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25 mai 2026 1 25 /05 /mai /2026 07:37
Succès de la 17ème vente mensuelle solidaire de légumes à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce samedi 23 mai
Succès de la 17ème vente mensuelle solidaire de légumes à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce samedi 23 mai
Succès de la 17ème vente mensuelle solidaire de légumes à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce samedi 23 mai
Succès de la 17ème vente mensuelle solidaire de légumes à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce samedi 23 mai
Succès de la 17ème vente mensuelle solidaire de légumes à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce samedi 23 mai

Vente solidaire de legumes solidaires du PCF pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce matin avec Pascal Pouillet, Marie-France Monery, Paulette Peron, Lucienne Nayet, Colette Loiseau, Roland Bagnis, Ismael Dupont. Tout a ete vendu, pres de 400kg de bons legumes de Roscoff en direct du producteur! C’etait la 17e vente de legumes du pcf pays de Morlaix en 19 mois!

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25 mai 2026 1 25 /05 /mai /2026 06:16
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai
Photos du rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et la flotille pour Gaza square de la résistance à Morlaix le samedi 23 mai

Morlaix, 23 mai 2026 - Square de la Resistance, avec l’AFPS, rassemblement de solidarité avec la population de Gaza et l’ensemble de la population palestinienne victime de génocide, de nettoyage ethnique, de suspension et de négation des droits humains, du droit international et des droits historiques des Palestiniens sur leur terre. Solidarité aussi avec les militantes et militants de la flotille humanitaire pour Gaza victimes de tabassage, séquestration, viols collectifs par des soldats israéliens pour des militantes, tortures, humiliations.

12 camarades du PCF Pays de Morlaix étaient présents à ce rassemblement qui a rassemblé environ 60 personnes. 

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23 mai 2026 6 23 /05 /mai /2026 06:19
Rampe Saint Augustin - Vente de légumes solidaire à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix le samedi 23 mai de 10h à 12h
PCF Pays de Morlaix - Nouvelle vente de légumes solidaire à prix coûtant Rampe Saint Augustin le samedi 23 mai de 10h à 12h
Parce qu'une alimentation de qualité est un droit pour toutes et tous.
Après le samedi 11 avril, les militants du PCF Pays de Morlaix poursuivent leurs ventes solidaires mensuelles de légumes à prix coûtant ce samedi 23 mai de 10h à 12h à l'angle de la rampe Saint Augustin et de la rue du Poulfanc, au dessus de l'école Gambetta.
Nous aurons des bons légumes, frais et sains, vendus à petit prix, en direct du producteur de Roscoff et de Plougoulm, la ferme Terroirs de Roscoff de Gilles et Ronan Cabioch
Ce sera la 17ème vente de légumes du PCF Pays de Morlaix en 19 mois et dans 6 quartiers différents de Morlaix et Saint-Martin-des-Champs, une initiative de solidarité concrète très appréciée des habitants, qui est bonne pour manger sain, pour le pouvoir d'achat et pour le lien social.
Cette vente de légume solidaire, comme les précédentes, est ouverte à toutes et tous.

 

Légumes sains et frais en direct du producteur, SARL Terroirs de Roscoff de Gilles et Ronan Cabioch

Nous aurons des sacs de pommes de terre Charlotte et Bintje : 1€ le kg, 5 € les 5 kg

Des pommes de terre nouvelles de Roscoff: 2,5€/ kg 

Des bottes d'oignons blanc 1,60€

Des Courgettes: 2€ / les 6 

Des artichauts verts et rouges (1€ pièce) 

Des salades laitue, chênes vertes, chênes rouges (1,20€ unité)

Des betteraves crues (2€ les 4)

Des choux rouges (1€ le demi chou rouge)

Des potimarrons verts (1€) 

Tête d'ail (1€)

Rampe Saint Augustin - Vente de légumes solidaire à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix le samedi 23 mai de 10h à 12h
Rampe Saint Augustin - Vente de légumes solidaire à prix coûtant du PCF Pays de Morlaix le samedi 23 mai de 10h à 12h
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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 05:44
36 milliards d'euros de plus pour les dépenses militaires, qui passent à 436 milliards d'euro à horizon 2030

L’actualisation de la loi de programmation militaire vient d’être adoptée à l’Assemblée nationale malgré l’opposition d’une grande partie de la gauche. Elle acte la trajectoire d’une augmentation des dépenses de l’État pour le domaine militaire de 36 milliards d’euros, portant ainsi les dépenses militaires à 436.000.000.000 (436 milliards) d’euros à horizon 2030 !

