Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:45
Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

La Commission de la culture du Sénat a tranché :
les « algorithmes locaux » de Parcoursup existent et ils doivent être rendus publics

La procédure Parcoursup organise le recueil des vœux et des dossiers des lycéens à l’aide d’un algorithme national qui a été publié. En revanche, ces informations sont traitées, le plus souvent, en partie ou en totalité, par les établissements de l’enseignement supérieur à l’aide d’« algorithmes locaux » qui demeurent confidentiels, contrairement aux engagements du Président de la République et du Gouvernement qui affirmaient vouloir rendre le nouveau dispositif totalement transparent.

Dès la promulgation de la loi, en mars 2018, avec le groupe CRCÉ, le Sénateur Pierre Ouzoulias avait demandé la publication de ces « algorithmes locaux » à la ministre chargée de l’enseignement et, sans réponse, avait saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), le Défenseur des droits et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour en obtenir la communication.

La confidentialité des modalités d’examen des dossiers des lycéens repose sur une mesure dérogatoire introduite dans la loi par un amendement du Gouvernement. Il organise un régime spécifique de communication, contraire au principe général de transparence institué par le code des relations entre le public et l’administration.

À l’occasion de la discussion du projet de loi relative à la protection des données personnelles, en avril 2018, la Sénatrice Sophie Joissains, au nom de la commission des lois, avait fait voter par le Sénat un amendement supprimant ce régime dérogatoire. Il avait été rétabli par l’Assemblée nationale.

Dans le cadre du suivi de l’application de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), la commission de la culture du Sénat a confié au Sénateur Jacques Grosperrin, rapporteur de la loi, une mission d’évaluation sur ces « algorithmes locaux ». Ce dernier a rendu compte de ses travaux et de ses conclusions, le 17 juillet 2019. Il montre que la procédure Parcousup se compose d’une phase de pré-classement qui met en œuvre des « algorithmes locaux » et d’un examen individuel des dossiers.

À la suite du Défenseur des droits, de la CADA, de la CNIL et de la Commission européenne, il considère qu’il est essentiel, pour la transparence de la procédure, que les critères de ces « algorithmes locaux » soient rendus publics.

Après plus d’un an de démarches auprès du ministère et du Gouvernement et de saisines contentieuses, le Sénateur Pierre Ouzoulias et le groupe CRCÉ se félicitent de cette décision de la commission de la culture du Sénat qui valide le travail accompli pour dénoncer ce régime dérogatoire et l’opacité de Parcoursup. Ils déposeront prochainement, au Sénat, une proposition de loi pour supprimer cette disposition et défendre les droits des lycéens et de leurs familles contre l’arbitraire d’une procédure d’exception qui organise le tri social.

 

Le 18 juillet 2019

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:00
La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

La soeur d'Adama Traoré au congrès d'Ivry du PCF avec le comité pour la vérité et la justice dans l'affaire Adama (photo Ismaël Dupont, novembre 2018)

Le PCF appelle à participer à la MARCHE ADAMA III, le 20 juillet 2019

Une marche pour demander justice et vérité sur la mort d'Adama Traoré, et pour soutenir sa famille engagée depuis trois ans dans ce combat, est organisée ce 20 juillet à Beaumont-sur-Oise. Elle sera aussi l'occasion de dénoncer toutes les violences policières et d'être solidaires des familles des victimes. Le Parti communiste français apporte, dans ce cadre, son plein soutien à Assa Traoré, qui anime avec ténacité le Comité Adama.

 

L'enquête est aujourd'hui relancée, du fait des résultats de l'enquête indépendante rendus publics en mars dernier. Aucun doute n'est aujourd'hui permis : Adama Traoré n'est mort d'aucune maladie, il a été asphyxié sous le poids de trois gendarmes.

La police incarne la force de la loi et elle a pour mission de faire respecter les valeurs de la République. À ce titre, son action est inséparable du respect des droits et libertés, sous le contrôle indépendant de la justice.

La France a aujourd'hui besoin d'une police républicaine, agissant au plus près des citoyennes et citoyens, dotée d'une formation de qualité, disposant des moyens et des effectifs nécessaires à sa mission, gardienne de la paix publique et n'ayant pas à obéir à une politique du chiffre et du tout-répressif. C'est loin d'être le cas.

