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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 14:35
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! » - Tribune dans L'Humanité
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! »

Tribune

150 personnes, maires, parlementaires, syndicalistes, artistes apportent leur soutien à la ferme Hakoritna, exploitation agricole palestinienne, menacée de destruction par la colonisation de la Cisjordanie. 

Le 7 août dernier, les forces d’occupation israéliennes ont ordonné la destruction de la ferme Hakoritna, située dans la ville de Tulkarem, en Cisjordanie. La famille Taneeb, propriétaire des lieux depuis près de 70 ans, a découvert des documents placardés sur les serres et les bâtiments de l’exploitation familiale, ordonnant sa démolition sous 20 jours, pour des raisons de « sécurité ».

Le prétendu risque sécuritaire vient en réalité de la proximité de la ferme avec le « mur de la honte » qui traverse la Cisjordanie. Construit illégalement en 2003 (un avis consultatif de la Cour internationale de Justice, rendu en juillet 2004, déclare que la construction du mur viole le droit international), ce mur a coupé en deux le terrain des Taneeb, qui est passé de 6 hectares à 3 hectares. La ferme Hakoritna ne représente aucun danger : il n’y pousse que des tomates, des concombres et d’autres produits destinés à nourrir la population.

Ce n’est pas la première fois que cette ferme est dans le viseur de l’occupant israélien. Elle a subi pas moins de 5 attaques majeures entre 1999 et 2025. Ces attaques ont notamment entraîné l’incendie d’une partie des cultures, la destruction des systèmes d’irrigation et des routes d’accès par des bulldozers, ainsi que des tirs à balles réelles contre les agriculteurs.

Cette violence n’est pas anecdotique. Depuis plusieurs années, Fayez Taneeb accueille des voyageurs venus d’horizons divers et voyage à travers le monde pour parler de souveraineté alimentaire.

La défense de la souveraineté alimentaire du peuple palestinien est, pour ce maraîcher militant, le combat de toute une vie.

 

Ces menaces de destruction interviennent dans un contexte où la colonisation en Cisjordanie s’intensifie et devient de plus en plus violente. Les membres de la famille Taneeb sont inquiets, mais ils n’abandonnent pas et ont prévu d’aller en justice pour défendre leurs droits. Néanmoins, ils n’ont aucune confiance dans une justice chapeautée par un gouvernement d’extrême droite, qui a toujours été un fervent soutien des colons et de la colonisation illégale. Fayez, sa femme et ses fils ont mis toute leur vie dans cette exploitation agricole, et c’est pourquoi ils en appellent à la solidarité internationale.

En réunissant un maximum de signatures, nous contribuerons à faire connaître le combat pacifiste, juste et nécessaire des Taneeb, et Israël ne pourra pas agir en toute impunité dans l’indifférence générale.

Les premiers signataires

ACCOMIATO Marie, retraitée.

ALACHMI Lise, citoyenne.

ALARIS Nicolas, conseiller municipal de la ville de Sartène.

ALESANDRI Jean, enseignant.

ALESANDRI Juliette, enseignante.

ALEZARD Lysiane, militante communiste.

ALFONSI Jean-Baptiste, citoyen.

AMIDEI Jean-Louis, retraité.

BACCHI Jérémy, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône.

BASTELICA Etienne, conseiller municipal de la ville d’Ajaccio.

BASTELICA Sacha, porte-parole de Via Citadina.

BATTESTI Léo, chef d’entreprise.

BELL LLOCH Pierre, Maire de Vitry-sur-Seine.

BENARD Edouard, député PCF de Seine-Maritime.

BESSON Killian, journaliste sportif.

BIANCHI Dume, militant nationaliste corse.

BIDARD Hélène, adjointe PCF à la Maire de Paris en charge de l’égalité femmes hommes, de la jeunesse et  de l’éducation populaire, membre du secrétariat politique d’European Left.

BLANCHET Véronique, élue à Pont-l’Abbé.

BLANDIOT-FARIDE Charlotte, maire de Mitry Mory, présidente de l’AJPF.

BOURGEOIS Davia, présentatrice TV.

BROSSAT IAN, sénateur de Paris, porte-parole du PCF.

CAILLAUD CROIZAT Pierre, petit-fils d’Ambroise Croizat.

CARN Martine, conseillère municipale PCF à Plougonven.

CARUANA Christelle, coordinatrice du mouvement Debout! en Corse.

CASAMARTA Jacques, militant associatif à Per a Pace.

CERMOLACCE Audrey, adjointe au maire de Septèmes-les-Vallons.

CERVANTES Jean-Christophe, maire adjoint de Clermont-Ferrand et conseiller métropolitain de Clermont Auvergne Métropole.

CINEUX Cyril, adjoint au maire de Clermont-Ferrand et vice-président de Clermont Auvergne Métropole.

Cukierman CUKIERMAN Cécile, sénatrice de la Loire, présidente du groupe Communiste, Républicain, Communiste et Écologiste – Kanaky (CRCE – K) au Sénat.

BETTI Michelle, fonctionnaire territoriale.

CANNATA Mario, retraité de l’Education Nationale.

CASANOVA Yannick, cinéaste.

CHASSAGNE Henri, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Val-de-Marne.

CHIOCCA Michèle, enseignante.

CHIOCCA LARNAUD Paul, infirmier.

CHOUET Julien, secrétaire départemental du PCF de Dordogne.

CHOURY Isaline, présidente des “Ami·e·s de Danielle Casanova – Histoire et mémoire”.

COMBIS Caroline, attachée presse.

CORFMAT Christine, élue à Loctudy.  CYPEL Sylvain, journaliste.

DAVI Hendrik, député EcoS des Bouches-du-Rhône.

DEJEAN Jean-Frédéric, secrétaire de la section PCF d’Arles, conseiller municipal de la ville d’Arles.

DELACROIX Simon / THE TOXIC AVENGER, musicien.

DELAPORTE Arthur, porte-parole des Socialistes à l’Assemblée Nationale.

DELAVALLE Pierre-Jean, auteur.

DEMAILLY Serge, retraité.

DEMARCHI Nina, citoyenne.

DEMICHEL Francine, présidente d’honneur de la LDH de Corse.

DEMOLDER Michel, maire de Pont Péan.

DE RAUGLAUDRE Timothée, journaliste et auteur.

DUPONT Ismaël, conseiller départemental du Finistère, élu municipal PCF de la ville de Morlaix.

DURASTANTI Anne, trésorière de l’association Corsica Palestina.

DURASTANTI Christiane, professeure retraitée.

EL BAKKALI Samir, conseiller municipal à Clermont Ferrand et métropolitain à Clermont Auvergne Métropole.

LAFAYE Elsa, conseillère municipale PCF à Fougère.

FAURE Christine, conseillère municipale de Cournon et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

FROUIN Camille, créatrice de contenu.

GALEAZZI Martine, citoyenne.

GALLAIS Magali, maire adjointe de Clermont-Ferrand et conseillère métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

GAMBACHE Patrick, premier adjoint PCF au maire de Morlaix.

GIUDICELLI Jean-Pierre, retraité.

GOMES Barbara, conseillère déléguée de Paris à la protection des locataires porte-parole du PCF.

GORI Serge, retraité.

GOUDY Léo, militant communiste.

GOVI-MATTEI Pitrina, militante pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

GRELAUD Gladys, conseillère régionale de Bretagne (PCF).

GUITARD Alice, militante PCF, adjointe au maire du 4eme arrondissement de Lyon  HERBIN Gwenn, co-secrétaire fédérale du PCF de Maurienne.

HERE Jacqueline, maire adjointe de quartier à Brest, conseillère départementale PCF du Finistère.

HUON Joëlle maire de Plouigneau (PS) et Conseillère départementale du Finistère

JASSERAND Bernard, maire adjoint PCF de Quimper.

JEGOU Alain, militant comuniste.

KARAGOZ Schahin, secrétaire de la section PCF d’Orléans.

KOUKAS Nicolas, conseiller municipal de la ville d’Arles.

LABRO DELLION Alice, journaliste.

LAINE Camille, secrétaire départementale du PCF de l’Aube.

LAKEHOUL Assan, secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France.

LALANDE Sabine, conseillère régionale Debout! des Pays de la Loire.

LANDRY Tom, rédacteur en chef du journal l’Avant-Garde.

LARNAUD Gilles, postier retraité.

LEANDRI Marjorie, travailleuse sociale.

LECA Martine, enseignante, militante LFI.

LECLERC Patrice, maire de la ville de Gennevilliers.

LE HUEC Guenola élue PCF à Lanester (Morbihan)

LEMAIRE Valentin, militant communiste.

LEOSTIC Claude, membre de l’AFPS.

LE NET Camille, orthophoniste.

LE PAPE Florian, élu ville de Marseille (9/10), responsable des questions de paix au PCF des Bouches-du-Rhône.

LEROY Marc-Antoine, secrétaire de la section PCF d’Ajaccio.