Alors que le gouvernement assèche les dépenses pour les services publics et refuse d’appliquer un impôt juste aux foyers les plus riches, il finance en masse l’industrie militaire et ceux qui en profitent…

Qui peut croire que l’on se sentira plus en sécurité demain avec ces dépenses colossales ? Evidemment que non, au contraire même.

Ce n’est pas la société que nous voulons, ce n’est pas la vision d’une société en paix que nous défendons.

J’ai voté contre ce projet de loi littéralement mortifère.

Jean-Paul Lecoq député communiste de Seine-Maritime

Le billet de Maurice Ulrich

L'Humanité

Ah Dieu ! Que la guerre est jolie avec ses chants, ses longs loisirs. On pense encore à cette ironie amère de Guillaume Apollinaire, au front en 1916. Cette semaine, l’Assemblée nationale, à l’exception des députés communistes, écologistes et insoumis, a voté 36 milliards de crédits supplémentaires pour la loi de programmation militaire.

On ne peut ignorer les incertitudes du monde aujourd’hui, mais progressivement, une logique de guerre liberticide est instillée comme un poison dans l’opinion. Ainsi, la loi votée prévoit, au nom d’un « état d’alerte de sécurité nationale », la possibilité de déroger entre autres, au Code du travail… Ce sont toujours les peuples qui font les frais de ces logiques.

Où sont aujourd’hui les paroles de paix parmi les voix qui peuvent être entendues ? Où sont les voix des démocrates, des progressistes ? Quels gouvernements aujourd’hui pourraient eux-mêmes avoir le courage d’appeler les peuples à manifester pour la paix. Imaginons, avec John Lennon : « Rien à tuer ou pour lequel mourir/Pas de religion non plus/Imagine tous les gens/Vivant leur vie en paix »

Loi de programmation militaire : Sébastien Lecornu fait payer les contribuables pas les profiteurs de guerre

Le premier ministre Sébastien Lecornu a estimé ce mardi 19 mai que la guerre dans le golfe Persique coûterait plus de 6 milliards d’euros aux finances publiques. Il dévoilera ce jeudi les aides allouées en juin pour faire face à la hausse des prix du carburant.

Gaël de Santis, L'Humanité, 20 mai 2026

Le choix de la militarisation, du respect des traités européens et de la bienveillance envers les magnats du pétrole coûte cher. Ce mardi 19 mai, le premier ministre, Sébastien Lecornu a expliqué à l’Assemblée nationale que la guerre lancée par les États-Unis contre l’Iran avait des conséquences budgétaires. Des conséquences que les Français paieront par plus d’austérité.

« Le coût de six milliards d’euros que nous avions estimé devra être révisé », a-t-il informé. Six milliards d’euros de crédits, inscrits au budget 2026, ont été gelés en avril. « La hausse des taux d’intérêt et l’activité de nos forces armées en opérations extérieures dans la région créent inévitablement des dépenses et ont des conséquences sur nos finances publiques qui n’étaient pas prévues lors du vote du budget », a exposé le chef du gouvernement. Jean-François Husson, rapporteur du budget au Sénat, a demandé ce mercredi 20 mai que le gouvernement dépose un projet de loi de finances rectificatif.

La hausse des taux est pourtant la conséquence d’un financement de la dette sur les marchés et non par les banques centrales, une règle imposée par le traité de Maastricht. À la suite de l’agression de l’Iran, le taux d’intérêt sur les obligations françaises à dix ans est passé de 3,32 % à 3,8 %.

Quant à la justification par les coûts de l’armée, elle ne surprend pas le député PCF Édouard Bénard : « Dans la mesure où le modèle d’armée que défend ce gouvernement avec la loi de programmation militaire (LPM) votée mardi est celui d’une armée dimensionnée pour des opérations extérieures, dans le cadre d’une alliance dominée par les États-Unis, cela est logique. »

« En 10 ans, nous avons doublé le budget des armées »

« L’actualisation de la LPM entérine 700 millions d’euros de plus pour les opérations extérieures, insiste le membre de la commission Défense. Or ce modèle expéditionnaire n’a jamais été questionné. Il nous rend de fait cobelligérants et nous fait payer le prix d’une guerre dont nous ne voulons pas ». La LPM prévoit une hausse des dépenses de défense de 36 milliards d’euros entre 2026 et 2030 par rapport à la trajectoire fixée par la LPM votée en 2023. En conséquence, le budget des armées augmentera de 6,6 milliards d’euros en 2026. « En dix ans, nous aurons doublé le budget des armées », s’est félicitée mercredi matin sur France Info la ministre de la Défense Catherine Vautrin.

