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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 13:49

 

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, intervient ce samedi à l’occasion de l’Université d’été du parti à Montpellier. Il revient sur les enjeux de la rentrée, des mobilisations sociales aux municipales en passant par la défense de la paix.

La Marseillaise : Vous commencez par intervenir ce samedi, aux universités d’été du PCF à Montpellier, sur le parti pris du travail. Pourquoi ce thème ?

Fabien Roussel : C’est l’actualité, pour beaucoup de salariés la vie est de plus en plus dure, année après année, budget après budget. D’un côté, les riches s’enrichissent, de l’autre, les travailleurs, les salariés, les retraités voient leur pouvoir d’achat fondre. Le pire, c’est que même ceux qui travaillent n’arrivent plus à payer leurs factures, et ne reçoivent en réponse du gouvernement que du mépris. Des leçons de la part de ministres millionnaires ! Il y a vingt ministres millionnaires dans ce gouvernement, qui voyagent avec chauffeur, qui gagnent 20 000 à 30 000 euros par mois et disent aux Français de faire des sacrifices supplémentaires ! Alors oui, la question de la dignité du travail, de la vie chère sera au cœur de la rentrée pour nous, avec le parti pris de la paix.

Sur la question du travail, une petite musique oppose les travailleurs à ceux qui ne travaillent pas, qu’ils soient sans emploi ou retraités...

F. R. : C‘est le cœur de mon livre. Justement, j’ai bien entendu ces derniers mois combien tout est fait pour diviser les Français, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, et même les opposer en fonction de leur génération, entre public et privé, la campagne et les banlieues, leur couleur de peau, leurs origines… Tout est fait pour fracturer le peuple, abîmer la République. Et pendant que nous nous divisons, les financiers comptent leurs billets. C’est pour cela que j’appelle à ce que le monde du travail, qu’on ait un boulot ou pas, s’unisse et se mobilise, que l’on puisse enfin mettre les richesses que nous produisons au service du bien commun. Nous voulons vivre de notre travail, c’est cette campagne que nous voulons mener.

Les appels syndicaux se multiplient pour la rentrée, que ce soit dans l’énergie, la santé, mais il y a aussi cet appel à bloquer la France le 10 septembre. Est-ce que vous y appelez ?

F. R. : Il faut partir de la situation des Français qui souffrent, à qui on demande encore plus d’efforts. Et en face, les 500 familles les plus riches de France voient leur fortune augmenter, année après année. Il n’y a jamais eu autant d’inégalités dans notre pays et le gouvernement propose un budget encore plus dur. Il demande plus de sacrifices aux mêmes, toujours aux mêmes ! C’est bien légitime dans ce contexte-là que la colère monte de partout. C’est pour cela que nous serons de toutes les mobilisations, de celles des syndicats, des énergéticiens, des personnels de santé, des cheminots, de cette intersyndicale qui va se réunir le 1er septembre. Nous serons très attentifs à l’appel qu’elle lancera, pour le rejoindre. Et puis il y a aussi cette mobilisation citoyenne lancée avec ce slogan « bloquons tout ». C’est bien légitime que des citoyens appellent à se mobiliser. Bien sûr nous que nous en serons ! Nous serons de toutes les mobilisations qui appellent à la justice sociale, fiscale, climatique.

On entend parler de blocages, de retraits d’argents, de manifestations… Quelles modalités suivre pour ce 10 septembre ?

F. R. : C’est dans chaque lieu, dans chaque ville que chacun déterminera ses modes d’action. C’est pour cela que je suis plus attaché à soutenir l’appel des syndicats qui ont des modes d’action et revendications concrètes, discutées entreprise par entreprise, secteur par secteur. Quand il s’agit d’un mouvement citoyen, c’est plus vague. Mais ce n’est pas parce que cela reste vague qu’il ne faut pas le soutenir. Il faut respecter ce peuple qui se cherche, ne se retrouve pas dans les syndicats, les partis. Il vaut mieux l’accompagner que lui faire la leçon et le regarder avec défiance.

Cette défiance est aussi très vive dans ces groupes Telegram, dans leurs assemblées générales vis-à-vis des syndicats, des partis...

F. R. : Cette défiance existe depuis longtemps… Tout est fait pour creuser le fossé entre les salariés et les syndicats, les Français et les partis. C’est pour cela que la démocratie va mal. On a besoin de partis, de syndicats, de citoyens qui s’engagent. Appeler à s’engager dans l’action, même en dehors d’un syndicat ou d’un parti, c’est déjà un pas vers l’engagement. C’est pour cela que je soutiens cette démarche. Ce n’est pas au PCF de soutenir ce mouvement, mais à chaque citoyen engagé, y compris les militants communistes dans leur ville s’ils se retrouvent dans les mots d’ordre.

La principale cible de ce mouvement, c’est le budget du Premier ministre, qui dit qu’il faut être responsable face à la dette...

