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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:08

Le chaos du monde n’a rien d’inéluctable

Les  guerres  qui  se  déroulent  sous  nos  yeux  en  Syrie,  au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe comme encore à Londres ce 22 mars, en Afrique ou en Amérique du  Nord,  sont  le  fruit  d’échecs  politiques,  les  manifestations d’une guerre économique portée à son comble.

Construire une sécurité humaine collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de  s’en  prendre  aux  causes  des  injustices socioéconomiques.

En près de trente ans de « guerre internationale  au  terrorisme »,  lancée par G. William Bush,  le  nombre  de  foyers  « djihadistes » dans  le  monde  est  passé  de  3  à 14, au cœur d’un siècle de violences politiques guerres,  d’interventions  étrangères, d’occupation   militaire,   d’humiliation   au Proche Orient ou en Afrique où dictatures, théocraties  et  occupations  étrangères  ont  spolié  les  peuples  de région de leurs ressources et richesses et porté atteinte à leur dignité.

 

Les politiques d’austérité ou d’ajustement structurel  sont  non  seulement incompatibles avec une politique de paix et de sécurité globale mais elles en sont les obstacles majeurs. appauvrir  les  économies  nationales  et  les  peuples,  affaiblir  les  puissances  publiques et mettre en concurrence les individus mène à l’instabilité de longue durée.

La  France  a,  sous  les  présidences  de  Nicolas  Sarkozy  et François  Hollande, repris  place  dans  le  commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan ?

 

Au cours de la même période, les réfugiés et migrants  ont  été  traités  comme des  criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne.

Le gouvernement  français  a,  dans  le même   temps,   accru   ses   ventes d’armes,  devenant  le  2e   exportateur  mondial  dans  ce  secteur.

La  France  surarme  des  États comme des groupes djihadistes tel qu’Al-Nosra dont  une  partie  maintenant a rejoint les rangs de Daesh.

Oui plus   est,   en   décembre   2016,   la voté  contre  la  Résolution  L41  des Nations  Unis pour  un  traité  d’interdiction  des armes nucléaires adoptée à une large majorité en assemblée générale de l’ONU.

 

Quand la guerre est devenue commerce, la Paix doit être un projet politique prioritaire

 

Nous  sommes  des  dizaines  de  millions  de  femmes  et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.

La sécurité humaine collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de  guerre.

La  France,  en  adoptant  une  diplomatie  préventive  et  de l’intérêt partagé peut, dans un même mouvement, engager au plan international, européen et national une série d’initiatives majeures.

 

International

 

  1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la  Conférence  internationale  dont  l’ONU  a  engagé  les négociations ce 27 mars 2017.
  2. Mettre fin aux ventes d’armes aux pays belligérants ou participant à une montée des tensions.
  3. Demander  une  réunion  spéciale  du  Conseil  de  sécurité de  l’ONU  pour  engager  dès  cette  année  la  préparation de  la  première  « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscales » (résolution adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet).
  4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement des proche et moyen-orient, conférence inclusive et multilatérale, avec pour ordre du jour la résolution et prévention des conflits de la région, sa dénucléarisation, son désarmement, la mise en place d’une exploitation concertée et déprivatisée des ressources pétrolifères et gazières prenant compte de la transition énergétique et du droit à l’énergie pour les peuples de la région, la protection des ressources en eau comme bien commun universel.
  5. Reconnaître l’État palestinien et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes par- tout où ils vivent.
  6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et pour l’augmentation des cotisations des États-membres à l’ONU et ses opérateurs : FAO,  HCR,  PNUD  et  Unesco ;  ainsi  que  pour  la  mise  en œuvre  des  Accords  de  Paris  sur  le  réchauffement  climatique,  et  dans  le  cadre  d’une  réforme  de  l’ONU  agir pour la mise sous contrôle des instances de l’ONU des Institutions  monétaires  internationales  et  pour  le  lancement d’une monnaie commune mondiale.
  7. Promouvoir  l’organisation  d’une  Conférence  mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu, renforcer le poids et la capacité d’initiative de l’OIT (droit du travail, salaire  minimum,  droit  de  grève,  protection  sociale  et retraite),  garantir  l’application  de  la  Convention  de Genève  et  proposer  son  extension  aux  réfugiés  climatiques et exilés économiques.

