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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 20:40
 TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
 
La députée Leyla Güven du HDP (Parti démocratique des peuples, Turquie) est désormais entrée dans une phase de coma après près  de 75 jours de grève de la faim. Ses jours sont désormais comptés. Avec 226
prisonniers, elle réclame la fin de l'isolement du leader du peuple kurde Abdullah Ocalan emprisonné sur l'ïle d'Imrali en violation de toutes les règles internationales.
La Turquie de Recep Tayyip Erdogan porte la responsabilité entière du nouveau drame qui frappe le peuple kurde.
Le PCF et le député européen, Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité, ne cessent depuis plusieurs semaines, aux côtés des organisations kurdes et démocratiques turques, d'alerter les autorités françaises et européennes afin qu'elles fassent pression sur Ankara.
La dictature islamo-conservatrice montre ainsi son vrai visage, celle d'un régime qui piétine les droits humains dans l'indifférence généralisée. Il est grand temps que cela cesse.
L'arrogance et la violence envers tous les démocrates de Turquie et plus particulièrement les femmes, le retour de la torture dans les prisons, les agressions contre le Rojava (Syrie) avec des supplétifs djihadistes, doivent conduire les démocraties à mettre au ban le pouvoir de l'AKP.
 
Le PCF a participé ce jour aux manifestations, place de la République à Paris et partout en France, pour éviter un nouveau crime et clamé #StopERDOGAN afin que prévalent enfin dans la région la paix, la justice, le respect du droit international et le droit des peuples.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 20 janvier 2019
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 16:47
Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère

" Je suis Belge d'origine Arménienne par mon Grand-père qui a fui son pays après le massacre des Arméniens par les Ottomans.
J'ai commencé à travailler à l'age de 15 ans mais j'ai repris et achevé mes études secondaires après 3 ans d'interruption. J'ai travaillé dans divers secteurs en tant que vendeuse, barmaid, vestiairiste en discothèque, gérante d'un magasin de jouets, assistante de direction dans une société de fabrication de pâtes artisanales, employée responsable expédition dans le secteur transport et logistique. Je suis malheureusement en arrêt de travail depuis 2008 pour raisons médicales.
En 2013, j'ai choisi de quitter la Belgique avec ma fille pour nous installer à Malte où nous avons vécu pendant 5 ans. Nous avons décidé de quitter l'ile car nous ne pouvions plus supporter de voir comment les migrants qui avaient traversé la Méditerranée pour trouver un "monde meilleur" étaient traités.
Nous avons choisi de venir nous installer dans le Finistère pour la beauté sauvage des paysages et l'accueil chaleureux des personnes que nous avons rencontrées lors de notre séjour durant l’été 2016.
J'ai pris la décision d’adhérer au PCF après une longue conversation avec une amie militante qui vit non loin de Paris.
L’état actuel de la société française m'interpelle car les valeurs de la République "Liberté, Égalité, Fraternité" sont de plus en plus oubliées et bafouées. La montée de l'extrême-droite m'effraie !! Il est grand temps de secouer les mentalités.
Le PCF est pour moi le seul parti politique français qui défend les valeurs avec lesquelles j'ai eu la chance d’être "éduquée" : valeurs humaines, sociales, égalitaires, écologiques, morales, etc...
Étant arrivée récemment en France et ne connaissant pas encore grand monde, je propose de m'impliquer en tant que militante communiste en apportant, pour commencer, une aide administrative bénévole au parti".

Interview recueilli pour le journal du PCF Finistère, Rouge Finistère n°4 (février 2019)

Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:24
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes: Laurence Cohen interpelle Marlène Schiappa: où est l'argent contre ces violences?
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes

jeudi 17 janvier 2019

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne,interpelle, dans une question écrite, Marlène Schiappa sur le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment suite au rapport 2018.

’’Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?’’

Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes



Question n° 08531 adressée à a secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Laurence Cohen interroge la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les moyens nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

En effet, le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié une évaluation intermédiaire du cinquième plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes.

