commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
COMMUNIQUE DE PRESSE
Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale (PCF)
Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements. Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.
Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.
Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée.
Le PCF appelle nos concitoyennes et concitoyens qui le peuvent, à participer à cet élan de solidarité que nous faisons vivre sur nos fêtes d'été, notamment à Loctudy le 19 août pour la fête du travailleur bigouden.
Il appelle également ses militantes et militants, dans toute la France, à organiser la collecte de dons pour venir en aide aux familles localement.
Comme à chaque drame, la solidarité s’exprimera aussi à travers les collectivités qui peuvent apporter une aide financière auprès des communes touchées. Les villes à direction communiste y participeront.
Mais la solidarité ne peut reposer sur la seule générosité populaire. L’État également doit prendre toute sa part à l’effort financier nécessaire. Le PCF appelle à la mobilisation rapide de moyens publics exceptionnels pour venir en aide aux sinistrés, soutenir les communes touchées et les associations engagées sur le terrain, réparer les équipements détruits et permettre la reconstruction des logements et des activités. Les assurances devront répondre présentes et agir sans tarder en déployant rapidement des moyens humains pour venir en aide à leurs assurés et débloquer au plus vite les fonds nécessaires.
Cette mobilisation devra se poursuivre une fois les flammes éteintes. Pour de nombreuses familles, les conséquences matérielles, sociales et psychologiques de ces incendies dureront des mois. Comme à chaque fois les plus vulnérables qui ont vu leur biens dégradés ou détruits seront les plus démunis pour affronter un tel drame.
Aucune famille ne doit être laissée seule face aux pertes subies et aux démarches à accomplir.
Face aux catastrophes, la République doit garantir une solidarité nationale à la hauteur des besoins. Aux côtés de l’action indispensable des services publics, la solidarité populaire rappelle une nouvelle fois la réactivité de nos concitoyens et leur générosité à l’égard des victimes et des plus vulnérables.
Le 27 juillet 2026
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_64d3c4_document-cahier-logement-ppp-page-01.jpg)
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_a80832_document-cahier-logement-ppp-page-29.jpg)
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_222539_document-cahier-logement-ppp-page-30.jpg)
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_950023_document-cahier-logement-ppp-page-31.jpg)
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_c49daa_document-cahier-logement-ppp-page-32.jpg)
/image%2F1489059%2F20260703%2Fob_4f11d0_document-cahier-logement-ppp-page-33.jpg)
Le mercredi 19 août, 18h, Fête du travailleur bigouden du PCF à Loctudy.
Dîner de plein air, concerts gratuits, jeux, structure gonflable pour les enfants, stands politiques, syndicaux, associatifs.
Venez nombreux!
Les communistes fêteront à cette occasion le centenaire de la lutte des sardinières du Pays Bigouden et organiseront la solidarité pour les victimes des incendies de Gironde en faisant appel aux dons pour le Secours Populaire.
/image%2F1489059%2F20260702%2Fob_69127a_serie-36-image-21.jpg)
1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.
25/31 mai 1936 (21) 100 000 métallos
Cette semaine de la fin mai 1936, alors que le gouvernement Blum n’est pas encore nommé, le mouvement social (on n’utilisait pas cette expression à l’époque) n’attend pas et passe un cran au-dessus : on va compter 100 000 métallurgistes en grève, « dans un calme parfait », dixit Le Petit Parisien. Toutes les grandes concentrations ouvrières sont concernées, Renault à Boulogne-Billancourt, Citroën. Et ces grèves sont victorieuses. Les acquis sont remarquables : augmentation de salaires (de 3 à 6 francs par jour selon les entreprises), vacances payées, reconnaissance des délégués d’ateliers et du droit syndical, suppression des amendes, paiement des journées de grève. À l’usine Brandt, ils obtiennent la semaine de 40 heures payée 48. Dans la foulée, 1 200 travailleurs des blanchisseries cessent le travail. Sur les chantiers de l’Exposition universelle (qui s’ouvrira en 1937), 10 000 travailleurs du bâtiment vont être augmentés. Une délégation du syndicat des métaux est reçue par le chef du gouvernement (Sarraut) et par le ministre du Travail : on annonce l’ouverture de pourparlers entre les délégués du personnel et le patronat.
