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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 15:25
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur
Guerre d'Algérie, colonisation, histoire et mémoires: un mardi de l'éducation populaire exceptionnel avec l'historien Tramor Quemeneur

La France face à son histoire... au miroir de l'Algérie.  

Des millions de français ont un lien avec l'Algérie, de près ou de loin. Cette guerre terrible de décolonisation de 8 ans a fait 28 000 morts côté français, au moins 400 000 à 500 000 côté algérien.   

Ce mardi 27 janvier 2026, nous avons vécu une passionnante et précieuse conférence sur la conquête et la guerre d'Algérie, le choix de l'insoumission et du refus, la mémoire de cette guerre, de l'historien Tramor Quemeneur, président pour la partie française de la commission mixte d'historiens franco-algérienne, pour le premier des Mardis de l'Éducation Populaire de l'année 2026.

Le local du PCF était bien rempli avec plus de 40 participants à cette conférence- débat (malgré une publicité minimaliste de la presse). Avec pondération, sens de la nuance, sans langue de bois, l'historien Tramor Quemeneur, auteur d'une thèse remarquée sous la direction de Benjamin Stora sur l'insoumission pendant la guerre d'Algérie, nous a éclairés sur les enjeux mémoriels autour de la conquête et de la guerre de l'Algérie. 

Cette conférence s'est prolongée au bout d'une heure et demi d'intervention très complète de Tramor Quemeneur, l'enfant du pays, dont c'était la première conférence à Morlaix sur son sujet de thèse et de spécialité historique, lui qui a écrit déjà pas loin de 10 livres, dont le plus connu s'est vendu à 55 000 exemplaires (Algérie, 1954-1962: Lettres, carnets, et récits des Français et des Algériens dans la guerre, aux éditions Les Arènes, écrit avec Benjamin Stora), par une heure de questions et de témoignages jusqu'à 20h30, avec notamment le témoignage de Michel Marzin qui s'engagea avec courage comme appelé du contingent contre le putsch des officiers ultras jusqu'au-boutistes de l'Algérie française, mais aussi le témoignage de plusieurs autres participants sur les traumas, les relations franco algériennes, le rôle et les mots d'ordre du PCF et du Parti communiste algérien à l'époque par rapport à la paix et l'indépendance, l'état de l'opinion pendant la guerre d'Algérie, les conséquences et prolongements politiques pour le gauche et le droite française, le rôle de l'enseignement de l'histoire de la guerre d'Algérie, de sa place dans les programmes scolaires, de séries générales, technologiques, et professionnelles, la désagrégation de notre relation à l'Algérie, les passions politiques qu'elle suscite, elle et la mémoire de cette sale guerre, etc.

Un immense merci à Tramor Quemeneur et tous les participants de ce beau et précieux moment d'éducation populaire et d'éclaircissement comme d'approfondissement d'une question douloureuse qui continue de travailler la mémoire collective.

Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son diaporama! 

Merci à Jean-Yves Quemeneur son oncle, et à Anne Guillou de nous avoir mis en relation avec Tramor Quemeneur. 

Prochaines conférences des Mardis de l'éducation populaire: 

- le mardi 17 février, 18h: Greg Oxley sur la poussée de l'extrême-droite, du nationalisme et de l'autoritarisme dans le monde, notamment en occident et dans les pays anglo-saxons

- le mardi 31 mars, 18h: Morgane Le Guyader sur la Colombie du président Petro et l'expérience politique de la gauche dans ce pays 

Mardi de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix avec Tramor Quéméneur le 27 janvier 2026. Diaporama Pierre-Yvon Boisnard

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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 15:25
« L’histoire bégaie sacrément » : la leçon d’humanité de Lucienne Nayet, fille de déporté juif, au lycée de Kerneuzec (Ouest-France Quimperlé, 9 janvier 2026)

Ouest-France, 9 janvier 2026

Fille de déporté, cachée à sa naissance sous l’Occupation, la
Locquénolésienne (Finistère) Lucienne Nayet, présidente du Réseau
national des musées de la Résistance, est intervenue jeudi 8 janvier
2026 au lycée de Kerneuzec, à Quimperlé (Finistère). Le récit d’une
enfance brisée et d’un appel aux jeunes à ne pas subir et à être vigilants
pour éviter que l’histoire ne se répète.


"Ne baissez jamais la tête. Soyez vigilants et faites attention à ce qui se
passe autour de vous. Surtout réagissez et n’acceptez pas
l’inacceptable, parce que l’insoutenable est peut- être devant vous."
Ces
quelques mots ont empli jeudi 8 janvier 2026 l’amphithéâtre du lycée de
Kerneuzec à Quimperlé (Finistère) à l’issue d’une poignante leçon de
résilience et d’humanité, dispensée aux cinq classes de terminale.
Déclarée morte-née le 4 août 1941


Le récit de sa vie est d’abord celui d’une enfance brisée. Ses parents,
juifs polonais, émigrent en France en 1930 pour fuir la montée de
l’antisémitisme. Ils s’imaginent à l’abri au Pays des Lumières. Ils ouvrent
une boutique de tailleur à Paris. La grande sœur de Lucienne naît en
1933. Arrive la guerre. Le 15 mai 1941, son père reçoit un billet vert de la
police française. Convoqué comme 4 600 autres juifs étrangers pour une
vérification de papiers, il s’y rend sans crainte, laissant sa femme,
enceinte de Lucienne. C’est pour lui le début de l’enfer. Il ne reviendra
pas, d’abord interné puis déporté en 1942 à Auschwitz.


Lucienne naît le 4 août 1941, à l’hôpital Rothschild. Comme beaucoup
d’enfants juifs, elle est déclarée morte-née par le personnel médical, qui
ainsi la protège en la faisant disparaître des radars. Ce qui scelle de
facto un destin d’apatride, et une vie dans l’illégalité avec des faux
papiers. On la cache à la morgue, avant le départ pour Pouzauges en
Vendée, où son aînée est déjà accueillie dans une famille de fermiers.
Impossible pour la mère et le nourrisson d’y trouver refuge. 

Elles atterrissent dans un logement de 20 m², proposé par le curé du
village. On y est resté quatre ans, avec interdiction de sortir. Il ne fallait
pas faire de bruit, ni pleurer, ni parler, ni courir, ni jouer. Des gens nous
apportaient à manger. Ils étaient des héros de l’ombre, parmi tant
d’autres. Lucienne leur rend hommage. Il faut savoir résister. La France
était aussi un pays courageux, à côté de ceux qui vous dénonçaient pour
un morceau de pain.