Ces derniers mois, les violences policières se sont multipliées, tout comme les contrôles au faciès. C'est le gouvernement, et tout particulièrement le ministre de l'Intérieur, qui portent l'entière responsabilité de cette situation. Leurs surenchères sécuritaires ont contribué à la dégradation de la confiance entre la police et la population, en particulier dans les quartiers populaires.

Il est urgent de se mobiliser pour dire stop. Pour interdire, comme cela se fait dans des pays voisins, des techniques d'immobilisation pouvant s'avérer mortelles. Et pour soumettre le recours des armes à feu à des conditions strictes, alors qu'une récente note de l'IGPN vient de constater que leur utilisation est en nette hausse, conséquence manifeste de l'assouplissement des règles relatives à la légitime défense.

Quel que soit le quartier où il vit, la couleur de sa peau ou le pays d'origine de ses parents, chaque citoyen, chaque citoyenne est en droit d'exiger la justice, le respect, la dignité, l'égalité de considération et de traitement.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 08:07
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 07:50
De gauche à droite, Jean-Paul Cam, Julia Pordié, Jean-Michel Le Lorc’h et Eric Guellec. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

De gauche à droite, Jean-Paul Cam, Julia Pordié, Jean-Michel Le Lorc’h et Eric Guellec. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)


  Publié le 16 juillet 2019
Jean-Luc Padellec - Le Télégramme Brest



« Il serait irresponsable de partir en ordre dispersé », clame Éric Guellec, élu chef de file par les adhérents communistes pour conduire les échanges avec toutes les forces de gauche en vue des municipales. Le PC brestois souhaite « un rassemblement le plus large possible, de la France Insoumise au PS ».
Les discussions officielles avec les autres forces de gauche ne débuteront qu’à la fin septembre. Mais pour le Parti communiste, il n’y a pas à tergiverser. « À l’heure où le nouveau monde à la Macron a déjà des allures d’Ancien régime, le rassemblement le plus large possible des forces de gauche et écologistes autour de contenus partagés reste la meilleure garantie de succès et le meilleur moyen de traduire en actes concrets et utiles pour la population, nos idées de progrès et de justice sociale », clame Éric Guellec.

Un été à la rencontre des habitants

Les communistes se disent « fiers des réalisations collectives menées ces trente dernières années par les majorités d’union de la gauche. Elles ont permis de faire de Brest un territoire de progrès et d’innovation sociale ». Cette fois encore, ils militeront donc pour un rassemblement qui puisse aller de la France insoumise au Parti socialiste. Pas simple sur le papier, car les mélenchonistes ont bataillé contre les politiques menées ces dernières années par les gouvernements socialistes.

« À Brest, beaucoup de leurs adhérents sont pourtant d’anciens socialistes », fait remarquer Jean-Paul Cam, pour qui rien n’est impossible. Il en veut pour preuve la naissance récente d’une coordination finistérienne, à l’initiative du PC, pour le référendum contre la privatisation des aéroports de Paris qui rassemblait ces mêmes forces politiques.

Mais avant d’échanger avec les partenaires, le PC achève un travail commencé au printemps, où les adhérents ont réfléchi aux propositions qu’ils mettront dans le pot commun. Ce travail effectué, ils mettront à profit la période estivale pour aller à la rencontre des habitants, dans les quartiers populaires, sur les marchés, mais aussi aux Jeudis du port, pour recueillir les idées des citoyens et ainsi enrichir leur projet.

Pour des transports gratuits jusqu’à 26 ans

Ils ont déjà listé leurs ambitions pour la ville. La première sera de répondre à l’enjeu social et environnemental. Une piste consiste à élargir l’accès gratuit au réseau de transports collectifs de l’agglomération. « La gratuité totale, c’est impossible, même si cela doit être l’objectif à terme. Mais pourquoi pas instaurer la gratuité jusqu’à 26 ans pour commencer ? » Autres suggestions, la mise en place une tarification sociale et incitative de l’eau, avec création d’un chèque eau et distribution gratuite des premiers mètres cubes pour tous les allocataires de la Caf. Et une remunicipalisation du service de restauration collective.

