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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:03

Le député communité a poussé un coup de gueule remarqué et s’en est pris à Richard Ferrand, le président du groupe LREM. « Qu’est-ce que c’est que cette façon de fonctionner ? Est-ce que c’est cela la nouveauté ? Le nouveau monde ? C’est cela la nouvelle politique que vous voulez introduire dans cet hémicycle » a-t-il interrogé furieux avant de dire que tout cela était « petit ».

 

André Chassaigne a dénoncé le fait que Richard Ferrand et le groupe LREM ne veulent pas laisser deux fauteuils de vice-président à l’opposition comme il en est traditionnellement coutume.

Séance mouvementée à l’Assemblée nationale mercredi soir. Aux alentours de 22h30, François de Rugy, a demandé que l’on passe à l’élection des vice-présidents. En l’absence des postulants républicains, retirés volontairement, le groupe LREM a présenté cinq candidats. Le groupe Modem, quant à lui, a avancé un nom issu de ses rangs.

Les vice-présidents étant au nombre de six dans l’Assemblée, la majorité concourrait donc pour le grand chelem. D’ordinaire, deux vice-présidents sont choisis au sein de l’opposition. Une situation qui a énervé André Chassaigne. Le député communité a poussé un coup de gueule remarqué et s’en est pris à Richard Ferrand, le président du groupe LREM. « Qu’est-ce que c’est que cette façon de fonctionner ? Est-ce que c’est cela la nouveauté ? Le nouveau monde ? C’est cela la nouvelle politique que vous voulez introduire dans cet hémicycle » a-t-il interrogé furieux avant de dire que tout cela était « petit ».

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:58
Trump au 14 juillet: La République en marchande d'armes (PCF - 29 juin 2017)

Trump au 14 juillet : La République en marchande d'armes

 

Quelques jours après le Conseil européen consacré à la Défense et l'annonce d'Edouard Philippe de la décision de monter le budget de la Défense à 2% du PIB en conformité avec les directives de l'OTAN et l'injonction du président américain, le chef de l'Etat confirme donc la présence aux prochaines célébrations du 14 juillet de Donald Trump, au prétexte du centième anniversaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale.

Le président français et son gouvernement sont bien décidés à renforcer les positions de la France au sien de l'OTAN et à consolider leurs relations avec l'Administration Trump dont les premiers pas sur la scène internationale ont de quoi inquiéter sérieusement.

Qu'il s'agisse de l'escalade militaire en Asie avec la Corée du Nord, ou du bombardement unilatéral de la Syrie il y a quelques semaines, mais aussi de la position du président Trump dans le bras-de-fer engagé par l'Arabie saoudite et ses vassaux contre le Qatar... tout dans les derniers agissements ou déclarations de Donald Trump indiquent que sa politique va contribuer à l'insécurité internationale en activant le surarmement et les interventions étrangères.

Emmanuel Macron prétend vouloir donner un avenir au projet européen en alignant toujours plus l'UE et ses membres sur l'OTAN alors qu'il creuse la tombe de l'idée européenne fondée sur l'aspiration à la paix, et déjà largement altérée.

En invitant Donald Trump, le 14 juillet, Emmanuel Macron finit de transformer notre fête nationale en fête des nationalistes et des marchands d'armes, il trahit le sens de ces célébrations officielles et populaires.

Le PCF sera des initiatives pacifistes pour refuser la présence de Donald Trump, exiger la sortie de la France du commandement intégré et de l'alliance atlantiste, et pour la dissolution de l'OTAN afin de la remplacer par des cadres communs régionaux sous égide de l'ONU pour la coopération et la sécurité collective permettant de prévenir et résoudre les conflits en stoppant la course au surarmement et en travaillant au développement humain, social, économique et écologique.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:51
Les députés et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen, n'iront pas à Versailles adouber le nouveau monarque gouvernant en court-circuitant le Parlement  au service des milieux d'affaires - le PCF appelle à une manifestation du Tiers-Etat le 3 juillet à Versailles

