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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 15:53
Vente solidaire de pommes de terre et d'oignons bretons dans un quartier populaire de Savigny-sur-Orge (Essonne)
Vente solidaire de pommes de terre et d'oignons bretons dans un quartier populaire de Savigny-sur-Orge (Essonne)
Vente solidaire de pommes de terre et d'oignons bretons dans un quartier populaire de Savigny-sur-Orge (Essonne)
Vente solidaire de pommes de terre et d'oignons bretons dans un quartier populaire de Savigny-sur-Orge (Essonne)
Vente solidaire de pommes de terre et d'oignons bretons dans un quartier populaire de Savigny-sur-Orge (Essonne)

Nos camarades communistes de l'Essonne (91) et leur secrétaire départemental Amadou Deme sont très actifs dans l'organisation des solidarités concrètes avec une population qui connaît une grande précarité. La semaine dernière, ils ont pu s'appuyer sur l'aide d'adhérents du PCF des Côtes d'Armor pour faire venir des produits bretons de bonne qualité à prix rémunérateur pour le producteur mais très en dessous du prix grande surface. Grâce à l'organisation d'une filière de vente solidaire directe.   

Avec la participation des membres du PCF
des Côtes d’Armor (22) :
 Jean-Claude (Hénon)
 Michel (Gomménec’h)
 Michel Fleury (Plémet)
 Patrick Le Béguec (Paimpol)

En direct des exploitations agricoles de :

 Ploeuc sur Lié, pour les pommes de terre

 Roscoff pour les oignons roses


Pour le marché solidaire de Savigny sur Orge
Le vendredi 1er décembre 2017

Les pommes de terre produites par le GAEC*
de la Cour de Bayo Ploeuc sur Lié :
variété : « Lady Christl »
*Groupement
Agricole
d'Exploitation
en Commun,

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 13:58
photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Daniel, secrétaire section du PCF Morlaix, avec Julia, syndiquée FSU  (photo I Dupont)

Daniel, secrétaire section du PCF Morlaix, avec Julia, syndiquée FSU (photo I Dupont)

Daniel, secrétaire section du PCF Morlaix, avec Julia, syndiquée FSU  (photo I Dupont)

Daniel, secrétaire section du PCF Morlaix, avec Julia, syndiquée FSU (photo I Dupont)

photo I Dupont

photo I Dupont

photo I Dupont

photo I Dupont

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

Manif pour la défense de l'hôpital de Morlaix et du service de cardiologie - Morlaix 2 décembre 2017 - photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

photo Jean-Marc Nayet - manif pour l'hôpital de Morlaix, 2 décembre 2017

1000 à 1500 personnes pour défendre l'hôpital de Morlaix, la cardiologie, les conditions d'accueil des patients et de travail des personnels contre les logiques de pure rentabilité et d'austérité. Malgré l'opération de déminage des deux derniers jours par la direction de l'hôpital, la mobilisation citoyenne a été au rendez-vous et c'était insispensable! Le combat continue et doit encore s'amplifier.  
 
Morlaix. Un millier de manifestants pour défendre l’hôpital
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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 13:31
Manif à Plouhinec pour la défense du lycée professionnel maritime, photo d'Yvonne Trividic-Bouër par Roberte Saint Jalme. Plouhinec, lycée Jean Moulin, le Cap dans la rue.   La Plouhinécoise Yvonne Trividic-Bouër, a évoqué les circonstances dans lesquelles est né cet établissement après la guerre, à l'initiative de son père, Albert Trividic, instituteur communiste et résistant. « Il a dû se battre énormément à l'époque contre l'administration pour convaincre de la nécessité de former les jeunes du Cap »

Manif à Plouhinec pour la défense du lycée professionnel maritime, photo d'Yvonne Trividic-Bouër par Roberte Saint Jalme. Plouhinec, lycée Jean Moulin, le Cap dans la rue. La Plouhinécoise Yvonne Trividic-Bouër, a évoqué les circonstances dans lesquelles est né cet établissement après la guerre, à l'initiative de son père, Albert Trividic, instituteur communiste et résistant. « Il a dû se battre énormément à l'époque contre l'administration pour convaincre de la nécessité de former les jeunes du Cap »

A Plouhinec, il y avait du monde pour défendre l'enseignement professionnel public et le Cap Sizun, qui a déjà perdu nombre de services publics ces dernières années.

La région et le rectorat ont décidé de fermer le lycée Jean Moulin qui propose une formation, rare en France, de charpentier de marine.

Construction et restauration de bateaux en bois, mais aussi équipement de navires modernes, les jeunes qui en sortent n'ont pas de souci pour trouver du travail. Déjà en 2004 le lycée avait été menacé de fermeture, la mobilisation l'avait empêchée.
L'émotion est forte dans le Cap Sizun et au-delà, dans les milieux maritimes. Plus de 1000 manifestants selon Le Télégramme, nous étions sans doute pas loin de 1500, difficile à évaluer quand le cortège va s'étirer de Poulgoazec jusqu'aux quais d'Audierne. 
Citoyens, élus, syndicalistes de la CGT, de la FSU, de FO, de Solidaires, ont répondu à l'appel des personnels et des élèves du lycée. Forte présence de la CGT avec les syndicats de l'enseignement professionnel, des métaux, des marins.
Communistes visibles aussi, des sections du Cap Sizun, de Douarnenez, du pays bigouden, de Quimper.