Une inlassable passeuse de mémoire
À la Libération, le retour à Paris. La clé n’ouvre plus la porte de
l’appartement familial dans le XI e arrondissement. L’association le
Croissant rouge leur trouve un logement dans le XX e. Trop petit pour
elles trois. La priorité était que ma sœur aille à l’école. J’ai été placée
dans une famille d’accueil. Des gens merveilleux , raconte Lucienne.
Les déportés qui étaient rapatriés arrivaient à l’hôtel Lutetia. L’un d’entre
eux a reconnu mon père sur une photo et a dit qu’il était mort. L’homme
deviendra par la suite son beau-père. En résumé : l’histoire d’une
jeunesse fracassée et d’un profond mal être persistant. Officiellement ni
née, ni déclarée, son admission à l’école n’avait tenu qu’à l’obtention de
faux papiers. J’étais infernale, très turbulente. Elle voulait savoir, posait
beaucoup de questions et se heurtait au silence. Ma mère ne voulait
sans doute pas partager mes souffrances. Elle n’avait qu’un seul désir
que je travaille bien à l’école. Le déclic intervient à sa mort en 1988. J’ai
commencé mes recherches.
Jusqu’à reconstituer peu à peu le fil de son enfance, en se rendant à
Pouzauges, puis en consultant les archives nationales. Recueillir des
témoignages sur l’occupation n’a pas été simple. Les gens ne parlaient
pas beaucoup de cette période. Il a fallu qu’en 1995, Chirac reconnaisse
la responsabilité de la France pour que les bouches s’ouvrent.
Présidente du réseau national des musées de la résistance, Lucienne
Nayet se voit aujourd’hui en passeuse de mémoire. Elle multiplie les
interventions auprès des scolaires et est ainsi intervenue jeudi à
Kerneuzec, à la demande de deux professeures, Lisa Dubeau et Céline
Guillemin. À l’arrivée, deux heures d’échanges, beaucoup de questions
et une charge émotionnelle parfois difficilement contenue. Mais elle
l’assure : Je ne suis pas là pour faire pleurer. Je ne suis pas animée par
la haine ni par la vengeance. J’essaie toujours de comprendre le
pourquoi des choses. L’histoire ne se répète pas, mais elle bégaie
sacrément.

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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 15:23
31 mars 2026, 18h: Démocratie et luttes sociales en Colombie: conférence des Mardis de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix animée par Morgane Le Guyader
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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 15:01
Débat sur la crise de la pêche et la filière halieutique organisé par le PCF Pays Bigouden à Lesconil ce samedi 31 janvier avec Maxime de Lisle, ancien marin de l’ONG Sea Shepherd et auteur de la BD "On a mangé la mer".
Débat sur la crise de la pêche et la filière halieutique organisé par le PCF Pays Bigouden à Lesconil ce samedi 31 janvier avec Maxime de Lisle, ancien marin de l’ONG Sea Shepherd et auteur de la BD "On a mangé la mer".

ci-joint l'article sur le débat crise de la pêche et filière halieutique à Lesconil ce samedi 31 janvier à 15h au Bar de l'escale à Lesconil.

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27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 06:41
Mardi 27 janvier, 18h: La Guerre d'Algérie: Mardi de l'éducation populaire avec l'historien Tramor Quemeneur,  Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d'historiens
Mardi 27 janvier, 18h: La Guerre d'Algérie: Mardi de l'éducation populaire avec l'historien Tramor Quemeneur,  Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d'historiens
Mardi 27 janvier, 18h: La Guerre d'Algérie: Mardi de l'éducation populaire avec l'historien Tramor Quemeneur,  Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d'historiens
Mardi de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix 
 
" la Guerre d'Algérie: l'engrenage de la violence, le refus de la guerre, la mémoire et l'empreinte"
 
Mardi 27 janvier à 18h au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac
 
avec Tramor Quemeneur, historien spécialiste de la guerre d'Algérie, de l'Algérie coloniale et de l'insoumission
 
 Tramor Quemeneur est le secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d'historiens (pour la partie française), travaillant pour la présidence de la République. 
 
Il est l'auteur d'une thèse remarquée en 2007 sous la direction de Benjamin Stora : Une guerre sans "non"? Insoumissions, refus d'obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d'Algérie (1954-1962)
 
Tramor Quemeneur est aussi l'auteur de nombreux ouvrages: parmi lesquels le "Dictionnaire de la guerre d'Algérie", "Vivre en Algérie. Du XIXe au XXe siècle", "La guerre d'Algérie en direct", de "Algérie : 1954-1962 - lettres, carnets et récits des français et des algériens dans la guerre". 
Mardi 27 janvier, 18h: La Guerre d'Algérie: Mardi de l'éducation populaire avec l'historien Tramor Quemeneur,  Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d'historiens
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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 15:36

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire "Communistes" lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

 

Les 200 familles

François DE WENDEL

Le 22 janvier s’ouvre à Lyon Villeurbanne le 8e congrès du PCF (jusqu’au 25 janvier). Le Parti revendique 74 000 membres (contre 28 000 en 1933). En deux ans le chiffre a plus que doublé. On compterait 25 000 JC. « En avant pour les 100 000 adhérents », clame une banderole du congrès. Maurice Thorez est réélu secrétaire général.

Le manifeste adopté à l’issue du congrès évoque notamment le poids des « 200 familles » qui contrôleraient l’économie française. Le thème fait écho aux 200 actionnaires qui supervisent la Banque de France à sa création (en 1800). On dit qu’à l’origine c’est le radical Daladier qui utilise l’expression, dès 1934 ; mais ce sont les communistes qui vont assurer à ce mot d’ordre un succès phénoménal au cours de l’année 1936.

