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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 08:03
Appel. Le vote Mélenchon pour le progrès social
DIMANCHE, 16 AVRIL, 2017
L'HUMANITE
Photo Franck Pennant/AFP
 

Appel de syndicalistes. Le 23 avril, le vote Jean-Luc Mélenchon pour donner plus de forces à nos luttes pour le progrès social !

Rarement l’enjeu d’une élection n’aura eu plus d’importance pour l’avenir de notre pays et de sa population.
Engagés dans une course folle à la rentabilité financière, les candidats du CAC40 et du MEDEF portent des programmes de régression sociale, catastrophique pour notre peuple.
Ainsi, pour ne s’en tenir que là, Fillon annonce le démantèlement du Service Public (Santé, éducation, Protection infantile, transport, Energie, Sécurité etc…), avec 500.000 suppressions d’emplois, et il veut livrer la sécurité sociale aux assurances privées en sacrifiant notre droit à la santé !
Macron, le banquier, propose d’uberiser tous les pans de l’économie, en clair supprimer toutes les protections des salarié(e)s. Pour cela il est prêt à légiférer par ordonnance, pour aller très vite et contourner la représentation nationale issue du vote des électeurs.
Le Pen, répand sa haine pour faire croire aux travailleurs que leurs ennemi n’est pas la finance mais l’immigré, chassé de son pays par la guerre et la misère. Elle se moque du monde en proposant par exemple la retraite à 60 ans, mesure qu’elle ne pourra pas financer puisque en même temps elle veut supprimer les cotisations sociales.
 
A l’opposé, des candidats que l’on a trouvé à nos côtés lors de nos grandes luttes, comme contre la loi « Travail », ont des programmes qui prennent en compte les besoins des travailleurs, actifs et privé(e)s d’emploi et des retraité(e)s. Ces propositions sont sérieuses et chiffrées, concernant le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé, l’Europe solidaire, la préservation et l’amélioration des droits et garanties collectives.
 
Si l’on se réfère aux sondages, les intentions de vote cumulées de ces candidats les placent en tête au premier tour et ouvre une perspective de victoire au second tour.
 
Aussi nous pensons que l’heure n’est plus à la division :
 
Face à la catastrophe annoncée des programmes des candidats des marchés financiers, nous devons prendre nos responsabilités de syndicalistes et proposer le rassemblement dans le vote des travailleurs, retraité(e)s, et privé(e)s d’emplois autour de la candidature qui peut nous mener à la victoire.
 
Aujourd’hui c’est clair, c’est Jean-Luc Mélenchon qui porte les valeurs et les espoirs de notre camp et c’est ce vote-là qui doit nous réunir pour préparer des lendemains meilleurs.
 
Nous préférons avoir à lutter (car nous devrons toujours lutter) pour la mise en œuvre d’un programme progressiste que pour tenter de freiner les projets réactionnaires des Fillon, Macron, et Le Pen.
 
LE 23 AVRIL, UTILISONS LE BULLETIN DE VOTE JEAN-LUC MELENCHON POUR DONNER PLUS DE FORCE A NOS ASPIRATIONS AU BONHEUR ET AU PROGRES SOCIAL POUR TOUTES ET TOUS !
 
