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Les 2 millions d’associations de notre pays avec leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 million de salarié·es sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l’éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe.
Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s’appliquent. J’appelle à agir.
Partout en France, le secteur associatif est asphyxié par des politiques d’austérité qui fragilisent le tissu social et solidaire de notre République.
En affaiblissant les communes comme les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société solidaire et émancipateur. Les coupes budgétaires de 2025 ont provoqué un séisme en matière d’emplois dans le secteur. Celles qui se dessinent pour 2026 amplifieront la crise et menacent la survie même des associations.
Le secteur représente un budget cumulé de 124 milliards d’euros (3,3% du PIB), soit près de 10% de l’emploi privé, cependant l’enquête du Mouvement Associatif de mars 2025 révèle que :
69% des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres est fragile ou nul,
45% des subventions sont en baisse,
39 % envisagent des réductions d’effectifs,
28% des associations doivent réduire ou annuler leurs activités,
La suppression de la plupart des emplois aidés (PEC, CUI, CAE), conséquence de la politique d’austérité, a affecté 48 % des associations, les privant de ressources humaines essentielles. Les retards dans les versements des fonds publics et la lourdeur administrative découragent les salariés et les bénévoles dans leur mission auprès des publics.
Derrière ces chiffres, c’est la pauvreté, l’isolement et le chacun pour soi qui grandissent pour laisser place au vide. Dans le pire des cas, l’absence de services publics et de structures d’éducation populaire créent un terrain favorable à l’émergence d’organisations à caractère mafieux.
Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d’Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie à des injonctions de Préfet sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.
De plus, les appels d’offre et appels à projet placent en situation de concurrence, nuisible aux associations comme à leurs publics, notamment les plus défavorisés
Un plan d’urgence basé sur une politique de financement stable, de conventionnements pluriannuels est nécessaire.
Je soutiens l’appel à la mobilisation lancé par Le Mouvement Associatif pour ce samedi 11 octobre place Stalingrad à partir de 14H. Partout, j’encourage les élu·es, les militant·es communistes, celles et ceux attachés à l’action des associations à participer aux rassemblements national et locaux, plus de 300 sont annoncés.
A cette occasion, de nombreuses initiatives montreront le savoir-faire et les valeurs de solidarité, d’égalité portées par le secteur associatif au service de l’intérêt général.
Avec nos parlementaires, nous ferons entendre cet appel dans l’élaboration du prochain budget. Il contribuera dans l’avenir à être le porte-voix des salarié·es et bénévoles
Fabien Roussel
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La « Sécu » dans la Constitution Le groupe communiste à l’Assemblée nationale propose d’inscrire la Sécurité sociale dans la Constitution. Extraits de l’exposé des motifs de la proposition de loi présenté par Yannick Monnet et l’ensemble des parlementaires GDR.
Dans ce contexte, graver les grands principes de la Sécurité sociale dans le marbre de notre Loi fondamentale constitue plus que jamais une nécessité.
Conformément à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la Constitution a vocation à assurer la « garantie des droits ». Concernant le « droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » de l’alinéa 11 du Préambule de 1946 ([10]), le Conseil constitutionnel est allé jusqu’à y consacrer des « exigences constitutionnelles » qui « impliquent la mise en œuvre d’une politique de solidarité nationale ».
En effet, c’est par ces dispositions, listant les principaux risques susceptibles d’advenir au cours de la vie, que le constituant a institué cette réalité juridique qu’est notre système de sécurité sociale. Cependant, le Conseil d’État a considéré que ce principe de 1946 « ne s’impose à l’autorité administrative, en l’absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies » par la loi ou les conventions internationales incorporées au droit français ([11]). Quant à lui, le Conseil constitutionnel ménage au législateur un très large pouvoir d’appréciation dans la mise en œuvre de cette exigence sauf à la « priver de garanties légales » ([12]).
À ce titre, il ne s’est pas opposé à l’institution de mécanismes de retraite par capitalisation, pouvant à terme se substituer à ceux par répartition et donc aux prestations des régimes obligatoires de base et complémentaires, sous prétexte que ces nouveaux mécanismes ne font que s’y ajouter ([13]).
