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17 août 2026 1 17 /08 /août /2026 07:40

Les associations de diffusion de la pensée de Baruch Spinoza et les séminaires de recherche de 17 pays s’élèvent contre la décision du gouvernement d’extrême droite italien d’exclure son enseignement des programmes des lycées, ainsi que celles d’autres philosophes critiques dont Marx. Une tribune signée par l’Association des Amis de Spinoza.

Les associations et les séminaires spinozistes actifs dans différentes parties du monde – dont le projet est de faire connaître et de diffuser la pensée de Spinoza – s’élèvent vigoureusement contre la décision du gouvernement italien d’exclure le philosophe juif hollandais d’origine ibérique, des programmes des lycées ; le même sort est réservé, par les nouvelles « Indicazioni Nazionali per i Licei » du 23 avril 2026 du gouvernement Meloni, à plusieurs autres grands philosophes classiques de la pensée critique, dont une partie de la philosophie allemande avec l’exclusion de Leibniz, de Kant – dont le criticisme est amputé de ses aspects moraux et historico-politiques –, de Marx, de Fichte et de Schelling…

En 1670, au cœur de la Libre République des Provinces Unies, en publiant son Tractatus theologico-politicus, Spinoza défendait la liberté de philosopher mise en danger par les partisans d’un pouvoir monarchique et d’une théologie intolérante adversaire du pluralisme des opinions, des croyances et de la libre recherche en philosophie et dans les sciences.

S’attaquer aujourd’hui à la pensée de Spinoza, aux racines historiques du rationalisme et de la pensée critique, c’est vouloir bâillonner la liberté de pensée et de parole que l’École a pourtant pour devoir d’apporter à l’ensemble des citoyens.

Exclure des études la philosophie de Spinoza (ainsi que des penseurs fondamentaux formateurs de la pensée critique) est aussi absurde que dangereux. Comme l’enseigne le Tractatus theologico-politicus, la liberté de philosopher est indispensable à la paix et à la sécurité de la République et vouloir la réduire c’est nécessairement engendrer la corruption des principes de la vie commune.

Par leur signature, les associations et séminaires spinozistes de 17 pays demandent donc solennellement au ministère italien de l’éducation de réinscrire au programme de philosophie des lycées, les noms de Spinoza et de tous les philosophes écartés de l’enseignement secondaire par les Indicazioni Nazionali du 23 avril 2026.

Association des Amis de Spinoza. Séminaire international de recherches sur Spinoza, Sorbonne, Université de Paris-1, Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, Paris 75005. Rens. https://aas.hypotheses.org

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17 août 2026 1 17 /08 /août /2026 05:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

15/21 juin 1936 (24) Les congés payés

L’actualité sociale domine toujours : nouvelles grèves, nouveaux pourparlers, nouvelles victoires, essentiellement en province alors que le travail tend à reprendre à Paris. Les décrets de dissolution des ligues fascistes sont publiés. On se souvient que l’année 1936 s’était ouverte (le 10 janvier) avec l’adoption de la loi contre les ligues, mais il aura fallu attendre près de six mois et l’arrivée du Front populaire pour qu’enfin les décrets voient le jour (sauf pour l’Action française, dissoute en principe dès février). Sont concernés : Croix-de-Feu, Solidarité française (ou Parti national corporatif), Francistes, Jeunesses patriotes (ou Parti national populaire)…

Très bien, souligne l’Humanité qui précise toutefois que ces dissolutions devront être effectives ; car on connaît le procédé des factieux consistant à changer de nom, de titre, d’étiquette et ainsi se reconstituer. Le colonel de La Rocque, par exemple, serait en train de recréer clandestinement, croit savoir le quotidien communiste, « sa formation de guerre civile ». (Il s’agit du Parti social français). Mais « Le Front populaire brisera cela comme il a déjà brisé les prétentions des alliés patronaux du colonel, écrit Paul Vaillant-Couturier. Le Front populaire parle peu. Il agit. »

Dans le même esprit, Lucien Sampaix entame, le 21 juin, une série d’articles intitulée « La République aux républicains ». Son premier papier concerne la police et l’armée qui « doivent être libérées de l’emprise des factieux ».