Dans le film « La vie est à nous » de Jean Renoir et Jean-Paul Le Chanois (1936), produit par le PCF, le personnage d’un instituteur, interprété par le comédien Jean Dasté, fustige ainsi les grandes fortunes : « La France n’est pas aux Français car elle est à deux cents familles. La France n’est pas aux Français car elle est à ceux qui la pillent. »

À partir du 19 janvier 1936, le journal l’Humanité consacre une longue série d’articles (jusqu’en août), bien documentés, signés Augustin Hamon et surtitrés : « Et voici les 200 familles », où défilent les de Wendel, les Schneider, les Neuflize. La série commence ainsi : « On croit communément que la France vit sous un régime démocratique. C’est une erreur complète. Le régime de la France est celui d’une oligarchie ploutocratique. Ce sont les grands riches qui sont les maîtres quasi absolus du pays. Nous disons quasi absolus parce qu’il faut tout de même tenir un peu compte de l’opinion et des aspirations des millions de dirigés. Ces grands riches détiennent entre leurs mains toute l’économie du pays. Ils en administrent, ils en gèrent tous les éléments, dans toutes les branches, l’eau, le gaz, l’électricité, les transports par voie ferrée et par air ; les canaux, les ports ; les transports par route ; les mines, la métallurgie, le textile, qui sont les industries de base de l’économie ; les industries de l’alimentation et de la construction ; les entreprises coloniales et à l’étranger les assurances et enfin les banques. »

En ce début 1936, des informations de presse font état de la fabrication massive (et secrète ? mais c’est un secret de Polichinelle) du bombardier Heinkel He 111 pour la Luftwaffe, alors que l’Allemagne n’avait pourtant pas le droit, selon le traité de Versailles, de concevoir des appareils militaires. Ces avions seront engagés dès l’année suivante dans la légion Condor pour bombarder les Républicains espagnols.

Gérard Streiff

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 08:48
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026
Voeux de la fédération PCF du Finistère à la salle de l'Amicale laïque de Lesconil ce samedi 24 janvier 2026

Voeux du PCF Finistère à l'amicale laïque de Lesconil.

Photos Jean-Philippe Deunf et Ismaël Dupont. 

Voeux du PCF Finistère à Lesconil dans la salle de l'amicale laïque à l'emplacement de l'usine des sardinières qui se mirent en grève à l'été 1926, point de départ d'un conflit social de plus d'un an généralisé aux ports du pays bigouden. Un moment très chaleureux avec une soixantaine de camarades, des discours de Gérard Bal pour les sections, de moi-même pour la fédération, de Gwenole Foucher pour la JC, et une mini conférence de Gaston Balliot sur les luttes des ouvrières et pêcheurs du pays bigouden suivie d'un repas et de chansons de Marie-Aline Lagadic, autrice de l'excellent livre CD historique et ethno-musical "Le Chant des Sardinières" sur les luttes des ouvrières du pays bigouden en 1926-1927 et celles des sardinières de Douarnenez fin 1924.

Merci à tous les camarades, amis et partenaires présents.

 

Discours d'Ismaël Dupont - à Lesconil 24 janvier 2026

Cher.e.s amis, camarades du PCF et de la JC, partenaires de gauche,

Monsieur le maire de Lesconil,

Monsieur l’adjoint aux commémorations, 

Chère Armelle Huruguen, ma collègue au conseil départemental du Groupe Finistère & Solidaires, 

J'excuse Madame la responsable de l’UL CGT du Pays Bigouden

Au nom de la fédération du parti communiste du Finistère, je tiens à vous remercier tout d’abord tous de votre présence et à vous souhaiter une très belle année 2026 à vous, vos familles, vos proches, vos organisations locales, dans vos engagements et responsabilités.

2025 et ce début d’année 2026 auront été une année de bascule politique, avec une extrême-droitisation du monde et du débat public, une attaque en règle de très grandes puissances contre le droit international, l’ONU, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit des réfugiés, une montée internationale de l’impérialisme belliciste, du racisme et de la xénophobie, une offensive réactionnaire, ultra-capitaliste, et aussi souvent d’obscurantisme et de fanatisme religieux.

Pensons au génocide à Gaza, au nettoyage ethnique et à la politique d’apartheid violente en Cisjordanie, à la destruction de camps de réfugiés, à l’enlisement et à la barbarie de la guerre en Ukraine, au Soudan (une guerre dont on parle peu mais qui a déjà fait plus de 200 000 morts depuis 2 ans), à la répression sanglante du peuple iranien, aux attaques contre les Kurdes qui ont stoppé Daesh à Syrie, à la volonté des Etats-Unis et des droites oligarchiques en Amérique Latine d’abattre tous les gouvernements de gauche, au retour en force de la droite à extrême, symbolisée par la victoire de José Antonio Kast, le fils de Nazi, le sympathisant de Pinochet, contre la communiste Jeannette Jara, candidate de l’ensemble de la gauche, au Chili – il vient nommer deux avocats de Pinochet ministres de la défense et de la justice et des droits de l’homme - et aujourd’hui, les menaces que font peser les Etats-Unis contre l’indépendance du Venezuela, de Cuba, de la Colombie, du Mexique, et du Groenland.

En France, le président E.Macron, complètement marginalisé politiquement sur la scène intérieure, dont la voix ne compte plus et laisse indifférent une grande partie de la population, dont les ministres en sursis ne font plus rien qu’expédier les affaires courantes et brasser du vent, ne disposant plus d’aucun socle majoritaire, se transforme en valet du fasciste Donald Trump en applaudissant l’enlèvement de Maduro (et l’exécution de sa garde rapprochée, dont 32 cubains), et en président va-t-en guerre tenant un discours martial décalé sans réels moyens de ses prétentions contre la Russie et engageant notre pays et l’Europe sur la voie d’un réarmement et d’une escalade des tensions militaires et politiques.

Un réarmement et une escalade notamment dans les dépenses militaires, de défense, du nucléaire militaire, qui se fait au détriment d’une politique sociale, d’éducation, de santé.

Pendant ce temps les inégalités augmentent, le nombre de pauvres augmente, et leur poids d’achat diminue avec l’inflation, et la richesse des plus riches explose.

82 milliards d’euros ont été retirés aux collectivités locales par l’État en 15 ans, et 6 milliards d’euros en 2026.

La droite refuse la contribution des plus riches, la remise en cause des systèmes de fraude et d’évasion fiscale, de contournements de l’impôt, la taxe Zukman, le rétablissement de l’ISF, la taxation des revenus financiers.

500 familles concentrent aujourd’hui en France 42 % du PIB contre 6 % du PIB il y a 30 ans en 1996. Le volume de leur richesse et patrimoine a été multiplié par 7 ou 8 !!!

Selon un rapport d’Oxfam, les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires français a doublé.

