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Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin
Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin
Solidarité des communistes avec la Palestine - Avec beaucoup d’émotion la semaine dernière, nous avons échangé pendant 1h30 au local du PCF à Morlaix avec les responsables des comités populaires des camps de réfugiés de Jalazone et de Balata en Cisjordanie, accompagnés par Saïd de l'AJPF, à l'initiative conjointe de Patrick Gambache et des Palestiniens. Un moment très fort qui permet de mesurer l'extrême dégradation des conditions de vie des Palestiniens de Cisjordanie sur le terrain, avec 80% de chômage dans les camps de réfugiés, incursions et exécutions par les Israéliens toutes les semaines dans les camps de réfugiés, torture systématique des prisonniers, sous le régime anti-démocratique de la détention administrative (pas de procès, d'avocat, d'information des familles et des incarcérés...). L'occasion pour ces militants du Fatah d'exprimer la valeur qu'ils donnent à la solidarité internationale des citoyens français et des communistes, et pour nous d'exposer nos différentes initiatives de solidarité avec le camp Palestinien du Liban de Wavel, avec le camp de Jalazone (dont l'implication dans la construction du jumelage et de la coopération décentralisée), avec la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine, et avec Gaza.
Nous avons eu la tristesse d'apprendre le 7 juin le décès de notre camarade de Roscoff Gabriel Le Gall, survenu à l'âge de 82 ans des suites d'un cancer.
Gabriel a été élu communiste à Roscoff pendant plusieurs mandats, pilier de la section PCF de Roscoff avec Yvette et René Le Bars, CDH de l'Humanité.
C'était un militant formé et convaincu, un artisan proche des gens et du terrain, très apprécié à Roscoff.
Il a aussi milité à Lorient, à l'époque avec Patrick Le Hyaric qu'il appréciait beaucoup.
La section de Morlaix et la fédération du PCF Finistère expriment leur émotion d'apprendre le décès de Gabriel Le Gall, leur reconnaissance pour ses années d'engagement pour nos idées et nos combats, et leur témoignage de sympathie à toute sa famille, ses amis, ses camarades du secteur de Roscoff.
Un hommage lui sera rendu à Saint-Pol-de-Léon dans la salle de cérémonie des Pompes Funèbres Gouriou à 14h30 le mardi 9 juin.
Adoption de la base commune - communiqué de la commission de transparence des débats
Les 4, 5, 6, 7 juin 2026, 37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés
Ce haut niveau de participation témoigne d'un fort engagement démocratique.
"Un communisme de conquêtes", le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.
Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :
Le texte "Un communisme de conquêtes" devient la base commune de discussion de l'ensemble des adhérentes et adhérents.
Désormais les communistes dans leur diversité sont appelés à se rassembler en se saisissant de la base commune, en la travaillant, en l'enrichissant de leurs contributions et amendements.
Ce travail débutera avec les congrès de section et de fédérations.
Il trouvera son aboutissement lors du congrès national qui se déroulera le 3, 4 et 5 juillet à Lille.
Marie-Jeanne Gobert
Présidente de la Commission au niveau du PCF
TELECHARGER LE TABLEAU DES RESULTATSLes résultats au niveau de la Section PCF Pays de Morlaix
97 adhérents « A Jour de Cotisation » étaient appelés à s’exprimer par un vote pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
Les votes de 70 camarades ont été recensés au bureau de vote de la section les 6 et 7 juin 2026 : camarades venus voyer à la permanence de Lanmeur (10) ; camarades venus assister à l’AG du samedi 6 juin (35) ou/et venus déposer leur vote le dimanche 7 juin ; camarades ayant votés par correspondance ; camarades ayant donnés procuration à un autre camarade pour voter en leur place.
Il faut d'abord se féliciter de la bonne participation au vote comme aux réunions programmées à Lanmeur (10 votants) comme à Morlaix (35 participants).
Les votes de 2 camarades ont été recensés à la Fédération : ce sont des camarades qui ont envoyés leur vote par correspondances à la Fédération.
