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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 12:23
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)

« Associations en danger, ça ne tient plus ».
"Plus de 300 manifestants se sont mobilisés à Morlaix (Finistère), samedi 11 octobre 2025, afin d’alerter sur le devenir des associations du secteur. D’autres actions sont à venir."

(Ouest-France, dimanche 12 octobre)

Ouest-France, dimanche 12 octobre

Ouest-France, dimanche 12 octobre

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 04:00

 

Les 2 millions d’associations de notre pays avec leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 million de salarié·es sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l’éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe.

Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s’appliquent. J’appelle à agir.

Partout en France, le secteur associatif est asphyxié par des politiques d’austérité qui fragilisent le tissu social et solidaire de notre République.

En affaiblissant les communes comme les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société solidaire et émancipateur. Les coupes budgétaires de 2025 ont provoqué un séisme en matière d’emplois dans le secteur. Celles qui se dessinent pour 2026 amplifieront la crise et menacent la survie même des associations.

Le secteur représente un budget cumulé de 124 milliards d’euros (3,3% du PIB), soit près de 10% de l’emploi privé, cependant l’enquête du Mouvement Associatif de mars 2025 révèle que :

69% des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres est fragile ou nul,

45% des subventions sont en baisse,

39 % envisagent des réductions d’effectifs,

28% des associations doivent réduire ou annuler leurs activités,

La suppression de la plupart des emplois aidés (PEC, CUI, CAE), conséquence de la politique d’austérité, a affecté 48 % des associations, les privant de ressources humaines essentielles. Les retards dans les versements des fonds publics et la lourdeur administrative découragent les salariés et les bénévoles dans leur mission auprès des publics.

Derrière ces chiffres, c’est la pauvreté, l’isolement et le chacun pour soi qui grandissent pour laisser place au vide. Dans le pire des cas, l’absence de services publics et de structures d’éducation populaire créent un terrain favorable à l’émergence d’organisations à caractère mafieux.

Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d’Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie à des injonctions de Préfet sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.

De plus, les appels d’offre et appels à projet placent en situation de concurrence, nuisible aux associations comme à leurs publics, notamment les plus défavorisés

Un plan d’urgence basé sur une politique de financement stable, de conventionnements pluriannuels est nécessaire.

Je soutiens l’appel à la mobilisation lancé par Le Mouvement Associatif pour ce samedi 11 octobre place Stalingrad à partir de 14H. Partout, j’encourage les élu·es, les militant·es communistes, celles et ceux attachés à l’action des associations à participer aux rassemblements national et locaux, plus de 300 sont annoncés.

A cette occasion, de nombreuses initiatives montreront le savoir-faire et les valeurs de solidarité, d’égalité portées par le secteur associatif au service de l’intérêt général.

Avec nos parlementaires, nous ferons entendre cet appel dans l’élaboration du prochain budget. Il contribuera dans l’avenir à être le porte-voix des salarié·es et bénévoles

Fabien Roussel

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 03:50

 

La « Sécu » dans la Constitution Le groupe communiste à l’Assemblée nationale propose d’inscrire la Sécurité sociale dans la Constitution. Extraits de l’exposé des motifs de la proposition de loi présenté par Yannick Monnet et l’ensemble des parlementaires GDR.

Dans ce contexte, graver les grands principes de la Sécurité sociale dans le marbre de notre Loi fondamentale constitue plus que jamais une nécessité.

Conformément à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la Constitution a vocation à assurer la « garantie des droits ». Concernant le « droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » de l’alinéa 11 du Préambule de 1946 ([10]), le Conseil constitutionnel est allé jusqu’à y consacrer des « exigences constitutionnelles » qui « impliquent la mise en œuvre d’une politique de solidarité nationale ».

