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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 08:28
Rassemblement à gauche: Urgence! Pour une candidature commune à la présidentielle et un pacte de majorité
 
 

Rassemblement à gauche : urgence !

Pour une candidature commune à l’élection présidentielle et un pacte de majorité
 

L'élection présidentielle approche dans une situation très préoccupante, lourde de dangers. Le FN est en tête dans les sondages et E. Macron semble pouvoir se substituer à F. Fillon pour qualifier la ligne ultra-libérale et austéritaire pour le 2d tour.

Cela relance le défi de la construction d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat de majorité pour les législatives, avec un pluralisme des candidatures et une dynamique de luttes populaires.

La responsabilité des candidats et des forces de gauche est engagée.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à lui tandis que Benoît Hamon paraît se contenter de miser sur un « vote utile » sans bouger sur le contenu de son programme. Continuer ainsi, c’est courir à la catastrophe d’un deuxième tour entre la droite et l’extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Devant les réticences des deux candidats à s’unir, il est urgent de travailler à la convergence des propositions. C’est possible et c’est le moyen de concrétiser le rassemblement !

Travaillons à converger sur un pacte majoritaire avec le souci d’une cohérence associant des objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs pour les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent. On conjuguera ainsi, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger sur quelques grands axes dont le contenu doit être débattu :

1. Emploi, travail, salaires : Il s’agit de la préoccupation majeure de la population française. Face au défi de la révolution numérique, il faut conquérir des moyens financiers (à travers le crédit et la fiscalité) et des pouvoirs sur ceux-ci pour sécuriser l’emploi et la formation ainsi que le revenu, et créer les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n’est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies. Augmenter les salaires, retraites et minima sociaux, réduire le temps de travail, redonner sens au travail, devraient faire partie des objectifs communs. On irait ainsi vers l'éradication progressive du chômage et de la pauvreté.

2. Protection sociale : son avenir exige une forme de refondation, à la fois à travers de nouveaux modes de financement qui responsabilisent les entreprises (avec modulation des cotisations selon le volume et la qualité de l’emploi) et qui  fasse contribuer la finance. Ce n’est pas le « coût du travail » qu’il faut baisser, c’est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines. C'est indispensable pour revenir à la gratuité des soins à 100 % comme à la retraite à 60 ans.

3. Services publics : leur relance est nécessaire pour répondre aux besoins populaires sur tous les territoires (éducation, santé, recherche, écologie, culture, justice, logement, énergie, …). Elle soutiendrait aussi la demande, aujourd’hui si insuffisante, tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire, mettre en cause le verrou européen actuel. Il faut repenser les missions des services publics à partir de leurs finalités spécifiques, donner une priorité aux valeurs humanistes, et à leur démocratisation profonde avec leurs usagers.

4. Écologie : la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des ressources naturelles avec, dans une transition énergétique pour remplacer les énergies carbonées, un mix associant développement des énergies renouvelables et encadrement de celui du nucléaire, sous contrôle public et social. Elle va de pair avec l’essor de tous les services publics et le soutien à un mode de développement et de production alternatif fondé sur l'économie de moyens matériels, la promotion de nouveaux emplois et de nouvelles qualifications, avec de nouveaux financements maîtrisés par les populations et leurs élu.e.s.

5. Argent : la dictature des marchés financiers et des grandes banques privées sur l’utilisation de l’argent doit être combattue de façon conséquente. Pour cela, il faut un pôle public bancaire démocratique, pour pratiquer un crédit incitatif à l'essor de l'emploi, des qualifications, et de la recherche. Il y a besoin de pouvoirs pour les salariés et les habitants afin de changer l’utilisation de l’argent des entreprises, contre la spéculation financière et l’évasion fiscale et pour soutenir un développement efficace et écologique de l’activité et d’un emploi de qualité. Le CICE doit être supprimé et une réforme fiscale de progrès entreprise.

6. Europe : Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics, avec les emplois et les investissements nécessaires. Cela permettrait d’aborder tout autrement les enjeux européens, pour construire avec les autres peuples les rapports de force nécessaires à des mesures immédiates de progrès. Il faut viser une refondation progressiste de l’Union européenne, une transformation progressive du monde, avec de tout autres traités que le CETA ou le TAFTA.

7. Démocratie : une VIème République est nécessaire, sociale et démocratique, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative : pouvoirs décisionnels nouveaux des salariés dans les entreprises et les administrations, et des citoyens sur le territoire. Il faut aussi inciter au renouvellement des élus et représentants politiques.

8. Egalité et Justice : Une égalité réelle pour toutes et tous, émancipée des origines assignées, univoques et prétendument apparentes, de toute différenciation injuste liée à l’âge, au genre, à la catégorie sociale, doit être instaurée et affirmée en donnant les mêmes droits à chacun.e, dans une égale dignité de participation et d’intervention. La politique des boucs émissaires, des relégations territoriales, de l’incitation au racisme et de la stigmatisation masque les vrais problèmes et les entretient. Cela appelle tout à la fois un effort culturel, un effort démocratique, une justice réaffirmée, une autre police et un nouvel âge des services publics.

 Rien n’est joué. Il est urgent et encore possible de construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l’extrême-droite.

 Une candidature commune à gauche est possible et indispensable.

 Cet appel ouvert rassemble des militants et responsables politiques du PCF et de différents partis de gauche, des personnalités intellectuelles, des syndicalistes, des militants associatifs et des personnalités de la société civile.

42 Premiers signataires :

Gérard ASCHIERI

Alain BEITONE

Amar BELLAL

Thibaut BIZE

Alain BOLLA

Frédéric BOCCARA

Paul BOCCARA

Gaby CHARROUX

André CHASSAIGNE

Ulf CLERWALL

Gilles COHEN-TANNOUDJI

Mahama COMPAORE

Raphaël DEBÛ

Yves DIMICOLI

Marc DOLEZ

Denis DURAND

Jean-Marc DURAND

Serge GUICHARD

Valérie GONCALVES

Roland GORI

Aurélien GUILLOT

François JACQUART

Jacky HENIN

Sylvestre HUET

Brahim JLALJI

Pascal JOLY

Marie-Jo KOTLICKI

Pierre LACAZE

Cédric LATTUADA

Didier LE RESTE

Cécile LEFEVRE

Gérard MATTERA

Nicolas MARCHAND

Catherine MILLS

Yannick MONNET

François MORIN

Alain PAGANO

Christian PIQUET

Sébastien PRAT

Frédéric RAUCH

Dominique VIDAL

Bora YILMAZ

Cette pétition sera remise à:

  • candidats
    B Hamon - JL Mélenchon - P Laurent - Y Jadot

Lire la lettre de pétition

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:53
Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Le chanteur et guitariste chilien Angel Parra, figure de la diaspora de ce pays, est mort samedi 11 mars à Paris à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer, a annoncé l’ambassadrice du Chili en France. « C’est une grande perte pour le Chili et pour l’art, a déploré Marcia Covarrubias. Angel Parra a vécu quarante ans en France, qui était devenue aussi sa patrie. »

 

Né en 1943, à Valparaiso, le musicien était le fils de Violeta Parra (1917-1967), chanteuse chilienne qui a remis à l’honneur la musique traditionnelle et populaire et a vécu longtemps à Paris.