Un autre choix s’avère onéreux : ne pas faire payer les profiteurs de guerre. Les six milliards d’euros qui manquent aux finances publiques représentent presque le superbénéfice affiché à la faveur de la flambée des cours du pétrole par TotalEnergies, ancienne entreprise publique, au seul premier trimestre 2026 : 5,8 milliards d’euros. Le 1er avril dernier, l’ONG Greenpeace Allemagne estimait que les firmes pétrolières européennes ont, sur le seul mois de mars 2026, engrangé 2,5 milliards d’euros de bénéfices supplémentaires du fait de la hausse des cours de l’or noir.

Le gouvernement se refuse à toucher à cette manne. « Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça d’un claquement de doigts en milieu d’année », avait justifié fin avril le premier ministre, estimant qu’il s’agissait d’un « sujet pour l’année prochaine », tandis que la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, appelait à ne pas « tomber dans le Total bashing », l’entreprise ayant choisi volontairement de limiter son prix à la pompe à 1,99 euro le litre.

Lecornu refuse les « aides généralisées »

« Nous sommes le seul pétrolier au monde à avoir pris une telle décision », a argumenté le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors d’un entretien à Sud Ouest le 5 mai, se montrant menaçant : « En cas de surtaxe sur nos raffineries (…) nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France. »

C’est que la gauche souhaite mettre le groupe à contribution. Les socialistes ont déposé une proposition de loi pour taxer les superprofits. Communistes et insoumis exigent un blocage des prix et envisagent une nationalisation entière de TotalEnergies pour les premiers, des activités françaises pour les seconds.

Les six milliards d’euros gelés en avril« dans une logique de précaution », expliquait alors le ministre de l’Économie Roland Lescure – se répartissent entre 4 milliards d’euros sur le budget de l’État et deux milliards sur celui de la Sécurité sociale. Moins d’argent pour les services publics et la protection sociale. Seront-ils débloqués ? Réponse ce jeudi : le premier ministre doit faire des annonces sur les fonds alloués au mois de juin. D’ores et déjà, Sébastien Lecornu refuse des « aides généralisées ». Car les rares fonds qu’en bon libéral il s’autorise à répartir le seront entre aides ciblées à quelques travailleurs et soutien aux secteurs en difficulté. Du saupoudrage.

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 05:38
Pendant que Vincent Bolloré s'empare de la production cinématographique française, l'État coupe 173 millions d'euros dans la Culture. Avec Alexie Lorca et Aymeric Seassau, nous appelons à un nouveau pacte : les artistes et acteurs culturels doivent se savoir sous la protection de la nation tout entière.

Pendant que Vincent Bolloré s'empare de la production cinématographique française, l'État coupe 173 millions d'euros dans la Culture. Avec Alexie Lorca et Aymeric Seassau, nous appelons à un nouveau pacte : les artistes et acteurs culturels doivent se savoir sous la protection de la nation tout entière.

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 05:28
« Cet ordre militaire instaure un régime plus extrême que la loi elle-même » : Israël durcit son texte sur la peine de mort pour étouffer toute résistance palestinienne - Arthur Dumas, L'Humanité, 20 mai 2026
« Cet ordre militaire instaure un régime plus extrême que la loi elle-même » : Israël durcit son texte sur la peine de mort pour étouffer toute résistance palestinienne
 
Le commandement en chef de l’armée israélienne en Cisjordanie a promulgué, dimanche 17 mai, un ordre militaire qui permet l'entrée en vigueur de la loi sur la peine de mort, adoptée fin mars par la Knesset, dans ce territoire palestinien. Selon un consortium d’ONG israéliennes et palestiniennes, le texte étend également le périmètre d’application de ladite loi.
 