 

Europe

  1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective  dépassant  les limites de l’UE actuelle, incluant la Russie et tout pays non membre de l’UE, pour engager des projets de sécurité  et  coopération  communes,  de  développement  économiques  mutuellement  bénéfiques  entre  États  membres de l’UE, et entre l’UE et son voisinage est-européen
  2. Abandonner les négociations sur les traités de libre-échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés.
  3. Investir dans le développement commun et initier l’organisation d’une conférence européenne pour la restructuration  des  dettes  des  états :  annulation  partielle  et révision des conditions de remboursement.
  4. Organiser un sommet social européen pour abroger la directive sur les travailleurs détachés, faire converger les salaires, temps et conditions de travail vers le haut, pour une harmonisation sociale la plus avantageuse aux travailleurs
  5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une Europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français.

 

National

  1. élaborer de grandes orientations et priorités de la politique  internationale  et  européenne  de  la  France  à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques  avant  présentation  et  débat  à  l’Assemblée nationale et au Sénat.
  2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective.
  3. refondre les politiques de visa  en  respect  des  conventions et du droit international, la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers.
  4. Refondre la politique d’aide publique au développement pour la montée à 1% réel du PIB.

 

 

 

 

Retrouver l'intégralité du programme du PCF

 

 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:23
L’HUMANITE
Vendredi 7 avril 2017

SÉBASTIEN CRÉPEL, THOMAS LEMAHIEU, CLOTHILDE MATHIEU, OLIVIER MORIN ET ADRIEN ROUCHALÉOU

 

Promu comme une marque, produit du marasme démocratique, le candidat d'En marche ! caracole en tête des sondages et séduit un électorat de gauche déboussolé, qui ne voit pas clair dans son programme. Celui-ci aurait pourtant des conséquences désastreuses. Jugez sur pièce.

Les jeux seraient faits. Tous les sondages prédisent désormais non seulement la qualification d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle mais aussi une nette victoire contre Marine Le Pen, qui installerait l’ancien associé de la banque Rothschild à l’Élysée pour cinq ans. Alors que son mouvement En marche ! vient de souffler hier sa première bougie, l’ancien ministre de l’Économie serait devenu « le vote utile » contre le Front national, au point d’aveugler une partie des électeurs de gauche, partagés entre un vote de conviction en faveur du programme de Jean-Luc Mélenchon et le bulletin du « moindre mal » dès le premier tour. Or ce sont eux qui peuvent encore inverser la vapeur. Eux à qui il faut démontrer les conséquences désastreuses de cette version néolibérale relookée que propose le fils spirituel de François Hollande : une France première de la classe de l’Europe austéritaire, eldorado du grand patronat et de la finance, où l’ubérisation de l’économie achèverait les solidarités et les droits des salariés.

Plonger dans le programme d'Emmanuel Macron s'avère un exercice fastidieux. Thèmes fourre-tout, formules creuses... il faut bien s'accrocher pour ne pas se noyer dans le marigot de la novlangue. « La France est une chance, et chacun doit pouvoir y tenir ses promesses. » « La politique est au service de nos concitoyens, et l'économie fait partie de la vie de nos concitoyens » : autant de portes ouvertes enfoncées pour mieux faire miroiter l'eldorado d'une « société dynamique », confiante dans l'avenir du capitalisme. Mais « quand c'est flou, il y a un loup » : les angles morts de son programme en disent finalement plus long sur la colonne vertébrale idéologique de son projet que la liste de ses propositions évasives.

Pas un mot sur les ravages de la financiarisation de l'économie. Nulle solution en matière de régulation financière ou de lutte contre l'évasion fiscale.

Aucune ambition en matière de transition écologique ou de relance industrielle. « Emmanuel Macron est le porte-parole rêvé de cette technocratie étroitement liée aux milieux financiers qui rêve de voir appliquer ses idées rétrogrades sous des apparences civilisées », affirment Dany Lang et Henri Sterdyniak, qui ont passé au crible le projet du candidat d'En marche !

Les deux économistes atterrés ont réussi à faire sortir l'équipe d'En marche ! du bois. Leur analyse a en effet suscité une réaction de Marc Ferracci et Philippe Martin, deux des conseillers économiques d'Emmanuel Macron. Et leur réponse permet de lever nombre d'ambiguïtés soigneusement entretenues par l'ancien locataire de Bercy.