"Un certain nombre d'élus de tous bords ont d'ores et déjà annoncé qu'ils boycotteraient la chose pour protester, au choix, contre la politique d'Emmanuel Macron, son exercice du pouvoir ou les pratiques de La République en marche à l'Assemblée. Le PCF va plus loin, annonçant jeudi 29 juin une manifestation devant la mairie de Versailles en plein congrès et invitant "le Tiers-État" à s'y joindre, dans une référence directe à la Révolution de 1789. Dans un communiqué, le Parti communiste écrit :

Contre le coup de force institutionnel de Macron, manifestons à Versailles Lundi à 14h. Le Tiers-État se donnera rendez-vous à Versailles pour protester contre le coup de force institutionnel d'Emmanuel Macron."

 

Communiqué des députés communistes et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen.

Nous n’irons pas à Versailles tenir congrès

Le Président de la République a décidé, dans une urgence savamment organisée, de convoquer le Parlement en Congrès ce lundi 3 juillet pour nous abreuver de son discours. Ce sera sans nous, députés communistes et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen.

Nous n’irons pas à Versailles adouber le monarque présidentiel. Nous n’irons pas à Versailles pour valider le court-circuit du travail de l’Assemblée, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre et du vote de confiance au gouvernement —ou de défiance ?— qui doit s’ensuivre. Ce n’est pas respectueux de l’Assemblée nouvellement élue et un mauvais présage sur le rôle dévolu aux Députés et au Sénateurs dans cette législature qui s’ouvre. Il y a une volonté de soumettre le Parlement que nous n’acceptons pas. On le mesure déjà avec la volonté du recours aux ordonnances et le projet de loi d’habilitation en préparation. Avec ce type de fonctionnement, ce n’est pas la République qui est en marche, mais le Parlement qui est mis au pas, au mépris du fonctionnement des institutions et de l’équilibre des pouvoirs.

le 29 juin 2017 

 

LUNDI 3 Juillet 2017 Ah,ça ira,ça ira,ça ira ! 
Contre le coup de force institutionnel de Macron, manifestons à Versailles, lundi 3 juillet à 14h.

Le tiers État se donnera rendez-vous à Versailles pour protester contre le coup de force institutionnel d'Emmanuel Macron.
Rendez-vous à 14h, avenue de Paris, angle de la Rue des États généraux, devant la mairie de Versailles.
Parti communiste français

(Marche des femmes vers Versailles, lors des journées du 5 et 6 Octobre 1789)

Les députés et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen, n'iront pas à Versailles adouber le nouveau monarque gouvernant en court-circuitant le Parlement  au service des milieux d'affaires - le PCF appelle à une manifestation du Tiers-Etat le 3 juillet à Versailles
Les députés et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen, n'iront pas à Versailles adouber le nouveau monarque gouvernant en court-circuitant le Parlement  au service des milieux d'affaires - le PCF appelle à une manifestation du Tiers-Etat le 3 juillet à Versailles
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:42
Génocide au Rwanda : Sherpa, le CPCR et Ibuka France déposent plainte contre BNP Paribas sur le fondement de complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre

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Génocide au Rwanda :
Sherpa, le CPCR et Ibuka France déposent plainte contre BNP Paribas sur le fondement de complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre

Paris, le 29 juin 2017

Les associations Sherpa, le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR) et Ibuka France déposent plainte avec constitution de partie civile contre BNP Paribas pour complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La banque aurait accepté de transférer en juin 1994, pendant le génocide et alors que l’embargo sur les armes avait été adopté par l’ONU un mois plus tôt, 1,3 million de dollars d’un compte de sa cliente, la Banque nationale du Rwanda (BNR), sur le compte suisse d’un courtier d’armes sud-africain, M. Ehlers.

Ehlers se serait alors rendu avec un commandant Hutu, M. Théoneste Bagosora, aux Seychelles, pour conclure, le 17 juin 1994, la vente de quatre-vingt tonnes d’armes, qui auraient ensuite été acheminées à Gisenyi au Rwanda, via Goma. Au cours de son audition devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le colonel Bagosora a confirmé que des armes arrivées des Seychelles par Goma auraient servi à « donner un coup de main à Kigali »[.