Voici le communiqué qu'avait rédigé le PCF: 

Ensemble refusons la fermeture du lycée Jean Moulin de Plouhinec

L’annonce brutale faite par le Président du Conseil Régional Bretagne de fermer le Lycée professionnel Jean Moulin de Plouhinec, établissement scolaire public de formation qui comporte, c'est très rare, une filière maritime, dès la prochaine rentrée est inacceptable et profondément irrespectueux pour les élèves actuellement en formation et pour leurs professeurs.

ENSEMBLE agissons avant le 14 décembre date du vote des élus régionaux et menons les actions à la hauteur des enjeux pour notre territoire et pour la formation de nos jeunes.

Nous assistons ces dernières années à une casse systématique des services publics sur notre territoire: l’Hôpital de Douarnenez, les bureaux de poste, les services fiscaux et sociaux  et l’abattoir de Pont Croix…

Les communistes demandent que soit retirée de l’ordre du jour cette question et qu’il y ait une véritable concertation avec les enseignants et élèves, élus, syndicats, pouvoirs publics et monde économique… pour mettre en place des filières supplémentaires permettant la pérennisation du lycée et maintenir un lieu de formation pour nos jeunes.

Les communistes seront présents à la manifestation de soutien du samedi 2 décembre à 14 heures devant le Lycée.


Résistance!, écrivent les jeunes et les personnels sur leurs pancartes.

Mot d'ordre de circonstance puisque le lycée porte le nom de Jean Moulin fondateur du CNR qui fut sous-préfet du Finistère. Et que, comme le rappela Yvonne Trividic-Bouër, ce sont deux anciens résistants et élus communistes, son père Albert Trividic (connu aussi pour avoir avec Pierre-Jakez Hélias parcouru la région en jouant des saynètes en breton) et un patron-pêcheur, qui après la guerre furent à l'origine de la création de cet établissement d'enseignement professionnel.
Ambiance maritime, la manifestation menée par les jeunes élèves dont certains ont pris place sur une barque en remorque, avec force feux de détresse, part du terre-plein du port de Poulgoazec devant l'ancien Abri du Marin, suit les quais d'Audierne pour s'arrêter sur la place, accompagnée par un vieux gréement solidaire qui navigue de quai à quai.
Et maintenant? La parole est aux conseillers régionaux qui vont voter sur la fermeture du lycée le 14 décembre. S'ils n'ont pas suffisamment entendu la colère et la détermination des manifestants, les syndicats seront là pour porter le message!

Compte rendu de la manifestation par Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper

photos Yvonne Rainero

photos Yvonne Rainero

Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
Plouhinec, lycée Jean Moulin, samedi 2 décembre :  le Cap dans la rue contre la fermeture du lycée professionnel (compte rendu et photos Yvonne Rainero et Roberte Saint Jalme)
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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 11:11
Magazine de l'Union des Jeunesses Républicaines de France à la libération (Archives Pierre Le Rose)

Magazine de l'Union des Jeunesses Républicaines de France à la libération (Archives Pierre Le Rose)

Notre jeunesse, Avril 1945: congrès des Jeunesses Communistes (Archives Pierre Le Rose)

Notre jeunesse, Avril 1945: congrès des Jeunesses Communistes (Archives Pierre Le Rose)

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 - Daniel Trellu, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert (archives Pierre Le Rose)

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 - Daniel Trellu, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert (archives Pierre Le Rose)

Paul Le Gall, Piero Rainero, Daniel Trellu (ancien chef FTP du Finistère) avec Gaston Plissonier (Archives Pierre Le Rose)

Paul Le Gall, Piero Rainero, Daniel Trellu (ancien chef FTP du Finistère) avec Gaston Plissonier (Archives Pierre Le Rose)

Maryse Le Roux nous raconte Daniel Trellu (Quémeneven 1919-1998 Carhaix) , ancien responsable de la Résistance Communiste bretonne et cadre du PCF à la Libération, qu'elle a rencontré à la fin des années 90:

" Sa maison d’écluse au bord du canal de Nantes à Brest avait beaucoup de charme. Il avait fait à côté sous une terrasse un espace barbecue, et il en parlait comme de l’espace de l’amitié, qui semblait avoir pour lui une grande importance.
Il avait dans sa retraite un rôle proche de celui d’un assistant social bénévole, et débrouillait des dossiers pour des gens qui n’y arrivaient pas.
En ce qui concernait le FLB, il connaissait pas mal de ses membres, et leur avait dit qu’il fallait absolument qu’ils se désolidarisent officiellement du mouvement breton d’avant-guerre et de la guerre.
Dans l’entrée de sa maison, il y avait deux images côte à côte et de la même taille : une de Marx, je crois, une autre du Christ.
Il avait avec toi pas mal de points communs : c’était un communiste convaincu, et il était ouvert, tolérant, et lisait des textes sacrés. Parler avec lui ne donnait pas l’impression de parler à un homme enfermé dans un système de pensée. Il était humaniste, chaleureux. Il avait du recul sur ses choix. Il parlait de Marcel Cachin comme de quelqu’un qui avait compté pour lui, en tant que communiste, et en tant que défenseur de la langue et de la culture bretonnes.
La langue bretonne avait beaucoup de valeur à ses yeux, il écrivait des poème en breton, et les traduisait. 
Voilà, c’est tout ce qui me revient... Ce n’est pas grand-chose, mais ce qui dominait quand je l’ai quitté, c’était le sentiment d’avoir rencontré quelqu’un d’une belle humanité, et un esprit libre."