F. R. : La dette, la dette, la dette ! C’est le mistigri agité devant tous les Français pour leur demander de nouveaux sacrifices ! Ça fait aujourd’hui huit ans depuis que Macron est élu, huit ans qu’il nous demande des efforts toujours plus importants, travailler plus longtemps, gagner moins, payer plus les factures ! Et au final, la dette se creuse et les riches s’enrichissent. Nous ne croyons plus à leurs discours. Le remède qu’ils proposent d’affaiblir encore plus l’État est le pire des remèdes, celui qui peut conduire le pays à la récession. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un État fort qui planifie l’économie, la transition écologique, la réindustrialisation, réinstalle des services publics, embauche, forme des jeunes. Nous avons besoin d’un bazooka d’investissements ! Nous proposons, nous, un choc d’investissements de 500 milliards d’euros sur cinq ans, pour répondre à tous les besoins du pays. Mais nous n’y arriverons pas juste avec une taxe Zucman ou un rétablissement de l’ISF comme le proposent d’autres à gauche. Il faut sortir le bazooka monétaire, utiliser l’argent des banques, de la banque centrale européenne.

Ce vendredi, l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza alors qu’Israël se prépare à une occupation. Comment arrêter cela ?

F. R. : Il faut faire plus ! Et ce n’est pas difficile, tellement peu a été fait. Ce qui se passe sous nos yeux aujourd’hui à Gaza nous horrifie tous. Ces massacres vont traumatiser toute une partie de la jeunesse de notre planète. Il y a un deux poids, deux mesures des chefs d’États de l’Union européenne notamment. Eux qui sont prêts à envoyer des soldats en Ukraine laissent mourir des enfants en Palestine. L’État de Palestine va être enfin reconnu, mais tellement tardivement qu’Emmanuel Macron risque de reconnaître un cimetière si on n’agit pas plus vite. Je demande à la France de mettre fin aux accords commerciaux avec Israël et d’arrêter d’importer des produits venant des territoires occupés, à l’Union européenne de mettre fin à l’accord de libre-échange avec Israël. Il faut aussi faire pression sur ces militaires appelés par le gouvernement raciste israélien à commettre ce génocide, faire appel à leur conscience. Les manifestations en Israël sont impressionnantes aujourd’hui pour demander le cessez-le-feu, le retour des otages et la fin de la guerre. La France devrait aussi menacer les soldats franco israéliens d’être convoqués au tribunal s’ils participaient à l’établissement de nouvelles colonies en Cisjordanie ou au massacre à Gaza.

Le Parlement israélien a approuvé mercredi la création d’une nouvelle colonie, ce ne sera pas trop tard pour une solution à deux États ?

F. R. : C’est pour cela que je dis qu’il y a urgence ! Le gouvernement israélien fait tout pour rendre impossible la solution à deux États, ils mettent en œuvre leur projet d’une nation juive éradiquant le peuple palestinien. Il faut accélérer, empêcher cette colonie dont l’objectif est d’expulser 5 000 Palestiniens de leur maison, de leur terre natale. Il y aura des communiqués pour condamner, mais que feront tous ces pays pour l’empêcher ? Il faut arrêter avec les déclarations, il faut agir.

On a aussi en tête les images du ministre israélien d’extrême droite Ben Gvir narguant le leader palestinien Marwan Barghouti en prison...

F. R. : Nous qui demandons depuis le début de cette guerre la libération des otages, nous réclamons aussi depuis des années la libération de Marwan Barghouti Nous en avons produit, des affiches et des tracts ! C’est un représentant de l’Organisation de libération de la Palestine, celui qui peut reconstruire un État de Palestine, unifier les Palestiniens. La France doit exiger sa libération. Vingt-sept ans en prison, c’est un prisonnier politique de la même dimension que Nelson Mandela. Sa libération permettra la réconciliation et la construction d’un État Palestinien.

Le PCF a signé un accord avec l’OLP, qu’est-ce que cela a permis ?

F.R. : Cet accord vise à ce que le PCF, avec les forces de gauche, les associations, organise des mobilisations pour une solution à deux États, le plus rapidement possible. C’est le sens de l’appel que je vais lancer ce samedi, aux Universités d’été. Nous allons proposer aux forces de gauches, aux associations, aux syndicats le plus rapidement une marche à Paris la plus large possible pour exiger la solution à deux États et des actes forts de la France pour empêcher le gouvernement Netanyahou de mettre en œuvre ses projets criminels.

La paix, c’est aussi en Ukraine, en particulier depuis la rencontre de Trump et Poutine en Alaska. Comment garantir cette paix ?

F. R. : C’est d’abord ne pas laisser deux dirigeants nationalistes se partager les territoires, les richesses qui se trouvent en Europe et sur la planète. Cette poignée de main entre ces deux hommes, c’est la pire image depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Deux dictateurs en puissance qui décident de s’asseoir sur les droits des peuples ! Nous appelons à ce que les nations européennes se réunissent rapidement pour créer leur propre traité de sécurité collective, garantissant la sécurité de chacun, jusqu’à la Russie. De Brest à Vladivostok, nous vivons sur la même terre, c’est à nous de créer les conditions d’une paix durable. Cela veut dire qu’il ne faut pas entrer dans des logiques de confrontation, et encore moins dans une économie de guerre qui conduit à accumuler des armes et à faire du continent européen une véritable poudrière. Ces centaines de milliards d’euros devraient plutôt être investis dans l’émancipation des peuples.

Il a justement eu cette autre poignée de main, entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, pour notamment importer des armes étatsuniennes...