La deuxième ambition est de redonner de la force à la démocratie communale. À ce sujet, le PC souhaite formaliser un droit de saisine des conseils municipaux et métropolitains, et enrichir les méthodes de concertation et de participation citoyenne à un maximum de sujets et de dossiers. Ils estiment aussi que le budget participatif doit s’appuyer sur les équipements de quartier, afin d’accompagner davantage les habitants des quartiers populaires dans l’élaboration de projets. Enfin, pour améliorer la tranquillité urbaine, s’ils ne sont pas favorables à la création d’une police municipale, ils préconisent l’augmentation des moyens alloués à la prévention des risques délinquants.

  https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/municipales-le-pc-souhaite-un-rassemblement-de-fi-au-ps-16-07-2019-12340556.php

 

Et dans Ouest-France: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-pcf-veut-favoriser-le-bien-vivre-ensemble-6447957

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 08:34
Photo Le Télégramme - Mariano Otero devant sa galerie à Dinard.

Photo Le Télégramme - Mariano Otero devant sa galerie à Dinard.

Le bel hommage de Pierre Dharréville au peintre Mariano Otero décédé la semaine passée.

Mariano Otero s’en est allé …

Un homme profondément attachant, un artiste au talent reconnu et un militant apprécié, Mariano Otero, s’en est allé. Il était membre du Parti communiste depuis son adhésion aux Jeunesses Communistes dans son adolescence. Fils de républicain espagnol, exilé en France dès 1956, il a été de tous les combats pacifistes et antifascistes. Arrivé adolescent en Bretagne, il n’a jamais cessé de peindre son Espagne natale, une Espagne déchirée et brisée par la dictature. Il s’était aussi consacré à des portraits de femmes : ses danseuses de tango sont une invitation au voyage et à la sensualité, autant d’hymnes à la vie.
Affichiste, il dénonçait le fascisme, la guerre, la dictature... A ce titre, il réalisa également plusieurs œuvres pour la fédération du Parti communiste français d’Ille-et-Vilaine.
Les communistes français saluent sa mémoire et présentent toutes leurs condoléances à son épouse et à ses enfants.


Pierre Dharréville, délégué du PCF à la Culture, député des Bouches-du-Rhône

Le 15 juillet 2019.

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 08:10
Commandement militaire : Macron à la course aux armements et à la « guerre des étoiles » (PCF, 15 juillet 2019)
Commandement militaire : Macron à la course aux armements et à la « guerre des étoiles »

Ce 13 juillet, le discours aux armées du Président de la République a marqué un nouvel infléchissement guerrier et atlantiste de la politique militaire française.

Officiellement, la création en septembre prochain d’un « Grand commandement de l’espace », le renouvellement du parc des satellites français, ou le lancement du nouveau sous-marin nucléaire d’attaque s’inscrivent dans la perspective d’une future défense européenne. En pratique, celle-ci n’est que l’alibi d’une adaptation sans cesse plus poussée d’Emmanuel Macron à la course aux armements et à la « guerre des étoiles » initiées par Donald Trump.

La présence, le 14 juillet, au côté du chef de l’État, du secrétaire général de l’Otan, la nomination à la tête de la direction des affaires politiques et de sécurité du ministère des Affaires étrangères d’une figure du néoconservatisme à la française, les postures belliqueuses adoptées récemment à l’égard de la Russie ou de l’Iran, vont toutes dans ce sens.

De même, l’annonce de la constitution d’un commandement militaire dédié à l’espace ne fait qu’emboîter le pas à l’administration nord-américaine. Elle remet en cause le Traité international de l’espace, pourtant signé par la France et les États-Unis, lequel en son article 4 prohibe la mise en orbite d’armes nucléaires ou de destruction massive. À l’inverse, les annonces présidentielles s’inspirent de l’armée de l’espace chère à la Maison Blanche et elles aboutissent à laisser libre cours au Space Act de 2015, qui autorise les entreprises américaines à s’emparer des ressources de l’espace.

