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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 10:56
Palestine: la France doit agir pour la libération de notre concitoyen Salah Hamouri: rassemblement à BREST le 26 février à 18h, place de la Liberté

Palestine : La France doit agir pour la libération de notre concitoyen Salah Hamouri (PCF)

Dans une semaine prendra fin l'ordre de détention administrative contre l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, signé par le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, figure de l'extrême droite israélienne.
Le 28 février prochain, cela fera six mois que Salah Hamouri est détenu arbitrairement sans autre raison que d'être un militant de la paix, des droits et des libertés. Six mois d'emprisonnement de trop. La France ne peut se contenter d'être « préoccupée » par le sort de Salah Hamouri et d'« espérer sa libération », comme l'avait déclaré le Quai d'Orsay. Le président Macron, puisqu'il dit vouloir sa libération, doit passer aux actes et intervenir auprès du gouvernement israélien.
Le 28 février, le risque est grand que l'ordre de détention soit renouvelé.

Le PCF réclame que le président de la République française, pays des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères agissent pour la libération de notre concitoyen, et que cesse l'acharnement du gouvernement Netanyahou contre Salah Hamouri et sa famille.
Le PCF appelle à amplifier la mobilisation partout en France pour que le 28 février Salah Hamouri soit enfin libéré et à l'élargir pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, enfermé depuis 2002 dans les geôles israéliennes, et
Khalida Jarrar, députée, en prison depuis juillet 2017, qui font face à l'arbitraire le plus total. Il demande à MM Macron et Le Drian d'exiger que soient d'urgence libérés Ahed Tamimi et les 300 autres enfants palestiniens actuellement emprisonnés.

Parti communiste français,

Paris, le 22 février 2018.

Nous arrivons dans un moment décisif pour éxiger la libération de notre ami et compatriote Salah Hamouri, toujours emprisonné en Israël. L’ordre de détention administrative porte les dates du 29 août au 28 février. Il est exclu que l’arbitraire se poursuive encore après cette date. Il nous reste donc moins d'une semaine pour réclamer plus fortement encore la libération de Salah Hamouri au plus tard le 28 février 2018 prochain. (voir en bas du mail et en PJ le communiqué de son comité de soutien
 
Afin de maintenir la pression et de rappeler le fort soutien populaire autour de Salah, nous appelons à un rassemblement:
 
LUNDI 26 FEVRIER A 18H PLACE DE LA LIBERTE A BREST
 
Comptant sur vous nombreux. Merci de relayer cet appel.
 
Communiqué de Elsa Lefort, 20 février:
8 jours pour faire libérer Salah Hamouri !

Réuni.e.s vendredi 16 février 2018 à Ivry-sur-Seine lors de la « Nuit de la Liberté », c’est plus de 500 personnes, avocat.e.s, élu.e.s, journalistes, intellectuel.le.s, militant.e.s des droits de l’Homme, responsables associatifs, citoyen.ne.s, qui se sont tenues aux côtés de la famille de Salah Hamouri, jeune avocat franco-palestinien, pour exiger sa libération à 10 jours de la fin écrite de sa période de détention administrative par les autorités israéliennes.

Arrêté dans la nuit du 23 août 2017 à son domicile de Jérusalem-Est et retenu sans la moindre preuve en détention administrative pour 6 mois, sur ordre d’Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la défense, Salah Hamouri est une victime d’un arbitraire absolu de l’Etat d’Israël. En s’attaquant à un avocat, membre de l’association humanitaire « Adameer », qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit, qui luttent contre l’occupation.

Depuis 6 mois, des milliers de personnes de tous horizons ont tenu à exprimer leur soutien à la famille de Salah Hamouri.

Lors de soirées de soutien, à l’occasion de vœux lors d’assemblées délibérantes de plus de 50 collectivités territoriales, via des questions aux médias jusqu’au sein de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Plus de 1600 élu.e.s se sont engagé.e.s dont trois candidats à l’élection Présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Philippe Poutou. De nombreuses personnalités françaises et étrangères se sont jointes au mouvement telles que Noam Chomsky, Ken Loach, Angela Davis, Roger Waters, Brian EnoChristiane Hessel, Vald, Ernest Pignon-Ernest, Michel Warschawsky, Ilan Pappé, Jean Ziegler, Abou Diaby, Robert Guediguian, Michael Mansfield QC ou Susan George.

Le Président français s’est lui aussi positionné contre la détention administrative illégale de Salah Hamouri et a demandé sa libération à Benjamin Netanyahou le 10 décembre dernier, sans résultat.
L’ordre de détention administrative porte les dates du 29 août au 28 février. Il est exclu que l’arbitraire se poursuive encore après cette date. Il nous reste donc aujourd’hui 10 jours pour réclamer plus fortement encore la libération de Salah Hamouri au plus tard le 28 février 2018 prochain.

Comme le déclarait Elsa Lefort, épouse de Salah et porte-parole du comité de soutien, vendredi soir : « Notre mobilisation doit s’accentuer pendant ces deux dernières semaines. Il est impensable que la diplomatie française n’obtienne pas la libération de notre concitoyen, comme elle a pu par le passé obtenir celle d’autres Français.e.s incarcéré.e.s arbitrairement de par le monde. Si sa détention était renouvelée ce serait dramatique pour Salah et ses proches, mais ce serait également un véritable affront fait à la France. ».

Il en va de l’honneur de la diplomatie française, du respect des droits humains les plus élémentaires et du respect du droit international que notre pays doit défendre sans trembler.

 
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE 
 
Maison de l'International  
50 Esplanade de la Fraternité - 29200 Brest
 
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire - 29200 Brest 
 
Permanence Mensuelle: 
2ème mardi du mois - 18h-19h30
le Mouton à 5 pattes - rue Navarin, Brest
 
www.france-palestine.org
afpsbrest.wordpress.com
www.facebook.com/afps.brest

 

Palestine: la France doit agir pour la libération de notre concitoyen Salah Hamouri: rassemblement à BREST le 26 février à 18h, place de la Liberté
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 08:31
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État du Front populaire, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.

arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État du Front populaire, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.

