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3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 17:02
Marcel Boucher

Marcel Boucher

Louis Le Guen

Louis Le Guen

Remise de la médaille de la Résistance française à nos camarades Marcel Boucher et Louis Le Guen

Mercredi 4 février

Par décrets du Président de la République en date du 30 septembre 2024 et 8 juillet 2025, la médaille de la Résistance française a été décernée à titre posthume aux résistants brestois Marcel Boucher et Louis Le Guen.

La remise officielle de ces décorations à leurs familles se déroulera à Brest, le mercredi 4 février 2026, à 11 h devant le monument aux morts.

 

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3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 16:36
Kloé Marin Ouest-France, 3 février 2026

Kloé Marin Ouest-France, 3 février 2026

À Landerneau, un appel à la grève au lycée de l’Elorn en soutien au professeur convoqué pour un drapeau palestinien

Les sections syndicales du lycée de l’Elorn, à Landerneau (Finistère) appellent à la mobilisation, lundi 9 février 2026, en soutien à un professeur convoqué par le Rectorat pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier

Au lycée de l’Élorn, à Landerneau (Finistère), plusieurs syndicats d’enseignants (FO, SNES, SUD Éducation 29) apportent leur soutien à un professeur convoqué par le rectorat le 9 février 2026. En cause : l’affichage d’un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et d’une brochure d’ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Rassemblement lundi 9 février

Les organisations syndicales dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit syndical, rappelant que la salle des professeurs est un espace réservé aux personnels. Elles jugent la convocation inacceptable et appellent à la mobilisation : Pour montrer leur solidarité, ils et elles appellent tous les personnels à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Merci de signer la pétition pour soutenir cet enseignant et représentant syndical du lycée de l'Elorn à Landerneau convoqué au Rectorat d'académie de Rennes pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza. Non à la répression syndicale. Défendons la liberté d'expression. Cette pétition est soutenue par les syndicats d'enseignants du Finistère et du lycée de l'Elorn FO, SNES, Sud Éducation.

‼️ NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE ‼️ 🇸🇩✊
 
➡️ Signez la pétition en soutien au camarade enseignant au lycée de l'Elorn à Landerneau, convoqué au Rectorat pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier en salle des profs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
➡️ Mobilisation le 9 février devant le rectorat de Rennes.
➡️ Mobilisation à organiser dans les établissements scolaires le 9 février.
➡️ Texte de la pétition 👇
Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l'Élorn et les personnels, réunis en heure d'information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.
Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n'a accès.
Précisons que la liberté d'expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l'État Français a reconnu officiellement l'État Palestinien.
Rappelons que l'ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d'un génocide.
Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n'a fait qu'exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d'un génocide de la part de l’État d'Israël.
Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l'établissement ait demandé à leur collègue d'enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l'établissement.
Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d'expression syndicale au sein de l'établissement.
Ils, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d'un génocide, ainsi qu'une entrave à l'exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.
En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.
Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.
 
Lycée de l' Élorn, le 29 janvier 2026.

 

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 06:37
René-Guy Cadou

René-Guy Cadou

LA FLEUR ROUGE
 
À la place du ciel
Je mettrai son visage
Les oiseaux ne seront
Même pas étonnés
 
Et le jour se levant
Très haut dans ses prunelles
On dira « Le printemps
Est plus tôt cette année »
 
Beaux yeux belle saison
Viviers de lampes claires
Jardins qui reculez
Sans cesse l’horizon
 
On fait déjà les foins
Le long de ses paupières
Les animaux peureux
Viennent à la maison
 
Je n’ai jamais reçu
Tant d’amis à ma table
Il en vient chaque jour
De nouvelles étables
 
L’un apporte sa faim
Un autre la douleur
Nous partageons le peu
Qui reste tous en cœur
 
Qu’en enfant attardé
Passe la porte ouverte
Et devinant la joie
Demande à me parler
 
Pour le mener vers moi
Deux mains se sont offertes
Si bien qu’il a déjà
Plus qu’il ne désirait
 
La chambre est encombrée
De rivières sauvages
Dans le foyer s’envole
Une épaisse forêt
 
Et la route qui tient
En laisse les villages
Traîne sa meute d’or
Jusque sous les volets
 
Tous les fruits merveilleux
Tintent sur son épaule
Son sang est sur ma bouche
Une flûte enchantée
 
Je lui donne le nom
De ma première enfance
De la première fleur
Et du premier été
 
René-Guy Cadou
(Hélène ou le règne végétal)
 
 
CADOU René-Guy

Notice du Maitron: Guy Haudebourg

Né le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 20 mars 1951 à Louisfert (Loire-Inférieure) ; instituteur, poète ; adhérent du Parti communiste français.