Si ce bilan montre que des améliorations ont été possibles grâce aux politiques publiques menées depuis des années, il montre également la persistance des violences faites aux femmes et l’insuffisance des moyens consacrés.

Cette insuffisance est également dénoncée dans le rapport de 2018 « où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? » élaboré par le conseil économique, social et environnemental (CESE), la fondation des femmes, le fonds pour les femmes en méditerranée (FFMED), le haut conseil à l’égalité (HCE) et le « women’s worldwide web » (W4).

Dans ce rapport, comparant de façon très détaillée, action par action, les moyens existants et les moyens nécessaires, il est établi que le besoin financier minimum pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violences conjugales s’élève à environ 506 millions d’euros, alors que les ressources actuellement mobilisées atteignent 79 millions d’euros, soit six fois moins.

Aussi, elle lui demande si le Gouvernement, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat, entend tenir compte de ce rapport et augmenter considérablement les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:06
Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Prélèvement à la source des multinationales : proposition de loi des député·e·s communistes

lundi 14 janvier 2019[]

Les député·e·s communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à instaurer le prélèvement à la source des multinationales.

La proposition de loi envisage d’imposer "la part du chiffre d’affaires" réalisée en France, et feront l’objet d’une interdiction d’exercer sur le territoire français en cas de "refus" du paiement de l’impôt.

Les députés communistes déposent un projet de loi pour le prélèvement à la source des multinationales
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:01
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 22:05
Votez Ian Brossat: l'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent!
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 20:49
Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
Parti Communiste Français, Premier Parti de France
La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques vient de publier au journal officiel les comptes des Partis Politiques au titre de l’exercice 2017. Et là, surprise, le PCF apparaît comme le premier parti de France.

Le PCF, 1er parti en 1945, 1er parti en 2017

La CNCCFP est la seule autorité légitime en matière de partis politiques.

Et la seule certitude en matière politique se résume par la question de Staline "Combien de divisions ?".  C'est justement la question à laquelle ne veut pas répondre la majorité des dirigeants de partis. Révéler le nombre de ses militants actifs, ce peut être avouer son obsolescence politique.

Les partis politiques doivent cependant tous déclarer leurs comptes. Tous ne le font pas comme par exemple la Droite Populaire de Thierry Mariani. En fait, sur les 523 formations politiques déclarées à la CNCCFP, seuls 404 ont déposé leurs comptes.

Or, ces comptes affichent le montant des cotisations des adhérents. C’est la preuve irréfutable de la représentativité d’un parti politique. C’est une mesure bien plus sûre que les sondages concoctés par des instituts aux méthodes statistiques plus que douteuses.

Et là, surprise, le Parti Communiste Français arrive en tête du classement :

 

cotisation-des-adherents-partis-politiques-francais-2017

 

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

Avec le PCF, Lutte Ouvrière et l’Union Populaire de François Asselineau restent les principales victimes de ce traitement médiatique inique. Classés respectivement premier, cinquième et sixième, loin devant Europe Ecologie Les Verts ou le Modem, ils ne sont que rarement invités sur les plateaux de télévision.

Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:53
Fabien Roussel : Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons - Grand interview à l'Humanité, 18 janvier 2019 - Julia Hamlaoui
Fabien Roussel : « Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons »
Vendredi, 18 Janvier, 2019

Parti communiste. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle à amplifier la mobilisation et veut « bousculer » les cadres imposés par le gouvernement au grand débat pour que « les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets ».

Deux mois se sont écoulés depuis l’acte I des gilets jaunes, qui a bousculé les organisations politiques et syndicales. Quels enseignements en tirez-vous ?