Dans le livre Les Françaises au XXe siècle*, Dominique Missika, ancienne productrice à France Culture, énumère sur tout le XXe siècle et à travers tous les domaines les destins de femmes du 20e siècle qui on laissé leurs empreintes. Ainsi dans la partie des années 30, Martha Desrumaux est citée :

"Martha Desrumaux (1897-1982), ouvrière du Nord, travailleuse du textile et syndicaliste, est la seule femme présente lors des accords de Matignon. Elle jouera son propre rôle dans le film de Jean Renoir, La vie est à nous, tourné à l'initiative du Parti communiste français pour la campagne électorale du Front populaire ".

Il s'agit de la légende d'une photo maintenant de Martha : lors d'une fête syndicales (certainement en 1937), Martha est seule au micro sur une estrade, devant des hommes assis derrière elle... Quel symbole alors qu'à cette date les femmes n'ont pas encore le droit de vote !
L'article : "Peu syndiquées, elles n’obtiendront pas l'égalité. Une seule femme participe aux négociations des accords de Matignon qui mettent fin aux grandes grèves de juin 1936. Il s'agit de Martha Desrumaux, entrée comme ouvrière à 9 ans dans une usine textile du Nord, syndicaliste de la CGT, et militante politique, qui se bat pour l'obtention de la semaine de quarante heures et deux semaines de congés payés."
L'article se poursuit sur l'entrée de trois femmes au gouvernement. Ainsi nous pouvons retrouver page 89, Martha, juste après la Une de Voilà saluant l'arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.
Dans cet ouvrage, Martha est la seule figure du syndicalisme ; quand on repense à la jeune femme qui ne savait ni lire ni écrire à 20 ans et se retrouver dans le même ouvrage que Colette, Françoise Sagan,Marguerite Yourcenar, Simone de Beauvoir, Simone Veil et Jacky Kennedy et tant d'autres...

Laurence Dubois
Présidente de l'association Martha Desrumaux

* aux Éditions du Seuil, Paris, 2014

Martha Desrumaux, une ville de lutte. 

Pour une ouvrière au Panthéon! 

François Hollande a choisi de panthéoniser Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion, Jean Zay et Pierre Brossolette en 2015, 4 résistants qui le méritaient assurément, mais sur une liste qu'on aurait aimé voir élargie à des résistants communistes tels que Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier, qui témoigna au Procès de Nuremberg comme Germaine Tillion, Missak Manouchian, pour saluer l'action de la FTP MOI, Ambroise Croizat, l'interné au bagne en Algérie, fondateur de la Sécurité Sociale, le jeune Guy Môquet, ou enfin Martha Desrumeaux, symbole de la résistance ouvrière, des conquêtes sociales de 36.

En juillet prochain, Emmanuel Macron panthéonise Simone Weil (et son mari?), une autre femme qui a marqué notre histoire nationale et l'émancipation des femmes, et dont l'hommage national est justifié, mais toujours pas d'ouvrier, a fortiori de communiste, au Panthéon, sur les 76 citoyennes et citoyens qui s'y trouvent! 

Faut-il croire qu'aux yeux des élites nationales, nous sommes toujours l'anti-France ? Celle qui écrit peu, compte peu...

« Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée », a pourtant rappelé en son temps François Mauriac avec lucidité et esprit de justice.

Martha Desrumeaux naît en 1897 à Comines, une petite ville proche de Lille.

Elle commence à travailler à neuf ans comme femme de ménage puis comme ouvrière dans le textile, dans une usine de lin à Comines où elle découvre la dureté des conditions de travail. Elle adhère à la CGT à treize ans, puis, deux ans plus tard, aux Jeunesses socialistes.  En 1917, elle prend la tête d’un mouvement de grève dans le textile.En 1921, elle rejoint le Parti communiste. En 1925, elle dénonce la guerre coloniale au Maroc, la sale guerre du RIF menée de concert par Pétain et Franco.  

« Elle est de toutes les luttes », explique l’historien Pierre Outteryck. « En 1920-1922 à Comines, en 1928-1929 à Halluin, en 1930 autour des assurances sociales, en 1931 contre le puissant patronat roubaisien, en 1933 à Armentières… » Pendant ce temps, l’inlassable militante rattrape l’écueil d’une vie happée trop tôt par le labeur et apprend à lire et à écrire. En 1927, l’année où elle rencontre Clara Zetkin, la fondatrice de la Journée internationale des droits des femmes, à Moscou, pour les 10 ans de la révolution d’Octobre, elle devient également la première femme élue au Comité central du PCF

Elle impulsera par la suite les premières marches des chômeurs vers Paris, dont « la marche de la faim » en 1933. « Le mouvement des chômeurs fut un embryon des conditions d’union de la classe ouvrière », précisait-elle avec son accent du Nord, parfois injustement moqué lorsqu’elle s’exprimait en dehors de sa région natale.

En 1936, elle est une figure de proue du Front populaire dans le Nord. Elle est la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon avec Léon Jouhaux et Benoît Frachon, seule femme à la table des négociations. Et c'est l'honneur de la CGT et du PCF d'avoir donné ce rôle à une femme qui n'avait pas le droit de vote, une non-citoyenne, comme le PCF dès lès années 20 à présenter des candidates aux élections, même si leur élection était ensuite invalidée.

Fondatrice du journal l’Ouvrière, représentante de la CGTU au comité de fusion avec la CGT, puis aux côtés de Danielle Casanova lors de la création de l’Union des jeunes filles de France (UJFF)… Son engagement pour la dignité des femmes et sa présence lors de moments cruciaux comme les accords Matignon sont autant de pas en avant pour la lutte féministe.

Martha Desrumaux a ensuite organisé la solidarité avec les forces républicaines espagnoles. Elle joue son propre rôle dans le film de Jean Renoir La vie est à nous.