Voici un poème remarquable de Daniel Trellu trouvé dans le tome 3 en français de l'anthologie de Favereau chez Skol Vreizh, sachant que l"original se trouve dans la version bretonne de l'anthologie.
Le poème en breton est peut-être encore supérieur à sa traduction, fût-elle de l'auteur lui-même comme c'est le cas ici. On considérer qu'ici le style poétique de Trellu est assez proche de certains aspects de Char.

OMBRE
J'ai perdu mon ombre
Ma preuve par le soleil
A midi comme un mât
Planté en pleine terre 
Voiles hautes
J'étais une évidence verticale
Confondue avec son double
Pouvais-je retenir les soleils
Quand je croyais ouvrir deux mains
J'ai creusé pour chercher mon ombre
J'ai navigué sur des faux équilibres
Mon tronc s'est vidé
L'écorce est transparente
Faux soleils fausses lueurs
Je tourne autour du vide
Je n'ai plus d'ombre
J'ai perdu le soleil.

Né en 1919 à Quéménéven (29), Daniel Trellu, qui devient instituteur avant guerre, a joué sous le pseudonyme de «Colonel Chevalier», un rôle important dans la Résistance en tant que lientenant-colonel FTP responsable départemental d'un des premiers maquis de Bretagne (Spézet, Laz, Saint-Goazec), puis de responsable de la résistance FTP de Bretagne. 
Il était entré aux Jeunesses Communistes dès 1936, à l'époque de la montée des fascismes, puis il participa à la reconstitution du Parti Communiste clandestin en 1939. 
"D'aucuns se souviennent de quelques faits d'arme de ce résistant intrépide: rapt d'uniformes d'officiers nazis dans un hôtel au bord de l'Aulne, déchargement d'armes au "Cap-Horn" (Quimper)" (témoignage d'André Buanic cité par Francis Favereau). 
Après la guerre, il devient responsable départemental du parti communiste à Brest, puis réintègre l'enseignement en 1952.
Il sera successivement instituteur à Trégunc, puis professeur de français et d'histoire-géographie au lycée technique Chaptal à Quimper. Très lié à Dubcek (depuis 1949 - stages, rencontres), il fut très affecté par les évènements de 1968 en Tchécoslovaquie. 

Daniel Trellu a eu comme élève un certain Daniel Le Braz (Dan ar Braz).

Il a pris sa retraite en 1975 et vient s'installer à Saint-Hernin où il décédera en avril 1998.

 

Daniel Trellu était un homme cultivé, lettré, fervent amateur de Eluard et Aragon, l'auteur de nombreux poèmes.

"Retiré comme un vieux sage au bord du canal de Nantes à Brest à Port-de-Carhaix, à l'écluse de Koz-Castell (entre Saint-Hernin et la capitale du Poher), il défendait la langue bretonne et écrivait des poèmes bilingues" (Francis Favereau, Anthologie de la littérature bretonne au XXe siècle, tome 3, Skol Vreizh). 

 

 

" Concernant les "campagnes rouges" du Centre-Bretagne, Daniel Trellu avait répondu en breton aux questions de Ronan Le Coadic (Skol Vreizh, n°22, 1991):

 

 

 

"Dans ces régions, les ruraux étaient traités comme des bêtes sous le règne des riches et, peu à peu, ils sont parvenus à posséder leur lopin de terre, un champ ou deux ou trois; par la suite, ils ont mis un peu d'argent de côté, mais n'ont pas oublié d'où ils venaient... Certains sont partis travailler loin, à Paris. Des gens costauds pour des travaux pénibles. C'est ainsi que ceux-ci se sont trouvés à la tête des syndicats, et ainsi de suite; puis ils ont connu les communistes et ont adhéré (au PCF). Et c'est ainsi qu'ils ont ramené au pays ce qu'ils avaient appris à Paris... Marcel Cachin disait un jour: "Tiens, ceux-là, maintenant, ils ont vu les saints vivants et les ont vus mourir pour des idées". Cela a été un peu un transfert de foi... Les Bretons, tu le sais bien, aiment à voir des saints; or, cet homme-là, c'était comme un saint dans le pays. Il s'occupait des pauvres. Et ils n'avaient pas d'argent, on ne leur en demandait pas. Il était toujours prêt, de jour comme de nuit, à rendre service, quoique ce soit... allez hop! on va trouver le docteur Jacq, le médecin des pauvres*". (entretien avec Ronan Le Coadic cité par Francis Favereau, Anthologie de la littérature bretonne au XXe siècle, tome 3, Skol Vreizh, p. 463). 

 

 

* Le docteur Jacq, médecin de Huelgoat, puis maire communiste, originaire de Granville, bon bretonnant, médecin des pauvres, fut révoqué en 1939, arrêté en juillet 1941, emprisonné au camp de Châteaubriant et fusillé par les Allemands le 15 décembre 1941, comme ce sera le cas du maire de Concarneau, Pierre Guéguin et de plusieurs autres: on dit qu'ils chantèrent la Marseillaise, mais aussi le Bro Gozh ma Zadou que le docteur Jacq leur avait appris avant de mourir.   