LOMBARD Clara, coordinatrice du groupe local parisien de Debout!

LORENZI Antoinette, journaliste honoraire.

LOVIGHI Catherine, cadre Activités Sociales de l’Énergie.

LOŸE Marie-Dominique, militante associative.

LUC Hélène, sénatrice honoraire, militante de l’AFPS.

LUCIANI Paul-Antoine, premier adjoint au maire d’Ajaccio de 2001 à 2014, président du groupe communiste à l’Assemblée de Corse de 1992 à 2004.

MAOUDJ Danièle, poète.

MARIANI Charles, retraité de la fonction publique.

MARTELLI Roger, historien, revue Regards.

MATTEI Simon-Pierre, concepteur de jeux, militant LFI.

MC MULLAN Michael, militant pour pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

MICHELETTI HUERTAS Ella, journaliste.

MIQUEL Pierre, secrétaire fédéral du PCF du Puy-de-Dôme, conseiller municipal de la ville de Clermont Ferrand.

MIZOULE Lucie, conseillère municipale à Clermont Ferrand et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

MONGIN Camille, secrétaire nationale de l’Union des Etudiants Communistes.

MOURY José, premier adjoint au maire de Bobigny.

MUSELLI COLONNA Pierre-Ange, salarié de La Poste, militant syndical et communiste.

NEJJARI Sofian, militant.

NORDEE Maxime, cadre retraité.

OLLANDINI Philippe, militant Inseme a Manca.

ORSONI Pierre Alexandre, photographe.

OTTAVIANO Béatrice, citoyenne.

OUZOULIAS Pierre, vice-président du sénat.

OZTORUN Ozer, secrétaire de la fédération PCF du Val de Marne.

PACCOU André, délégué corse et membre du comité national de la LDH.

PACCOU MATTEI Christine, membre du bureau de la LDH Corse.

PALDACCI Colomba, esthéticienne.

PECHON Jeanne, ancienne secrétaire nationale de l’UEC et coordinatrice nationale du MJCF.

PELETAN Marie-France, membre de Corsica Palestina.

PERRIN Jérémie, réalisateur.

PEU Stéphane, député PCF de Seine-Saint-Denis, président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale.

PICOT Julien, secrétaire de la section PCF de Nice.

PIETRI MINICONI Angelina, citoyenne.

PIERUCCI Joachim, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes de Haute-Corse.

QUERIC Catherine conseillère départementale du Morbihan (PCF) 

RAINERO Pierre, ancien conseiller régional de Bretagne et adjoint au maire de Quimper.

RAINERO Yvonne, conseillère municipale PCF à Quimper.

RANNOU Jacques, Maire délégué de Kernevel, commune associée à Rosporden, militant PCF.

RASHMAWI Nora, retraité, ancienne chef de cabinet de la mission de Palestine en France.

RAUD Lena, coordinatrice nationale du MJCF.

REID ARBELOT Mereana, députée de Polynésie Française.

ROULET Adeline, militante communiste.

ROUSSEL FABIEN, secrétaire national du Parti Communiste Français, Maire de Saint Amand les Eaux.

SANTAMARIA Michèle, retraitée.

SANTONI Thomas, président de l’association Corsica Palestina.

SCHMITZ Jérôme, médecin.

SCHMITZ Lucas, militant communiste.

SIFFER ELSA, militante communiste.

SIMEONI Joseph, professeur agrégé d’Histoire, conseiller municipal et communautaire de Mulhouse Alsace agglomération.

SIMONETTI Joseph, retraité éducation nationale.

SITHAMMA Monique, élue à Relecq Kerhuon.

STEFANI Michel, secrétaire régional du PCF en Corse.

TARDIEU Sylviane, Maire adjointe de Clermont Ferrand.

TESSIER Nathalie, secrétaire de la section PCF du 8ème arrondissement de Marseille, conseillère municipale de la ville de Marseille.

THORONET Angela, enseignante.

TIRROLONI Michel, retraité.

TRAMONI Michel, Maire de Bilia.

TRINQUIER Robert, conseiller municipal de Jacou.

TARAN Marec, conseiller municipal de Brest, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Finistère.

TORRE Jean-Yves, paysan.

TROADEC Christian, Maire de Carhaix, président de Poher Communauté, conseiller régional de Bretagne.

VARAILLAS Marie-Claude, Sénatrice de Dordogne.

VILLALBA Josefa, retraitée.

YILDIZ Umit, Conseiller municipal délégué, Sevran

ZANEGUY Gaëlle Adjointe au maire à Saint-Thégonnec et conseillère départementale du Finistère

 
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 07:02
Un bel article d'Amélie Poinssot sur Alban Lietchi, militant communiste qui a refusé de faire la guerre d'Algérie, et l'a payé par 4 années de prison, dans Médiapart
Bel article d'Amélie Poinssot dans Médiapart sur Alban Liechti, militant communiste qui a payé cher son acte de résistance absolu à la guerre colonialiste d'Algérie, dans une série sur les grandes figures pacifistes:
Alban Liechti, l’anticolonialiste à l’origine des refus de combattre en Algérie
À deux reprises, il a refusé, par anticolonialisme, de servir pendant la guerre d’Algérie. Alban Liechti a payé pour cela le prix fort : quatre années de prison. Ce qui ne l’a pas empêché, jusqu’à sa mort, l’an dernier, de militer pour la paix.
 
