Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:45

RETRAITES, CLIMAT : DEUX ENJEUX DE CIVILISATION

Le magnifique mouvement social et le très large soutien populaire qu’il recueille attire de nombreux regards européens sur la France . Qu’observe-t-on , en effet, depuis un quart de siècle, chez nos voisins européens comme chez nous-mêmes, en matière de « réformes » des systèmes de retraites ? Que, quelque soit la situation de départ dans un pays (taux de natalité, espérance de vie, part des pensions dans le PIB, état de la législation en la matière…) , les « réformes » entreprises conduisent à faire partir les salariés le plus tard possible et à leur faire toucher moins de pension. En Allemagne, où l’âge légal de départ à la retraite était déjà fixé à 65 ans, il a été porté à 67 ans d’ici 2030. Puis, une fois que cette régression fut considérée comme acceptée par la société, des voix s’étaient élevées -dont celle de Wolfgang Schäuble lorsqu’il sévissait encore au ministère des finances de Berlin.- pour préconiser un passage à…70 ans ! De fait, aujourd’hui, selon les projections de la Bundesbank, les personnes nées en 2001 ne prendront leur retraite qu’à 69 ans et quatre mois ! En Suède, où la retraite à points -chère à Emmanuel Macron- a été instaurée dès 2001 , le taux de pauvreté des seniors a explosé. Il est aujourd’hui en Suède deux fois plus élevé qu’en France , au point qu’ une personne sur quatre de plus de 69 ans y travaille toujours ! En Italie, où le système de retraite passait jusqu’aux années 90 pour particulièrement « généreux », les « réformes » successives ont démantelé tous les acquis sociaux. Le directeur de l’Institut National de Prévoyance Sociale annonçait il y a plusieurs années que la génération née dans les années 80 pourraient travailler jusqu’à…75 ans. C’est dire si l’issue du bras de fer entre les travailleurs en lutte et le pouvoir, en France, suscite de l’intérêt bien au-delà de nos frontières. Enrayer cette spirale régressive et engager, à contrario, une vraie réforme progressiste garantissant à l’ensemble des retraité.é.s une place digne dans la société constitue , à l’échelle de toute l’UE, un enjeu de civilisation. 

Ce combat exemplaire ne nous fait pas oublier un autre enjeu de civilisation qui, lui aussi , engage l’avenir de nos sociétés : celui de la défense du climat et de l’environnement en général. Ironie du sort : au moment-même où les Françaises et les Français se mobilisent en masse pour leur droit à une retraite décente, la Conférence mondiale sur le climat, la COP 25 , réunie à Madrid du 2 au 13 décembre, illustre une autre dimension des ravages dont le néolibéralisme se rend coupable à l’échelle de la planète. Y compris dans l’Union européenne , dont les gouvernements s’avèrent incapables, selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE) elle-même, de respecter les objectifs auxquels ils s’étaient engagés pour 2020. C’est notamment le cas en matière de protection de la biodiversité : la protection des espèces et des habitats naturels, des zones humides, des écosystèmes marins et des sols n’est pas à la hauteur . Mais cela vaut également pour la lutte contre le changement climatique et la surconsommation des ressources naturelles. Dans tous ces domaines, l’UE doit agir « urgemment » souligne l’AEE. La dernière période a révélé la sensibilité grandissante à cet autre défi,  qui se manifeste dans notre société comme chez nos voisins. De la jonction de ces deux mouvements naîtra la perspective que nous appelons de nos vœux.

 

Retraites, climat: deux enjeux de civilisation (Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche, 12 décembre 2019)
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:32
Soutien à Vincenzo Vecchi - Pierre Dharréville et Pierre Laurent s'engagent au côté du militant altermondialiste italien réfugié politique en Bretagne
SOUTIEN A VINCENZO VECCHI

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, Vincenzo VECCHI a été libéré du centre pénitentiaire de Renne Vezin. Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoit en cassation.
Vincenzo VECCHI est un ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis plus de 8 ans. Il avait été condamné en Italie à 12 ans d’emprisonnement avec comme chef d’accusation « dévastation et saccage ». Les griefs qui lui étaient reprochés étaient la participation à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et à une manifestation anti-fasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006. [POUR EN SAVOIR PLUS]

Pierre LAURENT, sénateur de Paris, a envoyé une lettre à la ministre de la Justice pour une demande de renseignements sur les raisons de cette décision et pour s'assurer que les droits fondamentaux de Vincenzo VECCHI soient garantis. De son côté, Pierre DHARREVILLE, député des Bouches du Rhône, s'étonne auprès de la ministre de la décision du parquet de se pourvoir en cassation et précise que cette situation a une signification politique inquiétante

 

Victoire !

