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10 février 2026 2 10 /02 /février /2026 06:00
Lycée Tristan Corbière à Morlaix lundi midi, 9 février, rassemblement de solidarité pour l'enseignant du lycée de l'Elorn à Landerneau convoqué au rectorat

Lycée Tristan Corbière à Morlaix ce lundi midi, 9 février. Rassemblement de soutien à l'enseignant et syndicaliste du lycée de l'ELORN de Landerneau à qui on reproche d'avoir ... collé un drapeau palestinien sur son casier. Il a été convoqué au rectorat à Rennes ce lundi.

Des camarades communistes étaient présents en  solidarité: André et Patricia Paulus, Lucienne Nayet, Jeannine Daniel.  

Sans solidarité, pas de liberté !

Photos Fabris Cadou

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 15:36
9 février Lycée Tristan Corbière, 12h45: Rassemblement de soutien au professeur du lycée de l'Elorn convoqué au rectorat pour affichage en salle des profs d'un dépliant de MSF dénonçant le génocide à Gaza
9 février Lycée Tristan Corbière, 12h45: Rassemblement de soutien au professeur du lycée de l'Elorn convoqué au rectorat pour affichage en salle des profs d'un dépliant de MSF dénonçant le génocide à Gaza
9 février Lycée Tristan Corbière, 12h45: Rassemblement de soutien au professeur du lycée de l'Elorn convoqué au rectorat pour affichage en salle des profs d'un dépliant de MSF dénonçant le génocide à Gaza

 

Pour signer la pétition : https://framapetitions.org/.../non-a-la-repression-syndicale

 

À Landerneau, un appel à la grève au lycée de l’Elorn en soutien au professeur convoqué pour un drapeau palestinien

Les sections syndicales du lycée de l’Elorn, à Landerneau (Finistère) appellent à la mobilisation, lundi 9 février 2026, en soutien à un professeur convoqué par le Rectorat pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier

Au lycée de l’Élorn, à Landerneau (Finistère), plusieurs syndicats d’enseignants (FO, SNES, SUD Éducation 29) apportent leur soutien à un professeur convoqué par le rectorat le 9 février 2026. En cause : l’affichage d’un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et d’une brochure d’ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Rassemblement lundi 9 février

Les organisations syndicales dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit syndical, rappelant que la salle des professeurs est un espace réservé aux personnels. Elles jugent la convocation inacceptable et appellent à la mobilisation : Pour montrer leur solidarité, ils et elles appellent tous les personnels à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Merci de signer la pétition pour soutenir cet enseignant et représentant syndical du lycée de l'Elorn à Landerneau convoqué au Rectorat d'académie de Rennes pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza. Non à la répression syndicale. Défendons la liberté d'expression. Cette pétition est soutenue par les syndicats d'enseignants du Finistère et du lycée de l'Elorn FO, SNES, Sud Éducation.

‼️ NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE ‼️ 🇸🇩✊
 
➡️ Signez la pétition en soutien au camarade enseignant au lycée de l'Elorn à Landerneau, convoqué au Rectorat pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier en salle des profs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
➡️ Mobilisation le 9 février devant le rectorat de Rennes.
➡️ Mobilisation à organiser dans les établissements scolaires le 9 février.
➡️ Texte de la pétition 👇
Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l'Élorn et les personnels, réunis en heure d'information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.
Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n'a accès.
Précisons que la liberté d'expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l'État Français a reconnu officiellement l'État Palestinien.
Rappelons que l'ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d'un génocide.
Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n'a fait qu'exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d'un génocide de la part de l’État d'Israël.
Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l'établissement ait demandé à leur collègue d'enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l'établissement.
Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d'expression syndicale au sein de l'établissement.
Ils, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d'un génocide, ainsi qu'une entrave à l'exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.
En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.
Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.
 
Lycée de l' Élorn, le 29 janvier 2026.