Amélie Poinssot - Médiapart 
 
17 août 2025
 
Il portait souvent une chemise à carreaux – il détestait les rayures, qui lui rappelaient l’univers carcéral. Et il ne parlait jamais des horreurs qu’il y avait vécues, en particulier dans la prison de Berrouaghia, en Algérie, réputée pour les sévices qui avaient cours à l’époque où il a été enfermé, à la fin des années 1950.
Alban Liechti, mort en août 2024 à Plaisir, dans les Yvelines, préférait arborer le sourire des joyeux optimistes. Pas question de s’apitoyer sur son sort, ni d’en tirer une quelconque gloire. Ce jardinier municipal qui fut le premier soldat français à dire « non » à la mobilisation en Algérie a pourtant fait quatre années de prison pour ce refus. Il ne fut libéré de ses obligations militaires que six ans après avoir été appelé, à la veille des accords d’Évian, le 8 mars 1962. Plus d’une quarantaine de jeunes soldats lui avaient alors emboîté le pas.
Mais quand il décide de désobéir, en juillet 1956, alors qu’il faisait son service militaire, Alban Liechti est complètement seul. Aucune voix ne s’élève publiquement contre l’envoi du contingent vers l’Algérie française, pour ce qui est officiellement appelé une « opération de maintien de l’ordre », démarrée près de deux ans plus tôt.
Il sait qu’il risque gros, et la décision est prise de commun accord avec sa famille, de fervents militants communistes installés à Sèvres, dans ce qui était alors la Seine-et-Oise. Alban est encarté depuis ses 14 ans et demi, il a huit frères et sœurs, et à la maison, où les tâches ménagères sont strictement réparties au sein de la fratrie, ça parle politique au quotidien. « Il ne s’est pas décidé sur un coup de tête, c’était très réfléchi, il avait demandé l’avis de nos parents », se souvient Laurence Chantrelle, sa sœur cadette, aujourd’hui âgée de 85 ans.
« Alban ne s’imaginait pas être le premier, dit aujourd’hui son fils, Vincent Liechti, à l’origine d’une exposition sur le parcours de son père qui tourne actuellement en région parisienne (voir sous l’onglet « Prolonger »). Il a d’abord pensé qu’un autre soldat refuserait, et qu’il pourrait faire comme lui. »
Une lettre au président Coty
Personne, cependant, ne fait le premier pas. Alors le jeune communiste se jette à l’eau, espérant susciter un élan collectif. Il commence par écrire une lettre au président du Conseil, Guy Mollet, pour demander un cessez-le-feu. Il parvient à la faire signer par une trentaine de camarades de son contingent.
Puis, c’est au président de la République René Coty que le jeune appelé écrit, le 2 juillet 1956, alors qu’il part pour l’Algérie. On y lit, déjà, toute sa clairvoyance sur cette guerre coloniale, à un moment où l’indépendance n’était pas du tout à l’ordre du jour : « Monsieur le président, ma compagnie doit partir ces jours-ci en Afrique du Nord. […] La guerre que font nos gouvernants au peuple algérien n’est pas une guerre défensive. Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. […] C’est pour cela que je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. »
Plus de cinquante ans plus tard, dans le documentaire « Le refus : guerre d’Algérie 1954-1962 » qui retrace son choix, Alban Liechti, cheveux blancs tombant sur les épaules, revient sur ce geste comme s’il s’était agi d’une évidence. L’homme n’était pas donneur de leçons. D’un tempérament que ses proches décrivent aujourd’hui comme réservé, il n’a d’ailleurs jamais jugé ceux qui ont servi sous le drapeau français.
Pour sa part, il écoutait sa conscience, et cette mobilisation coloniale lui posait fondamentalement un problème. Alors il dit, sur le ton modeste et léger qui lui était familier : « Je ne voulais pas participer à une guerre où j’aurais eu à tuer ou à torturer des gens qui ne m’avaient rien fait et avec lesquels je me sentais très fraternel. Parce que moi, j’aurais été algérien, j’aurais été dans le FLN [Front de libération nationale – ndlr]. »
Malgré sa lettre, Alban Liechti est envoyé en Algérie. Sur place, il refuse donc de porter les armes. Il est aussitôt arrêté.
« Je savais que l’Algérie n’était pas la France, écrira-t-il dans son propre récit publié en 2005, Le Refus, construit à partir de ses écrits en prison, de la correspondance échangée à l’époque avec ses proches, et d’entretiens ultérieurs. Je savais que la conquête coloniale entreprise en 1830 l’avait été uniquement parce que la France avait une très grosse dette à payer à l’Algérie dans le cadre d’accords commerciaux, pour les tonnes de blé qui lui avaient été livrées, et qu’elle ne voulait pas payer. »
Des années en prison
Mais refuser l’appel sous les drapeaux, en 1956, n’est pas permis par la loi française : le statut d’objecteur de conscience ne sera créé qu’en 1963. Et il n’est pas question, pour les autorités, que les gestes comme celui d’Alban se multiplient. Alors sa peine doit être exemplaire. Le tribunal militaire d’Alger le condamne à deux ans de prison ferme pour « refus d’obéissance ».
Son sort le transformera-t-il ? « Dans la famille, il n’y avait pas de solennité autour de son geste héroïque, raconte aujourd’hui son fils Vincent. D’ailleurs, ce n’est que très tardivement, et par ma grand-mère, que j’ai compris que mon père avait fait quelque chose qui était hors du commun. »
La décision d’Alban Liechti fut en réalité vécue d’abord dans une certaine solitude. Le jeune homme n’a pas le soutien de son propre parti, malgré tout ce que tentent ses parents : officiellement, le Parti communiste français (PCF) est favorable à la mobilisation en Algérie car il faut apprendre à manier les armes et être au milieu des soldats si l’on veut les convaincre de quoi que ce soit – c’est le principe de l’action de masse.
Porter atteinte aux droits de la conscience en exigeant de l’homme moderne quelque chose qui soit contre l’honneur, n’est-ce pas l’obliger à retourner en arrière ?
Extrait d’une lettre à son épouse en 1958
Une organisation étroitement liée au PCF, toutefois, répond présent : c’est le Secours populaire. Celui-ci organise une vaste campagne de soutien et ne cesse de demander la libération d’Alban Liechti. « Sera-t-il dit qu’au pays des droits de l’homme un jeune Français […] est traité plus sévèrement qu’un malfaiteur de droit commun ? », s’indigne ainsi un tract de l’association diffusé en septembre 1957.
Autour d’Alban, deux femmes s’activent également, sans relâche. Celle qui allait devenir sa femme, Yolande, qu’il épousera à sa sortie de prison, en octobre 1958, juste avant son deuxième refus et son retour derrière les barreaux – « Sans elle, il n’aurait sans doute pas refusé une deuxième fois », dit aujourd’hui Vincent. Et Josette, sa mère, qui se bat pour lui rendre visite le plus possible, alors que les autorisations sont données au compte-goutte, et organise de nombreuses réunions publiques pour faire connaître son sort.
L’épreuve de la prison, au cours de laquelle la correspondance d’Alban est soumise à la censure, ne fait en réalité que renforcer les convictions du jeune appelé, raconte-t-il dans Le Refus. Derrière les barreaux, Alban a du temps pour penser. Son anticolonialisme et sa détestation des guerres s’affirment.
« Porter atteinte aux droits de la conscience en exigeant de l’homme moderne quelque chose qui soit contre l’honneur, n’est-ce pas l’obliger à retourner en arrière ?, écrit-il à Yolande depuis sa cellule en avril 1958. N’est-ce pas avoir compromis ce qu’il y a de plus difficile à réaliser et à consolider dans l’histoire, le progrès moral de l’humanité ? »
Plus tôt, à Berrouaghia, cette « infâme prison » où Alban Liechti s’est retrouvé pendant deux mois et demi au milieu de prisonniers de droit commun dans des conditions indignes, les détenus « sont roués de coups par les matons », écrira-t-il sobrement, quatre décennies plus tard. Jamais ses enfants ne sauront précisément ce qu’il y a subi.
Des soutiens de plus en plus nombreux
Ce n’est qu’au bout d’un an d’emprisonnement, puis lors de son deuxième refus, qu’Alban Liechti voit sa cause défendue par le PCF, et les médias s’intéresser à son histoire. Ce deuxième acte de désobéissance est tout aussi politique que le premier, et l’appelé à peine sorti de prison écrit à nouveau au président de la République – cette fois c’est le général de Gaulle.
Le contexte, cependant, a bougé : lors du deuxième procès, en mai 1959, l’unanimité des juges se fissure, ils ne sont plus que trois sur cinq à s’accorder sur la peine. Il faut dire qu’entre-temps, la torture a été dénoncée à plusieurs reprises, notamment par le général Pâris de Bollardière, qui a demandé à être relevé de son commandement.
La critique de la guerre d’Algérie, où la France a envoyé l’ensemble de son contingent, se fait de plus en plus forte, et d’autres soldats se sont mis à refuser. Au total, ils sont quarante-cinq à avoir, publiquement, refusé de servir en Algérie. Mais d’après l’historien Tramor Quemeneur, le mouvement du refus a pris diverses formes et fut en réalité bien plus vaste. Selon ses estimations, ce sont environ 12 000 soldats français qui ont désobéi à un ordre au cours de leur mobilisation en Algérie.
Les autorités ne lâchent pas Alban Liechti pour autant. Après sa deuxième sortie de prison, l’insoumis doit toujours remplir ses obligations militaires, et il est renvoyé en Algérie en mars 1961. C’est là qu’il commet son troisième acte de résistance : porter un fusil non chargé. Il échappe de peu à de nouvelles sanctions et finit son service à la caserne de Bou Saada, à quelque 300 kilomètres au sud d’Alger, sans avoir à participer aux opérations.
Alban Liechti sera passé au final par quantité de prisons, aux règles variables, des deux côtés de la Méditerranée : Tizi Ouzou en Kabylie, centre pénitentiaire d’Alger, maison centrale de Berrouaghia, les Baumettes à Marseille, Carcassonne, dans l’Aude, où il est mis à l’isolement pendant quatorze mois… Puis à nouveau l’Algérie pour sa deuxième peine avec la caserne d’Orléans et la prison d’El-Harrach à Alger, et la Corse pour finir avec le camp de Casabianda. Aucun autre « soldat du refus » n’aura payé aussi cher sa décision de ne pas participer à la guerre menée par l’État français.
Une vie dédiée à la cause pacifiste
À Trappes, où il s’installe avec Yolande au retour d’Algérie, Alban Liechti est devenu une figure locale bien connue. Le couple vivait dans le quartier des Merisiers, où il obtient un premier logement social dès 1962. « Je l’ai connu bien avant que je sois maire, dit aujourd’hui le premier édile, Ali Rabeh (Génération·s). C’était quelqu’un d’admirable, qui a milité pour la paix jusqu’à la fin de sa vie. Pour être fidèle à ses convictions, il a fait un acte de bravoure à une époque où, comme aujourd’hui, il y avait de grands bouleversements, plein de va-t-en-guerre, et très peu de gens courageux. Il a sacrifié sa liberté avec le vent de face. »
De fait, Alban Liechti n’a cessé par la suite de défendre la cause pacifiste et de manifester contre les guerres, quelles qu’elles soient. Pilier du comité trappiste du Mouvement de la Paix – organisation créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par d’ancien·nes résistant·es avant d’être directement liée au PCF – il avait également fondé, dans les années 1980, l’association ACCA (Association des combattants de la cause anticoloniale, devenue Agir contre le colonialisme aujourd’hui), qu’ont rejointe plusieurs soldats du refus et de nombreux anticolonialistes, toujours active aujourd’hui.
Des décennies après la fin de la guerre d’Algérie, Alban Liechti se sentait toujours concerné par la question. En 2000, alors que la société française commence à s’ouvrir à ce qui est réellement passé, il fait partie de ces douze « grands témoins » qui demandent à Jacques Chirac et Lionel Jospin de condamner la torture.
Le militant pacifiste se réjouissait, aussi, de voir apparaître d’autres soldats rebelles, sur d’autres terrains. En 2005, il terminait Le Refus par un hommage aux « refuzniks » israéliens, dont les convictions, pour lui, « relèvent d’un choix de conscience vis-à-vis du peuple palestinien comparable à celui des “soldats français du refus” face à la lutte du peuple algérien pour son indépendance ». Et de conclure : « Ces actes de résistance, comme le furent les nôtres, sont, à mon avis, porteurs d’espérance et d’avenir. »
Salué par l’Algérie
Alban Liechti aurait sans doute apprécié le grand drapeau palestinien actuellement accroché sur les murs de la mairie de sa ville. « Trappes solidaire avec Gaza. Pour une paix juste et durable », peut-on y lire. Si on ne trouve, pour l’heure, aucune trace de sa mémoire dans les rues de la ville de 35 000 habitant·es, la municipalité a pour projet de renommer la place de la Paix, dont il avait été l’un des initiateurs, en « place de la Paix – Alban Liechti ».
Lors de son enterrement, en septembre 2024, il y avait foule. Ali Rabeh y a prononcé un discours, et les couronnes ont recouvert la sépulture, quand bien même consigne avait été donnée de faire plutôt des dons au Secours populaire, pour envoyer de l’aide à Gaza.
Plus discrets en cette période de tensions diplomatiques, trois représentants de l’ambassade d’Algérie étaient aussi présents. Et si la France n’a fait aucun commentaire à l’occasion de ces obsèques, Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, a fait parvenir ces mots à sa famille : avec la mort d’Alban Liechti, écrit-il, son pays a perdu « l’un des amis de la Révolution algérienne ».
Amélie Poinssot
 
