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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 08:30
Nicole Dreyfus

Nicole Dreyfus

Caricature de Nicole Dreyfus pendant la guerre d'Algérie

Caricature de Nicole Dreyfus pendant la guerre d'Algérie

Nicole DREYFUS (1924-2010): une avocate communiste pendant la guerre d'Algérie 
 

Nicole Dreyfus est née à Mulhouse en 1924, d'une famille juive alsacienne et dreyfusarde.

"Issue d’une famille installée en Alsace depuis de nombreuses générations (ses ancêtres y étant déjà recensés en 1784 lors du dénombrement des juifs d’Alsace sous Louis XVI), Nicole Dreyfus fut détournée en 1932 de sa première vocation, la médecine, dont elle avait constaté l’impuissance, à cause du décès de son père, Armand Dreyfus", rappelle Vanessa Codaccioni dans le Maitron. 

Cinq ans après la mort de son père, elle part vivre à Nice avec sa mère, Berthe Dreyfus, en 1937. Il y est lycéenne au lycée des jeunes filles moment de la défaite. Jusqu'en septembre 1943, l'occupation italienne leur épargne les persécutions antisémites.

"La guerre éclata et, après la défaite, le statut des juifs, promulgué le 2 octobre 1940, introduisit le numerus clausus dans les universités. Elle ne put donc être admise en première année de droit mais la faculté des lettres se montra plus clémente. Elle s’inscrivit en philosophie à l’Institut d’études littéraires de Nice qui dépendait de l’université d’Aix-en-Provence." (Vanessa Codaccioni, Maitron)

Quand la situation est devenue plus difficile avec l'arrivée des Allemands, elle et sa mère ont pu, grâce au soutien de réseaux de résistants, obtenir des faux papiers pour résider à Monte-Carlo, qui n'était pas occupé, puis, en mars 1944, grâce à l'aide de cousins vivant en Suisse qui leur avaient envoyé un passeur, elles ont pu se réfugier six mois à Genève.

À la Libération, elle s'est lancée dans des études de philosophie puis de droit, à Nice et Aix-en-Provence, et, en 1946, à l'âge de 22 ans, elle est devenue avocate, un métier que, dès l'âge de huit ans, avant de quitter Mulhouse, elle avait décidé de faire.

En 1949, elle adhéra au Parti communiste français, qui, selon elle, était « le seul qui ouvrait vraiment l’avenir, un avenir favorable à la classe ouvrière ».

Elle anima successivement deux cellules, celle de Passy, dans le XVIe arrondissement, et la cellule Pittard, l’une des cellules du Palais.

En pleine crise du logement, elle devint l’un des avocats de la fédération des locataires. Lors de la période de répression politique pendant les grandes grèves des mineurs et la lutte contre la guerre d’Indochine, elle participa, sous les auspices du Secours populaire français, à la défense des militants poursuivis. En 1952, elle fit partie du groupe d’avocats défenseurs des militants emprisonnés à la suite du prétendu « Complot des pigeons voyageurs ».

Nicole Dreyfus raconte: "Devenue membre du parti communiste en 1949, j'ai vite plaidé dans des affaires politiques : pour des résistants qui avaient conservé leurs armes après la Libération, pour des mineurs poursuivis à la suite des grèves dures de 1947, ainsi que pour des militants qui s'étaient opposés au départ de soldats pour la guerre d'Indochine. C'est à cette époque que j'ai commencé à faire équipe avec l'avocat martiniquais Marcel Manville. Puis ce fut la guerre d'Algérie, qui a été la période la plus intense de ma vie. Je faisais partie de l'un des collectifs d'avocats qui défendaient des militants algériens, celui qui était proche du parti communiste et comprenait aussi Pierre Braun, Michel Bruguier (qui avait participé à la Résistance dans le Midi), Henri Douzon et Marcel Manville."

En 1957 donc, anticolonialiste et solidaire des aspirations du peuple algérien à l’indépendance, elle fit alors partie du collectif d’avocats communistes chargés de la défense des militants FLN et PCA animé par Henri Douzon, Michel Bruguier et Pierre Braun.

Elle participa au « pont aérien » entre Paris et Alger qui permettait aux avocats métropolitains d’aller plaider bénévolement en Algérie. Elle réalisa ainsi, entre 1957 et 1962, trois à quatre voyages par an pour le collectif communiste mais également pour le collectif de gauche non communiste dirigé par Pierre Stibbe.