Le 20 juin est adoptée la loi sur les congés payés, 15 jours de vacances, mesure qui n’était pas dans le programme initial du Front populaire.

Les 20 et 21 juin se tient à la mairie du 5e arrondissement une conférence internationale « Pour la défense du droit d’asile », organisée notamment par « le centre de liaison des comités pour le statut des immigrés », le comité du droit d’asile de la CGT, le Secours rouge international. Marcel Cachin apporte son soutien à l’initiative où participent « des émigrés politiques chassés de leur pays par la bestialité fasciste et par les violences de divers gouvernements capitalistes. »

À l’international encore, le journal communiste mentionne, le 19, la mort de Maxime Gorki (1868-1936), « un écrivain qui fut pleinement, magnifiquement un homme », selon Paul Vaillant-Couturier. Il est encore question de la nouvelle constitution soviétique : « Par la dictature du prolétariat, les communistes (soviétiques) développent pour le peuple la véritable démocratie des travailleurs. »

Gérard Streiff

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16 août 2026 7 16 /08 /août /2026 05:05

 

 

 

 

 

 

 

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15 août 2026 6 15 /08 /août /2026 10:13
Loctudy accueille la fête du travailleur bigouden organisée par le PCF le mercredi 19 août 2026
Loctudy accueille la fête du travailleur bigouden organisée par le PCF le mercredi 19 août 2026
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15 août 2026 6 15 /08 /août /2026 05:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire !

Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

8/14 juin 1936 (23) On fête la victoire

Au fil des jours se multiplient les grèves et les communiqués de victoire. Ce mot de victoire d’ailleurs revient comme un leitmotiv dans les titres de l’Humanité tout au long de la semaine. « Encore des victoires ! »(9/6), « Toujours des victoires ! »(10/6), « Victoires ouvrières! » (13/6).

La joie ouvrière se montre ; on danse dans les usines occupées. On prend la pause pour ces photos de détente et de joie : on y voit des travailleurs jouant aux cartes ou se faisant couper les cheveux !

Dimanche 14 juin, le rassemblement communiste au stade Buffalo (on parle de 120 000 personnes) est encore un moment de fête.

À peine en place, le gouvernement met en application des éléments de son programme. Le 11 juin le Parlement adopte les lois sur la semaine de 40 heures, les conventions collectives, les congés payés.

Ce même jour, Thorez prononce un long discours, tout à fait essentiel, devant « l’assemblée d’information des communistes de la région parisienne » (voir l’Humanité du 13/6). Il détaille les caractéristiques du mouvement gréviste, salue l’accord de Matignon, trouve cependant que le compte n’y est pas côté salaires, évoque la démocratie ouvrière, le rôle des syndicats (et des militants communistes) ; il déclare : « S’il est important de bien conduire un mouvement revendicatif, il faut aussi savoir le terminer. » Il n’est pas question de prendre le pouvoir, insiste-t-il, pas question de considérer que « tout est possible » (la ligne du socialiste Pivert) ; il argumente contre « les tendances gauchistes », il montre aussi du doigt « le citoyen Salengro », le nouveau ministre de l’Intérieur qui utiliserait un peu trop ses forces de police contre les manifestants ouvriers et pas assez contre les ligues fascistes ; il se félicite du poids du journal l’Humanité (dont les ventes peuvent atteindre 750 000 exemplaires) et du PCF (près de 150 000 adhérents.

À noter la tenue à Alger du « Congrès musulman algérien » qui a « acclamé l’union pour le pain, la paix et la liberté des peuples français et algérien ». Les communistes en sont partie prenante.

Côté faits divers, on parle beaucoup du duo Carbone et Spirito, deux célèbres gangsters, à la fois hommes de main anticommunistes (à Marseille notamment) et trafiquants (de drogue) notoires ; leurs méfaits inspireront, en partie, plus tard, le film Borsalino.

À l’internationale, présentation de la nouvelle Constitution de l’URSS que l’Humanité qualifie de « constitution la plus démocratique au monde.»