En effet, c’est par ces dispositions, listant les principaux risques susceptibles d’advenir au cours de la vie, que le constituant a institué cette réalité juridique qu’est notre système de sécurité sociale. Cependant, le Conseil d’État a considéré que ce principe de 1946 « ne s’impose à l’autorité administrative, en l’absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies » par la loi ou les conventions internationales incorporées au droit français ([11]). Quant à lui, le Conseil constitutionnel ménage au législateur un très large pouvoir d’appréciation dans la mise en œuvre de cette exigence sauf à la « priver de garanties légales » ([12]).

À ce titre, il ne s’est pas opposé à l’institution de mécanismes de retraite par capitalisation, pouvant à terme se substituer à ceux par répartition et donc aux prestations des régimes obligatoires de base et complémentaires, sous prétexte que ces nouveaux mécanismes ne font que s’y ajouter ([13]).

Le principe de 1946, appartenant au bloc de constitutionnalité, n’apparaît donc pas pleinement garanti. Il souffre d’une protection incomplète qui nécessite d’être renforcée. Dès lors, introduire un nouvel article après l’article 1er de la Constitution pour y inscrire notre modèle de Sécurité sociale lui conférerait une assise constitutionnelle et une protection juridique à la hauteur des attaques dont elle fait l’objet. Enfin, à l’heure où nous célébrons les quatre-vingts ans de la Sécurité sociale, en sanctuariser les principes politiques dans notre Constitution relèverait d’un geste historique et rassembleur, en rendant à l’ensemble de nos concitoyens cette institution qui leur appartient et qui, précisément, la définit comme une conquête sociale : « Le plan de Sécurité sociale est une réforme d’une trop grande ampleur, d’une trop grande importance pour la population de notre pays pour que quiconque puisse en réclamer la paternité exclusive. […] Cette Sécurité sociale, née de la terrible épreuve que nous venons de traverser, appartient et doit appartenir à tous les Français et à toutes les Françaises sans considération politique, philosophique ou religieuse. C’est la terrible crise que notre pays subit depuis plusieurs générations qui lui impose ce plan national et cohérent de sécurité » ([14]). Proposition de loi constitutionnelle Article unique Après l’article 1er de la Constitution, il est inséré un article 1-1 ainsi rédigé : « Art. 1-1. - La Sécurité sociale est une institution fondamentale de la République. Elle assure à chaque membre de la société la protection contre les risques et les aléas de l’existence, et concourt en particulier à la mise en œuvre des principes énoncés au dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. « La Sécurité sociale est fondée sur les principes d’universalité de la solidarité nationale et du service public. Chacun y a droit selon ses besoins et y contribue selon ses moyens. Sa gestion relève des représentants des intéressés et de l’État. Son financement est assuré principalement par les cotisations assises sur les revenus d’activité et de remplacement. »

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 05:43

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes

Les maladies cardiovasculaires représentent environ un tiers de la mortalité en France. On sait depuis longtemps que le cholestérol synthétisé dans le foie et circulant dans le sang au sein de particules appelées LDL (ou « mauvais cholestérol ») est un facteur de risque de ces maladies. Depuis la fin du siècle dernier, un groupe de médicaments, les statines, est prescrit chez de nombreuses personnes pour diminuer la synthèse de cholestérol dans le foie. Les brevets sur les statines sont désormais tombés dans le domaine public. Mais les statines sont soit inefficaces ou déclenchent des effets secondaires chez certaines personnes.

Dans les années 2000, les recherches menées dans les laboratoires publics ont identifié une protéine qui diminue l’élimination des particules LDL et des inhibiteurs de cette protéine sous forme d’anticorps la bloquant ont été développés. A l’heure actuelle, deux inhibiteurs sont commercialisés, l’Alirocumab (nom commercial : Praluent) et l’Evolocumab (nom commercial : Repatha).