Elle prend la défense de militants du FLN (Front de libération nationale) et du PCA (Parti communiste algérien) accusés de terrorisme et de résistance armée. Par son action, elle sauve la vie de nombreux détenus. Mais la justice coloniale est impitoyable et Nicole ne réussit pas toujours à garder en vie les accusés qu’elle représente. En mars 1957, quatre militants défendus par elle sont condamnés à mort.

Elle raconte : « La salle criait À mort ! , aussi bien à leur encontre qu’à l’égard du défenseur que j’étais. Charles Lederman, présent à Alger pour plaider dans une autre affaire, a estimé que j’étais personnellement en danger et m’a fait rentrer aussitôt en France. »

Parmi les nombreuses affaires qu’elle plaida, il faut citer l’affaire Gacem et Labti, accusés du meurtre d’un commissaire de police. Le 13 mars, la salle d’audience du tribunal militaire était pleine de monde, et dans la foule se trouvait le bourreau d’Alger. L’atmosphère de l’audience était particulièrement lourde. Les deux accusés furent condamnés à mort et exécutés.

En 1956, elle assure la défense, à Alger, de deux jeunes femmes, Baya Hocine et Djhor Akrou, accusées d'actes de terrorisme, puis celle de Zohra Drif, dirigeante du FLN pendant la bataille d'Alger, responsable de l'attentat du Milk Bar en 1957 en réponse au massacre de la rue de Thèbes par des Ultras de l'Algérie Française, ce qui lui vaudra d'être menacée de mort.

A cet engagement initial. Nicole Dreyfus est toujours restée fidèle. Avec d'autres avocats, elle mène un combat judiciaire destiné à faire reconnaître l'imprescriptibilité des crimes commis en Algérie.

Elle défend notamment Josette Audin, l'épouse de Maurice Audin - un universitaire communiste disparu à Alger, en juin 1957, après être passé entre les mains des hommes du général Massu - qui tente en vain d'obtenir l'ouverture d'une information judiciaire pour "crime contre l'humanité ", " enlèvement " et " séquestration " de son mari.

En novembre 2000, elle fait partie des douze signataires de " l'appel pour condamner la torture lors de la guerre d'Algérie", aux côtés d'Henri Alleg, ancien directeur d'Alger républicain et auteur du livre La Question, Josette Audin, Germaine Tillion et plusieurs historiens.

Évoquant dans un entretien à L'Humanité, le 15 novembre 2000, les obstacles juridiques - amnistie, prescription - qui lui avaient été opposés, elle observait: "Je ne pense pas que l'on puisse aboutir sur le plan pénal, c'est trop tard. Mais au fond, ce qui est important, c'est la reconnaissance d'une condamnation sur le plan moral et politique de la torture pendant la guerre d'Algérie. "

Vanessa  Codaccioni rapporte dans le Maitron: " Parallèlement, Nicole Dreyfus fut membre du conseil national de l’Union des femmes françaises (UFF) de 1959 à 1989, et à ce titre, participa notamment après Sabra et Chatila à une délégation internationale pour s’informer de la situation au Liban. Elle fut aussi membre de l’Association française des juristes démocrates dont elle devint de 1966 à 1979 la secrétaire générale. Dès lors, et souvent à la demande de l’Association internationale des juristes démocrates, elle participa à de nombreuses missions d’observations judiciaires. Peu de temps après le massacre de Tlatelolco à Mexico du 2 octobre 1968, elle rendit visite dans leur prison aux manifestants arrêtés à cette occasion, notamment l’écrivain José Revueltas, incarcéré pour sa participation au mouvement étudiant. Puis, deux mois plus tard, elle partit en Grèce alors que se déroulait le procès de seize étudiants (20-23 novembre 1968), membres de l’organisation Rigos Ferraios, procès à propos duquel elle publia ses observations dans un ouvrage, Les étudiants grecs accusent. Dossier du procès d’Athènes aux Éditeurs français réunis. Puis, elle partit au Canada assister au « procès des cinq » felquistes (1er février au 12 février 1971), accusés de conspiration séditieuse, pendant les actions du Front de Libération du Québec (FLQ). À partir de cette date, elle se rendit plusieurs fois au Sénégal, plaida devant la Cour suprême au moment de la dissolution du syndicat sénégalais, et défendit notamment Iba Der Thiam, futur ministre de l’Éducation nationale."