 

Opposant à Pinochet

 

Angel Parra avait très vite partagé la scène avec sa mère, comme musicien et compositeur, et formait aussi un duo avec sa sœur Isabel. Engagé au Parti communiste et soutien du président Salvador Allende, il a été interné en 1973 puis expulsé du Chili après le coup d’Etat du général Pinochet. Des événements qu’il évoque dans le roman Mains sur la nuque, publié en 2007 et dans un disque Venceremos, en 2013.

Le chanteur engagé a aussi rendu hommage à sa mère en interprétant ses chansons et en lui consacrant une biographie, Violeta se fue a los cielos, adaptée au cinéma par Andres Wood en 2012.


 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:50
Présidentielles et législatives 2017: l'enjeu de l'accès aux droits et à l'autonomie de la jeunesse

Privilégier les intérêts du capitalisme financier se fait automatiquement et logiquement en affaiblissant les structures de formation et en détruisant les filets sociaux d’intégration des nouvelles générations. Depuis des années, la jeunesse apparaît comme une variable d'ajustement pour un patronat en quête de flexibilité. 

Sortir de cette situation ne demande pas plus de commisération mais une volonté nette de rupture avec les politiques libérales qui favorisent les seuls profits des milliardaires et des rentiers. Hollande, Valls, Macron ont précarisé davantage la jeunesse en augmentant les pouvoirs patronaux et réduisant les garanties collectives des salariés, en préférant faire 40 milliards de cadeaux aux patrons plutôt que de permettre l'accès à l'autonomie de la jeunesse, d'encadrer les stages, apprentissages, contrats en alternance, ou de construire pour eux un meilleur accès à la santé, aux transports, au logement, à la culture. Les jeunes sont les principaux touchés par les bas salaires, les contrats courts sous-payés et sans lendemain. Quand ils ont défendu leur droit à l'avenir lors de la bataille contre la loi travail, le gouvernement a répondu par la répression, les flash-balls, les matraques, les arrestations au petit matin. De cette société là, on n'en veut pas, ils n'en veulent plus. 

Il y a urgence à réorienter les richesses vers les besoins humains, l'éducation, la santé, la sécurisation des parcours professionnels. Il y a urgence en reconnaître aux jeunes le droit à l'auto-détermination et à la participation sociale et démocratique de plein exercice. Il faut lutter contre la reproduction des inégalités sociales à l'école, pour un meilleur accès des enfants des classes populaires aux études supérieures et à la réussite scolaire.    

En décembre 2011, Marie-George Buffet au nom des députés PCF et Front de Gauche avait porté une proposition de loi cadre très ambitieuse pour l'autonomie de la jeunesse qui n'avait pas fait l'objet d'un vote majoritaire à l'époque. 

- En 2012, 23% des jeunes de 18 à 24 ans vivaient sous le seuil de pauvreté (contre 13,5% dans l’ensemble de la population). Près d'un pauvre sur 2 a moins de 25 ans aujourd'hui. Cela représente 600 000 jeunes. En 2011, 150 000 jeunes frappaient aux portes du Secours Populaire, aujourd'hui c'est sans doute beaucoup plus! Ainsi, sur neuf millions de pauvres, la moitié aurait moins de 30 ans et outre les enfants de familles pauvres et les adolescents en situation d’exclusion sociale, figureraient aussi 1 900 000 travailleurs “mal payés”, c’est-à-dire ayant un emploi précaire (CDD, intérim, stage, travail partiel). Pourquoi la jeunesse est-elle ainsi en première ligne ? Depuis plusieurs années, elle apparaît comme une variable d’ajustement pour un patronat en quête de flexibilité. Les jeunes sont les premiers visés par l’augmentation du taux de chômage (22,7 % chez les 15-24 ans), mais aussi par la précarisation de l’emploi. Les contrats des jeunes sont beaucoup le CDD (19,4 % contre 9 % pour l’ensemble des salariés en 2012), l’apprentissage (6,7 % en 2012 contre 1,5 %) et l’intérim (5,3 % en 2013 contre 2,4 %).

80% des jeunes accèdent aujourd’hui à l’emploi par un contrat précaire.

En 1975, les salariés de cinquante ans gagnaient 15% de plus que ceux de 30 ans ; aujourd’hui l’écart est de 40%.

46% des jeunes de 15 à 29 ans non diplômés sont sans emploi, 22% pour ceux qui sont titulaires d’un bac, CAP ou BEP, 9% pour les diplômés du supérieur. Le taux de chômage des - 25 ans est en France de 26% environ (en Espagne de 50%, en Grèce de 47%) contre 9,5%.   

Environ 120000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

- Il est vrai que les jeunes diplômés subissent moins la crise que le reste de leur génération. Cela signifie que l’école ne sert pas aujourd’hui à modifier la reproduction sociale des inégalités. Les doctorants de l’université comptent aujourd’hui six fois plus d’enfants de cadres que d’enfants d’ouvriers. Chez les non-diplômés, il y a cinq enfants d’ouvriers pour un enfant de cadre. L’évolution générale sur dix ans va cependant dans le sens d’une perte générale de niveau de vie et de statut. Ainsi, 10% des diplômés du supérieur vivent actuellement sous le seuil de pauvreté.

- 480 000 étudiants de l'enseignement supérieur ont un emploi parallèlement à leurs études (30% à temps complet), soit 20% de la population étudiante. Cela peut nuire à la réussite des étudiants pendant leurs études. 

- Plus de 15% des Français renoncent aux soins faute d'argent, du fait des déremboursements par la Sécu, du reste à charge, des franchises, de l'élévation du coût des mutuelles: parmi eux, beaucoup de jeunes.

-Plutôt que de privilégier l'indépendance du jeune via des aides directes, l'Etat providence français favorise les solidarités familiales pour sa prise en charge. Seul le RSA jeunes s'adresse spécifiquement aux jeunes.  

 

Le Parti Communiste propose: 

- Une VI e République sortant du présidentialisme, supprimant le 49-3, les pouvoirs d'exception du président, restaurant la primauté du parlement et basée sur l'intervention citoyenne, la proportionnelle à toutes les élections.  

- le SMIC à 1800€ brut, 1700€ net à la fin du quinquennat (+23%)

- Garantir à nouveau le droit à la retraite à 60 ans à taux plein (75% minimum comme taux de remplacement) 

- encadrement des rémunérations, de 1 à 20, dans les entreprises. 

- suppression de la TVA sur les produits de première nécessité

- concernant la branche maladie de la protection sociale: reconquérir progressivement la généralisation de la prise en charge à 100% pour tous des soins en commençant par la prise en charge immédiate à 80% pour tous et à 100% pour les jeunes de 25 ans. Développement des centres de santé et de prévention de proximité, notamment des centres médicaux dans les universités, CFA, distribuant gratuitement des soins de base et réalisant des campagnes d'information sur la contraception, les MST. Suppression des franchises médicales. 

- revalorisation du barème des APL et plafonnement des charges locatives. 

- doublement du nombre de places dans les résidences universitaires publiques. 

- l'abrogation de la loi travail et la mise en place d'une sécurité emploi-formation permettant d'alterner les périodes d'emploi et de formation choisie sans perte de revenus et sans passer par le chômage. 

- négociation sur la durée du travail en vue de passer aux 32 heures hebdomadaires

- Limitation stricte du nombre d'intérimaires et de contrats précaires par entreprise à 5% des effectifs dans les grandes entreprises et à 10% dans les PME, le CDI doit redevenir la norme du contrat d'embauche.   

