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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 06:35
Samedi 22 avril à 10h30 devant la mairie de Morlaix: on se bouge pour la Palestine et ses prisonniers politiques en grève de la faim (communiqué d'appel à un rassemblement de solidarité de l'AFPS pays de Morlaix)
COMMUNIQUE DE L'AFPS PAYS de MORLAIX: 
 
 
Vous n’êtes sûrement pas sans ignorer que depuis le 17 avril dernier plus d’un millier de prisonniers palestiniens ont démarré un mouvement de grève de la faim dans toutes les prisons israéliennes. Lancé à l’appel de Marwan Bargouthi (député du Fatah), ce mouvement sans précédent depuis 2003 est aujourd’hui soutenu par les principales forces politiques palestiniennes et le mouvement de solidarité à travers le monde. Cette grève de la faim vise à mettre fin aux abus de l'administration pénitentiaire, aux détentions administratives et aux mauvais traitements dont sont victimes les prisonniers et notamment les enfants.
 
Comme beaucoup d’autres associations en France et dans le monde,
L’AFPS EXIGE LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS ET SE DÉCLARE TOTALEMENT SOLIDAIRE DU MOUVEMENT DE GREVE DE LA FAIM MENÉ ACTUELLEMENT DANS LES PRISONS ISRAÉLIENNES !
 
C’est la raison pour laquelle l’AFPS du Pays de Morlaix donne rendez-vous à tous ceux et toutes celles qui individuellement ou par le biais d’associations solidaires du peuple palestinien, souhaitent venir affirmer avec elle cette solidarité indispensable pour que même au fond des prisons israéliennes l’espoir ne se perde pas !
 
REJOIGNEZ-NOUS LE SAMEDI 22 AVRIL
à partir de 10H 30 devant la Mairie de Morlaix pour une initiative de solidarité avec la grève de la faim menée par plus de 1300 prisonniers politiques palestiniens !
 
Vous trouverez toutes les infos sur cette grève de la faim notamment l’interview de Marwan Bargouthi au New York Times du 18 avril dans laquelle il en explique les motifs essentiels.
 
Et quotidiennement sur la page Facebook : @ afpspaysdemorlaix
 
Pour l’Afps du Pays de Morlaix François Rippe
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 06:32
Derrière la grève de la faim des prisonniers politiques, Marwan Barghouti, le Mandela palestinien (Ouest-France, 21 avril 2017)
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 05:38
Plus de 1.000 Palestiniens détenus par Israël en grève de la faim à l'appel de Marwan Barghouti
LORENZO CLÉMENT 
LUNDI, 17 AVRIL, 2017
L'HUMANITE
Plus d'un millier de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé lundi une grève de la faim collective, un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par Marwan Barghouthi, le député palestinien condamné à la perpétuité.
 
