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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:52
Mettre fin aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie (PCF)

Mettre fin immédiatement aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie

 

Différentes sources de presse ont révélé ces derniers jours que la Tchétchénie de Ramzan Kadyrov était le théâtre de graves persécutions anti-LGBT : enfermements arbitraires, camps de détention, tortures, parfois jusqu’à la mort. Le porte-parole du gouvernement tchétchène a déclaré récemment : « Si jamais il y avait de telles personnes en Tchétchénie, les organes de maintien de l’ordre n’auraient aucun problème avec eux car leurs parents les auraient envoyés là d’où l’on ne revient pas ».

Le PCF condamne fermement ces actes barbares et s’inquiète vivement de l’essor de l’autoritarisme le plus brutal et des attaques contre l’égalité des citoyens.

Le PCF se joint aux organisations de défense des droits humains pour demander l’ouverture d’urgence d’une enquête. Le régime de Kadyrov est une longue litanie d’attaques violentes, au propre comme au figuré, contre les défenseurs de l’égalité des droits pour toutes et tous. Kadyrov a instauré un régime d’exception en Tchétchénie, qu’il considère comme sa propriété privée, à l’encontre des droits humains les plus élémentaires dont le respect est d’ailleurs rappelé dans la constitution de la Fédération de Russie.

Ces politiques de persécution doivent immédiatement cesser. Le PCF réaffirme sa solidarité avec les victimes de discrimination et de persécution pour leur orientation sexuelle où qu’elles se trouvent, et avec les militants des droits humains également victimes de répression. La Fédération de Russie, dont la Tchétchénie fait partie, est signataire de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les principes qui y sont édictés doivent être respectés partout.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:52

 

Cet été, un des trois services de soins de suite et de réadaptation de l'hôpital fermera pendant deux mois. Dans d'autres services, ce sera une partie des lits. De quoi susciter l'inquiétude chez les syndicats et pour le collectif de défense du centre hospitalier.

Du 30 juin au 3 septembre, le service SSR 2 de l'hôpital de Morlaix, l'un des trois services de soins de suite et de réadaptation fermera, soit 22 lits au total. Pour la cardiologie, treize lits seront fermés sur les 26 du service. Aux urgences, il y aura dix lits de moins du 23 juillet au 20 août. En pédiatrie, ce sera quatre de moins (tout l'été) et la chirurgie 2 comptera six lits en moins pendant deux semaines.

« Quel impact sur les patients ? »

Dans un contexte social déjà tendu à l'hôpital, ces décisions n'ont pas manqué de faire réagir les syndicats, notamment la CGT et Sud Santé, ainsi que le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix. « Quel sera l'impact sur la prise en charge des patients ? Nous allons, plus que jamais, rester attentifs à maintenir la qualité de soins sur l'établissement et veiller à ce que nos conditions de travail ne se dégradent pas encore plus », lance cette représentante de la CGT. Le service SSR reçoit des personnes en attente de placement en maison de retraite ou en convalescence. « Ce sont souvent des personnes âgées dépendantes. Que dire aux familles ? Où vont aller ces personnes ? », s'interroge une agent. « Ils seront dirigés vers d'autres établissements, déjà pleins, ou renvoyés chez eux.

Alors, ils reviendront aux urgences si quelque chose ne va pas », pointe une syndicaliste qui rappelle que la fermeture de lits dans plusieurs services va raviver la tension aux urgences, par manque de places pour hospitaliser dans les meilleurs délais.

Une décision conjoncturelle

Du côté de la direction, on rappelle que la fermeture saisonnière de lits dans les services de pédiatrie, de chirurgie, de psychiatrie ou encore en pneumologie se fait, chaque année, en concertation avec les chefs de service ou de pôle. « Tout cela en fonction du taux de remplissage des services et ça ne pose pas de difficultés. Et s'il y en a eu l'année dernière, comme en chirurgie, on adapte », rappelle Jacques Louarn, directeur adjoint de l'hôpital. Pour les cas du service SSR 2 et la cardiologie, il admet une décision « conjoncturelle » : ce service et ces lits fermeront par manque de moyens médicaux pour l'été. « En effet, nous ne trouvons pas de médecin pour remplacer ceux qui partent en vacances ou à la retraite. Mais il n'y a pas péril pour l'accueil des patients. Un travail en amont va être fait pour les orienter au mieux et optimiser l'occupation des lits. Sans mettre les malades dehors, bien sûr ! », explique Jacques Louarn en précisant que, malgré les festivals et les touristes, l'établissement connaît un ralentissement de son activité l'été.