En août 1940, dans le nord de la France sous administration directe de l’armée allemande, elle organise la grande grève patriotique de mai-juin 1941. 100 000 mineurs débrayent, refusant de fournir du charbon pour l’occupant. Dénoncée par le préfet, Martha est arrêtée par la gestapo. Elle est mise au secret à la prison de Loos et déportée à Ravensbrück.

Elle y organise l’entre-aide et la solidarité avec Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Extrait des mémoires de Marie-Claude Vaillant-Couturier

 Dans le périple de déshumanisation qui est imposé à chaque nouvelle arrivante, elle a retrouvé, en passant à la douche, Martha Desrumaux, militante communiste du Nord, membre du Comité central du parti et qu'elle connaissait d'avant-guerre de réputation. Martha est la déportée française la plus ancienne du camp. Elle est en contact avec des Allemandes et des Tchèques, Tchèques qui l’ont sauvée de la mort à l'arrivée en remplaçant sa carte rose d'inapte au travail par une carte jaune de travailleuse.

Le rôle (clandestin) de Martha Desrumaux, et de ses camarades de la « colonne n° 2 », qui est chargée de vérifier, aux douches, que les détenues n'ont ni poux, ni gale, est magnifié dans le livre du collectif de détenues sur Ravensbrück : « À chaque nouvelle arrivée de prisonnières, la colonne n° 2 était aux douches et l'une ou l’autre de ces anciennes, dans la mesure où elle arrivait à parler aux femmes, en dépit de la présence des SS, essayait de les aider à supporter le premier choc et de les avertir de ce qu'il fallait faire pour éviter l'extermination : ne pas se déclarer malade, ne pas montrer ses infirmités pour ne pas recevoir la carte rose, ne pas se dire juive. »
« Martha, dit Esther Brun, nous fut d'un grand secours. C'est elle qui par son travail aux douches nous procurait du linge propre, des bas, des chaussures et surtout cet hiver, des lainages, des robes et des manteaux... Martha était celle qui nous aidait le plus ; elle avait tant d'amies dans le camp, tant de sympathies chez les prisonnières de toutes les nationalités... »

Extrait de Marie-Claude Vaillant-Couturier, une femme engagée, du PCF au procès de Nuremberg, de Dominique Durand, Éditions Balland, 2012, p.260-261

Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée par la Croix-Rouge en 1945 mais revient malade du typhus. Elle réintègre les organes dirigeants de la CGT.

Lili Leignel, déportée à Ravensbrück à 11 ans, se rappelle d’une « femme simple » qui était « un exemple pour tous avec son amour du prochain incommensurable et sa grande conviction ». Dès la fin de la guerre, alors que les femmes n’ont le droit de vote que depuis un an, Martha Desrumaux est élue au conseil municipal de Lille et reprend ses fonctions à la CGT du Nord.

L’année suivante, elle est élue député communiste du Nord.

La maladie l’oblige à ralentir ses activités. Elle continue cependant son action auprès de la Fédération nationale des Déportés, proche du Parti communiste.

Elle meurt le 30 novembre 1982, le même jour que son mari, ouvrier métallurgiste et syndicaliste.

 

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Château de Kergoz au Guilvinec

Château de Kergoz au Guilvinec

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février

Château de Kergoz au Guilvinec samedi 24 février, au lieu des premières fêtes du travailleur bigouden au Guil...
Un repas républicain chaleureux et fraternel en chansons en l'honneur de Martha Desrumaux dont après l'introduction d'André Le Roux, Philippe Moreau a retracé la vie de lutte dans un discours émouvant, qui a précédé une minute de silence pour nos camarades du Pays Bigouden décédés en février, Jean-Louis et Joséphine Guiziou, et un bref discours politique d'Ismaël Dupont faisant le lien entre ce que représente l'action et l'exemple de Martha Desrumaux et les défis posés au PCF aujourd'hui, dans la résistance et la construction d'alternative au rouleau compresseur libéral et capitaliste de Macron, et dans la reconstruction d'une dynamique politique marxiste et populaire.

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:48
« Asile-immigration » : Une loi indigne de la France
 

 

En effet, cette loi réduit les possibilités de demande d'asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d'expulsés. Ce projet de loi multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d'asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l'examen de leur situation et leurs possibilités de recours s'en trouvent réduites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l'expulsion.
 
Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l'asile, mais c'est deux fois plus pour la rétention en vue de l'expulsion.
 
A ces mesures régressives s'ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup du règlement de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait à tout débouté du droit d'asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l'asile en France ou dans le pays de leur choix. La Grèce et l'Italie, premiers pays d'arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces migrants dits « dublinés » seraient placés en rétention pour être expulsés.
A cette logique répressive et absurde, s'ajoute, pour le gouvernement, la volonté d'opposer devant l'opinion publique, les « bons et les mauvais migrants », de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté.
Les chiffres du ministère de l'Intérieur attestent pourtant qu'il n'y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures.
Cette « menace » migratoire est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l'opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l'extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron.

La France, terre des droits de l'Homme, s'en trouve défigurée c'est ainsi que sont bradés valeurs, principes, droits de l'Homme et humanité.
Cette loi est indigne et doit être retirée.
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 06:09
A l'agenda du PCF Finistère, une année 2018 utile et animée avant le congrès!

Agenda PCF 29 :

 

Samedi 24 février – Banquet Républicain PCF Pays Bigouden au Guilvinec en l'honneur de Martha Desrumeaux

 

Lundi 26 février : rassemblement pour Salah Hamouri, 18h, place de la Liberté

 

Début mars – Sortie du Journal fédéral du PCF- Rouge Finistère n°2

 

 

Jeudi 1er mars: rassemblement pour le droit d'asile et contre le projet de loi asile-immigration de Gérard Collomb à l'appel de la LDH

 

Samedi 3 mars Soirée PCF - Couscous au Relecq Kerhuon

Contact réservation 06 87 34 93 79 - à partir de 18h30, au local de la section 5 Bd Gambetta. A l'issue de ce pot convivial, le Café Crème nous accueillera autour d'un couscous. Participation aux frais : 20€/personne

 

Jeudi 8 mars : réunion publique régionale du PCF sur les EHPAD, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie à St Brieuc - avec Olivier Dartigolles, un philosophe, un directeur d'EHPAD, un responsable associatif

 

Mardi 13 mars : réunion de préparation de la Fête de l'Huma Paris à 17h30 à la fédération rue Berger à Brest.

