ce serait formidable si nous pouvions conclure un accord de paix avec l’Iran », avait-il déclaré le matin à la Knesset.

« Je pense qu’ils le souhaitent, je pense qu’ils sont fatigués… Ils veulent survivre. La dernière chose qu’ils souhaitent, c’est de recommencer à creuser des trous dans des montagnes qui viennent d’être explosées. » Ajoutant avec son tact habituel : « De l’avis de tous (…) ils ont pris un gros coup, non ? » La Syrie, maintenant dirigée par un ancien djihadiste, Ahmed Al Charaa, a déjà fait amende honorable auprès de Washington et se dit prête à des pourparlers avec Israël.

Le nouveau président libanais, Joseph Aoun, estime, lui, qu’il est maintenant « nécessaire de négocier » avec Tel-Aviv. Les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc ont déjà normalisé leurs relations avec Israël. L’Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, n’y est pas hostile.

À Gaza, les Palestiniens tentent maintenant de reconstruire leur vie à défaut de leurs maisons. Certes, le cessez-le-feu est en place mais pour combien de temps ? La deuxième phase du plan Trump prévoyait un retrait partiel de ce territoire mais il apparaît que Netanyahou n’y est pas disposé.

Se pose également la question du désarmement du Hamas et de la gestion de la bande de Gaza. Donald Trump n’a pas évoqué l’occupation israélienne ni l’avenir de la Cisjordanie ni même l’autodétermination du peuple palestinien. Ce dernier se retrouve plus que jamais seul.

Devant la Knesset, Donald Trump célèbre sa « Pax Americana » (Pierre Barbancey, L'Humanité, 13 octobre 2025)

Quel courage! DEUX DÉPUTÉS COMMUNISTES ISRAELIENS INTERROMPENT LE DISCOURS DE DONALD TRUMP A LA KNESSET
En plein discours à la Knesset, le parlement israélien, le président américain Donald Trump a été interrompu par des slogans de deux députés du parti communiste "Hadash", Ofer Cassif et Ayman Odeh

Les deux hommes ont été expulsés après avoir brandi des pancartes sur lesquelles était écrit : "Reconnaissez la Palestine".

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:39
Photo du Conseil National du PCF du 11 octobre 2025 à l'Institut d'études stratégiques par Jean-Noël Aqua

Photo du Conseil National du PCF du 11 octobre 2025 à l'Institut d'études stratégiques par Jean-Noël Aqua

Intervention de Ismaël Dupont (Finistère) dans le débat sur la possibilité d'une dissolution et de législatives anticipées: pour l'unité à gauche 
 
La situation politique d'apparence chaotique est au fond assez claire. Macron minoritaire et plus que jamais méprisant de la République, est toujours droit dans ses bottes et toujours aussi tordu. Un comportement qui s'explique par sa soumission à l'agenda du Capital. Macron, les intérêts qu'il sert, le Capital, s'accommodent aujourd'hui d'une arrivée au pouvoir de l'extrême-droite et préfèrent ça à une autre politique économique et sociale. 
 
Dans cette situation, la responsabilité du PCF est d'œuvrer à l'unité de l'électorat de gauche et des classes populaires pour ouvrir une perspective de progrès humain et social, pour combattre l'exploitation capitaliste et conjurer la menace fasciste, la prise de pouvoir d'une extrême-droite raciste, autoritaire, pro-capitaliste qui trouverait dans les institutions de la Ve République des outils formidables pour gouverner de manière antidémocratique, Stéphane Peu l'a souligné. 
 
Il est plus facile de mobiliser l'électorat populaire sur des enjeux de classe avec l'unité de la gauche. 
 
Soyons unitaires. Jouons notre basket face à la menace de l'extrême-droite que nous avons toujours combattue. C'est comme ça qu'on sera fort comme parti militant, en phase avec le mouvement social et syndical, la jeunesse engagée à gauche. 
 
Il y a la vague brune, correspondant à un mouvement international et européen appuyé sur l'offensive de milliardaires comme Bolloré, Sterin et les autres contre la démocratie, les conquis sociaux.
 