 
Un bel article d'Amélie Poinssot sur Alban Lietchi, militant communiste qui a refusé de faire la guerre d'Algérie, et l'a payé par 4 années de prison, dans Médiapart
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:59
Ouest-France, samedi 16 août. La fête du travailleur bigouden mercredi 20 août à Loctudy.

Ouest-France, samedi 16 août. La fête du travailleur bigouden mercredi 20 août à Loctudy.

Ouest-France, la fête du Travailleur Bigouden mercredi 20 août à Loctudy
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:55
L'éditorial de Rosa Moussaoui -En Israël, les fascistes Smotrich et Ben Gvir enchaînent les ignominies (L'Humanité, 18 août 2025)

L’un comme l’autre, ils franchissent une à une les frontières de l’abjection, violent ostensiblement toutes les règles du droit international, revendiquent sans ambages leurs desseins colonialistes, expansionnistes, suprémacistes. En déclarant son intention d’approuver l’implantation de nouvelles colonies entre Jérusalem et Maale Adumim pour couper la Cisjordanie en deux, le ministre fasciste des Finances d’Israël, Bezalel Smotrich, n’a pas fait mystère de sa volonté d’anéantir la possibilité d’un État palestinien contigu et viable pour imposer une souveraineté israélienne de facto au-delà de la ligne verte.

Dans la même séquence, une autre figure de l’extrême droite israélienne, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, faisait irruption dans la cellule de Marwan Barghouti pour menacer le plus célèbre prisonnier politique palestinien, condamné à cinq peines de prison à perpétuité, détenu depuis 2002, et soumis depuis le 7 octobre à des conditions carcérales d’une insoutenable cruauté : isolement, torture, négligences médicales.

Sur les images diffusées par le pouvoir israélien, le « Mandela palestinien » est apparu méconnaissable, crâne rasé, visage émacié. « Quiconque s’en prend à la nation d’Israël, nous l’éliminerons ! » vocifère à son endroit Ben Gvir, croyant humilier ainsi un leader palestinien jouissant d’une grande popularité, dont la libération serait décisive pour faire renaître un espoir de paix et avancer vers une solution à deux États. Venant d’un gouvernement contesté, de plus en plus isolé sur la scène internationale, cette provocation calculée est d’abord un aveu de faiblesse.

Plus de 10 800 prisonniers politiques palestiniens sont incarcérés dans les geôles israéliennes. Ces détenus sont délibérément affamés, exposés à des traitements inhumains et dégradants, dévorés par des maladies de peau. La pression extérieure pour leur libération doit s’intensifier. La mobilisation citoyenne, politique, diplomatique pour la reconnaissance de l’État de Palestine doit s’amplifier. À l’ignominie de Netanyahou, Smotrich et Ben Gvir, les peuples n’ont que deux armes à opposer : la solidarité internationale, la force de la loi.

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:53
Pour le gouvernement israélien, un seul et même plan : la colonisation et l’annexion de Gaza jusqu’à la Cisjordanie

Le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich, chargé des finances, a annoncé la construction d’une nouvelle colonie qui isolera Jérusalem-Est des territoires palestiniens et coupera la Cisjordanie en deux. À terme, celle-ci sera annexée. Un projet qui s’inscrit dans la vision d’un grand Israël où la bande de Gaza sera vidée de ses habitants.

Pierre Barbancey 17 août 2025 L'Humanité

Ministre des Finances, dirigeant de Mafdal, le parti du sionisme religieux, homme d’extrême droite se définissant comme suprémaciste juif, le colon Bezalel Smotrich s’est rendu, jeudi 14 août, dans la colonie de Maale Adumim. Un endroit dont le symbole ne réside pas dans sa judaïté historique – elle n’en a pas, c’est une construction de toutes pièces –, mais bien dans son statut colonial.

Elle est située en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, à 7 kilomètres à l’est de Jérusalem et à 13 kilomètres de la vallée du Jourdain. Que Smotrich s’y soit rendu pour y faire une annonce d’une gravité politique exceptionnelle n’a rien d’étonnant. L’implantation de Maale Adumim, en 1975, obéissait déjà à un schéma directeur et cadastral. C’était le premier maillon d’une chaîne visant à ceinturer Jérusalem-Est, occupée depuis 1967 et qui sera annexée en 1980.

La colonie E1, un serpent de mer qui prend dangereusement forme

Quelques années plus tard, en 1996, un plan a pris le nom de E1. Un projet de nouvelle colonie, qui relierait Jérusalem à la colonie de Maale Adumim, rendant ainsi une future capitale palestinienne à Jérusalem-Est pratiquement impossible. Gelé depuis des décennies en raison d’une opposition internationale, ce plan E1 est donc réactivé avec, selon Smotrich, l’aval de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump.

Le ministre d’extrême droite ne cache pas qu’il ne s’agit rien de moins qu’une réponse israélienne à la volonté déclarée de pays de plus en nombreux, dont la France, de reconnaître un État de Palestine : « Quiconque, dans le monde, tente aujourd’hui de reconnaître un État palestinien recevra notre réponse sur le terrain. Non pas par des documents, des décisions ou des déclarations, mais par des faits. Des faits concernant les maisons, des faits concernant les quartiers. »

Pour Bezalel Smotrich, il importe maintenant d’accélérer le nettoyage ethnique nécessaire à la formation d’un grand Israël. « Ils parleront d’un rêve palestinien, et nous continuerons de construire une réalité juive, a-t-il déclaré. Cette réalité est ce qui enterrera définitivement l’idée d’un État palestinien, car il n’y a rien à reconnaître et personne à reconnaître. » Qu’il demande l’annexion totale de la Cisjordanie n’a rien de surprenant.

 

Ce plan E1, avec ses plus de 3 400 nouveaux logements, s’insère totalement dans la volonté politique d’un développement séparé en Cisjordanie. Il explique les attaques menées contre les Bédouins dans cette même zone depuis des années. Un apartheid s’y développe – comme dans tous les territoires occupés –, qui concerne aussi le réseau routier, certaines voies étant réservées aux colons juifs. « Même pendant l’apartheid en Afrique du Sud nous n’avons pas connu cela », nous avait confié Ahmed Kathrada, compagnon de détention de Nelson Mandela, lors d’une visite à Hébron.

Un véritable maillage que le projet E1 va aggraver. Son étendue, sur plus de 12 kilomètres carrés, va diviser la Cisjordanie en deux parties, nord et sud. D’un côté Ramallah et Naplouse, de l’autre, Bethléem et Hébron. Quant à Jérusalem-Est, il sera isolé du reste de la Palestine, sous emprise totale israélienne.

Le tout s’imbriquant dans la politique menée depuis des décennies par les gouvernements successifs (Likoud, travailliste ou un mélange des deux appelé « unité nationale ») avec l’agrandissement dit « naturel » des colonies (argument avancé par Shimon Peres, alors premier ministre, pour contourner l’engagement du gel de la colonisation), l’abandon pur et simple des accords d’Oslo et, depuis le 7 octobre 2023, une volonté d’en finir avec le statut des réfugiés palestiniens.

« Le plan E1 est mortel pour l’avenir d’Israël »

L’organisme des Nations unies dédié à cette population, l’UNRWA, est persona non grata en Israël et ses dirigeants et cadres ne peuvent plus se rendre dans les territoires occupés. Quant aux camps de réfugiés, dans les rues desquels la jeunesse palestinienne sent le poids historique de l’occupation et de la colonisation et porte la Nakba (la « Catastrophe » de 1948) peut-être plus qu’ailleurs en Palestine, ils sont la cible des bulldozers de l’armée.

Il s’agit de détruire toute résistance, même la plus pacifique. Les camps de Jénine et de Tulkarem sont en partie rasés et les habitants sans logement. Ailleurs, notamment autour de Naplouse et au sud de Hébron (comme à Masafer Yatta), les colons règnent en maîtres, épaulés par les soldats, incendiant les voitures.