René-Guy Cadou était le fils de Georges Cadou et d’Anna Benoiston, mariés en 1910 à Piriac (Loire-Inférieure) où ils étaient instituteurs. Leur premier enfant, Guy-Georges, né en 1911, mourut à huit mois. Le premier août 1914, Georges Cadou partit pour la guerre où il fut blessé en octobre 1918. À l’automne 1919, avec sa femme, ils furent nommés à Sainte-Reine-de-Bretagne, village de Brière (Loire-Inférieure). Ce fut là que naquit René-Guy, le 15 février 1920, et qu’il fut baptisé le 5 avril. Il entra à l’école primaire dans l’école de ses parents, instituteurs à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Inférieure), avant de continuer ses études à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) où ses parents furent nommés en 1927. En 1930, son père fut nommé directeur d’une école primaire dans un quartier populaire de Nantes (Loire-Inférieure). La famille vint alors s’installer dans cette ville et, en octobre 1931, René-Guy Cadou fut inscrit au lycée Clemenceau de Nantes (Loire-Inférieure) où il poursuivit toutes ses études secondaires. Sa mère mourut en 1932 et son père se remaria en juillet 1934.
À Nantes, René-Guy Cadou devint l’ami de Michel Manoll qui le fit entrer en relation avec plusieurs poètes dont Max Jacob et Pierre Reverdy. En juillet 1936, il publia son premier poème dans une revue d’étudiants nantais. L’année suivante parut Brancardier de l’Aube. En septembre 1938, il passa la première partie de son bac après avoir redoublé sa première tout en continuant d’écrire et de publier. Après avoir raté la seconde partie de son bac philo en juin 1939, il l’obtint en septembre 1939 et entama d’éphémères études de droit. Pour se faire de l’argent, il devint trieur de courrier à la gare de Nantes. En janvier 1940, son père, retraité, mourut d’une maladie hépatique. René-Guy Cadou fut mobilisé dans le Béarn en juin 1940, puis fut hospitalisé avant d’être réformé en octobre 1940. Revenu dans la région nantaise, il décida de devenir instituteur tout en continuant la poésie et, le 16 décembre, fut nommé instituteur-suppléant (remplaçant) à Mauves-sur-Loire (Loire-Inférieure) où il resta vingt-cinq jours avant de rejoindre Bourgneuf-en-Retz du 10 janvier au 30 avril 1941. Le 1er mai, il fut nommé à l’école publique de Saint-Aubin-des-Châteaux (Loire-Inférieure), commune proche de Châteaubriant (Loire-Inférieure) où il fut renommé en septembre 1941. Le 20 octobre 1941, à la suite de l’exécution par de jeunes communistes du lieutenant-colonel Hotz, commandant allemand de la place de Nantes, cinquante otages furent désignés pour être fusillés à Nantes et à Châteaubriant. Le 22 octobre 1941, René-Guy Cadou croisa les camions emmenant 27 otages qui allaient être fusillés à La Sablière et assista à l’enterrement de certains d’entre eux à Saint-Aubin. Cet événement le marqua profondément - il écrivit un poème en leur honneur en octobre 1944 -, mais ce ne fut pas le seul drame dont il fut le témoin pendant la guerre puisqu’en juin 1944, il fut interpellé par une patrouille allemande qui encerclait le maquis de Saffré et qui allait massacrer la plupart des résistants.
Ayant passé sans succès le certificat d’aptitude professionnel d’instituteur en 1942, il continua à assurer des remplacements durant la guerre : Herbignac (Loire-Inférieure) à l’automne 1942, Saint-Herblon (Loire-Inférieure) de janvier à mars 1943, puis Clisson (Loire-Inférieure) d’avril à juillet 1943. C’est à cette époque qu’il fit la connaissance d’Hélène qui deviendra sa femme. Au début juin 1943, il fut maintenu réformé, ce qui lui permit d’échapper au service du travail obligatoire (STO). Lors des bombardements américains de septembre 1943, sa maison nantaise fut endommagée et Cadou échappa miraculeusement à la mort. En octobre, il fut nommé à Basse-Goulaine (Loire-Inférieure) où il resta jusqu’en avril 1944 avant de rejoindre Le Cellier (Loire-Inférieure) où il fit classe à des petits nazairiens repliés. Sa maison ayant été détruite lors de nouveaux bombardements, ce fut d’une mansarde qu’il assista à la libération de Nantes par les alliés le 12 août 1944. Enfin titulaire, à la rentrée 1945, il fut nommé instituteur-adjoint à Louisfert (Loire-Inférieure) près de Châteaubriant. René-Guy Cadou y resta jusqu’à sa mort en 1951 avec Hélène, devenue son épouse le 23 avril 1946, et devint l’ami du directeur de l’école, Joseph Autret*, résistant communiste qui le fit alors adhérer au Parti communiste (PCF). À partir de janvier 1947, René-Guy Cadou publia une critique littéraire intitulée « chronique du monde réel » dans Clarté, l’hebdomadaire communiste de Loire-Inférieure. En octobre 1947, Joseph Autret ayant quitté Louisfert, René-Guy Cadou devint directeur de l’école primaire et habita alors la maison d’école. Le 20 mars 1951, il mourut jeune, à Louisfert, d’un cancer qui durait depuis plusieurs années.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18331, notice CADOU René-Guy par Guy Haudebourg, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.
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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 06:27
Cimetières saturés, extorsion des familles pour récupérer les corps : en Iran, le récit glaçant des victimes de la répression (L'Humanité, 29 janvier 2026, Nazila Maroofian)
Cimetières saturés, extorsion des familles pour récupérer les corps : en Iran, le récit glaçant des victimes de la répression