 

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 14:46
Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s
Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s
Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s
Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s
Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s

Commemor'action ce samedi 7 février à Morlaix en solidarité aux exilé.e.s victimes de Frontex et des politiques répressives des états européens et du nôtre, morts aux frontières.

Avec les citoyens, associations et collectifs solidaires de défense des droits humains et des migrants.

Photos J.M

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 14:37
« Droit international, crime de guerre, humanitaire… Toutes ces boussoles ont disparu » : rencontre avec Abu Abed Moughaisib, coordinateur de MSF à Gaza - L'Humanité, 6 février 2026
« Droit international, crime de guerre, humanitaire… Toutes ces boussoles ont disparu » : rencontre avec Abu Abed Moughaisib, coordinateur de MSF à Gaza
Ex-coordinateur pour Médecins sans frontières à Gaza, Abu Abed Moughaisib a documenté son quotidien dans de courts textes, rassemblés pour « Gaza Hell@ » (éditions Manifeste !). Réfugié en Irlande depuis septembre 2025, il revient pour « l’Humanité magazine » sur ces deux années à survivre au génocide commis par le pouvoir israélien.
 
L'Humanité  le 6 février 2026
Tom Demars-Granja
 
Abu Abed Moughaisib conserve les marques du stress. Lorsque nous le rencontrons, en décembre dernier, dans les locaux de Médecins sans frontières (MSF) à Paris, l’ancien coordinateur de l’ONG à Gaza et en Cisjordanie reste sonné par son expérience du soir précédent. L’exilé palestinien, réfugié en Irlande après avoir survécu à presque deux ans de génocide à Gaza, était sur la scène du Zénith de la Villette, à l’occasion de l’initiative Together for Palestine. Près de 40 artistes et militants s’y sont relayés, entre discours et performances, afin de récolter 50 000 euros, reversés à MSF.
 
Moins d’un mois plus tard, 37 organisations humanitaires – dont MSF – étaient interdites d’accès à Gaza, à partir du 1er janvier 2026, par les forces d’occupations israéliennes. Au mépris du droit international, Tel-Aviv conditionnait l’autorisation d’accès à la divulgation des noms de leurs employés palestiniens. De sa vie dans la bande de Gaza à ses conditions d’exil, Abu Abed Moughaisib revient sur son parcours pour « l’Humanité magazine ».
 
Est-ce que vous vous attendiez à ce que les forces d’occupation israéliennes franchissent l’étape de l’interdiction totale des ONG internationales dans la bande de Gaza ?
Abu Abed Moughaisib Ex-coordinateur pour Médecins sans frontières à Gaza
Je m’y attendais. Mais je refuse de l’accepter. Le système de santé de Gaza dépend de nous. Nous soutenions les hôpitaux qui restaient. Nous avions des établissements de campagne, des cliniques et un système de distribution d’eau sur place. La décision d’Israël punit l’entièreté de la population, dont nos collègues palestiniens. Avec cette décision, il redouble de cruauté. Avant mon exil, dès que nous commencions à travailler dans un hôpital, l’armée israélienne nous ordonnait de quitter les lieux.
Nous avons été obligés de nous déplacer quatorze fois en deux ans. Quinze de nos collègues ont été tués. Certains d’entre eux se tenaient debout, attendant dans une zone identifiée qu’un bus de MSF vienne les chercher. Ils ont été pris pour cible. Et à chaque fois, l’excuse donnée par Israël est qu’il s’agissait d’une erreur technique. Des enquêtes ont été promises, mais nous n’avons jamais eu de retour.
 