Le principe de 1946, appartenant au bloc de constitutionnalité, n’apparaît donc pas pleinement garanti. Il souffre d’une protection incomplète qui nécessite d’être renforcée. Dès lors, introduire un nouvel article après l’article 1er de la Constitution pour y inscrire notre modèle de Sécurité sociale lui conférerait une assise constitutionnelle et une protection juridique à la hauteur des attaques dont elle fait l’objet. Enfin, à l’heure où nous célébrons les quatre-vingts ans de la Sécurité sociale, en sanctuariser les principes politiques dans notre Constitution relèverait d’un geste historique et rassembleur, en rendant à l’ensemble de nos concitoyens cette institution qui leur appartient et qui, précisément, la définit comme une conquête sociale : « Le plan de Sécurité sociale est une réforme d’une trop grande ampleur, d’une trop grande importance pour la population de notre pays pour que quiconque puisse en réclamer la paternité exclusive. […] Cette Sécurité sociale, née de la terrible épreuve que nous venons de traverser, appartient et doit appartenir à tous les Français et à toutes les Françaises sans considération politique, philosophique ou religieuse. C’est la terrible crise que notre pays subit depuis plusieurs générations qui lui impose ce plan national et cohérent de sécurité » ([14]). Proposition de loi constitutionnelle Article unique Après l’article 1er de la Constitution, il est inséré un article 1-1 ainsi rédigé : « Art. 1-1. - La Sécurité sociale est une institution fondamentale de la République. Elle assure à chaque membre de la société la protection contre les risques et les aléas de l’existence, et concourt en particulier à la mise en œuvre des principes énoncés au dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. « La Sécurité sociale est fondée sur les principes d’universalité de la solidarité nationale et du service public. Chacun y a droit selon ses besoins et y contribue selon ses moyens. Sa gestion relève des représentants des intéressés et de l’État. Son financement est assuré principalement par les cotisations assises sur les revenus d’activité et de remplacement. »
Repatha et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes
Les maladies cardiovasculaires représentent environ un tiers de la mortalité en France. On sait depuis longtemps que le cholestérol synthétisé dans le foie et circulant dans le sang au sein de particules appelées LDL (ou « mauvais cholestérol ») est un facteur de risque de ces maladies. Depuis la fin du siècle dernier, un groupe de médicaments, les statines, est prescrit chez de nombreuses personnes pour diminuer la synthèse de cholestérol dans le foie. Les brevets sur les statines sont désormais tombés dans le domaine public. Mais les statines sont soit inefficaces ou déclenchent des effets secondaires chez certaines personnes.
Dans les années 2000, les recherches menées dans les laboratoires publics ont identifié une protéine qui diminue l’élimination des particules LDL et des inhibiteurs de cette protéine sous forme d’anticorps la bloquant ont été développés. A l’heure actuelle, deux inhibiteurs sont commercialisés, l’Alirocumab (nom commercial : Praluent) et l’Evolocumab (nom commercial : Repatha).
Le premier est commercialisé par la SANOFI, 5ème groupe pharmaceutique mondial avec son siège en France, un chiffre d’affaires en 2024 de 41 milliards d’€ et un résultat net de 5,7 milliard d’€. Sanofi prétend que le prix accordé par la sécurité sociale pour le Praluent qui avoisine les 5000 € annuels par patient ne couvrent pas les coûts de production et a entamé une démarche de déremboursement. Le prix aux USA de ce type de médicaments sous forme d’anticorps avoisine ou dépasse les 30000 € annuels par patient. Cette demande de déremboursement qui exposerait les patients traités à payer le prix imposé par la SANOFI est un chantage pour que la Sécurité sociale accepte un prix plus proche des taris américains. Devant le tollé, la SANOFI a annoncé le retrait de sa demande mais le chantage continue via l’entretien d’une pénurie chronique. SANOFI a touché 1 milliard d’€ au titre du crédit d’impôt recherche depuis sa création par F Hollande tout en supprimant 3500 postes y compris dans la recherche. En outre, la nécessiteuse SANOFI a récemment annoncé 20 milliards d’€ d’investissement non pas en France mais aux USA. Sortez vos mouchoirs pour pleurer avec ces pauvres industriels….
Le second est commercialisé par la société américaine AMGEN. Cette société qui a un chiffre d’affaires en 2025 de « seulement » 33 millions de $ US mais avec un résultat net de 10,5 $ US (soit des marges bénéficiaires approchant 30%), s’est fait connaitre dès les années 1990 par son activité boursière de rachat de start-ups. Dans les années 2010, elle se lance dans la production de médicaments biosimilaires (médicaments produits par des méthodes biologiques dont les brevets sont tombés dans le domaine public) et est entrée en conflit juridique avec plusieurs sociétés dont la SANOFI qui a attaqué ses brevets portant sur le Repatha devant la cour suprême des USA. Aujourd’hui AMGEN prétexte qu’elle ne peut répondre à l’augmentation importante de la demande mondiale….ou préfère se concentrer sur le juteux marché américain.