Force est de constater que la Banque Bruxelles Lambert (BBL) avait refusé la demande d’utilisation de fonds émanant de la Banque commerciale du Rwanda, se refusant de violer l’embargo. D’après le témoignage du détaché de la BBL au Rwanda, le milieu bancaire, qui avait déjà l’obligation de se renseigner auprès de leur client sur la destination des fonds en cas de circonstances inhabituelles, savait que « le gouvernement rwandais avait un besoin crucial d’argent. […] Il était évident pour tout le monde qu’ils devaient acheter des armes et munitions. Le Rwanda était sous embargo ». La BNP aurait été la seule banque à accepter ce transfert de fonds.

Ainsi, selon les nombreux témoignages et rapports d’enquête joints à la plainte, la BNP aurait eu nécessairement connaissance de la destination des fonds et conscience que ce transfert pouvait contribuer au génocide en cours.

C’est la première fois qu’une plainte est déposée sur ce fondement contre une banque en France. Si les faits étaient avérés, elle permettrait de mettre en lumière la responsabilité des investisseurs dans les conflits armés, et plus largement dans de graves violations de droits humains. « L’aspect préventif du devoir de vigilance tel qu’adopté le 21 février dernier, appliqué aux institutions financières, devrait permettre d’éviter leur implication dans de telles violations », déclare Sandra Cossart, directrice des programmes de Sherpa.

 

Découvrez le dossier de presse complet ici.

 

 

 http://francegenocidetutsi.org/BagosoraTranscript28novembre2002.pdf

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:00
Dictature de la rentabilité à l'hôpital -  Maternités: inquiétudes à Carhaix et Landerneau (Le Télégramme, 29 juin 2017)

Dans le projet médical réunissant les établissements hospitaliers du Nord-Finistère, l'hypothèse de la fermeture des maternités des deux villes est clairement étudiée.

 

Dans les prochaines années, les futures mamans de Landerneau et Carhaix devront-elles accoucher à Brest et Morlaix faute d'une maternité dans leur ville ? Si l'idée n'en est qu'au stade de l'hypothèse, elle a bien été couchée noir sur blanc dans un dossier de 200 pages qui n'est pas passé inaperçu. Réunis au sein du Groupement hospitalier de territoire (GHT), administratifs et personnels soignants des hôpitaux de Brest, Morlaix, Carhaix et Landerneau viennent de finaliser leur projet médical à l'échelle du territoire, le Nord-Finistère. Principe du document : réfléchir ensemble et poursuivre le travail de collaboration entre les établissements en répondant à des problématiques communes. Parmi celles-ci : les maternités.

Trois scenarii

 

Pour ce volet, trois scenarii ont ainsi été élaborés. Le premier envisage le statu quo, c'est-à-dire le maintien des quatre maternités. Le second prévoit de conserver Brest et Morlaix, et de créer deux centres périnataux à Landerneau et Carhaix. Enfin, le troisième envisage d'en maintenir trois : aux autorités de santé de choisir ensuite entre Landerneau et Carhaix pour la création d'un centre périnatal.

 

Lundi soir, en conseil municipal, Christian Troadec a déjà fait part de son inquiétude face aux deux dernières options envisagées. En tant que maire de Carhaix, celui-ci siège au conseil de surveillance du CHRU de Brest et il a été appelé à donner son avis. « J'aurais souhaité que l'on dissocie la question des maternités du reste du document, qui convenait. Mais ce n'était pas possible, alors j'ai voté contre, comme la CGT. La CFDT s'est abstenue », indique Christian Troadec. Crainte de l'édile : voir disparaître la maternité au profit d'un centre périnatal. Un lieu qui n'assure que les consultations et le suivi.

« Ne pas crier avant d'avoir mal »

 

Patrick Leclerc, président du conseil de surveillance de l'hôpital de Landerneau, se dit, pour sa part, « confiant ». Son établissement a ainsi émis un avis favorable. « En matière de périnatalité et de pédiatrie, c'est une bonne approche de réfléchir en complémentarité et non pas en concurrence, souligne-t-il. Et pour l'instant, aucun scénario n'a été validé ou invalidé. Il ne faut pas crier avant d'avoir mal ». Le président s'appuie sur les bons résultats de sa maternité pour croire au maintien de Landerneau. Avec plus de 600 naissances par an, « on a une démographie qui augmente, un service qui fonctionne bien, avec plutôt une bonne image ». Patrick Leclerc reste toutefois « vigilant » quant à la suite. « En matière d'aménagement du territoire, il faut arrêter de tout concentrer », prévient-il.