Cette grève de la faim vise à "mettre fin aux abus" de l'administration pénitentiaire, a indiqué Marwan Barghouthi, figure de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne, dans une tribune envoyée au quotidien New York Times depuis sa prison de Hadarim, dans le nord d'Israël. Ce mouvement de protestation faisait lundi la Une des médias palestiniens, tant la question des prisonniers incarcérés par l'Etat hébreu - au moins actuellement 6.500 - est centrale pour les Palestiniens.
Depuis 1967 et l'occupation par l'armée israélienne des Territoires palestiniens, plus de 850.000 d'entre eux ont été emprisonnés par Israël, selon leurs dirigeants. Ces dernières années, plusieurs Palestiniens se sont lancés dans des grèves de la faim individuelles pour protester contre des abus. Elles les ont mené au bord de la mort et se sont conclues par des accords sur leur libération. Certains ont toutefois été arrêtés de nouveau ensuite.
Ces initiatives individuelles ont suscité de vifs débats dans la société palestinienne, de nombreuses voix dénonçant des actes dangereux pour ceux qui les mènent et sans impact sur les conditions de l'ensemble des prisonniers. Cette fois-ci, pour la première fois depuis des années, il a été décidé d'un mouvement collectif, pour porter "des demandes humanitaires prévues dans le droit international et reconnues comme faisant partie des droits de l'Homme", a indiqué à l'AFP Fadwa Barghouthi, l'épouse de Marwan Barghouthi, lors d'une manifestation à Ramallah.
Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des "négligences médicales" et des mises à l'isolement, ainsi que l'accès à des chaînes télévisées et de la climatisation. La présidence palestinienne a appelé le gouvernement israélien à répondre à ces demandes pour "la liberté et la dignité des prisonniers". La dernière grève massive dans les prisons israéliennes remonte à février 2013, lorsque 3.000 Palestiniens avaient refusé de se nourrir, durant une journée, pour protester contre la mort en détention d'un des leurs.
Marwan Barghouthi, est à l'origine de ce mouvement, une "première" depuis son incarcération il y a 15 ans, selon son épouse Fadwa. "Les prisonniers palestiniens souffrent de torture, de traitements dégradants et inhumains et de négligence médicale, certains ont été tués en détention", a dénoncé dans sa tribune au New York Times celui qui avait été un des animateurs les plus emblématiques du soulèvement contre Israël entre 2000 et 2005. Il a dénoncé "un apartheid judiciaire qui garantit une impunité pour les Israéliens ayant commis des crimes contre des Palestiniens et criminalise (...) la résistance palestinienne".
Environ 1.300 prisonniers participent au mouvement "et ce chiffre pourrait augmenter dans les heures à venir", a déclaré à l'AFP Issa Qaraqee, chargé de la question des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne. Le Club des prisonniers, l'ONG qui fait autorité dans les Territoires occupés sur la question des détenus a évoqué le chiffre de "1.500" grévistes. Le porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne Assaf Librati a parlé d'"environ 1.100" détenus dans huit prisons israéliennes, évoquant "des mesures disciplinaires déjà prises". "L'administration pénitentiaire israélienne ne négocie pas", a-t-il prévenu. Selon le Club des prisonniers, "l'administration pénitentiaire a confisqué tous les biens qui se trouvaient dans les cellules des grévistes" et certains auraient été transférés vers d'autres prisons.
Cette grève de la faim illimitée est lancée à l'occasion de "la journée des prisonniers", observée chaque année par les Palestiniens depuis plus de 40 ans. A l'appel d'ONG, des différents partis et du gouvernement, des milliers de Palestiniens ont défilé dans différentes villes de Cisjordanie et de la bande de Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Parmi les 6.500 Palestiniens actuellement détenus par Israël, figurent 62 femmes et 300 mineurs. Environ 500 d'entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. Treize députés sont aussi emprisonnés.
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 05:36
photo Pierre-Yvon Boisnard mars 2017

photo Pierre-Yvon Boisnard mars 2017

Ordre du jour du Conseil Communautaire du lundi 24 avril à la CCI de Morlaix, à 18h: 

- Communication sur le mode de gestion pour le réseau de transport

Une commission d'appel d'offre a eu lieu le 27 avril pour la renégociation d'un contrat de DSP incluant le transport scolaire péri-urbain comme le transport urbain. Le 31 juillet 2017, tous les contrats en DSP avec Kéolis et en affermage avec Merer et Rolland sont terminés. Par trois délibération, les 16 novembre 2015, 18 avril 2016, 15 juillet 2016, Morlaix-Communauté a promis qu'un débat ouvert s'engagerait sur l'ensemble des options possibles, la Société Publique Locale et la Régie Publique y compris, ce qui supposait une étude sérieuse des coûts et des conditions d'une reprise en régie publique et une préparation de celle-ci qui rende l'hypothèse crédible. Aujourd'hui, les dés nous semblent pipés avec une volonté du président de Morlaix-Communauté et de l'exécutif de reconduire un mode de gestion privée sans examiner sérieusement les conditions d'une reprise en régie publique. On n'étudie qu'une des options possibles. Dans l'appel d'offre pour la DSP, on propose un marché de 34 millions d'euros sur 7 ans, avec en échange des demandes assez vagues: 3 à 5 lignes urbaines, 3 à 5 lignes péri-urbaines, lignes de transport à la demande, 27 à 37 lignes péri-scolaires. Ils semblent que Kéolis et Transdev aient répondu à l'appel d'offre, deux sociétés qui savent s'entendre pour monter des propositions de rémunération et de prestations qui garantissent le profit des actionnaires en se partageant les marchés. Une société multinationale prend en charge une DSP Transports pour y faire au moins 10% de bénéfice, bénéfices qui quittent le territoire, qui sont financés par le contribuable. Plus grave encore peut-être que cet aspect de DSP vache à lait pour les actionnaires, reconduire une DSP figerait le réseau transports pour 7 ans et ne permettrait pas de prendre en compte les besoins de la population de manière prioritaire en adaptant l'offre, en expérimentant de nouvelles lignes, en réduisant l'offre là où elle ne convient pas à la demande et en créant de la demande ailleurs pour construire un service public de transport de qualité adapté aux enjeux du XXIe siècle: péri-urbanisation, mobilité des jeunes et des personnes âgées, besoin de lutter contre le réchauffement climatique en promouvant les transports en commun, de soutenir le pouvoir d'achat. Faire évoluer le réseau de manière souple et rationnelle en fonction des besoins de la population exige une gestion publique des transports. Les multinationales qui prennent en charge des DSP n'ont qu'un but: vendre des kilomètres aux collectivités. Que cela serve au nom des besoins sociaux véritables et avérés, ce n'est pas leur question...     