Journaliste iranienne en exil à Paris, Nazila Maroufian a recueilli, pour l’Humanité, les témoignages de ses compatriotes, victimes de la répression sanglante qui s’est abattue sur le mouvement de contestation. Un récit glaçant qui revient sur les descentes sécuritaires, l’usage d’armes de guerre, le bouclage de quartiers entiers et des cimetières saturés par les embouteillages.

Nazila Maroofian - L'Humanité, 29 janvier 2026 

Il n’était pas encore minuit lorsque le téléphone a sonné. Ce n’était ni une sonnerie prolongée, ni une voix familière. L’homme au bout du fil parlait d’un ton sec et formel ; une intonation qui rappelait celle des interrogatoires des services de renseignements, lorsqu’ils annoncent une mauvaise nouvelle avec un minimum de mots. Il n’a prononcé qu’une seule phrase : « Le dossier a été transmis pour l’exécution de la peine de mort. » La communication a été coupée presque immédiatement. Pour la famille, tout s’est effondré.

Le manifestant, arrêté quelques jours auparavant lors des protestations de janvier 2026 à Machhad, se trouvait déjà au seuil de l’exécution. Aucun procès public. Aucun accès au dossier judiciaire. Aucun avocat indépendant. À la place, des accusations lourdes : moharebeh (« guerre contre Dieu »), efsad-e fel-arz (« corruption sur terre »), baghi (« rébellion »). Son nom était Ali Rahbar, 33 ans, sportif. Selon nos informations, il a été exécuté au matin du 21 janvier 2026, seulement une semaine après son arrestation. Sans défense, sans une dernière visite de sa famille. La rapidité de la procédure révèle la fonction de la peine capitale : répondre à la contestation par la mort.

La répression aurait laissé 30 000 morts derrière elle

Ali Rahbar n’est pas une exception. Il est l’un des milliers de citoyens arrêtés après les manifestations de décembre et janvier dont certains risquent d’être exécutés. Ces protestations, parties du grand bazar de Téhéran, sont nées de crises économiques et sociales profondes, dans un contexte d’effondrement du pouvoir d’achat, de chômage massif, de corruption généralisée et de disparition progressive des libertés civiles.

La réaction du pouvoir a été d’une brutalité accrue. Arrestations massives, usage d’armes de guerre contre les manifestants non armés, coupures d’Internet et des communications, interruption des réseaux téléphoniques, rétention des corps, contrôle strict de l’information. Selon l’hebdomadaire états-unien le Time, qui cite deux hauts responsables du ministère iranien de la Santé, la répression aurait laissé 30 000 morts derrière elle. Un chiffre difficile à évaluer, certes, mais l’objectif du pouvoir semblait clair : isoler les foyers de contestation, empêcher toute coordination nationale et bloquer la circulation de récits indépendants.