F. R. : C’est une trahison. Ce fut la douche froide de l’été de voir la présidente de la Commission européenne signer un accord avec Trump qui vassalise chaque nation et qui surtout risque d’appauvrir encore plus nos différentes économies. Nous refusons cet accord, et la France doit décider de le mettre à l’ordre du jour du Parlement, le soumettre au vote des députés, voire au vote du peuple français par un référendum, car les conséquences sont graves. Et nous appelons à ce que la France dise non à un tel accord et qu’il ne soit pas mis en œuvre.

Un autre chantier de cette rentrée politique, c’est la préparation des municipales. Quelles sont les ambitions du PCF, en France et en particulier dans le Sud ?

F. R. : L’élection municipale est une élection importante, parce que la commune est le dernier lieu de démocratie dans lequel les Français se retrouvent encore. Nous voulons prendre soin de présenter des programmes qui répondent le plus possible aux attentes des habitants, à construire les listes les plus larges possibles à gauche, avec des citoyens, dans chaque commune, chaque ville. Nous voulons montrer en quoi nous, communistes, sommes utiles. Il y a mille exemples que nous pourrions citer. Ici à Montpellier, nous sommes à l’initiative de la gratuité des transports ! Et c’est une proposition que nous portons dans toutes les grandes villes.

On voit les insoumis, parfois les écologistes qui veulent faire cavalier seul, au risque de voir des villes de gauche tomber...

F. R. : Je regrette ces choix. C’est leurs choix, c’est à eux qu’il faut poser les questions sur ce qui motive ces choix. Les Français ont besoin de voir des gens dans leurs communes prêts à s’unir, à travailler ensemble, même si peut-être nationalement des choses les séparent. Mais localement, il faut travailler ensemble pour la population. J’appellerai ce samedi aux rassemblements les plus larges au service des villes, des habitants. Nous voulons être utiles à ces rassemblements.

Les écologistes dans leur Université d’été plaident pour une primaire pour 2027. Quelle réponse vous leur donnez ?

F. R. : Ce n’est pas d’actualité.

L’unité à gauche, c’est peine perdue ?

F. R. : C’est en 2027 ! C’est dans deux ans, nous sommes aujourd’hui préoccupés par la dureté de la vie, le budget très dur que le gouvernement nous impose. Et les prochaines élections dans huit mois sont des élections locales, alors travaillons à cela. Empêchons que ce budget d’austérité soit mis en œuvre, et faisons en sorte que les meilleures listes l’emportent aux municipales.

Ce samedi, le maire LR de Saint-Raphaël inaugure un monument aux « 100 millions de morts du communisme ». Quelle a été votre réaction ?

F. R. : J’ai soupiré. Nous connaissons d’où viennent ce genre d’initiatives. La dernière fois que des stèles aux victimes du communisme ont été inaugurées en France, c’était sous Pétain. Cette initiative vient de la part d’un maire qui est soutien de Marine Le Pen, et donc d’un parti qui vient du Front national, créé par un ancien waffen-SS, par des collabos, dont le slogan c’est de « casser des métèques et tuer des communistes ». Cette stèle est une manière de réhabiliter l’extrême droite française et de pointer du doigt les communistes alors que les communistes français, eux, étaient du bon côté de la barricade. C’est aux habitants de Saint-Raphaël maintenant de s’exprimer, je ne vois pas ce que vient faire cette stèle avec les deniers de leur commune.

Propos recueillis par Yves Souben

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 07:42
 Jean-Pierre Jeudy, 30 septembre 2023, lors d'une des nombreuses mobilisations pour la défense de l'hôpital de Carhaix, ici devant la Préfecture du Finistère à Quimper. Photo de Roberte Saint-jalmes qui a connu Jean-Pierre Jeudy dès son arrivée à Carhaix vers 1967. C'est vite devenu un ami de sa famille et un camarade, élu de grande qualité pour la ville de Carhaix-Plouguer, le Poher et le département.

Jean-Pierre Jeudy, 30 septembre 2023, lors d'une des nombreuses mobilisations pour la défense de l'hôpital de Carhaix, ici devant la Préfecture du Finistère à Quimper. Photo de Roberte Saint-jalmes qui a connu Jean-Pierre Jeudy dès son arrivée à Carhaix vers 1967. C'est vite devenu un ami de sa famille et un camarade, élu de grande qualité pour la ville de Carhaix-Plouguer, le Poher et le département.

Décès de Jean-Pierre Jeudy.
 
Une figure de la gauche bretonne et Finistère nous a quittés.
 
Le PCF Finistère lui rend hommage. 
 