Non seulement la doctrine militaire de Monsieur Macron va amputer les finances publiques de 37 milliards d’euros rien que pour la modernisation de l’arme nucléaire (inscrits dans la loi de programmation militaire 2019-2025), alors que l’austérité saigne déjà à blanc les services publics et le pouvoir d’achat des Français. Mais elle entraîne notre pays dans la folle stratégie de tensions internationales mise en œuvre par Trump.

La France doit plutôt recouvrer son indépendance et se faire porteuse de propositions de paix. Ce qui implique qu’elle se désengage de l’Alliance atlantique, qu’elle agisse en défense du droit international, qu'elle signe et ratifie le Traité international d'interdiction des armes nucléaires (TIAN), pour le respect de tous les traités internationaux aujourd’hui violés par les États-Unis.

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 07:54
PCF: Gironde. L'ancien résistant et déporté Georges Durou (1924-2019), militant de la paix et de la mémoire, vient de nous quitter
PCF: Gironde. L'ancien résistant et déporté Georges Durou (1924-2019), militant de la paix et de la mémoire, vient de nous quitter

Georges Durou, vient de nous quitter.
A l'annonce de cette triste nouvelle, la direction du PCF, au nom de tous les communistes tient à rendre hommage à ce grand résistant, militant de la Paix, passeur de mémoire et s'associe à la peine de nos camarades de Gironde.
Communiqué de Sébastien Laborde, secrétaire départemental PCF Gironde :
C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition de notre camarade Georges Durou. Résistant et déporté, Jo aura eu toute sa vie la volonté de transmettre la mémoire de ce que fut la résistance à Bègles, sa ville, et en Gironde.

Arrêté à quinze ans pour distribution de tract, il est interné au fort du Hâ de Bordeaux puis au camp de Mérignac duquel il tentera de s'évader par trois fois. Il est ensuite envoyé au camp d’Oranienbourg-Sachsenhausen puis à l’usine-camp de concentration Heinkel.
Il en reviendra à jamais marqué par l'épreuve de l'internement mais aussi, et peut être surtout, par les formidables gestes de solidarité et de résistance auxquels il aura participé durant ces années d'horreur qu'il racontera au travers d'un livre "Mes printemps de barbelés".

Georges de retour des camps militera à l'UJFP et au PCF, puis ensuite au plan syndical, aux PTT dont il sera un responsable de l'organisation CGT en Gironde.
Il sera un des fondateurs de l'Institut d'histoire sociale d'Aquitaine.

Il n'aura eu de cesse jusqu'à la fin de sa vie de raconter la résistance communiste en Gironde avec notamment un énorme travail de recherche autour de l'appel de Charles Tillon lancé à Gradignan le 17 octobre 1940 depuis le moulin de Moulineau.
Comment évoquer le travail de mémoire de Georges sans parler de l'association des familles de fusillés de Souge. 256 hommes fusillés entre 1940 et 1944 à Merignac dont la mémoire reste vive.

Georges aura toute sa vie été un militant acharné pour la justice et la paix.

J'adresse au nom de la fédération de Gironde du PCF à sa famille et à ses proches mes sincères et fraternelles condoléances.

Sébastien Laborde

PCF: Gironde. L'ancien résistant et déporté Georges Durou (1924-2019), militant de la paix et de la mémoire, vient de nous quitter
Hommage de Stephane Bailanger (sur sa page Facebook)
 
Georges Durou (1924-2019)

Mon camarade et ami Jo (Georges Durou) nous a quitté, il avait 95 ans. Il était communiste, résistant, déporté et pacifiste.

Issu d'une famille ouvrière, Jo fut très tôt sensibilisé à la lutte antifasciste dans les années 1930. Jeune communiste, il a 16 ans lorsqu'il est arrêté pour distribution de tracts à la gare Saint-Jean en 1940. Condamné, il passe alors plusieurs mois en prison, au Fort du Hâ. Considéré par les services de la police et de la préfecture de Bordeaux comme un militant actif jugé "dangereux", il n'est pas libéré après avoir purgé sa peine. Au contraire, il est envoyé au camp de Mérignac, camp d'internement. Là, il verra partir nombre de ses amis vers le camp de Souge où l'Occupant fusillait résistants et otages, au gré de sa politique répressive et avec la complicité active de la police et de la préfecture de Bordeaux. Toute sa vie, il ne cessera d'honorer la mémoire de ses amis, il passa bien des journées aux archives départementales pour cela à l'heure de la retraite.