 

 

On laissera le dernier mot à la plume solaire de Daniel Trellu: 

 

"La corneille étourdie

La mouette hardie

Dans le ciel en été

Virevoltant

Ont marié

Leurs couleurs..."  

 

    

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 10:05
Après 100 jours d'embastillement par Israël et son gouvernement de droite extrême: l'interview exclusif de Salah Hamouri pour l'Humanité (30 novembre 2017 - entretien avec Pierre Barbancey)

📢 L'interview de Salah Hamouri dans l'Humanité.

"Vous êtes les porte-voix de notre résistance en Europe et partout dans le monde. Soyez-en bien sûr, la prison ne sera jamais le lieu où l’occupant pourra enterrer nos rêves et notre espoir ! Chaque jour, nous sommes plus convaincus que la résistance est notre droit et notre devoir et qu’elle nous permettra d’arracher nos droits nationaux, d’obtenir notre liberté et notre indépendance."

 

Salah Hamouri. « Vous êtes notre espoir et les porte-voix de notre résistance »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE BARBANCEY
JEUDI, 30 NOVEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, est embastillé par Israël depuis 100 jours, en vertu d’un ordre de détention administrative.L’Humanité a pu lui faire parvenir des questions par l’intermédiaire de ses avocats.

Parvenez-vous à garder le moral ?

Salah Hamouri Cela fait longtemps qu’il ne m’a pas semblé aussi difficile de répondre à cette question. Me retrouver pour la quatrième fois incarcéré et cela après cinq ans et demi de liberté… cinq ans et demi pendant lesquels j’ai bâti ma vie d’adulte, et une famille dont je suis privé depuis janvier 2016 et encore plus aujourd’hui. J’ai entrepris un nouveau cursus universitaire et je suis devenu avocat trois jours avant mon arrestation. J’ai, malgré tout, un bon moral, il existe une grande solidarité entre les détenus. Je reçois de temps en temps, via mes avocats, des nouvelles du monde extérieur.

Ça a été particulièrement difficile pour moi de me trouver face à ces jeunes de 14-15 ans, emprisonnés comme moi, vêtus de l’uniforme marron glauque des prisons israéliennes, les pieds et les mains liés, conduits par les gardiens.

Lors d’un transfert à la prison de Ramleh, j’ai été très touché de voir que les prisonniers sont mis dans six cages qu’aucun être humain ne devrait jamais connaître. Dans une de ces cages, j’ai vite reconnu un prisonnier avec qui j’ai vécu cinq ans, il se nomme Walid Dakka. Il s’est approché de moi. Depuis notre dernière rencontre, ses cheveux ont blanchi, ses rides se sont multipliées, ses cernes traduisent une grande fatigue. Il a crié en me voyant  : « Le Français ! Qu’est-ce que tu fais là, pourquoi ils t’ont remis en prison ? » À ce moment, la carte de la Palestine s’est dessinée dans mon esprit, j’ai pensé à toutes les souffrances que subit mon peuple. Ces arrestations sont des moyens de pression que l’occupation utilise pour nous chasser de notre terre et également pour tenter de détruire nos vies personnelles et sociales. Toutes ces relations que nous bâtissons sont un moyen pour tenir debout face à l’occupant. Le but de cette occupation est clairement de vider la Palestine de ses habitants, et tout particulièrement à Jérusalem-Est.

Comment se passent vos conditions de détention ? Comment êtes-vous traité ?

Salah Hamouri Je suis dans la prison du Néguev, avec 2 400 autres prisonniers. Un grand nombre d’entre eux sont privés de liberté depuis plus de dix ans. Il y a plus de 300 détenus administratifs dans cette prison. Nous avons le droit de faire rentrer des vêtements et des livres 4 fois par an, ce qui n’est pas suffisant. Nous n’avons pas accès à la presse écrite arabe, nous n’avons qu’une chaîne télé d’information, les autres chaînes sont uniquement des divertissements en hébreu. L’administration de la prison met en place une politique « douce » de torture : la torture psychologique afin de briser les Palestiniens et les pousser à quitter la Palestine. Cette torture « douce » est beaucoup plus ravageuse que la torture physique. Nous avons certes assez de nourriture et le droit de sortir dans la cour quotidiennement, mais ce n’est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que cesse cette torture psychologique qui est utilisée pour tenter de nous briser et de nous convaincre que notre combat est vain. C’est pour cette raison qu’ils nous empêchent de recevoir assez de livres et d’avoir accès à l’information de la région. Le fait de n’avoir qu’une seule visite familiale de 45 minutes par mois est également un moyen de torture, d’autant plus que celle-ci s’effectue derrière une vitre. Nous n’avons pas le droit de prendre nos proches dans nos bras. Les familles de prisonniers souffrent aussi beaucoup de notre emprisonnement, d’abord, par notre absence, mais également parce que la prison est très éloignée dans le désert. Chaque visite est une véritable épreuve pour eux. Certains prisonniers sont même privés de visites.

Quels sont vos contacts avec le consulat de France ?