Pour l’ONG israélienne anti occupation, la Paix maintenant, « le plan E1 est mortel pour l’avenir d’Israël et compromet toute chance de parvenir à une solution pacifique à deux États. (…) Les mesures d’annexion du gouvernement nous éloignent encore davantage de cette solution et promettent de nombreuses années supplémentaires de carnage ». L’association Ir Amim souligne que cela entraînerait également une « détérioration rapide et grave » des conditions économiques et sociales des Palestiniens, ce qui conduirait à une plus grande instabilité et à davantage de violence.

Pour le gouvernement israélien, et pour la majorité du Parlement, la Knesset, il n’est pas question de permettre la mise sur pied d’un État palestinien, encore moins viable et continu entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale. D’une certaine manière, la seule continuité existante réside dans ce plan longtemps masqué et aujourd’hui dévoilé. Benyamin Netanyahou se sent « investi d’une mission historique et spirituelle », comme il l’a répété sur la chaîne I24News.

Mission qui se traduit par une expulsion des Palestiniens et s’est transformée en génocide à Gaza. L’armée israélienne s’apprête à déferler sur la grande ville du territoire soumise aux pires bombardements et les habitants seront poussés toujours plus vers le sud. Première étape avant leur départ définitif, comme le veulent les dirigeants israéliens et états-uniens. Même les Israéliens qui manifestent pour l’arrêt de la guerre et le retour des leurs toujours captifs à Gaza sont méprisés par leurs dirigeants.

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, peut bien dire qu’elle « condamne avec la plus grande fermeté la décision des autorités israéliennes de valider le projet de colonie E1 », les paroles n’arrêtent pas le plan de Netanyahou. Dimanche 17 août, en milieu de matinée, des sources médicales indiquaient qu’au moins 21 Palestiniens avaient été tués à Gaza depuis le début de la journée.

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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 08:01
Calendrier prévisionnel du PCF dans le Finistère août/septembre/octobre
Vendredi 12 septembre – Dimanche 14 septembre: fête de l’Humanité au Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge dans l’Essonne avec une Stand Restaurant Bar du PCF avec environ 75 à 80 bénévoles

Vendredi 12 septembre – Dimanche 14 septembre: fête de l’Humanité au Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge dans l’Essonne avec une Stand Restaurant Bar du PCF avec environ 75 à 80 bénévoles

Calendrier prévisionnel du PCF dans le Finistère août/septembre/octobre (en voie d'être complété): 

Mercredi 20 août : 12h-19h: Fête du Travailleur Bigouden à Loctudy organisée par le PCF Finistère et le PCF Pays Bigouden

Vendredi 22- Dimanche 24 août: Université d’été du PCF à Montpellier: 12 camarades du Finistère y participent

Vendredi 22 août: Manifestation à Morlaix contre la famille et le génocide organisée par le gouvernement israélien à Gaza et le manque de réaction efficace de la communauté internationale, 18h. Manifestation à l'initiative de l'AFPS et soutenue par le PCF, entre autres organisations. 

Samedi 23 août: présence des communistes sur le marché de Morlaix (vente de l'Huma)

Mardi 26 août: réunion de préparation de la fête de l’Humanité pour le stand du Finistère au local du PCF à Morlaix à 10h

Mercredi 27 août: Conseil Départemental du PCF à 18h en simultané par viséo-conférence à Brest, 6 rue André Berger, et à Quimper, 5 place de Locronan

Samedi 30 août: présence des communistes sur le marché de Morlaix

1er Septembre: Sortie du journal Rouge Finistère pour septembre-octobre 2025

Mercredi 3 septembre: AG des communistes à Morlaix

Jeudi 4 septembre: AG des communistes à BREST. Avec à l’ordre du jour le programme porté par les communistes pendant les élections municipales

Vendredi 5 septembre: Réunion du PCF à Carhaix – Préparation de la réunion publique sur la santé du 3 octobre et du Banquet républicain du 20 septembre

Samedi 6 septembre: Conseil National

Samedi 6 septembre: Présence des Communistes sur le Marché de Morlaix (vente de l'Huma) et Vente solidaire de légumes et fruits en direct du producteur à Saint-Martin des Champs

Lundi 8 septembre: Chargement du matériel pour la fête de l’Humanité. Départ d’une équipe de 10 monteurs pour la fête de l’Humanité

Vendredi 12 septembre – Dimanche 14 septembre: fête de l’Humanité au Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge dans l’Essonne avec une Stand Restaurant Bar du PCF avec environ 75 à 80 bénévoles

Samedi 13 septembre: présence des communistes sur le marché de Morlaix. Vente de l'Huma 

Samedi 20 septembre: présence des communistes sur le marché de Morlaix. Vente de l'Huma 

Samedi 20 septembre: Banquet des Jours Heureux du PCF Carhaix aux Halles de Carhaix à 12h

Samedi 27 septembre: présence des communistes sur le marché de Morlaix. Vente de l'Huma

Samedi 27 septembre: Manif pour la gare de Hanvec à 17h30

Vendredi 3 octobre à partir de 18h : Réunion publique sur l’accès à la Santé à Carhaix

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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 07:39
Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier

Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier

Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier

Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier

Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier - Discours de clôture de Gladys Grelaud, membre du Comité exécutif national du PCF et Conseillère régionale de Bretagne

Photo université d'été du PCF 2024 à Montpellier - Discours de clôture de Gladys Grelaud, membre du Comité exécutif national du PCF et Conseillère régionale de Bretagne

Les 22, 23, 24 août aura lieu l’Université d’été du PCF à Montpellier.

Entre le Campus des Elus, au même endroit, et l’université d’été du PCF c’est 12 camarades du PCF Finistère qui ont décidé d’y participer cette année avec le soutien de la fédération, 

Erwan Rivoalan, Yann Foucher, Enzo De Gregorio, Taran Marec, Paul Mongault, Camille Pager-Latger, Lucienne Nayet, Marie-France Monery, Claude Bellec, Jeannine Daniel, et pour le Campus des élus et les formations organisées par le Cidefe avec les élu.e.s communistes Gladys Grelaud et Ismaël Dupont

L’université d’été du PCF aura lieu du vendredi 22 août (13h) au dimanche 24 août (13h).

Université d'été 2025 du PCF à Montpellier du 22 au 24 août: 12 camarades du PCF Finistère y participeront. Un record!
Université d'été 2025 du PCF à Montpellier du 22 au 24 août: 12 camarades du PCF Finistère y participeront. Un record!
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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 07:02
Alger, vers 1936. Lucien Hanoun entouré de sa soeur Armide et de son frère Ulysse. Source Article de Pierre Jean Le Foll-Luciani

Alger, vers 1936. Lucien Hanoun entouré de sa soeur Armide et de son frère Ulysse. Source Article de Pierre Jean Le Foll-Luciani

Lucien Hanoun est né le 19 septembre 1914 à Ouled Rhiou en Oranie (à Inkerman selon le JO de la République Algérienne du 9 août 1963. 

Le père de Lucien Hanoun, Désiré Nessim Hanoun, parti au front dans son uniforme de Zouave dès le déclenchement du conflit mondial, est mort à la guerre en 1915 en Serbie où il combattait dans l’armée française. C’est-à-dire par une mort : celle de son père, .

Pupille de la nation, le jeune garçon va pouvoir poursuivre des études, formé à l’école républicaine française. Les grands parents et parents, Juifs d’Oranie, parlaient arabe à la maison. Laïc anticlérical, le second mari de sa mère le libère de toute marque religieuse et confirme son attachement aux philosophes du XVIIIe siècle et au progressisme des Lumières. Mais L. Hanoun ne pratique plus l’arabe. Il va au lycée d’Alger puis en khâgne au lycée Lakanal à Sceaux près de Paris. Il devient professeur de français. Après avoir fait partie des étudiants socialistes qu’il quitte au moment de la guerre d’Espagne, il adhère au PCF en 1938.

Il est mobilisé en 1939 à Alger. Au sortir de l’armée en 1940, il est nommé à Sidi-Bel-Abbès, avant d’être exclu de l’Éducation nationale par application des lois raciales de Vichy ; son frère et ses sœurs sont chassés du lycée français.