« La vision sous-jacente des auteurs est claire, relèvent les économistes atterrés, s'il y a du chômage, ce n'est pas à cause des trente années de politiques néolibérales qui ont mené à une insuffisance de la demande au niveau global et qui ont flexibilisé toujours plus le marché du travail. Ce n'est pas à cause des politiques d'austérité qui, depuis 2009, ont aggravé le problème, menant l'Europe au bord de la stagnation... Non, à les suivre, le chômage de masse subi en France serait dû aux insiders, les travailleurs ayant l'exorbitant privilège d'avoir un emploi en contrat à durée indéterminée... »

Le socle idéologique du programme d'Emmanuel Macron est en effet le même que François Fillon : l'obsession du « coût » du travail, à l'origine selon eux de tous les maux, pour mieux épargner le capital. Tout le reste en découle : austérité, règne du chacun-poursoi, précarisation des travailleurs, chômage de masse. En proposant l'ubérisation de la société, le programme d'Emmanuel Macron dessine une nouvelle phase du libéralisme, qui s'appuie sur les classes montantes d'entrepreneurs et dans laquelle se retrouvent autant les héritiers de la démocratie chrétienne de François Bayrou que les néolibéraux acharnés comme Alain Madelin.

Mais le projet du candidat d'En marche !, c'est finalement Henri de Castries, soutien inconditionnel de François Fillon, qui en parle le mieux. « Notre désaccord (avec Emmanuel Macron ­ NDLR) concerne le rythme et la méthode », concède l'ancien PDG d'Axa. Pas la philosophie générale, donc.

 

MAUD VERGNOL

 

JACKPOT POUR LE PATRONAT ET LES FRANÇAIS LES PLUS RICHES

«Nous alourdirons les sanctions contre la fraude fiscale », fait mine de menacer le programme d'Emmanuel Macron sans plus de précision, alors que les mesures fiscales annoncées épargneront les patrimoines des plus fortunés. Alors que les revenus du travail contribuent bien plus massivement à la solidarité nationale que ceux du capital, il propose de remplacer les quelques prélèvements existants sur l'épargne en créant un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l'ordre de 30 %. Il estime que les revenus du capital sont soumis à « des impositions marginales excessives (jusqu'à 62 %), qui peuvent décourager l'investissement ». Quant à l'ISF, pour l'exbanquier, il « coûte cher à notre pays ». Le candidat propose donc de le supprimer pour le remplacer par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Et de prévenir tout de suite que « des milliers de foyers aujourd'hui soumis à l'ISF ne paieront plus l'IFI, demain ». Pour couronner le tout, il propose enfin de transformer le Cice (Crédit d'impôt compétitivité emploi) en baisse de cotisations pérenne et de « réduire le taux d'impôt sur les sociétés (IS) jusqu'à la moyenne européenne de 25 % ».

 

DES SERVICES PUBLICS ET DES COLLECTIVITÉS DÉPOUILLÉS

Alors que la France a plus que jamais besoin d'un service public ambitieux et protecteur ainsi que d'une vie démocratique au plus proche des aspirations des Français, Emmanuel Macron choisit l'inverse. En assumant de « réduire le nombre d'agents publics de 120 000 sur la durée du quinquennat », il prévoit que chaque service accueillant du public (on notera la subtilité pour éviter la notion de service public) soit obligé « d'afficher, trimestriellement au moins, ses résultats en termes de qualité de service sur la base d'indicateurs concrets ». En clair, la concurrence appliquée aux services publics. Quant aux collectivités locales, premier maillon de la citoyenneté, elles devront réduire leurs dépenses à hauteur de 10 milliards d'euros et baisser leurs effectifs de 70 000 à 75 000 postes sur cinq ans. Pour faire avaler la pilule aux élus locaux acculés, il propose de mettre fin à « l'évolution uniforme des rémunérations de toutes les fonctions publiques ». En clair, les fonctionnaires territoriaux seront payés au bon vouloir des élus et selon la taille des budgets.

