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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 06:23

10-04-2019

Conclusions du grand débat : la déconnexion avec les revendications de notre peuple est totale

Première séance du mardi 09 avril 2019

Déclaration du Gouvernement relative au grand débat national

M. le président. L’ordre du jour appelle la déclaration du Gouvernement relative au grand débat national, suivie d’un débat.

Voir l’intervention du Premier ministre ici.

M. le président. La parole est à M. le président André Chassaigne.

M. André Chassaigne. Les conclusions de ce que vous appelez le grand débat nous apprennent peu sur l’état de la France et sur les attentes des Français. Pour l’essentiel, ces revendications ont déjà été exprimées ici, à l’Assemblée nationale, par la voix des députés communistes, mais aussi depuis des années par le mouvement social, les syndicats et les associations et, depuis vingt et une semaines dans la rue, par la voix des gilets jaunes, soutenus par une grande part de l’opinion publique.

L’ensemble converge vers trois revendications impératives – écoutez bien, monsieur le Premier ministre : plus de pouvoir d’achat, plus de services publics, plus de démocratie. Tendez l’oreille, monsieur le Premier ministre – l’oreille gauche, naturellement : plus de pouvoir d’achat, plus de services publics, plus de démocratie.

M. Jean-Charles Colas-Roy. Et l’écologie alors ?

M. André Chassaigne. Trois « plus », trois exigences, trois progrès, qui correspondent à trois taches noires de l’action gouvernementale définie par le président Emmanuel Macron, dont la ligne de conduite est guidée par le néolibéralisme et l’hyperprésidentialisme.

C’est précisément cette conjugaison du néolibéralisme et de l’hyperprésidentialisme qui est au cœur de la crise, un hyperprésidentialisme qui rend le pouvoir aveugle, sourd et indifférent.

Aveugle aux conséquences de ses choix politiques, qui aggravent la paupérisation et la précarisation de nos concitoyens.

Sourd à la revendication de nos concitoyens qui en appellent à la justice fiscale et à la solidarité nationale.

Indifférent à la violence sociale subie par les salariés, les personnes privées d’emplois, les retraités, les jeunes.

Dans ces conditions, faut-il s’étonner qu’une profonde et saine colère éclate au grand jour et sonne comme un réquisitoire accablant contre cette politique, votre politique ?

Quelle mouscaille, monsieur le Premier ministre ! (Sourires.) Quelle mouscaille pour vous que ce moteur tombé en panne, qui vous oblige à mettre la main dans un affreux cambouis, à sortir la boîte à outils sur le bord de votre route bien tracée, à dévisser, colmater, revisser, à vous échiner à dérouiller un moteur qui reste grippé ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. – Mme George Pau-Langevin applaudit également.)

Pas drôle, ce grain de sable qu’est le peuple ! Ce peuple que vous ne pouvez supprimer lorsque, dans son droit le plus légitime, il en appelle à la justice et à la dignité, dans une société de plus en plus inégalitaire où les riches sont choyés par le pouvoir politique, pouvoir qui s’est assigné pour mission de défendre les intérêts des contributeurs et des soutiens de la campagne de son président.

M. Jean-Paul Lecoq. Ça, c’est dit.

M. André Chassaigne. Des riches qui sont de plus en plus riches, mais qui n’en finissent pas de se lamenter sur ce trop d’impôts qui leur pourrit la vie, qui n’en finissent pas d’exprimer leur angoisse parce que la somptueuse remise faite sur leur ISF ne suffit pas à éteindre leur panique à la perspective de contribuer mieux, de contribuer plus à la solidarité nationale et donc au financement des services publics et du bien public !

Permettez-moi, monsieur le Premier ministre, de vous tendre mon mouchoir pour sécher les larmes de ces super-privilégiés (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI – M. Christian Hutin applaudit également) qui, au mieux, ignorent tout des conditions de vie de leurs concitoyens, au pire demeurent indifférents à leur sort, dans la droite ligne du Président de la République quand il affirmait qu’il ne sentait pas la colère dans le pays.

Est-ce ce mépris, cette indifférence qui ont conduit votre gouvernement à continuer de présenter des lois rétrogrades en plein cœur de la crise ? La loi sur le droit de manifester, qui vous a valu, faut-il le rappeler, une censure cuisante du Conseil constitutionnel, les projets de loi sur l’éducation, sur la santé ou encore sur la privatisation d’ADP… Ce dernier vous permet de réaliser l’exploit inédit de réunir contre vous et votre volonté de brader les bijoux de famille tous les groupes d’opposition, de gauche et de droite, qui demandent l’organisation d’un référendum sur cette question ! (M. Jean-Paul Dufrègne, M. Christian Hutin, Mme Laurence Dumont et M. Éric Coquerel applaudissent.)

Vous savez pourtant que la situation n’est plus tenable puisque, dans la panique générale suscitée par le mouvement populaire des gilets jaunes, l’exécutif a cru trouver une parade dans l’écriture d’une grande page de notre histoire : l’organisation d’un grand débat. L’événement du siècle s’est avéré être une simple astuce politicienne pour étouffer le mouvement et neutraliser la critique radicale de votre politique.

C’est ainsi que vous avez installé un dispositif constitué de réunions locales, de contributions en ligne, de stands de proximité et autres conférences régionales, d’un collège de personnalités garantissant la prétendue indépendance du débat, dispositif qui s’est éteint par une lecture algorithmique permettant d’en tirer les mots aptes à servir votre idéologie… Vous avez choisi d’instrumentaliser les mots plutôt que de répondre aux maux.