Le premier est commercialisé par la SANOFI, 5ème groupe pharmaceutique mondial avec son siège en France, un chiffre d’affaires en 2024 de 41 milliards d’€ et un résultat net de 5,7 milliard d’€. Sanofi prétend que le prix accordé par la sécurité sociale pour le Praluent qui avoisine les 5000 € annuels par patient ne couvrent pas les coûts de production et a entamé une démarche de déremboursement. Le prix aux USA de ce type de médicaments sous forme d’anticorps avoisine ou dépasse les 30000 € annuels par patient. Cette demande de déremboursement qui exposerait les patients traités à payer le prix imposé par la SANOFI est un chantage pour que la Sécurité sociale accepte un prix plus proche des taris américains. Devant le tollé, la SANOFI a annoncé le retrait de sa demande mais le chantage continue via l’entretien d’une pénurie chronique. SANOFI a touché 1 milliard d’€ au titre du crédit d’impôt recherche depuis sa création par F Hollande tout en supprimant 3500 postes y compris dans la recherche. En outre, la nécessiteuse SANOFI a récemment annoncé 20 milliards d’€ d’investissement non pas en France mais aux USA. Sortez vos mouchoirs pour pleurer avec ces pauvres industriels….

Le second est commercialisé par la société américaine AMGEN. Cette société qui a un chiffre d’affaires en 2025 de « seulement » 33 millions de $ US mais avec un résultat net de 10,5 $ US (soit des marges bénéficiaires approchant 30%), s’est fait connaitre dès les années 1990 par son activité boursière de rachat de start-ups. Dans les années 2010, elle se lance dans la production de médicaments biosimilaires (médicaments produits par des méthodes biologiques dont les brevets sont tombés dans le domaine public) et est entrée en conflit juridique avec plusieurs sociétés dont la SANOFI qui a attaqué ses brevets portant sur le Repatha devant la cour suprême des USA. Aujourd’hui AMGEN prétexte qu’elle ne peut répondre à l’augmentation importante de la demande mondiale….ou préfère se concentrer sur le juteux marché américain.

Les patients ne peuvent plus compter sur un approvisionnement régulier et sont conduits à interrompre leur traitement avec un risque sur leur santé. Ils risquent d’avoir à payer plus cher leur traitement pour satisfaire les actionnaires de la SANOFI et d’AMGEN, d’autant que les ex-gouvernements Bayrou et Lecornu ont clairement annoncé leurs intentions de s’en prendre aux assurés sociaux plutôt qu’aux financiers en sabrant la prise en charge des affections de longue durée. Stéphane Peu, député communiste de Seine Saint Denis a posé une question en juillet au gouvernement sur ce qu’il comptait faire face à cette situation. La question est restée sans réponse pour l’heure.

L’exemple du Repatha et du Praluent montrent qu’il est fondamental que la France se réapproprie les fruits de la recherche scientifique, la production des médicaments en particulier de produits innovants et leur distribution à des prix cohérents avec les coûts réels par un pôle public du médicament au besoin en utilisant des licences d’office.

Jean-Luc Olivier 

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes - par Jean-Luc Olivier
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:55
Assemblée du mouvement de la paix du Finistère il y a deux ans, à Morlaix - sur la photo: Roland de Penanros, Noëlle Péoc'h, Claudine Guéguen, Antoinette l'Hénaff, Jean-Jacques Lohéac (photo prise par Ismaël Dupont)

Assemblée du mouvement de la paix du Finistère il y a deux ans, à Morlaix - sur la photo: Roland de Penanros, Noëlle Péoc'h, Claudine Guéguen, Antoinette l'Hénaff, Jean-Jacques Lohéac (photo prise par Ismaël Dupont)

Claudine Guéguen, Nicole Rizzoni, Antoinette L'Hénaff, 3 animatrices bien connues du Mouvement de la Paix

Claudine Guéguen, Nicole Rizzoni, Antoinette L'Hénaff, 3 animatrices bien connues du Mouvement de la Paix

Décès d'Antoinette L'Hénaff: hommages à notre camarade du Mouvement de la Paix
Antoinette L'Hénaff au discours devant la mairie de Morlaix - Photo de Pierre-Yves Boisnard

Antoinette L'Hénaff au discours devant la mairie de Morlaix - Photo de Pierre-Yves Boisnard