Fabien Roussel C’est un mouvement historique qui va marquer profondément notre pays. C’est plus qu’un mouvement social, il s’agit d’une révolte populaire. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Face aux mesures prises par le « président des riches » dans son premier budget, dès le mois de janvier 2018 les retraités avaient manifesté contre la hausse de la CSG, puis ce fut au tour du personnel pénitencier, des pompiers, des blouses blanches, du personnel des Ehpad, des cheminots… Des luttes portées par des intersyndicales très larges. Jamais la majorité En marche ! n’a bougé d’un iota. À cause de l’intransigeance du gouvernement, sourd aux souffrances du pays, le doute s’est installé : « Quand on s’unit, on ne nous écoute pas. Qu’est-ce qu’il faut faire pour se faire entendre ? » C’est là le véritable problème démocratique. Emmanuel Macron a oublié qu’il a été élu par 20 % de la population au premier tour et ensuite par défaut face à l’extrême droite. Mais, pour saisir la profondeur de ces mobilisations, il faut revenir à la crise économique de 2008 et au quinquennat de Sarkozy, avec le sauvetage des banques que les Français ont payé. Puis, Hollande est arrivé au pouvoir sur un slogan : « Mon ennemi, c’est la finance. » Il a trompé son électorat. À sa suite, Macron met un coup d’accélérateur ultraviolent à la financiarisation de l’économie. Dix ans de tromperies, d’austérité acharnée ont alimenté cette exaspération, cette colère. C’est un phénomène très profond, qui remet au centre du débat la lutte des classes et la démocratie.

Alors que les revendications des gilets jaunes portent sur la justice sociale, fiscale et démocratique, votre formation, comme le reste de la gauche, ne perce pas dans les sondages, contrairement à l’extrême droite. Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à traduire ces aspirations ?

Fabien Roussel La gauche est trop souvent réduite à l’expérience du quinquennat Hollande, à des déceptions. Pour autant, les aspirations portées par cette révolte populaire, pour beaucoup d’entre elles, rejoignent les valeurs de gauche : la justice sociale et fiscale, la solidarité, le partage des richesses. Quand les gilets jaunes disent : « Pas d’allocation mais une véritable hausse des salaires », ce n’est pas l’extrême droite qui porte cela, c’est la gauche. Mais ces idées ne sont pas celles qui ont été mises en œuvre par le gouvernement Hollande. Donc, il nous faut redonner de la crédibilité à une vraie politique qui répondra aux attentes des Français. Participons à ce mouvement, à cette révolte populaire, même s’il existe de nombreuses contradictions avec parfois des idées qui s’opposent. Menons le débat, alimentons-le.

Le PCF va-t-il participer au grand débat organisé par le gouvernement ?

Fabien Roussel Nous refusons que ce débat se déroule sans espoir, sans perspective et sans les Français. Nous voulons le bousculer, créer les conditions pour que les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets. Nous y porterons aussi nos propositions. Dès la semaine prochaine, nous mettrons à disposition des cahiers d’espérance et de propositions. À partir de ces initiatives, nous formulerons, en mars, des propositions concrètes et des lois d’initiatives citoyennes. Quand le président de la République ferme la porte de l’ISF ou de l’augmentation des salaires, nous devons l’ouvrir. Il tente de reprendre la main avec quelques concessions pour mieux maintenir son dogme de réduction de la dépense publique. C’est une bataille idéologique qui se mène là. En même temps, pour être entendu, il faut que le mouvement social se poursuive, donc y participer.

Le référendum d’initiative citoyenne cristallise une partie des revendications et des polémiques. De telles consultations directes peuvent-elles suffire à résoudre la crise démocratique ?

Fabien Roussel Soyons ouverts sur ce sujet. Discutons-en. Nous avons défendu un texte de loi pour un référendum d’initiative populaire (RIP) à partir de 500 000 signataires. Pour que ce soit clair, nous sommes contre l’organisation de référendums qui remettent en cause l’IVG, la peine de mort ou le mariage pour tous. Les droits humains et les droits fondamentaux doivent être garantis. Ces consultations doivent être adossées au respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou encore aux conventions internationales comme celle de l’OIT. Mais l’organisation de référendums ne peut répondre seule à la crise démocratique et de défiance vis-à-vis des élus et des partis. Une réforme constitutionnelle profonde doit ouvrir la voie à une VIe République. Toutes les questions doivent être sur la table : consultation citoyenne, construction et application des lois, représentativité, donc rôle des élus… Nous comptons mener le débat car les revendications qui s’expriment à ce sujet sont porteuses de contradictions, et le président de la République compte bien s’en servir. Par exemple, comment des députés pourraient-ils être mieux à l’écoute en étant moins nombreux avec des circonscriptions qui passeraient de 100 000 à 200 000 habitants ?