M. Sébastien Jumel. Très juste !

M. Jean-Paul Dufrègne. Bravo !

M. André Chassaigne. Il en ressort finalement un grand exercice de communication politique et de propagande gouvernementale orchestré par le Président de la République, au terme duquel ledit grand débat se métamorphose non seulement en faux débat mais aussi en débat tronqué.

Pour reprendre les propos de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public, le principe d’un débat public, ce n’est pas de poser des questions aux Français : c’est les Français qui posent des questions, c’est eux qui s’expriment, c’est eux qui disent ce qui leur tient à cœur. La preuve en est que les garants du débat national, qui avaient été désignés par le Gouvernement, ont fustigé les trop nombreuses interférences d’Emmanuel Macron et de son gouvernement.

L’incapacité manifeste du Gouvernement à nouer le dialogue est liée à l’absence de toute volonté politique de s’engager sur la voie du progrès social. Comment, en effet, nouer un vrai dialogue sans contester l’échelle des valeurs inhérentes à l’ordre marchand, le chiffre roi, la part de marché, le rendement, le rentable, le « tout entreprise » et, disons-le, le mépris de l’humain ?

Cette incapacité à nouer un véritable dialogue, le Président de la République l’a incarnée à lui seul. Il n’a pas hésité à se mettre en scène, en s’imposant dans des interventions qui ont révélé un plaisir irrépressible devant sa propre personne et ses propres paroles. Le résultat est là : le grand débat national, qui était officiellement destiné à écouter les Français, s’est métamorphosé en logorrhée présidentielle occultant la prosaïque réalité.

Bref, au lieu d’être un grand moment démocratique, cette séquence s’est résumée au lancement de la campagne des élections européennes par un exécutif qui a pu s’appuyer sur l’ensemble des moyens de l’État et sur le soutien indéfectible des médias. S’écouter parler, plutôt qu’écouter les Français, tel a été le credo. Comment s’étonner dès lors que la colère n’ait pas été entendue et que l’Élysée enjoigne au Gouvernement de ne pas changer de cap ?

Pour la majorité au pouvoir, les règles du marché et de la guerre économique et sociale avaient déjà triomphé avant même les conclusions du faux débat. Pour vous, c’est un fait, c’est du bronze, la mondialisation comme la métropolitisation ont leurs gagnants et leurs perdants, toujours les mêmes. Et votre nouveau monde, méprisant, demande au peuple de s’y résoudre.

Aucune réponse gouvernementale digne de ce nom ne se dessine. La déconnexion avec les revendications de notre peuple est totale. Le peuple dit justice fiscale, vous entendez baisse des impôts.

Mme Laurence Dumont. Exactement !

M. André Chassaigne. Le peuple réclame de la solidarité nationale, vous entendez baisse des dépenses publiques. C’est proprement à désespérer.

Monsieur le Premier ministre, en écoutant votre intervention et en constatant les applaudissements enthousiastes de vos courtisans,…

M. Erwan Balanant. Non, de parlementaires comme vous !

M. Sébastien Jumel. Courtisans dociles !

M. André Chassaigne. …je pensais à l’empereur romain Héliogabale. Associant extravagance et perversité, il servait des mets en carton à ses convives, qui devaient s’extasier et vanter la qualité gustative de ce qui leur était servi. Habitués à digérer la parole jupitérienne, chers collègues députés de la majorité, vous en venez même à applaudir lorsque les assiettes sont vides et qu’il n’y a rien à manger. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et quelques bancs du groupe SOC.)

M. Sébastien Jumel. C’est vrai !

M. André Chassaigne. On l’aura compris, la fin du grand débat n’ouvre pas un nouveau chapitre de l’action gouvernementale. Des mots, des mots… ou plutôt une musique, qui tient davantage du souffleur de mirliton que du soliste de l’orchestre national de France. C’est le maître des horloges qui prépare, en chef d’orchestre, la partition, laquelle sera sans aucun doute synonyme d’accélération de la politique régressive sur le plan social, fiscal, écologique et démocratique, une régression sociale qui sera remise sur l’ouvrage dans quelques semaines seulement, à l’occasion de la réforme de la fonction publique puis des retraites.

Ne vous en déplaise, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs de la majorité, il est de la responsabilité de l’État républicain de venir en aide aux millions de Français qui subissent le déclassement social, le matraquage fiscal et la mise en danger de la planète. Selon la Constitution, vous êtes censés conduire la politique de la nation, alors qu’en réalité vous menez la politique du capital et de la bourse.

Pour reprendre les propos du président Émile Beaufort, si bien interprété par Jean Gabin, on ne vous demandera plus de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe GDR.)

Face aux velléités de régression sociale, d’autres solutions existent pourtant. Elles ont été largement soulignées par nos concitoyens, notamment dans le cadre des débats que nous avons organisés pour mieux les écouter, tant leurs idées sont riches. Ce sont des mesures simples et radicales, de nature à ramener la paix civile et sociale.

Ce qu’il faut avant tout, c’est un changement de la donne politique au profit d’une réelle démocratisation de notre République – une République qui est seule à même de répondre à l’urgence économique, sociale et écologique, par des mesures en faveur du pouvoir d’achat, en particulier la revalorisation du SMIC, des salaires, des pensions de retraites et des allocations sociales, et, dans le secteur public, l’indexation des traitements des fonctionnaires, donc le dégel du point d’indice.