Malgré les bombardements, les tirs et la famine, vous avez continué à remplir votre mission de coordinateur pour MSF…
Nous devions survivre. Je suis resté à Gaza pendant sept cent douze jours. Après cinq mois de guerre, j’ai eu la chance de pouvoir évacuer ma femme et mes enfants au Caire, en Égypte. En attendant de les rejoindre, je devais continuer à travailler avec MSF. Ce qui m’a permis de tenir a été de voir mes amis et mes collègues dont les familles étaient toujours à Gaza se battre. Je me répétais sans cesse : « Je suis seul, je dois être plus fort qu’eux. » Nous étions affamés.
Les deux derniers mois, nous avons eu du mal à trouver de la nourriture. Il a aussi fallu se battre pour obtenir de l’eau. Nous faisions la queue pour remplir des bidons, ne serait-ce que pour aller aux toilettes. C’était très difficile. Et puis, vous voyez des patients et vous vous dites : « Ils survivent dans des conditions bien pires. » C’est ce qui nous a donné l’énergie de continuer. Si les médecins, les infirmières ou le personnel médical, qui sont épuisés, affamés, stressés et effrayés, s’en vont, il n’y aura plus personne.
 
Vous mentionnez, dans vos chroniques publiées sur les réseaux sociaux, la disparition de Gaza. Pensez-vous l’avoir perdue pour toujours ?
 
C’est une question très difficile. En tant que Palestiniens, nous avons cette sorte de résilience qui nous permet de nous relever encore et toujours. C’est une puissance qui est dans notre histoire. En réalité, si on regarde les événements de manière logique, sans émotion, on constate la destruction d’un peuple et la démolition de Gaza, des rues au réseau électrique, en passant par l’approvisionnement en eau, les bâtiments, les écoles, les universités, les hôpitaux.
Même nos maisons – avec nos meubles, nos objets précieux, nos souvenirs – sont perdues. Il faudra des années, voire des décennies, pour tout reconstruire. Nous sommes brisés. Le génocide est parfois une description trop douce de la situation à Gaza.
 
C’est-à-dire ?
 
Toutes les atrocités se sont produites en même temps. Nous avons été placés dans une petite région côtière comme dans une sorte de camp de concentration. Israël nous a affirmé que nous y serions en sécurité, avant de bombarder la zone, de sorte que les personnes qui y ont été tuées sont plus nombreuses que dans les zones de combat. Nous avons connu la famine provoquée par l’homme. L’approvisionnement en nourriture a été bloqué pour nous affamer.
Prétendument pour punir le Hamas. Mais le Hamas ne boit pas de lait pour bébé. Il est destiné aux enfants, pas aux combattants. Il est évident que c’est une excuse. Nous condamnons le 7-Octobre, car nous sommes opposés aux meurtres de civils. Mais la réaction d’Israël n’est pas liée au Hamas. Les Israéliens ont tué la plupart de ses dirigeants et continuent la guerre. Ils veulent chasser les Palestiniens, les détruire mentalement, physiquement, spirituellement et effacer Gaza de la carte.
Entre ces conditions inhumaines et le manque de réaction de la communauté internationale, peut-on encore croire en une quelconque justice ?
Droit international, crime de guerre, humanitaire… Toutes ces boussoles ont disparu. Les Nations unies auraient pu arrêter la guerre, mais ses membres n’étaient pas disposés ou pas en capacité de contraindre Israël. Comment penser que les Palestiniens croient toujours au droit international après tous ces mensonges ? Par exemple, les Nations unies et les pays occidentaux se targuent de lutter pour les droits des femmes. À Gaza, elles ne peuvent pas trouver de kits d’hygiène, n’ont pas de toilettes convenables, ont été déplacées, blessées, violées, tuées.
Il y a plus de 15 000 veuves à Gaza. Quand les Palestiniens voient des manifestations à Londres, à Paris, à Barcelone, cela leur donne le sourire. Je ne dirais pas de l’espoir, car il est fragile. Nous savons que la population nous soutient, mais nous savons aussi que les gouvernements ne nous soutiennent pas. Je ne veux pas comparer les guerres, mais les frontières sont ouvertes pour tous les Ukrainiens à travers le monde. Pour Gaza, elles n’étaient déjà pas très ouvertes et elles se sont encore refermées. Les gens comprennent cela.
 