Mais en 1943, après trois tentatives d'évasion, il est déporté dans un camp de concentration en Allemagne, à Sachenhausen (au nord de Berlin). Deux années où il vécu le quotidien des déportés politiques au triangle rouge, les brimades, les coups, la faim et la soif jusqu'à ces fameuses "marches de la mort". Lorsqu'il rentra en France en 1945, sa jeunesse était déjà bien abîmée. C'est aussi l'une des raisons du choix du titre de ses mémoires, "Mes printemps de barbelés", qu'il écrivit à 88 ans.

Comme ses compagnons d'infortune ayant survécu, il travailla à la Reconstruction. Militant cégétiste, il participa dans les années 1950 à de nombreux conflits syndicaux, son emploi aux PTT fut menacé à ce titre. Le militantisme au PCF est de famille chez Jo, dont la soeur Simone Rossignol, fut maire de Bègles de 1971 à 1984.

A partir de la seconde moitié des années 1990, il oeuvra pour le devoir de Mémoire, en participant à des conférences, à des rencontres avec les publics scolaires. C'est à ce titre qu'il est intervenu 4 années de suite dans mes classes au Collège Lapierre à Lormont. Président de l'Association du Souvenir des fusillés de Souge, il participa à toutes ses activités jusqu'à ce que ses forces l'abandonnent. Pacifiste, il reçu le bâton de "pèlerin de la paix" au cours d'une cérémonie à la bourse du travail.

J'ai salué Jo une dernière fois l'an dernier à la fête girondine de l'Humanité, à Villenave d'Ornon. Ses jambes ne le portaient plus mais il se souvenait de notre travail auprès des scolaires. Toute sa vie fut hantée par les souvenirs de sa jeunesse dramatique, c'était pour lui un fardeau autant qu'un honneur. Jo disait aux élèves, en commentaire des photographies de ses camarades fusillés, qu'ils étaient aussi sa famille. Aujourd'hui, il vient de les rejoindre dans l'éternité. C'est donc à nous, désormais, de reprendre le flambeau.

C'est avec émotion que je termine ces lignes. J'ai des bobines de camescopes et des photographies de nos activités qu'il me faudra bien exploiter un jour ou remettre à l'Association du Souvenir.

Je reviendrai prochainement sur le parcours de Jo. Ses obsèques auront lieu lundi 22 juillet à 11h45 à Mérignac.
 
Stephane Bailanger (sur sa page Facebook)
 
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 07:44
Edmée & The Flyroots

Edmée & The Flyroots

A l'invitation de la fédé PCF des Côtes d'Armor, les groupes " Edmée & The Flyroots " et "Callipyge" seront présents cette année sur l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, au côté des stands PCF du Finistère, du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor, espace Bretagne qui sera inauguré à 17H30 le vendredi par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, avec Lassana Bathily, et où auront lieu des débats politiques, un fest-noz le vendredi, en même temps qu'il accueillera aussi l'association des Bretons de Paris.  

ça promet!

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 19:23
 André Chassaigne Président du groupe communiste GDR - Député du Puy-de-Dôme (5ème circonscription)

André Chassaigne Président du groupe communiste GDR - Député du Puy-de-Dôme (5ème circonscription)

Dans la presse - POLITIS

et sur le site: http://www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr

Tribune : « La lutte contre le réchauffement climatique : une bataille sociale »

Le changement climatique provoqué par les activités humaines ne relève plus de la seule hypothèse scientifique : il s’agit d’une réalité vécue et subie par l’humanité dans sa globalité. Les implications de l’élévation de la température moyenne de la planète représentent un défi immense pour la protection de la biodiversité et de l’environnement. Trop longtemps minoré, voire ignoré, il convient également de prendre au sérieux l’impact social du dérèglement climatique. Celui-ci est en effet synonyme de dégradation de nos conditions de vie et d’aggravation des inégalités. À l’échelle mondiale et nationale, ce sont les populations les plus vulnérables qui se trouvent être les premières victimes de ce fléau. C’est pourquoi opposer « fin du monde » et « fin du mois » relève plus du slogan publicitaire que d’une réflexion politique salutaire.