Par le délibéré du vendredi 15 novembre, Vincenzo est enfin libéré du centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Il est maintenant parmi nous à Rochefort-en-Terre, comme il l’est depuis 8 ans.

Ce fut une joie de fêter tous ensemble et avec lui cette victoire.

Pour rappel, Vincenzo a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes où la répression policière fut très violente, et en 2006 à un rassemblement antifasciste à Milan.

Il a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison, sous le chef d’inculpation de « Dévastation et pillage », délit issu du code Rocco introduit par le régime fasciste en 1930. C’est la première fois, 70 ans après, qu’il est utilisé à l’encontre de manifestant.e.s. Demeurant en France depuis 2011, Vincenzo a été arrêté le 8 août dernier, sous le coup de deux mandats d’arrêts européens.

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, la cour a jugé que :

  • Le mandat d’arrêt européen concernant Milan est sans objet, validant clairement que ce mandat est mensonger. La déloyauté de L’Italie envers la France et par extension envers les autres pays européens est bien réelle : l’Italie a produit un faux puisque Vincenzo a déjà purgé sa peine !
  • Le mandat d’arrêt européen concernant Gênes est irrecevable. Principale cause :  une erreur de procédure de la part de l’autorité judiciaire française. Il s’agit de l’omission de la transmission de la demande de Vincenzo relative à l’assistance d’un avocat en Italie, pays émetteur par l’autorité judiciaire de la France, l’État d’exécution. C’est l’article 695-27 du code de procédure pénal qui, s’il n’est pas respecté, a pour conséquence la nullité de la procédure. En effet, cette omission porte nécessairement atteinte aux droits de la défense. C’est imparable, il y a plusieurs précédents.

Victoire fragile…

Nous nous réveillons au lendemain de cette fête avec un goût amer car encore pleins d’incertitudes par rapport au maintien en liberté de Vincenzo, à court, moyen et long terme.

Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoi en cassation.

Ce qui est rageant, c’est que le délibéré de la cour peut faire croire que seules les autorités judiciaires françaises sont mises en cause par leur erreur de procédure. Ce délibéré peut laisser penser que sans cette erreur le mandat d’arrêt européen concernant Gênes émis par l’Italie pourrait être recevable… Or il n’en est rien !

Dans le fond comme dans la forme, Vincenzo, ses avocats et tout le comité ont apporté énormément de contenu et de nombreux arguments démontrant tout le contraire :

  • Le délit de dévastation et pillage issu du code Rocco mis en œuvre à l’époque fasciste et l’énormité de la peine encourue que ce délit entraine : Vincenzo risque une peine de 13 ans de prison soit une peine équivalente à un crime de sang.
  • La notion de « concours moral » inclut dans ce délit de dévastation et pillage : il n’est pas besoin d’avoir des preuves du délit, la simple présence sur les lieux suffit à rendre la personne complice et donc coupable : dans le dossier du procès de Vincenzo, il n’y a aucune preuve tangible.
  • La disproportion des peines entre les manifestants et les carabiniers incriminés : l’équivalent de 100 ans de prison prononcés à l’encontre de 10 manifestants contre 0 jour de prison réalisé par les carabiniers qui ont tabassé, humilié et torturé des centaines de manifestants de façon systématique et coordonnée lors du contre-sommet du G8 de Gênes. Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné (en 2017) l’Italie pour actes de torture.
  • La disproportion de la peine prononcée à l’encontre de Vincenzo en Italie par rapport au droit français.
  • La déloyauté des autorités italiennes envers la France, qui ont tenté de prime abord de charger le dossier de Vincenzo en éditant un faux mandat d’arrêt pour Milan. Pour les faits de Gênes, ils n’ont pas transmis le dernier jugement du procès de 2012 mais l’avant dernier qui était plus à charge encore avec une peine à purger plus lourde.
  • La crainte quant à ses conditions de détention s’il était renvoyé en Italie, pays qui ne respecte pas les exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • La date à laquelle les faits reprochés se sont produits soit en 2001 ne peuvent pas donner lieu aujourd’hui à un Mandat d’arrêt européen car à l’époque, cette procédure n’était pas actée en Italie. Elle aurait dû avoir recours à une procédure d’extradition qui aurait permis aux avocats de revenir sur le fond du dossier et d’aborder le côté éminemment politique du procès de Gênes.