PREMIERS SIGNATAIRES :
MATEU Olivier syndicaliste CGT Bouches du Rhône
BLANC Hélène syndicaliste CGT Vaucluse
FOURNEL Gilles syndicaliste CGT Bouche du Rhône
BONTE Ingeborg syndicaliste CGT Bouche du Rhône
CHENAIS Eric syndicaliste CGT Bouche du Rhône
HONDE Hélène syndicaliste CGT Bouche du Rhône
MANNEVAL Yann syndicaliste CGT Bouche du Rhône
CAVA Virginie syndicaliste CGT Bouche du Rhône
PICARD Maxime syndicaliste CGT Bouche du Rhône
LAURENT Frédéric syndicaliste CGT Vaucluse
TESIO David syndicaliste CGT Cheminot Vaucluse
MOURET Bruno syndicaliste CGT Action Sociale Vaucluse
TOURLAN Daniel syndicaliste CGT PACA
LA PORTA Daniel syndicaliste CGT PACA
COTTET Philippe syndicaliste CGT PACA
BROSSAUD Sylvain syndicaliste CGT PACA
PASTOR Laurent syndicaliste CGT Docker Fos
GALEOTE Pascal syndicaliste CGT Port de Marseille 
COUTOURIS Serge syndicaliste CGT Docker Fos
BRETONES Daniel syndicaliste CGT Chimie BdR
AUTECHAUD Julien syndicaliste CGT Chimie BdR
FERBER Eric syndicaliste CGT Chimie BdR
CHOPINAUD Eric syndicaliste CGT Chimie BdR
GRANATO Julien syndicaliste CGT Chimie BdR
BENHAMOU Gilbert syndicaliste CGT Energie Marseille
CLARET Christophe syndicaliste CGT Port de Bouc
COUSTON Yves syndicaliste CGT Région PACA
Myriam GUINAUDEAU syndicaliste snuipp-fsu, Martigues 
Jean-Patrice BRANCATO snes-fsu, port de bouc 
Christine LEMASSU snep-fsu, istres 
Cathy FERRE snes-Fsu, vitrolles
Colette GOMBERT snes-fsu, Marseille
Nabil GUENNAM syndicaliste Martigues 
Jean-Marie PAOLI fsu Martigues 
Gérald SOUCHET syndicaliste snes-fsu, Marseille
Frédéric GRIMAUD snuipp-Fsu, Martigues 
Vincent LEMASSU snes-fsu, Istres 
Clémentine FARDOUX syndicaliste snes-FSU, Aubagne 
Philippe SENEGAS syndicaliste FSU, Martigues
ESCOT Magali syndicaliste CGT Région PACA
GARGIOLO Bernard syndicaliste CGT Traminot Marseille
AMBROSINO André syndicaliste CGT Transport BdR
ELLEN Joël syndicaliste CGT Construction BdR
MAESTRACCI Pascal syndicaliste CGT Construction BdR
TABBAGH Laurent syndicaliste CGT Construction BdR
MASCHERONI Nicolas syndicaliste CGT Construction BdR
MAUDUY Edmond syndicaliste CGT Retraité Air France BdR
BOLLER Chantal syndicaliste CGT Service Public Marseille
CANU François syndicaliste CGT Service Public Marseille
COTTE Jules syndicaliste CGT Marseille
PAUME Mireille syndicaliste CGT Organismes sociaux Vaucluse
SOLBES Michel syndicaliste CGT Travailleur de l’Etat Vaucluse
MAILLET Thierry syndicaliste CGT Energie Vaucluse
SAINTY Janot syndicaliste CGT Agro Vaucluse
AURUOLLE Patrick syndicaliste CGT Construction Vaucluse
BLANC Denis syndicaliste CGT Educ’ Vaucluse
CANIFFI Georges syndicaliste CGT Chimie Vaucluse
TABANOUS Laurent syndicaliste CGT Energie Vaucluse
PIERRE Christian syndicaliste CGT Territorial Vaucluse
NUNEZ Michel syndicaliste CGT Santé Martigues
ALGRIN Guillaume syndicaliste CGT Santé Marseille
DOUVILLE Jean-Marie syndicaliste CGT Santé Marseille
AUDIER Alain syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
POLETTO Sandy syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
MARTINETTI Pierre syndicaliste CGT Chimie Fos
MAS Claude syndicaliste CGT Arles
CAU Catherine syndicaliste CGT Retraitée BdR
BELSOLA Laurent syndicaliste CGT Douanes PACA
WLAEMINCK Laurent syndicaliste CGT Douanes PACA
KOUICI Noël syndicaliste CGT Réparation Navale Marseille
VADROT Vincent syndicaliste CGT Métallurgie BdR
PANTOUSTIER Christian syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
BOUSSALA Othman syndicaliste CGT Propreté BdR
RUDAS Stéphanie syndicaliste CGT FAPT BdR
LARGUIER Jean-François syndicaliste CGT FAPT BdR
NERI Olivier syndicaliste CGT FAPT BdR
BONNET Renée syndicaliste CGT FAPT BdR
RIERA Fabienne syndicaliste CGT FAPT BdR
AUDIBERT Rolland syndicaliste CGT Retraité Chimie BdR
ZOULALIAN Bertrand syndicaliste CGT Chimie BdR
LEMARCHAND Philippe syndicaliste CGT Chimie BdR
MICHELLUCCI Jean-Marie syndicaliste CGT Bouches du Rhône
DAINOTI Stéphan syndicaliste CGT Bouches du Rhône
DESPETZ Annette syndicaliste CGT Journaliste PACA
KANTARJIAN Patrice syndicaliste CGT Marseille BdR
ZIANI Nordine syndicaliste CGT Commerce BdR
ANGELI Jean-Marie syndicaliste CGT Organismes sociaux BdR
LEAUDAIS Béatrix syndicaliste CGT Organismes sociaux BdR
PASQUINUCCI Norbert syndicaliste CGT Construction BdR
ANDREÏS Julien syndicaliste CGT Construction BdR
BASTOGI Annie syndicaliste CGT Retraitée Douanes BdR
MAILLARD Patrick syndicaliste CGT Marseille 
LOZANO Patricia syndicaliste CGT Bouches du Rhône
MONTOYA Pascal syndicaliste CGT Air France BdR
SCOGNAMIGLIO Sandrine syndicaliste CGT Education BdR
LAMAOUR Roger syndicaliste CGT Fos sur Mer
PIZZIO Bernard syndicaliste CGT Air France BdR
GIOVAGNOLI Daniel syndicaliste CGT Chimie BdR
GAULIN Franck syndicaliste CGT Commerce BdR
KAÏDONIS Jean-Claude syndicaliste CGT Construction BdR
FERRO Nicolas syndicaliste CGT Cheminot BdR
CAILLE Jean-Luc syndicaliste CGT Retraité Fos
MAMMERI Farid syndicaliste CGT Construction BdR
MURRU Jean-Philippe syndicaliste CGT Chimie BdR
PIZZIO Willy syndicaliste CGT Bouches du Rhône
GINAL Véronique syndicaliste CGT Société d’études BdR
BELTRANDO Gilbert syndicaliste CGT Retraité équipement BdR
SEGAY Jean-Marc syndicaliste CGT Retraité équipement BdR
SIFFREDI Clelia syndicaliste CGT Chimie BdR
VERDITTI Jérémy syndicaliste CGT Chimie BdR
BURDEL Sébastien syndicaliste CGT Chimie BdR
SIFFREDI Michel syndicaliste CGT Chimie BdR
GARAMBOIS Jean-Paul syndicaliste CGT Transport Martigues
FACHETTI Benoit syndicaliste CGT Port de Marseille
MELQUIOT Julien syndicaliste CGT Port de Marseille
TARDIEU Stéphane syndicaliste CGT Port de Marseille
CRISTALLI Bernard syndicaliste CGT Port de Marseille
D’ALESSIO Karine syndicaliste CGT Port de Marseille
LORANDEAU Maxime syndicaliste CGT Port de Marseille
SIMEAN Jeannot syndicaliste CGT Port de Marseille
ALVERGNE Michaël syndicaliste CGT Port de Marseille
REYNOIRD Alain syndicaliste CGT Port de Marseille
REALTI Christophe syndicaliste CGT Port de Marseille
BARBAROUX Philippe syndicaliste CGT Port de Marseille
WUNEZ Laurent syndicaliste CGT Port de Marseille
CAMPUS Marcel syndicaliste CGT Port de Marseille
LEVA Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
AUDRY Jean-Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
KROAS Romain syndicaliste CGT Port de Marseille
GALLO Jean-Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
PELISSIER Fabienne syndicaliste CGT Port de Marseille
CHAQUET Stéphane syndicaliste CGT Port de Marseille
SIFFREDI Maxime syndicaliste CGT Chimie BdR
CARBONI Henri syndicaliste CGT Chimie BdR
FAIVRE Laurent syndicaliste CGT Services Publics Martigues
GUILHOT Samuel syndicaliste CGT Services Publics Port de Bouc
JEAN Pauline syndicaliste CGT Mutualité BdR
PINCI Marc syndicaliste CGT Retraité Filpac BdR
MATHIEU Laurent syndicaliste CGT Chimie BdR
SAUGERA Samantha syndicaliste CGT Energie BdR
MESSAOUDI Zoheir syndicaliste CGT Marseille
DETREZ Dominique syndicaliste CGT Chimie BdR
RODRIGUEZ Simon syndicaliste CGT Services Publics Martigues
LAHMAR Alain syndicaliste CGT Services Publics Martigues
FRANTZ Marie-Paule syndicaliste CGT Services Publics Martigues
DELLAGRASTA Raymond syndicaliste CGT Mutualité BdR
GERACE Jean-Christophe syndicaliste CGT Construction BdR
PIETROSINO Marc syndicaliste CGT Commerce BdR
BIANCHERI Josette syndicaliste CGT Militante BdR
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 08:00
Hommage à l'insurrection irlandaise débutée le lundi de Pâques 1916, il y a cent un an...: aux origines de la liberté de la nation irlandaise
Les ruines de la Dublin Bread Company, Lower Sackville Street (aujourd'hui O'Connell Street), après l'insurrection de Pâques.

Les ruines de la Dublin Bread Company, Lower Sackville Street (aujourd'hui O'Connell Street), après l'insurrection de Pâques.

Lire ou relire aussi ces articles sur l'histoire irlandaise sur "Le Chiffon Rouge": 

James Connolly, un révolutionnaire irlandais (1868-1916) - par Greg Oxley (blog de La Riposte)

Soviets irlandais : expériences autogestionnaires dans l’Irlande révolutionnaire (1918-1923) (1/2) par Olivier Coquelin

Remember Bobby Sands: résistant et héros républicain irlandais, né le 9 mars 1954, assassiné par Margaret Thatcher à 36 ans (Robert Clément)

L'Irlande au coeur: 100 ans après la révolution des Pâques irlandaises, 35 ans après la mort de Bobby Sands, hommage à la révolution indépendantiste irlandaise (PCF Finistère)

L'Irlande était sous le joug anglais depuis le Moyen-Age, une domination prédatrice renforcée avec l'impitoyable Cromwell qui mit le pays à feu et à sang. Au XVIIe siècle, les Anglais ont commencé une politique d'implantation massive de colons à Ulster, notamment des presbytériens Ecossais. Au XVIIIe siècle, l'enseignement du gaélique est interdit par les Anglais, les terres confisquées, les paysans expropriés, les Irlandais sont en grande partie exclu de l'accès à la propriété, aux droits sociaux. Une série de révoltes sont matées violemment au XVIIe et au XVIIIe siècle. L'oppression des catholiques irlandais est particulièrement forte en Irlande du Nord. 