 

LES SALARIÉS LIVRÉS À EUX-MÊMES FACE AU PATRONAT

Rejetant la réalité de l'entreprise comme « lieu de la lutte des classes », il lui préfère le concept d'« histoire individuelle dans un monde ouvert ». Artisan du rapport Attali, qui a précédé la rédaction de la loi El Khomri, Macron veut amplifier l'inversion de la hiérarchie des normes en faisant primer les accords d'entreprise sur les accords de branche tout en maintenant un Code du travail fantoche. Plafond pour les indemnités prud'homales, fusion des comités d'entreprise avec les délégués du personnel et le CHSCT dans une instance unique, réduction du salaire socialisé par la suppression de cotisations... Autant de reculs pour les salariés qui s'ajoutent à l'ubérisation galopante. En supprimant ce qu'il appelle «les charges» des micro-entreprises, il veut favoriser ce « monde cocréatif» d'auto-entrepreneurs. Un monde pas si idyllique que ça quand on sait que moins de la moitié d'entre eux sont encore actifs trois ans après leur inscription. Enfin, en proposant de supprimer toutes les cotisations pour chaque embauche au Smic (1800 euros d'économies pour l'employeur), il incite à maintenir des bas salaires.

 

UNE SOCIÉTÉ DU CHÔMAGE DE MASSE

Pour faire baisser le chômage, Emmanuel Macron a sorti le bâton. C'est, en tout cas, le sens de sa réforme. Outre que celle-ci s'adresserait aux indépendants, aux chefs d'entreprise et aux salariés démissionnaires (une fois tous les cinq ans), le chômeur serait désormais sous contrôle. «Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés ou que l'intensité de la recherche d'emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues», explique-t-il. Face aux risques de sanction, ils seront dès lors contraints d'accepter des emplois moins bien payés et surtout plus précaires. À cela s'ajoute un autre effet, celui d'un découragement à rechercher un emploi et une paupérisation des chômeurs. C'est, en tout cas, le constat des expériences réalisées aux États-Unis, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Quant à son financement, le candidat d'En marche! suggère de supprimer la cotisation sociale salariale d'assurance-chômage (2,4 % du salaire brut) compensée par une augmentation de 1,7 point de la CSG, mais uniquement côté salarié... Insuffisant pour celui qui s'est engagé à respecter le critère de Maastricht de limiter les déficits publics sous la barre des 3 % du PIB, à moins d'envisager une baisse des allocations. Mais cela Emmanuel Macron se garde bien de le dire...

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon a résumé en une formule le projet de société que porte Emmanuel Macron: «Chacun pour soi, le marché pour tous». Caricature, diront les macronistes, qui se défendent, dans une réplique à la critique acérée du programme de leur champion faite par les Économistes atterrés, de vouloir faire «imploser le droit du travail» ou de chercher à réduire le «caractère progressif» du système des retraites. Pourtant, dans ces deux domaines, c'est bien la formule de Mélenchon qui colle au programme de Macron. Le marché du travail? Les macronistes persistent et signent: le vrai remède au chômage est de s'attaquer aux «normes édictées au niveau national et même au niveau des branches», en clair: poursuivre la démolition coûte que coûte des normes nationales et des conventions collectives. Le résultat n'en sera pas seulement l'abaissement dramatique des droits des salariés, mais aussi la mise en concurrence accrue des travailleurs entre eux, soumis à des règles sociales différentes entreprise par entreprise, et donc poussés sans cesse à des concessions douloureuses pour être plus «compétitifs» que le voisin. «Chacun pour soi, le marché pour tous»... La retraite? Les conseillers de Macron affirment catégoriquement que le principe d'«un euro cotisé (qui) donne in fine les mêmes droits à pension» ne se traduira par «aucune baisse» des pensions. Mais c'est l'inverse qui est vrai, du fait de la possibilité ­ reconnue par Macron lui-même ­ d'une «actualisation» des pensions en fonction de l'espérance de vie : si celle-ci s'allonge, les pensions seront réduites pour coûter moins cher au système, ce qui est d'ailleurs le propre des retraites par points. La conséquence, c'est la rupture du système solidaire, dans lequel ce sont les cotisations des actifs qui s'ajustent pour garantir le niveau des pensions, pour le remplacer par un système dit «contributif», où chacun touche uniquement le produit de ce qu'il a cotisé: adieu les corrections comme le «minimum contributif», bienvenue à la pénalisation des plus pauvres, des moins qualifiés, des carrières incomplètes et... des femmes (qui cumulent souvent ces critères). En bref, bonjour le «chacun-pour-soi».