L’amélioration du pouvoir d’achat repose aussi sur une fiscalité plus juste, à commencer par le rétablissement immédiat de l’ISF, dont la suppression restera le péché originel du quinquennat. (Mme Laurence Dumont applaudit.) Mais il faut aussi renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu, instaurer une TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité et ériger la lutte contre l’évasion fiscale en grande cause nationale pour 2020. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) Il faut également redéployer les services publics pour réduire la fracture sociale et territoriale, étendre les énergies propres et développer les transports gratuits.

L’heure n’est plus aux atermoiements, aux circonvolutions, ni aux manœuvres politiques pour continuer d’agir dans l’intérêt d’une minorité de privilégiés. Sinon vous devrez, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs de la majorité, assumer toutes les conséquences de votre attitude irresponsable qui, au fil du temps, ne pourra qu’attiser la colère.

N’en doutons pas, ce sera alors, pour reprendre les propos de Victor Hugo dans L’homme qui rit, « le dégel sombre », « la rouge aurore de la catastrophe ».

Si votre responsabilité est immense et marquera l’histoire de notre pays, nous continuerons quant à nous à assumer la nôtre, celle d’une lutte sans merci, depuis les quartiers, villages et entreprises jusque dans l’hémicycle ; une lutte au côté du peuple souverain reprenant son destin en main, ce qui suppose la tenue d’un débat constituant ponctué par un référendum refondateur ouvrant la voie à une VIe République.

C’est seulement par le haut, c’est-à-dire par le peuple, et non par l’Élysée, que la crise pourra être dénouée. Telle est notre conviction profonde. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SOC. – M. François Ruffin applaudit également.)

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 05:47
Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans ce 10 avril! Hommage à cette communiste résistante, passeuse de mémoire, femme d'Henri Rol-Tanguy!

Cécile ROL-TANGUY a 100 ans aujourd'hui!
Bon anniversaire, chère Cécile, merci votre passé de résistante, et pour votre engagement sans faille au service de la liberté et de la justice sociale.

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le 10 avril 1919 à Royan, est une résistante française.

Elle est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet.

Après l'obtention de son brevet élémentaire à 16 ans, elle est formée au métier de sténodactylographe et suit un stage au secrétariat administratif du
syndicat Confédération générale du travail (CGT) de la Compagnie parisienne de
distribution d'électricité (CDPE). En novembre 1936, elle est engagée au syndicat des métaux CGT d'Île-de-France, dont le secrétaire n'est autre qu'Henri Tanguy.
Elle milite à l'Union des jeunes filles de France et participe à des réunions du Comité d'aide à l'Espagne républicaine, où elle fait connaissance avec Tanguy.
En janvier 1938, ils se fréquentent, puis, en 1937, alors qu'il participe à la guerre d'Espagne, elle devient sa marraine de guerre. Après son retour en France fin 1938, le 19 avril
1939, ils se marient. Ils auront cinq enfants : Hélène, universitaire, Jean, journaliste, Claire et Francis, haut fonctionnaire; ainsi que Françoise, morte en bas âge. Entre-temps, le 1er janvier 1938, elle adhère au PCF.
Au début de juillet 1940, elle entre dans la clandestinité ; Henri, une fois démobilisé, la rejoint à Paris. Elle devient agent de liaison et prend les surnoms de « Jeanne », « Yvette » et
« Lucie ». Seul Maillard connaît leur véritable nom et leur adresse.
C'est elle qui, notamment, informe Jean-Pierre Timbaud qu'il est recherché. Elle cache des armes dans le
landau de ses enfants. Le 19 août 1944, elle rédige, sous la dictée d'Henri,
l'appel à l'insurrection des Parisiens.
Le 26 août, elle assiste au défilé du général de Gaulle sur les Champs-Élysées.
Cécile Rol Tanguy devient co-présidente de l’association Les Amis des combattants de
l'Espagne république, ACER, dont sa fille, Claire, deviendra Secrétaire
générale. Elle prend l'engagement, avec son mari, de rester adhérente du PCF et abonnée à L'Humanité jusqu'à sa mort. Henri Rol-Tanguy meurt en 2002.
En janvier 2014, elle salue avec Odette Nilès dans une tribune dans Le Monde la décision du transfert des cendres de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay au Panthéon.
Le 27 mai 2014, elle participe aux
commémorations organisées à l'occasion de la journée nationale de la Résistance.

Catherine Vieu Charier (PCF Paris)

Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans ce 10 avril! Hommage à cette communiste résistante, passeuse de mémoire, femme d'Henri Rol-Tanguy!

Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans, ce 10 avril !

Sa vie tout entière a été consacrée au combat pour le peuple de France et l’émancipation humaine.

Issue d’une famille communiste, engagée dans les luttes sociales et antifascistes des années 1930, elle adhère au PCF en 1938.

Durant l’Occupation hitlérienne, au côté d’Henri Rol-Tanguy, futur chef régional des FFI d’Île-de-France, Cécile participe activement aux actions de la Résistance. Ce qui lui vaut d’être aujourd’hui médaillée de la Résistance et officier de la Légion d’honneur.

Après la Libération, elle poursuit son combat à l’Union des femmes françaises, ainsi que sur divers fronts, notamment celui de la mémoire des antifascistes et des résistants.

Le PCF est fier de compter dans ses rangs une telle combattante ayant marqué l’histoire de notre pays, et de lui rendre hommage le jour de son centième anniversaire.