Mobilisation syndicale le 27 avril

Pas de quoi convaincre les syndicats qui appellent, le jeudi 27 avril (CGT, Sud et CFDT), à une journée de mobilisation pour dénoncer la situation sociale dans l'établissement. Les agents et la population sont invités à se mobiliser devant le bâtiment administratif, de 14 h à 16 h 30.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-inquietude-apres-l-annonce-de-la-fermeture-d-un-service-cet-ete-14-04-2017-11475304.php

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:35
Parole, Jacques Prévert était « celui qui rouge de cœur »
CAROLE AUROUET UNIVERSITAIRE
VENDREDI, 7 AVRIL, 2017
L'HUMANITÉ
Jacques Prévert, à Paris, en 1968. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Rajak Ohanian
Jacques Prévert, à Paris, en 1968. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Rajak Ohanian
 

Le 11 avril 1977, meurt le poète révolutionnaire. Né en 1900, l’anticonformiste créateur lègue des textes populaires et sonores repris par tous les genres artistiques (théâtre, cinéma, chanson, etc.) et dans toutes les langues.

Jacques Prévert est un braconnier révolutionnaire. Révolté et corrosif, il a bousculé l’ordre établi avec une lucidité cruelle et sensible, créant des œuvres qui exaltent la vie, l’amour et la liberté, contre la religion, la guerre, la famille bourgeoise et le capitalisme. Toute sa vie, il s’est comporté en poète. Au sens étymologique du terme, soit action de faire et création. Au sens aussi où Apollinaire l’entendait : « Celui qui découvre de nouvelles joies, fussent-elles pénibles à supporter », ajoutant que l’« on peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte ».

Né en 1900, Prévert vit une enfance bercée par l’amour de ses parents et ponctuée par les aléas financiers familiaux qui l’exposent aux dures réalités de la vie. L’enfant n’est pas mauvais élève mais il pratique l’école buissonnière, faisant ainsi ses humanités dans la rue. Durant son service militaire, il rencontre Marcel Duhamel – futur créateur de la collection « Série noire », titre d’ailleurs soufflé par Prévert – et le peintre Yves Tanguy. De retour à Paris, ils habitent 54, rue du Château et participent dès 1924 au surréalisme, dont Prévert s’exclut en 1930 en signant le pamphlet contre André Breton, « Mort d’un Monsieur » dans Un cadavre. La question de l’engagement politique se pose à lui avec l’adhésion des surréalistes au PCF en 1926. Prévert confie que s’il était « révolutionnaire à 7 ans », il a « toujours été incapable d’ouvrir un livre de Marx », car cela l’« emmerde ». Et d’ajouter : « Il serait pour moi facile d’adhérer au Parti communiste mais je crois que cela n’aurait aucun sens. » Il n’a jamais pris la carte d’un parti mais il est toujours resté clair sur son positionnement : « J’aime mieux la gauche, c’est la main de l’ouvrier, c’est celle qui peut le plus, même s’il n’est pas gaucher. »

Les paroles de Prévert fredonnées dans le monde entier

À partir de 1932, Prévert écrit pour le groupe Octobre. Dans les usines en grève comme dans la rue, cette troupe de la Fédération du théâtre ouvrier traite de l’actualité. C’est le théâtre de l’agit-prop. À Moscou en 1933, le groupe participe à l’Olympiade internationale du Théâtre révolutionnaire avec une pièce de Prévert, opposé à la guerre, la Bataille de Fontenoy. En 1936, l’auteur écrit le Tableau des merveilles, texte mis en scène par Jean-Louis Barrault. Ses écrits, Prévert les donne à ses proches ou les publie parfois dans des revues. René Bertelé décide de les réunir et de les éditer : Paroles paraît en 1946 et rencontre un succès fulgurant. Le recueil est détonnant : antimilitariste et anticlérical, il aborde les thèmes du quotidien et rompt avec les règles de versification classique, rendant hommage au langage populaire et révolutionnant la poésie. Suivront Spectacle (1951), la Pluie et le Beau Temps (1955), Choses et autres (1972)…