Le nationalisme moderne en Irlande naît avec l'avocat protestant Wolfe Tome qui fait campagne pour l'émancipation des catholiques et l'avènement d'une citoyenneté républicaine irlandaise. Wolfe Tome sympathise avec les idées de la Révolution Française, et crée à Belfast en 1991 une Société des Irlandais Unis qui s'inspire des clubs révolutionnaires et se donne pour projet l'indépendance de l'île, sous la forme d'une République. Wolfe Tome est contraint de s'exiler en France et obtient en 1796 du Directoire l'envoi d'une force d'invasion de 14 450 hommes répartis en 43 vaisseaux sous la direction du général Hoche pour tenter de soustraire à la terre irlandaise à la domination catholique. Mais cette force navale rencontre une des pires tempêtes du siècle en arrivant en vue des côtes irlandaises. Douze navires font naufrage et des milliers d'hommes périssent noyés. Ce qu'il reste de la flotte est contraint de rentrer à Brest au bout d'une semaine. 

" Une nouvelle tentative de débarquement français pour susciter une insurrection irlandaise a lieu en août 1798. Cette fois, les troupes françaises, sous le commandement du général Humbert, débarquent dans le comté de Mayo et aident les rebelles irlandais à créer une éphémère République du Connaught qui vit pendant deux semaines. Les troupes françaises sont rapatriées et les rebelles massacrés. De nouveau, en octobre 1798, une force française, accompagnée cette fois de Wolfe Tone, tente de débarquer dans le Donégal, mais se bat contre une flotte anglaise et se rend sans toucher terre. En même temps, les Irlandais Unis préparent une insurrection générale qui est déclenchée le 23 mai 1798. Déjouée à Dublin, elle est transportée à Wexford et dans les montagnes du Wicklow. Cette rébellion est animée moins par un esprit révolutionnaire et nationaliste que par des revendications matérielles - foncières et fiscales. C'est dans la région de Wexford, sur la colline de Vinegar Hill, que les rebelles sont écrasés par les forces britanniques. A la fin de l'été 1798, on compte 30 000 morts des deux côtés. Wolfe Tone est traduit en cour martiale à Dublin, condamné à mort, il préfère se la donner lui-même en se tranchant la gorge. Il meurt le 19 novembre 1798" (Alexandra Slaby, Histoire de l'Irlande de 1912 à nos jours).         

End of the Irish Invasion- the Destruction of the French Armada (gravure de James Gillray).

End of the Irish Invasion- the Destruction of the French Armada (gravure de James Gillray).

Wolfe Tone

Wolfe Tone

Thomas Davis

Thomas Davis

Au milieu du 19e siècle, le nationalisme irlandais renaît sous une forme légaliste avec le mouvement Jeune Irlande de l'avocat et poète d'origine protestante Thomas Davis - auteur de la ballade nationaliste "A nation once again" - en prônant une vision multiculturelle et multiconfessionnelle moderne de l'Irlande, la restauration de l'usage et de la dignité du gaélique, l'émancipation des citoyens irlandais par rapport à la tutelle anglaise. La génération suivante est plus révolutionnaire et radicale. Une délégation irlandaise se rend à Paris pour y soutenir la révolution de 1848 et chercher des appuis à leur cause de libération nationale mais Lamartine ne veut pas s'en mêler. Les Jeunes Irlandais de Paris ramènent toutefois le futur drapeau irlandais tricolore vert, blanc, et orange, confectionné par des Françaises émues par la cause irlandaise. 

Aux Etats-Unis, dans la diaspora irlandaise (en 1850, un quart des new-yorkais sont irlandais, en 1855, ce sera un tiers d'entre eux), le nationalisme irlandais trouve de nouveau appui avec la création de la Fenian Brotherhood, structure militaire vouée à la création d'une république irlandaise par la révolution. En 1858 est créée sur le sol irlandais à Dublin une branche locale la Fenian Brotherhood, l'Irish Revolutionay (puis Républican) Brotherhood, l'IRB.   

La radicalisation du mouvement d'affirmation nationale irlandaise trouve un argument décisive dans les causes et les conséquences de la Grande Famine (1845-1951) qui cause la mort d'un million d'Irlandais (un huitième de la population) et réduit un autre million à l'émigration. Les ravages du mildiou sont aggravés par l'expulsion encouragée par la loi par les propriétaires terriens de leurs tenanciers et par la concentration des terres pour l'élevage plutôt que pour l'agriculture nourricière. Pendant la Famine, le gouvernement britannique permet aux gros propriétaires d'exporter blé, orge, bétail. Pour aggraver la situation des survivants, on les expulse de leurs terres juste après la Famine; les plus chanceux partent, les plus démunis en sont réduits à se rendre dans des workhouses qui tiennent plus de la prison que de l'institution charitable. 

Entre 1829 et 1867, le Parlement de Londres rejette 23 projets de loi en faveur des paysans irlandais; il en vote en revanche 32 en faveur des gros propriétaires terriens et facilitant les explusions. A la suite de l'Emcumbered Estate Act de 1849, un sixième du sol irlandais passe entre les mains de 8 000 à 10 000 industriels, commerçants ou bourgeois enrichis, marchands de biens et spéculateurs qui s'empressent de hausser les rentes pour tirer profit de leurs acquisitions. 15% des propriétaires terriens, les plus gros, détiennent 97% de la surface de l'Irlande et les 750 propriétaires les plus importants possèdent la moitié de la surface de l'Irlande! Seuls 3% des agriculteurs sont propriétaires de leur terrain en 1870. 

La situation des paysans irlandais va progressivement s'améliorer de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle car les britanniques écoutent les leaders irlandais modérés ou conservateurs qui leur manifestent le caractère explosif de la situation sociale pour l'autorité anglaise. Toutefois, les villes irlandaises au carrefour des XIXe et XXe siècle ne sont guère plus prospères que les campagnes. En 1901, à Dublin, 36% des familles vivent des logements d'une pièce. La mortalité est à Dublin en 1899 presque deux fois plus élevée qu'à Londres, qui compte aussi pourtant ses quartiers misérables. En 1914, le taux de mortalité à Dublin est le plus haut des capitales européennes (27,6 pour mille) et à la cinquième place des villes du monde. 

En 1900, l'IRB est réorganisé sous la direction de Tom Clarke, qui tient un bureau de tabac à Dublin, et une nouvelle génération l'intègre. Ses revendications vont au-delà de l'autonomie parlementaire. La guerre des Boers contre les britanniques en Afrique du Sud leur sert de source d'inspiration.  