Dans un contexte où Macron comme Le Pen tentent de limiter le débat à leur face-à-face, comment abordez-vous les prochaines élections européennes ?

Fabien Roussel Depuis 1979 et les premières élections européennes, le PCF a toujours présenté une liste en portant une position originale à gauche. Nous étions les seuls pendant longtemps à contester cette construction purement économique au service des marchés, favorisant la concurrence entre les peuples. Nous serons donc présents en mai pour porter cette voix-là et appeler à la construction d’une autre Europe, respectueuse de la souveraineté des nations, mais qui favorise aussi la co-opération entre les peuples. Nous ne sommes pas favorables au Frexit. Car, comme on le voit avec ce qui se passe en Grande-Bretagne pour préserver la City, sortir de l’Europe n’est pas un projet politique en soi. La question, c’est dans quelle Europe voulons-nous vivre ? Changer de voie passe par la sortie des traités pour une Europe plus solidaire, plus juste, plus humaine. C’est urgent. Si nous ne transformons pas radicalement l’Europe, elle va exploser, livrée aux nationalismes.

Avec des institutions européennes verrouillées, beaucoup doutent que ce soit possible…

Fabien Roussel Le besoin de changer les institutions devient un consensus, on le voit en ce moment à l’échelle de la France. La question, c’est : « Au service de quel projet ? » C’est là que le PCF porte une voix originale. Pour nous, il s’agit de créer un rapport de forces populaire dans chaque pays, mais aussi au Parlement européen. Travaillons avec les forces progressistes des pays européens pour porter des projets, des coopérations qui nous permettent de vivre en paix et de répondre aux besoins des peuples.

Où en êtes-vous de votre liste ?

Fabien Roussel Elle sera aux couleurs du monde du travail et des colères qui s’expriment. Elle sera présentée à notre conseil national le 26 janvier, puis soumise aux communistes à la fin du mois. Plus nombreux seront les communistes qui participeront à cette consultation et plus cette liste aura de force. Nous la présenterons ensuite lors de notre meeting de lancement de campagne, le 5 février à Marseille. Et nous maintiendrons la porte ouverte pour construire une liste avec les forces à gauche qui le souhaiteraient. Les discussions continuent, notamment avec Génération.s.

Vous avez récemment dénoncé l’évasion fiscale pratiquée par Google au siège parisien de l’entreprise, ce sujet sera-t-il un pilier de votre action des mois à venir ?

Fabien Roussel Oui, l’exigence d’une meilleure répartition des richesses, donc de la lutte contre l’évasion fiscale, est largement partagée par nos concitoyens. Notre rencontre avec Google a été riche d’enseignement. Eux-mêmes ont reconnu que, s’ils pratiquent l’optimisation fiscale, c’est parce que c’est permis et que tout le monde le fait. Si les lois changeaient, ils paieraient, disent-ils. Ils sont filous, évidemment, et dirigés par des actionnaires guidés uniquement par la rentabilité, mais si vous leur laissez le moindre espace, ils s’en saisissent. À l’inverse de la taxe très restrictive proposée par le gouvernement, nous défendons le prélèvement à la source de toutes les multinationales, pas seulement des Gafa. Google France a aussi reconnu que s’ils n’osaient pas demander le crédit d’impôt recherche auquel ils pourraient prétendre, ils ne peuvent pas refuser le Cice car ils le reçoivent automatiquement. Le gouvernement verse donc des aides publiques à une entreprise qui n’en a pas besoin, qui réalise d’énormes bénéfices et qui de surcroît pratique l’évasion fiscale ! J’ai donc à nouveau interpellé cette semaine Bruno Le Maire pour connaître le montant de ces aides, entreprise par entreprise. Le gouvernement y oppose traditionnellement le secret industriel. Mais ce n’est plus possible. Les Français ont le droit de savoir.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Fabien Roussel : Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons - Grand interview à l'Humanité, 18 janvier 2019 - Julia Hamlaoui
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:52
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre

Invitation: après-midi Théâtre
 

Bonsoir m'amour au Relecq-Kerhuon, 17h
 

Vœux du PCF Finistère, samedi 19 janvier, 16h30

Belle année 2019!

