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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 09:11
Article de Sarah Humbert dans le Ouest-France du 29 octobre

Article de Sarah Humbert dans le Ouest-France du 29 octobre

Le PCF pays de Morlaix exprime sa pleine solidarité aux animateurs du 2 D et du RESAM et des associations utilisatrices, aux bénévoles et aux jeunes utilisateurs du 2 D. Ces dégradations sont inacceptables, comme les messages de haine et d'exclusion qui les accompagnent. L'autonomie des jeunes promue par le 2 D, et les valeurs de solidarité et d'émancipation de la jeunesse, méritent autre chose qu'un tel déferlement de bêtise, qui nous renseigne sur l'état d'esprit de nombreuses personnes qui défendent les idées de J. Bardella et du RN. 

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 09:07
Un tiers des Français en situation de précarité énergétique, le plus haut niveau enregistré depuis cinq ans

Selon le baromètre énergie-info 2025, 36% des ménages "déclarent rencontrer des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité".

Un phénomène en progression. Un tiers des Français est en situation de précarité énergétique, selon la 19e édition du baromètre énergie-info du médiateur national de l'énergie, que franceinfo a pu consulter mardi 28 octobre.

Selon cette étude, menée par l'institut Becoming en septembre 2025 auprès de 2 000 foyers en France, La précarité énergétique atteint un "seuil préoccupant"  : 36% des ménages "déclarent rencontrer des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité", c'est le niveau "le plus haut jamais enregistré". C'est même plus qu'en 2023, lors de la crise énergétique, due à la guerre en Ukraine.

"On est souvent dans des profils de familles, de jeunes ou de foyers avec un seul revenu, des personnes également au chômage, qui, bien souvent, habitent dans ce qu’on appelle des passoires thermiques - des logements mal isolés - et pour lesquelles le coût de l’énergie est très important", explique sur franceinfo Frédérique Feriaud, directrice générale du Médiateur national de l’énergie. 

La sobriété énergétique plus subie que choisie

Autre chiffre en hausse : le nombre de ménages déclarant "avoir souffert du froid au moins 24 heures dans leur logement l’hiver dernier". Ils sont 35% cette année, contre 30% en 2024. Ils étaient 14% en 2020. Ce sont les ménages les plus modestes qui sont les plus touchés par la précarité énergétique : 59% des bénéficiaires du chèque énergie disent avoir souffert du froid.

Le coût de l’énergie s’est stabilisé et le tarif réglementé de l’électricité a baissé, mais les foyers modestes n’arrivent pas pour autant à faire face aux factures. Frédérique Feriaud l’explique par plusieurs facteurs : "La crise des prix de l’énergie pendant deux ans a fait considérablement augmenter les tarifs. Il n’y a plus de bouclier et il y a eu de l’inflation sur les produits alimentaires notamment. (...) Si on compare le niveau des tarifs réglementés aujourd’hui à celui de 2021, on est sur une hausse d’environ 20%". 

Cette étude montre également que la sobriété énergétique est "davantage subie, que pleinement choisie". 87% des ménages qui disent adapter leurs comportements pour réduire leur consommation d’énergie le font pour "réduire leurs factures" alors que 34% évoquent une "motivation environnementale".

Le médiateur national de l’énergie appelle une nouvelle fois à "interdire les coupures d’électricité en cas d’impayés" et à "instaurer un droit à une alimentation minimale en électricité" toute l'année, et pas uniquement pendant la trêve hivernale, qui a lieu du 1er novembre au 31 mars. L’année dernière, 1 200 000 personnes étaient concernées par des restrictions d’électricité pour non-paiement de leur facture. 
 
L’envoi du chèque énergie en 2025 est exceptionnellement programmé en novembre, au lieu du mois d’avril, juste après la fin de la trêve hivernale des coupures d’énergie. Cela risque d’avoir des conséquences : "Tous les bénéficiaires du chèque énergie qui auront dû attendre plusieurs mois supplémentaires pour le recevoir vont se retrouver en difficulté. Il risque d’y avoir davantage d’interventions pour impayés", craint Frédérique Feriaud. 