C’est sans doute cette mobilisation qui pousse le responsable socialiste Marceau Pivert, leader d’un courant de gauche de la SFIO, à se livrer à une surenchère « gauchiste ». Le 27 mai, il écrit dans le Populaire un article fameux, « Tout est possible », y compris abattre le capitalisme. Réplique immédiate du dirigeant communiste Marcel Gitton, dans l’Humanité du 29 : « Tout n’est pas possible. » Alors que la droite assimile le Front populaire à l’anarchie, dit-il, ce qui est possible c’est l’application du programme du Front populaire, « et nous n’avons nullement besoin qu’on pousse des cris hystériques. (…) Le Front populaire ira de l’avant dans l’ordre, le calme, la discipline et la cohésion de ses rangs. Voilà ce qu’il faut pour la victoire commune. »
« Amnistie ! » : Cette revendication est très présente dans les luttes, amnistie pour les victimes de l’arbitraire patronale, réactionnaire ; amnistie dans l’enseignement. De très nombreux instituteurs, professeurs engagés dans la bataille pour l’école publique, la laïcité ont été victimes de répression (brimades, prison). Une centaine de maîtres ont encore été sanctionnés fin 1934. Parmi les nouveaux élus communistes, on compte des enseignants (Cogniot, Fajon, Barel) : « Ils seront les plus ardents protagonistes de l’amnistie », écrit le quotidien communiste du 27 mai.
À l’international, il est question de Palestine, de la répression féroce exercée par les colons britanniques contre la révolte arabe ; le sujet fait la Une de l’Humanité du 27 mai.
Gérard Streiff
En campagne présidentielle, l’ancien premier ministre Gabriel Attal est d’une certaine manière un indicateur de tendance. De jour en jour, ses choix et ses déclarations le marquent à droite, et même à l’extrême droite. Quitte à instrumentaliser pour cela, d’une manière indigne et bien peu républicaine, les gens du voyage.
Ou plus largement en en rajoutant, après l’épisode de Ceuta, sur le « défi migratoire », mais aussi en durcissant les dispositions sécuritaires pour les plus jeunes, etc. « Tu sais, on s’adapte », aurait-il dit à une ministre proche. Sans doute. L’opportunisme a ses raisons, mais surtout ce qui est en jeu, c’est un changement profond et sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
Depuis les dernières élections législatives, qui avaient vu ce qu’on appelle le Front républicain faire face au RN, au profit de la gauche, les élus macronistes n’ont cessé d’agir, c’est bien le cas de le dire, à front renversé. Écologie, sécurité, taxation des plus riches, augmentation des salaires, immigration et jusqu’à la réélection de la présidente de l’Assemblée nationale contre le communiste André Chassaigne, leurs voix n’ont cessé de se mêler aux voix de la droite, souvent avec le soutien de l’extrême droite.
C’est peu de dire que cette dernière est devenue fréquentable. Pour les milieux dirigeants comme pour le grand patronat, son arrivée au pouvoir est désormais une hypothèse parfaitement crédible et acceptable. Mais ce n’est pas seulement une affaire franco-française. Il s’agit d’une lame de fond, déterminée et consciente, portée par les hyper-milliardaires de la tech comme Elon Musk, Peter Thiel, par Donald Tump et les nouveaux dirigeants élus dans les pays d’Amérique latine, par la progression continue des extrêmes droites en Europe.
Le capitalisme, depuis le milieu du siècle dernier, composait avec la démocratie libérale ou, du moins, semblait s’en accommoder. Il a besoin aujourd’hui, dans une course au profit devenue folle et une compétition mondiale effrénée, de s’affranchir des règles qu’avec leurs limites ces démocraties ont imposées jusqu’alors. C’est là que pour le capital les extrêmes droites ont leur rôle à jouer.
Le gouvernement israélien veut installer de nouvelles colonies entre celle de Maale Adumim et Jérusalem-Est, signant le glas d’un État palestinien. C’est le plan E1, qui se traduit pour les habitants de la zone et notamment les Bédouins par un écrasement politique et culturel.
Anata, al-Eizariya (Cisjordanie occupée), envoyé spécial.