Antoinette L'Hénaff devant la mairie de Morlaix avec les camarades - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette L'Hénaff devant la mairie de Morlaix avec les camarades - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette L'Hénaff devant la mairie de Morlaix avec les camarades - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette L'Hénaff devant la mairie de Morlaix avec les camarades - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette l'Hénaff au côté de Alain David et de plusieurs autres camarades (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Antoinette l'Hénaff au côté de Alain David et de plusieurs autres camarades (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Antoinette l'Hénaff devant la mairie de Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Antoinette l'Hénaff devant la mairie de Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Nous avons appris avec émotion la disparition de notre camarade du Mouvement de la Paix Anne (dit Antoinette) L'Hénaff, sœur de notre camarade du parti et de la section de Morlaix Amélie Salzenstein, décédée à l'âge de 87 ans.

Antoinette a été pendant plusieurs années l'animatrice du Mouvement de la Paix du pays de Morlaix, avec un fort investissement contre les guerres en Irak et en Yougoslavie, pour les droits des femmes algériennes et la Paix en Algérie, contre l'arme nucléaire, pour la culture de la Paix.

Nous l'avons très souvent accompagnée dans les mobilisations pour la paix et la solidarité internationale, à Morlaix, Brest, Crozon, au Menez Hom, etc.

Proche des idées du parti communiste, comme plusieurs autres membres de sa famille, elle était présente à toutes les fêtes du parti et elle a fait partie aussi de nos comités de soutien du PCF et du front de gauche aux élections législatives, départementales, etc.

Tous les communistes du pays de Morlaix qui l'ont connue et appréciée ressentent de la tristesse à l'annonce de son décès, mais aussi un sentiment de responsabilité: pour poursuivre ses combats pour l'humanité et la Paix, avec la même obstination qu'elle, même si les vents sont contraires...

Un dernier hommage sera rendu à Antoinette vendredi à 14h30 au cimetière de Plougonven.

La section PCF du Pays de Morlaix. 

***

Hommage de Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix: 

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Antoinette L’Henaff à l’âge de 87 ans.

Beaucoup d'entre vous ont du la connaître . Longtemps animatrice du comité de Morlaix du Mouvement de la Paix, elle a  été une des chevilles ouvrières du collectif régional des comités du Mouvement de la paix en Bretagne. Longtemps membre du conseil national du Mouvement de la paix, Antoinette fut de tous les combats pour la paix, de tous les rassemblements contre l’arme atomique, contre la guerre en Irak , pour la solidarité internationale avec les peuples en lutte pour leurs droits (peuple algérien, Palestine etc) , mais aussi pour la défense de tous les droits humains et pour la promotion d’une culture de la Paix . En 2004 elle faisait partie de la délégation du Mouvement de la paix composée de 20 personnes qui représentaient le Mouvement de la paix à la conférence d’examen du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à l’ONU à New York.

Roland Nivet  porte parole National du mouvement de la Paix

***

décès de Antoinette l'Henaff ancienne animatrice du comité de Morlaix -Finistère
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Antoinette L’Henaff à l’âge de 87 ans
L'AFPS du PAYS de MORLAIX perd une amie et une partenaire fidèle du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien.
François Rippe, vice-président de l'AFPS
 
***

Lanmeur, Plougonven, Plérin
Rennes
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Anne L'HÉNAFF née MENOU dite "Antoinette"
à l'âge de 87 ans. De la part de :
Isabelle et Paul Le Métay,
Frédérique L'Hénaff,
Lénora et Patrick de Souza-Acogny, ses filles et leurs conjoints;
Elvire, Justin, Maël, Morgan, Adèle, Chann, ses petits-enfants;
Jacques, Alphonse, Honoré,
ses arrière-petits-enfants;
Amélie, sa soeur;
Yvette, sa belle-soeur;
Frédéric,
ainsi que toute la famille et ses amis.
Anne repose à l'Espace funéraire du Trégor à Lanmeur.
Visites de 14 h à 18 h.
Un dernier hommage lui sera rendu vendredi 10 octobre 2025, à 14 h 30, au cimetière de Plougonven.
Remerciement aux personnels soignants de l'hôpital de Morlaix pour leur gentillesse et leur bienveillance.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PF Flamanc,
Lanmeur, 02 98 67 53 17