Il y a aussi l'enjeu de la lutte contre les inégalités, la pauvreté et la désespérance sociale qui alimentent le vote d'extrême-droite. Gabriel Zucman dans sa réponse à Bernard Arnault rappelle qu'en 1996, quand j'ai commencé à militer, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes en France était de 80 milliards d'euros, représentant 6,4 % du PIB. En 2024 ce patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises a atteint 1228 milliards d'euros, soit 42 % du PIB... 28 ans plus tard. 
La fondation Jean Jaurès a publié également dernièrement une étude montrant qu'en 20 ans, le patrimoine et la richesse des 10% de français les plus riches avaient été augmentés de 91%, ceux des 10% de français les plus pauvres avaient baissé de 54%, en euros constant, tandis que les 500 plus grandes fortunes françaises avaient vu leur richesse multipliée par 14. 
C'est la réalité d'une bascule de plus en plus oligarchique et inégalitaire du monde et de la société française accentuée par des décennies de politique néo libérale. 
 
Dans cette situation nous nous devons de participer à créer une perspective de transformation sociale. Sans quoi notre pays ira vers le pire. 
On ne peut pas acter tout simplement le fait accompli de la division à gauche. C'est l'autoroute pour la prise du pouvoir du RN, ou d'une coalition RN-LR que les consignes de vote et l'acte politique fort de Retailleau dans la législative partielle du Tarn (pas une voix pour la gauche, le PS, face au RN) rendent tout à fait plausible. Travailler sur le moyen et long terme, c'est penser nos gestes politiques dans la perspective de la résistance au fascisme, à l'extrême-droite, fortifier notre lien à la jeunesse, au mouvement populaire qui résiste à cette vague brune et envisage les contours d'une autre société. 
 
On ne peut pas renoncer au rassemblement de la gauche, de toute la gauche, sans exclusive, ni alimenter le mythe de deux gauches irréconciliables. On a actuellement 190 députés de gauche, 1/3 de l'assemblée nationale, grâce au sursaut de participation populaire de juin et juillet 2024 manifestant une résistance d'une partie de notre pays à l'idée d'un gouvernement d'extrême-droite, mais aussi le pouvoir mobilisateur du rassemblement des forces de gauche, syndicales et associatives, du front populaire, et d'un programme de rupture qui, même perfectible et devant être précisé, portait des marqueurs forts. 
 
Qui peut croire que la division à gauche sur des élections législatives anticipées en cas de dissolution nous mettrait en dynamique pour les municipales, pour les présidentielles?
 
S'il devait ne pas y avoir d'accord global entre partis ayant constitué le nouveau front populaire en 2024 je suis pour qu'on ne présente pas de candidats contre les députés de gauche en place, quelque soit leur couleur et leur parti à gauche, et évidemment qu'on présente des candidatures uniques et communes de la gauche partout où l'extrême droite a gagné ces circonscriptions ou peut les gagner. Il faut de mon point de vue éviter au maximum l'éclatement des candidatures à gauche si dissolution de l'Assemblée nationale. Je suis inquiet sur notre capacité à conserver un groupe communiste et à résister à la vague brune si on reste au périmètre d'accords départementaux et nationaux restreints à une partie de la gauche, sans la FI. 
 
Ce qui a fait la force du NFP en juin et juillet 2024 c'est son articulation aux aspirations majoritaires du peuple de gauche, l'espoir de la perspective majoritaire qu'il créait, un programme commun donnant un contenu à l'idée d'un gouvernement et d'une législature commune.
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:35
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite - Gaël de Santis - L'Humanité  - 12 octobre 2025
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite

Ce samedi, lors du conseil national du PCF, les discussions ont porté sur la meilleure stratégie pour conquérir le plus de circonscriptions pour la gauche. La majorité souhaite choisir, à partir des réalités locales et en lien avec les luttes, les candidatures de gauche les mieux à même de battre la droite et l’extrême droite. Certains dirigeants regrettent que leur parti ne joue pas le rôle de « trait d’union » entre les forces du Nouveau front populaire.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:32
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou -  le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou
Incarcéré depuis vingt-trois ans, il ne figure pas sur la liste des prisonniers qui doivent être libérés, malgré la demande du Hamas. Tel-Aviv ne veut pas qu’un dirigeant intègre et respecté, défenseur de la solution à deux États, reprenne la résistance pacifique contre l’occupation.
 