Prévert écrit également pour le cinéma, qu’il considère comme un art populaire et anticonformiste. Réalisés par Marcel Carné (le Quai des brumes, les Enfants du paradis…), ses scénarios le sont aussi par son frère Pierre (L’affaire est dans le sac, Voyage surprise…), Jean Renoir (le Crime de monsieur Lange), Jean Grémillon (Remorques, Lumière d’été), Claude Autant-Lara (Ciboulette), André Cayatte (les Amants de Vérone), Paul Grimault (le Roi et l’Oiseau…), Jean Delannoy (Notre-Dame de Paris)… Pour créer, Prévert s’entoure d’amis : Arletty, Maurice Baquet, Pierre Brasseur ou Jean Gabin, à qui il écrit des rôles, Joseph Kosma à la musique, Mayo aux costumes, Alexandre Trauner au décor.

Théâtre, littérature, cinéma… et chanson ! Les textes de Prévert sont mis en musique par Christiane Verger, Wal-Berg, Kosma… Femmes et hommes les chantent : Agnès Capri, Marianne Oswald, Juliette Gréco, Yves Montand, Marcel Mouloudji, Serge Reggiani… Des Feuilles mortes aux Enfants qui s’aiment, en passant par Barbara, les paroles de Prévert s’envolent pour être fredonnées sur les lèvres du monde entier. Abolissant toute notion de genre, Prévert s’illustre aussi par l’image. Outre ses collaborations avec les photographes (Doisneau, Brassaï, Izis…) et les peintres (Picasso, Miró, Braque…), il confectionne des collages qui déstructurent le réel pour recomposer une image hybride pertinente. Il les associe à ses textes de façon novatrice dans Fatras (1966) et Imaginaires (1970). Quittant son appartement surplombant le Moulin-Rouge (où Boris Vian fut son voisin), Prévert rejoint son ami Trauner à Omonville-la-Petite, petit bout du monde normand où les volutes de fumée des cigarettes l’emportent le 11 avril 1977. Il repose désormais dans le cimetière du village, non loin du jardin dans lequel ses amis lui ont rendu hommage : Barrault a planté une azalée, Mouloudji un eucalyptus, Arletty du lierre, Montand des pins, Doisneau un tilleul, Carné une euphorbe rouge, Gréco un rhododendron rouge… pour « celui qui rouge de cœur », comme le qualifiait André Breton.

Carole Aurouet est auteure de Prévert et Paris. Promenades buissonnières, éditions Parigramme et de Prévert et le cinéma, les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place.
Critique de la presse aux ordres

La liberté de la presse est l’objet d’une vigilance constante de la part de Jacques Prévert. En 1932, écrite pour le groupe Octobre, sa pièce Vive la presse attaque avec véhémence la presse, accusée de mensonges et de servilité, manipulée par ceux qui ont le pouvoir et l’argent. Le protagoniste principal est le Capitaliste. Les autres personnages sont des journaux de l’époque, en l’occurrence l’Ami du peuple, la Croix, l’Œuvre, le Matin et le Temps. Prévert endosse le rôle de l’Ami du peuple. Un général commande le silence dans les rangs afin que le Capitaliste puisse faire l’appel des journaux… En 1937, prévu pour Jean Grémillon, son scénario non tourné le Grand Matinal propose une satire du journalisme qui met en avant des réseaux qui corrompent les informations pour manipuler l’opinion.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:43
Pierre Laurent : « les Français sont en train de prendre la parole »
AURÉLIEN SOUCHEYRE
SAMEDI, 15 AVRIL, 2017
HUMANITE.FR
Photo DORIAN GUITEL/CE3P
Photo DORIAN GUITEL/CE3P

Le secrétaire national du PCF a tenu un meeting jeudi soir à Rouen, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et alors que Jean-Luc Mélenchon ne cesse de monter dans les sondages.