 

Jeudi 15 mars: soutien à la nouvelle journée d'action dans les EHPAD à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO

 

Jeudi 15 mars, 18h au local du PCF rue Marcel Sembat : réunion plénière à Lanester pour l'édition 2018 de la Fête de l'Huma Bretagne

 

Samedi 17- dimanche 18 mars à Concarneau : formation régionale  avec Guillaume Roubaud Quashie, Olivier Mayer, Yann Le Pollotec, Florence Le Lieu une animation scientifique sur la bio-diversité: visite du Marinarium avec Stéphane Cadiou, son responsable   

 

Lundi 19 mars : prochain Conseil Départemental PCF Finistère à Pont de Buis  18h.

 

Mardi 27 mars, 18h: venue de Greg Oxley à Morlaix pour une conférence sur la Révolution Française  

 

Jeudi 12 avril : formation CIDEFE – ADECR avec Sébastien Jumel, député communiste de Seine Maritime sur les enjeux maritimes à Lorient avec visite des installations portuaires, échanges avec différents responsables des activités économiques du port de Lorient. Invitation à tous les élus pour s'y inscrire.

 

Samedi 14 avril : 6 heures pour la Palestine à Plourin-les-Morlaix avec Claude Léostic et peut-être Pierre Barbancey

 

Samedi 28 avril: venue de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de Gauche, à Carhaix. Compte rendu de son mandat de député européen et débat sur les enjeux européens et internationaux.  

 

Mardi 1er mai : fêtes du Viaduc (PCF Morlaix) place Allende à Morlaix (avec une exposition artistique autour des traces de 14-18, le chanteur Pol Huellou – musique irlandaise ) et fête du PCF à Brest.

 

Mardi 29 mai: Venue de Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, dans la région de Morlaix pour une réunion publique sur:  Assurer notre souveraineté  alimentaire face au réchauffement climatique Quels enjeux pour l’agriculture  en Bretagne ?

 

Juillet-Août: 3 fêtes d'été du Pays Bigouden dont la fête de Loctudy en présence de Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

 

En préparation, et en réflexion :

 

Réunions publiques :

 

Invitation d'André Chassaigne pour une réunion publique sur la Paix, la Défense, le budget et l'industrie d'armement à Brest

 

Proposition faite aux Parlementaires communistes engagés dans le tour de France des hôpitaux de faire une étape dans le Finistère à l'occasion d'une tournée bretonne

 

Culture-Formation :

 

Formation « prise de parole en public en public » avec le journaliste et ancien responsable du syndicat CGT des journalistes Jean-François Téaldi et intervention de celui-ci sur le pluralisme dans les médias

 

Réunion publique sur la Syrie, l'agression contre le peuple kurde à Afrin la signification de l'islamisme et du djihadisme, avec Maha Hassan, écrivaine syrienne d'origine kurde d'Alep, réfugiée politique, qui vit à Morlaix

 

Visite de la prochaine exposition d'art contemporain aux Capucins à Landerneau suivie d'une conférence de Renaud Faroux : au mois de juin, peut-être le 18 juin. 

 

Initiative culturelle - art et littérature autour de Ladislas Kinjo (www.kijno.com ) artiste proche du PCF, de Jean Grenier, Georges Perros - avec notamment Renaud Faroux

 

Initiative avec Valère Staraselski et les Amis d'Aragon et d'Elsa Triolet sur Aragon

 

 

Congrès extraordinaire du PCF :

 

des dates importantes à connaître :

 

2 - 3 juin : CN avec vote de la base commune du congrès

 

6 juillet : date de dépôt des textes alternatifs

 

4-5-6 octobre : vote base commune par tous les adhérents

 

Samedi 10 novembre : probablement à Plounéour Lanvern dans le Pays Bigouden (9h-19h) : Congrès Départemental du PCF

 

24-25 novembre : Congrès National du PCF

A l'agenda du PCF Finistère, une année 2018 utile et animée avant le congrès!
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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 07:37
Lucienne Nayet - photo Le Télégramme

Lucienne Nayet - photo Le Télégramme

Nous avons appris il y a deux jours que Lucienne Nayet, notre camarade du PCF pays de Morlaix, ancienne élue à Champigny-sur-Marne, présidente du musée de la Résistance Nationale, a été la victime d'ignobles attaques antisémites sur un site néo-nazi hébergé aux USA pour contourner la législation française sur les atteintes à l'humanité de caractère raciste et  antisémite, "democratieparticipative.biz", qui a un sous-titre sarcastique d'une indécence morale éhontée quand on voit le contenu dégueulasse qu'abrite le cerveau de ses promoteurs et fidèles: "Le site de la paix et de l'amitié entre les peuples".

L'antiphrase et la contradiction comme loi de ces esprits dérangés. 

Cet "article" ignoble du site internet daté du 15 février dernier détourne une photo de presse de La Dépêche suite à une intervention scolaire dans le cadre du programme d'histoire de Lucienne Nayet dans un établissement scolaire du Béarn, le collège Jean Bouzet de Lourdes, en accolant une étoile jaune de sinistre mémoire, symbole de discrimination, d'inégalité, d'humiliation et pour finir de déportation et de mort, sur la photo de Lucienne Nayet, entourée d'élèves de 3ème. Le titre en dit long sur les intentions des auteurs: "Lourdes: la youpine fanatique Lucienne Nayet incite à la haine antiblanche dans une école". 

Il est assorti de commentaires à l'avenant:

"Cette vieille youpine fanatique est gorgée d'une haine sémitique écumante et génocidaire. Et son arme, comme toujours, est le mensonge pour porter la confusion dans les esprits de sa victime à son paroxysme. A charge, ensuite, pour les masses de nègres et de crouilles de faire ce qu'elles font naturellement: violer, voler, tuer, brutaliser". 