P le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
 
Enfermé depuis vingt-trois ans, transféré à plusieurs reprises et placé à l’isolement depuis le 7 octobre 2023, Marwan Barghouti, 66 ans, ne fait pas partie de l’échange de prisonniers qui doit commencer lundi 13 octobre. Le Hamas l’avait pourtant placé parmi les six détenus palestiniens dont il souhaitait la libération prioritairement. Israël, une fois de plus, s’y est refusé.
Marwan Barghouti fait trembler Benyamin Netanyahou et ses sbires d’extrême droite, Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir. Ce dernier est même allé jusqu’à se rendre dans la cellule du dirigeant palestinien pour vociférer : « Vous ne nous vaincrez pas. » Comme si ce ministre fasciste voulait conjurer le sort en tentant de l’humilier. Une « atteinte à la dignité », avait même dénoncé le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Un « homme de paix »
Secrétaire général du Fatah en Cisjordanie, arrêté en avril 2002, Marwan Barghouti a été condamné en 2004 à cinq peines de prison à perpétuité par un tribunal qu’il a jugé illégitime. C’est un « homme de paix » à qui Israël intente un « procès politique », assurait Gisèle Halimi qui, avec un autre avocat français, Daniel Voguet, avait accepté de le conseiller. « Il est absolument convaincu de la nécessité de dialoguer et de mettre fin à l’occupation et de créer deux États libres (israélien et palestinien), l’un à côté de l’autre », rappelait-elle alors.
En janvier 2024, l’ancien chef du Shin Bet (les services de renseignement israéliens), Ami Ayalon, expliquait que, dans le cadre d’un accord global, il fallait « libérer Marwan Barghouti. Parce que Marwan est le seul dirigeant palestinien qui peut être élu et diriger un leadership palestinien uni et légitime vers une voie de séparation mutuellement consentie avec Israël ». Figure incontestée et toujours populaire, connu pour sa probité alors que d’autres au sein de l’Autorité palestinienne (AP) sont détestés pour leur corruption, Barghouti s’est toujours prononcé pour la résistance dans les territoires occupés et contre toute attaque de civils en Israël, et prône une solution à deux États.
Pour Netanyahou, il est d’autant moins question de laisser sortir ce dirigeant que Marwan Barghouti est également à l’origine de ce qu’on appelle le « document des prisonniers ». Un texte qui prônait déjà l’unité palestinienne et l’entrée du Hamas et du djihad islamique au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Une question devenue centrale aujourd’hui pour le renouveau du mouvement de libération nationale, mal en point.
Tous les sondages réalisés montrent qu’en cas d’élection présidentielle, Marwan Barghouti sortirait grand vainqueur. On comprend mieux les réticences israéliennes. En cas de libération, il reprendrait le flambeau de la lutte contre l’occupation et redonnerait confiance aux Palestiniens en eux-mêmes pour les entraîner dans une résistance pacifique. Après vingt-trois années d’emprisonnement, Marwan Barghouti fait toujours peur à Tel-Aviv.
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 17:18
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Ce matin à la cité Caventou à Landerneau, la cellule PCF de Landerneau a organisé une vente solidaire :
60 kg de pommes de terre 🥔
50 kg d'oignons 🧅
25 kg d'échalotes 🧄
15 salades iceberg 🥗
25 kg de tomates 🍅
25 kg de carottes 🥕
8 bottes de poireaux 🥬
5 choux rouge
3 céleris
90 oeufs plein air 🥚
Tout vendu entre 1 euros et 1,5 euros le kilo, en provenance directe des producteurs.
Parce que pour nous le pouvoir d'achat et la vie digne sont des priorités.
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:32
Résolution adoptée par le Conseil National du PCF ce samedi 11 octobre 2025
Résolution du Conseil national du PCF – Face au mépris du Président de la République, construisons l’alternative du progrès et de la paix !
La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon illustre le refus d’Emmanuel Macron de changer de cap. Son gouvernement persiste dans une politique au service du capital, alors que 12 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et que les 500 plus grandes fortunes détiennent 1 128 milliards d’euros.
Le PCF dénonce ce déni démocratique et appelle à une mobilisation large du monde du travail, de la jeunesse et des forces citoyennes pour construire une alternative politique au service du peuple et de la Nation.
Nous affirmons la nécessité d’un changement profond, autour de mesures de progrès et de justice sociale :
✅ Augmentation des salaires et égalité professionnelle femmes-hommes
✅ Abrogation de la réforme des retraites
✅ Taxation des hauts revenus et du capital, critères sociaux et écologiques pour les aides publiques
✅ Fonds de 100 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et les services publics
Le temps est venu de redonner au peuple le pouvoir sur l’argent, la production et la République. Ensemble, faisons grandir l’alternative pour le progrès et la paix !
Face au méprisant de la République, construisons l’alternative pour le progrès et la paix
Publié le 11 octobre 2025