Nous craignons aujourd'hui qu'on organise un débat de dupe sur le mode de gestion des transports en commun, que l'on dise que l'on n'a pas la possibilité pratique, faute de préparation et de volonté en amont, de construire une régie publique ou une SPL, alors que les contrats arrivent à expiration très prochainement. Nous demanderons à ce qu'un débat approfondi puisse être instruit sur les 3 options possibles, avec des éléments d'appréciation suffisants pour les 3 options possibles - Société Publique Locale, Régie Publique ou DSP (là où on paie plusieurs centaines de milliers d'euros d'études chaque année, parfois pour des investissements qui ne sont pas réalisés, il est tout de même étonnant que l'on n'ait pas pu financer une étude indépendante pour examiner les conditions de construction d'une SPL ou d'une Régie Publique de Transport avec les mêmes attendus que pour une DSP au minimum). Nous demanderons aussi que le débat n'ait pas lieu le jour même du vote afin que les conseillers communautaires puissent aussi débattre dans leur conseils municipaux, prendre le temps de la réflexion et de consulter les habitants de leurs communes. Si on nous dit que le délai pour crédibiliser une option passage en SPL ou en Régie Publique est trop court, alors il faut prolonger d'un an encore les contrats de DSP et d'affermage pour rendre possible, au moins théoriquement et pratiquement, un choix de gestion publique, sans quoi le débat et le vote sont biaisés dès le départ.    

- Désignation de représentants suppléants au sein du SDIS et du Conseil d'institut de l'IUT de Brest 

- Transfert des contrats d'emprunts dans le cadre des transferts de compétence Eau et Assainissement

- Engagement d'une dépense à l'auberge de jeunesse pour l'hébergement d'urgence d'une famille de réfugiés conformément aux engagements pris en septembre 2016. 

- Renouvellement du contrat de travail du chargé de mission Patrimoine, Tourisme

- Convention Jeunes en TTTrans

 

SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS SOCIALES: 

- Attribution d'une subvention au CIDFF

- Point écoute Jeunes -  Attribution d'une subvention à l'association SESAM

 

SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS CULTURELLES: 

- Attribution d'une subvention à l'association Cinétoile de Carantec (3000€) 

- Attribution de subventions de fonctionnement pour l'enseignement musical: Patio (163 000€), Ti an Oll (5950€) , Lez'Arts joyeux de Taulé (4200€), association artistique de Carantec (6250€), Crescen'do à Saint Jean du Doigt- Plougasnou(6550€), Bagad Sonerien Bro Montroulez (3000€)

- La Baie des livres -Attribution d'une subvention de fonctionnement pour l'organisation du Salon du Livre Jeunesses et une résidence d'artiste (4500€ proposé) 

- Subvention La Salamandre (15 000€ proposé)

- Subvention Le Lieu (5 000€ proposé)

- Subvention Les Moyens du Bord (16 000€ proposé pour 20 000€ demandé et de besoin)  

- Subvention au Roudour (25 000€ proposé)

-Subvention à Son ar Mein (8 000€ proposé)

- Théâtre de la Corniche (6 000€ proposé)

- Théâtre de l'Entresort ( 5 500€ proposé) 

- Ti an Oll pour la Charette aux Merveilles (3 500€ proposé) 

- Wart - Panoramas (54 000€ proposé)