Le renversement des rôles de victimes et persécuteurs est un classique du discours de haine  génocidaire, comme l'animalisation de l'ennemi, ici la porteuse de la mémoire de la Shoah, qu'elle a vécu dans sa chair et son enfance, et d'idéaux antiracistes et humanistes. 

Suit un développement tout aussi stupide sur "ces curés amis de la juiverie qui ont pavé la voie de leur propre destruction en aidant les envoyés du Diable à s'infiltrer et établir leurs quartiers généraux en France" 

Ce tissu d'immondices qui montre que le ventre de la bête est encore fécond d'avortons nostalgiques de l'ère des monstres nazis s'accompagne de commentaires, de caricatures et de photo-montages antisémites d'une haine délirante et abjecte présentant Lucienne Nayet en "vermine juive", exaltant l'éradication des "indésirables" juifs, présentant une image de juif transperçant un hexagone aux couleurs tricolores avec une épée sur laquelle est gravé le mot "Islam" (???).

Il fait l'apologie, avec des photos de nazis en camp d'extermination légendées de manière cynique et cruelle, des crimes contre l'Humanité dont ont été victimes environ six millions de personnes d'origine juive en Europe et 75 000 en France, parmi lesquels le père de Lucienne, déporté car déclaré officiellement (c'est sur son acte de déportation signé par les autorités françaises) "en surnombre dans l'économie nationale", sous un article qui raconte l'histoire tragique de Lucienne, victime de la politique criminelle et antisémite de "l'Etat français" de Vichy et des Nazis, des crimes contre l'Humanité les plus méthodiquement et massifs jamais perpétrés. 

Plusieurs "contributeurs" d'extrême-droite semblent avoir participé à un concours d'immondices pour déverser leur bêtise crasse digne des plus grands ratés que la société peut produire à la suite de l'article sur le site. 

Il est question évidemment de "gènes juifs", de "haine raciale contre les Blancs", de "sorcière", de joie à torturer des personnes d'origine juive... Les sous-entendus sont à la fois ceux de la glorification du génocide et du négationnisme qui en nie la réalité: ces salauds ne sont pas à un paradoxe près.  

Michel Lerman, le père de Lucienne, né en 1910, a été enfermé jeune, parce que juif, dans les ghettos en Ukraine, il s'est enfui vers 1930 en Pologne où régnait déjà l'antisémitisme. Il s'est alors enfui en France, qu'ils voyaient comme la patrie des Droits de l'Homme, avec la maman de Lucienne, polonaise d'origine juive. Il a été arrêté sur dénonciation et sur ordre des autorités françaises, le 15 mai 1941, alors que son épouse était enceinte de Lucienne, lors de la rafle dite "du billet vert", puis interné à Drancy, à Beaune-la-Rolande et à Pithiviers, avant d'être envoyé à Auschwitz et d'y partir en fumée. Née le 4 août 1941, Lucienne à l'hôpital Rotschild, Lucienne a pu être cachée grâce à un réseau de Résistance dans un petit village vendéen à Pouzauges chez un prêtre, et elle vivra cachée pendant quatre ans dans une pièce minuscule tandis que sa sœur sera cachée dans une ferme. La plupart de ses oncles, tantes, grands-parents, cousins, ont été victimes de la politique antisémite des nazis et de leurs alliés et du génocide. A leur retour à Paris, la mère et ses deux filles découvriront que leur ancien logement est occupé par d'autres personnes. Sa mère refera sa vie avec un rescapé d'Auschwitz.     

A la mort de sa mère, qui se taisait sur cette période trop sombre et douloureuse, en 1988, Lucienne a entrepris des recherches pour retrouver l'histoire de sa famille. Chez elle, pas de rancœur ni de haine, mais au contraire une volonté de parler à l'intelligence, au sens de la liberté et de la dignité des hommes et des jeunes pour qu'ils ne cèdent pas aux facilités du racisme, pour qu'ils soient capables de lutter contre les injustices et les atteintes à la dignité humaine de leur temps et de se battre pour un monde habitable fait de liberté, de solidarité, de paix.   

Depuis plusieurs années, retirée de ses fonctions d'adjointe à Champigny-sur-Marne, Lucienne Nayet anime dans un grand esprit de rassemblement le réseau du Musée de la Résistance Nationale, soucieuse d'agréger toutes les énergies, par delà les différences de sensibilités, pour cette oeuvre politique et éthique de mémoire collective basée sur la connaissance historique, et participe avec des rencontres avec les scolaires avec toujours le souci d'échanger avec les jeunes, et de leur parler comme à des grands qui doivent connaître l'histoire pour bâtir leur conscience critique et leur citoyenneté. 

Elle est devenue amie avec de nombreux résistants et anciens déportés, enfants de résistants et déportés, et veille à maintenir la flamme des idéaux humanistes et de progrès de la résistance.  

Nous sommes bien placés pour connaître son sens de l'humanité, sa hauteur morale et intellectuelle, son rationalisme, son universalisme, son républicanisme, sa volonté de refuser toutes les assignations identitaires, nationalistes, tous les raccourcis réducteurs, et de mettre au premier plan: l'intérêt de l'Humain et l'intérêt général. 

La section du pays de Morlaix du PCF et la fédération du Finistère du PCF témoignent à Lucienne de toute notre amitié, de toute notre estime et de notre admiration pour son travail de transmission et de mémoire de ce type de sites néo-nazis appelant à la haine raciale et à la violence qui rappellent aussi ce qu'a pu produire Boris Le Lay avec son site raciste "Breiz Atao". 

Nous ne surestimons pas ce que représentent aujourd'hui ces pauvres types aveuglés de haine raciste et antisémite, heureusement largement minoritaires, mais nous ne sous-estimons pas non plus les blessures qu'ils peuvent causer, le danger qu'ils peuvent représenter avec des idées aussi haineuses, ni ne méconnaissons le terreau xénophobe et de désarroi politique et moral qui peut les faire prospérer chez nous, où l'extrême-droite est arrivée au second tour des élections présidentielles pour la deuxième fois en seize ans, comme dans bien d'autres pays d'Europe et du monde.  