- la création d'un statut protecteur pour tous les jeunes de 18 à 25 ans garantissant un revenu minimal et l'accès à un emploi correctement rémunéré ou une formation choisie et qualifiante. 

- la gratuité de tout ce qui est nécessaire à la scolarité: transports, santé, accès renforcé au logement social, élargissement de la gratuité des activités sportives et culturelles. 

- augmentation des bourses des étudiants, versées à date fixe, comportant une partie universelle et une partie variable en fonction des revenus des parents. 

- de véritables pouvoirs d'intervention des lycéens, étudiants, apprentis, salariés sur leurs lieux de vie, de travail, d'étude et sur les services publics. 

- la reconnaissance des années d'étude dans les conventions collectives, leur prise en compte dans le calcul de la retraite. 

- des nouvelles garanties pour les stagiaires; un salaire défini en fonction de la qualification du stagiaire et de son emploi: limitation de la durée du stage à 6 mois par an, renforcer le contrôle pédagogique, limitation du recours aux stagiaires à 5% de l'effectif total de l'entreprise (1 maximum pour les TPE). Les stages et apprentissages doivent être rémunérés à 80% du SMIC. 

- porter le budget de l'éducation nationale à 7% du PIB

- le rétablissement d'une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, la suppression faite aux collectivités de subventionner l'enseignement privé

- redonner des moyens à l'enseignement supérieur public et à la recherche 

- porter le budget de la culture à 1% du PIB.

- Priorité aux logiciels libres et lutte contre la surveillance administrative numérique de masse ainsi que toutes les lois mettant Internet hors du droit commun pour la liberté d'expression 

- lutter contre les contrôles au faciès, les discriminations, le racisme et la xénophobie

- garantir et étendre les droits des personnes LGBT 

- garantir l'égalité professionnelle et sociale femme-homme, lutter énergiquement contre toutes les violences faites aux femmes.

- en matière d'immigration, respect absolu de la convention de Genève sur les réfugiés politiques,  régularisation des sans-papiers et refonte de la politique française des visas, abrogation des règlements de Dublin.  

 

De l'argent, il y a en a: 

- 54 milliards de dividendes ont été reversés aux actionnaires en 2016 des entreprises du CAC 40

- la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail est passée de 75% en 82 à 65% aujourd'hui.  

- Entre 2012 et 2016, Liliane Bettencourt multiplie sa fortune par deux, avec un patrimoine de 31,2 milliards. Le patrimoine global des 500 français les plus riches est de 460 milliards d'euros, en augmentation de 8% depuis 2008

- 60 à 80 milliards d'évasion fiscale chaque année, 40 milliards de fraude sociale. Une perte à comparer à la trentaine de milliards d'€ d'impôts sur les sociétés chaque année ou encore aux 73 milliards du déficit budgétaire annoncé pour 2016

 

 

Présidentielles et législatives 2017: l'enjeu de l'accès aux droits et à l'autonomie de la jeunesse
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:30
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen

Etaient présents au rassemblement des dizaines de militants communistes, des candidats communistes aux législatives (Jacqueline Héré, Eric Guellec, Pierre-Yves Liziar, Ismaël Dupont, Jean-Paul Cam, Maxime Paul), des représentants de BNC, des Verts, Yannick Hervé, un des anciens animateurs du Front de Gauche à Landerneau, animateur d'une association régionale d'éducation populaire, Olivier Cuzon, militant syndical brestois.    

Discours d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti Communiste du Finistère:

Nous sommes là pour nous, pour nos jeunes, pour nos enfants.

Nous sommes là car nous ne pouvons accepter que l'on facilite l'arrivée au pouvoir de la bande des trois et le non choix parmi l'un de ces trois là pour devenir Président de la République:

Trois partisans du renforcement de la monarchie présidentielle.

Trois ennemis du monde du travail, trois partisans de l'austérité, trois hommes, groupes d'intérêt et familles politiques qui remettraient en cause gravement les conquêtes sociales, les Services Publics, les solidarités, la protection sociale, et ne feraient rien pour l'écologie.

Marine Le Pen : la 7eme présence aux présidentielles de la famille Le Pen pourrait être, sinon la bonne, du moins celle d'une avancée spectaculaire vers le pouvoir. En 2002, Jean-Marie Le Pen avait fait 17 % au 1er tour, là, Marine Le Pen est créditée dans les sondages de 26 % au 1er tour, et de près de 40 % au second tour si elle était opposée à Macron. Le parti d'extrême-droite, qui sera qualifié dans énormément de circonscriptions sur des triangulaires ou des quadrangulaires aux élections législatives (il pourrait être présent au second tour dans 169 circonscriptions) peut rafler un nombre important de sièges de députés. Son influence sur la vie politique et idéologique de la France sera renforcée : or, on assiste déjà à une pénétration massive des idées d'extrême-droite dans la population, parfois légitimées par une partie de la droite, voire du PS à la sauce Manuel Valls. Une victoire de Marine Le Pen, selon les scénarios, n'est pas non plus à exclure catégoriquement. Il y a l'exemple Trump aux Etats-Unis, l'exemple du Brexit en Grande-Bretagne, de la montée des populismes d'extrême-droite partout en Europe, de leur arrivée au pouvoir et de leurs progressions en Europe : Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Autriche, Allemagne...

Nous refusons de penser les progrès du vote FN voire son arrivée au pouvoir comme un électrochoc salutaire. Il faut être irresponsable ou singulièrement léger vis-à-vis des souffrances qui guettent nos concitoyens, les immigrés, et des restrictions des libertés, en cas de victoire du FN, pour penser qu'il y aurait quelque chose de bon à tirer du désastre.

Nous savons que les institutions de la Ve République donnent des pouvoirs extrêmement importants au président, des pouvoirs de répression, d'étouffement des libertés démocratiques, comme l'état d'urgence, le 49-3, etc.

Nous savons que le FN n'est pas devenu un parti de droite souverainiste, laïc, féministe et républicain comme il aimerait à le prétendre. Nous savons avec qui il siège au Parlement Europen : Wim Wenders, Victor Orban. Le FPO autrichien. Nous sommes instruits par l'histoire : la crise, le nombrilisme, l'égoïsme, la corruption de la classe politique gangrenée par le capitalisme, produisent des monstres.

François Fillon : le châtelain de la Sarthe, l'ami de la Manif pour tous, et de l'activisme catholique d'extrême-droite, celui qui se promettait d'organiser un plan d'austérité de 110 milliards d'euros, de démanteler la Sécurité Sociale, de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, d'allonger l'âge de départ à la retraite, de continuer à faire exploser le code du travail, celui qui hurle sur la justice de la République, qui dénonce l'assassinat politique quand on lui reproche l'enrichissement familial, n'est pas encore complètement éliminé du second tour. Sa présence au second tour pourrait être un marchepied idéal pour Marine Le Pen.