Salah Hamouri J’ai reçu la visite du consul et du vice-consul de Jérusalem quand j’étais détenu au centre d’interrogatoire Al Moskobieh, à Jérusalem. À chaque audience, un représentant du consulat a été présent et j’ai également reçu la visite du consul général de Tel-Aviv dans la prison du Néguev. Sa première demande de visite avait été refusée quelques jours avant. J’ai appris que les élus français qui souhaitaient me rencontrer ne l’ont pas pu. Lors de ma précédente incarcération, je recevais régulièrement des visites du consul ainsi que d’élus français. C’est scandaleux que la diplomatie française se fasse ainsi mépriser par l’occupant et ne tape pas du poing sur la table afin de permettre à l’un de ses citoyens emprisonnés de recevoir les visites d’élus, de recevoir son courrier et d’être bien évidemment libéré au plus vite.

Comment jugez-vous le silence des plus hautes autorités françaises ?

Salah Hamouri On a bien vu, lors de ma précédente incarcération, que le silence des autorités françaises ne peut être brisé que grâce à votre solidarité. Ce silence, qui pèse aujourd’hui, est sûrement dû au fait qu’une pression de la force occupante et de ses soutiens est mise sur l’État français qui amène notre président à ne pas parler de ma situation. Il faut que la France soit courageuse et qu’elle brise ce silence pour me défendre et se défendre elle-même contre toute subordination. Il est temps que la France soit de retour et soutienne les peuples sous occupation et sous la domination des forces impérialistes. La France doit me considérer comme n’importe quel autre citoyen français et faire respecter fermement mes droits d’autant plus que l’État israélien me prive de mes droits les plus élémentaires avec cette détention administrative. La France ne doit pas se soumettre aux pressions américaines, israéliennes, ni aux amis de Netanyahou. Elle doit prendre une position claire pour défendre les droits des Français partout dans le monde.

Est-ce que la campagne lancée en France est importante pour vous ?

Salah Hamouri Énormément ! Elle me touche mais elle touche également tous mes camarades. Nous vous envoyons nos sincères salutations et tous nos remerciements. Quand j’ai appris que, malgré la toute première décision du tribunal (libération conditionnelle), je n’allais pas être libéré mais placé en détention administrative, j’étais persuadé que le mouvement de solidarité avait déjà commencé en France. Je sais bien que ma libération en 2011 avait été obtenue grâce à la grande et belle mobilisation qui existait en France. Je suis emprisonné depuis 100 jours, je peux constater les effets de la campagne, et mes avocats me témoignent qu’elle a pris plus d’ampleur encore que la précédente ! Cette lutte que vous menez aujourd’hui en France est basée sur le long terme et il faudra ne rien lâcher, même si cela prend du temps, mais vos efforts finiront par payer. Cette résistance que vous menez en France, cette solidarité qui grandit chaque jour ont dépassé les frontières de la France et ont une résonance énorme. Votre solidarité est le seul moyen pour que notre souffrance soit connue dans le monde et qu’il y soit mis un terme.

Avez-vous un appel à lancer ?

Salah Hamouri Vous êtes un espoir pour des milliers de gens dans les Bastille israéliennes. Il est primordial de dénoncer ce que les autorités israéliennes font aux Palestiniens et, en particulier, aux enfants qui sont trop nombreux à connaître les prisons de l’occupant. Il s’agit là d’un véritable projet pour casser l’enfance palestinienne. Vous êtes les porte-voix de notre résistance en Europe et partout dans le monde. Soyez-en bien sûr, la prison ne sera jamais le lieu où l’occupant pourra enterrer nos rêves et notre espoir ! Chaque jour, nous sommes plus convaincus que la résistance est notre droit et notre devoir et qu’elle nous permettra d’arracher nos droits nationaux, d’obtenir notre liberté et notre indépendance. Chaque action que vous menez nous envoie des rayons de soleil qui réchauffent nos cellules sombres dans l’hiver froid du désert.

Grand reporter
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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 08:24
photo Eco-musée des Forges

photo Eco-musée des Forges

Au début du XXe siècle, les Forges d’Hennebont, un établissement produisant du fer-blanc pour les conserveries, deviennent l’un des centres de l’anarcho-syndicalisme en France. Les conflits de 1903, puis 1906, marquent profondément l’histoire sociale de la Bretagne.

 

Le 30 avril 1860, deux ingénieurs d’origine angevine, les Trottier, demandent à l’empereur l’autorisation d’ouvrir une usine destinée à produire «tôles, fer-blanc, fer, fonte et tuyaux en bois et coaltar» au lieu-dit Kerglaw, à Inzinzac, près de Lorient. 

Le choix du site n’a rien d’un hasard, puisqu’il occupe une position centrale sur la côte sud de la Bretagne, où se développent alors des conserveries de poisson, grandes consommatrices de fer-blanc. Le Blavet est navigable et son débit peut produire de l’énergie. Encore très rural, le Morbihan dispose d’une main-d’œuvre abondante… 

L’affaire est rapidement florissante. En 1880, 660 employés produisent plus de 5.000 tonnes de fer-blanc. Les Trottier envisagent de construire des fours plus performants, permettant de mélanger le fer-blanc collecté et le minerai de fer breton. Pour cela, il leur faut augmenter le capital et ils passent sous contrôle de la Société générale des cirages français (SGCF), même s’ils continuent de diriger le site morbihannais jusque 1893. Cette multinationale prend peu à peu le pouvoir aux Forges. 