Pierre-Jean Le Foll Luciani précise dans son article sur Lucien Hanoun: 

"Âgé de 26 ans en 1940, Lucien Hanoun n’est alors juif que par son ascendance et par assignation. Ni la pratique religieuse, ni la langue arabe, deux éléments fondamentaux dans la judéité de ses parents, ne lui ont en effet été transmis ; mais dès son plus jeune âge, il a assisté à des manifestations d’antisémitisme de la part d’Européens, et s’est imaginé un jour sortir un revolver pour venger la dignité d’un cousin traité de « sale juif » par un fils de colon sur un terrain de football de Oued Rhiou. Avec le régime de Vichy, l’assignation se durcit : déchu de la citoyenneté française et désormais considéré comme un « indigène israélite », il est révoqué de l’enseignement le 18 décembre 1940 – un jour dont il rappellera la date exacte dans un courrier au préfet d’Alger après son internement au camp de Lodi en 1956. En 1941, avec d’autres enseignants juifs révoqués, il rejoint le lycée Maïmonide, mis en place pour accueillir les enfants juifs exclus des écoles. Il s’y trouve en contact avec des jeunes bouleversés par les discriminations,  dont certains, à l’image de Daniel Timsit, entament une précoce politisation. Chargé par le Parti communiste algérien (PCA) clandestin de diriger les Jeunesses communistes d’Alger, Lucien chapeaute un réseau de quelques dizaines de jeunes garçons et filles, parmi lesquels son demi-frère Ulysse et sa demi-sœur Armide, déjà visée à l’âge de 15 ans par une perquisition au domicile parental. Malgré le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 à Alger – de l’imminence duquel Lucien a été informé par des collègues impliqués dans sa préparation –, les discriminations raciales continuent. Mobilisé dans les unités de pionniers israélites, au sein desquelles les juifs sont privés d’armes et astreints à des tâches subalternes, il est encadré par des officiers français racistes et fascisants ; après la dissolution des unités de pionniers, et malgré sa volonté de participer au combat armé, il est comme beaucoup de juifs tenu à l’écart des unités combattantes lors des campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne."

Clandestinement à Alger, Lucien assure des cours au collège d’enseignement organisé par des familles juives.

En 1944, il est rappelé dans l’armée française d’Afrique du Nord ; il fait la campagne de France dans l’intendance.

Démobilisé en août 1945, il enseigne successivement à Sidi-Bel-Abbès, Boufarik, puis Alger.

Communiste et militant du Mouvement de la paix, il devient, en 1952, secrétaire de la cellule de la Casbah.

Pierre-Jean Le Foll Luciani raconte: 

"Le cœur de sa vie militante débute alors, et après des années de focalisation antifasciste, elle se centre désormais sur la question coloniale. Secrétaire de la section du PCA de la Casbah, il devient un personnage familier pour les habitants du quartier. Car Lucien est un militant de terrain, ancré dans son quartier et à l’écoute de ses résidents. Dans une Casbah profondément nationaliste et où les communistes se heurtent parfois à une certaine hostilité, la tâche n’est pas évidente, d’autant plus que les communistes « musulmans » sont peu nombreux à y militer ouvertement. Mais Lucien Hanoun s’accroche. I

ll parcourt les petites placettes et les ruelles pour y vendre Liberté et El Djazaïr El Jadida à la criée, s’essayant à quelques slogans en arabe avec un accent dont son camarade Tayeb Bouhraoua affirmait 60 ans plus tard avec amusement qu’il plaisait beaucoup dans la Casbah.

Il assure des meetings improvisés bilingues avec son camarade Mahmoud Latrèche, qu’il porte parfois sur ses épaules à l’entrée des cafés maures. Il fait cotiser pour le parti des petits commerçants musulmans et juifs de la rue de la Lyre, et anime devant des centaines d’Algériens des projections de films en arabe dans les cinémas du quartier. Il est régulièrement gardé à vue par la police pour ses activités de propagande, comme pour ce tract rendant hommage en mars 1950 aux « dockers d’Algérie [qui] montrent à tous les Algériens le chemin de la lutte pour la Libération Nationale » en refusant de charger du matériel militaire à destination de l’Indochine en guerre. Et il observe les déboires des résidents algériens depuis sa fenêtre ou l’entrée de son immeuble, se tenant prêt à intervenir contre l’expulsion de locataires ou l’arrestation de militants.

À l’été 1954, il va à la rencontre de femmes algériennes qui se voient refuser l’inscription de leurs enfants dans l’école du boulevard, où il fut lui-même scolarisé dans les années 1920, et les aide à s’organiser en comité pour porter leurs revendications auprès des autorités."

Il est sanctionné par l’administration académique, pour son action à vouloir élargir la scolarisation des enfants algériens. Le PCA recrute peu cependant parmi les Algériens de la Casbah, aussi les réunions de cellule se tiennent en dehors. À son sens, les communistes qui se veulent Algériens, le sont un peu par procuration ; il espère néanmoins dans une Algérie algérienne progressiste.

Au printemps 1955, par l’intermédiaire d’André Moine, le PCA et le PCF s’accordent à lancer en Algérie un journal pour les soldats français du contingent.

Ils font appel à Alfred Gerson (de son vrai nom Sepcelevitius) qui, à Paris, est chargé du journal édité par le PCF, Soldat de France.

Parce que Lucien Hanoun s’est fait remarquer en tant que responsable de la diffusion de Liberté, l’hebdomadaire du PCA, il est adjoint à Alfred Gerson, pour être le rédacteur de la feuille périodique La Voix du soldat qui répond en petit à la propagande militaire du journal Le Bled (fabriqué dans les anciens locaux occupés d’Alger Républicain).

Alors que le propos est de s’adresser aux soldats de France (« fils du Peuple de France ») pour les faire adhérer à la campagne communiste pour la paix en Algérie et donc la fin de leur service, Lucien Hanoun a fort à faire pour glisser des informations sur la société et la résistance algérienne, bien qu’il soit l’unique rédacteur.

Dix-sept numéros paraissent de septembre 1955 à novembre 1956 ; la publication prend fin quand il est arrêté.

On peut lire dans le Deuxième Tome de La Guerre d'Algérie, sous la direction d'Henri Alleg (Des promesses de paix à la guerre ouverte, Temps actuels, 1981)

"En 1955 - après des contacts avec le Parti communiste français, fort notamment de son expérience de la guerre d'Indochine et du travail politique dans l'armée - le Parti communiste algérien a la préoccupation de contacter les jeunes militaires qui, toujours plus nombreux, arrivent de France. Lucien Hanoun, professeur de français au collège du Champ-de-Manoeuvres, est chargé de ce travail. Il consulte le Dr Camille Larribère, un des fondateurs du P.C.A. Il se rend à Constantine, à Oran, à Blida. 

Lorsque la dissolution du P.C.A est décrétée par le gouvernement, le 12 septembre 1955, le réseau est déjà en place et fonctionne parallèlement au P.C.A qui tente, de son côté, de se reconstituer dans la clandestinité. En septembre, sort le premier numéro de "La Voix du soldat". Il s'adressait aux soldats, sous-officiers et officiers de l'armée française et : "les appelait à prolonger sur le sol algérien la lutte de la classe ouvrière et du peuple français pour la paix et l'indépendance, pour l'amitié entre le peuple algérien et le peuple français". 

Le réseau essentiellement composé à dessein de militants d'origine européenne, est mis en place à partir d'Alger, mais s'étend à toutes les régions de l'Algérie (suivant le découpage administratif français). Les contacts restent extrêmement difficiles et dangereux avec les soldats qui subissent une pression politique et psychologique très forte.  

Massu, dans son livre "La Bataille d'Alger", nous fait savoir que les militants sont activement recherchés en tant que réseau organisé et laisse supposer que des résultats positifs ont été obtenus dans le contingent: "Le P.C.A édite une espèce de torchon clandestin appelé "La Voix du soldat" visant à démoraliser les soldats français servant en Algérie. Depuis des mois, les services de police prévoient un pot monstre pour le jour où ils "cravateront" l'imprimerie clandestine de "La Voix du soldat" (...) C'est chose faite (...) La collusion F.L.N/ P.C.A était bien connue, ajoute Massu"

Le journal tira jusqu'à 1200 exemplaires en un mois. Il parut de septembre 1955 à la dissolution du réseau en février 1957. 

Un simple recto-verso, quelques fois deux feuillets de format 21 x 31, sortis sur un appareil de polycopie constitué par un rouleau à encre, grâce auquel,  numéro après numéro, sort le journal que tape et tire une militante dont, paradoxalement, le fils est un commandant militaire en exercice (entretien avec Lucien Hanoun). Quelques centaines de numéros à chaque fois. Pas plus. Mais qui, transportés dans d'autres régions par des cheminots communistes, étaient susceptibles d'être reproduits sur place. La diffusion d'un tel matériel auprès des soldats ne pouvant, sauf exception, se faire directement, les militants s'efforçaient de déposer "La Voix du soldat" dans les cafés et restaurants fréquentés par des militaires, ou quelquefois, effectuaient des lancées de journaux par-dessus le mur des casernes, une action limitée donc, mais qui, par son caractère, ne laisse pas d'inquiéter les autorités militaires. 

Alfred Gerson participe à l'élaboration du projet et à sa mise en œuvre. Pendant des années, en France, il a eu pour tâche, avec d'autres, de faire comprendre aux soldats, dans des casernes, l'iniquité des guerres coloniales et particulièrement celle du Viêt-nam. Il a été partie prenante dans la confection et la distribution de "Soldat de France", édité par le P.C.F. Celui-ci et le P.C.A se sont mis d'accord pour qu'il mette son expérience technique et politique au service de "La Voix du soldat". Aussi a t-il pris contact avec André Moine et Lucien Hanoun au milieu de 1955". 