- Attribution d'une subvention de 1767€ pour la restauration et la valorisation du lavoir de Len Vras à Pleyber-Christ 

 

- PROGRAMMATION DE RENOVATION DU PARC SOCIAL HLM EXISTANT

 

- Attribution d'une subvention à l'association A Fer et à flots (4 000€ proposé)

- Bilan d'activité de la maison du tourisme Monts d'arrée

- Transfert des bâtiments IUT de Morlaix à l'Etat

- Modification des statuts du syndicat mixte de l'Horn

 

- MODE D'EXPLOITATION DU SERVICE PUBLIC D'EAU ET D'ASSAINISSEMENT: STRATEGIE ET ORIENTATION GENERALE

Actuellement  pour l'alimentation en eau potable à Morlaix Communauté, il y a 12 délégations de service public avec la Saur - Lannéanou et Le Cloître St Thégonnec- avec Suez - Henvic, Carantec, Guerlesquin, Botsorhel, Plouégat-Moysan - avec la Nantaise des Eaux - Sainte-Sève, Pleyber, Plourin-les-Morlaix, Plougonven, Plouigneau - avec Véolia: Morlaix, Saint Martin des Champs, Lanmeur, Ploézoch, Plougasnou, Garlan, Saint Jean-du-Doigt, Guimaëc, Plouégat-Guérand, Locquirec)   et 4 gestions en régie communautaire (Taulé, Locquénolé, Plounéour Menez, Le Cloître St Thégonne, dont 2 prestations de service avec les communes).

Et pour l'assainissement des eaux usées, il y a 10 DSP et 14 gestions en régie communautaire (dont 4 en prestations de service partielles avec des opérateurs privés et 4 en prestations de service avec les communes). 

Morlaix-Communauté prévoit plusieurs méthodes possibles pour les choix de gestion à expiration des contrats: 

 

Option 1: chaque contrat est remis en concurrence sans modification du mode de gestion ni de son périmètre. 

Option 2: uniformiser les dates de fin de contrats au 31 décembre 2019, puis ai 31 décembre 2023 afin d'organiser le service à l'échelle communautaire. Deux scénarios possibles dans ce cas là: 

- scénario A: uniformisation des échéances contractuelles par voie d'avenant de prolongation

-  scénario B: gestion directe des services par le service eau et assainissement en ayant recours à des prestations de service. Il est possible de choisir la gestion directe qui peut être évolutive dans le temps comme dans son contenu en ayant recours pour tout ou partie des tâches à des marchés de prestation de service.

Les propositions de Morlaix-Communauté:

- ne pas reconduire dans la précipitation la gestion déléguée ou " d'engager irréversiblement dans la voie de la gestion directe" sans avoir préalablement réalisé une étude sur les modes de gestion dont les conclusions devront être actées à la fin de 2018

- lancer une étude d'aide à la décision visant à définir le ou les modes de gestion des 44 services préexistants à la date du transfert de compétence avec prise de décision à la fin de 2018

 

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 05:34

Répondant à l'appel de Marwan Barghouthi, les prisonniers politiques palestiniens de toutes tendances politiques se préparent à une grève de la faim de masse le 17 avril prochain à l'occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Ce mouvement de grève constitue "une réponse aux violations incessantes des droits fondamentaux des prisonniers qui sont mal traités" alors même que les négociations avec l’administration pénitentiaire, pour qu’enfin le respect des droits et de la dignité des détenus soit conforme au droit international et aux conventions de Genève, sont au point mort.

Leurs revendications concernent la fin des interdictions et des interruptions des visites familiales, des soins médicaux appropriés, de la négligence médicale délibérée, ainsi que la libération des prisonniers malades, en particulier les personnes handicapées et celles atteintes de maladies incurables.

Les prisonniers réclament un traitement humain lors des longs transferts au tribunal ou à la clinique et la fin de la mise à l’isolement. Ils demandent en outre la fin de la détention administrative illégale subie par plus de 536 prisonniers dont six mineurs, deux femmes et neuf députés qui croupissent en prison sans qu’il n’y ait aucune charge et sans aucun procès pendant des périodes de 4 à 6 mois renouvelables à l'infini au mépris des conventions de Genève.