En 1905, le "Sinn Féin" (Nous seuls) est créé par le journaliste Arthur Griffith qui prône la désobéissance non violente pour l'indépendance plutôt que l'action parlementaire ou la violence. Le Sinn Féin s'engage pour le droit de vote des femmes, pour l'indépendance économique de l'Irlande. Avant 1916, le Sinn Féin n'est pas un parti révolutionnaire: il recommande simplement le boycott des institutions britanniques.

Au début du XXe siècle, alors que le gouvernement britannique serait de plus en plus prêt à accepter une autonomie législative partielle de l'Irlande, la menace séparatiste des extrémistes unionistes protestants du nord les dissuade d'aller trop loin dans cette voie.  

Avec le Parliement act de 1911, l'adoption du Home Rule qui conférerait une autonomie politique à l'Irlande est imminente, et les unionistes orangistes s'organisent en commandos paramilitaires (Ulster Volunter Force) pour résister à l'imposition du Home Rule, qui sera promulguée en 1914.

Au début de la guerre 14, le chef de file des députés irlandais modérés, John Redmond, assure la Grande-Bretagne de la loyauté totale de l'Irlande, mais déjà une partie du mouvement nationaliste, plus radicale, s'organise pour un soulèvement.   

L'IRB s'organise en organisation révolutionnaire opérationnelle avec Arthur Griffith du Sinn Féin, Patrick Pearse et James Connolly, de l'ICA (Irish Citizen Army, armée citoyenne irlandaise de 200 hommes créés d'abord pour protéger les ouvriers grévistes, mais qui participera à l'insurrection de Pâques).

Patrick Pearse est le plus nationaliste et le plus fervent partisan de la violence révolutionnaire pour l'indépendance. Il est né à Dublin en 1879 d'un père anglais mais autonomiste irlandais. C'est un passionné de mythologie celtique et de culture gaélique. Il a fondé d'ailleurs dans la banlieue de Dublin une école secondaire bilingue qui y sont consacrés et où les gagnants des concours gagnent non pas un livre mais un fusil. Il vient de fonder un journal, l'Irish Freedom, où il exalte l'usage de la force et des armes et la valeur rédemptrice du sang versé.  

James Connolly est un personnage remarquable, un révolutionnaire marxiste et militant ouvrier aux origines de l'indépendance irlandaise. Il est né en Ecosse d'immigrés irlandais et s'est installé en Irlande en mai 1896. Appelant toutes les forces vives de la nation (ouvriers et paysans) à constituer un gouvernement révolutionnaire nationaliste présidant à un Etat indépendant, condition nécessaire pour faire advenir le progrès et l'égalité économique et sociale, il est le premier à tenter de concilier désir d'auto-détermination nationale, lutte des classes et socialisme universaliste. Avec James Larkin, fils de parents irlandais installés à Liverpool, socialiste lui aussi, James Connolly organise le mouvement syndical à Belfast et à Dublin et tous deux fondent le parti travailliste irlandais en 1912. William Murphy, dirigeant du patronat, industriel et patron des tramways dublinois et de l'Irish Independent, affronte les deux James et leur mouvement syndical en licenciant tous les ouvriers qui y adhèrent, il contraint 20 000 ouvriers grévistes à Dublin à reprendre le travail et à se tenir à l'écart du syndicalisme socialiste sous la menace de la famine en janvier 1914, après une grève terrible de 3 mois, au terme de laquelle Larkin va être obligé d'émigrer aux Etats-Unis. James Connolly, écoeuré par l'ordre bourgeois et la violence de classe en contexte de domination britannique, se rapproche de l'IRB et de Patrick Pearse en pensant que l'avènement d'une république irlandaise indépendante pourrait hâter l'installation d'un socialisme irlandais. 

Les préparatifs de l'insurrection commencent en avril 1915 quand Joseph Plunckett et Roger Casement négocient l'envoi d'armes allemandes pour les révolutionnaires irlandais. Le mercredi 19 avril, après une parade aux allures de répétition générale de 1400 volontaires de l'IRB à Dublin, et de 4000 volontaires en Province, le gouvernement de Londres établit une liste de dirigeants de l'IRB, du Sinn Féin et de la Ligue gaélique à arrêter. 

Le samedi 22 avril, un bateau anglais intercepte le navire allemand qui doit livrer des armes aux révolutionnaires irlandais. Son capitaine préfère saborder le navire plutôt que de livrer des armes à l'ennemi. Les révolutionnaires n'ont pas toutes les armes requises pour lancer l'insurrection mais il est trop tard pour faire marche arrière car les préparatifs sont allés trop loin. 

La comtesse Markievicz et James Connolly décident qu'on ne peut plus arrêter l'insurrection, prévue pour le lundi de Pâques. 

La comtesse Markievicz, née Gore-Booth en 1868 dans une famille aristocratique anglo-irlandaise dans le comté de Sligo au nord-ouest de l'Irlande, s'est marié avec un comte polonais quand elle était étudiante aux Beaux-Arts à Paris. Artiste de la scène dublinoise avec lui au début du siècle, elle s'engage en politique avec la féministe révolutionnaire Maud Gonne et rejoint le Sinn Féin en 1909.    

Le lundi de Pâques 1916 au matin se tient une dernière réunion du comité révolutionnaire secret au Liberty Hall de Dublin. La proclamation de la République y est imprimée à la dernière minute sur la vieille presse de Connolly qui menace de tomber en panne. La comtesse Constance Markievicz s'empare d'un des premiers exemplaires imprimés et le déclame aux passants éberlués de Lower Abbey Street. Juste avant midi, un petit défilé se met en place, en présence de Michael Collins. Les armes (vieux fusils allemands, fusils de chasse, revolvers) pourraient tenir dans une seule carriole. Les nationalistes sont peu nombreux quand, à 150, ils prennent l'assaut de la Grande poste de Dublin et y hissent le drapeau vert, blanc, orange d'après celui que les Françaises avaient confectionné pour l'Irlande en 1848. La comtesse Markievicz a aussi prévu son drapeau: une harpe traditionnelle dorée sur fond vert, avec, brodés, les mots Irish Republic. Connolly a pour sa part choisi de déployer une banderole figurant une charrue étoilée non pas sur le bâtiment de la Poste Centrale de Dublin, mais sur l'Imperial Hôtel, propriété de son pire ennemi, le capitaliste William M. Murphy. Cet hôtel est pris d'assaut par les insurgés, de même que le magasin Clery's qui lui appartient également.  

Patrick Pearse lit la "Proclamation du Gouvernement provisoire de la République irlandaise au peuple d'Irlande" sur le pas de la poste Centrale. La République irlandaise est proclamée comme Etat indépendant et souverain, les signataires de l'appel se disent prêts à sacrifier leur vie pour la cause de sa liberté. S'ensuit un programme: la République garantit les libertés religieuse et civile, l'égalité des droits et des chances pour tous les citoyens, et s'engage à oeuvrer au bonheur et à la prospérité de toute la nation et "à chérir tous les enfants de la nation de manière égale" en oubliant les différends entretenus par "un gouvernement étranger". 