Nous demandons aux autorités de la République de tout mettre en oeuvre pour retrouver et condamner les auteurs de ces propos racistes, négationnistes, faisant l'apologie de la persécution des juifs, reconnus comme criminels depuis la loi Gayssot de 1990, et pour faire fermer le site "democratie.biz".      

Nous allons saisir par courrier la préfecture du Finistère en ce sens et lui demander une audience. 

Pour le Parti Communiste Français, section de Morlaix et Fédération du Finistère

Ismaël Dupont, 21 février 2018

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 06:55
Olivier Dartigolles à Mellac (Finistère) le 1er Février, réunion publique du PCF

Olivier Dartigolles à Mellac (Finistère) le 1er Février, réunion publique du PCF

Êtes-vous pour ou contre la réforme du bac dévoilée par Jean-Michel Blanquer ?

Olivier Dartigolles : M. Blanquer est présenté comme un technicien, un pragmatique. En fait, c’est un vrai idéologue qui porte un projet très régressif pour l’école. Ma génération avait la possibilité d’avoir un imaginaire qui n’était pas bridé, les enfants des catégories populaires pouvaient dire : « Je vais être professeur, chirurgien, mathématicien. » Avec la réforme du bac mais aussi la sélection au lycée et à la fac, les gamins des milieux populaires ne pourront plus accéder au métier de leur choix. Cette réforme du bac organise le tri social.

Les parlementaires communistes effectuent un « tour de France » des hôpitaux. Que proposez-vous pour l’hôpital ?

Olivier Dartigolles : L’hôpital public est en train de crever ! Les fermetures de services, la fusion d’hôpitaux, la tarification à l’acte, l’épuisement des personnels… Il faut un moratoire sur les fermetures, un financement pour l’hôpital public et un plan de recrutement pour le personnel.

Faut-il mieux organiser l’islam en France ?

Olivier Dartigolles : Vouloir organiser un islam de France est un paravent pour signifier que le problème serait l’islam. La stigmatisation de cette religion nous emmène vers le pire. Les amalgames entre ceux qui vivent leur foi et les terroristes de Daech sont insupportables.

Le PCF se tient aux côtés des Kurdes. Quelle est la suite à donner au conflit en Syrie ?

Olivier Dartigolles : Les combattants les plus courageux face à Daech étaient kurdes. Il est insupportable que la France puisse avoir une parole de solidarité envers eux et ne rien faire face à l’oppression frappant les forces démocratiques kurdes, organisée par le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Après ce qui s’est passé dans l’enclave d’Afrin (Syrie), la France aurait dû élever la voix, parler fortement et clairement pour dire que cette répression n’a que trop duré. Le silence de la diplomatie française est une honte. À un moment donné, il faudra mettre autour de la table l’ensemble des acteurs régionaux pour trouver une stratégie allant vers un règlement politique.

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 17:33
Pôle emploi n’a jamais compté autant de gens inscrits au chômage : 6.714.000 personnes (PCF)

 

16 février 2018, PCF 

Le taux de chômage fait apparaître un recul mais une journée de redoux soudain ne masque pas le froid profond.

En effet, le taux de chômage au sens du BIT a diminué de 300.000 personnes au 4ème trimestre 2017. Mais, d’une part, il était grand temps que le chômage réagisse avec une activité économique qui connaît à présent 7 trimestres de croissance, qu’on nous vend comme « la reprise qui serait enfin là ». D’autre part, cette réaction du chômage tardive et faible conjoncturellement ne doit pas masquer la situation très détériorée, minée, de l’emploi ni la gravité de ce que vivent des millions de gens.

En effet, dans le même temps, Pôle emploi n’a jamais compté autant de gens inscrits au chômage sur le même trimestre : 6.714.000 personnes (en moyenne au 4è trimestre 2017).

 

Le chômage au sens du BIT mesure en effet le nombre de personnes ayant travaillé ne serait-ce qu’1 heure durant la semaine précédente l’enquête. On comprend dans ces conditions qu’une part de ceux qui sont comptés non chômeurs se considèrent privés d’emploi, même avec quelques heures de travail.

Et d’ailleurs, le halo du chômage, qui compte les personnes plus ou moins découragées de recherche d’emploi, mais qui souhaiteraient tout de même travailler, n’a historiquement jamais été aussi élevé (2.500.000 personnes). Le gouvernement serait bien inspiré de commenter les différents chiffres du chômage dans leur diversité, comme le recommande justement le CNIS (conseil national de l’information statistique).

 

Et pourtant on nous dit « la reprise  est là » ! Donc les politiques d’E. Macron et F. Hollande seraient validées ? Au contraire, ces chiffres du chômage montrent justement que cette politique ne va pas !

C’est en réalité la fin d’un cycle de croissance venu des Etats-Unis en 2010, après la crise financière de 2008, que notre pays prend en fin de course. Dix ans après la crise, le pays compte 600.000 pauvres de plus, il compte 500.000 chômeurs de plus qu’avant 2008. Et ce cycle de croissance pourrait même avorter plus tôt que prévu, avec des marchés financiers qui montrent les dents face à une chute possible de leur sacro-saint rendement et des Etats-Unis ayant engagé un bras de fer mortifère pour attirer plus d’argent et d’activité que jamais ; eux qui sont devenus, d’après Tax Justice network, le premier pays d’évasion fiscale.

 

Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes, au lieu de se satisfaire d’un indicateur ponctuel. D’autres indicateurs montrent la voie. Une proportion de plus en plus élevée d’entreprises (32%) signale l’indisponibilité d’une main d’œuvre compétente. Le grand chantier auquel il faudrait s’atteler, c’est la promotion des qualifications de toutes et tous, dans la sécurité, pour répondre aux deux immenses béances françaises : une production défaillante, avec un déficit commercial industriel et de services devenu abyssal et des services publics en surchauffe absolue, alors qu’ils sont une des clés de la réponse aux enjeux économiques, écologiques et sociaux d’aujourd’hui.