A ce jour, il y a 6 500 prisonniers dans les geôles de l'occupant israélien, parmi lesquels 300 enfants mineurs dont la moitié ont moins de 16 ans.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a redit sur France Inter lundi 10 avril au matin que la France continuait à travailler à une solution politique. Dès lors qu’attend-il pour intervenir auprès du gouvernement israélien sur la question des prisonniers politiques ? Qu’attend-il pour réaliser enfin la promesse de François Hollande que la France reconnaisse l’État palestinien ?

En ce jour de solidarité internationale, le Parti communiste français s’associe aux pacifistes du monde entier pour exiger la satisfaction des revendications des grévistes de la faim et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens.

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:46
Lucie Aubrac: "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent"
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:00
Fillon et Le Pen, candidats préférés des rentiers et des spéculateurs immobiliers
Pierre DUQUESNE
Vendredi, 31 Mars, 2017
L'Humanité
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Photo : Eric Gaillard / Reuters
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ».

Suppression de l’encadrement des loyers, accélération des expulsions, subvention des investisseurs privés... Jamais un candidat de droite n’avait proposé des mesures aussi radicales. Une vision ultralibérale partagée par Marine Le Pen.

Il y en a qui n’hésiteront pas une seconde à mettre un bulletin Fillon dans l’urne. Ce sont les rentiers, spéculateurs et autres marchands de biens. Non contents de s’être gavés ces vingt dernières années, pendant lesquelles la pierre s’est transformée en or, avec des prix qui ont plus que doublé sur la période (+ 141 % depuis 1995), les « investisseurs » pourront encore gratter quelques dizaines de milliers d’euros grâce au député de Paris. L’orgie semble sans fin. Les prix, dans les plus grandes villes, continuent de grimper. Les citoyens s’endettent toujours plus, au point que la dette immobilière des ménages a doublé et représente dorénavant 70 % du revenu disponible brut des ménages. Les banques et les intermédiaires, au passage, prennent leur dîme. Il y a des coups à faire, et François Fillon constitue le meilleur atout pour faire fructifier les affaires immobilières, et poursuivre ce qu’il convient d’appeler un enrichissement sans cause.

« Réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer »

« Qu’on arrête de nous emmerder », a clamé le candidat, jeudi, devant le Conseil supérieur du notariat. Un lieu réconfortant pour le Sarthois, lui-même fils de notaire. Il a appelé, devant cette assistance, à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Comment ? En permettant aux Français de « vendre plus facilement leurs biens immobiliers en ramenant de trente à vingt-deux ans le délai d’exonération des plus-values ». L’explosion du nombre d’expulsions locatives, sur fond d’aggravation de la pauvreté, ne l’empêche nullement de suggérer, dans son programme, « une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer ». Les rentiers, eux, gagnent sur tous les tableaux avec François Fillon. Ils pourront bénéficier d’avantages fiscaux supplémentaires, en plus de voir l’encadrement des loyers purement et simplement supprimé. Tout comme l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cette taxe sur le patrimoine contribuant, selon lui, à « réduire les investissements dans l’immobilier ».

L’existence même d’un logement à but non lucratif, avec des loyers modérés, est insupportable pour cet intégriste du marché. « Il faut démonter la logique de la loi SRU », prévient l’ex-premier ministre, qui a déclaré la guerre à cette loi imposant un seuil minimal de logements sociaux dans chaque commune. Son renforcement en début de quinquennat a permis de doper la construction d’habitations à loyers abordables dans notre pays. La loi SRU explique, en partie, le record enregistré en 2016, avec 130 000 HLM programmés. Qu’importe si 64 % de la population est éligible à ces logements abordables, de meilleure qualité que ceux du parc privé. Le candidat LR préfère investir dans le logement dit intermédiaire, plus cher, et offrir les mêmes aides aux investisseurs privés que celles perçues par les acteurs non spéculatifs (TVA à taux réduits pour le logement locatif intermédiaire et l’accession à la propriété)... Pis, il dit vouloir généraliser la politique mise en œuvre par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, de ne plus financer des logements sociaux dans des communes « qui en comptent déjà trop ».

