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5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 11:17
L'éditorial de Rosa Moussaoui de l'Humanité: Racisme contre des maires noirs : une image qui fait honte à la France
Racisme contre des maires noirs : une image qui fait honte à la France

Partout ça se lâche, ça éructe, ça se déboutonne. Toutes les pudeurs craquent. À longueur d’ondes et d’antenne, dans les marécages des réseaux sociaux, ça insulte, ça humilie, ça animalise. Des mots sales. Des mots qui blessent, qui détruisent, qui divisent. Des élus de la République sont chaque jour diffamés, injuriés, menacés, sans rappel à l’ordre, sans que la moindre sanction ne soit prononcée. Des standards de mairie sont submergés d’appels venimeux.

Cette déferlante raciste qui noie la France depuis les élections municipales ne sera pas sans conséquences. Les paroles précèdent toujours les passages à l’acte ; les discours de haine annoncent l’irréparable. Déjà, le nombre d’atteintes racistes et xénophobes s’envole. En 2025, la police et la gendarmerie en ont enregistré 16 485 – une photographie partielle, tant ces actes sont sous-déclarés. Parmi ces atteintes, 9 737 sont des délits et même des crimes (dont trois homicides et trois tentatives d’homicide).

Cette atmosphère putride et suffocante installe chez les immigrés, chez les héritiers de l’immigration postcoloniale, un effroyable sentiment d’insécurité, au moment même où le cours normal de la vie démocratique a rendu possible la prise de responsabilité d’un nombre inédit d’élus qui leur ressemblent, qui appartiennent à leur classe sociale, qui sont décidés à combattre les discriminations et les inégalités dont ils souffrent.

Les diatribes racistes que déversent en continu les médias de Bolloré, en campagne pour 2027, ne font pas que pourrir la vie commune ici. Leur écho se fait entendre au-delà de nos frontières. Elles donnent de la France, dont le crédit est déjà bien entamé, une image qui fait honte.

Cette violente offensive de l’extrême droite ne sera pas défaite par des protestations à mi-voix et par des réprobations sans suite. Recycler les boniments du RN, prétendre qu’il poserait « les bonnes questions », valider les divisions dont il se nourrit, c’est déposer devant lui les armes sans combattre.

Il faut entendre la Marseillaise entonnée à l’unisson le 22 mars au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) pour célébrer la défaite d’un maire fascisant. Son message est clair, la France n’a qu’une devise : « Liberté, égalité, fraternité ».

 

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5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 11:16
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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 09:18

 

 

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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 05:34
Municipales 2026 : le PCF savoure ses victoires, mais reste lucide sur la suite -Gaël de Santis, L'Humanité, 29 mars 2026

Le Conseil national du PCF a commencé, ce samedi 28 mars, à se pencher sur les résultats des élections des dimanches 15 et 22 mars derniers. Le parti revendique plus de 400 maires et plusieurs milliers de conseillers municipaux.

Gaël de Santis, L'Humanité, 29 mars 2026

Les communistes ont un motif de fierté : leur implantation locale, sur laquelle leur Conseil national a planché, samedi, une semaine après les élections municipales. « Je voulais saluer et remercier l’ensemble des militantes et militants du PCF, qui ont mené une formidable bataille sur le terrain », a déclaré en lançant les travaux leur secrétaire national, Fabien Roussel.

« Grâce à elles, grâce à eux, des listes de large rassemblement ont pu gagner partout en France », fait-il valoir, avant de mettre en avant les « belles victoires de nos camarades à Nîmes », première ville de plus de 150 000 habitants conquise en vingt-cinq ans par un communiste, Vincent Bouget, « mais aussi à Martigues, Échirolles et en Île-de-France, à Montreuil, à Vitry-sur-Seine, à Bagneux, à Villejuif, à Gennevilliers, à Noisy-le-Sec, à Mitry-Mory et dans plus de 400 communes de France métropolitaine ».

En outre, des « milliers d’élus communistes » siégeront les sept années à venir dans les conseils municipaux. Cela permet au PCF de demeurer la troisième force municipale, derrière « les Républicains » (LR) et le Parti socialiste.

Le constat d’une gauche faible dans son ensemble

Si la satisfaction était de mise, place du Colonel-Fabien, la lucidité également. Si neuf villes de plus de 3 500 habitants ont été gagnées – dont Nîmes face au Rassemblement national (RN), Aubagne (48 000 habitants) et Héricourt –, dans la même catégorie, quarante ont été perdues, dont Vénissieux (66 000 habitants) et La Courneuve au profit de la France Insoumise (FI), Corbeil-Essonnes et Champs-sur-Marne au profit de la droite, Vierzon, au profit de l’extrême droite.