Désormais, tous les regards se tournent vers l'Agence régionale de santé (ARS) en Bretagne, qui prendra la décision d'ici à la fin de l'année. Contactée hier, celle-ci ne veut pas faire de commentaires à ce stade. Et pour cause : elle ne recevra le projet que début juillet.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:59
Macron et ses sponsors: une facétie de Gérard Filoche
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:55
Migrants: stop aux harcèlements d'Etat (LDH - 28 juin 2017)
Migrants : stop aux harcèlements d'Etat (LDH)
Mercredi, 28 Juin, 2017
L'Humanite

Communiqué de la Ligue des droits de l'homme.

Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'annoncer « d'ici dix jours, un plan d'action ambitieux pour redonner son sens à notre tradition d'asile ». La LDH examinera avec grande attention les propositions du gouvernement qui devront sortir du double discours actuel.

Sur le terrain, l'action de l'Etat présente une triste réalité, comme à Calais, où la justice a dû être saisie par onze associations, dont la LDH, pour contraindre les pouvoirs publics à une réponse d'urgence humanitaire.

De même, la situation des migrants dans la vallée de La Roya est toujours aussi dramatique. Chaque jour, ce sont des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants qui tentent, parfois au risque de leur vie, de franchir la frontière italienne. Souvent physiquement épuisés, ils sont confrontés à des forces de police qui ne cessent de les traquer.

Mais ce harcèlement d'Etat s'applique aussi à ceux qui les aident. En un mois, huit personnes ont fait l'objet d'une garde à vue. Le domicile de Cédric Herrou est encerclé, filmé en permanence. En appel, le parquet a requis huit mois de prison avec sursis à son encontre. Même chose pour Pierre-Alain Mannoni contre lequel trois mois avec sursis ont été requis, alors qu'il avait été relaxé en première instance… Quant aux quatre retraités de l'association de défense des migrants de la vallée franco-italienne de La Roya, ceux-ci viennent d'être condamnés chacun à huit cents euros d'amende avec sursis pour avoir aidé six étrangers – dont deux adolescents en les faisant monter dans leur voiture.

Un peu partout en France, les poursuites pour « délit de solidarité » se multiplient, alors que cette infraction a été en principe abolie par le précédent gouvernement. Mais cette suppression s'est accompagnée de dispositions si imprécises qu'elles donnent lieu à des interprétations jurisprudentielles contradictoires, en fonction de la nature des actes de solidarité incriminés.

C'est pourquoi la LDH demande au gouvernement d'arrêter, sans délais, de traiter en délinquants ces citoyen-ne-s qui agissent auprès des migrants en toute humanité, trop souvent en lieu et place de pouvoirs publics défaillants. Elle attend de l'Etat la réaffirmation de la tradition d'accueil de la France, dans le respect du droit d'asile et de la dignité des migrants.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 05:21
Nature: la flore bretonne en grand danger (Le Télégramme - Didier Deniel, 29 juin 2017)

En une cinquantaine d'années, 16 % des espèces de la flore bretonne ont disparu ou sont menacées. C'est le constat alarmant de l'étude du Conservatoire botanique de Brest, qui dresse un bilan de santé floristique en Bretagne. Un travail titanesque, mené par 250 botanistes professionnels et amateurs.

En 2014, les 11 conservatoires botaniques de France reçoivent pour mission d'établir une liste rouge des espèces floristiques disparues sur leurs territoires. À Brest, le soin d'encadrer ce travail de bénédictin est confié à Emmanuel Quéré, botaniste professionnel. « Le dernier travail de ce type datait de 1987. Il était impérieux de réactualiser nos données. Nous avons travaillé de longs mois avec des professionnels et une armée de 250 botanistes amateurs, qui ont arpenté la campagne et collecté des données ». Ces gens, aux profils très différents (retraités, agriculteurs, enseignants) sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures quand ils scrutent le sol. Comme cette Parisienne qui quitte la capitale chaque week-end pour explorer la campagne bretonne. Une mordue que rien n'arrête.