Marine Le Pen, elle aussi, croit au marché. Jusqu’ici, le Front national (FN) s’est bien gardé de détailler précisément ce que serait sa politique en matière de logement. Hormis des généralités, le programme de Marine Le Pen se borne surtout à expliquer qu’elle entend « réserver prioritairement aux Français l’attribution du logement social ». Un mensonge, s’insurge Frédéric Paul, directeur général de l’Union sociale pour l’habitat, qui réunit les organismes HLM : « Marine Le Pen fait croire que les immigrés passent avant et c’est totalement faux. » 88 % des habitants du parc social sont de nationalité française.

Jeudi, devant les notaires, le FN a révélé la vraie nature de son programme. Gilles Lebreton, député européen FN venu représenter Marine Le Pen devant cette vieille corporation, a confié que son mouvement jugeait « extrêmement dangereux » l’encadrement des loyers. « Ce n’est pas une mesure qu’il faut garder à moyen terme », a ajouté le responsable frontiste, car elle risque, selon lui, d’« empêcher et (de) dissuader un certain nombre de propriétaires de mettre leur bien en location ». Derrière les obsessions xénophobes et racistes de l’extrême droite se cache une vision purement libérale. Marine Le Pen est férocement opposée à toute régulation du marché, et notamment à la garantie universelle des loyers. Cette disposition, destinée à protéger les locataires contre les impayés mais abandonnée par Manuel Valls, « n’était pas raisonnable », a expliqué le représentant du FN. Pour « résorber les tensions sur le marché du logement », Marine Le Pen propose de « baisser des droits des mutations de 10 % ». Si l’héritière de Montretout ne remet pas en cause l’ISF, elle n’est pas non plus la candidate de l’égalité. Au contraire, elle veut favoriser une société de privilégiés en se prononçant pour un régime plus favorable en matière de donations. « Cela permet, explique Gilles Lebreton, d’injecter beaucoup plus rapidement de l’argent à destination des jeunes générations et donc de relancer le marché. » Le marché, encore et toujours le marché.

L’AMBIGU PROJET D’EMMANUEL MACRON EN MATIÈRE DE LOGEMENT
C’est un ex-ministre de Jacques Chirac, Renaud Dutreil, qui s’est chargé de décliner, jeudi, le projet logement d’Emmanuel Macron. Celui-ci peut aussi compter sur l’appui de Tristan Barrès, ancien conseiller au ministère du Logement entre 2014 et fi n 2016. « Nous poursuivrons la production de logements sociaux au même niveau (...) que ces dernières années », précise son programme.
Plus inquiétant, il propose un « bail de mobilité professionnelle » de 3 mois à 1 an. Un dispositif dérogatoire pour les locataires, jusqu’ici protégés par des baux de trois ans minimum. Le droit au maintien dans les lieux pourrait être remis en cause dans le parc social qui « ne doit pas favoriser l’immobilisme » (sic). Pour booster la construction en zone tendue, des permis de
construire pourraient être délivrés directement par l’État, comme dans les opérations d’intérêt national. Cela devrait réjouir l’architecte Roland Castro, qui a soutenu très vite Emmanuel Macron. Son projet de bâtir 24 000 logements dans le parc de La Courneuve n’a pas été retenu par le précédent gouvernement. Qu’en sera-t-il si Emmanuel Macron est élu ?
 

Journaliste
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 04:35
A portée de main! Dix bonnes raisons de voter Mélenchon - à lire aujourd'hui dans "L'Humanité"

Au sommaire de l'édition du vendredi 21 avril :

PRÉSIDENTIELLE

Dix bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon
Jugée plus qu’improbable il y a encore quelques semaines, une qualifi cation du candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, est aujourd’hui à portée de main. Le scrutin de dimanche représente une occasion historique de porter la gauche de progrès au pouvoir.

ENTRETIEN
Pierre Laurent: «La qualification de Jean-Luc Mélenchon est possible. Elle ouvre un espoir considérable»
À deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, le secrétaire national du PCF appelle à convaincre les derniers indécis et à transformer l’espoir né de cette dynamique en majorité politique.

 

OUTRE-MER
Les Amérindiens de Guyane relèvent la tête
Très actifs dans le mouvement guyanais, les peuples natifs tenaient cette semaine une réunion historique. Leur mobilisation replace au premier plan le combat pour leurs droits.

 

TURQUIE
Les prisonniers de Recep Tayyip Erdogan
Depuis le coup d’État avorté de juillet 2016, 40 000 personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Après la victoire du oui au référendum accroissant les pouvoirs d’Erdogan, d’aucuns craignent que la répression ne s’accélère. Témoignages.