Ce n’est pas rien et nous sommes toujours très confiants sur la valeur de tous ces arguments.

Ils n’ont pas été mentionné dans le délibéré de la cour qui s’est prononcée sur un élément formel, une erreur de procédure commise par la France, même si elle sous-entend quand-même que les droits à la défense de Vincenzo en Italie ne sont pas assurés.

Qu’en est-il pour Vincenzo aujourd’hui ?

Il est libre en France, mais pas ailleurs en Europe et surtout pas en Italie. Et si le mandat d’arrêt européen est accepté de fait par tous les pays d’Europe lors de son émission, sa nullité n’est acquise que par le pays qui le casse.

Restera-t-il libre au moins jusqu’à la décision de la cour de cassation ?

Impossible d’avoir une réponse claire dans les méandres des procédures.

Que se passera-t-il si le pourvoi en cassation renforce la décision de la cour et maintient l’irrecevabilité du mandat européen concernant Gênes ?

Nous pensions que l’Italie ne pourrait pas émettre un second mandat pour les mêmes faits si le premier a été cassé. En fait, personne ne peut nous le certifier.

Et si la cour de cassation remet en cause la décision du tribunal ?

On recommence tout avec une nouvelle composition de la cour !

Dans ce marasme, comment ne pas être d’abord hébété, sans voix ?

Où se situe la violence ?

Vincenzo est libéré mais n’est pas encore libre. 

L’Italie fait preuve de violence à son égard par son acharnement à le récupérer.

Quelle peur transmet-elle aux personnes manifestant leurs idées qu’elle ne partage pas ? 

L’Italie s’est acharnée sur les manifestants lors du contre-sommet du G8 à Gênes en 2001.

L’Italie s’acharne sur Vincenzo en France en s’exonérant de toute loi :

  • Elle veut le récupérer pour l’exemple 18 ans après pour des faits non prouvés.
  • Elle le fait passer pour un dangereux criminel aux yeux de la justice française en lui mentant
  • Elle émet des mandats d’arrêts européens non recevables pensant que cela passerait comme une lettre à la poste. Et on peut penser que Vincenzo serait déjà remis à l’Italie sans l’énorme mobilisation qui s’est créée juste après son arrestation.

L’Italie s’acharne contre Vincenzo en Italie en inquiétant Viviana, son ex-compagne, mère de sa fille : des policiers ont perquisitionné son domicile le lendemain de l’arrestation de Vincenzo, sans aucun mandat de perquisition, faisant fi de toute loi. Malgré l’irrégularité de la perquisition, elle n’a pas encore pu récupérer les nombreux objets confisqués. Une enquête pèse sur elle en vue d’un futur procès.

Et le gouvernement français, par l’intermédiaire du procureur général, va dans le même sens que l’Italie. La France prend maintenant la même direction avec le pourvoi en cassation du parquet qui remet en cause une erreur de procédure qu’il a lui-même produite ! C’est ahurissant !

L’Italie est très énervée de la décision de la justice française.

La France veut-elle préserver ses rapports avec l’Italie avec ce pourvoi en cassation, se fichant complètement de ce qu’un être humain puisse subir depuis 18 ans ? Et dans ce cas « les intérêts fondamentaux de la société » que le parquet protège sont-ils alors contraires aux droits fondamentaux de chaque être humain qui compose cette société ?

C’est une violence sournoise mais bien réelle qui s’installe progressivement en France et en Europe. L’histoire de Vincenzo en est un exemple parmi tant d’autres.

A l’heure où gouvernements, médias et par extension l’opinion publique condamnent facilement les violences des manifestants sur du matériel, nous condamnons avant tout la violence autoritaire, répressive et judiciaire des États européens qui saccagent les droits fondamentaux et pillent le principe de liberté dont chaque personne devrait jouir.

Nous, comité de soutien à Vincenzo, continuons à nous mobiliser pour que sa libération soit pérenne et assurée.

La Liberté pour Vincenzo, c’est le principe de liberté défendu pour tous !


Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.  Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes,  il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.

Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

  • Vous informer sur les actions en cours via le site www.comite-soutien-vincenzo.org / page Facebook @soutienvincenzo,
  • Nous contacter pour participer au comité de soutien : comite.soutien.vincenzo@gmail.com
  • Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:22
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : "LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR" (PCF)
 
Le peuple algérien et sa diaspora viennent d'administrer un nouveau camouflet au pouvoir  en s'abstenant massivement à l'occasion du scrutin présidentiel.  Il a infligé également une rebuffade au chef d'état-major
Ahmed Gaïd Salah puisque ce dernier avait déclaré que la participation serait "massive". Après cette mascarade électorale, la mobilisation apparaît comme la plus faible de toute l'histoire de l'Algérie.
Sans ambiguïté les Algériens ont rejeté les cinq candidats incarnant la tentative de régénération de l'ère Bouteflika. En boycottant, ils ont exprimé leur choix d'une transition démocratique dans le cadre d'un Etat
de droit incarné par des civils afin d'organiser par la suite des élections libres.
Cette détermination pacifique s'est encore exprimée hier et aujourd'hui par des manifestations gigantesques témoignant de la volonté d'inscrire le mouvement dans la durée.
Le nouveau président élu au 1er tour, Abdelmajid Tebboune, un ancien premier ministre d'A. Bouteflika, sorte de marionnette aux mains de la hiérarchie militaire, n'a aucune légitimité pour le peuple algérien. Il
porte déjà les stigmates des nouvelles arrestations qui se sont produites.
Rien n'arrêtera le courage, la résolution et l'énergie du peuple algérien qui proclame "Nous voulons la liberté".
Dans ce combat révolutionnaire, les Algériens pourront compter sur la solidarité totale du Parti communiste français.
 
Parti  communiste français,
 
le 13 décembre 2019
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
Partager cet article
Repost0
12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:55
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Photos du meeting unitaire du 11 décembre contre la réforme des retraites organisé par le PCF à la bourse du travail de Saint-Denis: Ian Brossat et Laurence Patrice
Réforme des retraites : les partis de gauche cherchent l’union pour contrer le gouvernement

Le Parti communiste a organisé, mercredi, un meeting unitaire pour demander le retrait du projet d’Emmanuel Macron et mettre en place « une contre-réforme ».

Par Publié dans le Monde, 11 décembre 2019 

En musique, on appelle ça un « supergroupe », une formation réunissant des célébrités le temps d’un concert. Le meeting organisé mercredi 11 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) par le Parti communiste français (PCF) contre la réforme des retraites en a été la déclinaison politique.

Tous les partis de gauche ont répondu présent, ainsi que les syndicats Solidaires et la CGT. La liste complète des participants est trop longue pour être reproduite de manière complète. Mais citons pêle-mêle : Lutte ouvrière (LO), La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) ou encore Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; ainsi que de plus petites organisations comme République et socialisme, Place publique ou Génération.s. Tous étaient là pour s’opposer à « la retraite Macron » et pour affirmer qu’une « autre retraite est possible ».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, résume l’état d’esprit de la soirée : « L’unanimité contre la réforme du gouvernement. Nous demandons le retrait de ce projet. On est tous unis sur ce point et appelons à la mobilisation le 17 décembre. » Le patron du PCF ne pouvait rêver meilleur timing pour son moment « historique », prévu depuis plusieurs jours : la CFDT a décidé, mercredi, de rejoindre le mouvement contre le projet du gouvernement. L’unité était donc parfaite, aussi bien du côté syndical que politique.

« Macron est fort de nos divisions »

Mais si la photo de famille était impressionnante, reste à savoir si toutes les formations de gauche – réformistes, populistes ou révolutionnaires – pensent la même chose. Et, à mesure que l’on se penche sur les positions des uns et des autres, on se rend compte que l’union va être un combat. « Il y a des désaccords entre nous, notamment sur la retraite par points », a ainsi reconnu Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et l’une des dirigeantes de la Gauche républicaine et socialiste, proche de LFI.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a aussi prôné l’unité… dans la différence : « Macron est fort de nos divisions. S’il nous voit rassemblés, s’il voit que les Français sont attachés à notre modèle social, alors nous pouvons gagner. Il faut que l’on soit tolérants les uns envers les autres. Nous sommes différents, mais nous avons des points communs. La philosophie du projet ne nous convient pas. »

En reconnaissant que la gauche avait pu, à cause de ses divisions, « ouvrir la voie aux libéraux », M. Faure a également proposé de créer un intergroupe au Parlement pour « avancer, travailler des amendements ». M. Roussel est favorable à cette proposition et veut même aller plus loin. « Nous devons marcher sur nos deux jambes : demander le retrait et faire des propositions, construites avec les organisations syndicales. Je propose la mise en place d’un comité de liaison à partir du 18 décembre. La première rencontre pourrait se faire au PCF. Viens qui veut. »