Un autre motif inquiète la direction du PCF : dans une centaine de villages, des maires n’ont pas pu assurer la relève avec un successeur issu du PCF, symptôme de la difficulté à renouveler les effectifs.

 

Le constat est fait d’une gauche qui reste faible. Pour elle, désormais, « l’enjeu (…) n’est pas de se partager une part de marché électoral plafonnant à 30 %, estime Véronique Sanchez, responsable de la commission santé et protection sociale, mais de construire un projet politique capable de parler à une majorité sociale ». Le secrétaire du Rhône, Benoît Roux, alerte sur la situation de son département, où la gauche l’emporte à Lyon et Villeurbanne, « mais, dès qu’on passe le périphérique, c’est la raclée ».

Évelyne Ternant, du Doubs, explique les reculs de la gauche : « La fusion des trois droites se réalise. L’électorat précède souvent les décisions des états-majors » de LR, RN ou macroniste en « votant utile dès le premier tour pour le candidat qui va l’emporter ».

La question de l’union de la gauche a également interrogé les conseillers nationaux. Adrien Tiberti, du secteur élections, relève la capacité des communistes, aux municipales, à rassembler l’électorat de gauche : « Il y a des points d’appui. Dans les endroits où il y a absence de l’union de toute la gauche, la FI est éteinte quand la liste d’union est menée par les communistes. Au Havre, à Nîmes, la France insoumise fait 4 % au premier tour. » D’autres estiment que la dispersion au premier tour n’a pas permis de rassembler les électorats au second tour et que la nationalisation du débat a empêché de se concentrer sur les enjeux locaux.

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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 09:12
Opération Monaco au cinéma La Salamandre le mardi 7 avril à 20h30 en présence du réalisateur Dušan Trančík: Etienne Manac'h et la guerre froide en Slovaquie
Opération Monaco au cinéma La Salamandre le mardi 7 avril à 20h30 en présence du réalisateur Dušan Trančík: Etienne Manac'h et la guerre froide en Slovaquie
Opération Monaco au cinéma La Salamandre
En présence du réalisateur et de la fille d'Etienne Manac'h
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Dans les années 1950, les services secrets tchécoslovaques montent un complot contre le consulat français à Bratislava. Une plongée captivante dans les rouages des procès staliniens.
Ce mardi 7 avril, La Salamandre a le plaisir d'inviter Dušan Trančík, réalisateur de « Opération Monaco », pour une discussion à l'issue de la projection de son docu-fiction. Bérénice Manac'h, la fille de Etienne Manac'h (diplomate présent dans le film) sera également présente dans le cadre de cette rencontre.
Cinéma La Salamandre, Manufacture des Tabacs, 39 quai du Léon à Morlaix
mardi 7 avril à 20h30
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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:51
Dissuasion nucléaire : l’effet d’une bombe. - Fabien Gay, 11 mars 2026
Dissuasion nucléaire : l’effet d’une bombe.
Au cœur de la rade de Brest, sur la base sous-marine de l’Île Longue, le 2 mars dernier, Emmanuel Macron a exposé sa politique de durcissement en matière de dissuasion nucléaire, avec un nouveau concept, celui de ‘’dissuasion nucléaire avancée’’ proposé à 8 pays européens.
Derrière les mots de stratégie et de souveraineté, le président de la République a surtout réaffirmé un choix politique ; En mettant en scène la force nucléaire française au moment même où les attaques se multiplient en Iran et dans toute la région, Emmanuel Macron installe l’idée que l’arme nucléaire devient un instrument plus central, plus assumé, de la stratégie politique de la France.
Le message n’est plus seulement celui d’une assurance ultime, il devient celui d’une puissance nucléaire revendiquée, presque démonstrative, en se vantant d’avoir un sous-marin « capable d’une puissance de frappe équivalente à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde guerre mondiale, soit près de 1000 fois la puissance des premières bombes nucléaires ». Le Président a montré les muscles en exhibant le Téméraire qui prendra la mer dans quelques jours, et en annonçant l’Invincible nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engin, 3ème génération.
Il se voulait solennel et rassurant. Il a été en réalité profondément inquiétant et menaçant. « Pour être libre il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant » a-t-il martelé.
Au moment où le monde est traversé par des tensions inédites depuis la fin de la guerre froide, fallait-il vraiment envoyer ce signal ? En réaffirmant la centralité de l’arme nucléaire dans la stratégie française, Emmanuel Macron contribue à banaliser ce qui devrait au contraire rester l’ultime tabou : la capacité d’anéantir des millions de vies humaines en quelques minutes. Le souvenir d’Hiroshima et Nagasaki nous hante pourtant encore.
La dissuasion nucléaire repose sur une fiction morale et politique : la paix par la peur, la stabilité par la menace d’anéantissement. On nous explique depuis des décennies que cet équilibre de la terreur serait le garant de notre sécurité. Mais il suffit d’observer la réalité du monde pour mesurer combien cette certitude est fragile. Les arsenaux se modernisent, les doctrines se durcissent et parallèlement les tensions entre puissances s’exacerbent. La logique de la dissuasion nourrit elle-même la course aux armements qu’elle prétend empêcher.
La France consacre des dizaines de milliards d’euros à la modernisation de son arsenal nucléaire, et Macron promet d’augmenter encore le nombre de têtes nucléaires. À l’heure où les services publics sont fragilisés, où l’hôpital souffre, où l’école manque de moyens, où la transition écologique exige des investissements massifs, ce choix de changement de doctrine mérite au minimum un débat démocratique et transparent, à la hauteur des enjeux. Or ce débat est soigneusement évité, « sans aucun partage de la décision ultime » a-t-il expliqué.
Le président invoque l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance construit-on lorsque l’on enferme notre sécurité dans une logique militaire et belliqueuse ? La véritable souveraineté devrait être celle qui permet de protéger les populations, de prévenir les conflits, de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le désarmement.
La France aime se présenter comme une puissance d’équilibre, porteuse d’une voix singulière sur la scène internationale. Elle devrait jouer un rôle majeur dans la relance des efforts de désarmement nucléaire, aujourd’hui en panne. Elle pourrait soutenir plus activement les initiatives internationales visant à réduire les arsenaux et à sortir progressivement de la logique de la dissuasion.
Il ne s’agit pas d’être naïf face aux périls qui pèsent mais face aux défis immenses de notre siècle, dérèglement climatique, inégalités, instabilité internationale, la sécurité ne peut pas être pensée uniquement à travers la menace nucléaire. Elle doit être collective, politique, sociale et environnementale.
Alors que la XIème conférence d’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires se tiendra fin avril à New York, la France s’éloigne encore un peu plus de la signature du Traité antiprolifération des armes nucléaires (TIAN) et d’un chemin vers la paix.
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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:45
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
 