Le Président de la République a décidé de renommer Premier Ministre Sébastien Lecornu, Premier Ministre démissionnaire, avec un mandat clair : faire adopter un budget 2026 conforme à sa politique.

Alors que sa politique a été battue aux dernières élections législatives, cette décision est un nouveau déni démocratique d’une exceptionnelle gravité.

Face à cette provocation, les communistes partagent l’inquiétude, la colère et la lassitude de nos concitoyennes et concitoyens devant les manœuvres politiciennes qui ne répondent pas à leurs immenses attentes sociales et démocratiques.

Nous refusons les mesures de régression sociale issues du précédent projet de budget et les mesures qui privent de moyens le service public, les associations et les collectivités locales et plongent le pays dans la crise tout en confortant les profits du capital. Et nous ne nous contentons pas de demi-mesures sur les retraites sans que le Parlement n’ait réellement la main pour abroger la réforme.

Alors que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1128 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017, c’est à nous, aux salarié·es, aux privé·es d’emploi, aux rétraité·es, aux jeunes, que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République, contre la démocratie, qui appelle les citoyennes et les citoyens, les salarié·es à prendre le pouvoir sur l’argent et la production.

Cette offensive s’inscrit dans une crise systémique du capitalisme à l’échelle mondiale.

Les grandes puissances économiques et financières ont recours à la guerre économique, politique et militaire pour conquérir les marchés, les ressources, les zones d’influences et maintenir le taux de profit.

Face à cette impasse historique, les classes dominantes choisissent la voie dangereuse du repli nationaliste, de l’extrême droite et s’apprêtent à faire payer aux peuples les guerres impérialistes. Ce mouvement n’épargne aucun continent.

Dans cet affrontement de classe violent, le travail est à nouveau massivement réduit à une fonction de subsistance. Pour la grande majorité de nos concitoyens, travailler ne signifie plus s’émanciper, mais simplement survivre et se nourrir.

Notre pays vit une très grave crise sociale.

12 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et des dizaines de milliers d’emplois sont à ce jour encore menacés de plans de licenciements. Plus de 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 2,9 millions en attente d’un logement social.

Dans cette situation, nous appelons d’abord et avant tout à amplifier la mobilisation sociale avec les organisations syndicales pour résister à la politique menée et gagner par la lutte des avancées pour le monde du travail.

Nous continuerons de nous battre pour obtenir des victoires, nous censurerons le Premier Ministre nommé et nous nous tenons prêts à un retour aux urnes.

Conscients de la menace inédite de l’extrême droite et de la droite extrémisée qui se rapprochent dangereusement, conscients du basculement d’une partie conséquente du grand patronat qui a choisi l’extrême-droite comme personnel politique nous lançons un appel aux travailleurs et aux travailleuses, aux forces syndicales et associatives et aux forces de gauche pour résister et construire l’alternative politique.

Nous voulons un changement de politique pour le progrès et la paix.

Avec la nomination pour la seconde fois de Sébastien Lecornu, le signal envoyé à nos concitoyennes et concitoyens est clair : le Président de la République veut encore et toujours garder la main pour que rien ne change.

Nous, les communistes, affirmons au contraire depuis des mois l’urgence d’un changement de politique pour le progrès et la paix.