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:45
Le Télégramme, Morlaix, 9 octobre 2025

Le Télégramme, Morlaix, 9 octobre 2025

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:44
Monsieur le Président, entendez le pays! - Communiqué commun du PCF, du PS et de EELV pour la mise en place d'un gouvernement de gauche suite à la démission de Sébastien Lecornu et à la mise en échec de tous les gouvernements de droite successifs depuis septembre 2024
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:40
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : le journaliste de l'Humanité Emilien Urbach raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
À LA LECTURE DE CE TÉMOIGNAGE ON MESURE ENCORE PLUS LE SCANDALE QUE REPRÉSENTE L'ABSENCE DE CONDAMNATION D'ISRAËL PAR LES AUTORITÉS FRANÇAISES
 
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : notre journaliste raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
 
Après l’arraisonnement de leurs bateaux dans la nuit du 1er au 2 octobre, les militants de la Global Sumud Flotilla ont été pris en otage par l’État israélien et enfermés dans la prison de Ketziot pendant quatre jours avant d’être, pour la plupart, renvoyés vers la Grèce. Notre journaliste, Émilien Urbach, était parmi eux. Il raconte.
 
L'Humanité,  le 7 octobre 2025
 
 
Émilien Urbach, journaliste à l'Humanité et passager de la flottille Global Sumud, témoigne de sa détention au centre de Ketziot, dans le désert du Néguev où il a passé quatre jours avec d’autres militants pro-palestiniens.
 
Chants, banderoles, applaudissements… C’est dans une véritable explosion de fraternité que plusieurs centaines de militants solidaires de la lutte du peuple palestinien ont envahi, ce lundi 6 octobre vers 18 heures, le hall de l’aéroport d’Athènes, pour accueillir, à leur arrivée, les quelque 250 participants de la Global Sumud Flotilla.
 