Les résultats, au niveau de la section, sont les suivants :
Inscrits : 97
Votants : 72
Nuls : 1
Blancs : 1
Exprimés 70
Texte 1 (« Un communisme de conquête ») : 48 voix (68,57% des exprimés)
Texte 2 (« Communiste à l'offensive ») : 19 voix (27,14% des exprimés)
Texte 3 (« Stratégie Communiste ») : 2 voix (2,86% des exprimés)
Texte 4 (« Résister et construire ») : 1 voix (1,43% des exprimés)
Deuxième étape : congrès de section le samedi 13 juin
Une AG de Section se tiendra le samedi 13 juin au Local du PCF Pays de Morlaix.
Accueil : 8 h 30
Congrès : 9 h – 12 h
Merci d'y être nombreux.
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Le Parti communiste français exprime sa profonde émotion après la découverte d’un corps qui devrait, selon toute vraisemblance, être celui de Lyhanna, 11 ans, disparue depuis plusieurs jours. Nous adressons nos pensées à sa famille, à ses proches.
Mais aujourd’hui, l’émotion ne suffit plus.
Car ce que révèle l’affaire Lyhanna dépasse le cadre d’un fait divers tragique.
Elle met en lumière une contradiction devenue insupportable: jamais la protection de l’enfance n’a autant été proclamée priorité nationale ; jamais les professionnels, les magistrats,les associations et les familles n’ont autant alerté sur l’incapacité croissante des institutions à protéger effectivement les enfants.
Les éléments aujourd’hui connus sont accablants .
Depuis plusieurs années,des alertes, signalements,et procédures auraient concerné le principal suspect.
Plusieurs institutions ont été amenées à intervenir.
Pourtant, aucun dispositif n’a permis d’empêcher qu’une enfant de 11 ans perde la vie.
Il ne s’agit pas ici de désigner à l’avance des responsabilités individuelles.
Néanmoins, il est déjà possible d’identifier une responsabilité politique.
Lorsque les services de justice manquent de magistrats, lorsque les enquêtes s’accumulent faute d’effectifs suffisants, lorsque les délais deviennent incompatibles avec la protection immédiate des enfants, lorsque les dispositifs spécialisés sont insuffisants, lorsque les professionnels de la protection de l’enfance travaillent dans des conditions toujours plus dégradées, nous ne sommes plus face à des dysfonctionnements isolés.
Nous sommes face à une faillite structurelle.
Chaque année,des milliers de mineurs victimes de violences sexuelles voient leur parole se heurter à des procédures interminables.
Des plaintes sont classées sans suite.
Des enquêtes demeurent en attente.
Des familles restent sans réponse pendant des mois, parfois des années.
Dans le même temps, les gouvernements successifs continuent d’affirmer que la protection de l’enfance demeure une priorité absolue.
Une priorité se mesure aux moyens qu’on lui consacre.
Or, les choix politiques et budgétaires racontent une autre histoire.
L’affaire Lyhanna doit marquer un tournant.
Le Parti communiste français appelle à un plan d’urgence national pour la protection de l’enfance comprenant notamment :
La mort de Lyhanna est le résultat d’un système qui proclame protéger les enfants mais qui ne donne aucun moyen pour le faire.
Une société se juge à la manière dont elle protège ses enfants.
Paris, le 5 juin 2026,
Parti Communiste Français
Le musicien, âme sœur de Brigitte Fontaine pour laquelle il a composé des morceaux par dizaines, est décédé à 86 ans. Avec ses mélodies insaisissables, il était devenu une figure culte de l’avant-garde musicale.
« J’ai écouté tes maquettes et il faut que je te le dise : tu es complètement à contre-courant, tu prends tous les sens interdits, mais je vais bien sûr te produire. » La phrase du producteur Jean-Philippe Allard adressée à Areski Belkacem avant la sortie de son dernier album, le remarquable Long Courrier, pourrait résumer la trajectoire du musicien décédé mardi dans sa 87e année. Inclassable, intuitif, rétif à tout formalisme, l’homme dégageait une séduction immédiate et sa musique un parfum de mystère.
Sans s’exposer outre mesure, en toute discrétion, il aura entrepris un long vagabondage en territoires musicaux inconnus, défrichés avec sa muse et compagne Brigitte Fontaine pendant plus d’un demi-siècle. Areski, comme on l’appelle vite, se confiait volontiers sur son enfance passée à Versailles, ville des rois où il voit le jour en 1940 dans une famille de bistrotiers kabyles.