Dans les années 1980, elle se rendit à deux reprises en Israël. Son premier déplacement eut lieu en 1988 lors de l’affaire Mordechaï Vanunu. Ayant révélé au Sunday Times l’existence d’une usine où se fabriquaient les bombes atomiques israëliennes, Vanunu fut condamné à dix-huit ans de prison pour trahison, espionnage et divulgation de secrets d’État. Elle y partit une seconde fois à la demande de certains juristes palestiniens lors de la première Intifada pour observer la situation des territoires occupés. Durant cette période, elle devint l’avocate du bureau de l’African national congress (ANC) et de la famille de Dulcie September, assassinée le 26 mars 1988 à Paris.

"En 1990, Nicole Dreyfus fut désignée par Pierre Arpaillange, ministre de la Justice, pour participer au travail du Comité de libération conditionnelle dont elle fut membre pendant six ans. À cette période commença l’un des plus grands procès de sa carrière, le procès du sang contaminé, où elle défendit Jacques Roux, membre de l’académie de médecine, ancien président de l’Organisation mondiale de la santé mais aussi responsable de la commission médicale du PCF et ancien membre du comité central où il fut élu en 1965. Devant l’importance du procès, elle cessa de se présenter sur les listes du Parti communiste, ce qu’elle avait fait auparavant de nombreuses fois pour le XVIe arrondissement. Enfin, en 1993, elle plaida l’affaire « Manufrance », un procès qui donna lieu à de grandes manifestations de la part de la CGT et à de nombreux appels du Comité de défense des libertés et des droits de l’homme en France et dans le monde".

Le militantisme politique de Nicole Dreyfus l'a donc amenée à défendre des dirigeants de l'ANC en Afrique du Sud, des responsables de l'opposition dans la Grèce des colonels et à soutenir la cause palestinienne. Elle a aussi conduit de nombreuses missions d'observation judiciaire dans des pays où les droits de l'homme étaient bafoués, en sa qualité de secrétaire générale de l'Association française des juristes démocrates (AJD).

 

https://maitron.fr/dreyfus-nicole/

https://maitron.fr/dreyfus-nicole/, notice DREYFUS Nicole par Vanessa Codaccioni, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Le judaïsme d'Alsace et de Lorraine: https://www.judaisme-alsalor.fr/perso/nicdreyf/nicdreyf.htm

https://revuecommune.fr/2023/09/12/nicole-dreyfus-une-vie-pour-les-droits-de-lhomme/

Témoignage de Nicole Dreyfus sur son rôle d'avocate pendant la guerre d'Algérie: 

Extrait de Être dreyfusard, hier et aujourd'hui édité sous la direction de  Gilles Manceron et Emmanuel Naquet aux Presses Universitaire de Rennes, 2009.
Actes du colloque organisé par la Ligue des Droits de l'Homme, 8-9-décembre 2006 à l'École Militaire de Paris,
à l'occasion du centenaire de la fin de
l'Affaire Dreyfus.
Publié grâce à l'obligeance des Presses Universitaires de Rennes.
Site sur le Judaïsme alsacien: https://www.judaisme-alsalor.fr/perso/nicdreyf/nicdreyf.htm

 

" J'ai retrouvé dans la guerre d'Algérie l'exaltation qu'ont dû connaître les dreyfusards, en raison de notre certitude absolue d'être du côté du droit. Les Algériens luttaient pour leur indépendance, or, ce combat était un combat légitime qui devait être reconnu comme tel. Les moyens qu'ils employaient n'étaient pas toujours conformes à la morale, c'était vrai aussi, mais leur cause était juste, et, pour moi, c'était le principal. Les moyens engagés contre eux étaient, eux aussi, contraires à la morale : tortures, assassinats, "corvées de bois" consistant à abattre des prisonniers au prétexte d'une tentative d'évasion, autant de méthodes employées systématiquement par l'armée à l'encontre d'algériens engagés dans ce combat légitime.

Le rôle que nous avons pu jouer, très modestement, comme avocats dans la guerre d'Algérie était pour moi dans le droit fil d'un itinéraire que j'avais choisi bien avant et c'est resté la part la plus exaltante de mon métier d'avocat et de mon activité militante. C'était une ambiance très dure, mais la justesse de notre travail nous était tellement chevillée au corps, les contacts humains avec les prisonniers étaient tellement enrichissants qu'il en a résulté toute une série d'amitiés, de liens, d'expériences que je ne pourrai jamais oublier.