Emmanuel Macron : Cet homme est la roue de secours des néo-libéraux et des milieux d'affaire après l'élimination de Hollande, de Valls, de Sarkozy, de Juppé, et sans doute la quasi élimination de François Fillon. Le candidat anti-système qui se prend pour le Sauveur, est un énarque, un inspecteur des finances, un ancien cadre de la banque Rotschild, un ancien conseiller à l'Elysée du président François Hollande et l'inspirateur de sa politique économique libérale et austéritaire. D'homme neuf, Macron n'a que le beau sourire conquérant, et le titre de gloire d'être au portes du pouvoir suprême et l'outil de 5 des 9 milliardaires qui contrôle les médias alors qu'il ne s'est jamais présenté devant le suffrage universel. Son programme est extrêmement dangereux : plan d'austérité de 60 milliards, nouvelles baisses de cotisations sociales favorisant un nouvel affaiblissement et une logique de privatisation de la Sécurité Sociale, suppression de 50 000 postes de fonctionnaires, remise en cause de la retraite par répartition, nouveaux cadeaux au patronat, remise en cause de l'assurance chômage.

Ce sont les logiques du pouvoir Valls-Hollande, encore aggravées. « Il faut que tout change pour que rien ne change » pour reprendre les mots du Guépard de Visconti.

De mon côté, comme beaucoup d'autres de ma génération, j'ai du mal à ne pas souffrir de savoir Macron en bonne position de l'emporter, sachant que depuis que je vote, je n'ai connu que ces logiques là au pouvoir : Chirac, les privatisations de Jospin et Dominique Stauss-Kahn, Sarkozy, Hollande. Avec à la clef une aggravation de la pauvreté, du chômage, de la désindustrialisation, des inégalités, une détérioration profonde des services publics, des conquêtes sociales, des systèmes de solidarité, de reculs idéologiques formidables dans le sens de la fraternité, d'une gauche sur la défensive et d'une droite et d'une extrême-droite à l'offensive.

Je ne peux pas me résigner à ce que cela soit l'homme des Attali, des Minc, des Pisani-Ferri, l'homme des milliardaires qui tirent les ficelles à peine cachés derrière le rideau de scène, de plus en plus triomphants et arrogants, qui l'emporte, et bénéficie du rejet massif de l'expérience Hollande-Valls.

Ce serait un profond hold-up sur la démocratie, alors que les Français sont majoritairement attachés à leurs services publics, à leur sécurité sociale, à leur droit du travail, et la promesse, non seulement d'une aggravation de nos conditions de vie, de celle des classes populaires, mais de nouveaux progrès pour l'extrême-droite.

Alors, oui, nous sommes là pour nous.

Alors oui, nous sommes là parce que nous sommes confrontés à des responsabilités historiques à gauche, pour le pays, pour notre avenir commun.

Alors oui, une alliance Hamon-Mélenchon est compliquée. Compliquée parce qu'ils ont des objectifs politiques distincts et contradictoires: l'un entend sauver le PS, l'autre le liquider et faire main basse sur un espace politique pour un mouvement de nouveau type. Il y a des échéances de moyen terme, mais nous, nous voyons ce que nous aurons à subir sur les 5 ans à venir, ou pas, si tout le monde reprend le sens des priorités.  

C'est compliqué, mais c'est là seule planche de salut, la alternative possible à une aggravation dramatique de la situation. Ils n'en veulent pas, ils se le sont dit à deux dans un restaurant chilien, ils l'ont décidé pour nous... Laisserons-nous faire en nous résignant à des présidentielles au dénuement plus que déprimant, dramatique. 

L'élection de Hamon au sein de la primaire du PS, qui dénonçait la politique du gouvernement depuis plusieurs années, qui s'est opposé à ce titre à la loi travail, à la déchéance de nationalité, à l'état d'urgence, a été le signe net de la volonté d'autre chose de l'électorat de gauche, y compris et surtout de la gauche sociale-démocrate. 

Sur le terrain des projets, des programmes, il y a des différences, et nous sommes évidemment plus proches des propositions portées par Mélenchon que de celles portées par Hamon, mais il y a le devoir de s'unir pour éviter la liquidation de la gauche pour des années, et il y a la possibilité de le faire car Hamon et Mélenchon partagent aussi des idées communes, avec les Verts et le PCF qui défendent leurs candidatures respectives: contre l'austérité, pour une 6e République, contre les discriminations, contre une politique répressive face à l'immigration, à la diversité culturelle, pour la transition écologique.  

Mais notre avenir nous appartient, il y a des causes qui sont plus fortes que chacun de nous, que chacune de nos organisations, que nos différences de programmes, de projets.

Le Parti Communiste, qui compte des dizaines de milliers d'adhérents (plus de 100 000), des milliers d'élus, a fait le choix de ne pas présenter de candidat aux présidentielles pour porter l'intérêt de la population, des catégories populaires et moyennes que nous défendons, des idées de progrès social, démocratique, et écologique et faire en sorte que la gauche ne soit pas tragiquement éclatée et impuissante. 

Nous avons pris nos responsabilités, au service du rassemblement de la gauche d'alternative et du peuple de gauche, en appelant à voter Mélenchon et en le soutenant.  

Nous attendons que d'autres fassent de même. 

La question de l'union possible ou pas ne se règle pas à deux dans un restaurant en dix minutes, surtout quand on prétend construire une 6e République basée sur la participation populaire. 

Nous n'avons pas le droit de tuer l'espoir. 

ll peut y avoir rassemblement porteur de dynamique si on commence à confronter nos points de vue et à faire apparaître nos convergences sur les contenus, sur le programme.

C'est ce à quoi nous allons nous employer tout à l'heure à la maison des syndicats, contribuer à bâtir à l'échelle locale un pacte majoritaire de gauche.    

 

***

Le rassemblement place de la Liberté a été suivi d'une réunion publique de deux heures à la maison des syndicats avec une quarantaine de personnes sur le contenu programmatique d'un appel au rassemblement de la gauche, d'un pacte majoritaire de gauche, notre conception du progrès social et de la 6e République.  


 

 

Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:24
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope

Ismaël Dupont (élu Front de Gauche à Morlaix Communauté, membre de la Commission Environnement) et Marc Corbel (CGT Agents Territoriaux de Morlaix Communauté, représentant des personnels au CHSCT et au Comité Technique) ont introduit la réunion en dressant en portrait assez complet de la problématique gestion des déchets à Morlaix-Communauté, des questions en suspens, des évolutions, des questions financières et techniques, du manque de démocratie dans les prises de décision (consultation des agents, des usagers, des élus...).

Martine Carn, ancienne élue communautaire Front de Gauche, membre de la Commission Environnement, qui a beaucoup oeuvré sur la prévention des déchets, est aussi intervenue, comme Michel Le Saint, ancien élu communautaire écologiste-Idées, Daniel Ravasio, initiateur du collectif de défense de la déchetterie de St Thégonnec, Yannic Jaouen, Philippe Rivoalen, Initiateurs avec Martine Carn et quelques autres du collectif de défense de la déchetterie de Plougonven, Roger Héré, élu PCF-Front de Gauche à Plouigneau, Manu Audigou, agent de déchetterie comme Marc Corbel, Jean-Yvon Ollivier, animateur du collectif de défense de la ligne Morlaix-Roscoff, Mariette et Jean-Rolland Labrousse, Marie-Hélène Le Guen, syndicalistes, et tous les autres participants à la réunion, qui s'inscrivent dans ce collectif de défense des services publics locaux.

Le débat et les interventions ont porté sur plusieurs questions:  

- Que deviennent nos déchets? Qu'est-ce que ça coûte à la collectivité, au particulier? Qu'est-ce qu'il nous reste sur les bras? Qu'est-ce qui se recycle? Qu'est-ce qui ne se recycle pas? Comment peut-on réduire nos productions et apports de déchets? 
 