Le sénateur communiste Fabien Gay, élu par le magazine Challenges, Sénateur de l’année, pour son rapport sur les aides publiques généreusement accordées sans contrepartie aux entreprises, établit à 211 milliards d’euros la facture d’aide publique aux entreprises chaque année.

Et parfois, souvent, elles compriment les salaires, nourrissent les actionnaires plus que l’investissement dans le long terme, l’innovation, et l’appareil de production, quand elles ne délocalisent pas et suppriment des emplois en France.

Pendant ce temps-là les services publics ferment ou se dégradent, se raréfient, se déshumanisent à la faveur des filtres numériques, la protection sociale se dégrade, les retraites sont attaquées, comme le niveau de remboursement des dépenses de santé, 80 ans après la création de la sécurité sociale.

Cela ne peut plus durer ! La difficulté de vivre, la désillusion, colère dominent chez nos concitoyens. Beaucoup n’en peuvent plus. Mais les milliardaires, la droite et l’extrême-droite ont compris qu’il fallait trouver des dérivatifs à cette colère pour ne pas remettre en cause leurs dominations, leurs privilèges, leur petit monde oligarchique fermé sur lui-même : les musulmans, les arabes, les étrangers, les immigrés, les chômeurs, les allocataires du RSA, les fonctionnaires…

Et comme ils disposent maintenant d’un pouvoir médiatique hallucinant, entre les médias d’État aux ordres de l’agenda de droite néo-libéral et capitaliste, et les médias privés aux ordres du milliardaire d’extrême-droite Bolloré (80 % des médias sont possédés par 9 milliardaires), les idées dominantes sont plus que jamais les idées qui correspondent aux intérêts de la classe dominante, comme les orientations de l’État, comité qui gère les intérêts privés de la grande bourgeoisie, Marx est toujours et plus que jamais d’actualité.

La lutte des classes fait rage, et elle fait beaucoup de victimes parmi les damnés de la terre, ceux dont les richesses naturelles, la force de travail, les pays, sont pillés par les ultra-riches de la classe capitaliste.

Face à ça, difficile d’être optimistes en cette année 2026, surtout quand on lit des sondages, montrant que désormais il y a autant de français qui adhèrent aux idées du RN que de français qui les rejettent (42% contre 44 %, sondage Le Monde, 11 janvier) et quand on voit l’ex-droite républicaine marcher sur les plates bande du RN, ou s’allier à lui ou à Reconquête.  

Mais dans ce basculement du monde et de notre société vers le pire, le volontarisme et le souci d’organisation, de construction d’alternative politique crédible, de rassemblement pour une autre répartition et production des richesses, le pari de l’espoir et de la combativité des communistes, sont des atouts pour lutter et résister. Je reprendrais à mon compte les mots très justes d’un prêtre de la théologie de la libération qui témoignent dans le film « L’évangile de la libération » de François Xavier Drouet sorti cette année : « Je réserve le pessimisme pour des jours meilleurs ». Le pessimisme est luxe que nous ne pouvons nous permettre, nous sommes le corps enfoncé jusqu’au cou dans la boue. Il nous faut trouver l’oxygène et nous sortir de ce piège !

Pour ce qui est du PCF Finistère, et de l’ensemble de la gauche, nous avons des enjeux importants devant nous avec les municipales des 15 et 22 mars 2026, pour lesquelles nous espérons une participation populaire importante comme aux législatives de 2024, et à l’occasion desquelles nous présentons au moins 88 candidats dans le Finistère, sur au moins 24 communes. Nous espérons gagner et conserver un maximum de communes à gauche et faisons le choix du rassemblement de la gauche pour être plus efficaces, et faire bloc pour mettre en échec la droite et l’extrême-droite, inverser la dynamique politique dominante. Mais surtout parce que nos citoyens et nos communes ont besoin de politiques d’égalité des droits, de progrès, de défense des services publics, de démocratie participative, de soutien au monde associatif, sportif, à la culture, et nous voyons au niveau du département du Finistère combien il en coûte au niveau social quand une collectivité de cette importance passe à Droite.

Le PCF,  dans le Finistère, c’est 55 élus municipaux dans le mandat 2020-2026, 1 conseillère régionale, 3 conseillers départementaux, 12 sections, 825 adhérents, 43 adhésions en 2025 et 50 jeunes communistes, c’est 8 fêtes populaires dans l’année, dont les deux du Travailleur Bigouden, a priori le samedi 18 juillet à Lesconil et le mercredi 19 août à Loctudy pour la fête fédérale.

Nous avons organisé en 2025 des grandes souscriptions pour la solidarité avec le peuple palestinien (+ de 10 000 euros récoltés), 16 ventes de légumes à prix coûtant, 15 conférences d’éducation populaire, des projections de films, des ventes et présentations de livre, nous sortons notre journal bimestriel « Rouge finistère » et le distribuons à 12000 exemplaires tous les deux mois pour faire connaître notre actualité, nos analyses, nos propositions.

Et nous allons présenter en 2026 aux élections municipales plusieurs jeunes de -25 ans et de -30 ans sur nos listes dans le haut des listes à Brest, Landerneau, où Gladys Grelaud, notre camarade, est la tête de liste « Landerneau pour tous », est notre candidate, à Morlaix, au Relecq-Kerhuon à Douarnenez et ailleurs sans doute.

Nous souhaitons bonne chance à tous nos candidats et plus généralement aux équipes de gauche qui se présentent aux municipales. Les élu.e.s communistes montrent du sérieux et de l’implication dans leurs tâches, et ils reversent leurs indemnités d’élus, ne s’enrichissent pas avec leur mandat. Il faut le rappeler !

Nous aurons aussi dans les semaines et mois à venir des échéances importantes pour préparer 2027 et travailler nos objectifs stratégiques et d’organisation, notre projet à la lumière des basculements et bouleversements du monde et de la vie politique, avec nos congrès de section et notre congrès départemental en juin, les 13 et 20 juin, notre congrès national, le 40 ème congrès du PCF, 100 ans après le 5ème congrès à Lille en 1926, à Lille en 2026.

1926, il y a 100 ans, c’est justement le point de départ des luttes des sardinières du pays bigouden de Lesconil, du Guilvinec, du Pays bigouden.