Jean-Pierre Jeudy, ancien maire communiste de Carhaix de 1977 à 1995 et ancien conseiller général, militant et dirigeant communiste entre 1966 et 1987, avant de quitter le parti pour des différends de ligne, a œuvré à la transformation de sa ville, Carhaix, et à la défense de valeurs d'égalité et de justice sociale comme d'idéaux internationalistes, pour la Paix, la reconnaissance des droits du peuple palestinien, des idéaux qu'il a continué à défendre jusqu'au bout dans ses engagements associatifs notamment en étant à l'origine et acteur de liens très forts entre Carhaix et le centre-Finistere et la Palestine, le camp de réfugiés d'El Arroub entre Bethléem et Hébron.
Il a aussi milité inlassablement pour le désarmement nucléaire.
Un désaccord avec le positionnement de Georges Marchais sur la centrale nucléaire de Plogoff et la manière dont la direction nationale du PCF avait à l'époque soutenu le projet de Plogoff alors que les élus locaux et régionaux et directions départementales du PCF avaient commencé à exprimer leurs réserves critiques et à présenter des alternatives avait commencé à le mettre dans une position de réserve vis-à-vis de la direction de son parti, confirmée ensuite dans le moment des "rénovateurs" et par un soutien à la campagne présidentielle de Pierre Juquin.
Personnellement j'ai toujours eu plaisir à rencontrer Jean-Pierre Jeudy, à partager avec lui des moments de manifestation, de réunions publiques pour la paix, la Palestine, la gauche, à défendre avec lui les orientations politiques du Front de Gauche du temps de son existence. 
C'était resté jusqu'au bout un lutteur.
Un très bon orateur aussi avec une culture et un sens politique et humain développés.
Son départ me peine ainsi que de nombreux autres camarades qui l'ont connu et apprécié et la fédération du Finistère salue sa mémoire et des années d'engagement au service du parti communiste même si l'histoire avec sa complexité nous a éloignés un peu politiquement pendant quelques années.
On continuait à se retrouver sur l'essentiel.
 
Toutes mes condoléances à la famille de Jean-Pierre Jeudy et à ses amis, aux carhaisiens pour qui il était une figure aimée et appréciée. Il restera dans la mémoire des communistes du Finistère et du parti communiste dans le Finistère et en Bretagne comme l'a écrit Piero Rainero.  
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère. 
 
Je me permets de citer une partie du message de Piero Rainero ancien dirigeant du parti communiste finistérien qui est de la génération de Jean-Pierre Jeudy, comme mon camarade de Morlaix et ami Alain David, trop tôt disparu lui aussi, qui m'en parlait aussi souvent, et qui l'appréciait.
 
 
"Je viens d'apprendre avec tristesse que Jean Pierre Jeudy était décédé. C'est un camarade et un vieil ami qui nous quitte . Nous nous connaissions depuis près de 60 ans. Depuis que nous avons participé tous les deux à un stage fédéral d'une semaine au Guilvinec en 1969 puis à un nombre incalculable de réunions et de congrès. Nous avons ensemble mené tant et tant de combats; pour le programme commun et l'union de toutes les forces de gauche, contre la droite et l'extrême droite, pour les services publics, pour la paix et contre l'arme nucléaire, pour les droits du peuple palestinien.
Jean Pierre avait fait, en 1987, pour les élections présidentielles, un autre choix que celui des adhérents de notre parti dont il était alors membre. Mais nous avons tous les deux gardé des relations amicales et avons continué à partager bien des engagements, comme celui de la solidarité avec le peuple palestinien.
Il m'avait fait part de ses problèmes de santé qui le contraignaient à réduire ses activités.
Jean-Pierre a été longtemps membre du comité fédéral du PCF dans le Finistère, puis maire communiste de Carhaix et conseiller général du Finistère. En 1999 il apporta son soutien à la liste communiste pour les européennes.
C'est une personnalité politique sincère, généreuse, ayant joué un rôle important dans notre département qui nous quitte, il restera dans la mémoire des communistes, et de tous ceux qui l'ont connu.
A Marie Claire son épouse, à ses enfants j'adresse mon témoignage d'amitié."
 
Piero Rainero ancien secrétaire départemental du PCF Finistère et membre du conseil national, ancien conseiller régional PCF et adjoint à Quimper.
 
Jeudy Jean-Pierre

Né le 26 janvier 1944 à Condé-sur-Huisne (Orne) ; instituteur puis PEGC ; militant syndicaliste du SNI ; militant communiste, maire de Carhaix-Plouguer, conseiller général du Finistère.

Ses parents étaient des militants communistes à Argenteuil (Seine-et-Oise). Son père, lithographe, après avoir participé à la Résistance, resta dans l’Armée jusqu’à sa démission au début de la guerre d’Indochine. Permanent communiste en Seine-et-Oise puis journaliste à La Renaissance de Seine-et-Oise, après avoir travaillé pour l’éditeur de musique « Chant du monde », il tint un commerce de restauration à Aubervilliers. Sa mère, institutrice, utilisait la pédagogie Freinet, et mourut en 1955. Leurs trois enfants effectuèrent un an de scolarité dans l’école Freinet à Vence et participèrent, en 1949, au tournage du film de Jean-Paul Le Chanois L’école buissonnière, retraçant l’expérience de Célestin Freinet.

Jean-Pierre Jeudy. élève du cours complémentaire Paul Vaillant-Couturier à Argenteuil, entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Versailles en 1959. Il se maria en juillet 1963 à Carhaix-Plouguer (Finistère) avec une institutrice. Le couple eut deux filles.

Nommé d’abord instituteur à Carhaix-Plouguer, il devint professeur d’enseignement général au collège de Carhaix où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1999. Il effectua son service militaire dans l’infanterie de marine à Vannes (Morbihan) et le termina avec le grade d’officier.