A 13h, les premiers coups de feu sont échangés, des révolutionnaires tentent de prendre d'autres bâtiments de Dublin. L'hôtel de ville est pris par l'ICA que dirige James Connolly pendant 24 heures. Le palais de justice est pris d'assaut lui aussi. La vie sociale s'arrête à Dublin. Les salaires ne sont plus versés et les banques ont fermé. Pendant une semaine, on ne voit plus la police. Mille six cent insurgés républicains, armés de fusils, de revolvers et de grenades artisanales tentent de tenir leurs positions face à six milles officiers et soldats britanniques, et à des renforts arrivant de Belfast et d'Angleterre qui bombardent la poste de Dublin et le Liberty Hall. 

Le samedi 29 avril, Pearse rend les armes pour ne pas faire couler plus de sang. A la fin de la semaine de Pâques, l'insurrection a fait plus de 500 morts (dont 300 civils) et 2500 blessés (dont 2500 civils). Les républicains se rendent avec leurs armes après avoir contourné la colonne Nelson. L'officier britannique chargé de la répression à pour ordre de faire arrêter les militants du Sinn Féin (3430 hommes et 79 femmes sont arrêtés) et exécuter les meneurs de l'insurrection.         

Patrick Pearse, Thomas Mc Donagh et Tom Clarke sont abattus dans la cour de Kimainham Gaol à l'aube du 3 mai. Willie Pearse, Edward Daly, Joseph Plunkett et Michael O'Hanrahan sont exécutés le 4 mai. John Mac Bride, héros de la guerre des Boers, est exécuté le 5 mai. Le premier ministre britannique demande à ce qu'aucune femme ne soit exécutée, ce qui permet à la comtesse Markievicz d'échapper à la peine capitale et d'être condamnée à la prison à vie. Quatre autres membres de l'ICR sont exécutés le 8 et le 9 mai. Connolly, gravement blessé, est exécuté, porté sur une chaise depuis l'hôpital. Avec l'exécution pour trahison de Roger Casement, ils sont 16 condamnés à mort dont la condamnation est exécutée, les autres peines de mort prononcées par la cour martiale sont converties en servitude pénale à vie. C'est le cas notamment des futurs dirigeants de la République indépendante, les futurs rivaux Michael Collins et Eamon de Valera

Suscitant d'abord beaucoup de perplexité et d'incompréhension voire de rejet de la part des dublinois, les insurgés de Pâques 1916, et les victimes issus de l'IRB, du Sinn Féin, et de l'ICA, vont probablement faire l'objet d'une culte aux martyrs de la liberté irlandaise contre l'oppression coloniale. L'opinion irlandaise aux Etats-Unis dénonce la répression anglaise. Les Etats-Unis vont pression sur la Grande-Bretagne. Les derniers insurgés emprisonnés sont libérés en juin 1917. Au sortir de la première guerre mondiale, le Sinn Féin devient une force politique très importante en Irlande et il emporte les législatives de décembre 1918 contre les unionistes et les autonomistes "modérés". 

L'insurrection de Pâques en ouvert la voie à la guerre pour l'Indépendance entre 1919 et 1921 et fait du nationalisme un combat populaire installé dans les attentes et les espoirs du peuple. En 1921, amputé des six comtés de l'Irlande du Nord, l'Irlande devient un Etat libre. Mais l'IRA n'acceptant pas l'accord avec l'Etat Britannique amputant l'Irlande de ses régions industrialisées au nord, une nouvelle guerre civile oppose le "gouvernement légitime" aux rebelles anti-traité, issus du Sinn Fein et de l'IRA, comme d'ailleurs certains partisans du Traité de compromis (Arthur Griffith et Michael Collins notamment, ce dernier, dirigeant nationaliste révolutionnaire de premier ordre, étant assassiné par des anti-traités), ces derniers étant victimes d'une répression brutale, cette guerre civile faisant à peu près 1500 morts.  

Ismaël Dupont, le 16 avril 2017 (article écrit en m'appuyant sur l'Histoire de l'Irlande de Alexandra Slaby aux éditions Tallandier, 2016 - 23,90€)         

  

 

James Connolly vers 1900

James Connolly vers 1900

Patrick Pearse

Patrick Pearse

Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise

Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:52
Référendum Turquie : « Une prétendue victoire électorale mais une réelle défaite politique cinglante » (PCF)

Référendum Turquie : « Une prétendue victoire électorale mais une réelle défaite politique cinglante »

 

Par 51,3 % seulement des votes exprimés, le projet de réforme constitutionnelle d'Erdogan ouvre la voie à une nouvelle dictature en Turquie.


Cette prétendue victoire d'une courte tête n'en est pas moins une défaite politique cinglante pour Erdogan.

Les électeurs des grandes villes (Istanbul, Ankara, Izmir, Diyarbakir, Adana) ont sans ambiguïté voté NON/

Les observateurs internationaux déployés par les organisations démocratiques sur tout le territoire témoignent d'un scrutin émaillé de nombreuses irrégularités, y compris à l'étranger, et de violents incidents dans des dizaines de bureaux de vote faisant notamment 3 morts à Diyarbakir.


Le HDP et le CHP contestent ces résultats et demandent un nouveau décompte qui pourrait porter sur une différence de 3 à 4 %.

Le président turc aux velléités de dictateur à vie avait pourtant cherché à réunir toutes les conditions pour que le référendum tourne en plébiscite personnel.


Depuis l'échec de la tentative de coup d'Etat du 16 juillet 2016 et l'instauration de l'état d'urgence, 130 000 fonctionnaires ont été radiés, plus de 40 000 personnes arrêtées et emprisonnées, parmi lesquelles 150 journalistes, des dizaines d'universitaires et d'élus, maires et députés du Parti démocratique des peuples (HDP) – dont ses deux co-présidents, Selahattin Demirtaš et Figen Yüksekdağ – qui, aux élections de juin 2015, avait privé Erdogan et son parti l'AKP d'une majorité au Parlement.

5 000 cadres et militants du HDP sont sous les verrous et, jusqu'à la veille du scrutin, près de 200 scrutateurs et assesseurs ont été arrêtés dans tout le pays.

La campagne publique du NON a été quasiment interdite. Les menaces et chantages au vote, le clientélisme, et l'omniprésence médiatique d'Erdogan ont saturé l'atmosphère.

Dans l'Anatolie du Sud-Est, la guerre d'Erdogan contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) reprise à l'été 2015, détruisant des villes entières et faisant des centaines de victimes, a placé le vote sous la pression d'une présence pesante des forces armées et de sécurité.

Le Parti communiste français salue le courage des militants du HDP et de toutes les forces démocratiques et progressistes qui ont mené campagne pour la paix et la démocratie en appelant à voter NON à ce référendum et en exigeant un scrutin transparent. Le PCF leur réaffirme sa pleine solidarité et son soutien.

Malgré un résultat contestable qui doit tout aux fraudes, à la peur et à la haine, nombreux sont les femmes et les hommes de Turquie qui restent profondément attachés à une république laïque et à un régime démocratique.

#StopErdogan : le PCF appelle à faire massivement grandir la solidarité internationale avec toutes les forces démocratiques et progressistes de Turquie, les militants et responsables du HDP, les militants des droits humains, de la paix, de l'égalité, du multiculturalisme et de la reconnaissance des minorités, de la liberté d'expression et de la justice sociale en Turquie.