Une année utile pour reconstruire de l'espoir et des capacités de transformation et de résistance à gauche.

La fédération du Finistère du Parti Communiste Français a le plaisir de vous inviter à sa cérémonie des vœux de nouvelle année le samedi 19 janvier à 16h30 à l'Auditorium Jean Moulin du Relecq-Kerhuon.

Cérémonie des vœux partagée avec la section PCF du Relecq-Kerhuon

Le discours des vœux aura lieu à 16h30.

Puis à 17h, Théâtre avec la représentation de "Bonsoir m'amour", la pièce musicale et chantée drôle et émouvante du Théâtre de la Corniche (Antoine Asnar, Jérôme André, Claude Bonnard) sur la Grande Guerre, déjà programmée le 11 novembre 2018 par le PCF à St Martin des Champs pour le centenaire de l'armistice.

Ce moment est public, n'hésitez à amener vos conjoints, amis, familles.

Apéritif convivial à 18h30 après le spectacle.

Résumé de la pièce "Bonsoir m'amour" (Théâtre de la Corniche: Claude Bonnard, Jérôme André, Antoine Asnar)

« 1925, le 11 novembre, dans un bar à Morlaix. A la fin de la commémoration de l'armistice, le bar a programmé une évocation de la grande guerre en chansons. Pour animer la soirée on retrouvera un musicien ambulant et le petit fils du cabaretier. Le premier a été sur le front et a surmonté les horreurs de la guerre grâce à la musique, le jeune, lui, aurait aimé avoir l'âge de combattre surtout depuis la mort de son père en 1917. Ça discute, ça s'apostrophe, ça évoque la mémoire des amis disparus, les faits d'armes du maréchal Foch, le voisin de Ploujean, ou des planqués de l'arrière, plus occupés à faire des affaires qu'à remonter le moral des troupes. Ça chante les refrains de l'époque qui traduisent bien l'évolution des états d'esprits, de la fleur au fusil des premières semaines au découragement ressenti devant l'interminable mitraille. Le tout devant la philosophie du patron qui, lui, a connu celle de 70 et le siège de Paris par les Prussiens, et qui a donné à son bistrot le nom d'une chanson à succès du début du siècle « Bonsoir m'amour » dont l'air avait été utilisé par les auteurs anonymes de la chanson de Craonne alors encore interdite! »

Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:50
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie - après un an d'application, l'heure du bilan - pa Pierre Ouzoulias, sénateur communiste
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie
Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup -
Par / 16 janvier 2019

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le 22 janvier prochain, les lycéennes et les lycéens ouvriront un dossier sur Parcoursup et commenceront à y déposer leurs vœux.

Cette plateforme a été remaniée par rapport à celle de l’an passé et plusieurs modalités d’instruction de la procédure ont considérablement évolué.

Nous regrettons vivement que ce remaniement d’ampleur de Parcoursup ait été décidé et réalisé sans qu’un bilan complet de sa première année de mise en œuvre nous ait été présenté.

Nous apprenons, par la presse, les modifications majeures apportées à un dispositif qui va toucher près de 900 000 personnes. Une nouvelle fois, nous sommes mis devant le fait accompli.

Je vous rappelle que la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants exige de votre ministère, au mois de décembre de chaque année, un bilan détaillé par académie de la procédure nationale de préinscription.

Par ailleurs, le comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup, qui doit remettre son rapport au terme de la session de la procédure nationale, vient aujourd’hui de le rendre public, après le lancement de la nouvelle session et l’annonce des modifications apportées à la procédure.

Hier a été lancé le grand débat national dont l’objet est de « consulter » les citoyens, de « rendre la participation citoyenne plus active [et] la démocratie plus participative ».