Ces femmes travaillaient de 15 à 18 h par jour, les horaires de nuit et les heures supplémentaires non majorées, le repos dominical n’était pas respecté, elles commençaient à travailler à 13 ou 14 ans pour emboîter le poisson, la sardine, quand elle arrivait. En novembre 1924, les sardinières de Douarnenez avaient donné l’exemple de la révolte, avec l’appui de leurs maris pêcheurs, de la CGT-U, du parti communiste, et de la mairie communiste de Douarnenez, manifestant et faisant grève pendant 6 semaines pour les 5 sous supplémentaires de l’heure : « pemp real ar vo ». Le 6 janvier 1925, elles ont gagné : le salaire de 8 francs pour 10 h se trouve porter à 10 francs pour 8h, soit une augmentation de 30 %, les heures de nuit sont majorées de 50 %. Les temps d’attente du poisson sont rémunérés. Le droit syndical est reconnu.

En 1926, Charles Tillon et la CGT-U vont tenter d’étendre le bénéfice de ces progrès du droit du travail et des accords du 6 janvier 1925 à l’ensemble des conserveries du littoral. Le conflit social dans le pays bigouden est moins connu mais a duré bien plus longtemps et a eu des conséquences encore plus dramatiques pour les familles et populations.

A Lesconil, au début des années 1920, 62 % de la population active dépend de la pêche et de l’industrie sardinière. Le 26 juillet 1926, alors que les Douarnenistes viennent d’obtenir 1,40 franc de l’heure pour les hommes, 1,13 franc pour les femmes, les ouvrières de Lesconil se mettent en grève. Charles Tillon arrive le 28 juillet pour soutenir les femmes de Lesconil. Le 1er août 1926, les femmes de Lesconil se rendent en cortège au Guilvinec sur des airs révolutionnaires, et les guilvinistes se joignent à elles, c’est la fameuse photo de Charles Tillon, plus tard son tableau, et l’affiche de la CGT de 1982 sur les luttes sociales en pays bigouden d’Alain Le Quernec. Les ouvrières du Guilvinec réclament 1,25 franc de l’heure. Le 2 août plus de 500 personnes sont en grève. Dans la soirée une réunion à laquelle on se rend en chantant l’Internationale et le Drapeau rouge rassemble 800 personnes aux Halles de Pont l’Abbé. Le 5 août, 1000 ouvrières et ouvriers d’usine sont en grève avant d’être rejoints par les marins.

Les patrons accordent des augmentations à Penmarc’h et Pont l’Abbé, mais pas à Lesconil et au Guilvinec, jouant la division. Le 10 août les négociations reprennent et les ouvrières sont augmentées à 1,35 franc de l’heure. Une manifestation de joie se déroule à Lesconil suivie d’un grand bal pour fêter la victoire.

Mais une répression patronale intense va s’ensuivre. Des coopératives sont créées par la CGTU et Charles Tillon pour construire du revenu pour contourner le lock-out des patrons privant de salaires les ouvrières et ouvriers, comme une coopérative de dentelle. En avril 1927, en même temps que le conflit se poursuit avec les ouvrières de Lesconil, il y aura une nouvelle épreuve de force des patrons avec les marins de Saint Guénolé. La population est réduite à la famine et la misère. Les conserveurs n’achètent plus le poisson et ferment les usines. Le conflit social du Pays Bigouden est au sujet de l’assemblée nationale, l’égoïsme et la cupidité des conserveurs, leur cynisme est dénoncé, l’Humanité lance une grande souscription pour les ouvrières et les pêcheurs et leurs familles. Mais ce combat social se traduit plutôt par une victoire des patrons des conserveries.

Lesconil c'est aussi une haute tradition de lutte antifasciste et avec mes camarades nous avons été rendre hommage au carré des fusillés et déportés du cimetière de Lesconil à nos camarades fusillés par les Allemands et déportés en camp de concentration tout à l'heure. Cette empreinte de résistance populaire a aussi beaucoup pesé dans l'influence du communisme dans la commune et le pays bigouden en général. 

 

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23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 20:45
L'évangile de la révolution: un excellent film sur l'influence du christianisme d'émancipation porté par la théologie de la libération dans les luttes sociales et révolutionnaires en Amérique Latine, par François Xavier Drouet
L'évangile de la révolution: un excellent film sur l'influence du christianisme d'émancipation porté par la théologie de la libération dans les luttes sociales et révolutionnaires en Amérique Latine, par François Xavier Drouet
Un grand merci à l'ACAT, au Festisol, et à la Salamandre de nous avoir fait découvrir ce jeudi 22 janvier à Morlaix "L'évangile de la révolution" en présence du réalisateur François Xavier Drouet, un film soutenu aussi bien par l'ACAT, le CCFD- Terre solidaire, que par les amis de l'Huma, et les amis du Monde Diplomatique.
Ce film d'une grande profondeur, alternant interviews et images d'archives, revisite les mouvements révolutionnaires des années 60, 70, 80, soutenus par une partie de l'Eglise, et notamment de nombreux prêtres, moines et évêques, et surtout des communautés chrétiennes de base, chrétiennes et marxistes, en Amérique latine, du Salvador au Nicaragua, en passant par le Mexique et le Brésil, là où tout a commencé. Des luttes émancipatrices contre des dictatures de droite et d'extrême-droite ardemment soutenues et armées par les États-Unis pour faire face au péril communiste et rouge dans le cadre du plan "Condor" qui s'est traduit par des dizaines de milliers d'exécutions, d'enlèvements, de tortures, d'assassinats de prêtres, de religieuses, de communautés chrétiennes pendant des messes. Il montre l'engagement de certains religieux, y compris d'origine européenne, dans les guerillas populaires pour protéger le peuple contre le terrorisme des oligarchies et de leurs dictatures. Ce film est une leçon de courage et d'humanité, il montre la force de l'unité et de l'organisation des humbles en Amérique Latine, notamment avec Lula pendant les grandes grèves de Sao Paolo qui ont fait tombé la dictature brésilienne. La théologie de la libération, violemment combattue par le pape Jean-Paul II, ardemment anti-communiste qui a réformé l'église pour marginaliser les marxistes, reposait sur l'idée que les pauvres ne sont pas objets de charité et de bonne conscience pour les riches, mais le parti pris de Dieu, et des acteurs de leur libération. Donner à celui qui a faim d'accord, mais surtout empêcher que des gens aient faim quand d'autres vivent dans l'opulence. Les chrétiens se réclamant de la théologie de la libération n'opposaient pas salut terrestre et salut céleste, ils vivaient pour que la vie humaine ait de la valeur ici et maintenant, toutes les vies, notamment celles des pauvres, reprenant le message initial des Évangiles, et son approche égalitaire. Cette affirmation est à l'origine du mouvement des sans terre au Brésil, de la lutte des indiens marxistes du Chiapas, et sans doute un des points de départ de l'altermondialisme même si la violence de la répression et de l'effort de marginalisation de la théologie de la libération au sein de l'église ont ouvert la voie au retour des régimes d'extrême-droite en Amérique Latine, appuyées sur des églises évangélistes intégrées à l'idéologie capitaliste et états-unienne. Ce film avec des images d'archive incroyables est foisonnant d'enseignements et nous donne des clefs à la fois sur la construction d'une réponse collective d'émancipation populaire, le lien entre le national, le religieux, et l'idéal révolutionnaire, et sur les raisons du reflux de l'espérance révolutionnaire. Il donne aussi la parole à des chrétiennes et des chrétiens d'une intelligence, d'une dignité et d'une force morale exceptionnelle, qui ont lutté avec le peuple et pour lui, contre le pouvoir et la morgue de l'argent et des régimes oligarchiques hérités de la colonisation, de l'esclavage, de siècles d'exploitation capitaliste.
 