Les patients ne peuvent plus compter sur un approvisionnement régulier et sont conduits à interrompre leur traitement avec un risque sur leur santé. Ils risquent d’avoir à payer plus cher leur traitement pour satisfaire les actionnaires de la SANOFI et d’AMGEN, d’autant que les ex-gouvernements Bayrou et Lecornu ont clairement annoncé leurs intentions de s’en prendre aux assurés sociaux plutôt qu’aux financiers en sabrant la prise en charge des affections de longue durée. Stéphane Peu, député communiste de Seine Saint Denis a posé une question en juillet au gouvernement sur ce qu’il comptait faire face à cette situation. La question est restée sans réponse pour l’heure.
L’exemple du Repatha et du Praluent montrent qu’il est fondamental que la France se réapproprie les fruits de la recherche scientifique, la production des médicaments en particulier de produits innovants et leur distribution à des prix cohérents avec les coûts réels par un pôle public du médicament au besoin en utilisant des licences d’office.
Jean-Luc Olivier
Assemblée du mouvement de la paix du Finistère il y a deux ans, à Morlaix - sur la photo: Roland de Penanros, Noëlle Péoc'h, Claudine Guéguen, Antoinette l'Hénaff, Jean-Jacques Lohéac (photo prise par Ismaël Dupont)
Claudine Guéguen, Nicole Rizzoni, Antoinette L'Hénaff, 3 animatrices bien connues du Mouvement de la Paix
Antoinette l'Hénaff au côté de Alain David et de plusieurs autres camarades (photo Pierre-Yvon Boisnard)
Nous avons appris avec émotion la disparition de notre camarade du Mouvement de la Paix Anne (dit Antoinette) L'Hénaff, sœur de notre camarade du parti et de la section de Morlaix Amélie Salzenstein, décédée à l'âge de 87 ans.
Antoinette a été pendant plusieurs années l'animatrice du Mouvement de la Paix du pays de Morlaix, avec un fort investissement contre les guerres en Irak et en Yougoslavie, pour les droits des femmes algériennes et la Paix en Algérie, contre l'arme nucléaire, pour la culture de la Paix.
Nous l'avons très souvent accompagnée dans les mobilisations pour la paix et la solidarité internationale, à Morlaix, Brest, Crozon, au Menez Hom, etc.
Proche des idées du parti communiste, comme plusieurs autres membres de sa famille, elle était présente à toutes les fêtes du parti et elle a fait partie aussi de nos comités de soutien du PCF et du front de gauche aux élections législatives, départementales, etc.
Tous les communistes du pays de Morlaix qui l'ont connue et appréciée ressentent de la tristesse à l'annonce de son décès, mais aussi un sentiment de responsabilité: pour poursuivre ses combats pour l'humanité et la Paix, avec la même obstination qu'elle, même si les vents sont contraires...
Un dernier hommage sera rendu à Antoinette vendredi à 14h30 au cimetière de Plougonven.
La section PCF du Pays de Morlaix.
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Hommage de Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix:
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Antoinette L’Henaff à l’âge de 87 ans.
Beaucoup d'entre vous ont du la connaître . Longtemps animatrice du comité de Morlaix du Mouvement de la Paix, elle a été une des chevilles ouvrières du collectif régional des comités du Mouvement de la paix en Bretagne. Longtemps membre du conseil national du Mouvement de la paix, Antoinette fut de tous les combats pour la paix, de tous les rassemblements contre l’arme atomique, contre la guerre en Irak , pour la solidarité internationale avec les peuples en lutte pour leurs droits (peuple algérien, Palestine etc) , mais aussi pour la défense de tous les droits humains et pour la promotion d’une culture de la Paix . En 2004 elle faisait partie de la délégation du Mouvement de la paix composée de 20 personnes qui représentaient le Mouvement de la paix à la conférence d’examen du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à l’ONU à New York.
Roland Nivet porte parole National du mouvement de la Paix
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Lanmeur, Plougonven, Plérin
Rennes
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Anne L'HÉNAFF née MENOU dite "Antoinette"
à l'âge de 87 ans. De la part de :
Isabelle et Paul Le Métay,
Frédérique L'Hénaff,
Lénora et Patrick de Souza-Acogny, ses filles et leurs conjoints;
Elvire, Justin, Maël, Morgan, Adèle, Chann, ses petits-enfants;
Jacques, Alphonse, Honoré,
ses arrière-petits-enfants;
Amélie, sa soeur;
Yvette, sa belle-soeur;
Frédéric,
ainsi que toute la famille et ses amis.
Anne repose à l'Espace funéraire du Trégor à Lanmeur.
Visites de 14 h à 18 h.
Un dernier hommage lui sera rendu vendredi 10 octobre 2025, à 14 h 30, au cimetière de Plougonven.
Remerciement aux personnels soignants de l'hôpital de Morlaix pour leur gentillesse et leur bienveillance.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PF Flamanc,
Lanmeur, 02 98 67 53 17
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