Information France Info 

Un tiers des Français en situation de précarité énergétique, le plus haut niveau enregistré depuis cinq ans
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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 09:01
Projet de loi de finances : en imposant jusqu’à 10 milliards d’euros d’économies, la macronie saigne les collectivités locales

En pleine discussion à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances 2026 prévoit d’exiger des communes, départements et régions un « effort » compris entre 4,7 et 10 milliards d’euros au minimum. Les élus locaux dénoncent un désastre social et financier.

Projet de loi de finances : en imposant jusqu’à 10 milliards d’euros d’économies, la macronie saigne les collectivités locales - L'Humanité, 28 octobre 2025
Projet de loi de finances : en imposant jusqu’à 10 milliards d’euros d’économies, la macronie saigne les collectivités locales - L'Humanité, 28 octobre 2025
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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 08:53
Contre le budget de purge et de régression sociale du gouvernement Lecornu, le PCF Finistère appelle à rejoindre nombreux les manifestations du jeudi 6 novembre

Contre le budget de purge et de régression sociale du gouvernement Lecornu, le PCF Finistère appelle à rejoindre nombreux les manifestations du jeudi 6 novembre dans le Finistère, notamment à l'appel de l'intersyndicale des retraités: 

   * à Brest rassemblement à 10h 30 devant le centre des Impôts ( 8 rue Duquesne)

prise de parole intersyndicale et manif jusqu'à la sous- préfecture pour un dépôt de motion unitaire.

   * à Carhaix : rassemblement à 11h  devant la maison des Syndicats.

   * à Morlaix : Rassemblement 10h30 place de la mairie + manif

   * à Quimperlé : rassemblement devant la stèle Ambroise Croizat ( où il y avait la Sécu avant)

   * à Quimper : rassemblement 10h30 place de la Résistance + dépôt de motion en préfecture+ manif jusqu'au siège de la députée.

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 08:50
Distribution du A coeur ouvert, journal santé du PCF, ce mercredi 29 octobre à l'hôpital de Morlaix

Distribution du "A cœur ouvert", journal santé du PCF, avec un édito de Ian Brossat ce trimestre, à l'hôpital de Morlaix, ce mercredi 29 octobre

Lucienne Nayet, Patrick Gambache et moi, nous avons eu de très bons échanges comme d'habitude avec les personnels et usagers de l'hôpital de Morlaix pendant deux heures, notamment avec Cyril Deleau, avec qui nous avons posé pour l'occasion.

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 08:45
Découvrez le Rouge Finistère, journal du PCF Finistère, pour novembre-décembre 2025
Découvrez le Rouge Finistère, journal du PCF Finistère, pour novembre-décembre 2025
Découvrez le Rouge Finistère, journal du PCF Finistère, pour novembre-décembre 2025
Découvrez le Rouge Finistère, journal du PCF Finistère, pour novembre-décembre 2025

Nous sommes heureux de vous présenter le nouveau Rouge Finistère, daté de novembre-decembre 2025, le journal de la fédération PCF du Finistère. On y parle Sécurité sociale, médicaments et multinationales pharmaceutiques, nouveau gouvernement, inégalités sociales, budget et recettes publiques, alimentation et ventes solidaires de légumes, logement, département du Finistère, desserte ferroviaire dans le Finistère sur la ligne Quimper-Brest, fête de l'huma des 12-13-14 septembre, solidarité avec la Palestine et son peuple martyrisé, et fête de l'humanité Bretagne des 29 et 30 novembre. Il sera distribué gratuitement à 12 000 exemplaires partout dans le département à partir de la semaine prochaine. Avec le Parti Communiste Français du Finistère

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 08:42

A l'heure où le gouvernement et ses alliés, ainsi que le patronat et son bras armé le MEDEF, veulent punir les retraités en leur faisant supporter et/ou financer les mesures d'économies en débat à l'assemblée nationale et au sénat, il est important que les retraités se mobilisent massivement contre leurs velléités et fassent entendre leur revendications légitimes.

C'est le sens de l'appel du groupe des 8 (CGT, CFTC, CFE-CGC, FSU, FGR-FP, Solidaires et LSR, UNRPA) appelant les retraités à se mobiliser dans les territoires, le jeudi 6 novembre 2025.

Il est important de faire mesurer les dangers des mesures inscrites dans les projets discutés actuellement (si certains éléments ont pu bouger, pour autant ils ne sont pas encore actés fermement et peuvent être remis en cause par le truchement des votes à venir et du parcours législatif).