Jean-Pierre Jeudy fut membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs dans les années 1970. Il adhéra au Parti communiste français en 1966 et devint le secrétaire de la section communiste de Carhaix. Il entra au comité de la fédération communiste du Finistère en 1968 et devint membre du bureau fédéral en 1970, membre de la commission du travail en direction des paysans, puis de l’éducation. Il suivit l’école centrale du PCF d’un mois en 1972. À partir de 1977, il fut le responsable des questions municipales et cantonales.

Élu conseiller général en 1973, il fut candidat aux élections législatives dans la sixième circonscription (Châteaulin-Carhaix) la même année. Il arriva en tête des candidats de gauche avec 10 270 voix sur 58 554 inscrits et réunit 18 630 voix au deuxième tour. Candidat en 1978, il obtint 12 529 voix puis 22 543 voix au deuxième tour sur 62 875 inscrits. Il fut à nouveau candidat en 1981. Il ne fut pas réélu conseiller général en 1979, ni en 1985.

En mai 1975, Jean-Pierre Jeudy fut un des organisateurs d’une importante fête au cours de laquelle fut célébrée à Carhaix le 300e anniversaire de la révolte des bonnets rouges. Yvon Garlan et Claude Nières*, universitaires rennais, membres du PCF, y présentèrent leur récent livre paru aux Éditions sociales devant près de 300 personnes. Une rencontre eut lieu le lendemain avec Jacques Chambaz, membre du bureau politique du PCF, responsable du travail en direction des intellectuels.

Jeudy, en tête d’une liste d’union de la gauche, fut élu maire de Carhaix-Plouguer en 1977. Il fut réélu en 1983 et en 1989. Pendant ses mandats, furent créés notamment une salle de cinéma associative, une bibliothèque municipale, une école municipale de musique. Plusieurs innovations en Bretagne intervinrent : des usines relais, le premier crématorium de Bretagne, un groupe scolaire de conception architecturale d’avant-garde. La création de la communauté de communes du Poher impulsa aussi la construction d’une usine intercommunale d’incinération d’ordures ménagères et la reconstruction du centre hospitalier. La radio locale permit la retransmission des séances du conseil municipal. La commune accueillit le festival des « Vieilles Charrues » à partir de 1995. En 1995 également, fut créée une pépinière d’entreprises pour dynamiser les initiatives économiques locales.

En 1979, le secrétaire général du PCF Georges Marchais, lors d’un meeting à Carhaix dans le cadre des élections cantonales, critiqua les manifestations contre le projet d’installer une centrale nucléaire à Plogoff, auquel s’opposaient les fédérations communistes de Bretagne. Jeudy exprima son désaccord avec cette position. Les deux fédérations communistes du Finistère connaissaient des tensions. Dans la période suivante, en désaccord avec la rupture de la politique de l’union de la gauche, il participa aux mouvements de contestation des orientations de la politique de la direction du PCF, appelant à soutenir les propositions des « reconstructeurs » puis des « rénovateurs ». Il fut exclu du PCF en 1987 pour avoir été un des signataires soutenant la candidature de Pierre Juquin à la présidence de la République.

Lors des élections municipales de 1995, la gauche se présenta divisée. Jean-Pierre Jeudy conduisait une liste de gauche, alors que les communistes présentaient une liste qui obtint un faible résultat et se retira pour le deuxième tour. Mais la liste qu’il conduisait n’obtint que 43 % des voix. Il fut élu seulement conseiller municipal d’opposition. En 2001, il se représenta à la tête d’une liste « divers gauche », qui arriva en troisième position et fusionna avec l’autre liste « divers gauche », qui la précédait, conduite par Christian Troadec, le président du Festival des Vieilles charrues. Élu conseiller municipal, Jeudy présida la communauté de huit communes dite « Poher- communauté » jusqu’en 2008, année où il ne se représenta pas aux élections municipales de Carhaix-Plouguer, estimant qu’il fallait laisser la place aux jeunes.
Pour les élections européennes de 2008 et pour les élections régionales de 2010, il appela à voter pour les listes présentées par le Front de Gauche.

Responsable de l’Association France-Palestine pour le Centre-Finistère, il écrivit au Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, en 2016, pour dénoncer les poursuites contre des militants appelant au boycott des produits israéliens.

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 07:37
Suite au décès de Jean-Pierre JEUDY les communistes de Carhaix ont envoyés ce texte de communiqué aux médias. Nous le mettons en intégralité car il n'a que très partiellement été repris.
 
Communiqué.
 