Ismaël Dupont 
 
« L’Évangile de la Révolution » : sur les traces de la théologie de la libération

Du Salvador au Mexique, le documentariste François-Xavier Drouet promène sa caméra sur les traces des révolutions latino-américaines inachevées, dans lesquelles la théologie de la libération a joué un grand rôle.

Cyprien Caddeo, L'Humanité, 2 septembre 2025

Le voyage de François-Xavier Drouet tient du pèlerinage. Le documentariste français, âgé de 46 ans, arpente l’Amérique latine depuis les années 1990, mais livre ici son premier film sur ce continent marqué par de fraîches révolutions. Du Salvador au Mexique, en passant par le Brésil et le Nicaragua, il s’agit d’en restituer les traces, de constater les impasses, les échecs.

De reconnecter surtout avec une spécificité locale : la théologie de la libération. Karl Marx a beau avoir déclaré que la religion est l’opium du peuple, les soulèvements sud-américains se sont faits avec le christianisme, et en son nom.

Drouet opte donc pour une approche didactique appréciable pour ceux qui ne connaîtraient rien à ce continent politique, intellectuel et spirituel. Le documentaire alterne entre images d’archives et témoignages sur place. C’est une histoire d’enthousiasme révolutionnaire et de répression sanglante.

Au Salvador, un prêtre belge raconte ses années de maquis avec le Front Farabundo Marti de libération nationale et explique comment les guérilleros ont résolu – ou plutôt enjambé – l’équation insoluble suivante : concilier exigence de non-violence et lutte armée. À El Mozote, on exhume encore les corps des 988 paysans tués par la contre-révolution financée par les États-Unis, en 1981.

Une Église dans l’Église

Au Brésil, on convoque un vieux sermon de Helder Camara et cette phrase : « Quand je donne à manger aux pauvres, on me qualifie de saint. Quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on me traite de communiste. » Des suiveurs du célèbre évêque témoignent de leur excommunication pour avoir poursuivi ce travail doctrinal. Au Mexique, Drouet retrouve des vétérans zapatistes du Chiapas, où perdurent les rêves d’auto-organisation.

 

Dans le sillage de la révolution cubaine de 1959 et de Vatican II, les tenants de la théologie de la libération ont formé une Église dans l’Église. Ces croyants révolutionnaires, qui se réfèrent au « Dieu des pauvres » et au message du Christ plutôt que sa traduction dévoyée par les élites pontificales, ont fâché le Vatican. Jésus n’était-il pas précisément une figure d’opposition à une puissance impériale, Rome, dont l’Église a désormais fait son siège ? C’est ce que défendent les témoins interrogés par Drouet.

’Évangile de la révolution consacre par ailleurs une longue séquence à un moment historique pour l’Amérique centrale, très largement méconnu sous nos latitudes : la visite en 1983 de Jean-Paul II au Nicaragua, alors gouverné par les révolutionnaires sandinistes.

Le souverain pontife refuse de bénir les ministres « mauvais chrétiens » et accuse tout un peuple abasourdi « d’affaiblir l’unité de l’église » en préférant la doctrine marxiste au christianisme. En partie hué, Karol Wojtyla devra prendre ses mules papales à son cou et écourter sa visite. Ce jour-là, le Saint-Siège perd une bataille, mais le documentaire nous rappelle, amer, qu’il finira par gagner la guerre.

L’Évangile de la Révolution, de François-Xavier Drouet, France-Belgique, 1 h 55

Le précieux héritage d’un christianisme de libération

Née en Amérique latine, la théologie de la libération entendait faire des pauvres et des exclus les acteurs de leur émancipation. Une lecture marxiste du message de Jésus qui s’attirera, hélas, les foudres des forces réactionnaires.

Rosa Moussaoui, 24 décembre2022

Peut-être faut-il rechercher les sources de ce profond mouvement d’émancipation parmi les premières voix qui s’élevèrent contre la traite esclavagiste. Celles, par exemple, quelques décennies avant les premières lueurs des Lumières, de deux moines capucins : le Jurassien Épiphane de Moirans et l’Aragonais Francisco José de Jaca. Dans le XVIIe siècle finissant, tous deux plaidèrent avec ferveur auprès de la cour espagnole et de la cour pontificale pour la liberté des Noirs. L’un était établi à la Martinique, l’autre à Caracas. Partout sur les rives de l’Atlantique et des Caraïbes, ils jetèrent l’anathème sur le commerce des êtres humains, soufflèrent sur les braises des révoltes, jusqu’à susciter l’ire des propriétaires d’esclaves, des gouverneurs coloniaux et de la hiérarchie ecclésiastique.