Israël intercepte la flottille humanitaire
Nous sommes tous encore vêtus du jogging gris et T-shirt blanc qui nous a été remis quatre jours plus tôt, lorsque nous avons été enfermés au centre pénitentiaire de Ketziot, dans le désert du Néguev, après l’interception des navires de la flottille au cours de l’acte de piraterie massif organisé par l’État Israélien, dans la nuit du 1er au 2 octobre.
Des dix membres de l’équipage du Mia Mia, le voilier à bord duquel j’ai embarqué et suivi l’odyssée méditerranéenne de cette flottille inédite, rassemblant, depuis plus d’un mois, une cinquantaine de navires en route vers Gaza dans le but de briser le blocus imposé par Israël à la population de l’enclave palestinienne, seuls les sept ressortissants de pays européens ont atterri dans la capitale grecque.
Les trois Tunisiens, qui ont navigué avec nous depuis Tunis, eux, n’en faisaient pas partie. Mardi 7 octobre, au matin, une quarantaine de participants à la flottille étaient encore otages des autorités israéliennes, sans que l’on sache de quel soutien consulaire ils vont pouvoir bénéficier.
Six soldats armés nous tiennent en joue
Le 2 octobre, le soleil vient à peine de se lever quand, vers 7 heures du matin, le capitaine du Mia Mia sonne l’alerte. Nous enfilons nos gilets de sauvetage et nous nous rassemblons dans le cockpit du navire. Un énorme vaisseau militaire tourne autour du voilier.
Au haut-parleur, un soldat répète en boucle : « Stop your Engine ! Stop your Engine ! » Un bateau plus petit se rapproche, aspergeant le voilier avec un canon à eau. Nous restons calmes, les mains en l’air, jusqu’à ce qu’un bateau pneumatique nous aborde. Six soldats armés nous tiennent en joue et montent à bord pour prendre les commandes de notre embarcation jusqu’au port d’Ashdod, un trajet de quatre heures.
J’ai à peine posé un pied sur le quai qu’un homme en uniforme noir m’inflige une clé de bras. Conduit sur un site délimité par des barrières parées de bâches sombres, je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre. Les quelque 400 militants subissent, durant quatre heures, le même sort, à quoi s’ajoutent insultes et interventions musclées dès que l’un d’entre nous ose relever le visage.
Nous sommes ensuite déplacés vers un autre endroit du port, pour être à nouveau parqués dans la même position. Greta Thunberg aussi. À la différence qu’on oblige la jeune femme à porter un drapeau Israélien et à se tenir agenouillée, durant les heures suivantes, face à celui-ci.
Les militants crient « Free Palestine ! » face au ministre israélien de la Sécurité intérieure
À un moment, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, fait une apparition. « Vous êtes des terroristes, accuse-t-il, hilare, face au parterre de militants humiliés. Vous voulez la mort des enfants juifs. »
Face à cette provocation et malgré la présence d’une vingtaine d’hommes cagoulés qui entourent le ministre d’extrême droite, les militants pacifistes prennent leur courage à deux mains et crient « Free Palestine ! » en boucle, pour couvrir son discours de haine. En réponse, les hommes en noirs fondent sur nous et lient nos mains avec des serre-câbles en plastique.
Les uns après les autres, nous sommes conduits dans un grand hall où l’on nous dévalise de tout ce que nous possédons : habits, bijoux, livres, matériel de navigation… Totalement démuni, je me retrouve face à un officier qui m’explique que je vais être emprisonné.
Les yeux bandés, tout notre équipage est placé dans un camion borgne. À l’intérieur, sièges et parois sont de métal, la climatisation réglée à la température la plus basse.
À l’arrêt pendant près de six heures, nous avons pensé mourir de froid. Nos appels à l’aide sont restés vains. Pour nous réchauffer, nous nous serrons les uns contre les autres. Le camion finira par rejoindre la prison de Ketziot le lendemain.
Deux repas en 4 jours et huit lits pour 13 à 15 personnes
Sur place, pendant quatre jours, pas un coup de téléphone possible, pas de sortie pour se dégourdir les jambes, pas de rencontre avec des avocats, deux repas sur l’ensemble de la periode et seulement huit lits disponibles, dans chaque cellule, pour treize à quinze personnes.
Quant aux médicaments, ils n’ont été donnés, à ceux qui en avaient besoin, qu’au bout de longues heures de réclamations hurlées.
De cet enfer carcéral, la majorité des solidaires embarqués en sont sortis, après quatre jours, avec comme seul soutien celui des militants qui ne les ont pas quittés des yeux depuis un mois que la Global Sumud Flotilla a pris la mer. Les participants français, en tout cas, ne peuvent que témoigner de l’abandon inexcusable de leur gouvernement et des médias de leur pays. L’Humanité était à leur côté. 
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:37
Cessez-le-feu à Gaza : vers la fin du cauchemar ? - L'Humanité, 9 octobre 2025
Cessez-le-feu à Gaza : vers la fin du cauchemar ?
 
L’accord de cessez-le-feu conclu en Égypte entre Israël et le Hamas, première phase du plan de Donald Trump, permet d’envisager l’issue d’une guerre génocidaire.
 