- Faut-il continuer à investir dans les containers enterrés plusieurs centaines de milliers d'euros alors que cela réduit la proximité des points de dépôt pour les particuliers et que cela vise à supprimer des postes d'agents de collecte? Pour l'instant, les actions de protestation menées à Morlaix et à Locquénolé surtout n'ont pas été entendues. Les décisions sont prises en haut lieu, le rouleau compresseur passe, quelques soient les oppositions.  
 
- Faut-il envisager un passage à la redevance incitative à la place de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères? Les usagers paieraient en fonction du poids de leurs dépôts de déchets annuels. Problème: on est plus dans le cadre de la philosophie du services publics: je paie le poids réel de ce que j'apporte, et ce n'est plus, "chacun paie selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins". Cela pourrait multiplier les dépôts sauvages, les incivilités. Cela coûterait globalement plus cher aux particuliers. Cela obligerait le budget Déchets à s'auto-financer complètement, d'où risque de compressions sur le personnel, d'augmentation des prélèvements sur les usagers ou de restrictions d'accès nouvelles. Michel Le Saint a argumenté lui en faveur d'une redevance incitative pondérée par le quotient familial pour que les familles modestes ne soient pas pénalisées.  
 
- Comment vont évoluer nos déchetteries (nombre de déchetteries sur le territoire, maillage du territoire, accès des particuliers, des professionnels: faut-il envisager des mises sous barrières, des restrictions d'accès? Cela mérite qu'on y réfléchisse à deux fois ; paiement en fonction du nombre de dépôts dans l'année ou du poids des dépôts? Horaires d'ouverture? Nombre d'agents dédiés au tri, aux conseils, à la sécurité? Relations avec les citoyens et les professionnels? Impact des nouveaux garde-corps? Mise en place d'une nouvelle plateforme déchets verts. Possibilité pour les usagers en déchetteries de faire remonter leurs remarques et réclamations via des cahiers d'usagers des services publics qui sont ensuite lus et visés par la hiérarchie, les élus, le CHSCT dans le cadre d'un nouveau dispositif réglementaire prévoyant plus de participation des usagers à la marche des services publics).
 
- Quel encouragement aux solutions de recyclage individuel ou collectif (compost, mulching, broyage)?  
 
- Quelle conception du service public ont les élus, touchant la question des déchets? Avenir des emplois, des conditions de travail des agents, du service public lui-même. 
 
- Rapport avec le privé et les logiques de profit (réduire les apports de déchets en amont au niveau des grandes surfaces, des entreprises; gestion des déchets des entreprises; contrôler le business du déchet en aval, privilégier les solutions de service public).      
 
- Faut-il accepter une nouvelle augmentation du taux de la TEOM? (après celle de 2% en 2016, une nouvelle augmentation a été envisagée, peut-être plus forte, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté). Si oui, pourquoi et à quelles conditions? 
 
- Quelle démocratie dans les prises de décision au sein de Morlaix Communauté? Quelle consultation et considération des agents? Quel dialogue social? Quels débats en commissions et en conseil communautaire? De quelle manière informe t-on et consulte t-on la population sur ces questions liées aux déchets (et si on le fait vraiment)? 
 
La réunion a duré deux heures et demi et plus d'une dizaine d'intervenants se sont exprimés.
Nous avons décidé d'organiser une nouvelle réunion publique le jeudi 6 avril à Morlaix (18h) pour la défense d'un passage en régie publique du transport en commun sur le territoire de Morlaix-Communauté à l'occasion du renouvellement des contrats sur l'urbain et le peri-urbain. 
 
Parallèlement, nous restons vigilants et prêts à nous mobiliser pour les bureaux de poste, l'hôpital, le rail, et tous les services publics du territoire.  
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
Quelques photos de la réunion de réflexion et de débat sur la gestion des déchets à Morlaix-Communauté du collectif de défense des services publics locaux: c'était hier soir, 10 mars, à Saint Eutrope
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:35

Libertés syndicales

Une salariée et syndiquée CGT séquestrée chez Conforama !
vendredi 10 mars 2017

La Fédération Commerce n’en revient pas. Le samedi 25 février dans le magasin Conforama de Niort (79), Nadine, hôtesse SAV, militante CGT en situation de handicap, a été enfermée et retenue dans un local exigu. Ceci afin de lui soustraire son carnet, sur lequel elle consignait ses notes personnelles et privées en lien avec la dégradation de ses conditions de travail depuis 2013.
Choquée, elle a dû être évacuée par les pompiers. La CGT Conforama dénonce depuis 2015 les agissements répétés de la direction, ayant pour effet une dégradation de ses conditions de travail, portant atteinte à ses droits, à sa dignité, altérant sa santé physique et mentale, ainsi que son maintien dans l’emploi. 
La direction de Conforama a choisi le silence face aux nombreuses alertes de la CGT. Elle continue de camper sur ses positions d’exclusion envers Nadine, obligée de justifiée son état de santé. La CGT Conforama soutenue par la Fédération Commerce et services, ne laissera pas la direction continuer à malmener une camarade de la sorte, et condamne de tels agissements.

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:00
Manifestation à Rennes. Les femmes kurdes en première ligne (11 mars 2017, Ouest-France)

Ouest-France, 11 mars 2017

Environ 150 Kurdes ont manifesté, samedi après-midi, dans le centre-ville de Rennes. En majorité, des femmes qui ont rendu hommage aux combattantes et aux révolutionnaires de leur communauté.

Un cortège d’environ 150 manifestants a défilé, samedi, en fin d’après-midi, de la dalle du Colombier jusqu’à la place de la République, à Rennes. Un cortège un peu particulier car clairement scindé en deux parties : les femmes et les enfants à l’avant, les hommes, discrets, à l’arrière.

 

Les femmes et les enfants d'abord!
Les femmes et les enfants d'abord! | DR

 

Sakine Cansiz, assassinée à Paris

Pourquoi une telle partition ? La communauté kurde, organisatrice de la manifestation, avait choisi, samedi, de défendre la cause des femmes, en lutte contre le système patriarcal.

Hommage a également été rendu à celles qui luttent pour l’indépendance des Kurdes face à l’État turc et qui combattent Daesh à Kobané, à Shengal… Au cri de « Vive le combat des femmes ! », le cortège, en guise de symbole, affichait, à sa tête, un grand portrait de Sakine Cansiz, l’une des trois militantes kurdes assassinées en 2013 à Paris.

 

Le portrait, brandi fièrement, d'une militante kurde assassinée.
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 11:13
Patrick Beguivin et Ismaël Dupont

Patrick Beguivin et Ismaël Dupont

Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn et Daniel Ravasio

Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn et Daniel Ravasio

Distribution de tracts des communistes sur le marché de Morlaix le 11 mars 2017

Appel de la Fédération du Parti Communiste du Finistère au rassemblement de la gauche et à la mobilisation citoyenne pour le rendre possible: retrouvons-nous le samedi 11 mars à Brest place de la Liberté et à la Maison des Syndicats! 

Notre société est à un carrefour de civilisation.

Le peuple de gauche aspire à tourner la page d'un système politique réduit à l'impuissance. Un système qui engraisse les riches et le capital. 

Les Français, et tout particulièrement le peuple de gauche, ne supportent plus les politiques dures pour les faibles, les solidarités, les services publics, faibles contre les puissants, les exilés fiscaux, les multinationales, la finance.