L’Église des pauvres

Au mitan du siècle dernier, c’est dans la filiation de ces religieux insurgés contre l’esclavage et les ignominies du colonialisme que s’inscrivirent les jeunes prêtres latino-américains initiés au marxisme à l’occasion de séjours d’études en Europe. Cette génération fit émerger au sein du clergé, sur ce continent défiguré par la misère, traversé par l’onde de choc de la révolution cubaine, une nouvelle élite sensible au sort des opprimés, mue par un profond désir d’égalité, de justice et de transformation sociale. Leur christianisme de libération se cristallisa lors de la deuxième conférence générale de l’épiscopat latino-américain qu’ouvrit à Medellin, le 24 août 1968, le pape Paul VI. Là surgit cette « Église des pauvres » au diapason des souffrances du peuple, prête à faire front contre les régimes autoritaires. Prête, aussi, à reconnaître la légitimité de la voie insurrectionnelle. Les fonts baptismaux de la théologie de la libération étaient posés ; celle-ci encouragera l’émergence d’une praxis pastorale donnant corps à une Église populaire aux marges des hiérarchies officielles ; elle portera des religieux vers le compagnonnage avec les mouvements révolutionnaires, jusqu’à la prise d’armes pour certains. De quoi faire écumer le Vatican comme les États-Unis, parrains de dictatures fantoches décidées à éradiquer à tout prix toute forme de subversion. La théologie de la libération paiera un lourd tribut à cette répression féroce, jusqu’au martyr pour certaines figures.

Dès 1978, l’accession de Jean-Paul II au pontificat avait engagé la hiérarchie de l’Église catholique dans cette même croisade anticommuniste : Karol Wojtyla s’est employé à réduire au silence le christianisme de libération, quitte à laisser la voie libre aux églises évangéliques. « Finalement, ils ont aidé l’oppression, remarquait le théologien brésilien Leonardo Boff dans les colonnes de l’Humanité en 2005. Si l’Église n’écoute pas le cri des opprimés, elle perd les pauvres. Et si elle perd les pauvres, peut-on dire qu’elle s’inscrit dans l’héritage de Jésus, le libérateur ? » Ce cri des opprimés, au terme d’une ère d’ostracisme et de bannissement, de représailles et de chasse aux sorcières, des prêtres et des fidèles catholiques l’accueillent encore malgré tout, du Chiapas aux barrios de Caracas, des favelas de Rio de Janeiro jusqu’aux plantations de l’Arauca en Colombie. Et ce cri dit, encore, un irrépressible désir de libération.

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23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 20:40
Syrie : à l’Assemblée Nationale une commandante kurde alerte depuis le Rojava sur des violences « pires que Daech » (L'Humanité, 23 janvier 2026)
Syrie : à l’Assemblée Nationale une commandante kurde alerte depuis le Rojava sur des violences « pires que Daech »

Ce jeudi 22 janvier, lors d’une conférence de presse organisée par l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) à l’Assemblée nationale. Rohilat Afrin, une commande du YPJ a alerté sur le risque de « nettoyage ethnique des kurdes » par le gouvernement syrien.

Une conférence de presse s’est tenue ce jeudi 22 mars à l’Assemblée nationale, à l’initiative de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), en présence de plusieurs députés de La France insoumise. Karim Kamar et Shiyar Ali représentant de l’AANES, ont pris la parole pour dresser un état des lieux alarmant de la situation. Moment central de la conférence : l’intervention en visioconférence de Rohilat Afrin, commandante des Unités de protection de la femme (YPJ), connectée directement depuis le Rojava. Elle a livré un témoignage grave, évoquant une situation « extrêmement critique » qui rappelle « les heures les plus sombres vécues face à l’État islamique ».

Les attaques menées par les forces liées au gouvernement d’Ahmed Al-Charaa, ont débuté le 6 janvier dans les quartiers kurdes à Alep. Elles ont fait 107 morts et 322 blessés parmi les civils, provoquant également d’importants déplacements de population vers l’est de la Syrie. Sur le terrain, malgré les annonces répétées de « cessez-le-feu », les combats se poursuivent. Les forces d’Al Charaa ont progressé vers Hassaké et Kobané, une ville symbole de la résistance kurde. « L’eau, l’électricité et Internet ont été coupés. Une catastrophe humanitaire se prépare » a alerté la commandante du YPJ.

« Attaquer Kobané, c’est attaquer notre révolution. Kobané symbolise la chute de Daech et notre combat pour un projet démocratique et pacifique » a-t-elle déclaré, estimant que les offensives actuelles s’inscrivent dans une logique de « revanche contre la défaite de l’organisation jihadiste ».

« Un risque de nettoyage ethnique »

Devant les députés, Rohilat Afrin a dénoncé des méthodes qu’elle juge comparables, « voire pires », que celles de Daech. Elle évoque également des attaques ciblant spécifiquement les femmes combattantes du YPJ : viols, tortures, mutilations, exécutions… « Nous faisons face à un nettoyage ethnique, avec un risque de génocide réel » a-t-elle affirmé, appelant la communauté internationale à ne pas détourner le regard.

Elle a également rappelé le rôle historique de la France au Rojava, et appelle Paris à renforcer son engagement : « La France a joué un rôle essentiel dès le début. Nous sommes convaincues qu’elle peut continuer à être un pays ami de notre projet démocratique » a-t-elle déclaré, tout en regrettant l’absence de positions claires par l’Occident.

 

Elle s’est également montrée critique vis-à-vis de la position américaine au sujet du président intérimaire de la Syrie, qui avait créé al-Qaida en Syrie et qui s’est ensuite transformé par Hayat Tahrir al-Cham (HTC) : « Voir Ahmed Al-Charaa, auparavant qualifié de terroriste, être aujourd’hui accueilli comme un héros, constitue un déni de l’alliance qui nous liait dans la lutte contre Daech » avant de dénoncer le rôle de la Turquie : « La Turquie prétend vouloir un processus de paix avec les Kurdes sur son territoire, mais ses actions en Syrie, où elle soutient matériellement des forces qui nous attaquent, rendent toute négociation crédible impossible ».

Depuis Bruxelles, Shiyar Ali, représentant de l’AANES en Europe, a tenu à rappeler que le conflit ne se résume pas à une opposition ethnique : « Nous n’avons aucun problème avec les Arabes. Nous avons toujours coexisté avec eux » tout en dénonçant le ralliement opportuniste de certain au régime de Damas. Même constat pour Karim Kamar, qui a décrit un pays au tissu social profondément fragmenté : « Depuis l’arrivée d’Al-Charaa, il y a eu plusieurs massacres de différentes minorités. Ce n’est pas un pouvoir qui cherche la paix, mais un pouvoir qui veut imposer la charia au lieu d’une Constitution ».