 

Mais pour cela, il faut s’attaquer au coût du capital et à la domination de la finance, car il faut mettre plus de moyens, et engager une politique mettant l’emploi de qualité, avec de bons salaires, et la formation, avec un bon revenu, au cœur de la politique économique et de l’investissement. Cela implique d’agir sur les banques et les grandes entreprises pour qu’elles utilisent, leur argent ( crédit, « marges »,  …) tout autrement, et que l’Etat utilise les 200 milliards d’aides aux entreprises pour contraindre le grand patronat à changer cette pratique qui nous mène dans le mur. Au niveau de l’Europe l’inaction du gouvernement face aux 30 milliards supplémentaires que la BCE apporte chaque mois aux marchés financiers et aux banques doit cesser. Développer vraiment l’emploi ou concilier avec la finance et le grand capital, c’est le dilemme qui est posé à tous, pour l’intérêt du pays !

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 15:27

À la St Valentin, le bac ne vaut plus rien

Communiqué du réseau école du PCF

« Alléger le baccalauréat » : le gouvernement Blanquer enfourche un vieux cheval de bataille de la droite. Sous prétexte de modernité, il s’agit de franchir une nouvelle  étape dans la construction d’une école du tri social. Pour répondre aux défis de l’avenir, nous n’avons pas besoin d’ « alléger » l’éducation de nos enfants, mais de la rendre plus ambitieuse pour toutes et tous ! 

Contrôle continu, parcours individuels… On ne cherchera  plus à avoir le bac, mais à monnayer un bac : à chaque lycée sa cote, à chaque bac sa valeur. 
 
Les nouvelles épreuves envisagées privilégient plus que jamais les codes d’expression des couches aisées. Comment le service public d’éducation nationale pourra-t-il assurer la réussite de tous quand partout on manque de temps, de moyens et d’enseignants ? On fait en ce moment le compte des postes, des classes, des options supprimées. Des pans entiers de formation sont abandonnés au privé par le biais de l'apprentissage. 
 
Particulariser chaque bac, c'est autoriser chaque établissement à faire avec les moyens du bord, et sa formation, et sa sélection. Pour les élèves, c'est, à chaque étape de la scolarité, un tri injuste et anxiogène.
 
Et qu’on ne nous parle pas de « mérite » ! Il suffit de se pencher sur les résultats des réformes précédentes - qui ont déjà introduit une dose de contrôle continu au baccalauréat et individualisé les parcours - pour constater que la sélection est sociale.
 
Dis moi quel est ton bac, je te dirais quelle société tu veux. 
 
De la réforme du bac aux attaques contre le code du travail, Macron et son gouvernement construisent une société de concurrence généralisée. Privés de diplômes et de qualifications communes, soumis à la menace du chômage, les salariés de demain seront isolés face au patronat. Chacun pour soi et tous contre tous. 
 
Nous avons besoin d’une école plus ambitieuse : une scolarité obligatoire prolongée jusqu’au baccalauréat, structurée par des disciplines cohérentes, valorisant et développant aussi bien la culture scientifique que les cultures littéraires, artistiques, sportives, techniques ou professionnelles, et préparant tous les élèves aux études supérieures.
 
Nous avons besoin d’une école de l’égalité : un grand service public national construisant une culture commune à tous les citoyens de demain, et garantissant qu’une formation commune débouche sur une qualification égale.
 
Nous avons besoin d’une école qui libère, non pas les initiatives privées des marchands de réussite, mais les aspirations de la jeunesse: une école au service de l'épanouissement personnel de toutes et tous, d'une participation éclairée à la vie collective, d'une maîtrise du travail permettant de mettre celui-ci au service de l'intérêt commun. 
 
Enfin, nous avons besoin d’un budget à la hauteur de ces ambitions : il est bien plus utile de recruter et de former des enseignants et des personnels de l’éducation que de supprimer l’ISF.
 
C'est ce projet que le PCF porte dans les luttes qui s’organisent partout pour faire reculer le gouvernement et battre en brèche ses réformes réactionnaires.
 
...
 
Pour aller plus loin :
- « Casse leur bac d’abord ! » : 4 pages d’analyse sur la réforme du bac et de l’accès à l’université : http://reseau-ecole.pcf.fr/ 103858  
- Rapport Mathiot : Des mesures pour renforcer le poids des inégalités sociales sur la réussite scolaire : http://reseau-ecole.pcf.fr/ 104476 
- Le dossier lycée - bac - licence sur le site du réseau école : http://reseau-ecole.pcf.fr/ node/103945/
À la St Valentin, le bac ne vaut plus rien  - Communiqué du réseau école du PCF, 16 février 2017
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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 07:35
Rapport Spinetta ; un plan « Thatcher» qui acte la fin du service public ferroviaire (Pierre Laurent)

 

 

J’alarme sur le danger que représente, le « Rapport sur l’avenir du transport ferroviaire » de Jean-Cyril Spinetta,qui propose d’en finir avec le service public ferroviaire. Ce rapport s’inscrit dans une idéologie libérale digne de Margaret Thatcher.  Fermeture de lignes, transfert de personnel aux entreprises privées, ouverture à la concurrence …  Tout y passe. C’est une véritable atomisation de notre modèle de transport ferroviaire public que prône ce rapport.

Alors que les besoins de transports collectifs ne cessent d’augmenter, ce rapport préconise la fermeture de près de 9000 kilomètres de lignes.

Pour justifier ces abandons, le rapport précise qu’il est urgent de réorienter l’argent vers les lignes situées en zones urbaines et péri urbaines, et les grands nœuds ferroviaires, infrastructures que Spinetta juge « plus utiles à la collectivité ». Cette volonté de consacrer les investissements sur les zones métropolitaines, comme de transférer une partie de réseau aux régions, engendrera de graves inégalités territoriales concernant l’accès au transport ferroviaire.

Ce rapport annonce du même coup la fin du statut des cheminots sous motif « d’être en mesure de répondre à la concurrence » et préconise de « poser le principe d’un transfert obligatoire dans la loi » dans le cadre d’un transfert d’activité vers une entreprise privée.