Les sénateurs du groupe communiste
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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:40
Réservez vos places pour la Fête de l'Humanité des 11, 12, 13 septembre 2026
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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:35
Dans les rues de Rennes, ces bretons crient leur solidarité avec le peuple palestinien (Ouest-France, 29 mars 2026)
Dans les rues de Rennes, ces bretons crient leur solidarité avec le peuple palestinien (Ouest-France, 29 mars 2026)

Entre 2500 et 3000 manifestants à Rennes pour la manifestation régionale pour la Palestine à l'occasion de la journée de la Terre. 

 
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29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:23

Face à la colonisation toujours plus féroce d’Israël, des organisations syndicales et des associations tentent de constituer des poches de résistance. Économie réduite en cendres, pouvoir d’achat inexistant, répression constante, la situation sociale en Cisjordanie sombre dans la catastrophe.

Composer avec la violence des raids de colons, les licenciements abusifs, le manque constant d’argent et la folie sécuritaire du système d’apartheid est la dure réalité à laquelle se confrontent les Palestiniens de Cisjordanie depuis six décennies. Responsable d’un génocide dans la bande de Gaza, Tel-Aviv accélère son projet colonial : déclassification des registres fonciers, ouverture des ventes de terres aux Israéliens et aux étrangers, extension du « contrôle » aux zones A et B.

Sa ligne de mire est claire : l’annexion totale de la Cisjordanie, occupée illégalement depuis 1967. En résulte, au sein de la société palestinienne confinée sur un territoire qui se réduit de jour en jour, un « paysage militant très morcelé, avec des dynamiques et des réalités différentes ». C’est le constat de Verveine Angeli, syndicaliste française à la retraite. Avec une délégation de Solidaires, elle s’est récemment rendue sur place afin d’y rencontrer des forces syndicales, des organisations non gouvernementales (ONG) et des associations dans les territoires palestiniens et israéliens.