Les communistes de Carhaix saluent la mémoire de Jean-Pierre JEUDY, maire de Carhaix de 1977 à 1995 et adressent leurs sincères condoléances à sa femme et sa famille.
Jean-Pierre, homme de gauche convaincu, défenseur de valeurs d’égalité et de justice sociale, de paix et infatigable combattant de la cause Palestinienne, aura marqué de son empreinte la vie de notre citée. Carhaix d’aujourd’hui lui doit beaucoup. Sa faconde nous manquera car Jean-Pierre était un excellent orateur. Bien que n’étant plus adhérent au PCF nous avions de très bonnes relations, il apporta son soutien en 1999 à la liste communiste aux Européennes. C’est une personnalité sincère et généreuse, qui aura joué un rôle important dans notre département qui vient de nous quitter.
Ouest-France 21 août 2025

Ouest-France 21 août 2025

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 07:05
Une belle fête du Travailleur Bigouden ce 20 août 2025 à Loctudy
Une belle fête du Travailleur Bigouden ce 20 août 2025 à Loctudy
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Une belle fête du Travailleur Bigouden ce 20 août 2025 à Loctudy

Avec la Batoucaloc, les Boulinerien, Celestino Lopez pour la partie musicale, une structure gonflable, de magnifiques jeux en bois et pour enfants et joueurs en général animés par Yann Foucher, des jeux de palets animés par Yoann Daniel, un délicieux repas frites-merguez/saucisses et moules de la criée de Loctudy, des stands de la CGT, du Mouvement de la Paix, de l'AFPS et de l'AJPF, de la JC et du PCF, un bar, nous avons vécu une très belle fête du travailleur bigouden de 12h à 19h ce mercredi 20 août 2025, avec la participation de plusieurs centaines de personnes, et de nombreux bénévoles. Merci à tous les camarades du Finistère (et notamment aux bénévoles) et du Morbihan qui sont venus à la fête, dont la direction de fête de l'Humanité Bretagne, Joël Gallais et Catherine Queric et à nos partenaires et amis de la gauche présents. Merci à toute la belle équipe de la section du PCF pays bigouden et ses bénévoles pour son engagement formidable sur cette fête! 

La journée s'est terminée par deux débats de qualité sur le travail avec la secrétaire nationale de l'UEC Camille Mongin, Jean-Jacques Cariou de la CGT (Fondation Massé trevidy, fédération CGT Santé privé) et Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, débat animé par Yves Peuziat Beaumont et un deuxième débat sur la Paix et la Solidarité Internationale, la solidarité avec la Palestine avec Maryse Rousseau et Mireille pour l'AFPS Cornouaille, Patrick Gambache et Martine Pivard pour les comités locaux de l'AJPF Morlaix-Wavel et Quimper-Balata, et Noëlle Péoc'h, porte parole départementale du Mouvement de la Paix, débat animé par Ismaël Dupont. 

Cette année la fête du travailleur bigouden de Loctudy était organisée conjointement par la fédération du PCF Finistère et les camarades de la section PCF du Pays Bigouden avec les bénévoles habituels de la fête.  

Photos Ismaël Dupont, Roberte Saint-jalmes, Jean-Philippe Le Deunf  

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:58
Samedi 23 août, 11h place de la Liberté à Brest: Stop au génocide à Gaza, stop à la famine, stop au blocus (collectif pour une paix juste et durable au Proche Orient).
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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:57
Gaza meurt de faim! Manifestation à Morlaix le vendredi 22 août à l'initiative de l'AFPS

L'AFPS du PAYS de MORLAIX vient d'écrire à tous ses partenaires associatifs, politiques et syndicaux solidaires de la Palestine pour que tous ensemble, nous reprenions le chemin de la mobilisation unitaire pour la Palestine !

D'abord par une manifestation le vendredi 22 août à Morlaix à 18h 

Le PCF est partie prenante de cette manifestation. 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:50
QUAND PASSENT LES CIGOGNES -Dimanche 31 août, à 17h, salle des fêtes de St Rivoal - avec le Mouvement de la Paix

Dimanche 31 août, à 17h, salle des fêtes de St Rivoal,

le comité finistérien du Mouvement de la paix, en
partenariat avec le P'tit Seize, vous invite à voir ou revoir
 
QUAND PASSENT LES CIGOGNES
un film de Mikhaïl Kalatozov réalisé en 1957 palme d'or au Festival de Cannes 1958.
PRIX LIBRE
Le film sera suivi d'un débat.
Synopsis:
Moscou, 1941. Veronika et Boris sont éperdument amoureux.
Mais lorsque l’Allemagne envahit la Russie, Boris s’engage et
part sur le front. Mark, son cousin, évite l’enrôlement et reste
auprès de Veronika qu’il convoite. Sans nouvelle de son fiancé,
dans le chaos de la guerre, la jeune femme succombe aux
avances de Mark.
Espérant retrouver Boris, elle s’engage comme infirmière dans
un hôpital de Sibérie.
« Quand passent les cigognes » parvient à prendre aux tripes
et à faire ressentir à la fois l’horreur de la guerre, la veulerie
d’un cousin amoureux et lâche mais aussi la force intérieure
puis extérieure de Veronika, la figure centrale du film
 
Amitié Pacifique 
 le bureau du Mouvement de la Paix Finistère 
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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:40

 

Avec le projet de budget 2026, le pouvoir a décidé de frapper fort, très fort contre le monde du travail.

Il s’enferme dans des politiques capitalistes qui ont déjà conduit à un désastre social comme en témoignent l’effondrement industriel en cours dans notre pays et les licenciements qui l’accompagnent, et à un désastre écologique comme l’ont encore montré le mégafeu de l’Aude, les dégâts des canicules de l’été ou encore les ravages de l’acétamipride que le pouvoir a voulu réintroduire avec la loi Duplomb.