42 plantes disparues et 187 menacées

 

Partout en France, la même méthodologie a été adoptée, les fichiers régionaux étant superposés pour offrir des éléments nationaux objectifs. Des nouvelles données qui ont été analysées à la lumière des quelque 2 millions d'observations enregistrées dans la base de données du conservatoire de Brest pendant 25 ans. Il existe 2.589 plantes différentes en Bretagne. Mais les botanistes ont passé au crible uniquement celles qui sont propres à la Bretagne, les indigènes, qui sont au nombre de 1.452. 

 

Nature. La flore bretonne en danger

 

Le constat est assez alarmant. Il en ressort que 42 espèces et deux sous-espèces ont disparu du sol breton (soit 3 % de la flore), que 46 ont peut-être disparu ou sont en danger critique. Enfin, 132 sont considérées comme en danger ou vulnérables.
 

 

Des causes multiples

Il peut s'agir de plantes rases qu'on devine à peine sous la semelle de ses chaussures mais aussi de belles fleurs, comme les tulipes sauvages, disparues de la région. « En Bretagne, la richesse florale est une réalité : les milieux naturels sont extrêmement variés, précise Emmanuel Quéré. Sols acides, landes, tourbières, forêts, bocage mais aussi des terres en bordure de littoral ». Le climat, à mi-chemin entre le nord et le sud, est aussi gage de diversité des espèces. 

À quoi peut-on imputer ces disparitions ? Pour les botanistes, l'agriculture intensive est loin d'être étrangère à cette régression. Selon eux, à partir des années 1970, des espèces qui existaient encore dans les années 1950 et 1960 ont été rayées de la carte. C'est dû à l'évolution des pratiques agricoles, qui privilégiaient les herbicides. « Un tiers des espèces disparues étaient missicoles : elles avaient un lien avec la moisson. Il ne reste presque plus rien d'elles », se désole Emmanuel Quéré. 

Le drainage de zones humides est aussi montré du doigt, ainsi que la construction d'habitations. Plus les zones urbaines et périurbaines se développent, plus la diversité floristique décline. Parfois, c'est tout un équilibre qui est modifié quand une plante disparaît. Comme la gentiane pneumonanthe, de couleur bleue, colonisée par un papillon mais aussi par des insectes pollinisateurs dont le rôle crucial pour la flore n'est plus à démontrer. 

Pour autant, il n'est pas trop tard pour faire évoluer les choses favorablement. Car pouvoirs publics et collectivités sont de plus en plus conscients de la nécessité de préserver la diversité de ce patrimoine.

« Faire des zones protégées »

« Nous savons que les prairies naturelles ou les zones humides abritent pas mal d'espèces menacées. Il faut tout mettre en oeuvre pour en faire des zones protégées ». À ce titre, le conservatoire de Brest a établi plusieurs stations où des plantes rarissimes sont préservées. « Ces zones sont faciles à gérer. Il suffit de prévenir les propriétaires des terrains. En général, ils se sentent concernés et font tout pour nous faciliter la tâche. Ce qu'on leur demande est simple. Parfois, ça se résume à un coup de volant de tracteur, pour éviter d'écraser la zone ». 

Le conservatoire a aussi pour mission de tenter de réintroduire des plantes disparues, dont les graines sont conservées dans des congélateurs. « C'est délicat, mais possible. À condition d'avoir plusieurs souches. Car les plantes, c'est comme les animaux. La consanguinité ne facilite pas les choses ».