Son engagement est un exemple pour toutes les générations de militantes et militants communistes.

Heureux anniversaire, chère camarade, chère Cécile!

Fabien Roussel,
secrétaire national du PCF, député communiste

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 12:17
Le PCF, premier parti de France en nombre d'adhérents, manifeste devant CNEWS contre son éviction du débat du 10 avril avec 7 formations, dont certaines groupusculaires (UDI, Debout la France, EELV)...
Le PCF, premier parti de France en nombre d'adhérents, manifeste devant CNEWS contre son éviction du débat du 10 avril avec 7 formations, dont certaines groupusculaires (UDI, Debout la France, EELV)...

La chaîne de Bolloré considère que les groupusculaires EELV (10 fois moins d'adhérents que le PCF, avec une grande partie des cadres qui ont rejoint Macron), Debout la France de Dupont-Aignan, UDI, ont plus de titre à être représentés dans un débat des partis politiques sur les Européennes regroupant 7 formations que le PCF, qui compte un groupe à l'Assemblée nationale (EELV et Debout la France:0), un groupe au Sénat (EELV et Debout la France:0), 3 députés européens, 7500 élus, 80 000 adhérents (dont 45 000 à jour de cotisations environ, ce qui en fait le premier parti de France en nombre d'adhérents devant le PS, Les Républicains et le Rassemblement National).

Cette non invitation de Fabien Roussel ne fait qu'illustrer le scandale démocratique que constitue l'éviction du PCF de la plupart des médias, en réalité un élément significatif dans le cadre de la lutte des classes intense actuelle puisqu'il s'agit de pouvoir dérouler une parodie de débat où à aucun moment la possibilité d'un rassemblement populaire à gauche sur des contenus remettant en cause le pouvoir du capital et de la finance ne puisse apparaître: débat entre différentes nuances de libéraux et de populistes qui ne remettent pas en cause le système capitaliste ni n'ont vraiment l'intention de construire une perspective politique pour les intérêts du peuple.     

Nous demandons à ce que notre parti soit respecté devant chez CNEWS qui manque de chaises, de places pour organiser un seul débat avec l’ensemble des chefs de parti dont Fabien Roussel . Avec Ian Brossat #PasSansNous PCF - Parti Communiste Français

 

 

Huffington Post - 8 avril

POLITIQUE - Le PCF persona non grata sur CNews pour le grand débat en vue des élections européennes? Les militants du parti ont décidé de contre-attaquer en se mobilisant au pied des locaux de la chaîne d’information en continu ce 8 avril, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Des dizaines de manifestants se sont présentés devant les locaux de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en début de soirée, afin de dénoncer le traitement médiatique réservé à leur parti en vue du débat du 10 avril. Ce soir-là, CNews organise une soirée consacrée à l’Union européenne avec sept grands chefs de partis: David Cormand (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Olivier Faure (PS), Stanislas Guérini (LREM), Marine Le Pen (RN), Adrien Quatennens (LFI) et Laurent Wauquiez (LR) feront face à Laurence Ferrari (CNEWS) et Matthieu Belliard (Europe 1).

Le PCF, grand absent du débat CNews/Europe 1

Au pied de la rédaction de CNews, Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes du 26 mai dénonce la décision de la chaîne privée. “Notre voix, elle ne peut pas être représentée par d’autres que nous” lâche-t-il dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du PCF. Et de regretter l’absence de Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF dans ce “débat des chefs”. “Nous ne pouvons pas accepter une chose pareille alors que le PCF a une parole particulière sur les enjeux européens: nous sommes la seule force politique à avoir rejeté tous les traités européens ultras libéraux”, martèle-t-il. 

Sur les réseaux sociaux, le PCF avait appelé ses militants à ramener des chaises pour la chaîne: “Si la non-invitation du PCF sur le plateau tient au seul fait du nombre de places disponibles, alors nous amènerons notre chaise”

La France Insoumise (LFI) avait aussi été provisoirement écartée du débat après l’indisponibilité de Jean-Luc Mélenchon, en meeting le même soir à Amiens. Face au tollé, la chaîne avait finalement invité le député LFI du Nord, Adrien Quatennens.

Un autre débat organisé le 4 avril avait déjà tourné à la polémique. D’abord prévu à neuf, le débat diffusé sur France 2 et France Inter s’était élargi sous la pression des candidats initialement non-invités, à coups de procédures judiciaires. Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI) avaient obtenu gain de cause après avoir interpellé France 2, tandis que Benoît Hamon (Génération.s), François Asselineau (UPR) et Florian Philippot (Les Patriotes) avaient gagné leur ticket devant la justice... avant que le Conseil d’État tranche en faveur de France 2.

 

Européennes. #Pas sans nous, chez Cnews aussi
Mardi, 9 Avril, 2019

Après France 2, le PCF se mobilisait hier soir pour être invité au débat de mercredi sur la chaîne d’info en continu.

Devant le siège de Cnews, les communistes avaient rendez-vous hier pour dire à nouveau « Pas sans nous »… avec leur chaise. Après avoir obtenu d’être invité pour le premier débat de la campagne pour les européennes de mai, jeudi sur France 2, le PCF se mobilise en vue de l’émission de mercredi soir sur la chaîne d’info en continu et Europe 1 de laquelle leur secrétaire national, Fabien Roussel, a été évincé. Sur le plateau, Laurent Wauquiez (LR) doit prendre place aux côtés de Stanislas Guerini (LaREM), Marine Le Pen (RN), David Cormand (EELV), Olivier Faure (PS), Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et d’Adrien Quatennens, qui, lui aussi, a failli manquer à l’appel, la chaîne refusant dans un premier temps un autre insoumis que Jean-Luc Mélenchon, pris par un meeting à Amiens.