La vallée noire de Kerglaw

Les dirigeants de la SGCF s’inscrivent dans un contexte européen, voire mondial, de la métallurgie. Ils développent le site d’Inzinzac qui prend le nom de «Forges d’Hennebont» et ne cesse de s’étendre, occupant jusqu’à 2,50 km des berges du Blavet et 21 ha… Kerglaw devient la « vallée noire », remplie de cheminées, d’ateliers de fonderie et de laminoirs. L’espace se structure avec la création de cités ouvrières ou de lotissements pour les ingénieurs. Les conditions de travail au début du XXe siècle, alors que le site emploie désormais près de 2.000 ouvriers et ouvrières, sont très dures. On compte entre trois et quatre ouvriers blessés par jour, parfois mortellement. Une clinique est d’ailleurs créée par les Forges. Les journées de travail peuvent atteindre 18 heures.

L’étincelle de juin 1903

En juin1903, le patron des Forges, l’homme de la SGCF, annonce qu’il met fin à la prime dominicale de la dizaine de gaziers qui nettoient les fours le dimanche. Il refuse catégoriquement toute augmentation aux manœuvres. En réponse, le 29 juin, des premiers débrayages ont lieu chez les équipes de nuit. Le lendemain, plusieurs manœuvres se mettent en grève. Le 1er juillet, on compte 400 grévistes… 

Le 3 juillet, pratiquement tous les employés sont en grève et l’usine est paralysée, ce qui augure d’une lutte longue et dure. Le principal syndicat français, la CGT, délègue plusieurs cadres pour l’organiser, dont Bourchet et Lévy. Le maire d’Hennebont, ancien directeur des Forges, comprend l’enjeu du conflit et concède un terrain au syndicat. Le «Pré-Giband» va devenir le lieu de rassemblement de toute l’agitation sociale. 

 

La situation se tend

Meetings, discours et manifestations se déroulent d’abord dans le calme en juillet. Un journaliste local note que les manifestations de juillet ressemblent à des processions religieuses… La presse parisienne commence à arriver sur place. Il est vrai que le mouvement gêne le gouvernement dirigé par un républicain intransigeant et homme de gauche, le radical Émile Combes. 

Début août, la tension monte régulièrement. Les affrontements se font de plus en plus rudes et les autorités mobilisent de nombreux gendarmes et policiers. Le 62e RI de Lorient est même réquisitionné. La répression des manifestations devient violente, avec coups de crosse et usage de la baïonnette…

Émeute à Lorient

La solidarité s’organise en faveur des métallos grévistes, particulièrement à Lorient où dockers et ouvriers de l’arsenal accompagnent leurs revendications. La CGT, alors fer de lance de l’anarcho-syndicalisme en France, ne cesse de recruter et de se structurer dans la région. Les Forges d’Hennebont deviennent un symbole de l’exploitation du prolétariat. 

La situation explose le 5 août 1903 à Lorient. La cité des cinq ports est en état d’insurrection et de nombreuses vitres de commerces explosent, tandis que plusieurs milliers de personnes se dirigent vers le tribunal où doivent être jugés des grévistes. L’un des leaders de la CGT annonce : « Monsieur le préfet, j’ai derrière moi 3.000 hommes décidés à tout si, d’ici une heure, les condamnés ne sont pas remis en liberté. Nous mettrons la ville de Lorient à feu et à sang». Des barricades sont levées. L’artillerie coloniale est appelée en renfort pour protéger la sous-préfecture. 

La situation est si tendue que la direction cède quelques jours plus tard. Une grande fête de la victoire est organisée, lors de laquelle se mêlent les airs bretons à l’Internationale et la Carmagnole. Aux Forges, l’activité reprend. Trois ans plus tard, un nouveau conflit paralyse l’usine pendant 115 jours afin d’obtenir la journée de travail de huit heures. Ce que le gouvernement accordera en 1919, mais que les Forges n’appliqueront qu’en 1925.

 

Pour en savoir plus 

- « La Montagne des Forges d’Hennebont : mémoires »,Gisèle Le Rouzic, Écomusée d’Inzinzac-Lochrist, 1984. 

- « Voyage aux Forges d’Hennebont (1860-1945) », Gisèle Le Rouzic, La Digitale, 1984. 

- « La Bataille des Forges d’Hennebont », Gisèle Le Rouzic, La Digitale, 1989.

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 07:48
Journée mondiale contre le Sida - 1er décembre - les députés communistes ont permis de réduire le coût des auto-tests de séropositivité en France

Journée mondiale de lutte contre le Sida

En 2016, les députés communistes avaient fait voter un amendement abaissant la TVA sur les auto-tests. Grâce à cette initiative, durant toute l'année 2017, ce test était disponible à un prix plus bas en pharmacie, le rendant ainsi plus accessible. Convaincus qu'il y a urgence à renforcer la prévention à l'heure où plusieurs dizaines de milliers de nos concitoyens ignoreraient leur séropositivité, les députés ont fait adopter un amendement identique en 2017 à l'occasion du vote du projet de loi de finances. Il devrait permettre, l’année prochaine encore, de garantir un prix de vente accessible à cet outil de dépistage indispensable. Ne baissons pas la garde.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 07:45

Deuxième feu vert de l'Assemblée au projet de budget de la Sécu: "le budget le plus austéritaire depuis 1997." - Pierre Dharréville

AFP | jeudi 30 novembre 2017

L'Assemblée nationale a voté, dans la nuit de mercredi à jeudi, le premier projet de budget de la Sécurité sociale du quinquennat en nouvelle lecture, après le rétablissement quasi total de sa version et des débats confirmant les désaccords à gauche et à droite.