Le 3 janvier 2026, Ali Khamenei a accusé les manifestants d’être « manipulés », « mercenaires de l’ennemi et terroristes ». Cette déclaration a été perçue comme un feu vert donné aux institutions répressives, en particulier au Corps des gardiens de la révolution, pour agir sans restriction et préparer l’opinion à l’usage massif de la violence et de la peine capitale. Des milliers de personnes ont été tuées, blessées ou arrêtées dès les premiers jours.

 

Kourosh, un manifestant originaire de la province du Guilan, dans le nord de l’Iran, a livré, à travers un message audio qui m’a été adressé, un témoignage direct et bouleversant sur la répression sanglante des manifestations. Dans un second message audio, un autre citoyen, Arya, cette fois depuis Punak, dans une banlieue de Téhéran, décrit lui aussi la violence extrême et la brutalité de la répression.

Selon les personnes que nous avons pu contacter sur place, des quartiers entiers auraient été placés sous contrôle sécuritaire renforcé durant plusieurs jours, avec des patrouilles permanentes, des barrages et des fouilles systématiques. À Machhad, la répression s’est doublée d’une extorsion organisée. Des pressions ont été exercées sur les familles pour qu’elles renoncent aux cérémonies publiques de deuil ou acceptent des versions officielles falsifiées des causes de décès.

Cimetière saturé

Pour récupérer un corps, les familles se seraient vu imposer trois options : payer des sommes considérables entre 400 millions et 2 milliards de tomans (entre 2 670 et 13 350 euros – NDLR), au titre du « haqq-e tir » – le « prix de la balle » ; déclarer leur défunt comme « bassidji » (milices islamistes), tué par les manifestants et accepter une interview forcée devant les médias de l’État ; ou, en cas de refus, accepter que la dépouille ne soit pas restituée et voir celle-ci enterrée anonymement.

Plusieurs sites d’inhumation sont utilisés à cette fin. Des témoins décrivent un cimetière saturé avec des embouteillages à l’entrée et des cérémonies de deuil se déroulant simultanément. Certains affirment que la section de Rahmatabad – associée aux fosses communes des prisonniers politiques des années 1980 – aurait servi pour des corps non identifiables ou non restitués.

Dans ce contexte, l’appareil judiciaire iranien ne joue plus un rôle d’arbitrage. Les tribunaux, notamment les tribunaux révolutionnaires, deviennent des lieux de validation du récit sécuritaire : accusations aux définitions floues, aveux forcés, absence d’avocats indépendants, audiences à huis clos. Les arrestations se sont poursuivies lors de descentes nocturnes, avec confiscations de téléphones et d’ordinateurs, et interpellation de blessés jusque dans des hôpitaux. Selon nos sources, certains détenus blessés, transférés vers des bases des gardiens de la révolution, auraient été privés d’eau, de nourriture et de soins médicaux, faisant craindre des décès sous la torture.

Seuls quelques dossiers peuvent être nominativement documentés. Parmi eux, figure Amine Pourfarhang, doctorant en pharmacie arrêté le 9 janvier 2026, poursuivi pour moharebeh (guerre contre Dieu) et baghi (rébellion), privé de défense indépendante. Deux autres citoyens arrêtés dans la province de Mazandaran risquent également la peine de mort après des aveux forcés, selon leurs proches. Ces cas ne représentent qu’une fraction d’une réalité plus vaste, rendue opaque par la censure et les menaces. Ce qui se joue aujourd’hui en Iran ne relève pas d’une dérive ponctuelle : c’est une stratégie assumée où exécution, torture, extorsion et enterrement clandestin deviennent des outils ordinaires du régime.

Lorsque la communauté internationale se limite à de simples déclarations, celles-ci sont perçues au sein de la société iranienne comme un silence, une tolérance de fait. Cette position renforce le régime qui fait de chaque exécution un avertissement public : la promesse glaciale que contester le pouvoir peut coûter la vie.

« Transmettez nos témoignages partout où c’est possible » : en Iran, les citoyens décrivent l'apocalypse

Dans la capitale iranienne, Arya décrit des hôpitaux où sont empilés les corps les uns sur les autres, et des morgues qui n’ont même plus de place. Dans la province du Guilan, à Lahidjan, sur le littoral de la Caspienne, Kourosh, lui, témoigne d’une répression à l’arme de guerre et des corps enterrés en secret.