Oui, nous voulons plus que tout que la vie change pour chacune et chacun : la fin de la vie chère, un travail qui a du sens et bien rémunéré pour une vie digne, une sécurité d’emploi et de formation pour toutes et tous, une meilleure sécurité sociale, l’accès à des services publics de qualité, une transformation écologique des productions et de la consommation.

Il faut développer le pays, donc accroître les dépenses publiques utiles et changer profondément le comportement des entreprises et des banques. Pour cela il faut conjuguer justice et efficacité, en commençant à combattre la logique du capital.

C’est pourquoi, nous proposons tout de suite de mettre à l’ordre du jour :

  • L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Une semaine d’action des communistes sera organisée sur cet enjeu des 211 milliards d’euros d’aides publiques.
  • Un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026 pour l'investissement, l'emploi et la formation dans l'industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron est le premier responsable de la situation de blocage du pays.

Depuis un an, malgré la défaite de ses soutiens aux élections législatives de 2024, c’est lui qui avec l’appui du socle commun a décidé de refuser tout changement de cap politique.

Il a dit non à la nomination d’un Premier Ministre de gauche, non à l’abrogation de la réforme des retraites, non à l’augmentation des salaires et des pensions, non à la taxation des plus riches et du capital, non à la transformation des aides publiques aux entreprises, non au développement des services publics et à un réel débat sur leur financement.

Il mène un combat de classe acharné et agit de concert avec le MEDEF dans une offensive sans précédent pour les profits et contre l’emploi, les salaires, la sécurité sociale, la transition écologique.   

Comme l’immense majorité des Françaises et des Français, nous constatons qu'Emmanuel Macron a perdu toute légitimité populaire à la tête de l'État.

Le présidentialisme de la Ve République est à genou. Elle a montré toutes ses limites et ses dangers que les communistes avaient déjà pointé lors du référendum de 1962.

C’est pourquoi nous appelons à redonner le pouvoir au peuple et à ses élu·es, au Parlement.

Mais cela ne suffira pas à gagner un changement de politique.

L’acharnement du Président de la République trouve sa source dans la demande des multinationales d’un pouvoir tout entier à leur service, concentré dans les mains d’un seul homme. C’est la boussole qui le guide depuis son élection : les marchés et les profits plutôt que l’humain, le capital plutôt que le travail.

L’heure est à la justice fiscale et à réorienter l’argent de l’Etat, des banques et des entreprises qui vient nourrir les profits et appuyer les délocalisations, vers l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics, les salaires, la transition écologique.

L’heure est à prendre le pouvoir au Président, aux ultra-riches et aux grands actionnaires des multinationales, en exigeant davantage de pouvoirs pour les citoyennes et des citoyens, de pouvoirs pour la représentation nationale, de pouvoirs pour les salarié·es dans les entreprises.  

Ensemble, nous voulons une refonte de nos institutions et de notre démocratie sociale pour une nouvelle République et une nouvelle constitution ouvrant de nouveaux pouvoirs aux travailleurs et travailleuses, aux élu·es locaux, à la représentation nationale. Ces changements majeurs nécessiteront la mise en place d’une assemblée constituante.

Nous lançons un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite.

Depuis début septembre, à l’appel de l’intersyndicale, des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent à nouveau pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Et aujourd’hui, c’est au tour du mouvement associatif d’être mobilisé pour obtenir des moyens financiers qui permettent aux associations de poursuivre leur action d’intérêt général pour le pays.

Ces mobilisations sont essentielles pour gagner des avancées. C’est pourquoi le PCF soutiendra toutes les initiatives syndicales et associatives qui réclament la fin de l’austérité et la justice sociale et fiscale.

Le Rassemblement national et ses alliés, absents de ces mobilisations, en opposition aux mesures de justice et aux libertés syndicales et associatives, en faveur d’une baisse des dépenses publiques et d’une priorité au remboursement de la dette, ne sont en rien une alternative. S’ils parvenaient au pouvoir, ils continueraient de servir le capital et aggraveraient les fractures du pays par leur projet xénophobe et raciste. 

Fidèles à leur histoire, les communistes sont déterminés à mettre en échec l’extrême droite et la droite extrémisée qui court derrière ses idées de haine.