Le texte porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn revient jeudi en nouvelle lecture au Sénat, à majorité de droite, avant un ultime passage la semaine prochaine devant l'Assemblée, qui a le dernier mot.

Comme en première lecture, LREM et MoDem ont voté, cette fois à main levée, pour ce projet de loi, LR contre, les trois groupes de gauche également. Les UDI-Agir-indépendants (anciens Constructifs) se sont partagés entre pour, contre et abstention.

La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) a continué à concentrer des tirs croisés de droite et de gauche.

Défendu dans l'hémicycle également par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, le PLFSS prévoit aussi une baisse de l'allocation versée aux parents de jeunes enfants, critiquée sur plusieurs bancs, une hausse de la fiscalité du tabac, décriée surtout à droite, ou une extension du nombre de vaccins obligatoires, questionnée par les Insoumis.

La suppression de la généralisation du tiers payant a été encore critiquée par la gauche, socialistes en tête.

Assez consensuelle, une formule encore modifiée de la taxe soda, visant à mieux lutter contre l'obésité, a été votée dans l'hémicycle, avec un barème en fonction du taux de sucre revu en baisse, à l'initiative du rapporteur Olivier Véran (LREM).

Au prix d'économies dans le domaine de la santé, le déficit de la Sécu doit être réduit à 2,2 milliards d'euros l'année prochaine, niveau inédit depuis 17 ans.

Pour LREM, Thomas Mesnier a vanté des "avancées énormes", comme une "augmentation de pouvoir d'achat des Français en supprimant des cotisations sociales", la suppression du RSI "tant attendue", des "choix courageux de politique familiale" en faveur des "familles monoparentales" notamment.

Si elle a salué des "réformes sans précédent" (innovation, prévention, indépendants, etc) et "une trajectoire volontaire de réduction des déficits", Nathalie Elimas (MoDem) a exprimé certaines "déceptions" en particulier sur la "protection des retraités les plus modestes, la préservation du pouvoir d'achat des agriciulteurs ou la politique familiale".

Jean-Pierre Dord (LR) a regretté une "occasion manquée d'élargir le vote" au-delà de la majorité, invoquant "des articles particulièrement clivants" sur la CSG et la famille. Deux points également fâcheux pour les UDI-Agir-indépendants, malgré de "nombreuses mesures dans le bon sens".

Le socialiste Joël Aviragnet a déploré le rejet de tous les amendements pour contrer le "non recours aux droits" sociaux.

A gauche de la gauche, c'est une "remise en cause radicale de la philosophie de la Sécurité sociale" et la "poursuite de la compression des dépenses" qu'a déplorées Pierre Dharréville (PCF). Fustigeant le "Plfss le plus austéritaire depuis 1997", Adrien Quatennens (LFI) a notamment clamé que "la baisse des cotisations pour l'augmentation de la CSG ne constitue en rien un gain de pouvoir d'achat", les Français la paieront, selon lui, via notamment "le reste à charge, le virage ambulatoire"

Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 20:04

Des responsables politiques français et du gouvernement israélien nous accusent, à mots plus
ou moins couverts, de soutien au terrorisme et d’antisémitisme pour tenter de disqualifier le combat que nous menons pour une paix juste et durable en Palestine. C’est ignoble.
Je veux redire quelques faits essentiels. D’abord sur la motivation profonde de notre combat, qui n’est autre que le respect des droits du peuple palestinien à vivre en paix, dans un État souverain aux côtés de l’État d’Israël. Ce que l’on nomme « conflit israélo-palestinien» n’est pas un conflit religieux, mais un conflit politique et colonial, dramatiquement aggravé par la politique de Benyamin Netanyahou. Ses efforts continus et celui de son gouvernement pour la
colonisation montrent qu’ils ont abandonné tout objectif et processus de paix. La colonisation des territoires, amplifiée depuis l’élection de Donald Trump, au mépris du droit international et de toutes les résolutions de l’ONU, est pour Netanyahou la principale arme de destruction massive de tout processus de paix visant la construction de deux États, Israël et la Palestine, vivant en paix. Ce qu’ils visent, à travers la négation des droits des Palestiniens et à travers leurs visées racistes et destructrices, est un État ségrégué, non plus laïc et démocratique, qui serait une grave impasse pour l’État d’Israël lui-même.
Ce conflit colonial s’enracine dans les décombres d’autres conflits coloniaux plus anciens, hérités des ruines de l’Empire ottoman dépecé par les puissances impérialistes britannique, française et étatsunienne, qui, depuis cent ans, veulent forger le Proche et Moyen-Orient, ses frontières intérieures, l’organisation sociale de ses peuples, à l’aune de leurs intérêts. Ces puissances impérialistes, et d’autres aujourd’hui, s’appuient sur des forces nationalistes ou obscurantistes, des puissances régionales émergentes, quitte à les renforcer contre les forces démocratiques. Le Liban, l’Irak, la Syrie… les peuples kurde et palestinien, plus loin l’Afghanistan, en sont les plus grands perdants, plongés dans des guerres dévastatrices, des années de terreur, de pillage des ressources et d’humiliations.
Notre engagement est donc d’abord celui pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, pour l’émergence d’une solution à deux États souverains, laïcs et démocratiques. Ce combat est d’abord un engagement pour le respect du droit international, des droits humains fondamentaux et pour l’égalité. Notre engagement, à nous communistes, ici en France, est un engagement pour la justice, le droit et la paix.
Ensuite, sur les ignobles accusations d’antisémitisme, je veux redire clairement que je les
ressens comme une insulte personnelle inacceptable, que nous les ressentons comme une insulte et une blessure indignes de l’histoire de notre parti. Les propos tenus qui nous taxent d’antisémites cherchent à discréditer quiconque s’oppose à la politique coloniale et discriminatoire de B. Netanyahou.
Pour nous, le PCF, l’existence d’Israël n’est évidemment pas en cause. Ce que nous mettons en
cause, c’est la non-reconnaissance de l’État palestinien. Pour nous, la lutte contre l’antisémitisme et la solidarité avec la lutte contre l’occupation coloniale des territoires palestiniens ne sont pas des combats contradictoires. Mais un même engagement pour les droits humains fondamentaux. 