Aujourd'hui, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui veulent pouvoir intervenir et décider en tout ce qui concerne leur vie, leur travail, leur environnement.

Une victoire de la droite et de l'extrême-droite précipiterait notre société dans plus de violence sociale, d'inégalités, d'intolérance, de divisions.

Macron, candidat de la finance et torpille contre ce qui reste de gauche à se tenir debout, veut la flexibilité et la précarisation à tous les étages et la réforme de la France au service des capitalistes.

Une victoire de la gauche en mai et en juin ouvrirait des possibles.

Mais de quelle gauche parlons-nous ? Celle qui a tissé la toile de la déconstruction des progrès issus des luttes, des rassemblements, du mouvement populaire, ou cette gauche qui veut reconstruire de la justice, de l'égalité, de la paix. Une victoire de la gauche qui combat le chômage, les inégalités, la pauvreté, une victoire de la gauche qui lutte et qui ouvre un nouvel espoir, un nouvel avenir de progrès. En une phrase, une gauche qui ouvre une alternative aux politiques d'austérité et néo-libérales dictées par le capitalisme financier.

Cette double question – alternative à l'austérité et au libéralisme et exigence de rassemblement – prend corps dans la société.

Nous n'y sommes pas pour rien, nous qui portons cette ambition depuis des mois et avons fait le choix de ne pas présenter de candidat communiste aux élections présidentielles pour éviter la division et rendre plus fort une proposition de gauche alternative, en l'occurrence la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais nous n'en sommes qu'au début. Il nous faut éviter le piège d'attendre, de se dire que les présidentielles sont perdues pour le peuple, pour la gauche, qu'il ne s'agit que de prendre position pour la recomposition d'après du champ politique.

Cinq ans de politique de droite ou d'extrême-droite feraient voler en éclat des conquêtes sociales et démocratiques fondamentales de notre peuple, renforceraient la position idéologique des idées réactionnaires.

Face à la bande des trois, Macron, Fillon, Le Pen, il y a urgence. Urgence pour les gens, urgence pour la planète, urgence pour la démocratie, urgence pour les générations à venir.

Le hollandisme, le virage social-libéral d'une partie significative du PS est le principal responsable de cette situation si dangereuse pour la gauche, les travailleurs, les catégories populaires. Nous n'oublions rien des régressions sociales et idéologiques imposées par le Président, ses premiers ministres, ses gouvernements, les députés socialistes qui n'ont rien fait pour dévier l'axe de cette politique austéritaire et néo-libérale collant à l'agenda de la Commission Européenne et de l'Allemagne de Merkel. Le peuple de gauche a lourdement sanctionné cette politique avec la claque infligée à Valls et au clan au pouvoir aux primaires du PS.

Mais il ne s'agit plus maintenant de n'écouter que sa rancœur et son ressentiment. Il faut construire de l'espoir, se projeter vers l'avenir et les possibles de la situation, et construire dans le débat sur les contenus et les programmes les conditions d'une nouvelle majorité de gauche, basée sur un pacte de rupture avec le libéralisme, la monarchie présidentielle, le refus de prendre pleinement en considération les crises écologiques, et sur un programme de progrès social et démocratique. Sans rassemblement entre Hamon et Mélenchon, et au-delà, la gauche du PS, France Insoumise, le PCF, EELV, tout porte à croire que Macron, l'extrême-droite et la droite dure auront un boulevard devant eux pour balayer les idées de gauche et les acquis des luttes sociales à l'issue des Présidentielles et des Législatives.

Nous n'avons ni le droit, ni la volonté de nous résigner à la division et à la déroute de la gauche, en dépit des obstacles au rassemblement, et des différences de projets réelles mais non insurmontables.

Construire le Front Populaire de notre époque est possible. Les dangers pour la population ne sont pas moins grands qu'en 1936, le besoin de transformation de notre système social, économique et politique également.  

Nous voulons nous battre pour gagner, pour apporter de l'oxygène à la population et aux luttes des salariés, des chômeurs, des sans-droits, des retraités.

Renoncer par principe à toute perspective de rassemblement de la gauche sur des contenus de progrès tournant le dos au quinquennat Hollande est mortifère.

Attendre d'un homme ou d'une femme le rôle de sauveur suprême laisse l'avenir aux forces du capital. Rien ne peut changer, rien de peut se fédérer pour faire changer la politique menée depuis trois décennies, sans que le peuple s'en mêle.

C'est pourquoi la Fédération du Finistère du Parti Communiste appelle à un rassemblement citoyen à le Samedi 11 mars à BREST place de la Liberté à 14h pour dire notre exigence d'un rassemblement de la gauche authentique pour les Présidentielles et les Législatives, face à la triple menace MACRON- LE PEN- FILLON.

Nous invitons tous les citoyens de gauche soucieux d'éviter la victoire de la droite et de l'extrême-droite à participer à ce rassemblement.

Nous invitons aussi toutes les forces associatives, syndicales, de gauche du Département à venir discuter avec nous des conditions d'un Pacte de majorité de gauche à 15h à la Maison des Syndicats pour débattre et construire ensemble. 

 

Pour nous, parce que nous sommes des millions à gauche à le vouloir, ce pacte de majorité doit s'appuyer sur :

1. Une nouvelle ambition de progrès social avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation ; la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux ; un développement de la Sécurité sociale avec la retraite à 60 ans et un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 % grâce à une réforme de son financement étendu aux revenus financiers ; un plan de financement du droit à l'autonomie des personnes âgées; un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines ; un plan de relance de tous les services publics, la fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et un plan de mobilisation pour le logement social et contre les loyers chers.

2. Une VIe République démocratique qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France ; la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap ; le récépissé pour lutter contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement. 

3. L'égalité femmes-hommes avec la création d'un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes ; une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, l'éducation à l'égalité, le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle ; des mesures pour garantir le droit à disposer de son corps

4. La lutte contre la finance pour prendre le pouvoir sur l'argent avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, une réforme de justice fiscale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, la suppression du CICE et une modulation de l'imposition des entreprises sur critères sociaux et environnementaux.

5. Un nouveau mode de production et de consommation visant la réponse aux besoins humains et la transition écologique avec un moratoire sur les licenciements et une nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans les filières d'avenir ; un plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air ; un nouveau modèle agricole garantissant des prix rémunérateurs aux paysans.

6. Une France à l'offensive en Europe et dans le monde avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un fonds d'investissements financé par la BCE pour le développement des services publics et de l'emploi, une méthode de convergence sociale et fiscale par le haut, le respect des choix souverains des peuples européens ; une conférence européenne pour la paix et le désarmement ; l'abandon des négociations TAFTA, CETA et TISA au profit de nouveaux traités internationaux pour le bien commun.

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:53
Appel du PCF Finistère au rassemblement et aux débats des citoyens et forces de gauche pour un Pacte de majorité à gauche le samedi 11 mars à Brest: rassemblement place de la Liberté à 14h et discussion à la maison des syndicats à 15h

Appel de la Fédération du Parti Communiste du Finistère au rassemblement de la gauche et à la mobilisation citoyenne pour le rendre possible: retrouvons-nous le samedi 11 mars à Brest place de la Liberté et à la Maison des Syndicats! 

Notre société est à un carrefour de civilisation.