L'Humanité - le 20 mai 2026
Arthur Dumas
 
Israël franchit une nouvelle étape dans son entreprise d’annexion des terres palestiniennes. Dimanche 17 mai, le commandant en chef de l’armée israélienne en Cisjordanie, le général Avi Bluth, a promulgué un ordre militaire permettant l’entrée en application de la loi sur la peine de mort adopté fin mars par la Knesset sur ce territoire.
Ladite loi avait provoqué un tollé mondial lors de son vote au parlement. Sous couvert de lutter contre les « actes commis dans l’intention de nuire à l’État d’Israël », la majorité gouvernementale et une partie de l’opposition ont adopté un texte qui vise spécifiquement les Palestiniens.
Selon l’analyse juridique réalisée par un collectif d’ONG israéliennes et palestiniennes, cet ordre militaire durcit considérablement le périmètre de la loi votée par les députés. Après le récent soutien du gouvernement Netanyahou à une trentaine de projets de colonies illégales, Tel-Aviv acte une nouvelle fois sa volonté d’annexion totale de la Cisjordanie.
Toute contestation devient passible de la peine capitale
Dans un communiqué diffusé mardi 19 mai, le consortium d’ONG – Adalah, Physicians for Human Rights in Israel, HaMoked, Gisha le comité permanent contre la torture – affirme que « cet ordre militaire instaure un régime de peine de mort plus étendu, plus arbitraire et plus extrême que la loi elle-même ».
Selon l’analyse juridique réalisée par les ONG, la première extension de la loi sur la peine de mort se situe au niveau de son périmètre d’application. Alors que la première définition des « actes terroristes » était déjà amplement large, le texte militaire l’étend désormais aux « meurtres commis au nom de la contestation de l’autorité du commandement militaire ». De ce fait, toute résistance ou contestation face à l’occupation illégale de la Cisjordanie devient passible de la peine capitale.
Une loi destinée à ne viser que les Palestiniens et non les colons illégaux, puisque le terrorisme, tel qu’il est défini par le texte, ne concerne que les actes qui visent à nuire à l’État d’Israël. Pour rappel, les colons israéliens ont mené près de 4 000 attaques qui ont coûté la vie à 1 078 personnes en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023, selon les données du bureau Ocha des Nations Unies.
Les ONG réclament « l’annulation de cette décision »
La seconde extension de la loi concerne, elle, le droit de défense des Palestiniens. En effet, l’ordre émis par l’armée entend réduire le niveau de preuves requis lorsque la personne accusée a fait usage d’une arme ou bien lorsqu’elle appartient à une organisation interdite. Dans ce cas précis, c’est à la défense d’apporter les preuves nécessaires à infirmer les accusations émises par l’occupant. Le groupe d’ONG alerte sur la dangerosité d’une telle mesure, qui plus est appliquée dans « un système judiciaire militaire déjà caractérisé par des violations systématiques du droit à un procès équitable et par la pratique systématique de la torture ».
« L’autorité d’un commandant militaire découle du droit international humanitaire et est limitée par celui-ci, lequel n’autorise pas l’application, directe ou indirecte, de la législation nationale israélienne dans les territoires occupés » ont déclaré les ONG dans leur communiqué tout en précisant demander « l’annulation de cette décision dans un délai de sept jours ». Passé ce délai, les organisations enclencheront des actions en justice contre le texte.
Signe d’une escalade israélienne globale, Bezalel Smotrich, ministre des finances et des colonies de Benyamin Netanyahou, a menacé hier d’expulser la communauté bédouine vivant à proximité de Jérusalem pour riposter au mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à son encontre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur la peine de mort en Cisjordanie, Israël réitère son mépris inconditionnel du droit international et dévoile un peu plus son projet d’annexion totale des territoires palestiniens
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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:40
Lettre du MODEF aux parlementaires de gauche sur le projet de loi pour la protection et la souveraineté agricole
Lettre du MODEF aux parlementaires de gauche sur le projet de loi pour la protection et la souveraineté agricole

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs du Nouveau Front Populaire,

Nous voulons vous interpeller sur le projet de loi d’urgence agricole pour la protection et la souveraineté agricole. L’examen du texte est prévu en séance publique à l’Assemblée nationale à partir du 19 mai pour un vote le 26 mai.

Cette proposition de loi apparaît comme une réponse aux exigences de l’Agriculture industrielle, intensive et productiviste avec un recours massif aux ordonnances qui contourne le débat démocratique.

Le MODEF est très inquiet par rapport aux mesures annoncées dans ce texte ! Cette loi prône des élevages industriels, la création de méga-bassines renommées « ouvrages de stockage d’eau » et des fermes agrivoltaïques.

Il est nécessaire de traiter la question des prix de base à la production afin de rémunérer le travail paysan ! En France, 43 % des agriculteurs ne dégagent pas un SMIC de leur activité selon l’étude de l’Observatoire de la rémunération équitable de Max Havelaar France.