Comme des générations de communistes qui nous ont précédés, nous sommes de ceux qui refusent de concéder tout terrain à la haine du judaïsme et des juifs dans notre pays. L’antisémitisme est un fléau, un délit, qui peut devenir, l’histoire l’a montré, le moteur d’un indicible crime contre l’humanité. Nous l’avons combattu hier pour libérer notre pays du
nazisme hitlérien, nous le combattons aujourd’hui et nous le combattrons demain avec la même
détermination.

Depuis des siècles, la haine des juifs fait des ravages dans notre pays. Mais cette haine trouve
face à elle une conception de la nation née en 1791 avec la reconnaissance de la citoyenneté française à tout individu né sur son sol indépendamment de sa religion. À différentes reprises dans notre histoire, de Napoléon à Pétain, ce droit fondamental a été bafoué. Nous devons rester mobilisés contre les résurgences de l’antisémitisme qui est au fond le même racisme que celui qui frappe nos concitoyens musulmans.

Au nom de la République laïque que nous défendons, nous combattrons sans relâche ceux qui
veulent faire du judaïsme ou de l’islam, l’un et l’autre, ou de toute autre religion, des soi-disant « corps étrangers ». Toute violence faite aux croyants, et faite à ceux d’entre nous qui sont juifs, ou à ceux d’entre nous qui sont musulmans, demeure pour nous un affront fait à tous.
Nous refusons toute banalisation de l’antisémitisme, de la haine de l’islam ou de toute croyance, de toute culture ou origine, comme nous refusons de hiérarchiser les racismes, xénophobies, atteintes à la dignité, les discriminations dont chacune et chacun d’entre nous peut être la cible.

Nous combattons cette conception monolithique infondée qui classe et hiérarchise les êtres humains, qui reste hermétique aux réalités sociales, aux processus historiques qui font que les cultures se reforment sans cesse au contact les unes des autres. Il y a quelque chose de morbide chez ceux qui croient que la culture n’est que tradition, alors qu’elle n’est qu’invention.
Nombreux dans nos rangs ont été, depuis la création du PCF, aux côtés de générations de militants qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas, comme disait Aragon, des militants de toutes croyances qui s’engagèrent pour que la France soit une communauté de femmes et d’hommes libres et égaux, pour la justice sociale et contre l’exploitation et les dominations. Pendant la Résistance, c’est d’abord dans nos rangs que, Français, immigrés juifs d’Europe centrale, républicains espagnols, immigrés d’Afrique du Nord et d’ailleurs, elles et ils
s’engagèrent pour libérer la France et réinstaurer une démocratie, notre République. L’antiracisme nous a construits, et a construit le meilleur pour la France. Nous sommes fidèles à cette histoire.
L’heure n’est pas à élever des murs qui se retourneront contre tous. Il y a quelques jours, 60000 militants d’extrême droite ont défilé bras tendus en Pologne contre l’islam, contre les migrants, tandis que des milliers meurent en Méditerranée, croupissent dans des camps en Hongrie, ou sont réduits en esclavage en Libye. Ces mêmes 60 000 néonazis défileront peut-être à nouveau demain, brandissant la haine des juifs comme leurs grands-pères le firent dans les années 1930 et 1940. Face à ces dangers, nous voulons plus que jamais unir contre le racisme et pour le respect des droits humains pour tous. Et aucune haine ne nous détournera de ce combat, en France, en Europe, en Israël et en Palestine, comme partout ailleurs dans le monde.
 

Par Pierre Laurent Secrétaire national du PCF
 

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 08:17
Morlaix-Wawel présent pour vendre des céramiques palestiniennes au marché des créateurs le dimanche 3 décembre (10h-17h)

VENTE DE CERAMIQUES

Nous vendrons nos céramiques, le dimanche  3 décembre (10h à 18h) au marché de Noël à Traon Nevez (Le Dourduff) Ces céramiques sont achetées en Palestine (Hébron) et l’argent de la vente est utilisé pour l’achat de matériel scolaire pour les élèves et les étudiants (y compris les réfugiés syriens) du camp palestinien de Wavel (Liban).

Grâce à votre solidarité, nous finançons, depuis 2010, l’achat de fournitures scolaires. Nous agissons également, suivant les résolutions de l’ONU, pour la reconnaissance de l’état palestinien et pour le retour des réfugiés Merci pour votre générosité

Jean-Marc Nayet

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