Il y avait plusieurs centaines, plusieurs milliers même, de militants algériens détenus dans les diverses prisons, notamment à Alger, Oran, Constantine et Bône, et il fallait défendre en priorité ceux qui couraient un risque vital. Cela représentait souvent plusieurs personnes par jour, qui comparaissaient, de surcroît, devant des tribunaux militaires différents. Et en même temps, il y avait l'état d'urgence, la détention administrative dans les camps, les gardes à vue qui n'en finissaient pas, et les tortures préalables et concomitantes à tous les interrogatoires. Tout cela débouchait sur des comparutions devant des tribunaux uniques dans leur forme, les tribunaux militaires.

Il y a eu quatre collectifs d'avocats. Le premier avait été créé par Yves Dechézelles, qui était un ami personnel de Messali Hadj et dont l'engagement datait du temps du MTLD, avant 1954. Puis Pierre Stibbe avait pris la responsabilité d'un deuxième collectif, avec sa femme Renée, le FLN s'étant tourné vers lui (il avait été l'avocat des députés malgaches au moment de la révolte de Madagascar en 1947, puis des dirigeants du Rassemblement démocratique africain, le RDA, un peu plus tard), et un troisième collectif s'est formé, composé d'avocats communistes, auquel j'appartenais. Les membres de ces collectifs ont travaillé ensemble : on se remplaçait les uns les autres, il y avait trop de travail pour que l'on puisse songer à polémiquer. Des tensions sont apparues néanmoins quand un quatrième collectif, créé par le FLN, a voulu éliminer les autres et prendre entièrement leur place. Mais le responsable du FLN dans la prison Barberousse à Alger qui s'appelait Fétal (qui deviendra préfet d'Alger après l'indépendance) s'est opposé à ce que des avocats qui, depuis des années, plaidaient pour les détenus algériens soient éliminés. Et ces avocats ont continué à le faire.

Des avocats européens d'Algérie sont morts en raison de leur engagement : Me Pierre Popie, un chrétien social, assassiné à Alger par l'OAS, comme Me Pierre Garrigues, qui avait eu le courage de reprendre son cabinet, ce qui revenait à affronter son arrêt de mort ; tandis que Me Thuveny, a été assassiné au Maroc par les services secrets français à l'aide d'une bombe placée dans sa voiture. Un avocat algérien, Me Amokrane Ould Aoudia, a été assassiné sur le palier de son cabinet à Paris par ces mêmes services, et, à Bonn, Me Aït Ahcène a été, lui aussi, assassiné par les services français, tandis qu'à Alger, Me Ali Boumendjel a été jeté du sixième étage de l'immeuble où il avait été torturé à mort par les parachutistes du général Massu. Mais les risques que nous courions étaient bien peu de choses à côté de ceux qu'affrontaient nos clients.

J'ai le souvenir d'une période particulièrement douloureuse, en mars 1957, en pleine période de la "Bataille d'Alger", où, mandatée par Pierre Stibbe, j'ai eu à défendre devant le tribunal militaire siégeant dans la Cour d'assises d'Alger, présidé par le juge Roynard, trois affaires en une semaine, dans lesquelles il a été prononcé, au total, neuf condamnations à mort.
L'un des procès concernait une quinzaine de prévenus, tous militants indépendantistes, anciens membres du MTLD, dont plusieurs n'étaient pas membres du FLN mais du MNA, et qui n'étaient accusés d'aucun attentat. Quatre d'entre eux ont été condamnés à mort, dont les frères Mezzi, Chafik, Mohamed et Salah, que je défendais, bien que les inculpations qui pesaient sur eux ne relevaient pas, aux termes du Code pénal, la peine capitale. Leurs condamnations ont été cassées ensuite par la Cour de cassation. Signe de la manière dont une grande partie des européens d'Algérie considérait notre travail d'avocat, Le Journal d'Alger a publié en première page de son numéro annonçant le verdict une caricature me représentant aux côtés de ces trois frères condamnés à mort.

Dans une autre affaire, deux condamnations à la peine capitale ont été prononcées par la cour d'assises militaire contre deux hommes que je défendais, Mohamed Gacem et Djaffar Labdi, accusés d'avoir assassiné le commissaire de police René Frédy. Ils avaient tous deux été torturés. Le tout Alger s'était rendu au procès, y compris "Monsieur d'Alger", le bourreau, qui était venu sans doute prendre ses mesures… Le public s'en est pris violemment aux avocats, sifflant, hurlant pendant les plaidoiries et applaudissant aux propos du président du tribunal militaire. Quand les condamnations furent prononcées, j'étais assez abattue, d'autant que ce n'était pas la première fois que j'avais des clients condamnés à mort au cours de cette même semaine. Gacem et Labdi m'ont réconfortée en me disant qu'ils iraient à la mort sinon avec joie du moins avec fierté, qu'ils étaient des militants de l'indépendance algérienne et qu'ils mourraient pour leur pays. Une attitude qui ne pouvait que susciter mon respect. Tous les deux ont été exécutés.