À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Pierre Laurent a tenu un meeting de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, jeudi à Rouen (Seine-Maritime). Le secrétaire national du PCF, entouré de nombreux militants PCF, insoumis, écologistes et de candidats communistes normands aux élections législatives (Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq, Hubert Wulfranc, Patrice Dupray, Aurélien Lecacheur) a estimé que « quelque chose se lève dans ce pays » avec la qualification possible pour le second tour de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cesse de monter dans les sondages.

« Nous entrons un paysage politique que l’on n’a pas connu depuis des décennies.

On pense plutôt en ce moment à 2005 et à la campagne du non au projet de constitution européenne qu’à d’autres élections. Des gens qui ne parlaient pas politique se mettent à en parler. Des millions de gens qui ne savent pas encore quel bulletin ils vont mettre dans l’urne vont se décider cette semaine. La bataille politique, la lutte des classes, va donc prendre un tour tout particulier », a estimé Pierre Laurent.

Fustigeant ceux « qui ont tout essayé pour verrouiller l’élection présidentielle, pas toujours avec les mêmes noms mais toujours avec le même scénario », afin de voir s’affronter le Front national et un candidat libéral au second tour, le dirigeant s’est indigné que « quand Marine Le Pen était donnée à 27%, personne ne s’est déchainé de la sorte ! ». Il faisait ici référence aussi bien aux « éditos ridicules », « aux poncifs anticommunistes » ressortis pour cibler Jean-Luc Mélenchon, qu’à François Hollande, sorti de sa réserve pour s’inquiéter de la dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon.

« Ce qui leur fait peur, c’est que l’on échappe à leur scénario. Ce qui était prévu est dérangé par une irruption citoyenne qu’ils ne veulent absolument pas voir », a poursuivit Pierre Laurent. A ses yeux, les « Français sont en train de prendre la parole » contre tous « ceux qui disent que le progrès social est impossible ». « Le monde dans lequel nous vivons est scandaleusement injuste. Il y a neuf millions de pauvres dans ce pays, soit un million de plus qu’il y a dix ans, et dans ces millions il y en a des centaines de milliers qui travaillent ! », s’est-il indigné, avant de lister les 80 milliards d’euros perdus à cause de l’évasion fiscale, les 40 milliards de CICE versés sans aucun effet sur l’emploi et les dividendes déboursés aux actionnaires qui continuent d’exploser.

« Les 50 plus grandes fortunes françaises possèdent 275 milliards d’euros, et les dix plus grandes 160 milliards rien qu’à elles seules. C’est plus que le budget de l’Education nationale. Et on nous dit que dépenser dans les services publics c’est impossible ? Le pays craque parce que ce monde est fou ! » Disant sentir, sur le terrain, que le maintien des services publics est l’une des trois principales préoccupations des Français, il a ensuite ainsi ciblé Marine Le Pen : « Nous, nous élevons notre regard vers ceux qui se goinfrent sur notre dos. Elle, à l’inverse, baisse le regard et veut que les travailleurs croient que le problème est en dessous d’eux. Le poison de la division qu’elle instille est extrêmement dangereux ».

Evoquant la Guyane, les banlieues, les territoires ruraux, tout comme les manifestations aussi bien de gardiens de prison que les revendications des handicapés, Pierre Laurent a fait ce constat : « Tous disent être les oubliés de la République, partout nous l’entendons dans cette campagne. Mais c’est qu’en réalité nous sommes tous les oubliés de la politique de rentabilité, de la finance et de ce système ! » Mesurant qu’un « autre monde est possible, qu’un autre monde est à notre portée », il a appelé à se mobiliser pour voter Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. « La bataille pour un autre monde ne passe pas seulement par l’élection présidentielle, mais elle passe à l’évidence par l’élection présidentielle. Il y a des débats et il y en aura encore, c’est évident, mais porter Jean-Luc Mélenchon au second tour de ce scrutin est le chemin le plus court », a-t-il insisté.