Depuis des décennies, le gouvernement refuse de mettre en place des outils d’intervention sur les prix. Il faut arrêter avec les discours sur « l’économie administrée ». La compétitivité des productions a conduit à la disparation de nombreux paysans et la dégradation du revenu paysan au profit des grands groupes de l’agro-industrie et de la distribution.

Mesdames et Messieurs les Députés, nous vous demandons de voter unanimement le nouvel article 19 bis (nouveau). Il permettrait d’améliorer le revenu des paysan.nes même si nous souhaiterions des prix minimums garantis par l’État.

Cet article prévoit une clause de révision automatique des prix du contrat en fonction de la variation, à la hausse ou à la baisse, du coût des matières premières agricoles entrant dans la composition du produit alimentaire ou du produit destiné à l’alimentation des animaux de compagnie.

Les parties fixent les modalités selon lesquelles le prix convenu est révisé. Ces modalités prennent en comptent plusieurs indicateurs disponibles reflétant l’évolution du prix des matières premières et des facteurs de production, incluant obligatoirement des indicateurs relatifs aux coûts de l’énergie, dont le Gazole Non Routier (GNR).

La grande distribution et les industriels refusent de rouvrir les négociations commerciales alors que les coûts de production ont augmenté à cause du conflit au Moyen-Orient et les prix payés aux producteurs de viande bovine, volaille, porcs … chutent.

Le rapporteur a demandé aux auteurs de l’amendement de préciser pour la séance publique la définition exacte du « coût de production retenu ». Aujourd’hui, nous avons tous les outils pour déterminer les coûts de production par production, par bassin de production avec FranceAgriMer, l’IDELE – institut de l’élevage, les cabinets comptables et les Chambres d’Agriculture.

Le Directeur des marchés, études et prospectives de FranceAgriMer a présenté une étude très précise sur le GNR à la réunion filière organisée par la Ministre de l’Agriculture et le Ministre des PME. 88 % des exploitations agricoles utilisent du GNR. La charge de GNR est une charge constante pour les fermes agricoles. Elle représente 3 % des charges et s’élève en moyenne à 8 732 € en 2024.

Cette loi ne répond pas aux attentes des paysan.nes en colère et des fermes familiales. Le MODEF souhaite une loi valorisant une alliance entre le travail des paysans et les valeurs d’usage des biens communs globaux.

Nous voulons une loi agricole soucieuse des paysans, de la rémunération de notre travail, de la préservation de la biodiversité et de la santé, tout en luttant contre les souffrances de la précarité alimentaire. Elle traiterait de l’installation de centaines de milliers de jeunes sur des unités de production à taille humaine, d’une revalorisation des retraites agricoles à hauteur du SMIC net, d’un véritable droit à l’alimentation, d’une caisse mutualiste publique pour les aléas climatiques …

L’agriculture comme l’ensemble des productions humaines subit de plein fouet les contradictions du système de production capitaliste. Mesdames, Messieurs les Députés, on compte sur vous pour éviter la disparition des fermes familiales.

                                                                                                 

Victoire VIOLANES                                                                         Frédéric MAZER

Co-Présidente du MODEF                                                           Co-président du MODEF

 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:32
Arrestation de la flotte humanitaire pour Gaza, solidarité avec la Palestine - Rassemblement samedi 23 mai à 17h30 Square de la Résistance à Morlaix

ENCORE UNE FOIS avec le peuple palestinien contre le génocide, l'occupation, la colonisation et l'apartheid !
Pour la libération de tou.te.s les militant.es de la flottille humanitaire pour Gaza. Retrouvons-nous à MORLAIX le plus nombreux possible à l'appel de l'Afps du Pays de Morlaix

Le PCF Pays deMorlaix est bien entendu et comme toujours solidaire de cette manifestation et y sera présent. 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:24
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent - Tribune de Camille Mongin, secrétaire nationale de l'Union des Etudiants Communistes, dans L'Humanité du 19 mai 2025
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent

Tribune

Par Camille Mongin, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)*.

À l’heure où se prépare le budget 2026, le gouvernement choisit de durcir une politique déjà largement contestée : l’imposition des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Face à ces orientations, nous devons soutenir la vision d’un service public de l’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.

Cette orientation ne sort pas de nulle part. En 2019, le plan « Bienvenue en France » marquait une rupture majeure avec le principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Sous couvert d’attractivité internationale, il introduisait des droits d’inscription multipliés par 16 pour les étudiants hors UE. Nous l’affirmons : faire payer davantage les étudiants étrangers ne rend pas l’université française plus attractive, cela la rend simplement plus injuste.