“L’économie palestinienne appartient à l’économie israélienne”

Les conditions de vie des Palestiniens ne cessent d’être fragilisées avec un taux de pauvreté qui dépasse les 50 %. « On assiste à une asphyxie systématique des droits des Palestiniens en Cisjordanie », alertait Volker Türk, à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, début janvier. Sous l’impulsion du fasciste Bezalel Smotrich, ministre des Finances, Israël a systématisé, ces dernières années, la retenue des milliards de dollars de recettes fiscales perçues pour le compte de l’Autorité palestinienne. Au total, Tel-Aviv a détourné l’équivalent de 4 milliards de dollars, selon les estimations du Centre pour la démocratie et les droits des travailleurs en Palestine (DWRC). Les finances publiques palestiniennes se retrouvent ainsi asséchées, et entraînent la détérioration des services publics locaux ainsi que des salaires.

Face à cette crise, une galaxie militante tente de sauver les rares structures sociales encore debout. Les syndicats indépendants palestiniens, à distance de l’Autorité palestinienne (AP), se retrouvent en première ligne. « Ce sont des revendications que l’on peut retrouver partout dans le monde – la question des salaires, du recrutement, de la sauvegarde des services publics – mais elles prennent une dimension différente dans un contexte de colonisation, résume Linda Sehili, secrétaire nationale de Solidaires finances publiques. Des organisations syndicales ont dû, en complément, développer des systèmes parallèles. » De la distribution de nourriture au prêt de sommes d’argent, ces syndicats deviennent des acteurs vitaux alors que les indemnités chômage et les droits à la retraite sont un horizon inatteignable. « L’économie palestinienne appartient à l’économie israélienne, résume Hania (les prénoms palestiniens ont été modifiés), une membre de la National Palestinian Union. On paye des taxes sur notre occupation. »

Les prix sont calqués sur les salaires israéliens

Avant le 7-Octobre, au moins 170 000 travailleurs de Cisjordanie occupée étaient autorisés à travailler sur le territoire israélien. Depuis, seuls 40 000 d’entre eux, dont 10 000 avec des permis de travail, tentent de passer la frontière. Sans le sou, l’Autorité palestinienne n’autorise les employés du service public à ne travailler que trois jours par semaine. Le ministère des Finances est, quant à lui, chargé d’annoncer, chaque mois, combien ils vont pouvoir payer les fonctionnaires. « Au-dessus d’une paie de 2 000 shekels (544,76 euros en monnaie israélienne, NDLR), l’Autorité palestinienne retient une plus grande partie du salaire, ajoute Ouardia, une membre de l’administration du DWRC. Le nombre d’employés a diminué et les recrutements sont gelés, sauf pour le secteur de la santé et de l’éducation. »

 

« En Palestine, nous devons nous battre contre l’occupation et contre le capital », résume amèrement Yassid, membre de la Fédération des syndicats indépendants de Palestine (GFIU). Les salaires du public comme du privé pourraient être revalorisés car les prix sont calqués sur le pouvoir d’achat en Israël. Des membres de la Postal services Workers union – Palestine (PPSWU) attendent trois à quatre mois avant de voir la couleur de leur salaire. Quand celui-ci tombe enfin, il s’avère dérisoire. Un chef du bureau de poste rencontré par Solidaires a dû se contenter de 450 shekels (122 euros) pour tenir le mois. À titre de comparaison, le salaire moyen en Israël se situe entre 12 000 et 15 000 shekels.

L’éducation en ruine

Barrages de contrôle, arrestations arbitraires, les conditions de travail sont, elles aussi soumises, aux affres du système d’apartheid. « La difficulté pour se déplacer entre les zones et les fermetures de checkpoint nous oblige à travailler environ 17 à 18 heures d’affilée », raconte ainsi Ichrak, psychologue et militante syndicale.

Fierté du peuple palestinien, l’éducation repose pourtant sur des ruines. En raison du manque de moyens, les enseignants employés en Cisjordanie occupée ont déclenché une grève en 2025. Mais face aux problèmes systémiques, certains ont préféré se rendre à l’usine où la rémunération est plus stable. De fait, nombre d’habitants sont encouragés à contracter des prêts pour contribuer au développement économique des territoires palestiniens. La pandémie du Covid-19, conjuguée à l’enclavement organisé par Tel-Aviv, ont réduit en miettes ce recours et il ne reste désormais plus que la cruelle réalité des remboursements. De quoi faire dire à Majd, membre du Centre de recherche et de développement Bisan, que « la Palestine est un microcosme de toutes les injustices au monde ».

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