Gérard Streiff

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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 05:05

 

 

 

 

 

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 05:49
Ce sont les pompiers qui encaissent les restrictions budgétaires subies par les services publics », déplore Laurent Guilloteau, représentant CGT Sdis

À l’appel des neuf organisations de l’intersyndicale, les agents des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) sont en grève ce 13 août pour demander que leur sécurité et leur santé deviennent une priorité. Retour sur les raisons de la colère avec Laurent Guilloteau, représentant CGT Sdis.

Hélène May

Pourquoi cet appel à la grève lancé par les neuf organisations syndicales de pompiers ?

Laurent Guilloteau

Représentant CGT Sdis

Toutes ces organisations partagent le même constat : notre modèle de sécurité civile n’est plus en cohérence avec nos missions. Nos effectifs et nos moyens n’ont pas évolué en adéquation avec l’augmentation du nombre d’interventions que nous devons réaliser et qui atteignent aujourd’hui 5 millions par an. Cette multiplication s’explique par la récurrence d’interventions majeures sur les feux d’espaces naturels ou sur des inondations, comme dans l’ouest de la France l’hiver dernier.

Mais il y a aussi les secours d’urgence aux personnes, c’est-à-dire les ambulances que l’on envoie auprès des personnes malades ou sur des accidents de la circulation. Or, ces derniers aussi ont explosé durant les dix dernières années, en raison de la disparition de la médecine de ville, de la fermeture de centres hospitaliers ou de services d’urgence, des fermetures de lits.

Les restrictions budgétaires subies par tous ces services publics, nous les encaissons aujourd’hui, avec des ambulances qui font de plus en plus de kilomètres pour trouver un établissement de soins, et des équipes assumant des missions qui ne sont pas liées à de l’urgence vitale mais qui relèvent de la médecine de ville.

Ces restrictions budgétaires touchent-elles aussi directement les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) ?

 

Oui, tous les syndicats sont d’accord pour dire que la politique d’austérité menée par le gouvernement Macron depuis des années, sur l’ensemble des services publics et en particulier sur la sécurité civile, a créé un vide financier pour les Sdis, qui n’arrivent plus à assurer leur budget annuel. Et comme ce qui coûte le plus cher, c’est la masse salariale statutaire, qui représente 80 % du budget de fonctionnement d’un Sdis, quand les budgets sont insuffisants, c’est elle qui est supprimée. Elle est remplacée par des sapeurs-pompiers volontaires, qui coûtent moins cher car ils ne bénéficient pas de cotisations sociales.

L’année 2022 avait montré les prémices de ces difficultés, mais là, c’est l’année de trop. Nous n’avons pas été écoutés et tout ce qui aurait pu être anticipé pour éviter des catastrophes n’a pas été fait. Le ministre de l’Intérieur peut toujours dire que tout va bien mais si nous nous étions préparés, nous n’aurions pas été confrontés à une pénurie de Canadair capables de voler le matin de la reprise du feu de Gironde, à des décès tragiques de collègues en service ou à la rupture capacitaire de départements qui ne pouvaient plus assurer leurs missions régaliennes.

Nous n’aurions pas non plus été contraints de faire appel aux mécanismes européens de protection civile et aux employeurs privés pour que des sapeurs-pompiers volontaires viennent renforcer les casernes. Tout cela révèle la faillite de notre gouvernement en matière de sécurité civile.

Que réclamez-vous en priorité ?

Pour commencer, nous ne voulons pas de médailles, mais juste pouvoir exercer notre métier dans des conditions acceptables, avec des ressources humaines et des moyens adéquats. Donc, notre priorité, c’est un financement pour les Sdis, principalement pour pouvoir augmenter la ressource humaine. Après les feux de 2022, Macron avait reconnu qu’il fallait augmenter les effectifs de sapeurs-pompiers. Mais il a ciblé les volontaires, et il n’y a pas eu de recrutements de sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires.