En cas de dissolution, les communistes appellent à créer toutes les conditions pour battre ces forces et faire élire le plus grand nombre de député·es de gauche et écologistes. Nous appelons à accélérer le travail engagé pour construire dans toutes les circonscriptions les meilleures candidatures à partir des réalités locales pour l’emporter.

Le PCF doit également se renforcer à l’Assemblée nationale avec un groupe plus important et dans toute la France avec une meilleure représentation. dans l’ensemble des départements.

Nous appelons aussi les citoyen·nes et l’ensemble des forces de gauche et écologistes à faire des prochaines élections municipales un levier pour protéger les habitant·es et développer les services publics locaux. Ces deux rendez-vous sont déterminants. Nous voulons gagner les élections législatives et les élections municipales.

Forts de ces objectifs, les communistes sont pleinement mobilisés pour faire gagner demain les forces du travail, de la création, de la jeunesse et ouvrir de nouveaux Jours heureux pour la France.

Paris, le 11 octobre 2025.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 9 octobre 2025 - Bracage à la française

Imbroglio dans la nomination du gouvernement, crise institutionnelle et de régime, déflagration du macronisme avec un président de la République lâché par les siens à commencer par ses anciens premiers ministres…

Le président de la République se sera obstiné, jusqu’au naufrage, à se recroqueviller sur son camp politique plutôt que donner les clefs de Matignon à la gauche unie, arrivée en tête avec 193 sièges, en juin 2024 sous la bannière commune du Nouveau Front populaire. Un hold-up démocratique. Le budget est, au fond, comme le sparadrap du capitaine Haddock ou plutôt le mur sur lequel le bloc central se sera cassé les dents.

L’argent existe pourtant ! Et fait l’objet d’un hold-up fiscal, cette fois, comme le montre le livre Le Grand Détournement. Comment les milliardaires et les multinationales captent l’argent de l’État1. Pendant que les premiers de cordée suaient sang et eau, l’ouvrage révèle un bond de 86 % de la fortune des milliardaires, lors du Covid.

Il met en exergue l’aide publique aux entreprises passée de 30 milliards par an, au début des années 1990, à 270 milliards aujourd’hui. Si vous y ajoutez à cela, les cotisations patronales passées de 45 % en 1993 à 6,9 % en 2024 et bien le « travailleur français devient fou », pour paraphraser Jacques Chirac. Pas à cause des immigrés, mais des grandes fortunes et de leurs relais politiques.

Pendant cette vacance du pouvoir, les élus locaux tiennent la barque. Ils sont des artisans du quotidien, des porteurs de solution et d’innovation publique. Dans la ruralité, ils soutiennent à bout de bras l’action publique avec des difficultés décuplées et des moyens inversement proportionnels.

Ils portent 60 % de l’investissement public et font vivre le tissu économique local. Ils dressent, pour les plus progressistes, un bouclier social contre les inégalités et permettent le droit à la culture, au sport, à la solidarité et à l’émancipation.

Dans cette bérézina macroniste avec un Rassemblement national aux aguets, ils sont souvent portés par des majorités locales qui ont trouvé la recette de l’unité de la gauche sur la base de politiques publiques d’intérêt général. Ils font front contre cette absence de budget de l’État qui suscite l’inquiétude et obstrue toute vision d’avenir pour les collectivités.

À moins que, à moins que… un premier ministre de gauche arrive enfin à Matignon pour faire cesser ce braquage à la française qu’est une hémiplégie du pouvoir sur l’assistanat des plus riches !

Philippe Rio, maire communiste de Grigny, président de la coopérative des élus communistes et républicains

Chroniqueur dans "L'Humanité"

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Mardi de l'éducation populaire: le 14 octobre, conférence-débat sur les médicaments: de l'innovation au pillage de la sécurité sociale par l'industrie pharmaceutiques - Par Jean-Luc Olivier

[MARDIS DE L'ÉDUCATION POPULAIRE]

Une nouvelle proposition de conférence sur un sujet crucial qui nous concerne toutes et tous.

Venez nombreux et accompagnés, c'est gratuit !

#médicaments #sécuritésociale

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:24
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011