Mais l'épreuve la plus dure a été pour mois le procès des accusés des attentats commis, quelques semaines auparavant, au stade d'El Biar et au stade municipal d'Alger, à l'époque où le FLN avait décidé la tactique des attentats aveugles pour forcer le dialogue, tactique discutable, bien entendu (un attentat qui fit 17 morts et 45 blessés). 

Je défendais personnellement six personnes, dont deux jeunes filles de seize ans, Baya Hocine et Djouer Akhrour, qui n'ont pas été déférées devant ce tribunal mais jugées plus tard par la Cour d'assises des mineurs d'Alger. À leur procès qui a eu lieu en décembre, où j'ai plaidé avec Renée Stibbe, le tribunal les a condamnées à mort, mais le jugement a été cassé par la Cour de cassation, et la Cour d'assises pour mineurs d'Oran les a condamnées ensuite à la détention à perpétuité. À Alger, en mars 1957, je défendais les quatre hommes, tous considérés comme majeurs, qui étaient les principaux accusés. L'attentat du stade municipal d'Alger avait causé la mort de huit personnes, dont un enfant de neuf ans, et blessé 24 spectateurs, et celui d'El Biar avait fait deux morts et treize blessés. C'était la première fois que nous nous trouvions devant une affaire de terrorisme aveugle et il fallait dire si, oui ou non, nous assumions leur défense. J'ai téléphoné à Stibbe, puisque je le représentais, et il m'a fait cette réponse : "Fais selon ta conscience !". Je les ai défendus et mes clients ont tous été condamnés à mort (en l'occurrence, l'accusation reposait sur des preuves matérielles et ils n'ont pas été torturés). Le président Coty refusera la grâce et les quatre hommes seront exécutés. La salle, d'ailleurs, criait "À mort !", aussi bien à leur encontre qu'à l'égard du défenseur que j'étais. Charles Lederman, présent à Alger pour plaider dans une autre affaire, a estimé que j'étais personnellement en danger et m'a fait rentrer aussitôt en France.

Je me souviens aussi des exécutions, au terme de nuits absolument folles, dramatiques, où le patriotisme s'exhalait par des chants à travers toute la prison de Barberousse. Il y avait les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Cela commençait à la tombée de la nuit et durait jusqu'à trois heures du matin. Cela m'a été raconté souvent aussi par d'anciens clients, qui, bien des années après, sont devenus des amis.

J'en viens à la question qui nous est posée : comment peut-on être aujourd'hui dreyfusard ? Les temps ont changé, mais il est évident qu'être aujourd'hui dreyfusard, c'est faire revivre, d'une façon ou d'une autre, dans des conditions différentes, l'héritage des Justes qui ont défendu Dreyfus et qui ont amené finalement le pouvoir à céder et à réhabiliter cet homme. Etre dreyfusard, c'était, au temps de la Résistance, prendre parti contre les nazis, c'était au temps de la guerre d'Algérie soutenir par tous les moyens le peuple algérien dans sa résistance au colonisateur. Et aujourd'hui, la lutte contre les discriminations n'a pas pris fin, bien au contraire. L'antisémitisme existe toujours, mais il n'est plus seul. La colonisation a laissé bien des traces et il s'est trouvé un parlement pour proclamer son caractère prétendument positif. Heureusement, on a renoncé à ce texte. La guerre d'Algérie continue d'empoisonner les souvenirs. Être dreyfusard aujourd'hui, c'est être avide de vérité et de justice et ne pas supporter les discriminations quelles qu'elles soient. C'est lutter contre toute forme de discrimination, d'une façon essentielle, y compris contre celles qui touchent des peuples tout entiers et les réduit à la misère ; or la pauvreté, à l'heure actuelle, est étendue sur le globe d'une façon qu'aucun esprit ne peut supporter s'il est attaché à la dignité et à la justice. C'est le combat qui s'offre aujourd'hui aux hommes de bonne volonté."