Dans un court texte daté du 9 juillet 2025, vous annoncez ne pas vouloir, comme nombre de vos proches, célébrer le cessez-le-feu de début octobre présenté par les États-Unis. Quel a été votre sentiment lors de son annonce officielle ?
 
Nous avons célébré ces annonces pendant quelques heures. Puis nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait rien à retrouver. Beaucoup de proches sont retournés dans le Nord ; ils n’ont plus de maison. Il n’y a que du sable. La première chose dont ils se souviendront, c’est qu’ils ont tous perdu un parent proche, un ami, un collègue ou un voisin.
Chacun d’entre nous à Gaza a perdu quelqu’un. Nous avons besoin de nous en remettre. Les Gazaouis souffrent de dépression, de stress, d’anxiété, d’insomnie. Ce trouble global va mettre du temps à s’estomper après le cessez-le-feu. Les bombardements sont ancrés dans nos cerveaux. Si vous appelez quelqu’un à Gaza maintenant, vous entendrez toujours le bruit des drones.
Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une nouvelle forme de colonisation validée par les Nations unies.
Israël a annoncé que nous garderons les nouvelles frontières, délimitées par une ligne jaune. Cela représente 50 % de ce qu’était la bande de Gaza avant la guerre. Deux millions de personnes y sont concentrées. C’est la population la plus dense au monde dans une aussi petite région. Les forces d’occupation vont nous contrôler à l’entrée et nous n’aurons une maison que si elles estiment que nous ne sommes pas du Hamas.
C’est une accusation facile à porter. Les Israéliens pourront toujours dire : « Vous êtes du Hamas parce que vous les soutenez, parce que vous avez souri à l’un de ses membres, parce que vous avez un ami du Hamas. » Nous sommes des familles élargies. Tout le monde se connaît.
 
Pour revenir sur votre jeunesse, vécue au sein d’une famille d’exilés, quelle place la Palestine, sa culture et son histoire politique y ont-elles occupé ?
 
Mon père est originaire de Beersheba, une cité aujourd’hui considérée comme étant dans le sud d’Israël. Ma mère est originaire d’Al-Majḍal, une cité du nord de la Palestine, qui s’appelle aujourd’hui Ashkelon en Israël. En 1948, ils ont été poussés avec leurs familles vers Gaza. À la fin des années 1950, ma mère et mon père ont quitté l’enclave. Mon père est parti en Irak et ma mère au Liban, dans le cadre de leurs études. Ils se sont rencontrés et mariés au Koweït, où ils travaillaient. Nous sommes nés sur place avec ma sœur et mes deux frères. Quand nous étions enfants, mon père et ma mère nous disaient que nous étions palestiniens. Ils rappelaient sans cesse que nous sommes d’origine bédouine.
Cette histoire familiale, est-elle ce qui vous a motivé à vous installer à Gaza ?
Après mon enfance au Koweït, je suis parti étudier la médecine à Riga, en Lettonie. Une fois mes études terminées, je voulais aller à Gaza. Mes parents, qui vivaient alors aux Émirats arabes unis, m’ont dit qu’ils n’avaient pas de maison, pas de terre là-bas. J’ai répondu que j’irai de toute façon, que c’était mon choix.
 
Et vous y êtes resté pendant près de vingt-cinq ans.
J’y suis entré en 2000. À cette époque, Israël contrôlait déjà les frontières. Il fallait donc demander un visa pour visiter Gaza. Je me souviens avoir obtenu un passe d’un mois pour rendre visite à ma sœur. Je ne suis jamais ressorti. J’ai rencontré ma femme, me suis marié, ai fondé une famille là-bas. Je n’aurais jamais pensé quitter Gaza, car j’y étais bien malgré la situation difficile. Gaza était toujours bouclée, soumise à des restrictions, en proie à des conflits incessants entre le Hamas et Israël. Malgré cela, la vie se poursuivait.
J’ai travaillé pendant deux ans avec l’ONG locale Palestinian Medical Relief Society, avant de rejoindre MSF en 2003. J’ai pu travailler en Grèce, en France et en Syrie. Puis j’ai occupé les postes de chef de l’équipe médicale et de coordinateur médical adjoint à Gaza et en Cisjordanie pendant près de quinze ans. Au final, je me rends compte que ce qui m’importait vraiment était de voir mes enfants grandir à Gaza. Là-bas, vous gardez la maison pour la famille, donc quand vous avez des enfants, qu’ils se marient, vous construisez un nouvel étage pour eux, puis un autre et ainsi de suite. Tout cela est tombé en ruines.
 