 

RASSEMBLEMENT

JEUDI 6 NOVEMBRE 2025 

 A 10H30

DEVANT LA MAIRIE DE MORLAIX.

 

 

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29 octobre 2025 3 29 /10 /octobre /2025 09:08
Faire payer les multinationales à hauteur de ce qu’elles gagnent en France !
Adopté en commission, l’amendement porté par Les député·e·s du groupe GDR, sera défendu cet après-midi en séance publique dans le cadre du #PLF2026.
➡ Objectif : que les multinationales soient imposées en France sur la part réelle de leurs bénéfices mondiaux réalisés ici, pour en finir avec les montages d’évasion fiscale.
🟥 Justice fiscale, souveraineté économique, financement des services publics : nos députés communistes mènent la bataille à l’Assemblée nationale !
 

 

Jeudi matin au Sénat : le groupe communiste défendra la nationalisation d’ArcelorMittal !
Face aux suppressions d’emplois, à la casse industrielle et à la dépendance croissante de notre pays, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste (Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes) portent une proposition de loi pour nationaliser les sites stratégiques d’ArcelorMittal.
➡️ Objectif : reprendre la main sur une filière essentielle à notre souveraineté industrielle et écologique, garantir l’emploi et préparer une production d’acier décarbonée sous contrôle public.
📺 La proposition de loi sera débattue jeudi matin au Sénat.
✊ Une bataille décisive pour l’avenir de la sidérurgie et des milliers d’emplois sur nos territoires !
 

 

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29 octobre 2025 3 29 /10 /octobre /2025 09:02

 

 

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26 octobre 2025 7 26 /10 /octobre /2025 07:00
« L’histoire est faite pour faire comprendre aux élèves pourquoi nous avons raison » : en Israël, apartheid et révisionnisme s'invitent à l'école

Depuis le 7 octobre 2023, le milieu scolaire n’échappe pas aux tensions et au racisme qui traversent la société israélienne. Les professeurs et étudiants qui se mobilisent pour la paix font l’objet de convocations. Sur fond de renforcement de la militarisation de l’institution scolaire, les manuels réécrivent l’histoire pour légitimer le discours de l’extrême droite.

Lina Sankari, L'Humanité, 24 octobre 2025 

Haïfa, Nazareth, Rishon Lezion (Israël), envoyée spéciale.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, les colis destinés aux soldats israéliens, minutieusement préparés par les élèves de maternelle sous l’œil attentif du maître, ont toujours été composés des mêmes présents : un assortiment de bonbons, des chaussettes, quelques sous-vêtements… « C’était à la veille des vacances, on insérait notre numéro de téléphone. Je me souviens de la fierté que j’ai ressentie quand le soldat à qui j’avais expédié mon colis m’a rappelé. Je n’avais alors aucun outil pour porter un regard critique sur ce qu’on nous demandait de faire », analyse aujourd’hui Adam Eli.

Celui qui est devenu professeur d’histoire au lycée sait désormais que le système scolaire israélien est tout entier tourné vers le renforcement du militarisme dans la société. « C’est le cas depuis le premier jour de la création de l’État d’Israël », pose-t-il. La ville de Rishon Lezion, à 13 kilomètres au sud de Tel-Aviv, dans laquelle il enseigne, fut la première implantation sioniste en Palestine, en 1882. Avec 250 000 habitants, elle est désormais la quatrième ville du pays et demeure un foyer majeur d’accueil des nouveaux arrivants. Partout, des tours résidentielles continuent de sortir de terre.

Depuis les massacres du 7 octobre 2023, l’école n’échappe pas aux tensions qui traversent la société. Professeurs et étudiants sont convoqués par l’administration pour avoir posté un message politique sur les réseaux ou pour avoir pris part à une manifestation exigeant la fin de la guerre à Gaza.

Selon Adam Eli, également secrétaire du mouvement Hadash, qui réunit plusieurs formations de gauche dont le parti communiste israélien, à Tel-Aviv, « c’est une manière de nous signifier les limites de ce qui peut être dit. Certains d’entre nous ont reçu des coups de fil anonymes, qui étaient en réalité totalement identifiables, pour nous dissuader de participer aux manifestations. Si c’est ce qui arrive aux professeurs juifs, je vous laisse imaginer le sort des professeurs arabes ». En Israël, Arabes et juifs fréquentent des établissements séparés : écoles publiques juives laïques, juives religieuses, juives orthodoxes ; les institutions arabes suivent la même déclinaison avec les spécificités musulmanes, chrétiennes ou druzes. Un apartheid scolaire qui ne dit pas son nom alors que les établissements mixtes demeurent rarissimes.