Nazila Maroofian

« C’est l’apocalypse dans les quartiers de Téhéran »

« Les autorités ont réussi à imposer un black-out complet en coupant toutes les communications, pour pouvoir nous tuer en silence, ces salauds. Le massacre est total dans de nombreux quartiers de Téhéran. Ils ont coupé l’électricité, comme à Punak par exemple, pour nous plonger dans l’obscurité. Dans ce chaos organisé, ils arrivent avec des armes lourdes et se déchaînent sur nous. Vous ne pouvez pas imaginer. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça de toute ma vie. C’est l’apocalypse.

Transmettez nos témoignages partout où c’est possible. Pour que cette horreur s’arrête. Je ne sais plus quoi faire. Dans les hôpitaux, ils empilent les corps les uns sur les autres. Les morgues n’ont même plus de place. On ne peut ni dormir la nuit, ni vivre normalement, le stress est insupportable.

Il y a des affrontements partout, du feu partout. J’ai vu que dans toutes les villes d’Europe et ailleurs dans le monde, il y a des manifestations. Les Iraniens sont sortis dans la rue, mais je ne comprends pas pourquoi personne ne réagit vraiment. Pourquoi rien ne se passe ? Si ça devient une guerre d’usure, ils continueront à tuer. »

« Je ne sais pas pourquoi je suis encore en vie »

Dans la province du Guilan, à Lahidjan, sur le littoral de la Caspienne, Kourosh1 témoigne d’une répression à l’arme de guerre et des corps enterrés en secret. « Je n’avais jamais vu une telle violence à Lahidjan et dans la province du Guilan. En quelques heures, tout a basculé. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des gens totalement désarmés. J’ai couru sous les tirs. J’entendais les balles siffler près de mes oreilles, puis j’ai vu des gens tomber.

Une seconde après, leurs corps étaient totalement déchiquetés : la tête, le dos, les bras. J’ai alors compris qu’ils tiraient avec des munitions de guerre. Les rues étaient couvertes de sang. Un jeune homme d’environ 20 ans est mort sur mes genoux. Il n’avait ni papiers ni téléphone. Nous avons tenté de le réanimer, en vain. Son sang avait séché sur ma peau. Cette image ne me quittera jamais.

Ce massacre a été suivi d’un silence total. Internet coupé, communications impossibles. Personne n’ose garder des images : les téléphones sont fouillés, les gens arrêtés. La peur est partout. Les chiffres officiels n’ont rien à voir avec la réalité. Des milliers de morts, peut-être des dizaines de milliers.

Beaucoup ont été enterrés en secret. Les familles n’ont parfois appris la mort de leurs proches que quelques jours plus tard, sous la menace de se taire. Je ne sais pas pourquoi je suis encore en vie. Je ne sais pas s’il faut espérer ou désespérer. Tout ce que je sais, c’est que les meilleurs et les plus courageux de ce pays ont été tués dans la rue, et que le monde nous regarde mourir en silence. »

 

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 06:20
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026
Goûter de la section PCF du pays de Morlaix ce dimanche 1er février 2026

A l'initiative d'Annie, c'était le goûter chantant du PCF à Morlaix ce dimanche après-midi, 1er février, dans une ambiance chaleureuse avec Patricia et Naël qui nous ont interprété avec brio Gauvain Sers, Michel Bühler, Jean Ferrat, Curt Cobain, Noir Desir, et leurs propres chansons originales.

Des crêpes et gâteaux délicieux, du cidre, du café et de la bonne humeur pour réchauffer les cœurs! Et une nouvelle adhésion pour le PCF et la section!  

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 06:13

Au nord de la Syrie, les Kurdes font face à de nouvelles attaques de l’armée de Damas, envoyée par le président par intérim Ahmed Al-Charah. Derrière ces offensives, une réalité : une lutte démocratique, féministe, socialiste et antifasciste portée depuis des années par le mouvement kurde au Rojava. Alors que se passe-t-il réellement en Syrie ? Pourquoi les Kurdes sont-ils ciblés ? Leur combat peut-il inspirer la lutte contre l’internationale fasciste ? Nous recevons Gülistan Sido, ex-membre de la direction autonome de Rojava et doctorante à l’Inalco, Berivan Firat, porte-parole du Conseil Démocratique Kurde en France, et Rosa Moussaoui, rédactrice en cheffe de l’Humanité, qui a réalisé plusieurs reportages au Rojava.

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 10:11
« Une déclaration de guerre » : le patronat veut créer un CDI pouvant être rompu facilement, les syndicats en colère

Le Medef, le syndicat des patrons, veut créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes. Les syndicats sont vent debout contre ce projet.