 

UNE FRANCE 1eRE DE LA CLASSE DE L'EUROPE AUSTÉRITAIRE

«Depuis dix ans, les partisans de l'Europe ont baissé la tête.» Avec le candidat d'En marche!, le béni-oui-ouisme, jamais enterré malgré sa défaite au référendum de 2005, revient au galop. Reçu en début d'année par Angela Merkel et même adoubé, le mois dernier, par son ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, le père fouettard austéritaire pour les pays du Sud dans les réunions de l'Eurogroupe, Emmanuel Macron promet d'appliquer scrupuleusement les contreréformes demandées dans le cadre du semestre européen pour «restaurer la confiance avec les Allemands» et, pour l'avenir de l'Union européenne, pioche allègrement dans les projets de la Commission européenne et des dirigeants des principaux États membres: il place, au coeur de son plan, des «coopérations renforcées» en matière fiscale, sociale et militaire. À travers des «conventions démocratiques » dans les pays à partir de la fin de l'année 2017, Macron promet de jeter les bases d'une «nouvelle Union européenne»... qui, comme il fait l'impasse sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), qu'il ne trouve rien à redire aux principes fondamentaux de mise en concurrence entre les services publics, les emplois ou les systèmes de protection sociale et qu'il approuve les traités de libre échange (Tafta ou Ceta), ressemble furieusement à celle que nous connaissons aujourd'hui! Ministre de l'Économie au plus fort du bras de fer entre la Grèce d'Alexis Tsipras et la troïka représentant les créanciers (Commission européenne, BCE, Fonds monétaire international), Macron avait, non sans avoir osé comparer Syriza au FN, écarté vivement l'idée de toute alternative dans l'Union européenne. «J'entends celles et ceux qui aimeraient voir dans le moment grec la possibilité d'une nouvelle politique économique, avait-il lancé lors de ses voeux à la presse en janvier 2015. C'est oublier la différence qu'il y a entre une politique de sérieux budgétaire et une politique d'austérité. » Essorés par les mémorandums successifs depuis 2010, les Grecs apprécieront sans aucun doute ce subtil distinguo; il est temps pour les Français d'en décoder le sens également.

 

SES AMBITIONS POUR L'ECOLE TIENNENT EN UN MOT, UN VERITABLE TOTEM DES LIBERAUX, AUTONOMISATION

Dans la bouche d'Emmanuel Macron, il s'agit moins d'autonomie pédagogique qu'il conditionne d'ailleurs immédiatement à la « contrepartie d'une responsabilisation accrue et d'une évaluation plus régulière», que d'une «autonomie de recrutement». En clair, il reviendra aux chefs d'établissement de sélectionner les profs qu'ils embaucheront. Une proposition qui, sans surprise, est partagée par François Fillon. Couplée avec la publication des résultats que le candidat souhaite aussi imposer aux établissements, cette mesure aggravera la concurrence et les inégalités.

En matière scolaire, celles-ci comptent de toute façon moins aux yeux de Macron que les économies budgétaires. Ainsi, estimant que le bac coûte, trop cher, il propose de le réduire à quatre épreuves seulement, laissant le reste au contrôle continu. Or pas plus tard qu'en juin dernier, le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) notait que: «Les recherches sur les effets des examens nationaux, conduites depuis quinze ans dans les pays de l'OCDE, montrent que leur présence permet à la fois une élévation générale du niveau scolaire des élèves et une réduction des inégalités à l'école.»

Pour donner le change, Emmanuel Macron n'oublie pas de prendre des engagements pour l'enseignement prioritaire, assurant que s'il était élu, les classes de CP et CE1 en REP ne compteraient pas plus de douze élèves. Seulement, il le propose à moyens constants. Selon les propres chiffres du candidat, cette proposition nécessiterait 12 000 postes d'enseignants, or il ne parle d'en recruter que 4 000 à 5 000. Le différentiel, Macron compte le trouver dans les 54 000 postes sur lesquels François Hollande s'était engagé. Autrement dit, les prendre aux lycées à qui ils étaient promis. Sans parler du problème du nombre de salles de classes supplémentaires qu'il faudrait construire, ce qui pourrait être un bon exemple d'investissement public d'intérêt général mais ne semble absolument pas être au programme du candidat ni de gauche.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:16

Les bombardements nord-américains sur la Syrie la nuit dernière, effectués hors cadre légal international, et à la suite d'un retournement brusque de position du président américain, Donald Trump, peuvent ouvrir une nouvelle phase dramatique de l'internationalisation du conflit syrien.