L’impact de l’augmentation des températures moyennes affecte d’abord les pays les moins développés. Leurs populations subissent déjà les phénomènes accrus de sécheresse et inondations, de désertification, d’insécurité alimentaire, d’érosion des côtes et des ressources, de montée du niveau de la mer, etc. Avec pour corollaires une atteinte aux droits fondamentaux – comme l’accès à l’eau – et une intensification des flux de réfugiés climatiques.

Au sein même des pays riches comme la France, si nul n’est épargné par la hausse des températures, nous ne sommes pas tous égaux devant les effets du réchauffement climatique. Une vérité qui se vérifie tant pour les personnes morales (toutes les collectivités territoriales ou entreprises n’ont pas forcément les moyens de s’offrir les aménagements ou services nécessaires pour s’adapter), que physiques. Ce sont en effet les personnes issues des couches sociales les plus défavorisées et les individus les plus vulnérables qui pâtissent le plus du changement climatique. On pense aux personnes âgées et aux sans-abris, mais aussi aux classes populaires qui n’ont pas la capacité financière de faire face à l’augmentation des coûts liés à l’énergie, aux assurances (contre les risques) ou à l’habitat (mal isolé).

En outre, certains secteurs d’activités sont directement exposés à la nouvelle donne climatique. La pénibilité est appelée à croître pour des métiers tels qu’ouvriers du bâtiment, travailleurs de l’agriculture, agents de voirie... Pour les paysans, à la détérioration des conditions de travail s’ajoute l’augmentation des aléas climatiques (sécheresses, inondations, grêles et tempêtes…) qui perturbe les cycles des cultures, ce qui entraîne des pertes de récoltes et de revenus. Quant aux consommateurs, la raréfaction des ressources et le caractère plus aléatoire des conditions de production sont synonymes d’une augmentation du prix des matières premières qui affecteront encore et toujours les plus défavorisés.

Cette conséquence du réchauffement climatique est d’autant plus injuste, que l’empreinte carbone des ménages est liée au niveau du pouvoir d’achat. Autrement dit, les catégories sociales les plus élevées sont celles qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Un rapport du Commissariat général du développement durable de 2011 affirme ainsi que « la consommation des 20 % des ménages les plus modestes représente 11 % des émissions de CO2 alors que celle des 20 % des ménages les plus aisés est responsable de 29 % des émissions ». Ainsi, la pratique consistant à calculer les moyennes d’émissions de gaz à effet de serre par pays correspond à ce que des économistes désignent par la formule « hiding behind the poor » (« se cacher derrière les pauvres »).

Notre propos ne vise pas à culpabiliser pour culpabiliser. Nous avons tous notre part de responsabilité, mais certains sont plus responsables que d’autres : à elles seules, cent grandes transnationales seraient responsables de 71 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Il s’agit ici également de pointer la stratégie de déresponsabilisation politique de la majorité au pouvoir. Derrière les slogans et autres postures médiatiques tendant à promouvoir « la lutte contre le changement climatique », l’action gouvernementale demeure très en deçà des objectifs fixés par le Giec. Un contraste entre le discours et les décisions symbolisé par la démission fracassante de l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Un signal d’alarme resté lettre morte. Aujourd’hui, l’exécutif s’apprête à ratifier le traité Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement), un accord commercial de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, qui porte directement atteinte au climat, à la santé, à l’emploi, et à l’agriculture…

Derrière la catastrophe écologique qui se dessine sur fond de changement climatique, il y a malgré tout une opportunité historique à saisir pour tous ceux qui croient dans la volonté politique et dans la nécessité d’ériger une société nouvelle et meilleure. Son avènement dépend de choix de rupture avec, à la fois, le dogme capitaliste de la rentabilité financière et le cercle vicieux du « productivisme-consumérisme », seuls à même d’ouvrir un nouvel horizon pour un mode de vie respectueux de l’environnement. Il s’agit là d’un double impératif, non d’une simple option. Cela suppose prioritairement de remettre en cause la multiplication des flux internationaux et l’augmentation des investissements dans l’ensemble des industries polluantes telles que le pétrole. La société du XXIe siècle sera plus juste ou ne sera pas.