Enfin, ce rapport signe la mort définitive et programmée depuis plusieurs années, du fret ferroviaire.

Ce rapport, «Thatcherien», est une attaque sans précèdent contre le rail public français.  Il ne répond en rien aux enjeux de mobilité et écologique qui vont se poser de façon urgente dans les années à venir. L’évolution nécessaire du transport ferroviaire doit s’inscrire dans une volonté de renforcement et de développement d’un service public ferroviaire accessible à tous et garantissant la sécurité et des conditions de travail décentes aux cheminotes et cheminots.

Je suis extrêmement inquiet du contenu de ce rapport. Je mets en garde le premier ministre, Edouard Philippecontre tout suivisme aveugle de ce rapport. Le débat public doit être ouvert sur d’autres bases avec la possibilité de propositions alternatives portées par les cheminots, les organisations syndicales, les comités de lignes, véritables experts du ferroviaire public.

Pierre Laurent secrétaire national du PCF

Rapport Spinetta ; un plan « Thatcher» qui acte la fin du service public ferroviaire (Pierre Laurent)
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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 14:39
Pierre Laurent au congrès du HDP ce week-end en Turquie: les militants de la démocratie et de l'émancipation des kurdes en Turquie, ceux qui résistent au rouleau compresseur fasciste d'Erdogan, savent qu'ils peuvent compter sur le PCF et Pierre Laurent, qui est venu soutenir à plusieurs reprises Demirtas

Pierre Laurent au congrès du HDP ce week-end en Turquie: les militants de la démocratie et de l'émancipation des kurdes en Turquie, ceux qui résistent au rouleau compresseur fasciste d'Erdogan, savent qu'ils peuvent compter sur le PCF et Pierre Laurent, qui est venu soutenir à plusieurs reprises Demirtas

Salut chaleureux aux 32 000 participants du congrès du Halkların Demokratik Partisi – HDP au côté de Sylvie Jan et Pascal Torre : "Notre solidarité vous est acquise Stop Erdogan"

Le PCF au Congrès du HDP

Pascal Torre - l'Humanité, mercredi 14 février

Le congrès du Parti démocratique des peuples (HDP) s'est tenu le 11 février 2018 à Ankara dans un climat d'extrême tension pour les forces démocratiques. Deux jours avant, 17 personnalités du HDP, dont la co-présidente Serpil Kemalbay, avaient été arrêtées tandis que ses prédécesseurs, Selahattin Demirtas et Figen Yüsekdag, croupissent depuis des mois dans les geôles risquant plusieurs centaines d'années de prison. Ce congrès leur a rendu un vibrant hommage dans une démonstration de mobilisation et d'unité réunissant 32 000 participants.

Les congressistes ont dénoncé l'instauration d'un régime islamo-fasciste résultant d'une synthèse entre l'AKP et l'extrême-droite. Les institutions ont été vidées de leur sens et tous les mécanismes de contrôle supprimés. La répression s'est amplifiée après la tentative avortée de coup d'Etat et le référendum, établissant un régime présidentiel, conduisant au limogeage de leur emploi de 150 000 personnes, et à l'incarcération de 55 000 journalistes, intellectuels, militants kurdes et opposants divers, tous qualifiés de "traîtres" ou de "terroristes". La polarisation qu'Erdogan a imposée provoque une fragmentation, une désintégration et une radicalisation de la société où toute expression du dissensus politique est interdite et dont l'objectif vise à marginaliser toute forme d'opposition démocratique. 

Depuis trois semaines, la Turquie a lancé une offensive contre le canton d'Afrin, dans le nord de la Syrie, avec l'objectif illusoire d'éliminer militairement et politiquement les forces progressistes du FDS qui ont été le fer de lance de la lutte contre Daech. Ankara profite des contradictions des alliés pour empêcher l'unification du Rojava et réinstaller dans la région ses supplétifs islamistes du groupe Tahrir al-Cham (Al Qaïda). La violence de cette agression, exacerbée par une rhétorique nationaliste, destinée à un électorat fanatisé, a des conséquences humaines et politiques dramatiques. 

On dénombre près de 200 victimes et des centaines de blessés. Cette aventure criminelle ouvre par ailleurs un nouveau chapitre de la guerre, dans une Syrie déjà meurtrie, lourd de danger pour le Moyen-Orient et le monde dont témoigne l'escalade de cette fin de semaine. L'horreur a atteint son paroxysme lorsque les djihadistes ont atrocement mutilé la combattante kurde Barine Kobanê exhibant son corps dans un jeu morbide. Ces criminels font parade devant leur forfait et le filment pour en faire une infâme publicité. L'offensive turque est une métastase du cancer de Daesh et de la logique de puissance à l'oeuvre.

La France, l'Union européenne, les Etats-Unis, les membres de la coalition et les Nations Unies portent une lourde responsabilité dans cette situation. Leur silence et leur connivence crucifient nos alliés kurdes, comme l'a rappelé à la tribune du congrès Pierre Laurent, qui conduisait une délégation du PCF, aussi composée de Sylvie Jan et Pascal Torre. Pour lui, la France et l'UE doivent faire preuve de courage pour dénoncer les limogeages, les emprisonnements de démocrates et des militants du HDP, les révocations et les incarcérations des parlementaires et des maires du Parti Démocratique des peuples (HDP). La France et l'UE doivent user de leur influence pour exiger l'arrêt des opérations militaires à Afrin (ou Efrin) et le retrait immédiat de l'armée turque. Des mesures de contrainte doivent désormais s'exercer contre ce régime que l'on doit considérer, sans ambiguïté, comme une dictature. 

Chaleureusement accueilli par Pervin Budan et Sezai Temelli, les nouveaux coprésidents, Pierre Laurent a tenu à rappeler que le HDP est un exemple de courage et de détermination. Il a exprimé, dans ces circonstances difficiles, le soutien total des communistes au HDP et au peuple kurde qui constituent la force motrice d'une paix durable dans la région. 

Pascal Torre, secteur international du PCF      

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