Se projetant déjà dans la suite du combat, Pierre Laurent a rappelé que « les législatives seront elles aussi à gagner. Une victoire présidentielle serait réduite à néant sans victoire aux législatives et sans majorité qui donne sa place à toutes les sensibilités de la gauche : les communistes, la France insoumise, les écologistes, Ensemble et les socialistes anti-austérité ». Appelant à faire « entrer le peuple à l’Assemblée nationale », ambitionnant de « faire beaucoup plus que sept députés PCF », il a retenu ce mot d’ordre : « là où nous sommes les mieux placés pour gagner, ne pas se diviser ». « Quoi qu’il arrive, un nouveau rapport de force aura été installé avec cette campagne », a-t-il enfin souligné, invitant à déjouer le scénario préétablis.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:27
Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit. | Ouest-France

Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit. | Ouest-France

Ouest-France

 

Carhaix. Pierre-Yves Thomas, communiste depuis 50 ans
Carhaix. Pierre-Yves Thomas, communiste depuis 50 ans

Alexandre HOGUIN.

ILS MILITENT. Dernier volet de notre série avec Pierre-Yves Thomas, 64 ans, autrefois conseiller municipal en région parisienne, il a toujours milité pour le Parti communiste français. Désormais établi à Carhaix, c’est sur le terrain qu’il agit.

Des débats du conseil municipal en région parisienne aux tracts distribués à la pelle dans la commune carhaisienne, il n’y a qu’un pas. Ce pas, voilà maintenant cinq ans que Pierre-Yves Thomas l’a effectué.

Né de parents bretons, il déménage à Fontenay-le-Fleury, dans les Yvelines, pour y passer toute son enfance. C’est d’ailleurs là-bas que va débuter sa « carrière politique ».

Issu d’une famille ouvrière, et en partie communiste – son père et ses deux frères, en l’occurrence – Pierre-Yves Thomas s’investit dès l’âge de 16 ans. « À l’époque, je ne faisais encore que coller des affichettes et distribuer des tracts », se souvient-il.

Mai 68, un tournant

Et puis arrive mai 68. Comme un tournant. « J’ai intégré les Jeunesses Communistes », indique celui qui, déjà, « appréciait parler des événements, de politique, et regarder les débats avec Giscard ou Duclos ».

Au fil des années, la politique prend de plus en plus dans le parcours de Pierre-Yves Thomas. Embauché en 1970 comme fraiseur dans les ateliers d’aviation Louis Breguet, rachetés deux ans plus tard par la société Avions Marcel Dassault, il s’engage la même année en tant que représentant syndical de la CGT.

Le benjamin

En 1969, il prend sa carte au Parti communiste, auquel il adhère depuis bientôt cinquante ans.

Les engagements politiques se multiplient et se concrétisent quelques années après par un poste d’élu au conseil municipal de Fontenay-le-Fleury.

« À 24 ans, j’étais le benjamin. À ce moment-là, la commune penchait à gauche », se rappelle-t-il. Tellement que le Parti communiste est majoritaire. Pierre-Yves Thomas y est chargé de présider le comité des fêtes, jusqu’en 1983.

Beynes

L’année suivante, il change d’air et s’installe à Beynes, toujours dans les Yvelines. Et là encore, la politique reprend le dessus. « Un ami que j’avais connu à Fontenay m’a fait part de la défection d’un conseiller municipal de droite », confie le sexagénaire. Ni une, ni deux, le voilà reparti briguer un mandat d’élu, qui s’achèvera en 1988.

Retour difficile

Puis dix ans plus tard, il effectue son retour à Fontenay-le-Fleury. Et là surprise : lors des élections municipales, Pierre-Yves Thomas se présente sur la liste de… l’opposition. « Ça a changé pas mal de choses. Par exemple, on recevait les dossiers au dernier moment avant les conseils municipaux », glisse-t-il.

Les actions se mènent alors sur le terrain, par la distribution de tracts. « Fontenay était une ville-dortoir, où les gens aisés vivaient souvent dans des résidences dont ils ne sortaient presque jamais. »Un constat difficilement encaissé par Pierre-Yves Thomas.

Lutte des classes

« La lutte des classes n’est pas terminée malgré ce qui se dit. Il faut faire en sorte que notre société soit plus juste et plus libre. Il n’y a jamais eu autant de riches, le CAC 40 a battu des records », s’indigne un homme choqué par la misère, et qui manifestait, le 30 mars à Quimper, pour exprimer sa colère quant aux pensions perçues par les retraités.