Comment s’est organisé votre exil ?
Je ne m’attendais pas à être évacué vers l’Irlande. Au début, ils essayaient de m’envoyer en France, car je travaillais pour une ONG française depuis plus de vingt ans. Mais il n’y a plus aucune possibilité de venir. J’ai perdu espoir. La France est un bon pays, avec de la diversité et des soutiens. Hélas, le gouvernement bloque l’entrée de Palestiniens sur son territoire. Mes contacts à MSF m’ont dit de tenter le Royaume-Uni et l’Irlande. J’ai réussi à réaliser ma demande en ligne, malgré un réseau instable. Vous faites votre demande un jour, vous devez la rouvrir un autre jour – si elle peut s’ouvrir –, et ainsi de suite.
Finalement, j’ai pu télécharger tous les documents requis pour l’ambassade d’Irlande. Ils m’ont répondu rapidement et m’ont vraiment aidé. J’ai pu inclure ma famille, alors en sûreté au Caire, et ils ont même accepté de déclarer mes deux fils, âgés de 23 et 22 ans, comme dépendants. J’ai reçu la validation lundi 15 septembre. J’étais avec deux agents de sécurité, des Palestiniens, qui travaillaient avec moi au bureau local de MSF. Quand j’ai reçu le message, j’ai commencé à crier et à avoir les larmes aux yeux. Ils m’ont demandé ce que j’avais. J’ai répondu : « Je vais partir. » Nous nous sommes embrassés et nous avons commencé à pleurer.
 
Avez-vous pu garder une trace de votre vie à Gaza ?
Je n’ai pu conserver que ce que je portais : mon tee-shirt, mon jean, mon téléphone portable, un chargeur et un peu d’argent liquide. Tout le reste était interdit. Les Israéliens ont même spécifié que prendre du sable avec soi est proscrit. En tant que Palestinien, Israël ne veut pas que nous conservions le moindre souvenir.
Gaza Hell@, d’Abu Abed Moughaisib, Manifeste !, 160 pages, 12 euros
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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 13:36

Très belle mobilisation à la gare de Morlaix ce samedi 7 février, entre 11h30 et 15h, pour la relance de la ligne Morlaix Roscoff à l'initiative de la CGT avec au moins 250 personnes, l'APMR et sa porte-parole Sylvie Fillon, Convergence nationale rail représentée par Didier Le Reste, le PCF, avec des camarades communistes de tout le département et de toute la Bretagne (au moins 70 camarades étaient présents), des prises de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale, et de Ismaël Dupont, conseiller départemental du canton de Morlaix, l'UDB, les Ecologistes, générations, le PS, la France insoumise, la présence de l'état major national de la CGT cheminots, Thierry Nier et Laurent Brun, du maire de Morlaix et président de Morlaix-Communauté Jean-Paul Vermot qui a pris la parole lui aussi, et de Roger Héré, vice-président PCF aux Transports-Mobilités de Morlaix Communauté

Alain Le Corre secrétaire régional du Comité régional CGT, Thierry Nier, secrétaire national de la CGT Cheminots, né à Morlaix, Laurent Brun, ancien secrétaire national de la CGT Cheminots, Didier Le Reste, président de la Convergence Rail, sont intervenus de manière très argumentée et développée pour la défense de la ligne Morlaix-Roscoff, sa réouverture, et du service public ferroviaire, avec des pistes de financement. 