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 08:27
3e Rencontre publique Morlaix Ensemble - Pour une ville active: Maison de quartier Zoé Puyo. Mercredi 4 février à 18h30
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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 08:24
Morlaix Ensemble 2026: Rencontre de Quartier à l'ancien lycée de Kernegues ce samedi 31 janvier de 10h à 12h
Évènement de Morlaix Ensemble 2026
Parking de l'ancien lycée Kernégues
Public Tout le monde sur ou en dehors de Facebook
 4ᵉ réunion de quartier | Kernégues • Le Château
Habitantes et habitants des quartiers de Kernégues et du Château, nous vous invitons à participer à la 4ᵉ réunion de quartier.
Un moment d’échange ouvert pour parler de votre cadre de vie, de vos usages, de ce qui fonctionne au quotidien et de ce qui peut encore évoluer, directement sur le terrain.
Samedi 31 janvier 2026
10h
Sur le parking de l’ancien lycée
Ces rencontres sont l’occasion d’écouter, de dialoguer et de construire ensemble des réponses concrètes aux enjeux des quartiers.
Venez nombreux, votre parole compte.
 
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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 07:00
Rassemblement de solidarité avec la Palestine et pour l'autodétermination du peuple palestinien le samedi 31 janvier à Morlaix à 18h au kiosque
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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 06:34
Voeux de la section communiste de Quimper et des élus communistes et candidats communistes de Quimper avec les JC : Vendredi 30 janvier, 17h30
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Maud Jan, Yann Foucher et Nicolas Quéau, 3 candidats communistes, en position éligible, sur la liste d'union de la gauche d'Isabelle Assih

Maud Jan, Yann Foucher et Nicolas Quéau, 3 candidats communistes, en position éligible, sur la liste d'union de la gauche d'Isabelle Assih

Ce vendredi 30 janvier, la section PCF de Quimper, ses deux co-secrétaires Yvonne Rainero et Yann Foucher, les élus communistes en place à Quimper, Bernard Jasserand, Yvonne Rainero, Ronan Sinquin, les candidats sur la liste d'Isabelle Assih, Yann Foucher, Maud Jan, Nicolas Quéau, Patricia Corre, Fabien Tudo Deler, présentaient leurs vœux à la population, aux camarades et partenaires à la salle Nathalie Le Mel du local du PCF à Quimper, 5 place de Locronan. 

La JC était présente aussi avec son secrétaire départemental Taran Marec, chef de file des communistes de Brest, et membre de l'exécutif départemental du PCF, et plusieurs jeunes communistes quimpérois dont Gwenolé Foucher qui a pu exprimer les batailles de la JC. 

Un moment chaleureux de retrouvailles. 

Photos Roberte Saint-jalmes et Grégory Lebert

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 06:42
Réunion régionale de bilan et préparation des fêtes de l’Humanité nationale de Bretigny-sur-Orge et Bretagne de Lanester à Rennes ce jeudi 29 janvier 2026
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Réunion régionale des fédérations du PCF en Bretagne sur la fête de l'humanité nationale (bilan, attentes et perspectives) avec la direction de la fête de l'Humanité nationale, Sofia Boutrih et Théo Serfaty, et sur la fête de l'humanité Bretagne avec le bilan de Catherine Queric. 5 de nos camarades de la commission Fêtes du PCF y représentaient la fédération PCF Finistère: Ronan Tanguy, Serge Le Doyen, Denis Huet, Jeannine Daniel, Claude Bellec.

Dans son intervention, Sofia Boutrih, présidente de la fête de l'Humanité, a mis en avant, après avoir présenté ses vœux aux fédérations bretonnes et camarades bretons du PCF:

"une édition 2025 de la fête de l'Humanité qui s'est passée dans un moment historique  et dramatique : les guerres, les peuples sont écrasés comme La Palestine, l Ukraine, le Yémen, le Soudan. C’est la loi du plus fort : impérialisme américain, extrême-droite et droite-extrême qui progressent sur la détresse populaire. L’instabilité est mondiale...  Les échéances électorales qui arrivent ne sont pas neutres avec l'extrême-droite qui progresse".

"La Fête de l'Humanité  apporte une reconstruction idéologique avec une solidarité entre les peuples.  En 2025, la fête a atteint, pour la première fois, son maximum : 610 000 personnes. Ce qui a obligé la fermeture des entrées dès le samedi après-midi. Cette édition a été une réussite et surtout grâce à vous, les militants communistes, les bâtisseurs. L'occasion de fêter les 90 ans de la fête de l’Humanité, les 130 ans de la CGT, les 80 ans du Secours Populaire. 