Animateur de la section du PCF à Carhaix depuis deux ans, Pierre-Yves Thomas espère une alliance prochaine entre tous les partis de gauche. « C’est la solution si elle ne veut pas disparaître pendant plusieurs années et conserver un espoir d’un avenir meilleur. »

Vers les législatives

Quant aux élections à venir, il souhaite que « tout soit fait pour que Mélenchon aille au second tour ». Puis viendront les législatives lors desquelles il se battra pour faire élire Maxime Paul, « candidat du rassemblement de la gauche ».

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/carhaix-pierre-yves-thomas-communiste-depuis-50-ans-4929007

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:25
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:15

Collectif de défense des services publics de Cornouaille (Finistère)

Communiqué de presse

 

Samedi 1er avril, à Quimper comme dans de nombreuses villes, dans le cadre de la semaine mondiale d’action contre l’évasion fiscale, une initiative humoristique et non-violente s’est déroulée devant le siège de la BNP, banque française qui réalise le plus de profits dans les paradis fiscaux.


Cette action, à l’appel du collectif de défense des services publics de Cornouaille, visait à dénoncer l’évasion fiscale massive, qui entraîne une perte estimée à 80 milliards d’euros pour le budget de notre pays, et le déficit de financement qui en résulte pour nos services publics, en particulier l’hôpital.


Suite à cette initiative, Hélène, membre du collectif d’organisation, a été convoquée pour audition mercredi 19 avril à 9h au commissariat de Quimper.


Nous n’acceptons pas qu’elle soit mise en cause pour une action préparée et réalisée collectivement et solidairement par les organisations participantes.


Nous n’acceptons pas que l’on criminalise des actions citoyennes ou syndicales au service de l’intérêt général.


Ceux qui violent la loi, ce ne sont pas ceux qui s’engagent pour le bien public, ce sont ceux qui spolient la collectivité en pratiquant l’évasion fiscale.


Nous appelons en conséquence toutes celles et tous ceux qui ont à cœur les libertés à un rassemblement de solidarité et de soutien

mercredi 19 avril 2017 à 8h45

devant le commissariat de Quimper.

 

Quimper 15 avril 2017


Collectif de défense des services publics de Cornouaille

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 12:27

JULIA HAMLAOUI

JEUDI, 13 AVRIL, 2017

L'HUMANITÉ

 

 

Pour Pierre Laurent, au-delà de la caricature, qu’il dénonce, les attaques anticommunistes soulignent la vague d’espoir suscitée par Jean-Luc Mélenchon.

Retour en force des clichés sur le communiste, couteau entre les dents, prêt à manger des petits enfants. Ce n’est malheureusement pas à l’occasion d’une nouvelle version de la Cité de la peur, pour lequel les Nuls avaient affublé leur serial killer d’une faucille et d’un marteau. Non. L’attaque, bien que caricaturale, se veut sérieuse. Après les Échos et le patron du Medef, Pierre Gattaz, le Figaro mais aussi Emmanuel Macron et François Fillon multipliaient les formules chocs à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. Les références à Cuba et au Venezuela (« Mélenchon : le délirant projet du Chavez français », titrait par exemple hier le Figaro) ont remplacé celles de l’URSS, mais la promesse faite en 1981 de « chars russes à la Concorde » n’est plus très loin. Et comme de coutume, le communisme est au cœur de la cible.

Premier concerné, puisque secrétaire national du PCF, Pierre Laurent n’a pas manqué de réagir hier. « On savait que la droite dans cette élection était brutale. Maintenant on découvre dans les derniers jours de la campagne, inquiets qu’ils sont de la percée de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle est profondément ringarde », a-t-il taclé sur France Inter, fustigeant les « vieux poncifs anticommunistes » que « ressort la droite dès qu’elle a peur de perdre les manettes », « des arguments totalement éculés qu’on a connus dans la guerre froide ». Mais pour le dirigeant du PCF, c’est un peu l’histoire du crapaud et de la colombe : « C’est assez dérisoire par rapport à ce qui est en train de se passer dans le pays, où se cherche l’espoir. »