CPE XXL, CPE déguisé : la proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes suscite ce samedi 31 janvier l’ire de la CGT et de l’Unef, cette dernière brandissant la menace d’une mobilisation massive.

Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années, avec une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture.

 

Une discrimination pure et simple fondée sur l’âge

— Le syndicat Unef

Ce dispositif comporte des similitudes avec le Contrat première embauche (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.

 

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert et réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai, a réagi samedi la CGT dans un communiqué.

Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années, avec une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture.

« Une déclaration de guerre » : le patronat veut créer un CDI pouvant être rompu facilement, les syndicats en colère
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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 07:07
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026
Manifestation de solidarité avec la Palestine à Morlaix ce samedi 31 janvier 2026

Manif de solidarité avec le peuple palestinien ce samedi soir à Morlaix à l'appel de l'Afps, contre la loi Yadan et le colonialisme, la criminalisation de la solidarité avec la Palestine ! 

Une dizaine de militants et sympathisants communistes étaient présents.

Compte rendu de l'AFPS Pays de Morlaix: 

Nous étions entre 60 et 80 personnes ce soir pour faire briller dans la nuit morlaisienne les flambeaux de la solidarité avec le peuple palestinien. Au soir d'une journée meurtrière à Gaza où 32 personnes dont des enfants ont été foudroyées par les bombardements israéliens, nous avions raison de dénoncer l'hypocrisie d'un prétendu cessez-le-feu qui ne protège en rien la population de Gaza. Par ce nouveau rassemblement, nous voulions dire aussi à tous nos amis de Palestine occupée combien nous regardons vers eux, à Gaza et en Cisjordanie occupée y compris Jérusalem-Est. Contre l'occupation et la colonisation, contre les attaques de l'armée israélienne dans les camps de réfugiés, ce soir nous avions une pensée particulière pour nos ami-es du camp de Jalazone... Contre ce régime d'apartheid qui dresse des nouveaux murs dans la vallée du Jourdain, expulse les bédouins de leurs terres et envoie ses colons et ses soldats brûler les fermes et les maisons palestiniennes, nous continuerons encore et encore à exiger de notre Gvt qu'il prenne des sanctions plutôt que de voter des lois pour nous empêcher de dénoncer l'État israélien pour ce qu'il est : un État colonial, raciste et criminel. Un État dont la communauté internationale devrait poursuivre les dirigeants devant ses tribunaux plutôt que de leur offrir l'impunité de poursuivre leurs crimes ! Avec leurs partenaires politiques, syndicaux et associatifs du Pays de Morlaix, les membres de l'AFPS se sont engagés à faire reconnaître les couleurs de la Palestine dans l'espace public et à garder bien allumé le flambeau de la solidarité internationale. C'est encore une fois le message que nous voulions envoyer à nos ami-es de Palestine...

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 06:59
Commémor'Action à Morlaix pour les migrants morts sur les chemins de l'exil

COMMÉMOR ‘ACTION À Morlaix
SAMEDI 7 FÉVRIER 2026


Nous nous rassemblerons pour honorer les morts aux frontières et dénoncer les politiques qui provoquent ces drames.

- 15 heures Prise de parole au kiosque situé place de la mairie .
- 16 heures Rassemblement galerie du Léon (espace qui mène au cinéma la salamandre)
- 17 heures Projection de films sur les actions de solidarité du pays de Calais (ville située sur le bord de la Manche, face à l’Angleterre) + repas partagé.

Espace 2 D voie d’accès au port (presqu’en face du journal le Télégramme)

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 06:24
Vente de l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 31 janvier par les militants du PCF Morlaix
Vente de l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 31 janvier par les militants du PCF Morlaix
Vente de l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 31 janvier par les militants du PCF Morlaix

Nos camarades Remi Joly et Marie-France Monery vendaient l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 31 janvier, après Martine Carn et Daniel Ravasio la semaine passée. 

Toutes les semaines, en plus de la campagne municipale de "Morlaix Ensemble" et des ventes solidaires de légumes (tous les mois), les militants communistes sont à pied d’œuvre sur le marché de Morlaix place Allende pour vendre et faire connaître l'Humanité Magazine, les hors série de l'Humanité, et pour diffuser les journaux et flyers du PCF 

Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos sur le marché de Morlaix ce samedi 31 janvier. 

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