 

Des classes vertes en Cisjordanie occupée

Ce n’est donc qu’à l’université que juifs et Palestiniens se côtoient. Le racisme latent a pris un tour dramatique depuis le 7 Octobre. Nombre d’étudiants juifs israéliens, appartenant à des groupes d’extrême droite, ont cru bon de dénoncer leurs condisciples arabes et de dresser des listes pour le moindre propos politique sur la Palestine. « Ça existait avant mais la situation s’est aggravée. L’administration leur demande s’ils soutiennent le Hamas. En fait, on apprend aux étudiants palestiniens à avoir peur », glisse Salah, un professeur d’arabe, qui préfère rester anonyme, avant de plonger dans un long silence.

Abîme de réflexion et d’inquiétude. À ses côtés, Hala, une jeune étudiante en communication visuelle, à la crinière blonde, reprend à sa place : « On peut lire l’inquiétude dans les yeux de nos parents. À leur époque, la honte les frappait s’ils ne s’engageaient pas en politique. Aujourd’hui, ils nous dissuadent de le faire. Avant, ils étaient arrêtés s’ils jetaient des pierres ; aujourd’hui, un simple message sur les réseaux peut suffire. »

À la Knesset, les élus Hadash, membres de la commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports, s’élèvent dès le 15 novembre 2023 contre un amendement à la loi sur les droits des étudiants qui transforme les activités politiques en incitation au terrorisme. « Au nom de la lutte contre la terreur, ces lois vont activer le terrorisme contre la minorité arabe palestinienne », s’insurge alors l’ex-député Youssef Atauna (Hadash).

Contrairement aux principes proclamés par le ministère de l’Éducation, l’école ne vise pas à former les citoyens en devenir mais de futurs soldats. Lors de leur onzième année d’étude, à l’âge de 16-17 ans, les lycéens sont invités à participer à la Gadna, les bataillons de jeunesse créés par la Haganah, l’une des organisations paramilitaires qui a précédé la création d’Israël en 1948 avant d’être intégrée à l’armée.

Le programme d’une semaine vise aujourd’hui à remédier à la désaffection grandissante des jeunes pour le service militaire. « On leur apprend la discipline, on les incite à s’enrôler, on leur explique le déroulement d’opérations », détaille Adam Eli.

Il y a quelques semaines, le ministère de l’Éducation, dirigé par Yoav Kisch, a proposé l’organisation de classes vertes en « Judée-Samarie » (nom donné par les sionistes à la Cisjordanie occupée) afin que « les jeunes puissent se rendre sur les lieux où l’histoire du peuple juif aurait commencé, selon la Bible », explique Adam Eli en levant les yeux au ciel. L’histoire racontée à partir de récits mythifiés ne laisse aucune place aux Palestiniens.

Les manuels se contentent de les désigner en tant qu’« arabe » pour mieux effacer leur identité spécifique : « L’Arabe n’a pas d’histoire propre, il n’a pas de racines. C’est un Arabe », résume Adam Eli. Il est même une figure de l’arriération à laquelle il serait impossible de s’identifier. Dans un manuel de géographie de 2003, on pouvait lire : « La société arabe (…) s’oppose aux changements par nature, (elle est) réticente à adopter les innovations. »

Theodor Herzl mais pas Mahmoud Darwich

Secrétaire des jeunes communistes de Nazareth, Mina Alaa Al Din vient d’achever ses études d’architecture. Plutôt volubile, la jeune femme tranche : « Si tes parents ne t’ont pas transmis l’histoire des Palestiniens, alors tu n’en sauras rien à l’école. » Dans les grandes figures vantées dans les manuels qui sont destinés aux Palestiniens de 1948, on trouve : Theodor Herzl, sous la plume duquel naquit l’idée d’offrir un État refuge aux juifs du monde entier au XIXe siècle, mais pas Mahmoud Darwich, figure de proue de la poésie palestinienne dont le verbe porte un peuple autant qu’une terre.