Le peuple de gauche aspire à tourner la page d'un système politique réduit à l'impuissance. Un système qui engraisse les riches et le capital. 

Les Français, et tout particulièrement le peuple de gauche, ne supportent plus les politiques dures pour les faibles, les solidarités, les services publics, faibles contre les puissants, les exilés fiscaux, les multinationales, la finance.

Aujourd'hui, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui veulent pouvoir intervenir et décider en tout ce qui concerne leur vie, leur travail, leur environnement.

Une victoire de la droite et de l'extrême-droite précipiterait notre société dans plus de violence sociale, d'inégalités, d'intolérance, de divisions.

Macron, candidat de la finance et torpille contre ce qui reste de gauche à se tenir debout, veut la flexibilité et la précarisation à tous les étages et la réforme de la France au service des capitalistes.

Une victoire de la gauche en mai et en juin ouvrirait des possibles.

Mais de quelle gauche parlons-nous ? Celle qui a tissé la toile de la déconstruction des progrès issus des luttes, des rassemblements, du mouvement populaire, ou cette gauche qui veut reconstruire de la justice, de l'égalité, de la paix. Une victoire de la gauche qui combat le chômage, les inégalités, la pauvreté, une victoire de la gauche qui lutte et qui ouvre un nouvel espoir, un nouvel avenir de progrès. En une phrase, une gauche qui ouvre une alternative aux politiques d'austérité et néo-libérales dictées par le capitalisme financier.

Cette double question – alternative à l'austérité et au libéralisme et exigence de rassemblement – prend corps dans la société.

Nous n'y sommes pas pour rien, nous qui portons cette ambition depuis des mois et avons fait le choix de ne pas présenter de candidat communiste aux élections présidentielles pour éviter la division et rendre plus fort une proposition de gauche alternative, en l'occurrence la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais nous n'en sommes qu'au début. Il nous faut éviter le piège d'attendre, de se dire que les présidentielles sont perdues pour le peuple, pour la gauche, qu'il ne s'agit que de prendre position pour la recomposition d'après du champ politique.

Cinq ans de politique de droite ou d'extrême-droite feraient voler en éclat des conquêtes sociales et démocratiques fondamentales de notre peuple, renforceraient la position idéologique des idées réactionnaires.

Face à la bande des trois, Macron, Fillon, Le Pen, il y a urgence. Urgence pour les gens, urgence pour la planète, urgence pour la démocratie, urgence pour les générations à venir.

Le hollandisme, le virage social-libéral d'une partie significative du PS est le principal responsable de cette situation si dangereuse pour la gauche, les travailleurs, les catégories populaires. Nous n'oublions rien des régressions sociales et idéologiques imposées par le Président, ses premiers ministres, ses gouvernements, les députés socialistes qui n'ont rien fait pour dévier l'axe de cette politique austéritaire et néo-libérale collant à l'agenda de la Commission Européenne et de l'Allemagne de Merkel. Le peuple de gauche a lourdement sanctionné cette politique avec la claque infligée à Valls et au clan au pouvoir aux primaires du PS.

Mais il ne s'agit plus maintenant de n'écouter que sa rancœur et son ressentiment. Il faut construire de l'espoir, se projeter vers l'avenir et les possibles de la situation, et construire dans le débat sur les contenus et les programmes les conditions d'une nouvelle majorité de gauche, basée sur un pacte de rupture avec le libéralisme, la monarchie présidentielle, le refus de prendre pleinement en considération les crises écologiques, et sur un programme de progrès social et démocratique. Sans rassemblement entre Hamon et Mélenchon, et au-delà, la gauche du PS, France Insoumise, le PCF, EELV, tout porte à croire que Macron, l'extrême-droite et la droite dure auront un boulevard devant eux pour balayer les idées de gauche et les acquis des luttes sociales à l'issue des Présidentielles et des Législatives.

Nous n'avons ni le droit, ni la volonté de nous résigner à la division et à la déroute de la gauche, en dépit des obstacles au rassemblement, et des différences de projets réelles mais non insurmontables.

Construire le Front Populaire de notre époque est possible. Les dangers pour la population ne sont pas moins grands qu'en 1936, le besoin de transformation de notre système social, économique et politique également.  

Nous voulons nous battre pour gagner, pour apporter de l'oxygène à la population et aux luttes des salariés, des chômeurs, des sans-droits, des retraités.

Renoncer par principe à toute perspective de rassemblement de la gauche sur des contenus de progrès tournant le dos au quinquennat Hollande est mortifère.

Attendre d'un homme ou d'une femme le rôle de sauveur suprême laisse l'avenir aux forces du capital. Rien ne peut changer, rien de peut se fédérer pour faire changer la politique menée depuis trois décennies, sans que le peuple s'en mêle.

C'est pourquoi la Fédération du Finistère du Parti Communiste appelle à un rassemblement citoyen à le Samedi 11 mars à BREST place de la Liberté à 14h pour dire notre exigence d'un rassemblement de la gauche authentique pour les Présidentielles et les Législatives, face à la triple menace MACRON- LE PEN- FILLON.

Nous invitons tous les citoyens de gauche soucieux d'éviter la victoire de la droite et de l'extrême-droite à participer à ce rassemblement.

Nous invitons aussi toutes les forces associatives, syndicales, de gauche du Département à venir discuter avec nous des conditions d'un Pacte de majorité de gauche à 15h à la Maison des Syndicats pour débattre et construire ensemble. 

 

Pour nous, parce que nous sommes des millions à gauche à le vouloir, ce pacte de majorité doit s'appuyer sur :

1. Une nouvelle ambition de progrès social avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation ; la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux ; un développement de la Sécurité sociale avec la retraite à 60 ans et un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 % grâce à une réforme de son financement étendu aux revenus financiers ; un plan de financement du droit à l'autonomie des personnes âgées; un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines ; un plan de relance de tous les services publics, la fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et un plan de mobilisation pour le logement social et contre les loyers chers.

2. Une VIe République démocratique qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France ; la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap ; le récépissé pour lutter contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement. 

3. L'égalité femmes-hommes avec la création d'un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes ; une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, l'éducation à l'égalité, le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle ; des mesures pour garantir le droit à disposer de son corps

4. La lutte contre la finance pour prendre le pouvoir sur l'argent avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, une réforme de justice fiscale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, la suppression du CICE et une modulation de l'imposition des entreprises sur critères sociaux et environnementaux.

5. Un nouveau mode de production et de consommation visant la réponse aux besoins humains et la transition écologique avec un moratoire sur les licenciements et une nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans les filières d'avenir ; un plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air ; un nouveau modèle agricole garantissant des prix rémunérateurs aux paysans.

6. Une France à l'offensive en Europe et dans le monde avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un fonds d'investissements financé par la BCE pour le développement des services publics et de l'emploi, une méthode de convergence sociale et fiscale par le haut, le respect des choix souverains des peuples européens ; une conférence européenne pour la paix et le désarmement ; l'abandon des négociations TAFTA, CETA et TISA au profit de nouveaux traités internationaux pour le bien commun.