Ce faisant, Trump alimente l'escalade militaire et les logiques de représailles alors que le peuple syrien a le plus pressant besoin que la guerre s'arrête net.


L'action militaire des États-Unis va conforter politiquement Bachar Al Assad, galvaniser les groupes djihadistes qui exploitent l'impact désastreux des interventions étrangères au Proche-Orient, retarder les opportunités réelles de résolution politique du conflit ouvrant la voie à une transition démocratique.
Les souffrances endurées par les victimes des armes chimiques comme, en 6 ans, les 321 000 morts, 145 000 disparus et près de 11 millions de déplacés et réfugiés exigent des dirigeants des pays engagés dans ce conflit des initiatives politiques et diplomatiques – sous égide de l'ONU – fortes faisant taire les armes et ouvrant des négociations de paix. Les responsables de l'utilisation des armes chimiques et de destruction massive devront dans ce cadre en répondre devant la justice.
L'initiative militaire unilatérale nord-américaine crée un précédent aux pires conséquences possibles ; le déni du cadre multilatéral que sont les Nations unies pour résoudre le conflit syrien est lourd de dangers pour le monde et constitue une véritable régression.

Le Parti communiste français exprime sa profonde réprobation de ces bombardements américains de même qu'il a condamné avec force l'usage des armes chimiques et la poursuite de la guerre en Syrie.
Le PCF demande au président français François Hollande d'agir pour la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU afin de stopper les tentations de surenchère militaire et d'organiser la mise en oeuvre effective de la feuille de route adoptée par ce même conseil en décembre 2015. La négociation doit prendre le pas sur les armes.


Le Parti communiste français apporte son soutien aux initiatives pour l'arrêt des combats et bombardements, et pour une solution négociée en Syrie.

 

Parti communiste français

Paris, le 7 avril 2017

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:29
La paix? Oui mais à quel prix? Débat public du Mouvement de la Paix le mardi 11 avril à 18h30 à Plourin-les-Morlaix (salle du Cheval Blanc)
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:24
Morlaix. 200 salariés de Hop ! ont débrayé (Ouest-France, 7 avril 2017)

La grève est nationale, mais les inquiétudes sont aussi locales. Un an après la fusion, les ex-Brit Air, à Morlaix, craignent pour leur avenir.

Répondant à un appel national, environ 200 salariés de Hop ! Air France ont débrayé, vendredi, à Morlaix.

Un an après la fusion des filiales régionales (Brit Air, Airlinair et Regional), les salariés craignent pour l’avenir de la compagnie. L’intersyndicale CGT-Unsa-CFDT dénonce notamment l’absence de business plan. « En termes de développement et de renouvellement de flotte, quelle place pour Hop ! dans Air France ? »,

« Ambiance morose » à Morlaix

À Morlaix, la fusion s’était accompagnée d’un plan de départs volontaires (PDV) chez Brit Air (65 personnes). Aujourd’hui, ils sont environ 300 (maintenance et administration), plus 36 salariés chez Hop ! Training by Icare, filiale dédiée à la formation des pilotes.

« Au service administration, l’ambiance est morose », raconte Sébastien Grandjean, délégué CGT, expliquant que « la baisse des effectifs entraîne du surmenage ». Au moment de la fusion, des engagements avaient été pris pour ne pas déshabiller le site. « Pourtant, le service paie risque de partir à Nantes. »

Perte d’acquis sociaux
 

La renégociation des accords collectifs, suite à la fusion, inquiète aussi l’intersyndicale. « On ne tient pas compte de l’historique des compagnies, 40 ans à Morlaix, déplore Valérie Scattolin, déléguée Unsa. On risque de perdre des acquis sociaux, comme la récupération des jours fériés. »

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 08:56

Le site ultranationaliste breton Breiz Atao, animé par le blogueur Boris Le Lay, est déréférencé depuis quelques jours par le moteur de recherche Google. Conséquence d'un procès qui a eu lieu à Brest, le 15 décembre.

Le 15 décembre, le blogueur ultranationaliste Boris Le Lay a une nouvelle fois été condamné par le tribunal de Brest pour avoir accusé, sur son site Breiz Atao, le responsable d'une chaîne de magasins d'origine algérienne, d'avoir financé d'une manière occulte la mosquée Sunna de Brest, dirigée par Rachid Aboud Houdeyfa. Imam qui avait défrayé la chronique ces derniers mois en déclarant qu'écouter de la musique était un péché.