Face à cela, de nombreuses universités avaient refusé d’appliquer ces hausses, maintenant un accès plus égalitaire. Mais aujourd’hui, le gouvernement persiste et impose. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a décidé de passer en force contre les résistances, en annonçant la fin de la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. Ils devront donc débourser à la rentrée universitaire 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.

Ce choix n’est pas technique, il est profondément politique. Il intervient dans un contexte d’autonomisation forcée des universités auxquelles l’État impose de fausses solutions budgétaires. Il entérine une transformation de l’enseignement supérieur français, désormais alignée sur les logiques du marché, où les étudiants deviennent des clients solvables.

Ce choix est une impasse, et il aggrave des situations déjà critiques. Une université qui sélectionne par l’argent renonce à sa mission de service public.

 

En 2024-2025, un étudiant sur six dans les universités françaises était international. Parmi eux, 40 % déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins essentiels, contre 16 % des étudiants français. Seuls 2 % des étudiants extracommunautaires sont éligibles aux bourses sur critères sociaux. La suppression des APL pour les étudiants hors UE et non boursiers a déjà renforcé leur précarité. L’accumulation de ces mesures exclut une partie de la jeunesse mondiale et fait d’elle une véritable variable d’ajustement budgétaire.

Dans ces conditions, étudier devient pour beaucoup un combat quotidien. Faute de ressources, nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers sont contraints de travailler pour continuer leurs études. Ces emplois se font bien souvent dans l’ombre : travail non déclaré, horaires extensifs, absence de droits. Cette politique alimente ainsi la constitution d’une main-d’œuvre précaire, corvéable et à la merci du patronat. Elle organise, de fait, l’exploitation de celles et ceux qu’elle prétend accueillir.

Cette situation pose une fois de plus la question de l’enseignement supérieur que nous voulons : voulons-nous d’un enseignement supérieur qui continue de trier et précariser les étudiants ? Ou voulons-nous un service public du savoir, ouvert, fondé sur la coopération ?

Il est urgent de le réaffirmer : les étudiants étrangers ne sont pas une charge pour la France mais un maillon essentiel de la production scientifique nationale. En persistant dans cette voie, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une université inégalitaire, fermée trahissant l’exigence d’un service public de partage et de construction collective des connaissances. Nous refusons ce basculement. Défendre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, c’est affirmer que le savoir est un bien commun – et qu’il ne saurait être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.

Nous demandons l’abrogation immédiate des frais d’inscription différenciés et le rétablissement d’un accès égal à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’est pas un marché. Étudier en France ne doit jamais devenir un privilège.

 

* Camille Mongin, étudiante en biologie, était secrétaire départementale du Mouvement des Jeunes Communistes dans le Finistère et candidate du PCF à Brest sur la liste de la Gauche unie pour Brest en mars 2026 (Note du Chiffon Rouge)

 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:20
Liste noire : Bolloré veut réduire les artistes au silence - Éditorial de l'Humanité par Maud Vergnol  le 18 mai 2026
Liste noire : Bolloré veut réduire les artistes au silence
 
Éditorial de l'Humanité par Maud Vergnol
 
 le 18 mai 2026
 
Il est des scènes qui résument une époque. Celle jouée dimanche à Cannes en fait partie. Là même où le cinéma est censé célébrer la liberté de création, le directeur de Canal Plus a annoncé que les 600 signataires de la tribune « Zapper Bolloré » ne travailleraient plus avec son groupe. Une liste noire, en somme.
« Il n’y a pas d’alternative à Canal Plus » : la phrase tourne en boucle dans la profession, comme un mantra fataliste. C’est faux. Les alternatives existent, à condition d’avoir une ambition politique, de « renoncer au renoncement », pour empêcher, comme alertait Jack Ralite, que « l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit ».
Les idées ne manquent pas pour reconstruire une véritable politique culturelle, comme la France a su le faire avec talent à plusieurs reprises dans son histoire. Quand les rédactions et les maisons d’édition tombent les unes après les autres dans l’escarcelle du milliardaire, que le spectacle vivant étouffe sous l’austérité budgétaire et que les artistes sont sommés de choisir entre leur parole et leur carrière, il est grand temps de se réveiller.
Partout, la concentration économique transforme progressivement la culture en industrie de validation idéologique et commerciale. À un an de la présidentielle, la gauche aurait tort de considérer la culture comme un sujet secondaire ou décoratif. Dans les temps de crise, la culture n’est jamais un luxe. Elle est la condition de notre humanité.
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