Tout ce monde était rassemblé pour que les investissements soient faits pour rénover et relancer la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff à l'arrêt depuis 7 ans.

Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard, Daniel Laporte 

Diaporama : Rassemblement Gare de Morlaix samedi 07 février 2026 pour la réouverture de la ligne Morlaix Roscoff
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Sylvie Fillon pour l'APMR

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Sylvie Fillon pour l'APMR

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste du Finistère

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste du Finistère

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard- Prise de parole de Jean-Paul Vermot

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard- Prise de parole de Jean-Paul Vermot

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Photo de Jean-Luc Le Calvez, Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Daniel Laporte

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026  - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard

Diaporama de Pierre-Yvon Boisnard

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 13:35
Article de Zoé Boiron, Ouest-France, 8 février 2026

Article de Zoé Boiron, Ouest-France, 8 février 2026

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 13:35
Samedi 7 février 2026 - Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Samedi 7 février 2026 - Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Samedi 7 février 2026 - Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Samedi 7 février 2026 - Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Samedi 7 février 2026 - Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Retour sur la rencontre de quartier de Morlaix Ensemble à La Madeleine
Ce samedi, nous avons échangé avec les habitantes et habitants du quartier de la Madeleine autour de sujets essentiels du quotidien : cadre de vie, transports, loisirs.
Les discussions se sont déroulées dans une ambiance très chaleureuse et constructive, fidèle à l’esprit de ces rencontres de terrain : écouter, dialoguer et avancer ensemble.
Merci à toutes et tous pour votre présence, vos idées et la qualité des échanges.
La construction de l’avenir de Morlaix continue, quartier par quartier.
La dynamique se poursuit ✨
Nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine rencontre de quartier avec les habitantes et habitants de Troudousten.
📅 Samedi 14 février 2026
🕙 10h
📍 Parking de la salle de quartier de Troudousten
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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 13:29
Les communistes sur le marché de Morlaix pour vendre l'Humanité ce samedi 7 février
Les communistes sur le marché de Morlaix pour vendre l'Humanité ce samedi 7 février

Nos camarades du PCF pays de Morlaix Jean-Luc Le Calvez et Marie Oster à la vente de l'humanité sur le marché de Morlaix ce samedi 7 février, ici avec notre ami Paul Dagorn. Tous les Humanité magazine ont été vendus, avec un dossier spécial sur le Groenland convoité par Trump. 

Photos de Pierre-Yvon Boisnard : merci à lui

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 06:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire "Communistes" lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936

 

1-9 février 1936 (5)
Les factieux s’agitent

Pour le deuxième anniversaire du 6 février 1934, le comité régional de coordination PC/PS décide d’une série de meetings en région parisienne pour rendre hommage aux « morts tombés dans la lutte antifasciste » ; les noms des quatre manifestants progressistes tués sont : Vincent Perez, Maurice Bureau, Ernest Schnarbach, Louis Lauchin. Ces meetings sont prévus alors même que les milieux fascistes s’agitent à Paris : avocats d’extrême droite qui attaquent un confrère progressiste au Palais de Justice, défilé d’étudiants d’ultra droite au Quartier Latin, milices armées de « Solidarité française » paradant en uniforme à un meeting à Wagram, ouverture par les Allemands « d’une maison brune » à Paris. Les antifascistes s’organisent. « Un peu de poigne et tout rentrerait dans l’ordre. Mais quelle poigne peut-on attendre de ce gouvernement… », écrit l’Humanité. Un rassemblement est donc prévu dimanche 9 février place de la République, à 14 h, « pour barrer la route au fascisme ».

Le jour de la manifestation, un communiqué du PCF lance un dernier appel au « peuple de Paris, du Paris du 14 juillet 1789 et de la Commune de Paris » de venir nombreux à la République. Le texte se termine ainsi : « Avec nous, en avant pour la République française des soviets ! »

Marcel Cachin (9 février) appelle à relancer la souscription du Parti afin d’assurer aux 600 candidats communistes aux prochaines législatives un matériel « de propagande » efficace. Son article est ironiquement intitulé « L’or de Moscou ».