Lien vers l’article : https://www.politis.fr/articles/2019/07/la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-une-bataille-sociale-40661/

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 09:08
De quoi Libra, la monnaie Facebook, est-elle le nom ? Yann Le Pollotec PCF 10 juillet 2019

En juin 2019, Facebook annonçait la création de sa propre crypto-monnaie (1), qui aurait cours début 2020 et qui porte le nom de « Libra », en référence à l’unité de mesure du poids des pièces dans l’Empire romain : tout un symbole. Libra est lancé en partenariat avec 28 entreprises, fonds financiers, services de payement et ONG dont Visa, Mastercard, PayPal, Uber, Ebay, Booking, Spotify, l’opérateur de télécom britannique Vodafone et le français Iliad (2).

Facebook ne battra pas monnaie à proprement parler car il ne s’agit pas de création de monnaie ex nihilo mais d’un moyen de payement assis sur un panier de devises existantes. Si Libra voit effectivement le jour, Facebook va offrir ce moyen d’échange à ses plus de 2,7 milliards d’utilisateurs dans le monde, en créant la première crypto-monnaie grand public. Il deviendra, presque à l’égal des grandes banques centrales, un « tiers de confiance » à l’échelle planétaire. Il est probable qu’Amazon et Google (3) emboîte rapidement le pas à Facebook et crée à leur tour leur propre crypto-monnaie (4).

Officiellement pour Facebook, il s’agit d’offrir « une devise et une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes » en particulier », y compris en visant le marché des « 1,7 milliard d’adultes dans le monde (…) encore exclus du système financier et de l’accès à une banque traditionnelle, alors qu’un milliard d’entre eux possèdent pourtant un téléphone portable et que près d’un demi- Mais pour comprendre le véritable objectif que recherche Facebook, et qui va bien plus loin que celui de concurrencer le système bancaire traditionnel, il faut revenir à la jeune histoire des plateformes numériques capitalistes mondialisées. Ces plateformes sont nées sur les ruines du krach boursier de 2000 provoqué par l’éclatement de la bulle Internet en l’absence de modèle économique viable. Elles se sont développées sur la captation des données à leur profit et ont créé de véritables modèles économiques monopolistiques. Elles ont accumulé après la crise financière de 2008 une immense capitalisation boursière grâce aux milliers de milliards que les banques centrales ont injectés dans les circuits financiers. En accaparant la valeur produite par le travail de transformation des données, elles visent au monopole et à la rente. Leur stratégie est d’enfermer les usagers dans leur propre univers, ce qui est en contradiction totale avec la promesse initiale d’Internet d’une interconnexion de réseaux décentralisés où chacun était de manière égalitaire producteur et consommateur d’information. Elles sont en train de détruire Internet de l’intérieur. milliard ont accès à Internet » (5).

Ainsi Facebook à mis en place en Afrique un service d’accès gratuit à Internet par satellite, mais il ne donne accès qu’aux services et qu’aux applications de Facebook et de ses partenaires (6). Des intelligences artificielles de Google lisent tous vos mails envoyés sur Gmail et analysent vos requêtes sur son moteur de recherche, afin de vous proposer des offres commerciales vous correspondant. Amazon a l’ambition de faire passer par lui toute notre consommation, qu’il s’agisse de la nourriture, des biens manufacturés ou des biens et services culturels. Pour cela il entend installer des objets connectés comme ses enceintes Alexa chez nous afin d’enregistrer et d’analyser en permanence notre comportement. Ce qui est visé : la disparition de tous les réseaux de distribution ou leur soumission à Amazon. Dans le dispositif de l’univers Facebook, Libra servira à accumuler de précieuses données financières personnelles qui pourraient rendre Facebook incontournable en matière d’évaluation des risques de crédit.