« Tout au long de l’histoire politique et sociale, à chacun des progrès les plus âprement arrachés dans les urnes ou dans la rue, ce discours sur la peur du rouge a toujours été brandi par ceux qui étaient les tenants du système et qui s’opposaient à ces conquêtes démocratiques et sociales », ajoute Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, qui y voit le signe que « la lutte des classes n’est pas derrière nous » et surtout que « le vent se remet à souffler dans la bonne direction ». S’il décerne une mention spéciale au Figaro, qui « trempe sa plume dans le même encrier que lorsque les ministres communistes sont arrivés au gouvernement en 81 » (« pas besoin d’attendre trente ans pour en sourire », glisse-t-il), le porte-parole estime aussi le phénomène révélateur : « Si ceux qui mènent cette charge anticommuniste craignent que les valeurs du commun supplantent les intérêts particuliers, ils ont raison. On veut faire reculer les intérêts privés de l’oligarchie financière ou politique pour construire un projet en faveur du commun et l’intérêt général. »

« Les communistes sont présents et pleinement engagés partout »

Face au climat qui s’annonce de « plus en plus agressif », c’est à maintenir le cap d’« une campagne positive, de conviction, de propositions » qu’invitent les dirigeants du PCF, notant que d’ores et déjà « les communistes sont présents et pleinement engagés partout ». « Les Français sentent qu’il y a une chance historique de porter Jean-Luc Mélenchon au second tour et avec lui une gauche tout à fait nouvelle », relève Pierre Laurent, tout en envoyant un message au candidat du PS : « J’espère que le maintien de Benoît Hamon ne nous coûtera pas cette qualification. » Et à ceux encore tentés par un « vote utile » pour Emmanuel Macron, « point de ralliement des libéraux de tout poil », le sénateur de Paris lance un appel : « Ne vous trompez pas de vote. Ne renoncez pas à vos idées au premier tour de l’élection. »

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 11:08
"Aux urnes, citoyens!" - éditorial d'Ismaël Dupont pour le Viaduc, avril 2017

Aux urnes, citoyens !

Les 23 avril et 7 mai, et les 11 et 18 juin, à l'occasion des prochaines élections présidentielles et législatives, c'est notre avenir qui se joue.

Allons-nous laisser les ultra-libéraux à la sauce Macron ou Fillon continuer à précariser les travailleurs, à détruire nos services publics, nos solidarités, notre modèle social ? Allons-nous permettre au clan Pen et à l'extrême-droite de conquérir le pouvoir ou s'en rapprocher toujours plus dangereusement pour les libertés et le développement du racisme et des discriminations?

Ou ferons-nous le choix d'une politique de progrès social, démocratique, écologique rompant avec l'austérité et les politiques au service du capitalisme et des oligarchies financières ?

Tout est encore possible dans ce moment politique extrêmement instable, imprévisible : notre avenir et celui de nos enfants et petits-enfants reste entre nos mains, même si rien ne se gagnera sans luttes, les élections ne se suffisant encore moins qu'autrefois à elles-mêmes.

De notre côté, au Parti Communiste, nous faisons le choix, en vertu de notre volonté d'efficacité et de rassemblement populaire à gauche, d'appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui est la mieux placée pour qualifier la gauche au second tour et mettre aux responsabilités une majorité défendant les intérêts des travailleurs, des jeunes, des retraités.

Nous nous sommes battus et nous continuons à nous battre pour un rassemblement large et gagnant aux présidentielles et aux législatives, une alliance populaire pour le progrès social susceptible de créer un espoir pour la population, associant les communistes, la gauche du PS, France Insoumise, les écologistes, pour construire un nouveau Front Populaire face aux enjeux de démocratisation du pays, de lutte contre la dictature de la finance et les projets mortifères d'une droite de plus en plus dure et de l'extrême-droite.

La 53ème fête du Viaduc du Parti Communiste le lundi 1er mai place Allende à Morlaix sera une nouvelle fois l'occasion d'incarner et de faire vivre dans un beau rassemblement festif, politique et populaire les valeurs que nous portons : l'Humain d'abord, l'égalité, la solidarité, le soutien aux luttes des salariés et pour l'accès aux droits !

Cette année, dans le cadre de la campagne des élections législatives, Laurence Cohen, sénatrice communiste, membre de la Commission des Affaires Sociales et responsable communiste pour l'égalité Femmes-Hommes, y fera une intervention politique au côté des candidats PCF-Front de Gauche aux législatives, moi-même et Muriel Grimardias, et de syndicalistes du secteur de la Santé.