« On s’est renseigné, il paraît que le problème, c’est que vous manquez de chaises. Nous, on en a à vous prêter », lance Ian Brossat, la tête de liste communiste pour les européennes, dont la présence la semaine dernière a été remarquée sur France 2. Si le Conseil d’État avait in fine annulé la décision de justice contraignant cette dernière à inviter 12 candidats jeudi, au nom des règles édictées par le CSA, demeure le problème démocratique, souligne le PCF.

« Nous avons rassemblé un spectre politique assez large, représentatif de la population française (…) Mais si nous accueillons 12, 13, 15 partis politiques, le débat sera parfaitement inaudible », a justifié de son côté Matthieu Belliard, coprésentateur de l’émission de mercredi, estimant que « ces dernières années, le Parti communiste français ne s’est pas mis en situation d’être représentatif ». « Nous avons un groupe à l’Assemblée, un au Sénat, Nicolas Dupont-Aignan en a-t-il ? » , réplique Fabien Roussel. Hier, la chaîne a proposé au PCF l’organisation d’un second débat avec Benoît Hamon (G. s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Florian Philippot (LP) et François Asselineau (UPR). « On peut comprendre qu’il y ait deux débats. Mais leur choix se résume à mettre les 6 premiers des sondages d’un côté et les 6 derniers de l’autre. Ce n’est pas possible. Le débat doit être pluraliste, surtout dans une élection à forte abstention. Il y a un tour à la proportionnelle, chaque voix comptera pour chaque liste. Toutes doivent être à égalité », juge le secrétaire national du PCF. Le message d’hier soir vaut pour les autres chaînes, prévient-il : « Nous demandons à ce qu’on tienne compte des idées, des propositions. Ce ne sont pas les sondages qui doivent faire l’élection. Ce n’est pas démocratique. »

Julia Hamlaoui
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 12:08
Castaner copie l’extrême droite italienne
Lundi, 8 Avril, 2019

Le ministre de l'Intérieur accuse les ONG qui sauvent les exilés en mer de "collusions" avec les passeurs

« À ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée », s’est vanté le chef de fil de l’extrême droite italienne, Matteo Salvini, vendredi, lors du sommet des ministres de l’Intérieur du G7. Le premier à lui donner raison n’est autre que son homologue français, Christophe Castaner. Le chien de garde de la Macronie, expliquant sans détour que « les ONG ont pu se faire complices des passeurs », affirme qu’elles seraient en « contact téléphonique » avec les trafiquants. L’accusation n’est pas nouvelle, mais c’est la première fois qu’elle est reprise par un dirigeant français. L’extrême droite italienne a, pour sa part, basé une grande partie de sa conquête du pouvoir sur ce genre d’allégations.

Les premiers à évoquer des contacts entre sauveteurs et trafiquants sont les rapporteurs de l’agence Frontex, en charge du contrôle des frontières européennes, dans un document datant de février 2017. Mais le texte met en cause « toutes les parties impliquées dans des opérations de sauvetage », gardes-côtes et militaires de l’opération « Sophia » compris, qui aideraient « involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs ». L’agence évoque en réalité les pratiques des passeurs contactant par téléphone satellitaire le Centre de coordination des secours de Rome (MRCC), qui, alerté, se trouve dans l’obligation de lancer des opérations de sauvetage. Frontex ne fait aucune mention d’appels téléphoniques directement échangés entre passeurs et acteurs de l’aide humanitaire.

Mais l’extrême droite ne s’est jamais privée de déformer la réalité pour faire grandir la peur, terreau fertile de sa politique haineuse. Comme dans le cas de la livraison par la France aux milices libyennes de six bateaux de guerre pour barrer la route aux exilés, Christophe Castaner confirme ici le choix de l’exécutif macronien de marcher, en matière d’immigration, dans les pas du gouvernement populiste et xénophobe italien.

Émilien Urbach
Castaner copie l'extrême-droite italienne (L'Humanité, Emilien Urbach, 8 avril 2019)
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 11:29
Parlement: front commun contre la privatisation d'ADP (Aéoport de Paris) et pour l'organisation d'un réféendum d'initiative partagé
Parlement : Front commun contre la privatisation d’APD

Les députés et sénateurs  communistes s'associent à l’ensemble des groupes d'opposition pour lancer une procédure de référendum d’initiative partagée afin de faire obstacle à la privatisation d’Aéroports de Paris. Ils ont annoncé avoir recueilli les signatures nécessaires pour enclencher un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'ADP. Alors que 185 signatures sont requises, les parlementaires en ont recueilli 197, contre cette disposition phare du projet de loi Pacte. Cette proposition de loi référendaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 4,5 millions de citoyens pour pouvoir donner lieu à un référendum.  

Cette proposition de loi référendaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 4,5 millions de citoyens pour pouvoir donner lieu à un référendum.