Vous avez déclaré que la plateforme était avant tout au service des candidats. Aussi, nous déplorons profondément que vous n’ayez pas consulté l’ensemble des usagers de ce service pour leur demander leur avis. L’analyse de leur expérience était d’autant plus nécessaire que l’absence de hiérarchisation des vœux ne permet pas d’évaluation qualitative du dispositif.

L’article 24 de la Constitution a confié au Parlement la mission de voter la loi, de contrôler l’action du Gouvernement et d’évaluer les politiques publiques. Le Sénat l’exerce avec objectivité, mais détermination. C’est peut-être ce qui lui est aujourd’hui reproché et qui pousse d’aucuns à en demander la transformation.

Fort de cet esprit de responsabilité, le groupe CRCE, dans le cadre de la semaine de contrôle du Sénat, a demandé l’organisation du présentdébat.

La loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants n’est pas un texte technique destiné à pallier les dysfonctionnements du portail APB – Admission post-bac – et à bannir le tirage au sort. Ce dernier était illégal et il vous suffisait, pour l’interdire, d’appliquer la loi en vigueur à l’époque.

Cette loi est la première étape d’un projet de transformation radicale de l’organisation et des finalités de l’enseignement supérieur. La hausse des droits d’inscription pour les étudiants extracommunautaires dont nous venons de débattre en constitue un nouveau stade, qui éclaire vos intentions réelles.

Depuis plus de dix ans, l’enseignement supérieur est dans une situation de sous-financement chronique. Le budget moyen par étudiant et le taux moyen de l’encadrement des jeunes ne cessent de baisser. La France est l’un des pays économiquement développés qui consacre le moins de moyens à son enseignement supérieur.

Cette crise, ancienne et persistante, est encore accentuée par l’arrivée massive de nouveaux bacheliers. Ils étaient près de 32 000 en 2018, soit une augmentation d’environ 5 % par rapport à 2017. Cette hausse devrait encore se poursuivre durant une dizaine d’années.

Lors de l’examen de votre projet de budget, la plupart des groupes a estimé que les moyens demandés par votre ministère pour l’année 2019 n’étaient pas à la mesure des enjeux auxquels notre pays doit répondre pour tenter de rattraper son retard.

Dans ce contexte, Parcoursup apparaît comme un instrument de gestion de la pénurie. Sa mise en œuvre a demandé des efforts supplémentaires considérables à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur. Pour quels résultats ? Il est difficile de répondre précisément à cette question tant les données publiées par votre ministère sont générales et partielles.

En 2018, le nombre de candidats reçus au baccalauréat a augmenté de 5,3 %, mais le nombre d’étudiants ayant accédé à l’enseignement supérieur n’a progressé que de 2,2 %. Autrement dit, la procédure a découragé un grand nombre de lycéens de poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat. Ainsi, 22 % des inscrits ont quitté la plateforme sans aucune affectation.

Notre devoir de parlementaire est de vous demander ce qu’ils sont devenus ? Ont-ils rejoint des établissements privés, les classes passerelles ouvertes par les rectorats ou le marché de l’emploi ? Alors que vous avez donné la garantie à chaque bachelier de pouvoir poursuivre son cursus dans l’enseignement supérieur, vous devez nous expliquer pourquoi près de 180 000 d’entre eux ont finalement fait un autre choix.

Ce taux de renoncement n’est pas le même selon les filières de l’enseignement secondaire. Parcoursup s’est révélé bien plus pénible et hasardeux pour les bacheliers des sections technologiques et professionnelles.

Lors de séances de questions au Gouvernement, vous m’avez demandé, madame la ministre, de bien vouloir « relayer fidèlement » vos chiffres. À mon tour, je vous fais la même demande.

Les bacheliers des filières générales ont attendu, en moyenne, quatre jours avant de recevoir leur première proposition. Ceux des filières technologiques ont dû patienter douze jours et les bacheliers professionnels, dix-sept jours.