« Il faut engager la bataille de l’opinion publique »

Julien Bayou, le tout nouveau patron des Verts, a également conscience de la difficulté, pour la gauche, de parler d’une unique voix, même s’il prône le rassemblement et un contre-projet commun qui pourrait être présenté le 21 janvier 2020, la veille de la présentation au conseil des ministres de la réforme : « Il faut distinguer les points de désaccord et les prétextes de désaccord. Mais il y aura aussi des points d’accord. Il s’agit de se mobiliser contre cette réforme et son monde. Derrière, c’est la retraite par capitalisation, la sécession des riches. L’enjeu n’est pas le statu quo. Le système [actuel n’est pas] parfait. Il faut engager la bataille de l’opinion publique. »

De son côté, Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste, a ironisé : « Je tiens à remercier Edouard Philippe d’avoir donné un second souffle au mouvement. » Et d’adresser des piques au PS en critiquant « les gouvernements de gauche qui ne sont pas revenus sur les réformes libérales ».

Il ajoute : « Le [gouvernement] voulait que l’on se bouffe la gueule entre nous, ils n’y sont pas arrivés. Sans se substituer [au mouvement social], on a une première responsabilité : on sera solidaires de cette mobilisation, jusqu’au retrait de la réforme (…). » Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, abonde : « Il y en a marre des conditions de travail, de toutes ces réformes qui n’ont aucun sens. On ne gagnera pas sans un mouvement général, une levée en masse des travailleurs, y compris du privé. » Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, a, lui, comparé Emmanuel Macron à Margaret Thatcher, ancienne première ministre britannique, connue pour sa politique ultralibérale extrêmement dure.

Finalement, au-delà de la question des retraites, l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe et à Emmanuel Macron reste le plus petit dénominateur commun de la gauche. Reste à savoir si cela sera suffisant pour construire une alternative politique.

 

20 minutes, 11 décembre - Thibaut Le Gal

Réforme des retraites : De Besancenot à Faure, la gauche (presque) unie à Saint-Denis contre le gouvernement

REPORTAGE Le PCF a réuni les partis de gauche et écologistes lors d'un meeting commun ce mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour demander le retrait de la réforme des retraites du gouvernement

A quelques jours de Noël, une drôle de famille s’est rassemblée ce mercredi soir à la Bourse du travail à Saint-Denis ((Seine-Saint-Denis). La gauche, dans son ensemble, a répondu favorablement à l’appel de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, pour s’opposer à la réforme des retraites lors d’un meeting commun. « Ça fait chaud au cœur de voir toute la gauche réunie », salue Laurent Russier, le maire PCF de la ville de Seine-Saint-Denis.

Quelques minutes avant les festivités, c’est l’embrassade. Le député insoumis Eric Coquerel salue Olivier Besancenot du NPA. La sénatrice d’EELV Esther Benbassa s’amuse avec le communiste Pierre Laurent. « Voir toute la gauche réunie ce soir, ça me surprend positivement », confie l’ancien patron du PCF. « C’est la preuve que quand les mobilisations sociales poussent aussi fortement dans la même direction, ça déclenche des dynamiques. Cette opposition au projet de réforme peut être un point d’appui pour la suite ».

L’unité, mais le PS attaqué

Comme dans tous les rassemblements de famille, certains s’évitent, d’autres se titillent. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, égratigne au détour d’une question le Premier secrétaire du Parti socialiste. « Ce qui nous unit, c’est d’être en bagarre dans la rue pour demander le retrait de la réforme du gouvernement. Mais il faudrait demander à Olivier Faure ce qu’il en pense dans sa totalité… »

Quelques minutes plus tard, sur scène, Olivier Besancenot en remet une couche. « On a un gouvernement qui nous déclare la guerre, il va falloir paralyser la France pendant plusieurs jours. J’espère qu’on en sera tous capable, car je me souviens aussi des gouvernements de gauche qui n’ont pas été capables de revenir sur des réformes de droite ».

Ciblé sans être toujours nommé, Olivier Faure répond aux attaques : « Macron, il est fort de nos divisions. S’il nous voit aujourd’hui rassemblés (…) alors nous pourrons gagner. Ça suppose que nous soyons tolérants les uns envers les autres, car oui nous sommes différents, nous avons des propositions différentes, mais nous avons aussi des combats communs », insiste le député PS de Seine-et-Marne. « Trop souvent par nos divisions, nous avons ouvert la voie aux libéraux », ajoute-t-il. Quelques applaudissements.

« Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets»

Au-dessus des différents acteurs, une banderole annonce : « Contre la retraite Macron, une autre réforme est possible ». Sur scène, la photo est d’ailleurs belle, mais une tribune commune suffit-elle à mettre en accord les différentes composantes de la gauche, des trotskistes aux socialistes ? « Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets », espère Julien Bayou. Le nouveau secrétaire national des écolos propose de présenter ensemble «un contre-projet le 21 janvier», soit la veille du jour où le projet gouvernemental serait examiné en Conseil des ministres.

Mais Eric Coquerel calme les ardeurs : « Est-ce que le temps des propositions est venu ? » Pas encore, pour le député LFI : « On n’est peut-être pas prêt à faire un programme commun ensemble […] On n’est pas encore sur la même longueur d’onde. Ce qui va être essentiel, c’est le retrait du projet de retraite par points, vérifions déjà qu’on est d’accord là-dessus, le reste on verra plus tard ».

Olivier Faure tend alors la main en proposant la création d’un intergroupe au Sénat et à l’Assemblée pour déposer des amendements communs contre le gouvernement. Mais le patron du PS est par ailleurs un peu chahuté par la salle lorsqu’il évoque les questions de financement des retraites et le besoin de faire des « compromis ».

Alors oui, ce mercredi soir, la gauche s’affiche unie. Mais simplement pour s’opposer au projet d'Emmanuel Macron et son gouvernement. Esther Benbassa le reconnaît : « On avait déjà réussi à se réunir contre la privatisation d’ADP. C’est bien de se battre tous ensemble, on ne va pas faire la fine bouche. Mais pour la suite, oui, soyons prudents ».

 

Pour la gauche, le discours de Philippe est un appel à continuer la mobilisation
Jeudi, 12 Décembre, 2019 - L'Humanité

En l’absence de vraies concessions sur le fond de la réforme, les annonces du premier ministre, Édouard Philippe, ont été accueillies glacialement par l’opposition.

 

Sans surprise, c’est toujours non. L’opposition a réaffirmé hier son rejet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement, après les annonces du premier ministre, Édouard Philippe.

À gauche, les lignes rouges redoutées ont bien été franchies. « Si l’allocution du premier ministre était attendue, elle a finalement confirmé le pire », a réagi le Parti communiste français dans un communiqué, dénonçant un projet « conçu pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance, pilier de notre système social ». Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, regrette quant à lui que, « après avoir mis tout le pays sous tension, le gouvernement présente une “réforme” éloignée de l’objectif de justice sociale ».

Malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans

Au cœur de la crispation, l’âge pivot, accusé d’être une manière détournée de repousser sans le dire l’âge de la retraite, officiellement maintenu à 62 ans. « Les Français devront donc travailler plus ou gagner moins, soupire le député socialiste des Landes Boris Vallaud, en référence au malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans. Hier, les manifestations se fondaient sur des craintes, à partir d’aujourd’hui, elles se fonderont sur des certitudes.  » Chez les insoumis, même son de cloche : « Macron vient d’instaurer la retraite à 64 ans », estime sans détour Jean-Luc Mélenchon, député FI des Bouches-du-Rhône.

Le sort de la génération née entre 1975 et 2004, qui ne sera ni exemptée de réforme ni touchée directement dès 2022 puisque déjà sur le marché du travail, soulève aussi des préoccupations. « Le premier ministre laisse entendre qu’il pourrait y avoir un mix entre les deux systèmes pour ces générations, s’étonne Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Ce point est totalement flou, ce qui laisse supposer qu’il y aura des perdants. »

Parmi les autres arguments de vente avancés par le premier ministre : le caractère favorable de la réforme pour les femmes, avec principalement une majoration de la retraite de 5 % par enfant. Clémentine Autain (FI) s’en est indignée, dénonçant une « belle régression : le message, c’est mariez-vous et faites beaucoup d’enfants, sinon vos retraites seraient pires encore ».

Un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif »

Mais après le rejet, reste à s’organiser. Les forces de gauche se sont donné rendez-vous avec les syndicats hier soir, à Saint-Denis (après le bouclage de ce numéro) pour un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif ». Elles appellent aussi unanimement à poursuivre les mobilisations. « Ils ont décidé de déchirer le contrat social. Tous dans la rue demain », a appelé le sénateur PCF Fabien Gay.