 

A l’Assemblée nationale, elle a été signée par des membres des groupes GDR (communiste), PS et apparentés, LR,  LT, LFI et des Non inscrits. Au Sénat, par des élus des groupes CRCE (communiste), PS, LR,  RDSE, UC

Fabien Roussel, député PCF: L’Aéroport de Paris ne doit pas être privatisé ! 195 parlementaires de tous bords, avec les députés et sénateurs communistes, s'associent pour lancer une procédure de Referendum d'Initiative Partagée. #ADP

Elsa Faucillon, députée PCF: Non à la privatisation d’ADP ! Conférence de presse transpartisane ce midi.
Les députés et sénateurs/trices communistes ont lancé aujourd’hui avec tous les groupes d'opposition de l'Assemblée et du Sénat une procédure de Référendum d'Initiative Partagée pour rendre non privatisable Aéroport de Paris. La prochaine étape est une grande mobilisation populaire pour rassembler plus de quatre millions de signatures afin d'obtenir la tenue d'un référendum.

Parlement: front commun contre la privatisation d'ADP (Aéoport de Paris) et pour l'organisation d'un réféendum d'initiative partagé
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:55
Ian Brossat au printemps des associations LGBT (8 avril 2019)

À l'occasion du printemps des associations LGBT, Ian Brossat est venu accompagné d'Elina Dumont, de Lassana Bathily et d'Amandine Miguel (ex porte parole de l'inter-LGBT) pour discuter avec les différents acteurs et actrices du monde associatif qui sont une fierté pour notre pays.

 Ian Brossat et Amandine Miguel ont pu débattre avec les autres têtes de liste aux élections européennes sur la PMA pour toutes et tous, la lutte contre les mutilations des personnes intersexes ou encore de la question de l'accueil des réfugiés LGBTI.

La veille l'ancienne porte parole de l'inter-LGBT candidate sur la liste et un collectif de signataires LGBTI avait fait paraitre dans Libération une tribune pour faire progresser les droits LGBTI en Europe.

https://www.liberation.fr/debats/2019/04/06/le-26-mai-votons-pour-une-europe-arc-en-ciel_1719384

Ian Brossat au printemps des associations LGBT (8 avril 2019)
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:52
Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein ! : 500 personnes à son meeting! (Jeremie Giono)
Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein !

Ce sont près de 500 personnes qui sont venues à la salle des fêtes d’Echirolles à l’appel des communistes, ce vendredi 5 avril, dans le cadre de la campagne des européennes.

L’après-midi aura commencé avec une tournée « médias locaux » : Après le passage matinal de Ian Brossat sur la radio France Bleu Isère, c’est Cécile Cukierman qui a enchaîné interview de France 3 Région et plateau de Télé Grenoble. L’occasion de revenir sur la prestation remarquée du candidat communiste lors du débat de la veille sur France 2, et de faire le point sur les propositions du PCF pour l’Europe.

Puis la soirée débute à la salle des fêtes, par un premier temps « Table ronde » autour du thème de la lutte contre l’austérité. Ce temps s’inscrivait comme une étape dans la campagne de long court initiée par la fédération du PCF autour de la défense des services publics. Environ 80 personnes y ont participé, réagissant après les témoignages d’Élisa, syndicaliste à la CPAM, d’Aurélien, syndicaliste au Grand-Lyon, et de Laurent, élu PCF à Fontaine (38). Un constat : la logique globale des politiques de casse du service public. Une perspective : construire une convergence entre agents, usagers et collectivités, pour faire monter le rapport de force et gagner face aux projets libéraux.

Enfin, après un entre-acte qui aura permis d’épuiser le stock de paninis « raclette-jambon cru » et de profiter de la prestation de Ke Onda, groupe engagé de la scène locale, le meeting débute officiellement. La salle s’est remplie, et il a fallu rajouter des chaises. Des têtes connues, militants politiques et syndicaux, des sympathisants, mais aussi beaucoup de curieux, notamment chez les jeunes. Des habitués, et des pour qui c’était la première réunion politique. Sans oublier les représentants des autres partis de la gauche locale, des socialistes à Génération-s, en passant par les écologistes. Bref, la marque d’une campagne qui commence à déborder du cadre, et c’est bon signe !

Les interventions s’enchaînent. Renzo Sulli, maire PCF d’Echirolles, ouvre le bal en dénonçant les politiques d’austérité imposées aux collectivités, et en prenant appui sur les réalisations concrètes du communisme municipal pour défendre l’utilité d’élire des communistes à tous les niveaux. Lucie Martin, la benjamine de l’élection, étudiante en 1re année de science politique, revient sur son engagement et sur sa volonté de porter les aspirations de la jeunesse face aux fachos et aux libéraux qui enterrent l’avenir de toute une génération. Michel Jallamion, candidat « République & socialisme », nous parle du sens de son investissement sur la liste, et aussi du grand combat pour les services publics sur lequel il est tant engagé depuis des années. Cécile Cukierman, présidente du groupe « L’humain d’abord » à la région Auvergne-Rhône-Alpes, motive quant à elle la salle en rappelant le résultat des régionales de 2015 dans notre région, où après avoir plafonnée à 2 % dans les sondages, la liste qu’elle conduisait crée la surprise en dépassant les 5,5 % grâce à une intense campagne de terrain.

Enfin, Ian Brossat conclut la soirée par une intervention claire et percutante, rappelant les grandes valeurs que porte la liste : « que chacune et chacun devrait tout simplement avoir droit à une vie digne » ; ce qu’elle incarne : « la France du monde du travail, avec 50 % d’ouvriers et d’employés, la seule liste qui ambitionne d’envoyer une ouvrière au Parlement européen ! » ; et sa cohérence : « Nous sommes la seule force politique qui a rejeté tous les traités libéraux ». Écologie, social, développement industriel, services publics…, autant de sujets que le candidat aborde avec aisance et fermeté, pour affirmer la singularité de la liste qu’il conduit, suscitant l’enthousiasme du public.