La France interpellée à l’Assemblée nationale

Présents lors de la conférence, plusieurs députés de La France Insoumise ont exprimé leur inquiétude et leur solidarité. Pour Arnaud Le Gall : « ce qui se joue aujourd’hui en Syrie concerne directement notre sécurité en France » et a appelé la France à clarifier sa position.

Danièle Obono, qui s’était rendue au Rojava en 2019, a évoqué « le devoir moral, humaniste et politique » de protéger le peuple kurde. De son côté, Thomas Portes a dénoncé les violences policières visant des manifestants kurdes en France, et appelle à une mobilisation nationale.

Ce 22 janvier dans un communiqué officiel, l’Élysée a réaffirmé son soutien à une Syrie « unie, souveraine et respectueuse de toutes ses composantes » et rappelle l’engagement français aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la lutte contre Daech. Alors que la situation humanitaire continue de se détériorer, l’alerte lancée depuis l’Assemblée nationale met en évidence l’urgence pour le peuple kurde et rappelle que l’histoire pourrait être en train de se répéter.

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23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 20:37
En Syrie, Kobané assiégée par les troupes de Damas : « Nous sommes confrontés à un risque de génocide »

La ville de Kobané, qui avait infligé sa première défaite à Daech, est encerclée par les troupes du président syrien par intérim et supplées par des djihadistes. Un ultimatum, qui se termine samedi soir, a été lancé aux Kurdes. Nesrine Abdallah, la commandante des Unités de protection de la femme, alerte la communauté internationale.

Pierre Barbancey, L'Humanité, 22 janvier 2026

 

C’est sans aucun doute le plus terrible symbole de ce qui est en train de se produire au nord-est de la Syrie. L’héroïque ville de Kobané, qui avait résisté aux monstres de Daech et infligé sa première défaite à l’organisation dite de l’État islamique au grand soulagement du monde entier, est aujourd’hui encerclée et menacée. Nesrine Abdallah, la commandante des Unités de protection de la femme (YPJ), qui s’exprimait jeudi depuis cette cité assiégée, a lancé l’alerte.

« C’est un moment très difficile pour la région et pour le peuple kurde. Kobané est isolée. On ne peut recevoir aucune aide. L’eau et l’électricité ont été coupées », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse en ligne. Le blocus a été mis en place par l’armée syrienne, à laquelle se sont jointes des milices islamistes comme celle qui se faisait appeler l’Armée nationale syrienne, ou encore le groupe de Sultan Mourad Sultan, de sinistre réputation.

Deux organisations directement créées, financées, armées et entraînées par la Turquie. On y trouve beaucoup de djihadistes et même d’anciens membres de Daech. Mais on trouve également des membres de tribus arabes, celles qui avaient fait alliance avec les forces kurdes au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS) avant de changer de camp dès la chute de Bachar Al Assad, en décembre 2024.

« Les attaques se sont intensifiées, certifie Nesrine Abdallah. La ligne de front se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville. Les habitants des villages ont peur d’être massacrés, beaucoup se sont réfugi

« Nous voulons une vie démocratique et pacifique »

Sous ce geste apparemment d’ouverture, il s’agit en réalité pour les nouvelles autorités d’en finir avec la revendication d’autonomie kurde, d’empêcher la poursuite d’une expérience unique au Moyen-Orient (et dans beaucoup d’autres zones de la planète), celle d’une égalité de genres, de confessions et de communautés. Preuve qu’Al Charaa, celui qui avait créé al-Qaida en Syrie sous le nom du front al-Nosra, transformé par la suite en Hayat Tahrir al-Cham (HTC), n’a rien renié de ses engagements passés.

 

Seule différence : maintenant adoubé par les grandes puissances, il évite les écarts de langage. La main de fer a pris soin d’enfiler un gant de velours. « Nous nous sommes battus pour une Syrie démocratique où toutes les composantes de la société seraient représentées, rappelle Nesrine Abdallah. Nous voulons une vie démocratique et pacifique. » Ce que semblent avoir oublié les États-Unis, principal soutien d’Al Charaa et soucieux de renforcer leurs liens avec la Turquie, marraine des nouvelles autorités.

és dans Kobané. » Comme le souligne cette cheffe militaire, « on ne nous laisse pas le choix ». Un cessez-le-feu a été décrété par le président intérimaire syrien, Ahmed Al Charaa, mais il est en réalité assorti d’un ultimatum. Les Kurdes doivent intégrer les structures administratives et militaires du pays.

Les attaques du gouvernement ont débuté par des assauts contre des quartiers kurdes à Alep le 6 janvier. Elles ont fait 107 morts et 322 blessés parmi les civils. 35 000 habitants ont été déplacés et sont désormais réfugiés dans l’est de la Syrie. Afin d’éviter de nouvelles effusions de sang, les FDS ont accepté de se retirer des gouvernorats de Deir ez-Zor et de Raqqa.

Mais les forces d’Al Charaa ont poursuivi leurs attaques dans tout l’est de la Syrie et ont progressé vers les villes importantes de Hassaké et de Kobané. L’annonce d’un « cessez-le-feu » contenait une menace explicite d’attaquer les villes et villages du nord-est si les conditions du gouvernement n’étaient pas acceptées d’ici à samedi soir.

« Les membres du Conseil doivent être conscients que l’État que le gouvernement de transition met en place en Syrie n’est pas une démocratie respectueuse des droits humains. Il s’agit d’un gouvernement fortement centralisé et islamiste qui privilégie les droits du groupe ethnique majoritaire et l’islam lui-même au détriment des autres religions et groupes ethniques », a expliqué Ilham Ahmed, vice-présidente de l’Administration autonome du nord-est syrien (Aanes, le Rojava), dans une lettre envoyée au Conseil de sécurité de l’ONU qui se réunissait pour étudier la situation en Syrie.

« Nous sommes confrontés à un risque de génocide », prévient Nesrine Abdallah. Le danger est d’autant plus grand que les troupes de Damas ont pris possession des prisons où se trouvaient les détenus appartenant à Daech. Des dizaines d’entre eux seraient maintenant en liberté. « Nous ne lâchons pas les Kurdes », assure aujourd’hui la France. Les Kurdes n’ont pas besoin de mots mais d’actions fortes, comme l’implication des Nations unies pour de véritables discussions entre les parties. Avant qu’il ne soit trop tard.

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