Par ailleurs, 71 % des titulaires d’un baccalauréat général ont reçu une proposition le premier jour, contre seulement 45 % des titulaires d’un baccalauréat professionnel. Plus de 80 % des bacheliers des filières générales ont accepté une proposition lors de la phase principale, mais seulement 52 % des bacheliers professionnels.

Vos chiffres indiquent, madame la ministre, que Parcoursup a incontestablement facilité l’affectation des meilleurs bacheliers des sections générales. Mais ce dispositif a aussi rendu cette affectation beaucoup plus difficile pour ceux des filières technologiques, et même dissuasive pour les bacheliers professionnels. Il nous faut en comprendre les causes.

En l’état des informations disponibles, cette analyse n’est pas possible, car nous ignorons les modalités de fonctionnement des outils de sélection des universités, les fameux algorithmes locaux.

Pendant plusieurs mois, madame la ministre, vous nous avez expliqué que ceux-ci n’existaient pas ou qu’il s’agissait simplement d’outils d’aide à la décision.

Vous venez de rendre public le cahier des charges de la plateforme Parcoursup. Dans son préambule, ce document révèle que « le développement de la plateforme Parcoursup a été mené de manière “agile” » – c’est-à-dire que ce cahier des charges a été réalisé a posteriori.

À la page 14 de ce document, on apprend que les algorithmes dits « locaux » sont des outils utilisés par les établissements pour réaliser des préclassements.

Le 11 janvier dernier, M. Frédéric Dardel, président de l’université Paris-Descartes, nous en dit plus sur leur mise en œuvre. Ainsi, dans son université, « les équipes ont fait un préclassement automatisé des dossiers », indispensable en raison du nombre de dossiers à étudier et des délais d’examen très courts. Il ajoute que, « très souvent », un « redressement des notes » a été fait en tenant compte de la moyenne de la classe.

Pour les filières de la première année commune aux études de santé, la PACES, et du droit, une pondération des notes a même été réalisée en fonction du « taux brut de réussite au bac ». M. Frédéric Dardel confirme donc en tous points nos craintes et l’existence de ces algorithmes, que vous aviez qualifiés de « légendes urbaines ».

Madame la ministre, je vous rappelle solennellement que le règlement général européen sur la protection des données personnelles proscrit tous les traitements automatisés des dossiers individuels. Le Sénat, à l’unanimité, vous avait demandé la publication de ces algorithmes. Je vous ai écrit sans succès pour en obtenir la communication, et je suis indigné que vous ayez conseillé aux établissements de ne pas nous les transmettre ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain.)

Mme Maryvonne Blondin. Il a raison !

M. Roland Courteau. Très bien !

M. Pierre Ouzoulias. Vous aviez promis de rendre Parcoursup transparent. Cette condition ne peut pas être satisfaite tant que le processus de sélection des dossiers restera clandestin, invérifiable et incommunicable. Vous avez remplacé le tirage au sort par l’opacité.

Pour préparer ce débat, j’ai reçu de nombreuses contributions et questions. Je n’ai pas pu toutes vous les soumettre. Pour notre groupe, Céline Brulin vous en exposera d’autres, et je ne doute pas que vous, mes chers collègues, contribuerez à enrichir ce débat. J’ai cru comprendre que le Gouvernement souhaitait amender sa méthode de travail en laissant une plus grande place à la concertation et à l’évaluation de ses réformes par celles et ceux qui les éprouvent. Aussi, j’apporte ma modeste contribution à cet effort collectif en ouvrant un cahier de doléances national et en le mettant à la disposition de celles et ceux qui veulent poser leurs questions dans le prolongement de ce débat.

En ce qui nous concerne, nous persistons à penser que la République doit poursuivre le grand dessein de donner à tous les bacheliers les mêmes droits de continuer leurs études dans l’enseignement supérieur. Ensemble, nous devons donc œuvrer pour que l’État leur propose un cursus en adéquation avec leurs compétences et leur projet personnel, et définir les moyens budgétaires que nous sommes prêts à mobiliser pour satisfaire cette ambition politique.

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