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 05:00

Les sommets de 120 ans de haine anti-CGT

Michel Pigenet, Professeur d’histoire contemporaine, Paris-I Panthéon-Sorbonne
Jeudi, 16 Juin, 2016
Humanité Dimanche
Au sortir du Front populaire, Paul Reynaud, alors ministre des Finances, voudra "en finir avec une CGT dominée par le PCF"

Entre mépris de classe et répression sociale, le déferlement de propos venimeux qui s’exerce contre la CGT à l’occasion de la mobilisation contre le projet El Khomri n’est pas une nouveauté. Depuis sa création, la Confédération est la cible d’attaques violentes du pouvoir, du patronat, comme le démontre, exemples à l’appui, l’historien Michel Pigenet.

Ainsi la CGT serait « à la dérive », associée à des « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » (Pierre Gattaz). Sur la lancée, un médiacrate patenté a pu identifier les « deux menaces » qui pèseraient sur la France : « Daech et la CGT ». Tandis qu’une pétition exige la dissolution de la centrale, son secrétaire général n’est pas épargné. « L’homme qui veut mettre la France à genoux » (« le Figaro ») rappellerait le « Beauf » de Cabu, ce que suggère le portrait d’un Philippe Martinez à la « vie un peu terne et sans apparat », issu d’« une banlieue sans âme » et qui « roule dans une vieille Renault Scenic » (« Capital »). Frappés au double coin de la défense de l’ordre et du mépris de classe, les thèmes du discours anticégétiste ne se renouvellent guère. À trois décennies de distance, les propos de Pierre Gattaz font écho aux sorties de Coluche contre la CGT « force du désordre » et « cancer général du travail ».

L’antisyndicalisme est aussi, sinon d’abord, affaire d’État. Dotés des moyens qu’offre la puissance publique, nombre de ministres ont attaché leur nom aux plus violentes diatribes anticégétistes. Avant 1914, Clemenceau revendiqua le surnom de « premier flic de France » face à une CGT qu’il défiait en ces termes : « Vous êtes derrière une barricade ; moi je suis devant. » En 1921, un tribunal correctionnel ordonnera la dissolution de la CGT au lendemain d’une défaite ouvrière marquée par la révocation de 18 000 cheminots dont une violente campagne de presse dénonçait l’« entreprise criminelle contre la prospérité de la nation » (« le Temps »). Il en ira de même en novembre 1938, au sortir du Front populaire et en riposte à la grève générale contre les décrets-lois mettant fin aux 40 heures. Son initiateur, Paul Reynaud, confiera qu’il voulait « en finir avec une CGT désormais dominée par les communistes ». Passons sur la dissolution effective de la CGT, exécutée en novembre 1940 par Belin, ancien secrétaire confédéral rallié à Vichy. Après la Libération, la guerre froide verra les autorités assimiler la CGT à un PCF tenu pour être au service de l’URSS. Lors des durs conflits sociaux de 1947 et 1948, des milliers de grévistes, sur lesquels les CRS sont autorisés à tirer par Jules Moch, ministre socialiste de l’Intérieur, sont licenciés et des centaines condamnés par la justice.

La radio et la presse ne sont pas en reste. « L’Aurore » du 21 octobre 1948 appelle le gouvernement à « briser » le « plan clandestin du Kominform ». Tout au long de ces années, l’État gendarme a la main lourde. Sa bienveillance va aux maintes officines que finance le patronat. Certaines lui sont liées, à l’instar des caisses que créée l’UIMM dès 1906 afin de couvrir les pertes dues aux grèves. D’autres monnaient leurs prestations au gré des besoins : recrutement de briseurs de grève, diffusion de publications anticégétistes, formation de dirigeants d’entreprise. À partir de 1955, d’anciens rescapés de la collaboration publient ainsi les Études sociales et syndicales, aujourd’hui sous le contrôle de l’Institut supérieur du travail, dont les analystes alimentent les médias bien-pensants.

Nous en sommes là. Aussi évidente que soit la permanence de méthodes et d’argumentaires aux relents de racisme social, notons la quasi-extinction de la thématique anticommuniste à l’honneur depuis les années 1930. L’évolution laisse intacte, en revanche, la dénonciation d’un syndicalisme menaçant la cohésion et l’économie nationales.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:27
Les députés communistes mobilisés contre les ordonnances Macron pour casser le droit du travail
Les députés communistes mobilisés contre les ordonnances Macron pour casser le droit du travail
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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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