Qu’il est loin le mode d’existence ancestral des Bédouins de Cisjordanie. Eux qui vivaient au rythme des saisons, des lieux de pâturage les plus adéquats pour les bêtes, qui connaissaient les moindres sources, les plis de chaque colline, les endroits pour s’abriter du vent, les yeux rivés sur le lointain, là où poussent les montagnes de Jordanie en attendant la nuit et le ciel étoilé.
Un environnement dur – étouffant en été, froid et humide en hiver – mais à la beauté sauvage. Une véritable nourriture terrestre, aussi essentielle que le lait de chèvre accompagné de l’arbod, une pâte épaisse, le pain des bergers.
Une poésie bel et bien disparue lorsqu’on se rend à Arab al-Jahalin aussi appelé al-Jabal, en contrebas du village d’al-Eizariya. À l’entrée, des piles de pneus, neufs et usagés, à vendre. Où que l’on tourne la tête, des décharges. Ici, des tôles et des carcasses de voitures découpées. Là, des détritus où les rats deviennent spéléologues et les mouches s’engraissent. Plus personne n’y prête attention. Pas plus qu’aux embouteillages interminables à bousiller les nerfs du plus calme des conducteurs.
En levant la tête, on aperçoit les contreforts de Jérusalem, sa partie orientale, occupée et annexée par Israël depuis 1967. La ville est là. Elle semble à portée de main. Mais l’occupant a décidé que la ligne droite n’était pas faite pour les Palestiniens. Un odieux mur de béton sépare les deux zones. Les dix minutes qui suffisaient auparavant pour se rendre de la ville sainte (d’où son nom d’al-Qods en arabe) aux villages alentour sur le chemin de l’est qui mène normalement à Jéricho se sont transformées en heures. Une ou deux selon le moment de la journée et le plaisir sadique de l’armée israélienne en patrouille perpétuelle.
À al-Jabal, Abou Imad Jahalin, le chef de la tribu des Jahalin, nous reçoit dans les traditions. Bien sûr, nous ne nous asseyons pas sous une tente, mais il est étonnant de constater que l’agencement de la vaste pièce y ressemble fortement. Des objets traditionnels, comme le sabre, sont accrochés aux murs. Sur une table, des dallah, cette cafetière arabe au bec si caractéristique, instrument indispensable à l’hospitalité. Les sacs de selle multicolores, placés sur la bosse du dromadaire, disent les longues courses dans le désert.
Avant même que notre hôte puisse prendre la parole, contre toute attente, le hadj, Abou Dahoud, nous regarde en riant, la bouche édentée, les yeux plissés comme ceux d’un gamin espiègle. « J’ai 81 ans. Je suis plus vieux qu’Israël », lâche-t-il fièrement. On ne l’entendra plus. Il écoutera, égrenant sans fin son misbaha (chapelet musulman).
« Entre 1948 et 1951, tous les Bédouins ont été déplacés », commence Abou Imad, en allumant une cigarette comme pour commencer un long récit, assis en tailleur à même le sol, un verre de café posé devant lui. Début de barbe poivre et sel, la moustache bien taillée, le keffieh sur la tête retenu par l’agal (un cordon qui maintient le keffieh), il parle sans animosité, peu convaincu de l’utilité de se confier à un journaliste, tant il sait que les Israéliens n’en ont cure. « Après 1967, nous avons été encore plus ciblés sous prétexte de création de ce qu’ils appellent « des zones militaires fermées ». »
Et puis, de 1997 à 2000, 250 familles ont encore été expulsées d’où elles se trouvaient à cause de l’expansion de la colonie de Maale Adumim. Cette communauté se trouve maintenant à Arab al-Jahalin. « Lorsque nous avons été déplacés de force, les Israéliens nous ont promis qu’un beau quartier serait créé. Cela n’a jamais été fait, ne décolère pas Abou Imad. Il n’y a pas d’égouts, pas de réseaux d’eau et de plus nous n’avons pas le droit d’étendre le périmètre où nous vivons. »
Ces communautés se trouvent dans l’œil du cyclone ou, plus exactement, au centre de ce que les Israéliens appellent le plan E1, le « E » signifiant tout simplement « Est ». Un plan peut-être pas vieux comme Hérode, le roi de Judée, mais dans les cartons de la colonisation depuis au moins 1967. L’idée prend corps en réalité avec la fondation, en 1975, de la colonie de Maale Adumim, située à 7 kilomètres à l’est de Jérusalem et à 13 kilomètres à l’ouest du Jourdain.