Gros succès dimanche 2 du cross de l’Humanité à La Courneuve ; on parle de 4 000 participants (« les sportifs ouvriers ») et de 35 000 spectateurs.

À l’occasion de la visite à Paris de Maxime Litvinov, ministre soviétique (commissaire du peuple) des Affaires étrangères, Marcel Cachin en une de l’Humanité du 3 février appelle la Chambre des députés à ratifier le « pacte franco-soviétique contre la guerre » (et à confirmer ainsi le traité signé à Moscou en mai 1935), alors que la droite et l’extrême droite déclenchent une violente campagne antisoviétique.

Long article (9 février) de Gabriel Péri intitulé « La paix, partout ! » ; il rappelle l’histoire de la politique communiste depuis le traité de Versailles, celle de l’URSS aussi « désireuse de vivre en bonne intelligence avec tous les pays », l’importance d’un pacte franco-soviétique (combattu par la droite), les différences de positions entre communistes et socialistes ; une analyse qui donne déjà toutes les clés pour comprendre ce qui adviendra trois ans plus tard, le pacte de non-agression germano-soviétique.

À Vienne, le parti communiste autrichien anime une radio clandestine, lançant des appels au front unique ; les émissions se terminent par l’Internationale ; la police n’a pas réussi à repérer la station.

Gérard Streiff

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 05:55

 

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.

Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent intacts ; les impôts des plus riches restent au même niveau qu’en 2025, comme si elle n’avait pas été l’année des dividendes et rachats d’actions records - 107 milliards d’euros. Et le Medef surjoue son désarroi, alors que la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE) rapportera 500 millions d’euros de moins que l’an dernier...

La taxe sur les holdings, déjà vaporeuse, s’est complètement évaporée sous le patient travail de sape de la droite. Présentée comme l’alternative à la taxe Zucman, elle ne rapportera rien - ou presque.

Le pacte Dutreil reste le sanctuaire fiscal que vous avez tenu à protéger, allant jusqu’à utiliser le 49.3 pour supprimer l’amendement déposé par notre groupe et adopté par le Sénat puis par l’Assemblée nationale, qui visait à exclure les cryptoactifs du pacte Dutreil. Le message est limpide : pour protéger le capital, même les consensus parlementaires sont jetables.

Sur les 211 milliards d’aides publiques, pas question d’en interroger le coeur ni de renforcer l’information du Parlement, encore moins d’en conditionner l’usage... La seule lignée touchée, c’est France 2030, amputée de plus d’1 milliard. Ce qui prépare l’avenir disparaît en premier.

Sur l’école, 4 000 suppressions de postes sont programmées : une saignée. Les syndicats parlent de « politique sanglante ». Pourtant, la baisse démographique offrait une perspective historique : renforcer l’école où elle était plus fragile. Vous avez fait le choix d’une gestion comptable de l’éducation nationale.

Même logique pour le logement. Vous refusez un plan public de construction et de rénovation à la hauteur des enjeux. Vous refusez de soutenir le logement social, vous instaurez un statut du bailleur privé. Le logement demeure un terrain de rente ou de spéculation, quand il devrait être un droit.

Le décalage est criant sur les collectivités territoriales. Vous parlez d’un nouvel acte de décentralisation, mais celui-ci est précédé par une ponction de plus de 2 milliards d’euros sur les collectivités. Là où le service public recule, le privé lucratif s’engouffre. C’est la loi du vide. Les territoires en paieront le prix.

Au changement de méthode doit succéder le changement de politique. C’est ce que les Français expriment. Il ne faut pas plus d’habileté, mais une rupture.

Ne comptez pas sur les membres du CRCE-K pour accompagner cette illusion du changement, qui est un renoncement à l’idée que la politique peut et doit changer la vie.

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