Bref, une belle soirée qui doit maintenant nous permettre de passer à la vitesse supérieure. L’objectif de la fédération est clair : faire foisonner les initiatives au plus près du terrain, pour gagner les voix une à une. La bataille s’annonce serrée, mais qu’on se le dise, « PCF is back ! »

Jérémie Giono, secrétaire fédéral du PCF Isère.

 

Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein ! : 500 personnes à son meeting! (Jeremie Giono)
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 10:26
PCF et Die Linke unis et associés pour les élections européennes: Fabien Roussel (PCF) et de Bernd Riexinger (Die Linke)

PCF et Die Linke unis et associés pour les élections européennes: Fabien Roussel (PCF) et de Bernd Riexinger (Die Linke)

Pour l‘Europe des gens, contre l’Europe de l’argent, Für ein solidarisches Europa der Millionen, gegen eine Europäische Union der Millionäre!

Déclaration commune de Fabien Roussel (PCF) et de Bernd Riexinger (Die Linke) sur les élections européennes

Les élections européennes du 26 mai prochain opposeront deux modèles : l’intégration libérale à marche forcée, imposant des politiques d'austérité ou la construction d’une Europe des peuples, basée sur la justice sociale et la paix, à laquelle nous aspirons. 

Pendant que le président français préconise de se soumettre toujours plus à la finance comme à l’OTAN, l’Allemagne, elle, entend maintenir sa toute puissance commerciale, au détriment des pays européens partenaires. Telle est cette Union néolibérale militariste et austéritaire que portent Angela Merkel et Emmanuel Macron, sur le dos de laquelle prospèrent les partis nationalistes et mouvements populistes de droite.

En tant que secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et co-président du parti allemand DIE LINKE, en tant que membres du Parti de la gauche européenne, de la GUE-NGL et parties prenantes du forum européen des forces progressistes, écologistes et de gauche, nous nous battons pour une autre Europe, sociale, pacifique et écologique. Pour l‘Europe des gens, contre l’Europe de l’argent, Für ein solidarisches Europa der Millionen, gegen eine Europäische Union der Millionäre! 

Le 8 mai célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. C’est un jour qui rappelle à tous la fragilité de la paix, particulièrement à l’Allemagne et à la France. Pourtant, le traité signé en janvier par les deux pays à Aix-la-Chapelle marque une dangereuse rupture. Assorti d’avenants additionnels tenus secrets, l’accord promeut en effet la militarisation et la politique d’armement, dans l’affirmation d’une logique marchande au détriment des droits de l’Homme. Le constat est sans appel : où livre-t-on des armes si ce n’est dans les zones de tension et de conflits ? 

C’est une logique de guerre qui s’exprime avec un tel traité, concrétisée par des projets communs de chars et d’avions de combat. Elle prend source aussi avec l’objectif fixé aux Etats membres de l’OTAN de consacrer 2% de leur PIB annuel aux dépenses d’armement. Pour la France, déterminée à atteindre ce seuil dès l’année 2023, cela représente 50 milliards d’euros, contre 36 actuellement, et 60 milliards pour l’Allemagne, elle aussi accrochée à cet objectif, synonyme d’une hausse de 17 milliards. Les dépenses supplémentaires ainsi prévues se feront sur le dos des peuples, de leurs besoins. 

Il est urgent de développer une autre approche de la paix en Europe.  Au lieu de se livrer à la course aux armements, mieux vaut créer un espace de coopération et de sécurité collective européen.

La récession économique menace l’Europe et rien n’a fondamentalement changé depuis la crise de 2008. Et cette course à l’armement entrainera des réductions de crédits budgétaires qui frapperont d’abord les domaines sociaux et culturels. 

Il est plus pertinent à nos yeux d’investir dans l’emploi, la transition écologique, l’industrie, la formation, les services publics, de relever les standards sociaux et de renforcer la prévention des crises dans le champ civil.

Car il est temps de rompre avec cette prétendue nécessité des politiques d’austérité et de régression sociale gravées dans le marbre des traités européens et du pacte budgétaire. Nous nous battons au contraire pour l’augmentation des salaires dans tous les Etats membres. Nous exigeons la mise en œuvre d’un programme d’urgence contre le chômage des jeunes et la mise en place de pensions de retraites garantissant la protection contre la pauvreté.  D’autres coopérations entre les peuples européens sont nécessaires, par exemple pour faire appliquer les conclusions de l’Accord de Paris afin de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés maximum. 

Les multinationales ne doivent plus échapper aux règles communes. C’est pourquoi nous voulons mettre fin aux paradis fiscaux et mettre en œuvre une taxation efficace, inévitable, des bénéfices.

Notre Europe ne servira pas les marchés, les banques ou les lobbyistes. Elle sera aux côtés de ceux qui, aujourd’hui, prennent leur destin en main et réclament un changement de cap. Que ce soient les gilets jaunes en France, les locataires en Allemagne ou les jeunes qui manifestent pour le climat, tous ont de bonnes raisons pour donner vie à une autre Europe. A une Europe des peuples, qui donne la priorité absolue aux besoins du plus grand nombre.