(La Guerre d'Algérie. Sous la direction d'Henri Alleg. Tome 2, Des promesses de Paix à la guerre ouverte. p. 486-487)

André Moine dans son livre de mémoire, La guerre d'Algérie, parle lui de 17 numéros de "La Voix du soldat" sortis entre octobre 1955 et mars 1957, soit environ un par mois, avec des tirages allant de quelques centaines à un millier d'exemplaires distribués dans les régions (Editions sociales, 1979, p. 151)

Lucien Hanoun travaille en étroite collaboration avec Alfred Gerson, embauché comme ajusteur aux Ateliers Durafour à Hussein-Dey, et avec Omar Djeghri, dit Simon, 27 ans, militant du PCA à Constantine, qui avait dû rejoindre Alger, un ami d'Henri Alleg qui sera massacré par ses tortionnaires à la villa Sésini après son arrestation. C'était le seul Algérien "musulman" de l'équipe de "La Voix du Soldat".   

En novembre 1956, Lucien Hanoun est arrêté. Suspect, il est d'abord expédié au camp de concentration de Lodi, puis enlevé par les Paras qui l'amènent au camp de triage de Beni-Messous, à la disposition du tortionnaire, le capitaine Faulques. Roué de coups, Lucien Hanoun constate que les bourreaux de la villa Sésini n'ont rien à apprendre de lui. Ils connaissent l'organigramme et l'organisation de "La Voix du Soldat". Il n'est pas torturé. 

L'Humanité signale immédiatement l'enlèvement de Lucien Hanoun. Des anciens  condisciples et collègues du lycée Lakanal, des personnalités comme Jean Guehenno interviennent en sa faveur. 

Hanoun est déféré devant un juge d'instruction cinq mois après son arrestation. Autour de lui, et avant lui, à la villa Sésini, tous ses camarades ont été affreusement torturés. 

Omar Djeghri, dit Simon, 27 ans, seul collaborateur Algérien de souche de la Voix du Soldat est lui porté disparu. Il a été exécuté après ses tortures à la villa Sésini. 

Il connaît les sévices dans les centres de tri et à la villa Sésini, les prisons de Barberousse (Serkadji) et de Maison-Carrée (El Harrach), puis la détention à Berrouaghia et d’autres camps moins sévères où il peut donner des cours. Condamné à quatre ans de prison, il est transféré à Marseille à la prison des Baumettes, alternant moments de grèves et cours sous surveillance du FLN. À sa sortie, le PCA lui demande en mars 1961, de revenir à Alger dans la clandestinité.

Après l’indépendance, refusant d’être tenu pour coopérant français, fait citoyen algérien en 1963, il reprend l’enseignement et plus encore l’action syndicale à la FTEC-UGTA.

Pierre Jean Le Foll-Luciani note:

"Dès avant l’indépendance, Lucien Hanoun sait donc que la reconnaissance comme « vrais Algériens » des communistes, particulièrement non musulmans, s’avérera difficile. Il n’en bataille pas moins dans les premiers mois de l’Algérie nouvelle pour cette reconnaissance, en refusant d’être considéré comme un coopérant français et en s’élevant contre les dispositions restrictives du code de la nationalité algérienne de mars 1963 envers les non-musulmans. Jouant finalement le jeu de la demande de nationalité algérienne – qu’il obtient en juillet 1963 – et du titre d’ancien moudjahid – qui lui est reconnu en mars 1965 –, il poursuit son militantisme dans le mouvement syndicaliste enseignant et adhère au FLN après l’adoption de la charte dite socialiste d’Alger par le parti unique en 1964. Refroidi par le coup d’État de Boumediene en 1965 et par une politique d’arabisation qui le marginalise en tant qu’enseignant de français et non-arabophone, il s’éloigne du FLN et se résigne à quitter l’Algérie en 1967. Continuant son militantisme communiste en France, il n’aura de cesse d’avoir les yeux tournés vers le Maghreb, en s’impliquant notamment dans le soutien à l’autodétermination du Sahara occidental. Vivant une retraite paisible dans un appartement modeste de Vitry-sur-Seine, il confiait la joie qui le gagnait lorsqu’il parvenait à échanger quelques mots en arabe avec d’autres exilés de banlieue parisienne."

Lucien Hanoun a également continué à militer au sein de l'ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd'hui) dont il est membre fondateur avec Henri Alleg.

Lucien Hanoun s’est éteint le 7 avril 2018, à l’âge de 103 ans, après une longue vie partagée pour moitié entre l’Algérie et la France. Deux pays dans lesquels il avait fermement combattu pour ses idées, et qu’il considérait pareillement comme les siens.

 

Sources: 

- Article de René Gallissot dans Le Maitron:

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/hanoun-lucien-dictionnaire-algerie/, notice HANOUN Lucien [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 11 janvier 2014, dernière modification le 7 octobre 2024.

- Article de Pierre-Jean Le Foll-Luciani: "Vous, vous êtes un anti-Français ! " Le siècle de Lucien Hanoun (1914-2018)

https://www.trajectoires-dissidentes.com/2018/04/17/vous-vous-etes-un-anti-francais-le-siecle-de-lucien-hanoun-1914-2018/

- https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/a-voix-nue/lucien-hanoun-1-5-4373586

« La Voix des soldats » n°9, janvier 1957 - Source article de Pierre Jean Le Foll Luciani

« La Voix des soldats » n°9, janvier 1957 - Source article de Pierre Jean Le Foll Luciani

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Gisèle Halimi à propos de l'exécution de Fernand Iveton dans "Le lait de l'oranger", ses mémoires de 1988

A Khenchela, les colonialistes ont arrêté un instituteur français à titre d'otage - Marie Perrot, L'Humanité, 11 novembre 1954

Témoignage - L'itinéraire de Michel Tanguy, instituteur morlaisien communiste en Algérie pendant la guerre d'Algérie

Deux destins hors du commun: André Castel et Annick Castel-Pailler : un couple de carantécois dans la tourmente de la guerre d'Algérie.

Histoires d'Algérie - La militante du PCA Gaby Gimenez, arrêtée et torturée par Vichy puis pendant la guerre d'Algérie

Histoires d'Algérie - "Le camp des oliviers. Parcours d’un communiste algérien" (PUR, 2012)

Histoires d'Algérie - Alice Sportisse, députée communiste d'Oran

Histoires d'Algérie - Elyette Loup, agent de liaison du parti communiste clandestin engagé dans la lutte pour la libération et l'indépendance de l'Algérie.

Histoires d'Algérie: Lucien Hanoun, militant du Parti communiste algérien, ou La voix du soldat