Le PCF appelle le gouvernement français à soutenir les démocrates et progressistes de Turquie et à agir pour la libération immédiate des 10 000 prisonniers politiques et la reprise sine die de négociations de paix dans le pays.


Parti communiste français,

Paris, le 16 avril 2017

Référendum Turquie : « Une prétendue victoire électorale mais une réelle défaite politique cinglante » (PCF)
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:20
Pêcher le Macron (Conseils, techniques, matériel) - Une brochure réalisée par le collectif contre l'extraction de sable en baie de Lannion
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:52
Mettre fin aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie (PCF)

Mettre fin immédiatement aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie

 

Différentes sources de presse ont révélé ces derniers jours que la Tchétchénie de Ramzan Kadyrov était le théâtre de graves persécutions anti-LGBT : enfermements arbitraires, camps de détention, tortures, parfois jusqu’à la mort. Le porte-parole du gouvernement tchétchène a déclaré récemment : « Si jamais il y avait de telles personnes en Tchétchénie, les organes de maintien de l’ordre n’auraient aucun problème avec eux car leurs parents les auraient envoyés là d’où l’on ne revient pas ».

Le PCF condamne fermement ces actes barbares et s’inquiète vivement de l’essor de l’autoritarisme le plus brutal et des attaques contre l’égalité des citoyens.

Le PCF se joint aux organisations de défense des droits humains pour demander l’ouverture d’urgence d’une enquête. Le régime de Kadyrov est une longue litanie d’attaques violentes, au propre comme au figuré, contre les défenseurs de l’égalité des droits pour toutes et tous. Kadyrov a instauré un régime d’exception en Tchétchénie, qu’il considère comme sa propriété privée, à l’encontre des droits humains les plus élémentaires dont le respect est d’ailleurs rappelé dans la constitution de la Fédération de Russie.

Ces politiques de persécution doivent immédiatement cesser. Le PCF réaffirme sa solidarité avec les victimes de discrimination et de persécution pour leur orientation sexuelle où qu’elles se trouvent, et avec les militants des droits humains également victimes de répression. La Fédération de Russie, dont la Tchétchénie fait partie, est signataire de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les principes qui y sont édictés doivent être respectés partout.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:52

 

Cet été, un des trois services de soins de suite et de réadaptation de l'hôpital fermera pendant deux mois. Dans d'autres services, ce sera une partie des lits. De quoi susciter l'inquiétude chez les syndicats et pour le collectif de défense du centre hospitalier.

Du 30 juin au 3 septembre, le service SSR 2 de l'hôpital de Morlaix, l'un des trois services de soins de suite et de réadaptation fermera, soit 22 lits au total. Pour la cardiologie, treize lits seront fermés sur les 26 du service. Aux urgences, il y aura dix lits de moins du 23 juillet au 20 août. En pédiatrie, ce sera quatre de moins (tout l'été) et la chirurgie 2 comptera six lits en moins pendant deux semaines.

« Quel impact sur les patients ? »

Dans un contexte social déjà tendu à l'hôpital, ces décisions n'ont pas manqué de faire réagir les syndicats, notamment la CGT et Sud Santé, ainsi que le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix. « Quel sera l'impact sur la prise en charge des patients ? Nous allons, plus que jamais, rester attentifs à maintenir la qualité de soins sur l'établissement et veiller à ce que nos conditions de travail ne se dégradent pas encore plus », lance cette représentante de la CGT. Le service SSR reçoit des personnes en attente de placement en maison de retraite ou en convalescence. « Ce sont souvent des personnes âgées dépendantes. Que dire aux familles ? Où vont aller ces personnes ? », s'interroge une agent. « Ils seront dirigés vers d'autres établissements, déjà pleins, ou renvoyés chez eux.

Alors, ils reviendront aux urgences si quelque chose ne va pas », pointe une syndicaliste qui rappelle que la fermeture de lits dans plusieurs services va raviver la tension aux urgences, par manque de places pour hospitaliser dans les meilleurs délais.

Une décision conjoncturelle

Du côté de la direction, on rappelle que la fermeture saisonnière de lits dans les services de pédiatrie, de chirurgie, de psychiatrie ou encore en pneumologie se fait, chaque année, en concertation avec les chefs de service ou de pôle. « Tout cela en fonction du taux de remplissage des services et ça ne pose pas de difficultés. Et s'il y en a eu l'année dernière, comme en chirurgie, on adapte », rappelle Jacques Louarn, directeur adjoint de l'hôpital. Pour les cas du service SSR 2 et la cardiologie, il admet une décision « conjoncturelle » : ce service et ces lits fermeront par manque de moyens médicaux pour l'été. « En effet, nous ne trouvons pas de médecin pour remplacer ceux qui partent en vacances ou à la retraite. Mais il n'y a pas péril pour l'accueil des patients. Un travail en amont va être fait pour les orienter au mieux et optimiser l'occupation des lits. Sans mettre les malades dehors, bien sûr ! », explique Jacques Louarn en précisant que, malgré les festivals et les touristes, l'établissement connaît un ralentissement de son activité l'été.

Mobilisation syndicale le 27 avril

Pas de quoi convaincre les syndicats qui appellent, le jeudi 27 avril (CGT, Sud et CFDT), à une journée de mobilisation pour dénoncer la situation sociale dans l'établissement. Les agents et la population sont invités à se mobiliser devant le bâtiment administratif, de 14 h à 16 h 30.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-inquietude-apres-l-annonce-de-la-fermeture-d-un-service-cet-ete-14-04-2017-11475304.php

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:35
Parole, Jacques Prévert était « celui qui rouge de cœur »
CAROLE AUROUET UNIVERSITAIRE
VENDREDI, 7 AVRIL, 2017
L'HUMANITÉ
Jacques Prévert, à Paris, en 1968. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Rajak Ohanian
Jacques Prévert, à Paris, en 1968. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Rajak Ohanian
 

Le 11 avril 1977, meurt le poète révolutionnaire. Né en 1900, l’anticonformiste créateur lègue des textes populaires et sonores repris par tous les genres artistiques (théâtre, cinéma, chanson, etc.) et dans toutes les langues.

Jacques Prévert est un braconnier révolutionnaire. Révolté et corrosif, il a bousculé l’ordre établi avec une lucidité cruelle et sensible, créant des œuvres qui exaltent la vie, l’amour et la liberté, contre la religion, la guerre, la famille bourgeoise et le capitalisme. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Au sens étymologique du terme, soit action de faire et création. Au sens aussi où Apollinaire l’entendait : « Celui qui découvre de nouvelles joies, fussent-elles pénibles à supporter », ajoutant que l’« on peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte ».