“Un pouvoir qui n’est pas qu’économique”

Les firmes mondialisées du capitalisme de plateforme ont acquis un pouvoir qui n’est pas qu’économique. En ayant accès en temps réel à des milliards de données personnelles, au graphe social de chacun, elles connaissent mieux que les États et parfois que les individus eux-mêmes, leurs goûts, leurs désirs, leurs passions, leurs déplacements, leurs phobies, leurs angoisses, leurs addictions, leurs capacités d’interactions sociales, leurs états de santé. Cet accès et cette capacité de traitement de milliards de données personnelles et de relations entre ces données leur donnent à l’échelle mondiale un pouvoir gigantesque qui est de nature politique. On parle même maintenant d’identité numérique, voire d’État civil numérique qui serait à discrétion de ces plateformes. Ainsi on aurait une identité Facebook ou Amazon comme on a un état civil par l’État Français ou comme on avait un certificat de baptême de l’Église sous l’ancien régime. Ces plateformes deviennent des tiers de confiance à l’instar des notaires, des États, des banques à l’échelle planétaire.

Ces plateformes n’ambitionnent pas que de faire des profits ; elles ont une vision du monde libertarienne où chacun est entrepreneur de sa propre vie, pour paraphraser Michel Foucault. Facebook finance la congélation d’ovocytes de leurs salariées afin «de favoriser l’emploi des femmes et les aider à mieux maîtriser leur carrière ». Google, avec sa filiale Calico, a l’ambition de « tuer la mort ». Inspiré par le transhumanisme, Google est persuadé que l’homme et l’ordinateur vont fusionner afin de fonder une nouvelle humanité. Son PDG a déclaré : « Si nous nous y prenons bien, nous pouvons résoudre tous les problèmes du monde. » Ainsi une nouvelle idéologie est née sur les ruines des « États providences » : le « solutionnisme » (7). C’est-à-dire la croyance que chaque problème relèverait de comportements individuels et qu’à chacun de ces problèmes correspondrait une application technologique.

Le solutionnisme est un symptôme d’une grande misère de la politique. Misère d’une pratique de la politique réduite à la communication, incapable de produire du sens, de penser mondial, et renonçant à résoudre les problèmes de l’humanité. Misère de la politique, parce qu’avec le numérique, les questions de pouvoir, de participation et de représentation se posent de manière radicalement nouvelle.

Les plateformes numériques en elles-mêmes n’ont aucune valeur. Ce qui leur donne de la valeur ce sont les données qu’elles exploitent ainsi que les interactions entre ses utilisateurs. Uber n’investit pas dans les transports, ni Airbnb dans l’hôtellerie. Google ne crée pas d’informations et Youtube ne tourne pas de vidéo.

Le nuisible n’est pas la plateforme mais l’asservissement au capitalisme. Le capitalisme de plateforme doit être attaqué sur tous les fronts à la fois : lois antitrusts et démantèlement, fiscalité, protections collectives des données personnelles, droit des travailleurs, et l’alternative avec le coopérativisme de plateforme et des plateformes conçues comme des communs numériques mondiaux assurant des missions de service public comme Wikipédia.

Construire un modèle alternatif au capitalisme de plateforme devient un enjeu politique majeur de civilisation qui appelle une société communiste.

Yann Le Pollotec, responsable de la commission Révolution numérique

 

1. Une crypto monnaie est un système de paiement électronique en pair à pair. Pour en savoir plus : https://blockgeeks.com/guides/fr/quest-ce-que-la-crypto-monnaie/

2. C’est-à-dire le groupe de Xavier Niel, propriétaire de Free.

3. https://courscryptomonnaies.com/actualite/google-blockchain

4. Le groupe a déjà déposé discrètement trois noms de domaines significatifs : amazonethereum.com, amazoncryptocurrency.com et amazoncryptocurrencies.com

5. https://libra.org/fr-FR/white-paper/?noredirect=fr-FR#introduction

6. L’Inde a justement interdit ce service d’accès gratuit de Facebook car il limitait l’accès à l’ensemble d’Internet.

7. Néologisme inventé par Evgeny Morozov : « L’aberration du solutionnisme technologique pour tout résoudre cliquez ici ». Éditions Fyp

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011