Ce jour-là, à l'audience, l'avocat de la défense avait demandé que le site Breiz Atao soit fermé. Le tribunal l'avait suivi dans ses réquisitions. Mais difficile d'appliquer cette décision quand on sait que ce site est hébergé à Houston, au Texas. Et que, dans cet État américain, comme dans les autres, une totale liberté d'expression est garantie par le premier amendement de la constitution américaine. Quant à l'auteur de ces propos diffamatoires, difficile de l'appréhender. Originaire de Rosporden (29), il vit depuis de longues années au Japon, hors de portée de la justice française.

Une volonté d'étendre l'interdiction

Début mars, Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, a informé Google de la décision de justice de Brest. Au vu du jugement, le groupe américain a décidé de déréférencer Breiz Atao de son moteur de recherche. En clair, depuis quelques jours, tout internaute qui tape le nom du site ne peut plus y accéder par ce biais. Un tel déréférencement est assez rare. De telles décisions sont généralement prises à l'encontre de sites pédopornographiques ou terroristes. Mais depuis quelques mois, la délégation interministérielle de lutte contre le racisme a décidé de cibler davantage les discours de haine véhiculés sur le Net.

Ce déréférencement, qui a été validé le 28 mars dernier, pourrait être étendu à d'autres moteurs de recherche.

Boris Le Lay, rappelons-le, a été condamné à plusieurs reprises à Quimper, Paris et Brest pour incitation à la haine raciale et apologie de crime contre l'humanité. La condamnation la plus lourde prise à son encontre est de 2 ans de prison ferme.


© Le Télégrammehttp

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:47

Suite à la plainte portée par la BNP de Quimper à la suite de l'action citoyenne contre l'évasion fiscale de samedi dernier, le collectif de défense des services publics Cornouaille (dont le PCF est partie prenante avec des associations et des syndicats) a réalisé ce communiqué.. 

 Nous accusons la BNP Paribas de participer à l’organisation de l'évasion fiscale comme l’ont révélée les Panama Papers. Avec 2,4 milliards d’euros en 2014, la BNP est la banque française qui réalise le plus gros volume de bénéfices dans les paradis fiscaux.
 

Nous accusons la BNP Paribas d’aggraver la crise climatique, en finançant les énergies fossiles ainsi que le nucléaire et autres activités incompatibles avec la transition sociale et écologique. La BNP Paribas continue à financer les entreprises qui développent, extraient et brûlent le charbon, nocif pour le climat et la santé ! La BNP cherche aussi à financer des projets d’énergies fossiles, comme le terminal d’exportation de gaz de schiste Texas LNG, aux Etats-Unis, alors que les gaz de schiste sont interdits en France !
 

Nous accusons la BNP Paribas de bafouer les droits des populations à un environnement sain et à décider par elles-mêmes de leurs conditions de vie, en finançant des entreprises connues pour les exactions menées à l’encontre de ceux qui contestent leurs activités.

Parce que les 5 à 10 prochaines années sont cruciales pour stabiliser le climat, l’argent qui est aujourd’hui dissimulé dans les paradis fiscaux et qui sert à financer les entreprises les plus polluantes doit être réorienté, de façon urgente, vers une transition écologique et sociale qui nous permette de relever le défi climatique.

 Ce ne sont pas les militants contre l'évasion fiscale qu’il faut poursuivre, mais les puissantes multinationales qui organisent le système de l’évasion fiscale, la destruction de l’environnement et des conditions de vie des populations partout dans le monde.
 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:37
Le peuple équatorien a tranché ! Moreno succède à Correa ( PCF)

Le peuple équatorien a tranché ! Moreno succède à Correa

 

Avec 5 057 149 voix contre 4 827 753 suffrages exprimés pour son adversaire de droite Lenin Moreno succède à son camarade de combat Rafael Correa pour la présidence de la République d’Equateur. C’est un échec symbolique pour la droite réactionnaire conduite par Guillermo Lasso.