Après l’annonce de la préparation du plus grand plan d’austérité de ces dernières décennies, les décisions estivales du pouvoir ont encore renchéri la note pour les travailleurs en précisant notamment le cadrage pour la réforme de l’assurance chômage. Une quatrième réforme depuis 2017 qui s’apparente à un acharnement contre les privés d’emplois sans aucune efficacité contre le chômage. On aimerait le même acharnement contre les 211 milliards d’euros d’aides aux grandes entreprises distribués sans critère !

Et les menaces pour le monde du travail sont d’autant plus grandes que le prétendu « accord » du 27 juillet entre le Président américain Donald Trump et la Présidente de la Commission européenne Von der Leyen cède tout aux exigences de l’impérialisme états-unien : droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15 %, une obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultrapolluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe…
Nous devons résister et bâtir un large front des nations et des peuples pour empêcher sa mise en œuvre. Que les peuples reprennent la main !

C’est d’autant plus nécessaire pour en finir avec la boucherie en Ukraine et pour mettre en échec l’offensive terrible de Netanyahou et de son gouvernement suprématiste et génocidaire.
Le pouvoir israélien est engagé dans une fuite en avant tant dans les crimes de masse que dans la politique de colonisation avec l’annonce du projet de colonie E1 pour tenter d’empêcher toute création d’un État de Palestine. Plus que jamais, l’heure est à se mobiliser pour le peuple palestinien avec toutes les forces disponibles, jusqu’en Israël même, où la mobilisation populaire grandit contre le pouvoir et pour la libération des otages.
Reprendre la main, cela implique d’engager avec force la riposte dans notre pays.

Emmanuel Macron et François Bayrou, serviteurs zélés du capital, accélèrent pour maintenir quoi qu’il en coûte le taux de profit des grands actionnaires du CAC 40 et pour tester notre capacité de résistance.

Accélérons nous-aussi et mettons à l’ordre du jour une immense riposte de classe, un front social et politique contre la politique Macron–Bayrou !

Nous le savons, une telle riposte ne se décrète pas, elle se construit avec le monde du travail par une action coordonnée des forces syndicales, associatives, politiques, dans leurs rôles respectifs.

Le PCF a un immense rôle à jouer pour y contribuer, en allant à la rencontre des salariés, aux portes des entreprises ; en dialoguant partout dans nos villes et nos villages avec toutes et tous ceux qui veulent se mobiliser ; en soutenant l’appel de l’intersyndicale qui se réunira à nouveau le 1er septembre et la mobilisation du mouvement associatif ; en mettant en débat avec toutes et tous et avec nos partenaires des forces de gauche un projet pour la France, des propositions pour le progrès et la paix qui ouvrent une alternative à la politique capitaliste et belliciste en cours comme nous le portons avec les 10 grands objectifs[1] adoptés avant l’été ; en rassemblant largement partout dans nos communes autour de listes municipales de gauche à la hauteur des attentes des habitantes et des habitants.

Ne laissons pas ce pouvoir et son système à bout de souffle nous décourager, relevons la tête ensemble, agissons pour l’intervention populaire la plus large.
Faisons de cette rentrée une rentrée décisive pour prendre le parti du travail et unir le monde du travail. À l’heure du 80e anniversaire de la Sécurité sociale, posons avec lui les bases d’un mouvement inédit de réappropriation sociale !

Igor Zamichiei

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19 août 2025 2 19 /08 /août /2025 09:00
Mercredi 20 août, 12h-19h - Fête du Travailleur bigouden à Loctudy organisée par le PCF Finistère avec les camarades du PCF Pays Bigouden
La fête du Travailleur bigouden de Loctudy, c'est le mercredi le 20 août, et c'est organisé par le PCF Finistère cette année conjointement avec nos camarades adhérents et sympathisants de la section du PCF Pays Bigouden impliqués sur cette fête installée dans le paysage à Loctudy depuis les années 60.  
 
Notez bien la date dans vos agendas!
 
N'hésitez pas à nous contacter si besoin de renseignements complémentaires ou pour être bénévole.
Contact: 06 20 90 10 52 / federation@29.pcf.fr
 
***
Programme: 
 
Stands PCF - JC, CGT, Mouvement de la Paix, AFPS, AJFP
 
Jeux en bois / Structure gonflable pour les enfants / palets
 
Bar/ restaurant de plein air: 

Saucisses / Merguez ou Moules – Frites

Fars/ kouigns du pays bigouden

12h – 12h45 Batoucada "Tambours d’Eckmül"

13h30 -15h : Chants de Marins "Boulinerien"

15h-16h45 Batteur et chanteur cubain "Celestino Lopez"

16h45-18h30 : Temps politique.

Agora- Carrefour des luttes. 

Table-ronde sur le travail de 17h à 17h45 avec des représentants de l'Interpro de Loctudy, de la JC-UEC (Camille Mongin), de la CGT (Jean-Jacques Cariou de la CGT santé privé), du PCF (Ismaël Dupont), débat animé par Yves Peuziat Beaumont de la section PCF Pays Bigouden

Table-ronde la Palestine, la solidarité internationale, la Paix, de 17h45 à 18h30 avec des représentants du Mouvement de la Paix (Noëlle Péoc'h), de l'AFPS, de l'AJPF

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19 août 2025 2 19 /08 /août /2025 05:00
Occupation, colonisation et annexion : « Ce qui se passe à Gaza va se produire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est » (entretien du chercheur israélien Aviv Tatarsky avec Pierre Barbancey, L'Humanité, 18 août 2025)

Pour le chercheur israélien Aviv Tatarsky, le gouvernement de Benyamin Netanyahou entend appliquer à la Cisjordanie le schéma déployé à Gaza. Un projet qui vise à vider les territoires de leur population et à étendre les colonies. 

