Lors du congrès du PCF, à Lille ce week-end, une majorité de communistes ont rejeté la proposition d’une conférence nationale en janvier, pour « vérifier si la candidature de Fabien Roussel correspond bien aux objectifs politiques du PCF ».
Tania Mellier - L'Humanité
Il n’y aura pas de retour en arrière sur la candidature communiste à la présidentielle. C’est ce qu’ont décidé à 66, 1 % les congressistes à Lille, ce samedi. Alors que Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF avait annoncé avec force, la veille, son souhait de se lancer dans la bataille pour 2027, un amendement a été présenté proposant une « clause de revoyure » en janvier prochain.
L’idée, issue des débats de plusieurs fédérations, et défendue notamment par Nathalie Simonnet, membre du comité exécutif sortant, était “de vérifier que la candidature pour l’élection présidentielle, réponde bien à nos objectifs politiques », et de ne pas fermer définitivement la porte à un rassemblement à gauche.
« Quelle est notre crédibilité si on explique déjà qu’on n’est pas sûrs d’aller jusqu’au bout ? », estime de son côté Anthony Gonçalves, des Bouches-du-Rhône. « La clause de revoyure, c’est affaiblir la candidature avant même qu’elle ait lieu, abonde Adrien Tiberti. Nous sommes le seul parti à nous être effacés à plusieurs présidentielles. Alors nous n’avons pas de leçon de rassemblement à recevoir ».
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