Ce qu’il fallait, c’était au contraire des emplois statutaires, et continuer à créer des concours de sapeurs-pompiers professionnels pour pouvoir pallier l’absence des agents malades ou blessés, mais aussi anticiper la vague de départs à la retraite à laquelle on assiste aujourd’hui. Les embauches de 16 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sur plusieurs années seraient nécessaires, selon les calculs de la CGT.

Pour les financer, je ne pense pas que taxer le citoyen soit la meilleure solution. En revanche, toutes les grandes entreprises qui émargent au CAC 40, qui font les super profits, et qu’on défend aussi lors des feux de forêt, pourraient peut-être mettre la main au portefeuille.

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 05:00
A lire - Croisières et caravanes d'Ella Maillart, grande voyageuse suisse en URSS et en Asie

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir "Croisières et caravanes" d’Ella Maillart (1903-1997), aux éditions Payot Rivages (Petite bibliothèque des voyageurs, 2020) un récit de vie et d’aventures écrit en 1950, plein de souffle et d’énergie vitale, de fascination pour les vies autres qu’occidentales.
Ella Maillart, une femme au caractère bien trempé affirmait une liberté formidable dans les années folles.
Cette jeune suisse apprend la navigation et la régate sur son lac encore enfant avec sa meilleure amie Miette avant d’en faire son sport d’élection avec le hockey et le ski, et de naviguer avec sa copine en Méditerranée en vivant sur leur bateau commun sur la côte d’Azur ...
Le mariage de sa compagne de navigation l’amène à voyager en Grande-Bretagne en y donnant des cours dans une école privee avant de gagner Moscou et l’URSS pour y étudier les transformations de la société russe avec le communisme et le cinema soviétique en formation, avec le projet d’écrire un livre sur le cinema soviétique.

La rude vie de Moscou présente aussi ses plaisirs et est assumée en faisant du sport avec les jeunes moscovites.

Une rencontre avec des scientifiques alpinistes soviétiques l’amène à franchir les monts du Caucase, où elle filme les alpinistes, puis à entreprendre un voyage de plusieurs mois en Asie Centrale, dans le Turkestan de l’époque (Turkmenistan et Ouzbekistan), au Kazakhstan, dans les steppes du Kirghizistan, avec les nomades, franchissant tous les obstacles et les interdits avec une confiance et un courage extraordinaire qui l’amènent à se lier à des agents du Guepeou pour obtenir des permis de voyager et de résidence et surtout à être adoptée par les nomades.

Elle vit de presque rien, de l’argent de films et d’articles, de récits de voyage, elle qui ne se sent pas écrivaine mais qui ne tient pas en place et veut faire de sa vie un rêve. Elle séjourne a Boukhara, dans le Pamir tadjik, rentre en caravane de chameaux par la steppe en plein hiver en Russie avant de regagner la Suisse, d’y faire des conférences sur le pays des Soviets qui se veulent objectives mais qu’on trouve trop complaisantes pour l’Union soviétique, et rentre dans l’équipe nationale de ski feminine suisse avant d’engager un nouveau grand voyage en Chine, alors agressée en Mandchourie par le Japon, puis par caravane au Sing Chiang, au Tibet, zones interdites et pleines de rebelles et de brigands, et enfin au royaume ismaélien de Hunza, et au Cachemire.

Elle reviendra après la seconde guerre mondiale pour y découvrir les voies d’une exploration plus intérieure et y recevoir l’enseignement de Sri Aurobindo à Pondichery et d’un autre gourou inspire dans son ashram du Tamil Nadu, Ramana Maharishi, après un voyage éprouvant dans l’Iran du Shah et en Afghanistan en voiture depuis la Suisse ou elle dut faire face à la depression et aux tentatives de suicide d'une amie et compagne de voyage écrivaine et journaliste.

Une vie de voyages extraordinaires magnifiquement bien restitués dans leurs atmosphères inimitables.

I.D

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 05:00

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

1/7 juin 1936 (22) Les accords de Matignon

Cette première semaine de juin 1936 est exemplaire. Alors que de jour en jour le mouvement de grèves se développe, mobilise des centaines de milliers de travailleurs, la semaine s’ouvre (ou presque) sur la constitution du gouvernement Blum et se conclut sur les accords de Matignon.