Nous vous attendons nombreux à cette belle fête qui chaque année réunit le peuple de gauche à Morlaix.

Tout en présentant le bilan combatif des députés du Front de Gauche au Parlement de 2012 à 2017, nous développerons nos propositions pour sortir le secteur de la santé, de l'aide aux personnes âgées en perte d'autonomie, du sous-financement et d'une spirale de privatisation et d'austérité mortifère. Nous défendrons notre ambition pour une industrie nationale à reconstruire, passant par la gestion publique de secteurs clés comme l'industrie pharmaceutique, les transports, l'énergie, la construction et déconstruction navale, les autoroutes, mais aussi pour le développement de nouvelles filières liées à la nécessité d'une transition écologique de nos modes de production et de vie.

Des centaines de milliers d'emplois peuvent être créés en luttant contre l'austérité, le tout marché et libre-échange, les délocalisations, le pillage des actionnaires, et en reconstruisant une politique d'investissement productif pour l'avenir.

La clef de voûte du changement est la prise de pouvoir sur la finance et les banques.

Qui peut soutenir raisonnablement que l'ambition communiste et l'analyse du réel en termes de lutte des classes sont dépassés quand les ultra-riches en France voient leurs revenus augmenter de 8 % par an dans le même temps où notre pays compte 9 millions de pauvres, 6 millions de chômeurs, quand 62 milliardaires possèdent autant que la moitié de l'humanité, quand les multinationales profitent à plein des paradis fiscaux, l'évasion fiscale représentant 60 à 80 milliards d'euros de perdus pour l’État français chaque année, plus que le déficit annuel de la France ?

L'argent existe, notre pays n'a jamais été aussi riche, et on ne cesse de nous faire croire qu'il n'y a plus de moyens pour rien : les services publics, la santé, la Sécu, l'augmentation des minimas sociaux, des salaires, des pensions de retraite.

Seules la mobilisation citoyenne et l'insurrection démocratique contre ce système de privilèges et de domination capitaliste creusant les inégalités et vidant de contenu notre démocratie peuvent relancer la marche du progrès dans notre pays, et incarner dans la vie quotidienne nos belles valeurs communes de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Ismaël Dupont.

 

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives: Ensemble pour l'Humain d'abord!

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives: Ensemble pour l'Humain d'abord!

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 10:23
Cela rappelle 1981 juste avant la victoire de François Mitterrand : plus de pain dans les boulangeries dès le lundi matin, les chars russes Place de la Concorde , une pluie de grenouilles etc etc ...
 
C'est plutôt bon signe non ?
La cote de Jean-Luc Mélenchon affole les puissants
Jeudi, 13 Avril, 2017
L'Humanité
AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Les partisans d’un choix électoral réduit à Macron, Fillon, Le Pen perdent leurs nerfs, jusqu’à la caricature…

François Hollande a choisi le magazine conservateur le Point pour sortir de son silence préélectoral. « Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications », avertit-il. La menace de l’extrême droite ? Même pas. Dit-il cela pour soutenir le candidat issu de la primaire de son camp ? Il ne cite pas plus le nom de Benoît Hamon… Comme si la seule crainte du locataire de l’Élysée en fi n de bail était de voir s’éloigner un second tour Macron–Le Pen ! La dynamique de campagne et les idées de progrès portées par son programme et les forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon bousculent la donne. Tous ses adversaires en deviennent fébriles. Jusqu’au Figaro qui, hier, sur trois pleines pages agitait les figures de Robespierre, Lénine et Chavez pour tenter de ressouder un (é)lectorat désertant les rangs de son champion. Et donc, de François Fillon à Emmanuel Macron, on ressort la peur du « communiste ». Un hommage involontaire à l’apport du PCF, pour le pays et son peuple… « L’effort, la mobilisation doivent se tourner vers la qualification de Jean-Luc Mélenchon » au second tour, a appelé, hier, Pierre Laurent sur France Inter. « J’espère que le maintien de la candidature de Benoît Hamon – c’est pour ça que j’ai appelé à un rapprochement – ne coûtera pas cette qualification », a-t-il précisé. 

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