Fabien Roussel a été réélu secrétaire national du PCF, ce dimanche 5 juillet, à l’issue du 40e congrès du parti.
Fabien Roussel a été réélu secrétaire national du PCF ce dimanche 5 juillet, lors du 40e congrès qui se tenait à Lille ce week-end. La liste unique de 162 membres qu’il conduisait pour le conseil national du parti a obtenu 70 % des voix des congressistes. Devenu premier dirigeant du PCF en 2018, il avait été réélu en 2023 lors du précédent congrès.
Pendant les débats, les délégués ont décidé de « porter une candidature de rassemblement issu de leur rang, pour l’élection présidentielle avec l’objectif de rassembler largement toutes celles et tous ceux qui se retrouveront dans le projet communiste pour la France ». Le texte de congrès adopté à 73 % précise que les communistes veulent « rendre la gauche majoritaire, convaincre l’électorat notamment ouvrier et battre la droite et l’extrême droite. »
La candidature de Fabien Roussel soumise au vote des militants
Le congrès s’est mué dimanche matin en conférence nationale pour débattre du choix de candidature. Le nom de Fabien Roussel, déjà candidat en 2022 et seul candidat à la candidature pour 2027, validé à 65 % par la conférence nationale, sera soumis à un vote des militants le 6 septembre prochain.
Les communistes ont également acté vouloir œuvrer à des rassemblements pour les élections législatives qui « devront défendre les droits et exigences du monde du travail, défendre le développement des services publics, défendre des exigences de paix, porter une politique de reconquête industrielle, des exigences écologiques ambitieuses, exiger la démocratie dans le cadre d’une République débarrassée du présidentialisme. »
Lors de son discours de clôture, le secrétaire national du PCF a dit vouloir s’adresser « au premier parti de France : celui des abstentionnistes qui sont de plus en plus nombreux malheureusement tellement ils sont fatigués des promesses non tenues, des magouilles électorales. » Et d’ajouter : « Nous ne lâcherons jamais le drapeau de l’union et nous ferons toujours tout ce qu’il faut pour rendre la gauche majoritaire et qu’elle l’emporte dans notre pays ! »
Les communistes entendent mener le débat sur l’argent et son utilisation. « Nous ne laisserons jamais dire qu’il n’y a pas d’argent. Nous ne voulons plus que notre pays soit l’otage des intérêts de 500 familles qui ont vu leur patrimoine doubler en 10 ans pour atteindre plus de 1 200 milliards ! Merci président Macron ! », a tonné le presque candidat à l’élection présidentielle : « Nous sommes la seule force politique à gauche voulons faire du travail, de la production, de la planification, le cœur de la reconstruction du pays. »
Le dirigeant communiste veut s’attaquer aux grands groupes. « Vous nous volez monsieur Pouyanné », s’est-il exclamé à l’attention du président de Total, une entreprise qu’il veut nationaliser. « Nationalisations, planification et socialisation voilà la triple perspective que nous voulons pour notre pays », résume-t-il.
La paix et la question sociale
Après avoir dénoncé la maltraitance sociale subie par les femmes, celui qui veut faire de la question des salaires « la question centrale pour redresser la France », les appelle « à se rebeller, à utiliser leur bulletin de vote pour se faire respecter ! ».
Fabien Roussel a également proposé un serment aux congressistes communistes : « de gagner le combat contre le régime d’apartheid imposé par l’extrême droite israélienne ! Celui de libérer le peuple palestinien pour qu’il récupère toutes ces terres occupées aujourd’hui par la colonisation. ». En guise de conclusion, Fabien Roussel a appelé à mener collectivement la bataille « la plus importante peut être de ces 40 dernières années. »
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