"Cette fête a été basée dans ses mots d'ordre sur le Travail, la Paix, la Solidarité, les débats et concerts ; une émission en direct de la fête et innovant, un spectacle de comédie musicale. Un public jeune, un spectacle familial, un cinéma engagé, l'Art de la Rue. Tout ceci, grâce à un travail militant. L'objectif de vente des bons de soutien a été dépassé. Ils ont été mis en vente plus tôt. Il faut impérativement faire remonter l'ensemble des bons de soutiens avant la fête. Le bon de soutien militant sera en vente après le Conseil National du PCF du 28 mars

En 2026, la fête aura lieu les 11, 12, 13 septembre à quelques mois des élections présidentielles organisées dans un contexte de menace de l'Extrême Droite, de montée partout dans le monde des régimes autoritaires, nationalistes, xénophobes. Le moment est très mobilisateur pour la jeunesse et la gauche. Ce sera un grand moment politique qui devra permettre de montrer notre force. 

Merci à la fédération PCF de l'Ile-et-Vilaine pour son accueil à Rennes ce 29 janvier.

Photos de Serge Le Doyen - Compte rendu Jeannine Daniel 

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 06:30
11 ans après la victoire de Kobané, quelle solidarité avec les Kurdes ? - par Fabien Gay, directeur de l'Humanité, parlementaire communiste
11 ans après la victoire de Kobané, quelle solidarité avec les Kurdes ?
 
Alors que Kobané a été le symbole d’une résistance populaire massive face à la barbarie de Daech, les Kurdes de Syrie sont à nouveau attaqués et assiégés d’Alep à Kobané. Organisés autour des Forces démocratiques syriennes (FDS) et de leur commandant Mazloum Abdi, ces hommes et ces femmes sont désormais livrés à une insécurité permanente, sans eau, sans électricité, engendrant une nouvelle tragédie humaine.
Ils sont menacés, d’une part, par les offensives répétées de l’armée turque de Recep Erdogan qui poursuit, au-delà de ses frontières, une guerre totale contre toute forme d’existence politique kurde. Ils sont pris, d’autre part, dans les jeux de pouvoir d’un régime syrien post Bachar al-Assad, prêt à reprendre le contrôle sans garantir ni droit ni protection. Ils sont enfin sacrifiés par les grandes puissances — États-Unis, Russie, puissances européennes — qui arbitrent le sort des peuples au gré de leurs intérêts militaires et diplomatiques.
 
La récente annonce d’un accord de cessez-le-feu portée par Ahmed al-Charra, président syrien par intérim, présenté comme une étape vers une stabilisation partielle de certaines zones du nord de la Syrie, avec l’intégration d’institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’Etat syrien, illustre une fois de plus cette diplomatie à géométrie variable. On négocie, on communique, on se félicite parfois. Puis quelques jours après, on attaque.
 
Hier, les Kurdes étaient encensés comme des alliés indispensables, comme un rempart face à l’Etat islamique. Aujourd’hui, ils sont devenus une monnaie d’échange dans les discussions entre Ankara, Damas, Moscou, Washington — et désormais dans des arrangements locaux qui, sous couvert de désescalade, consacrent surtout le rapport de forces.
 
À Kobané, ce sont des civils qui vivent sous la menace des drones, des bombardements, des pénuries. Des femmes, des hommes, des enfants qui continuent pourtant de faire vivre une expérience politique singulière au Moyen-Orient : démocratie locale, parité femmes-hommes, pluralisme religieux et ethnique. L’expérience du Rojava, imparfaite mais profondément émancipatrice, a montré qu’une autre voie était possible, loin des dictatures et des intégrismes.
Cette alternative dérange. Elle dérange Ankara, parce qu’elle contredit la politique de répression menée contre les Kurdes en Turquie. Elle dérange les puissances régionales, parce qu’elle échappe aux logiques autoritaires classiques. Elle dérange aussi les grandes démocraties occidentales, parce qu’elle révèle l’hypocrisie de leurs doubles discours sur les droits humains.
 
Depuis sa prison d’Imrali, Abdullah Öcalan, leader kurde et figure centrale de cette pensée politique, n’a cessé d’appeler à une solution démocratique et pacifique. Il appelle au dialogue entre les peuples, à la reconnaissance des droits des Kurdes, à une paix durable fondée sur la démocratie locale et la coexistence, non sur les cessez-le-feu de circonstance ni sur la loi des armes. Ces appels, systématiquement ignorés ou étouffés, contrastent cruellement avec la brutalité des politiques menées sur le terrain.
 
Pendant que les Kurdes réclament une reconnaissance politique, l’Europe se tait, se réfugiant derrière des communiqués prudents et la poursuite de coopérations militaires et économiques avec la Turquie.
 