 

TABLE RONDE
La recherche scientifique ferait-elle peur aux puissants?
Contre les obscurantismes, pour redonner tout son sens au progrès dans la cité, les chercheurs français appellent les citoyen-ne-s à les rejoindre, ce samedi, à une marche mondiale pour les sciences. Avec Olivier Berné, Astrophysicien, Hervé Christofol, enseignant-chercheur et Jean-Michel Besnier, philosophe.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:32
Pourquoi les élus communistes et républicains apportent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon? - par Patrice Bessac, président de l'ANECR

Pourquoi les Elus Communistes et Républicains de l’ANECR apportent-ils leur soutien à Jean Luc Mélenchon. 
 
 
Les élus communistes et républicains rassemblés au sein de l’ANECR ont reçu un seul mandat, une seule mission : défendre les intérêts du peuple, soutenir et promouvoir tout ce qui concoure à son mieux être matériel et intellectuel et à son émancipation. 
 
C’est à la seule aune de ces principes que les élus déterminent leurs choix à chaque instant et en toutes circonstances. 
 
Dimanche 23 avril, le peuple de France est appelé à choisir un Président de la République. 
 
Ce choix déterminera en grande partie notre avenir individuel et collectif à un moment où notre pays traverse une profonde crise démocratique, économique et sociale. 
 
Nous vivons des heures potentiellement fatidiques et incertaines où la droite la plus conservatrice, l’extrême droite la plus réactionnaire et l’ultra libéralisme le plus tapageur et destructeur peuvent s’emparer du pouvoir et entraîner notre pays, nos concitoyens vers toujours plus de misère sociale, toujours plus de divisions et de tensions. 
 
Face aux enjeux démocratiques et sociaux qui nous sont posés, les élus communistes et républicains invitent les Françaises et les Français à porter leur suffrage sur le projet qui défend le mieux leurs intérêts particuliers et collectifs, ceux de leurs collectivités locales et de leurs services publics pour aujourd’hui comme pour demain.
 
 Dans ces circonstances historiques les élus communistes et républicains unis au sein de l’ANECR proposent à nos concitoyens : 
 
- d’apporter leur vote à Jean-Luc Mélenchon qui est le mieux placé à gauche pour battre, dans les urnes, les candidats de la régression sociale et des divisions mortifères pour notre pays.
 
 - de créer, ensemble, jusqu’au 23 avril, les conditions de la victoire de celui dont l’élection permettra au peuple de France d’avoir le meilleur cadre et les meilleures conditions pour construire -par l’action et dans l’union- une France sociale, solidaire, écologiste et pacifiste. 
 
Patrice Bessac 
Président de l’ANECR 

Patrice Bessac

Patrice Bessac

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 11:08
Le conseil municipal d'Allones (72) à direction PCF soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens
Allonnes (72) soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens

jeudi 20 avril 2017

Communiqué de presse du Bureau municipal d’Allonnes (72) :

« On peut battre un groupe, une armée, un leader mais pas un peuple ! » aime à répéter Marwan Barghouti.

A l’instar de tous les prisonniers politiques, Marwan Barghouti cumule à ce jour 22 ans de geôle, sans accès aux soins, aux livres, aux journaux !

Parce que les arrestations, accompagnées de méthodes violentes qui ne sont sans rappeler les heures sombres de notre Histoire, il est primordial aujourd’hui d’être les portes paroles de la cause palestinienne et de dénoncer ses exactions à l’encontre même des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève.

Et parce que Marwan Barghouti, Citoyen de la ville d’Allonnes depuis 2012, comme dans de nombreuses villes en France et dans le monde, a choisi la voix de la Paix pour la justice et la liberté de son peuple, nous soutenons cet homme politique pour son engagement, ses écrits, ses actions et sa popularité

Le Maire et les membres du Bureau municipal soutiennent les revendications des prisonniers palestiniens et sont solidaires de la grève de la faim massive annoncée par le Fatha et son leader Marwan Barghouti.

Monsieur Gilles Leproust, Maire, Conseiller départemental, Vice-Président Le Mans métropole

 Lire également le communiqué du 17 avril de la Campagne internationale pour la libération de M. Barghouthi et tous les prisonniers palestiniens

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