Il y a urgence ! En France, en Allemagne et dans toute l’Europe, les forces d’extrême-droite renforcent leur influence. Les peuples français et allemands ont la tragique expérience des conséquences politiques de la crise des années 1930. 

Le 26 mai se décidera l’avenir de l’UE. Ce n’est qu’avec les forces de progrès, les syndicats, les nombreux hommes et femmes qui s’engagent dans les mobilisations sociales actuelle que nous pourrons exercer le rapport de force nécessaire afin de construire une Europe solidaire, démocratique, respectueuse des peuples. Nous nous engageons pour le renforcement du groupe de la GUE au Parlement européen.

Paris, 8 avril 2019

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Bernd Riexinger, co-président de DIE LINKE

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 11:27

La conférence de Catherine Wihtol de Wenden, la chercheuse spécialiste des migrations qui travaille avec le PCF sur la définition d'une autre politique d'accueil, à Quimperlé pour les Jeudis Rouge le jeudi 28 mars dernier. Passionnant!

"Les Migrations aujourd’hui : du mythe à la réalité"

JEUDI 28 mars 18H30
Espace Benoîte Groult
salle Isole

Le réseau « Partage des savoirs », animé notamment par les communistes du Pays de Quimperlé organise depuis le mois d’octobre 2018, chaque dernier jeudi du mois, « Le Jeudi Rouge », une rencontre débat sur un thème choisi.

Le 28 mars prochain, nous accueillerons Catherine Wihtol de Wenden, spécialiste reconnue des migrations internationales.

Directeur de recherche au CNRS, expert auprès du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés, elle enseigne également à l’ Institut d’Etudes Politiques.

Les questions migratoires sont au cœur de notre époque et représentent un véritable défi mondial. Nous en connaissons les principales raisons structurelles : inégalités sociales et territoriales, pauvreté, captation des richesses par une poignée d’ individus, conflits, persécutions religieuses, ethniques, politiques, sexuelles. Auxquels s’ajoutent les dérèglements climatiques ; la montée des eaux, l’appauvrissement des terres. Si le droit à la mobilité est reconnu par la déclaration des droits de l’homme, les migrations forcées ne cessent d’augmenter.

Mais qu’en est il réellement de ces migrations ? Quelle est leur ampleur ?
Menacent elles vraiment « nos » sociétés comme certains groupes poli
tiques nous le répètent à longueur d’antenne et de déclarations ?

Audelà de nos engagements et de notre solidarité avec les exilés, les réfugiés nous avons pensé indispensable de conforter la connaissance fine de ce phénomène mondial qui est, faut il le rappeler, indissociablement lié à l’histoire de l’humanité.

Catherine Wihtol de Wenden a bien voulu répondre favorablement à notre invitation et à mettre à la disposition de toutes et tous le résultat de ses travaux .

Analyses, données factuelles, objectivation sociologique, approche politique et géopolitique nous permettront d’intervenir plus efficacement dans les débats en cours et de déconstruire tout ou partie de théories souvent faites de bric et de broc.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 06:13
Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Dans 7 semaines, les élections Européennes.

Le PCF a une très belle liste conduite par Ian Brossat avec dans le Finistère la candidature de Glenn le Saout jeune candidat de 20 ans, vice-benjamin de la liste avec Lucie Martin, dynamique et volontariste, très engagé dans le monde asociatif sportif après avoir été président de la FIDL Bretagne, à l'image de cette ambition que nous voulons porter avec et pour la jeunesse afin de donner une nouvelle respiration à la société, passant par une remise en cause des logiques libérales capitalistes qui obèrent notre avenir, détruisent notre planète, les droits sociaux et la démocratie.

Photo Jean-Marc Nayet, réalisation graphique Anne et Chris

Nos prochains rendez-vous le 19 avril avec la venue de Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF) à Quimper à 19h avec Laurent Brun (CGT Cheminots), Glenn Le Saoût, et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne).

Le 24 avril le meeting régional de Rennes avec Ian Brossat, Gilbert Garrel et l'ensemble des candidats bretons pour laquelle la fédération du Finistère va affréter un car et organiser des co-voiturages.

Nos candidatures aux Européennes sur la liste "L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent":

Candidatures Européennes:

1. Ian Brossat (38 ans)
Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris". C'est le petit-fils d'un scientifique israélien condamné pour espionnage pour le compte de l'URSS, le fils de militants de la LCR. Il s'est engagé dès ses 18 ans aux jeunesses communistes.

2. Marie-Hélène Bourlard
Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric
Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu
éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum
"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba
Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves
Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi
Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés.

9. Arthur Hay
Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol
Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur.

11. Franck Saillot
Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois.

12. Claire Cemile Renkliçay
Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny.

13. Michel Jallamion
Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini
Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé
Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché.

16. Manuela Dona
Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi
Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont
SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar
Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy
Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche.

21. Loïc Pen
Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon
Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac
Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard
Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer
Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez
Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze
Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)

28. Marianne Journiac
Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine
Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel
Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi
Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)
éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou
Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron
Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani
Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan
Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra
Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger
comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze
Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale
Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat
Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu
Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy
Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride
Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit
Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer
Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall
Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas
Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini
Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno
Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy
Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq
Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo
Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly
Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani
Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin
Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar
éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont
Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou
Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure
Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise
Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani
Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)
Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas
Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec
Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir
Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout
étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive

68. Geneviève de Gouveia
Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano
Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise
Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin
Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault
Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil
Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)
Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger
Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman
Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel
Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès
Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste (94 ans)à

79. André Chassaigne
Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

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