On assiste dans le même temps à une mobilisation sociale sans pareil et à une transformation du paysage politique et sociale absolument radicale. Ces deux dynamiques se confortent, s’épaulent, s’encouragent l’une l’autre.

Chaque jour de la semaine, l’Humanité titre sur le nombre de nouvelles grèves victorieuses. « Dans l’ordre, pour le droit syndical, pour le pain : 35 victoires, 200 entreprises en grève » (3/6) ; « 200 000 travailleurs défendent leur pain. 80 victoires nouvelles. Le mouvement s’élargit encore. » (4/6) À Renault, un premier mouvement avait contraint le patron à faire des promesses et le travail avait repris ; mais comme la direction ne tenant pas ses engagements, les 33 000 ouvriers de Renault reprennent la lutte. « Victoire à Gennevilliers ! », « Victoire à Nantes ». C’est un vrai feu d’artifices de victoires.

Au point que le 5 juin, le quotidien communiste accorde trois colonnes en Une à l’annonce de la formation du premier gouvernement de Léon Blum (la veille) et quatre colonnes aux luttes sociales (« 500 000 grévistes en France »). Le nouveau gouvernement comprend trois femmes dont Irène Joliot-Curie (sous-secrétaire d’État à la Recherche). Vincent Auriol est aux Finances, Roger Salengro à l’Intérieur, Jean-Baptiste Lebas au Travail, Édouard Daladier à la Défense nationale, Pierre Cot au ministère de l’Air, Jean Zay à l’Éducation, Léo Lagrange aux Loisirs et au Sport. Notamment. Il s’agit de responsables socialistes et radicaux. Le PCF soutient sans participer. Édouard Herriot est président de la Chambre et Jacques Duclos vice-président. Le gouvernement obtient la confiance : 384 voix contre 210.

Des négociations tripartites - CGT, patronat, gouvernement - aboutissent le dimanche 7 juin aux Accords de Matignon : reconnaissance de la liberté syndicale, élections des délégués du personnel, signatures de conventions collectives, semaine de travail de 40 heures, deux semaines de congés payés, augmentation générale des salaires (7 à 15 % de hausse).

Au Parlement, les communistes déposent une proposition de loi pour taxer les grosses fortunes. De premiers changements ont lieu dans l’appareil d’État. Jean Tannery, gouverneur de la Banque de France, « créature des 200 familles », est « remercié ». Au ministère des PTT, Georges Mandel, « l’homme des châtelains médocains », est parti sous les quolibets, son départ a été salué par une vibrante Internationale.

Gérard Streiff

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12 août 2026 3 12 /08 /août /2026 07:14
Taran Marec est le seul élu PCF de la nouvelle équipe municipale de Brest. (Photo d’archives Le Télégramme/Chloé Crochu)

Taran Marec est le seul élu PCF de la nouvelle équipe municipale de Brest. (Photo d’archives Le Télégramme/Chloé Crochu)

« Quelles que soient les divergences politiques qui peuvent nous opposer, aucune ne saurait justifier l’intimidation, la haine ou les menaces contre un élu », affirme la section brestoise du Parti communiste français (PCF) dans un communiqué ce dimanche 2 août 2026. Le PCF condamne ainsi, « avec la plus grande fermeté », « les menaces de mort adressées au maire de Brest, Stéphane Roudaut. De tels propos sont d’une gravité extrême et n’ont leur place ni dans le débat démocratique, ni dans notre République ».

« Aucun élu ne doit être pris pour cible »

Comme le groupe d’opposition socialiste, les responsables de la section brestoise du parti soulignent que « des attaques contre les responsables publics se multiplient », et apportent également leur soutien au député du Finistère Pierre-Yves Cadalen, récemment ciblé par des tags nazis et homophobes.

« Le PCF réaffirme un principe simple : aucun élu, quelle que soit son appartenance politique, ne doit être menacé ou pris pour cible dans l’exercice de son mandat. Les désaccords politiques se règlent dans les urnes et dans le débat public, jamais par les menaces, les intimidations ou les actes de haine », martèle le parti.

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