Né en 1900, Prévert vit une enfance bercée par l’amour de ses parents et ponctuée par les aléas financiers familiaux qui l’exposent aux dures réalités de la vie. L’enfant n’est pas mauvais élève mais il pratique l’école buissonnière, faisant ainsi ses humanités dans la rue. Durant son service militaire, il rencontre Marcel Duhamel – futur créateur de la collection « Série noire », titre d’ailleurs soufflé par Prévert – et le peintre Yves Tanguy. De retour à Paris, ils habitent 54, rue du Château et participent dès 1924 au surréalisme, dont Prévert s’exclut en 1930 en signant le pamphlet contre André Breton, « Mort d’un Monsieur » dans Un cadavre. La question de l’engagement politique se pose à lui avec l’adhésion des surréalistes au PCF en 1926. Prévert confie que s’il était « révolutionnaire à 7 ans », il a « toujours été incapable d’ouvrir un livre de Marx », car cela l’« emmerde ». Et d’ajouter : « Il serait pour moi facile d’adhérer au Parti communiste mais je crois que cela n’aurait aucun sens. » Il n’a jamais pris la carte d’un parti mais il est toujours resté clair sur son positionnement : « J’aime mieux la gauche, c’est la main de l’ouvrier, c’est celle qui peut le plus, même s’il n’est pas gaucher. »

Les paroles de Prévert fredonnées dans le monde entier

À partir de 1932, Prévert écrit pour le groupe Octobre. Dans les usines en grève comme dans la rue, cette troupe de la Fédération du théâtre ouvrier traite de l’actualité. C’est le théâtre de l’agit-prop. À Moscou en 1933, le groupe participe à l’Olympiade internationale du Théâtre révolutionnaire avec une pièce de Prévert, opposé à la guerre, la Bataille de Fontenoy. En 1936, l’auteur écrit le Tableau des merveilles, texte mis en scène par Jean-Louis Barrault. Ses écrits, Prévert les donne à ses proches ou les publie parfois dans des revues. René Bertelé décide de les réunir et de les éditer : Paroles paraît en 1946 et rencontre un succès fulgurant. Le recueil est détonnant : antimilitariste et anticlérical, il aborde les thèmes du quotidien et rompt avec les règles de versification classique, rendant hommage au langage populaire et révolutionnant la poésie. Suivront Spectacle (1951), la Pluie et le Beau Temps (1955), Choses et autres (1972)…

Prévert écrit également pour le cinéma, qu’il considère comme un art populaire et anticonformiste. Réalisés par Marcel Carné (le Quai des brumes, les Enfants du paradis…), ses scénarios le sont aussi par son frère Pierre (L’affaire est dans le sac, Voyage surprise…), Jean Renoir (le Crime de monsieur Lange), Jean Grémillon (Remorques, Lumière d’été), Claude Autant-Lara (Ciboulette), André Cayatte (les Amants de Vérone), Paul Grimault (le Roi et l’Oiseau…), Jean Delannoy (Notre-Dame de Paris)… Pour créer, Prévert s’entoure d’amis : Arletty, Maurice Baquet, Pierre Brasseur ou Jean Gabin, à qui il écrit des rôles, Joseph Kosma à la musique, Mayo aux costumes, Alexandre Trauner au décor.

Théâtre, littérature, cinéma… et chanson ! Les textes de Prévert sont mis en musique par Christiane Verger, Wal-Berg, Kosma… Femmes et hommes les chantent : Agnès Capri, Marianne Oswald, Juliette Gréco, Yves Montand, Marcel Mouloudji, Serge Reggiani… Des Feuilles mortes aux Enfants qui s’aiment, en passant par Barbara, les paroles de Prévert s’envolent pour être fredonnées sur les lèvres du monde entier. Abolissant toute notion de genre, Prévert s’illustre aussi par l’image. Outre ses collaborations avec les photographes (Doisneau, Brassaï, Izis…) et les peintres (Picasso, Miró, Braque…), il confectionne des collages qui déstructurent le réel pour recomposer une image hybride pertinente. Il les associe à ses textes de façon novatrice dans Fatras (1966) et Imaginaires (1970). Quittant son appartement surplombant le Moulin-Rouge (où Boris Vian fut son voisin), Prévert rejoint son ami Trauner à Omonville-la-Petite, petit bout du monde normand où les volutes de fumée des cigarettes l’emportent le 11 avril 1977. Il repose désormais dans le cimetière du village, non loin du jardin dans lequel ses amis lui ont rendu hommage : Barrault a planté une azalée, Mouloudji un eucalyptus, Arletty du lierre, Montand des pins, Doisneau un tilleul, Carné une euphorbe rouge, Gréco un rhododendron rouge… pour « celui qui rouge de cœur », comme le qualifiait André Breton.

Carole Aurouet est auteure de Prévert et Paris. Promenades buissonnières, éditions Parigramme et de Prévert et le cinéma, les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place.
Critique de la presse aux ordres

La liberté de la presse est l’objet d’une vigilance constante de la part de Jacques Prévert. En 1932, écrite pour le groupe Octobre, sa pièce Vive la presse attaque avec véhémence la presse, accusée de mensonges et de servilité, manipulée par ceux qui ont le pouvoir et l’argent. Le protagoniste principal est le Capitaliste. Les autres personnages sont des journaux de l’époque, en l’occurrence l’Ami du peuple, la Croix, l’Œuvre, le Matin et le Temps. Prévert endosse le rôle de l’Ami du peuple. Un général commande le silence dans les rangs afin que le Capitaliste puisse faire l’appel des journaux… En 1937, prévu pour Jean Grémillon, son scénario non tourné le Grand Matinal propose une satire du journalisme qui met en avant des réseaux qui corrompent les informations pour manipuler l’opinion.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:43
Pierre Laurent : « les Français sont en train de prendre la parole »
AURÉLIEN SOUCHEYRE
SAMEDI, 15 AVRIL, 2017
HUMANITE.FR
Photo DORIAN GUITEL/CE3P
Photo DORIAN GUITEL/CE3P

Le secrétaire national du PCF a tenu un meeting jeudi soir à Rouen, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et alors que Jean-Luc Mélenchon ne cesse de monter dans les sondages.

À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Pierre Laurent a tenu un meeting de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, jeudi à Rouen (Seine-Maritime). Le secrétaire national du PCF, entouré de nombreux militants PCF, insoumis, écologistes et de candidats communistes normands aux élections législatives (Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq, Hubert Wulfranc, Patrice Dupray, Aurélien Lecacheur) a estimé que « quelque chose se lève dans ce pays » avec la qualification possible pour le second tour de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cesse de monter dans les sondages.

« Nous entrons un paysage politique que l’on n’a pas connu depuis des décennies.

On pense plutôt en ce moment à 2005 et à la campagne du non au projet de constitution européenne qu’à d’autres élections. Des gens qui ne parlaient pas politique se mettent à en parler. Des millions de gens qui ne savent pas encore quel bulletin ils vont mettre dans l’urne vont se décider cette semaine. La bataille politique, la lutte des classes, va donc prendre un tour tout particulier », a estimé Pierre Laurent.

Fustigeant ceux « qui ont tout essayé pour verrouiller l’élection présidentielle, pas toujours avec les mêmes noms mais toujours avec le même scénario », afin de voir s’affronter le Front national et un candidat libéral au second tour, le dirigeant s’est indigné que « quand Marine Le Pen était donnée à 27%, personne ne s’est déchainé de la sorte ! ». Il faisait ici référence aussi bien aux « éditos ridicules », « aux poncifs anticommunistes » ressortis pour cibler Jean-Luc Mélenchon, qu’à François Hollande, sorti de sa réserve pour s’inquiéter de la dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon.