Dorénavant, d’ici 2021, avec une majorité à l’Assemblée nationale sortie des urnes lors du 1er tour de la présidentielle, les conditions sont créées pour poursuivre l’ambition de développement économique et humain engagé depuis 10 ans autour de grands objectifs nationaux d'éducation, de santé, de la jeunesse, d’environnement, de logement, d’augmentation de la production, de progrès social et de l’emploi, contre les drogues et la corruption. Autant de questions à continuer de résoudre pour faire avancer la paix et l'harmonie du bien vivre ensemble.

La victoire d’Alianza Païs avec Lenin Moreno est une vraie bouffée d’oxygène pour celles et ceux, qui dans des rassemblements des plus larges et divers, résistent et luttent pour la transformation sociale.

Le Parti communiste français tient à saluer cette victoire qui est un encouragement pour tous les progressistes de la région et de la planète.

Le Parti communiste français,
Jeudi 6 avril 2017

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:28
STX: la navale ne doit pas passer sous pavillon italien (PCF)

STX : La navale française ne doit pas passer sous pavillon italien

 

Alors même que plusieurs candidats à la présidentielle, dont le candidat socialiste, appelait à la nationalisation, au moins temporaire, des chantiers de Saint-Nazaire, le gouvernement a finalement donné son feu vert à Fincantieri pour racheter le chantier naval de Saint-Nazaire.

Loin de  « l’Airbus de la navale » affiché par le gouvernement les dangers sont grands : les capacités de productions sont concurrentes plus que complémentaires et le recours aux statuts précaires est massif sur les chantiers italiens. Avec 20 chantiers dans le monde l’état italien, actionnaire majoritaire de Fincantieri, vient de se payer la navale française.

 

Quand au montage capitalistique grossier, visant à montrer que le groupe n’aurait qu’une majorité relative de 47% sur le site français, il ne trompera personne : un fond privé italien CR Trieste est également entré au capital à hauteur de 7%. Le capital italien est bien majoritaire face aux 33% de l’Etat français et aux 12% de DCNS. Dès les premières fuites concernant cette vente,  l’action Fincantieri a fait un bond de plus de 10%. 

 

Malgré les garanties obtenues, le montage présenté risque d’être ingouvernable et l’avenir n’est pas garanti à moyen terme: Un fleuron industriel aussi important ne peut pas devenir la variable d’ajustement des capacités de productions italiennes. Il est temps d’engager la diversification de la production qui ne peut se limiter aux paquebots de luxe et à quelques navires militaires.

 

Dans la campagne présidentielle les communistes portent une autre ambition répondant aux besoins du pays pour engager un nouvel essor de l’industrie et la transition écologique. Nous demandons que l’Etat français utilise son droit de préemption pour construire enfin le projet garantissant, l’indépendance de la navale française et les garanties sociales et  industrielles nécessaires. 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:24
L'opposition municipale de Morlaix a souhaité réagir après l'annonce d'Agnès Le Brun, maire, de projet de taxe sur les friches commerciales pour résoudre le problème des locaux vides (Le Télégramme d'hier). « Nous prenons acte de voir enfin ce problème reconnu car, malgré nos questions en conseil municipal, on nous répondait encore dernièrement que tout allait bien ! La réponse d'Annie Piriou, alors, avait été saisissante : « Dormez braves gens, tout va bien, et vous, l'opposition, n'êtes que des oiseaux de mauvais augure ! », entament les élus de l'opposition avant de s'interroger sur l'efficacité de cette taxe : « Le niveau des impôts sur Morlaix n'est-il pas déjà largement rédhibitoire ? », avant d'évoquer « un véritable frein aux transactions immobilières des locaux vacants » et le « découragement des investisseurs, peu nombreux, qui prendraient le risque d'une surtaxe en cas de vacance ». Pour les élus, si on ajoute « secteur sauvegardé, nouvelle taxe, parkings payants, etc., l'addition peut apparaître salée ». Et de regretter le manque de réflexion avec Morlaix communauté, « partenaire incontournable ». « Une nouvelle fois, sur un enjeu majeur du centre aggloméré, la ville joue seule ». « Plus largement, le commerce de proximité fait partie de l'attractivité globale d'une ville, au même titre que l'habitat, la présence des services publics, le niveau d'imposition, l'installation des professionnels de santé, l'aménagement du pôle d'échange multimodal... Pour cela, il faut une vision du développement de sa ville à long terme, une stratégie globale ! Bref, tout ce qui manque à Morlaix ! », conclut l'opposition.
 
Le Télégramme, 6 avril 2017
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