Une étude menée par l’association Sikkuy, qui mobilise juifs et Arabes contre les discriminations, a déterminé que l’invisibilisation passait sans surprise par la géographie : « Dans les manuels en hébreu, les cartes représentent seulement Israël. Sur ces cartes, certaines villes mineures d’Israël sont représentées mais pas la grande ville à majorité arabe de Nazareth », observe Amjad Shbita, le codirecteur de l’ONG.

Selon cette vision, la société palestinienne se serait presque effondrée par elle-même, permettant la création de l’État d’Israël. L’histoire de la Nakba (catastrophe) de 1948, c’est-à-dire des massacres et de l’exode forcé de 800 000 Palestiniens en 1948, est passablement édulcorée. « Il y a une certaine reconnaissance du fait que les forces de défense israéliennes ont déporté des Palestiniens mais sans contextualisation aucune. On évoque des incidents sporadiques qui se seraient déroulés pour des raisons tactiques ; jamais le fait qu’il existait une résistance », détaille Adam Eli. Le professeur ajoute : « L’histoire est faite pour faire comprendre aux élèves pourquoi nous avons raison. » Une manière de légitimer la violence coloniale.

En février dernier, les professeurs ont reçu pour instruction d’attribuer le déclenchement de la guerre d’Octobre, en 1973 (Yom Kippour pour les Israéliens), à l’Égypte et non à Israël qui, sous la direction de la première ministre Golda Meir, avait rejeté les propositions de paix d’Anouar El Sadate. Depuis 2018, et conformément à la loi sur l’État-nation votée en ce sens, les livres font référence à un « État juif ».

Les livres scolaires destinés aux Palestiniens d’Israël, élaborés par le même ministère de tutelle, ne sont pas plus diserts sur les grandes dates de leur histoire ou les grands auteurs palestiniens. « Nous n’avons jamais obtenu l’autonomie pour nos manuels ou nos programmes », souffle Amjad Shbita.

Pour pallier ce manque, et documenter leur histoire, les Palestiniens de 1948 montent des podcasts et des documentaires « autour de l’histoire locale de la première Intifada » de 1987 à 1993, fait remarquer Nadera Abu Dubey Saadi, chef de projet au sein de l’association Femmes contre la violence.

Des étudiants en armes

Signe de la lente fascisation des esprits : certains élèves juifs appellent ouvertement à tuer les Palestiniens pendant le temps de classe. « Ils se contentent de répéter ce qu’ils entendent toute la journée, des membres du gouvernement jusqu’à leur famille ou leurs voisins », constate Adam Eli.

Fin octobre 2023, une expédition punitive menée par des étudiants juifs d’extrême droite, criant « Mort aux Arabes », avait fait grand bruit à l’université de Netanya, au nord de Tel-Aviv, pourtant gardée par la police. Solution trouvée par la maire de la ville, Miriam Feirberg-Ikar ? Évacuer les étudiants palestiniens de leurs dortoirs pour « sécuriser » la ville plutôt que d’arrêter les groupes violents aux allures de milices.

« Après le 7 Octobre, beaucoup d’étudiants juifs ont commencé à venir à la fac avec leurs armes », confirme Mina Alaa Al Din. De leur côté, les professeurs réservistes affichent fièrement leur plaque avec le numéro de leur unité. « Nous ne savons pas quelle est la santé mentale de ceux qui ont été à Gaza et ont vu ou participé aux horreurs. Personnellement, je les perçois comme une menace car, en tant que Palestiniens, nous sommes, à leurs yeux, les mêmes que ceux de Gaza », énonce-t-elle encore.

Sidérée, la jeune femme n’en revient toujours pas que les étudiants en design aient été invités à participer à un cours pour fabriquer des uniformes pour l’armée. Il en va de même pour l’entrisme de l’institution militaire dans les cours liés à la technologie et à l’ingénierie. Désormais, quand un proche lui demande comment s’est passée sa journée, Adam Eli considère qu’elle a été bonne s’il a réussi à convaincre ses élèves « qu’il ne fallait pas tuer tous les Palestiniens de Gaza ». Avant de préciser : « Il faut se contenter de petites victoires. En tant que professeur, je peux seulement semer le doute chez eux. L’école a toujours été le lieu de reproduction du système. Et Israël ne fait pas exception. »

 

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