Qu’en est-il de l’autre côté du spectre politique ? Le Rassemblement national reste fidèle à sa ligne, réclamant un « référendum sur les retraites » : une façon de surfer sur les velléités référendaires des gilets jaunes, tout en étant, sur le terrain, absent des grandes mobilisations.

Quant aux « Républicains », la séquence de la réforme des retraites témoigne de leur difficulté à exister en tant qu’opposition face à un texte dont ils approuvent la philosophie. Ainsi, faute de mieux, Christian Jacob, le patron du parti de droite, a fustigé le calendrier d’application du gouvernement, symptomatique de « l’absence de courage de la réforme, qui ne sera effective qu’à l’horizon 2040 ». Ou comment être mécontent tout en étant d’accord.

Cyprien Caddeo
Partager cet article
Repost0
12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:00
Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale  - Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019

Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale

Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019 

Ce matin, le Premier Ministre a dévoilé l’architecture de la réforme des retraites qui sera débattue au Parlement à compter de février 2020.

Cette réforme n’est qu’un copié-décalé du rapport Delevoye remis en juillet 2019. Toutes les mesures régressives de ce rapport sont ainsi confirmées.

L’instauration d’un système à points dans lequel la retraite sera calculée sur l’ensemble de la carrière, au lieu des meilleures années, conduira à une baisse universelle des pensions, pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. Il faudra travailler plus longtemps, jusqu’à 64 ans, pour disposer d’une retraite sans décote. Les possibilités de départs anticipés pour les emplois pénibles dans le secteur public seront supprimées comme le seront les droits spéciaux reconnus à certaines professions.

A cette injustice sociale, s’ajoute l’injustice générationnelle.

Loin d’être universelle, cette réforme crée de multiples exceptions et oppose les générations entre elles en remettant en cause le principe de la répartition selon lequel les travailleurs financent les pensions actuelles des retraités. Si les personnes nées avant 1975 ne sont pas concernées par l’introduction de la retraite à points, elles seront impactées dès 2022 par l’entrée en vigueur de l’âge d’équilibre. Pour tous les autres, nés à compter de 1975, le projet s’appliquera.

Cet étalement dans le temps de l’application de la réforme révèle finalement toute sa nocivité. Si cette réforme était si bonne, pourquoi ne pas l’appliquer à tous et tout de suite ?

Le Premier ministre nous avait promis qu’il ne ferait pas « d’annonces magiques », il s’est néanmoins livré à un mauvais tour de prestidigitateur. Il nous a vendu une réforme, « plus simple, plus juste, pour tous » et a sorti de son chapeau une réforme incompréhensible, injuste et profitable aux seuls fonds de pension.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:47
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont

A nouveau un très beau mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique à Morlaix avec Gérard Le Puill, 36 personnes étaient présentes et le débat a été très intéressant.

Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, ancien paysan et ouvrier métallo, ancien journaliste à La Terre, nous a parlé de l'urgence climatique et de l'urgence sociale. Un propos très argumenté, informé, concret et intéressant, comme toujours avec Gérard Le Puill.

Sont venus en débat le logement et les économies d'énergie, l'arrêt des délocalisations et la sortie des traités de libre-échange, une agriculture qui doit privilégier les circuits courts, l'agro-écologie, l'autonomie alimentaire, contre la dépendance au marché mondial et l'intensif, le développement des transports en commun, du réseau ferroviaire, les alternatives au fioul lourd pour les transports de marchandise, le nucléaire et les énergies renouvelables, les vertus des barrages hydro-électriques. 

Prochain intervenant: Maurice Lemoine, ancien journaliste au Monde Diplomatique sur les expériences socialistes en Amérique Latine et les déstabilisations des gouvernements de gauche anti-impérialistes par l'oligarchie sud-américaine aidée des Etats-Unis. Le mardi 14 janvier à 18h au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac.

Mardi de l'éducation populaire sur l'urgence écologique et climatique avec Gérard Le Puill, 10 décembre: photos Ismaël Dupont
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 16:23

Réforme des retraites : Quels intérêts défend vraiment Mr Delevoye ? (Fabien Roussel - PCF)

Acte 1 : le 1er octobre, en toute discrétion, de nouveaux produits d'épargne retraite sont mis sur le marché, en application d'une ordonnance sur la loi PACTE

(https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13526). La porte est désormais ouverte à des fonds de pension pour gérer du plan épargne retraite, comme la multinationale américaine Black Rock, qui ne se prive pas de le faire savoir aussitôt à ses clients !(https://www.blackrock.com/fr/intermediaries/literature/brochure/viewpoint-french-retirement.pdf)

Acte 2 : En décembre, le gouvernement annonce une réforme par points qui va niveler par le bas le niveau des pensions, en droite ligne avec la prévision du Comité d'orientation des retraites « d'une baisse de la pension moyenne relative au revenu d'activité moyen qui varierait entre 33,1% et 38,7% en fin de période de projection contre 51,3% actuellement » (page 83 du rapport). Les Français sont ainsi vivement incités à épargner de leur côté pour protéger le niveau futur de leur retraite.