Pierre Barbancey, 17 août 2025 - L'Humanité

Aviv Tatarsky est chercheur au sein de l’organisation Ir Amim. Son travail se concentre sur Jérusalem et l’amène à considérer toutes les mesures prises en Cisjordanie dans le cadre de l’occupation, de la colonisation et de l’annexion.

Avec E1, s’agit-il d’un nouveau plan ou s’agit-il de la phase de réalisation d’un plan déjà ancien ?

Aviv Tatarsky

Chercheur au sein de l’organisation Ir Amim

Ce plan date de vingt ou trente ans. Il n’est pas nouveau à proprement parler. Les gouvernements israéliens souhaitaient vivement l’approuver, mais la communauté internationale ne les y a pas autorisés. Son approbation est donc très significative. Benyamin Netanyahou a décidé que le moment était venu d’agir : l’attention se porte sur Gaza, le soutien américain à Israël est inébranlable et ce cabinet israélien est le plus extrême que nous ayons jamais connu. Autant de raisons qui expliquent ce passage à l’acte.

Il s’agit d’une nouvelle grande colonie, mais surtout son emplacement, en plein cœur de la Cisjordanie, a des conséquences considérables. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, l’a dit lui-même : cela étouffe la possibilité d’un État palestinien et fait partie du programme stratégique israélien d’annexion de la Cisjordanie. Ces deux éléments combinés signifient que le gouvernement israélien choisit, intentionnellement et consciemment, l’apartheid. Il n’y a pas d’autre sens à cela.

Faites-vous un lien entre le sort fait actuellement à Gaza et ce qui se passe en Cisjordanie ?

Oui, bien sûr. Certains ministres au sein du gouvernement affirment qu’ils veulent reproduire en Cisjordanie ce qu’ils font dans la bande de Gaza. C’est là le sens de ce plan. Sa mise en place entraînera d’abord l’expulsion de milliers de Palestiniens vivant dans la zone E1 ou aux alentours. Israël veut les forcer à se réfugier dans de petites enclaves isolées. Le plan isole Jérusalem-Est de la Cisjordanie et soumet sa population à de nombreuses pressions, que ce soit par des violences policières ou des démolitions de maisons.

Nous assistons à cette stratégie israélienne qui consiste à diviser l’espace palestinien et la population palestinienne en zones distinctes, puis à frapper chacune d’elles comme bon lui semble. Il est essentiel de comprendre que ce discours d’annexion d’Israël ne se limite pas à la confiscation de terres mais aussi à expulser les Palestiniens. Il s’agit d’une situation très volatile qu’Israël exploitera pour intensifier sa violence. On voit dans la bande de Gaza où cela peut mener. Ce qui se passe à Gaza va se produire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

L’opinion publique israélienne est-elle consciente de l’objectif final ?

Non. Elle est préoccupée par d’autres problèmes. Elle est aveugle. Une part croissante de l’opinion publique israélienne comprend également que la guerre est un désastre qui doit cesser. Mais Israël n’accorde guère d’attention à la terrible situation en Cisjordanie, conséquence de ses activités. La société israélienne elle-même n’arrêtera pas cela. Il faut que cela vienne de l’extérieur, de la communauté internationale, mais pas par un appel à la conscience israélienne ou aux soi-disant modérés.

Il ne s’agit pas seulement de condamner ou de proclamer que la France reconnaîtra l’État palestinien. Le gouvernement israélien s’en moque. Pour empêcher Israël de poursuivre ces actions terribles, une intervention efficace est nécessaire. Ceux qui veulent mettre un terme à cette situation doivent peser sérieusement et efficacement. Ce gouvernement israélien ne respecte que la force, pas les mots.

La France affirme qu’elle reconnaîtra un État palestinien. Mais avec le projet E1, est-ce de l’ordre du possible ?

L’important concernant E1, c’est son emplacement. Il se trouve au cœur de la Cisjordanie. Il créera un bloc de colonies israéliennes continu où vivront environ 100 000, voire 150 000 colons israéliens, qui s’étendra profondément en Cisjordanie et la divisera en une partie nord séparée d’une partie sud. Ce phénomène se produit également dans d’autres régions de Cisjordanie, mais le plus dramatique se situe dans E1.

L’ensemble de ces éléments signifie qu’il est impossible d’avoir un État palestinien. Israël, d’un côté, affirme ne pas vouloir expulser les colons. De l’autre, il construit de nouvelles colonies et les agrandit. C’est comme si on découpait la France en trois ou quatre petits morceaux et qu’on disait : « Voilà, vous pouvez avoir un État français, si vous le souhaitez. » C’est ridicule. Quiconque s’oppose à cela, quiconque se soucie des droits de l’homme et souhaite la création d’un État palestinien doit prendre les mesures qui arrêteront Israël.

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