Un endroit stratégique pour qui voudrait couper la partie orientale de Jérusalem des territoires palestiniens, totalement sous emprise israélienne, dénier à la Cisjordanie toute continuité. D’un côté Ramallah et Naplouse, de l’autre, Bethléem et Hébron. Le tout s’imbriquant dans la politique menée depuis des décennies par les gouvernements successifs (Likoud, travailliste ou un mélange des deux appelé « unité nationale ») avec l’agrandissement dit « naturel » des colonies. On assiste aujourd’hui à une accélération et à une aggravation de cette colonisation.
E1 représente donc un projet de nouvelle colonie, qui relierait Jérusalem à la colonie de Maale Adumim, rendant ainsi une future capitale palestinienne à Jérusalem-Est pratiquement impossible. Il est réactivé avec, selon Bezalel Smotrich, ministre des Finances, l’aval de Benyamin Netanyahou et Donald Trump.
Pour Bezalel Smotrich, il importe maintenant d’accélérer le nettoyage ethnique nécessaire à la formation d’un grand Israël. « Ils parleront d’un rêve palestinien, et nous continuerons de construire une réalité juive, a-t-il lancé. Cette réalité est ce qui enterrera définitivement l’idée d’un État palestinien, car il n’y a rien à reconnaître et personne à reconnaître. »
Officiellement, ce plan E1 est resté dans les cartons, souvent ressorti pour les besoins d’une négociation avec les États-Unis ou l’Union européenne, vite rangé sans jamais être oublié et encore moins détruit. Benyamin Netanyahou, lui qui répète sans cesse « il n’y aura pas d’État palestinien », n’a pas attendu pour imposer ce projet sur le terrain même. « Depuis le 7 octobre 2023, 24 colonies pastorales se sont installées dans la zone, dénonce Abou Imad Jahalin. Les colons nous terrorisent systématiquement, nous tirent dessus, brûlent nos cabanes, coupent l’eau, volent nos moutons et nos chèvres. Cela fait partie du plan pour nous expulser. »
Un plan machiavélique avec nettoyage ethnique et route de l’apartheid dont la construction est en cours. Aux Israéliens les belles et directes voies, aux Palestiniens l’asphalte défoncé, les contournements et les tunnels rendant tout déplacement aléatoire et long. Un plan, encore une fois, décidé depuis bien longtemps, dont chaque partie s’emboîte comme un puzzle, année après année.
Le maire d’Anata, à 4 kilomètres au nord-est de la vieille ville de Jérusalem, Bassam Mousa en sait quelque chose. Ville moyenne qui accueillait entre 25 000 et 30 000 résidents, Anata est maintenant habitée par près de 150 000 personnes. En cause, le mur construit par Israël qui exclut maintenant de nombreuses localités des limites historiques de Jérusalem.
C’est le cas d’Anata, qui se retrouve ainsi en Cisjordanie. C’est le cas notamment du camp de Shuafat, dont les habitants, réfugiés, se retrouvent dans un vide politique et juridique terrible. Historiquement, Anata s’étend jusqu’à Jéricho. 3 500 hectares pourraient permettre l’extension de la ville. Mais depuis vingt-cinq ans, zone E1 oblige, les Israéliens n’ont autorisé la municipalité qu’à utiliser 93 hectares de sa terre, aujourd’hui bâtis.
L’extension n’est plus possible. Les vies se superposent. But de l’occupant : rendre la vie impossible pour les Palestiniens. « Depuis octobre 2023, plus personne n’a d’autorisation pour aller travailler en Israël. La population s’appauvrit et ne peut plus payer les services, explique le maire. Je ne vais tout de même pas leur couper l’eau. »
L’ONG israélienne contre l’occupation la Paix maintenant dénonce « un plan E1 mortel pour l’avenir d’Israël et qui compromet toute chance de parvenir à une solution pacifique à deux États. (…) Les mesures d’annexion du gouvernement nous éloignent encore davantage de cette solution et promettent de nombreuses années supplémentaires de carnage ». Abou Imad Jahalin, lui, regarde le vieux Abou Dahoud dont les yeux se sont encore plissés jusqu’à ne faire qu’un trait. « On se sent seuls dans cette confrontation. » Il vide son verre de café. « C’est un combat pour notre existence ».