Appel du PCF Finistère au rassemblement et aux débats des citoyens et forces de gauche pour un Pacte de majorité à gauche le samedi 11 mars à Brest: rassemblement place de la Liberté à 14h et discussion à la maison des syndicats à 15h
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 06:53
Adam Rayski

Adam Rayski

Adam Rayski, décédé le 11 mars 2008


Mort à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, le responsable de la section juive des communistes de la MOI fut un des combattants les plus lucides de la Résistance. Son parcours témoigne d'un humanisme éclairé. Lucien DEGOY, l’a retracé dans un article que l’Humanité publia le 14 mars 2008, quelques jours après sa disparition

« Adam Rayski, modeste héros »
Avec Adam Rayski qu'on enterrait hier après-midi au Père-Lachaise, une grande figure de l'histoire de la Résistance en France vient de disparaître. Une grande figure aussi du communisme et du judaïsme révolutionnaire, dont il épousa très jeune, dans sa Pologne natale, les idéaux respectifs, sachant les réunir d'une manière féconde dès la fin des années 1920. Malgré les soubresauts d'un parcours biographique tourmenté, les déceptions et les coups tragiques portés par l'histoire aux espoirs de sa jeunesse qu'il racontera en particulier dans Nos illusions perdues (1985), l'un de ses livres, Adam Rayski ne renia jamais ni cette riche culture nourrie d'humanisme européen internationaliste ni ses choix politiques fondamentaux qui le conduisirent très tôt à percevoir l'horreur de la barbarie nazie et à l'affronter avec ses camarades juifs communistes dans un combat collectif qu'il savait sans merci.
Exclu du lycée pour activités subversives, il émigre en France
Né le 14 août 1914 à Bialystok, ville industrielle située aux confins de la Biélorussie, dans une famille de commerçants dont certains ont participé à la révolution de 1905, Adam grandit dans l'atmosphère des débats qui traversent la gauche juive, du Bund au communisme, en passant par les sionistes de gauche du Poalei Sion. Il raconte qu'il fut fasciné par la lecture des oeuvres de Boukharine qui lui révéla la « lumière du marxisme ». Il devint rapidement responsable de la « gauche scolaire » puis secrétaire du Komsomol de la ville. Engagements qui lui valent son exclusion du lycée pour activités subversives et de devoir immigrer en France fin 1932 afin de poursuivre des études universitaires.

Parallèlement aux cours de journalisme à la Sorbonne et à l'École libre des sciences politiques, Rayski intègre les organisations de jeunesses juives communistes de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée, groupes de langues étrangères qui rassemblent depuis la fin des années 1920 les immigrés au sein d'une commission centrale du Parti communiste).

En janvier 1934, sa « section juive » lance un quotidien en langue yiddish, Naïe presse (Presse nouvelle).

Rayski y est engagé comme journaliste et permanent du Parti. Il travaille en même temps à l'Humanité où il approfondit son métier sous la direction d'André Marty, puis de Paul Vaillant-Couturier, croisant dans les services Aragon, Daniel - Renoult, Gabriel Péri ou Marcel Cachin...

Rayski, qui a vu venir la guerre derrière la montée de l'antisémitisme, accompagne l'entrée dans la clandestinité d'Unzer Wort (Notre parole). En 1940, il rejoint un régiment de l'armée polonaise (alliée de la France) basé à Coëtquidan (Morbihan), il est fait prisonnier au moment de la débâcle, mais s'évade et rentre à Paris le 14 juillet.

Sans illusions sur le régime vichyste, il s'attache à constituer dans la clandestinité des réseaux de solidarité et de soutien aux familles frappées par le statut antijuif et autres mesures de persécution. Il organise déjà la résistance passive.

On le retrouve en 1941 délégué du Parti en zone sud où de nombreux juifs s'étaient repliés depuis l'exode. Il met en place un réseau d'évasion pour les internés des camps de rétention et organise le retour de certains immigrés vers leurs pays d'origine pour y rejoindre la résistance, organise à Marseille, puis à Lyon des réseaux d'information et d'imprimerie clandestins. Après l'invasion de l'URSS par Hitler, il est rappelé à Paris pour prendre la responsabilité nationale de la section juive alors que s'accentuent les persécutions et les exécutions d'otages. Il développe une stratégie de rassemblement et d'information fondée sur le refus de l'isolement de la population juive de l'ensemble de la nation, que poursuivent l'occupant et Vichy. Après les grandes rafles de juillet 1942, auxquelles plusieurs milliers de personnes échappent grâce à l'alerte lancée par la section juive, il contribue à créer le 2e détachement juif qui constituera le fer de lance armé des FTP-MOI. Sous la conduite de Missak Manouchian- , le réseau, ses combattants et ses martyrs seront décimés sur dénonciation à la fin 1943. C'est eux que l'Affiche rouge d'Aragon et Ferré immortalisent.

Rayski, qui recevait les directives d'orientation de Jacques Duclos, supervise les structures de résistance juive adaptées à la diversité de la population : union des femmes, mouvement des jeunes, groupes de résistance par arrondissement, services d'écoute de radio, diffusion de l'information, groupes de sauvetage d'enfants.
Identifié par les services de police, il réussit à passer à travers les mailles du filet.
Dès octobre 1943, les organisations juives de la MOI qui sont passées en zone sud connaissent une montée en puissance exceptionnelle et sont reconnues par tous les autres courants de la vie juive comme partie intégrante de la résistance juive. Cette dernière unifie ses forces en créant le Comité général de défense juif qui servira d'embryon à la fondation, dès janvier 1944, du Conseil représentatif des israélites de France (CRIF) incarnant la communauté d'après-guerre.
Il supervise toutes les structures de résistance juive en france
En 1945, alors que le Parti communiste français décide l'intégration au Parti des organisations des immigrés (excepté l'UJRE qui échappe à la dissolution), Rayski participe à la conférence internationale de New York sur la situation du judaïsme européen.

Il est mandaté pour établir des contacts avec les communistes américains. Il joue un rôle international établissant des relations constantes entre le mouvement communiste français et la gauche israélienne. Ces pourparlers engagent le PCF dans une attitude favorable à la reconnaissance de l'État d'Israël.

En septembre 1949, Rayski repart en Pologne où il occupe un poste de sous-secrétaire d'État à la presse. Ses états de service au sein de la MOI et ses relations avec les organisations sionistes mondiales lui valent la méfiance des services de sécurité proches des Soviétiques. Lors du « printemps polonais » de 1956, il favorise la libéralisation des structures étatiques de la presse, mais il se détache de la politique de Gomulka qui parvient à éviter l'intervention armée soviétique au prix d'un alignement politique sur l'URSS qu'il réprouve. La rupture est consommée et Rayski revient en France en 1957.

En pleine guerre froide, il sera accusé d'espionnage au profit de la Pologne (une vengeance de - Varsovie ?) et condamné en 1962 à sept ans de prison, mais il est libéré en mars 1963 puis amnistié. À sa sortie de prison, Rayski se retire de la vie politique, se consacrant à écrire l'histoire de la Shoah et de la résistance juive, témoignant en toute simplicité auprès des écoliers et des lycéens. Le 21 février 2004, le membre d'honneur du CRIF qu'il était participait encore à la soirée d'hommage aux 23 fusillés communistes du groupe Manouchian au siège de PCF. Un héros modeste ».

Lucien Degoy

 

 

(lu sur la page Facebook de Robert Clément)  

 

Souvenons-nous d'Adam Rayski, résistant communiste juif d'origine polonaise, dirigeant et organisateur des FTP- MOI, décédé le 11 mars 2008 (Lucien Degoy, L'Humanité)
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