Acte 3 : Les Français découvrent aujourd'hui que Jean-Paul Delevoye avait « oublié » de déclarer ses liens avec le monde de l'assurance privée. Qu'un haut commissaire en charge de privatiser notre système de retraites oublie de déclarer de tels liens d'intérêt, c'est un peu comme si un ministre du Budget avait oublié de déclarer son compte en Suisse. La boucle est bouclée.

Une question se pose : Monsieur Delevoye, quels intérêts défendez vous vraiment ?

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

Paris, le 9 décembre 2019.

Réforme des retraites : Quels intérêts défend vraiment Mr Delevoye ? (Fabien Roussel - PCF)
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 15:52
Fabien Roussel sur Public Sénat: Il est temps de faire cotiser le capital, pour permettre un départ à la retraite à 60 ans, avec une pension qui ne soit pas inférieur au SMIC.

"En 2008, 30 milliards d’euros versés en dividendes aux actionnaires des entreprises du CAC 40.
51 milliards en 2019 !
Il est temps de faire cotiser le capital, pour permettre un départ à la retraite à 60 ans, avec une pension qui ne soit pas inférieur au SMIC.
Partir à 60 ans ce n’est pas un coût, c’est « du bonheur en barre »."
Fabien Roussel - Public Sénat

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 07:41
Suite à la plainte de Fabien Roussel, Bernard Arnaut, première fortune de France, obligé de rendre des comptes (L'Humanité, 5 décembre 2019)
Arnault obligé de rendre ses comptes
Jeudi, 5 Décembre, 2019
 

On peut appeler cela une belle victoire. Bernard Arnault, actionnaire majoritaire du groupe de luxe LVMH, a publié les comptes de sa holding, Groupe Arnault, après avoir été assigné en justice par le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.

C’est l’AFP qui a levé le lièvre le 5 décembre. L’Agence précise que, selon le site Infogreffe, qui donne accès à l’information légale sur les entreprises, les comptes du Groupe Arnault clos au 31 décembre 2018, ainsi que ceux des exercices 2014 à 2017, ont été déposés mercredi 4 décembre au greffe du tribunal de commerce de Paris, à la veille d’une audience entre les deux parties.

Dans un courrier au président du tribunal de commerce, statuant en référé, et dont l’AFP a obtenu une copie, l’avocat de Bernard Arnault demande par conséquent à ce que « la demande formulée aux termes de l’assignation du 12 novembre 2019 (soit) sans objet » et rejetée, les comptes de la holding ayant été finalement publiés.

Groupe Arnault tente toutefois de minimiser cette défaite en tentant de faire croire à  « un caractère abusif », de  « l’action des demandeurs » en raison  « d’un détournement manifeste de la finalité des dispositions du Code de commerce gouvernant la publication des comptes sociaux des entreprises, et se heurte en tout état de cause, en référé, à des contestations sérieuses excluant l’injonction sollicitée ». C’est au début du mois d’octobre que les communistes avaient engagé ce bras de fer avec l’un des hommes les plus riches du monde. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, avait indiqué vouloir assigner en justice Bernard Arnault, ainsi que « d’autres grands groupes français, tels LM Holding (Arnaud Lagardère), H51 (holding Hermès) ou encore Webedia (Marc Ladreit de Lacharrière) », car ils ne publient pas leurs comptes  « alors que la loi les y oblige ».

On mesure mieux la victoire politique du PCF lorsque l’on sait qu’en refusant de publier leurs comptes, ces groupes ne s’exposent qu’à une simple amende allant de 1 500 à 3 000 euros en cas de récidive. Plus que de la justice, LVMH a eu peur du tribunal de l’opinion.

Fabien Roussel avec Pierre Krasuki et Soazig Guéguen à la fête de l'Humanité Bretagne le 1er décembre

Fabien Roussel avec Pierre Krasuki et Soazig Guéguen à la fête de l'Humanité Bretagne le 1er décembre

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011