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16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 17:02
Stoppons Netanyahou ! Vie sauve et libération pour Marwan Barghouti ! - Communiqué du PCF, le 15 août 2025
Stoppons Netanyahou ! Vie sauve et libération pour Marwan Barghouti
Publié le 15 août 2025
Le plan Netanyahou pour « prendre le contrôle » de Gaza-Ville, marque une nouvelle étape dans sa politique d’épuration ethnique des territoires palestiniens. Cette annonce intervient alors que la famine continue de sévir dans l’ensemble de la bande de Gaza, du fait du blocus israélien et que, sous les ordres de ce Premier ministre et de son cabinet d’extrême droite, les massacres de masse, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuivent. Dans le même temps, la colonisation s’intensifie en Cisjordanie, en violation de toutes les résolutions des Nations unies.
Pourtant, alors que les pressions internationales se multiplient, l’opposition à cette politique criminelle ne cesse de grandir en Israël. Après les familles d’otages, les responsables d’organisations humanitaires, les mouvements citoyens agissant pour la paix, des intellectuels en nombre croissant, des centaines d’anciens hauts responsables de l’armée ou des services de sécurité, c’est le chef des forces armées qui vient de s’opposer au plan de Netanyahou. Une grève générale est appelée pour le 18 août.
C’est dans ce contexte que les forces suprémacistes intensifient leur fuite en avant abominable. Hier, le ministre d’extrême-droite israélien Ben Gvir est allé menacer de mort Marwan Barghouti dans la cellule où il est retenu, faisant apparaître ce dernier méconnaissable, affaibli et amaigri. Marwan Barghouti représente la continuité du combat laïc du mouvement national palestinien. Il porte une voix légitime, représentée par son long passé de combat en faveur des droits nationaux du peuple palestinien et d’une solution politique au conflit israélo-palestinien sur la base de deux États vivant côte-à-côte. Il est aujourd’hui l’une des principales voix reconnues par le peuple palestinien. C’est à cela que s’attaque le gouvernement israélien.
Les menaces du ministre Ben Gvir doivent être prises au sérieux. Aujourd’hui responsable de la sécurité nationale dans le gouvernement Netanyahou, cet individu est réputé en Israël pour son comportement de voyou fasciste. Il a été inculpé des dizaines de fois pour incitation à la violence et au terrorisme. La dernière personnalité qu’il avait menacée de mort fut effectivement assassinée : c’était en 1995, Yitzhak Rabin. La communauté internationale doit de toute urgence faire savoir au gouvernement Netanyahou qu’elle ne permettra pas l’élimination d’une des grandes voix palestiniennes combattant en faveur de la justice et du droit.
La France a une responsabilité historique et un rôle décisif à jouer pour mettre fin à l’horreur infligée à la population palestinienne, pour rétablir la justice et le droit international. Comme viennent d’y appeler de très nombreux anciens ambassadeurs de France, en revendiquant sa place et sa voix unique sur la scène internationale, la diplomatie française a l’opportunité d’agir concrètement et sans délai pour ouvrir de réelles perspectives pour une paix juste et durable au Proche-Orient.
Elle doit agir pour :
Apporter une aide humanitaire à la population civile de Gaza, sous contrôle de l’ONU, de l’UNRWA et des organisations humanitaires internationalement reconnues.
Une condamnation sans équivoque des violations du droit international. La France doit porter à l’ONU une résolution condamnant fermement et sans réserve les crimes commis par le gouvernement israélien. Le gouvernement doit convoquer l’ambassadeur d’Israël pour lui signifier son opposition et rappeler l’ambassadeur de France en Israël pour consultation.
Des sanctions immédiates contre l’actuel gouvernement israélien. Elle doit œuvrer pour que l’UE suspende l’accord d’association avec Israël. Elle peut elle-même décider immédiatement de rompre toute relation commerciale avec Israël et de mettre fin à l’importation de produits provenant des colonies et des territoires occupés. Elle peut prendre la tête d’une coalition de tous les États disposés à prendre des sanctions contre les dirigeants israéliens.
Décréter un embargo total sur les armes à destination d’Israël. Aucune livraison d’armes, de munitions, de technologies ou de composants électroniques ne doit être autorisée. Les soldats et colons franco-israéliens impliqués dans les massacres doivent être poursuivis en France pour crimes contre l’humanité.
Intervenir auprès du gouvernement israélien pour exiger le respect du droit international et des droits des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Cela passe, en tout premier lieu, par la libération de Marwan Barghouti et des prisonniers politiques palestiniens, dont beaucoup détenus sans jugement.
Exiger la libération des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza
Décider d’appliquer les mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale à l’encontre de Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant, dont les crimes innommables ne peuvent rester impunis. C’est aux dirigeants israéliens d’être arrêtés, non à Marwan Barghouti !
Soutenir la création d’un État palestinien, membre à part entière des Nations unies, en reconnaissant publiquement la bande de Gaza comme une partie indissociable de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, partie intégrante du futur État de Palestine. Elle agirait ainsi en accord avec les orientations de l’Organisation de libération de la Palestine, seule représentante légitime du peuple palestinien.
L’avenir de la région dépend de la justice et du respect des droits du peuple palestinien. Le PCF appelle à une mobilisation massive pour que la France assume pleinement son rôle dans la construction d’une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens. Il appelle à faire monter la pression citoyenne en faveur de la libération de Marwan Barghouti
Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces de paix qui se mobilisent en Israël. Toutes ces voix doivent être entendues de la communauté internationale. Le Parti communiste français leur apporte sa solidarité et il appelle toutes les forces éprises de paix, de justice et de démocratie à se mobiliser à leurs côtés et aux côtés du peuple palestinien sous la terreur.
 
Le PCF appelle sur ces bases à participer au rassemblement mardi 19 août, 18h30, place Saint-Michel à Paris.
 
Paris, le 15 août 2025
Parti communiste français.
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16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 16:58
NOUS ALLONS ENTERRER L'ÉTAT PALESTINIEN : LES EUROPÉENS N'AURONT PLUS RIEN À RECONNAÎTRE!"
= Déclaration avant-hier de Bezalel Smotrich, ministre des finances et du développement des colonies. Ce ne sont pas des menaces en l'air: il valide en même temps la construction de 3400 logements dans la zone E1. Depuis 29 ans (1996), tous les gouvernements israéliens avaient reculé face aux pressions internationales et avaient renoncé à coloniser ce périmètre E1 absolument stratégique.
• Pourquoi c'est un basculement historique? 1) Parce que la zone E1 isolera définitivement la Cisjordanie Nord (Ramallah - Naplouse) de la Cisjordanie Sud (Bethléem - Hébron) ; 2) Parce que la zone E1 isolera totalement Jérusalem-Est (où vivent 400.000 Palestiniens) du reste de la Cisjordanie. Plus de détails ici : https://orange-juditha-6.tiiny.site via Daniel Seideman
• Son acolyte suprémaciste Ben-Gvir s'est rendu hier dans la cellule de Marwan Barghouti et lui a déclaré, face caméra: "Nous vous anéantirons, nous vous effacerons".
• Pourquoi c'est important? 1) Parce que ce sont les premières images de Barghouti diffusées depuis des années et parce qu'il apparait TRÈS amaigri. 2) Parce que la libération du "Mandela Palestinien" est la seule option politique disponible pour restaurer l'Autorité Palestinienne et relancer un processus de négociation. Il y a 15 jours j'ai signé avec 172 personnalités un texte pour rappeler que Si Barghouti connaissait le même sort que Navalni, s'il mourrait dans sa cellule, cette perspective politique disparaîtrait.
 
• Hier la vice-ministre des affaires étrangères israélienne Sharren Haskel s'est rendu au Somaliland pour y négocier la "relocalisation" des habitants de Gaza. La veille Netanyahu a confirmé sur CNN qu'Israël "négocie en ce moment même avec plusieurs pays", ajoutant que "tous ceux qui veulent aider les Palestiniens devraient leur ouvrir leur porte". Le plan de nettoyage ethnique de Gaza est donc officiellement assumé, au plus haut niveau. Pour rappel, le 9 août Trump a confirmé face caméra qu'il envisage de reconnaître le Somaliland s'il accepte les expulsés de Gaza.
• Sur i24 News English Netanyahu a affirmé hier se sentir "investi d'une mission historique et spirituelle" et être "très attaché à la vision du Grand Israël" (pour rappel le "Grand Israël" englobe Israël + Cisjordanie + Jordanie + Liban + Syrie + Sinaï). Il a ajouté que toute "solution politique à la guerre de Gaza serait synonyme de capitulation pour Israël". La fuite en avant expansionniste s'accélère clairement.
 
Le 24 juillet le ministre israélien du patrimoine Amichai Eliyahu a déclaré à la radio que "le gouvernement israélien est engagé dans une course contre la montre pour anéantir Gaza. Nous sommes en train d’éliminer ses habitants. Gaza sera entièrement juive". Il dit la vérité, simplement et crûment, comme Smotrich, comme Ben-Gvir, comme Netanyahu. Rien n'est caché, tout est assumé.
 
Face à cette urgence absolue, l'Allemagne a décidé le 8 août un embargo sur les armes à destination d'Israël. Décision historique, et lourde de conséquences (Allemagne = 30% des importations d'armes vers Israël). La Norvège, qui détient le premier fond souverain de la planète, a annulé le 11 août la totalité de ses investissements en Israël.
 
Que fait la France? Elle "condamne fermement" le plan d'anéantissement de Gaza (8 août); elle "exprime sa vive préoccupation quant au lourd tribut payé par les journalistes à Gaza" (12 août); elle soutient "le déploiement d’une mission internationale temporaire de stabilisation à Gaza" (12 août); elle n'a pas encore réagi à l'annonce de la colonisation de la zone E1.
 
• Si Emmanuel Macron Jean-Noël Barrot & France Diplomatie attendent la proclamation officielle de l'État de Palestine le 21 septembre à l'ONU, ils n'auront plus rien à reconnaître, comme le dit si cruellement mais si justement Smotrich.
 
La pression doit s'accentuer pour des SANCTIONS IMMÉDIATES ET CONTRAIGNANTES sur Israël
a) Sanctions commerciales qui videront les magasins en quelques jours et qui auront un effet immédiat sur un pays isolé géographiquement et étranglé économiquement;
b) sanctions juridiques en soutenant les mandats d'arrêt de la CPI et en démontrant aux soldats israéliens qu'ils ne pourront plus jamais voyager dans les pays signataires des traités juridiques internationaux ;
c) sanctions diplomatiques en interdisant immédiatement le sol européen à tous les membres du gouvernement israélien ("Schengen Travel Ban");
d) sanctions militaires et stratégiques: l'annonce d'un embargo allemand sur les livraison d'armes à destination d'Israël est un premier pas décisif, il faut l'accompagner et l'amplifier.
 
• Il est minuit moins une. Si des sanctions immédiates et crédibles ne sont pas annoncées dans les heures qui viennent, la promesse d'une reconnaissance de la Palestine en septembre prochain sera nulle et non avenue : Emmanuel Macron aura finalement reconnu un cimetière.
 
Vincent Lemire, historien de la région Israël / Palestine 
Sur sa page Facebook, 15 août 2025 
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