La situation impose de condamner clairement les agressions contre les Kurdes de Syrie, d’exiger leur protection effective, de reconnaître leurs représentants politiques et d’entendre enfin les appels à la paix.
 
Kobané nous regarde. Elle nous interroge sur la valeur réelle de nos principes lorsqu’ils entrent en conflit avec les calculs géopolitiques. Elle nous rappelle que la paix ne se décrète pas dans des accords sans peuples, mais se construit avec eux, dans la justice et la solidarité.
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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 06:41
Solidarité avec les peuples kurde et iranien - Rassemblement samedi 31 janvier place de la Liberté à Brest à 15h
Solidarité avec les peuples kurde et iranien - Rassemblement samedi 31 janvier place de la Liberté à Brest à 15h
Solidarité avec les peuples kurde et iranien
 
La section du Pays de Brest du PCF et la fédération du Finistère du PCF apportent leur soutien aux rassemblements de solidarité aux peuples kurde et Iranien samedi 31 janvier place de la Liberté. Le rassemblement pour le Kurdistan aura lieu à 15 h et sera suivi à 16 h 30 par une rencontre de solidarité avec le peuple iranien.
 
En Syrie de nouveau, le régime dominé par les anciens miliciens d’Al-Qaïda menacent les peuples de Syrie. Après les chrétiens et les Alaouites, ce sont les Kurdes qui, après avoir largement contribué à l’élimination de Daesh du pays, sont visés. Bien que la situation soit encore très instable, l'existence de l’Administration autonome démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie est en train de se voir réduite à des confettis autour de Kobané et de la région de la région d’Hasakah.
Membre du Conseil de sécurité, la France a le devoir de saisir les États membres des Nations unies afin que des sanctions soient de nouveau appliquées au régime de Damas tant qu’il s’attaquera aux populations de Syrie qui luttent pour leur liberté. C’est ainsi qu’elle agira efficacement pour la paix, la sécurité collective et le droit des peuples.
En Iran face aux révoltes massives, le pouvoir en place tente de contenir une colère héritée des manifestations ayant émaillé la dernière décennie (2017, 2022). Quitte à multiplier les morts parmi les manifestants. les dernières estimations s’accordent sur plusieurs dizaines de milliers de morts suite à la répression des manifestations qui émaillent le pays.
Les communistes français sont solidaires du mouvement de protestation du peuple iranien contre la dictature théocratique. Il exprime son plein soutien à nos camarades du Parti Tudeh d'Iran, qui agissent afin que les mouvements de protestation en cours puissent se transformer en vaste mouvement populaire pour la libération du peuple d'Iran et pour un avenir démocratique du pays, fondé sur la souveraineté populaire. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste.
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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 06:38
Lettre de Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale, au président de la République suite aux propos racistes d'Arno Klarsfeld appelant à rafler les étrangers en situation irrégulière avec la même violence qu'aux USA
Lettre de Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale, au président de la République suite aux propos racistes d'Arno Klarsfeld appelant à rafler les étrangers en situation irrégulière avec la même violence qu'aux USA
Après les propos relatifs à l'organisation de "rafles contre les OQTF" tenus par Arno Klarsfeld, conseiller d'Etat, sur le plateau de CNews, nous avons attiré l'attention du Président de la République, sur leur gravité et leurs conséquences s'ils devaient rester sans suite.
Notre courrier à Emmanuel Macron 
Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale
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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 06:34
 Un plan d’urgence pour sauver les associations: Tribune collective d'élu.e.s dans L'Humanité du 28 janvier 2026

Le mercredi 28 janvier 2026 dans l'Humanité, publication de notre tribune collective : Un plan d’urgence pour sauver les associations.

Des centaines d’élu·es et d’acteur·rices de terrain alertent : sans les associations, c’est le lien social qui s’effondre.

 Austérité, baisse des subventions, précarisation de l’emploi associatif :
le secteur associatif est en danger.

Nous appelons à un plan d’urgence national pour garantir son autonomie, ses financements et sa mission d’intérêt général.

Les associations font vivre la solidarité, la culture, l’éducation populaire, la démocratie au quotidien.

Les défendre c'est défendre notre cohésion sociale et la République !

 

 Un plan d’urgence pour sauver les associations: Tribune collective d'élu.e.s dans L'Humanité du 28 janvier 2026
 Un plan d’urgence pour sauver les associations: Tribune collective d'élu.e.s dans L'Humanité du 28 janvier 2026
 Un plan d’urgence pour sauver les associations: Tribune collective d'élu.e.s dans L'Humanité du 28 janvier 2026
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