L'Humanité -  le 9 octobre 2025
Christophe Deroubaix
Lina Sankari
 
Le cauchemar à Gaza a-t-il pris fin avec l’annonce d’un cessez-le-feu intervenu jeudi 9 octobre ? Entre soulagement et incertitudes sur l’avenir, certains Gazaouis sont sortis dans les rues pour célébrer le moment. Les autres, toujours pris sous un ciel de feu, attendent ce jour d’après qui tarde à venir.
C’est toutefois une première dans l’histoire : une délégation israélienne s’est assise à la même table que des représentants du Hamas, dans la nuit de mercredi à jeudi à Charm el-Cheikh (Égypte), afin de finaliser la première phase du plan Trump en vingt points pour la paix.
Cette étape, qui vise un arrêt des combats et l’échange de 2 000 prisonniers palestiniens contre les 47 otages israéliens, dont vingt seraient toujours en vie, a été formellement signée, sous l’égide des États-Unis, de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, et devait être approuvée le soir même par le cabinet de sécurité israélien.
Cette phase restait de loin la plus aisée, le Hamas ayant signifié, dès le début de la guerre, être disposé à la libération des captifs israéliens. Ceux-ci devraient retrouver leurs proches, lundi, au plus tard.
Mahmoud Abbas cantonné au rôle de spectateur
Plus délicate est la question des prisonniers palestiniens qui doit intervenir dans un second temps. Le Hamas a fait figurer le nom de Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002, sur la liste des dirigeants à libérer. Tal Heinrich, porte-parole du gouvernement israélien, a assuré jeudi que le leader palestinien ne fera pas partie de cette libération, en accord avec une promesse faite par Benyamin Netanyahou, à son ministre suprémaciste Itamar Ben Gvir.
Un signe du manque de volonté israélienne de s’engager dans un véritable processus qui permette aux Palestiniens de recouvrer la maîtrise de leur avenir politique. Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas, cantonné par Donald Trump, Israël mais aussi les pays arabes, au rôle de spectateur du plan états-unien, a « exprimé l’espoir que ces efforts soient le prélude à une solution politique permanente (…) conduisant à la fin de l’occupation israélienne de l’État de Palestine et à l’établissement d’un État palestinien indépendant ».
Sur le plan humanitaire, le poste-frontière de Rafah, à la frontière avec l’Égypte, devrait être ouvert dans les deux sens et ainsi laisser pénétrer chaque jour entre 400 et 600 camions d’aide dans l’enclave meurtrie, soit le minimum nécessaire, selon les Nations unies. Actuellement, 54 600 enfants souffriraient de malnutrition aiguë, selon la revue The Lancet. L’accord prévoit enfin « le retour immédiat des personnes déplacées du sud de la bande de Gaza vers Gaza-ville et le nord », indique une source du Hamas à l’AFP.
Les discussions à venir quant au retrait militaire israélien s’annoncent plus ardues. Selon le président états-unien, Israël doit retirer « ses troupes jusqu’à la ligne convenue » dans un délai de vingt-quatre heures. Une ligne autour de laquelle le flou demeure pour l’heure. L’armée, qui contrôle 75 % du territoire, a annoncé avoir lancé « les préparatifs opérationnels avant la mise en œuvre de l’accord. Dans le cadre de ce processus (…) les lignes de déploiement (dans la bande de Gaza) seront rapidement ajustées ».
Israël plaide de longue date pour le maintien d’une zone tampon qui pourrait enserrer l’ensemble de l’enclave, grignotant encore du terrain. Tel-Aviv entendrait maintenir son contrôle sur le corridor de Philadelphie, long de 14 kilomètres, à la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte. « Le couloir de Philadelphie (…) doit être entre nos mains. Il doit être verrouillé. Il est clair que tout autre arrangement ne garantirait pas la démilitarisation », prévenait déjà Benyamin Netanyahou, fin 2023. Il revêt une importance stratégique pour contrôler les mouvements entre Gaza et l’Égypte.
Netanyahou joue son avenir politique
Preuve des craintes qui persistent autour de l’engagement d’Israël à mettre fin à l’occupation, le Hamas exhorte « le président Trump (et) les pays garants de l’accord (…) à contraindre (Israël) à appliquer intégralement les échéances de l’accord et à ne pas lui permettre de se dérober ou de tergiverser dans la mise en œuvre de ce qui a été convenu ». Sur Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a promis que son pays s’impliquerait pour « maintenir la paix », sans l’ONU donc.