« Ce qui leur fait peur, c’est que l’on échappe à leur scénario. Ce qui était prévu est dérangé par une irruption citoyenne qu’ils ne veulent absolument pas voir », a poursuivit Pierre Laurent. A ses yeux, les « Français sont en train de prendre la parole » contre tous « ceux qui disent que le progrès social est impossible ». « Le monde dans lequel nous vivons est scandaleusement injuste. Il y a neuf millions de pauvres dans ce pays, soit un million de plus qu’il y a dix ans, et dans ces millions il y en a des centaines de milliers qui travaillent ! », s’est-il indigné, avant de lister les 80 milliards d’euros perdus à cause de l’évasion fiscale, les 40 milliards de CICE versés sans aucun effet sur l’emploi et les dividendes déboursés aux actionnaires qui continuent d’exploser.

« Les 50 plus grandes fortunes françaises possèdent 275 milliards d’euros, et les dix plus grandes 160 milliards rien qu’à elles seules. C’est plus que le budget de l’Education nationale. Et on nous dit que dépenser dans les services publics c’est impossible ? Le pays craque parce que ce monde est fou ! » Disant sentir, sur le terrain, que le maintien des services publics est l’une des trois principales préoccupations des Français, il a ensuite ainsi ciblé Marine Le Pen : « Nous, nous élevons notre regard vers ceux qui se goinfrent sur notre dos. Elle, à l’inverse, baisse le regard et veut que les travailleurs croient que le problème est en dessous d’eux. Le poison de la division qu’elle instille est extrêmement dangereux ».

Evoquant la Guyane, les banlieues, les territoires ruraux, tout comme les manifestations aussi bien de gardiens de prison que les revendications des handicapés, Pierre Laurent a fait ce constat : « Tous disent être les oubliés de la République, partout nous l’entendons dans cette campagne. Mais c’est qu’en réalité nous sommes tous les oubliés de la politique de rentabilité, de la finance et de ce système ! » Mesurant qu’un « autre monde est possible, qu’un autre monde est à notre portée », il a appelé à se mobiliser pour voter Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. « La bataille pour un autre monde ne passe pas seulement par l’élection présidentielle, mais elle passe à l’évidence par l’élection présidentielle. Il y a des débats et il y en aura encore, c’est évident, mais porter Jean-Luc Mélenchon au second tour de ce scrutin est le chemin le plus court », a-t-il insisté.

Se projetant déjà dans la suite du combat, Pierre Laurent a rappelé que « les législatives seront elles aussi à gagner. Une victoire présidentielle serait réduite à néant sans victoire aux législatives et sans majorité qui donne sa place à toutes les sensibilités de la gauche : les communistes, la France insoumise, les écologistes, Ensemble et les socialistes anti-austérité ». Appelant à faire « entrer le peuple à l’Assemblée nationale », ambitionnant de « faire beaucoup plus que sept députés PCF », il a retenu ce mot d’ordre : « là où nous sommes les mieux placés pour gagner, ne pas se diviser ». « Quoi qu’il arrive, un nouveau rapport de force aura été installé avec cette campagne », a-t-il enfin souligné, invitant à déjouer le scénario préétablis.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:27
Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit. | Ouest-France

Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit. | Ouest-France

Ouest-France

 

Carhaix. Pierre-Yves Thomas, communiste depuis 50 ans
Carhaix. Pierre-Yves Thomas, communiste depuis 50 ans

Alexandre HOGUIN.

ILS MILITENT. Dernier volet de notre série avec Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, il a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit.

Des débats du conseil municipal en région parisienne aux tracts distribués à la pelle dans la commune carhaisienne, il n’y a qu’un pas. Ce pas, voilà maintenant cinq ans que Pierre-Yves Thomas l’a effectué.

Né de parents bretons, il déménage à Fontenay-le-Fleury, dans les Yvelines, pour y passer toute son enfance. C’est d’ailleurs là-bas que va débuter sa « carrière politique ».

Issu d’une famille ouvrière, et en partie communiste – son père et ses deux frères, en l’occurrence – Pierre-Yves Thomas s’investit dès l’âge de 16 ans. « À l’époque, je ne faisais encore que coller des affichettes et distribuer des tracts », se souvient-il.

Mai 68, un tournant

Et puis arrive mai 68. Comme un tournant. « J’ai intégré les Jeunesses Communistes », indique celui qui, déjà, « appréciait parler des événements, de politique, et regarder les débats avec Giscard ou Duclos ».

Au fil des années, la politique prend de plus en plus dans le parcours de Pierre-Yves Thomas. Embauché en 1970 comme fraiseur dans les ateliers d’aviation Louis Breguet, rachetés deux ans plus tard par la société Avions Marcel Dassault, il s’engage la même année en tant que représentant syndical de la CGT.

Le benjamin

En 1969, il prend sa carte au Parti communiste, auquel il adhère depuis bientôt cinquante ans.

Les engagements politiques se multiplient et se concrétisent quelques années après par un poste d’élu au conseil municipal de Fontenay-le-Fleury.

« À 24 ans, j’étais le benjamin. À ce moment-là, la commune penchait à gauche », se rappelle-t-il. Tellement que le Parti communiste est majoritaire. Pierre-Yves Thomas y est chargé de présider le comité des fêtes, jusqu’en 1983.

Beynes

L’année suivante, il change d’air et s’installe à Beynes, toujours dans les Yvelines. Et là encore, la politique reprend le dessus. « Un ami que j’avais connu à Fontenay m’a fait part de la défection d’un conseiller municipal de droite », confie le sexagénaire. Ni une, ni deux, le voilà reparti briguer un mandat d’élu, qui s’achèvera en 1988.

Retour difficile

Puis dix ans plus tard, il effectue son retour à Fontenay-le-Fleury. Et là surprise : lors des élections municipales, Pierre-Yves Thomas se présente sur la liste de… l’opposition. « Ça a changé pas mal de choses. Par exemple, on recevait les dossiers au dernier moment avant les conseils municipaux », glisse-t-il.

Les actions se mènent alors sur le terrain, par la distribution de tracts. « Fontenay était une ville-dortoir, où les gens aisés vivaient souvent dans des résidences dont ils ne sortaient presque jamais. »Un constat difficilement encaissé par Pierre-Yves Thomas.

Lutte des classes

« La lutte des classes n’est pas terminée malgré ce qui se dit. Il faut faire en sorte que notre société soit plus juste et plus libre. Il n’y a jamais eu autant de riches, le CAC 40 a battu des records », s’indigne un homme choqué par la misère, et qui manifestait, le 30 mars à Quimper, pour exprimer sa colère quant aux pensions perçues par les retraités.

Animateur de la section du PCF à Carhaix depuis deux ans, Pierre-Yves Thomas espère une alliance prochaine entre tous les partis de gauche. « C’est la solution si elle ne veut pas disparaître pendant plusieurs années et conserver un espoir d’un avenir meilleur. »

Vers les législatives

Quant aux élections à venir, il souhaite que « tout soit fait pour que Mélenchon aille au second tour ». Puis viendront les législatives lors desquelles il se battra pour faire élire Maxime Paul, « candidat du rassemblement de la gauche ».

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/carhaix-pierre-yves-thomas-communiste-depuis-50-ans-4929007

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:25
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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