Chaque vendredi soir, le gamin trépigne d’impatience dans l’attente des concerts qui animaient le restaurant familial, avec des musiciens d’ici et d’ailleurs, rythmes chaabi et ritournelles de Trenet. Sans oublier les orgues de la cathédrale Saint-Louis qu’il allait espionner et dont les accords majestueux lui resteront en mémoire.
Il entame sa vie de jeune homme en saltimbanque, s’essaye au théâtre et à différents instruments, jusqu’à faire la rencontre déterminante d’un camarade de régiment, Jacques Higelin, bientôt frère pour la vie. Ils enregistrent ensemble Higelin et Areski en 1969, premier album pour le jeune artiste d’une poésie surréaliste et d’une musique minimaliste. Dans la foulée, Higelin lui présente la jeune Brigitte Fontaine, déjà bien lancée.
Coup de foudre, comme nous le confiait la chanteuse : « J’étais présente à un enregistrement de Jacques Higelin et il y avait une voix et une musique tellement merveilleuses que je me suis mise à sangloter, moi qui ne pleure jamais. Je suis sortie du studio à cause de l’émotion », se souvenait-elle. Cette rencontre on ne peut plus sensible liera indéfectiblement les deux amants et âmes sœurs, tandem mythique de la chanson dont l’émulation ne cessera de fasciner.
Areski se dévouera à la cause Fontaine, composant pour elle des musiques aussi géniales que fantasques. À commencer par celles de l’album Comme à la radio en 1970, avec les éminents jazzmen de l’Art Ensemble of Chicago, Joseph Jarman, Malachi Favors et Roscoe Mitchell, dont il découvre la musique lors d’un concert parisien. « Je me suis pris une claque. C’est toujours musical, avec une maîtrise incroyable de l’instrument. Il n’y avait rien à comprendre. J’appréciais beaucoup ça chez eux », nous confiait-il. Un fleuron de l’avant-garde musicale française, régulièrement cité comme référence dans les mondes pop-rock.
Avec Pierre Barouh, chansonnier et fondateur du label Saravah, le duo enregistre des albums fondateurs d’une esthétique loufoque, à l’esprit punk avant l’heure, étrange et envoûtante. « Le désordre, c’est l’équilibre, comme dans l’univers », disait-il. À Brigitte les textes, à Areski la musique, incisive parfois, onirique souvent, insaisissable toujours : Je ne connais pas cet homme (1973), l’Incendie (1974), le Bonheur (1975), et leur chef-d’œuvre Vous et nous (1977) avec le morceau Patriarcat, inusable manifeste féministe électro.
Ces années sont aussi celles de concerts prodigués un peu partout, dans des conditions de préférence précaires. Les années 1980 seront plus discrètes pour les amoureux qui remontent sur les tréteaux pour la pièce écrite par Fontaine, Acte 2. Il faut attendre les années 1990 pour que Fontaine et Areski retrouvent l’inspiration et enregistre une ribambelle d’albums qui marquent à nouveau l’époque : French Corazon (1990), Genre humain (1995), les Palaces (1997) et Kékéland (2001) en compagnie des New-Yorkais de Sonic Youth.
Bien qu’habitué à l’ombre, Areski était un musicien courtisé. Il a joué avec Barbara, Moustaki ou encore Sapho, dont il compose la musique de l’album Universelle. En 2004, cet éternel curieux reprenait le chemin de l’école en suivant les cours d’harmonie à la très sérieuse Schola Cantorum. « L’harmonie, c’est des mathématiques. Et moi, j’ai toujours été doué en maths. Il fallait que j’apprenne le classique de la musique, la grammaire, la syntaxe, l’orthographe », nous confiait-il.
Peut-être cette expérience le décidera-t-elle à enregistrer son premier album solo en 2010, le Triomphe de l’amour, sans toutefois cesser d’offrir ses mélodies vénéneuses à sa muse. C’est elle qui avait trouvé le titre de son second et dernier album, Long Courrier, invitation au voyage autant que missive adressée à celle qu’il aura aimée tout au long de sa vie d’un amour rare, intense et splendide.