Enfin, la deuxième ou troisième phase autour de l’administration de la bande de Gaza à l’avenir promet également des négociations tendues. Jusqu’alors, Israël et les États-Unis tablaient sur la non-participation du Hamas à un futur exécutif – ce que l’organisation accepte déjà – et le désarmement total du mouvement islamiste.
Un point qui priverait le Hamas, déjà affaibli, de ses dernières cartes et de ses capacités militaires d’autant plus si Israël maintient des troupes à l’intérieur de l’enclave. « Le Hamas pourrait remettre (ses armes) à une force de sécurité palestinienne », soutient le chercheur israélien Gershon Baskin, qui dispose d’informations de première main sur les coulisses des négociations.
Au-delà, Benyamin Netanyahou joue son avenir politique. Cherchera-t-il à libérer sa coalition de l’emprise de l’extrême droite ? « Il pourrait construire une coalition avec d’autres personnalités », comme Benny Gantz (centre-droit), qui lui redonnerait du souffle, affirme à l’Humanité, l’ancien général David Agmon.
Ce dernier sait l’animal politique redoutable qu’est Benyamin Netanyahou pour avoir travaillé quatre mois durant avec lui, lors de son premier mandat, en 1996. Quoi qu’il en soit, le retour des otages garantit la fin de l’essentiel des manifestations et une relative accalmie sur le plan intérieur pour le premier ministre.
Reste également la question de la construction du grand Israël, chère à Benyamin Netanyahou, qui nécessite d’achever l’annexion de la Cisjordanie occupée. Mi-août, le lancement du plan E1, qui prévoit de relier Jérusalem à la colonie de Maale-Adumim, signait de fait l’accélération d’un projet destructeur pour la Palestine.
En lançant, le 9 septembre, une attaque contre des représentants du Hamas qui se trouvaient dans un immeuble à Doha, Benyamin Netanyahou avait pour objectif de torpiller les négociations en cours sur un cessez-le-feu. Paradoxalement, il a sans doute accéléré la conclusion de ce dernier. Ce bombardement a signifié de façon mondialement visible à Donald Trump que s’il soutenait aveuglément le premier ministre israélien, les intérêts des deux pays n’étaient pas totalement identiques.
Le Qatar est un allié des États-Unis au Moyen-Orient qui accueille la plus grande base américaine de la région. « Bombarder unilatéralement le Qatar, une nation souveraine et un proche allié des États-Unis, qui travaille très dur et prend courageusement des risques avec nous pour négocier la paix, ne sert pas les objectifs d’Israël ni ceux des États-Unis », a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.
Trump et la carte de l’Arabie saoudite
Benyamin Netanyahou peut envisager que son pays vive durablement dans un état d’isolement diplomatique total tant que le soutien des États-Unis n’est pas altéré, permettant à Israël de devenir la puissance majeure et incontestée de la région. Donald Trump ne peut se permettre cet isolement. Il est à la tête d’une puissance dont le leadership mondial est contesté par la concurrence économique et désormais diplomatique de la Chine.
Si le Qatar a été le symptôme de cette asymétrie entre les intérêts des deux pays, l’Arabie saoudite en est la clé et sait en jouer pour renforcer ses propres intérêts. Donald Trump souhaite non seulement intégrer Riyad aux accords d’Abraham (dits de « normalisation » des relations entre Israël et les pays arabes) mais ne pas laisser trop de place à cet allié historique des États-Unis pour développer son autonomie stratégique.
Cependant, entre Washington et Tel-Aviv, il s’agit moins d’une question de cap que de chemin à emprunter. Si, de fait, Donald Trump a poussé Benyamin Netanyahou à mettre fin à la guerre, il l’a fait aux conditions politiques de celui-ci. Le plan en 20 points s’aligne totalement sur les desseins de la coalition d’extrême droite. Il traite les Palestiniens comme des spectateurs de leur propre histoire.
La suite de la mise en œuvre du plan présenté par Donald Trump dépendra du bon vouloir de Benyamin Netanyahou, chef du gouvernement d’une puissance d’occupation, et certainement de Tony Blair, ancien premier ministre de l’ancienne puissance coloniale pendant la Palestine mandataire et l’un des acteurs principaux de la dramatique guerre en Irak. Si la guerre semble terminée, la paix s’annonce sous des auspices néocoloniaux.
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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 15:57

 

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