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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 19:25
Affiche officielle de campagne de lan Brossat et de la liste L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent

Affiche officielle de campagne de lan Brossat et de la liste L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent

Alors que l’élection européenne approche, la tête de liste du PCF est en dynamique. Jeudi soir, en meeting à Paris, il a demandé aux militants de se retrousser les manches afin de convaincre maximum de monde pour dépasser la barre des 5 %.

Parfois, en politique, certaines histoires s’emballent à grande vitesse. Un détail et tout s’accélère. Par exemple, Ian Brossat. Après un débat télévisé convaincant, la tête de liste du PCF aux européennes est une tendance qui ne cesse d’être en hausse. Les communistes ne jurent que par lui. Une partie de la gauche le guette avec un joli regard. Le tout ne forme pas une force capable de rivaliser avec les grands. L’importance est ailleurs : après des années à l’ombre, le PCF respire de nouveau. Le parti de la Place du Colonel-Fabien vise la barre des 5%, le score minimum pour envoyer des députés à Strasbourg. Une mission pas impossible.

«Nous sommes des biolcheviques»

Jeudi soir : la foule prend place lentement, à l’intérieur du gymnase Japy, pour le dernier grand rendez-vous de la campagne à Paris. Les organisateurs, gourmands en chiffres, annoncent 2 000 personnes. Des drapeaux rouges, des sourires. On échange avec quelques connaissances. Le foot se mêle à la politique et une comparaison tombe : Ian Brossat, le Benjamin Pavard (champion du monde de foot) de la compétition. Le gars que personne n’attendait à ce niveau et qui s’impose au fil des jours.

Sur scène, on a eu le droit un spectacle de Fabien Roussel. Des blagues en cascade. Parfois très drôle, d’autres fois un peu moins. Qu’importe, la foule apprécie. Le chef des communistes a également évoqué «la colère exprimée dans le pays», celle de personnes qui «rêvent» d’une vie meilleure. Le rouge n’oublie pas le vert. «Pour faire de l’écologie il faut rompre avec le capitalisme. Et ça ne sert à rien d’habiller les discours en vert : il faut être écologique. Nous, nous sommes écolo-coco, nous sommes des biolcheviques», souffle l’inspiré Roussel. Le moment tant attendu arrive après 21 heures : Ian Brossat est face aux militants. Une standing-ovation alors qu’il n’a pas encore prononcé le moindre mot.

«Curiosité»

Les temps changent. En novembre, lors du congrès du PCF, l’adjoint au maire d’Anne Hidalgo n’avait pas eu le droit à un accueil enflammé, seulement correct, lors de son discours. Six mois plus tard, c’est le chouchou des rouges. Sur scène, après plusieurs tacles à destination de La République en Marche, la tête de liste demande aux présents de se retrousser les manches dans la dernière ligne droite, de convaincre les électeurs, un à un, afin de poursuivre sa remontée. «Nous devons tout faire pour réaliser un beau résultat, quelque chose est en train de se passer et nous pouvons être la surprise de l’élection», argumente-t-il. Les discours s’achèvent. La foule se mélange. Le père de Fabien Roussel s’approche fait une bise à son fiston, le félicite pour sa prestation.

Pierre Laurent est également dans les parages. L’ancien chef du PCF dit : «Avec Ian, je savais que ça allait marcher parce qu’il porte un discours clair. Aujourd’hui, nos militants sont heureux de faire campagne à ses côtés et ça dépasse le PCF, toute une partie de la gauche nous regarde avec curiosité.» Les petites mains de la campagne se frottent toutes les yeux, des lustres qu’elles n’avaient vécus un moment avec une telle «énergie», disent-elles. Une militante : «Je ne sais pas quel sera notre score, mais si on atteint seulement 4 % ce n’est pas très grave, quelque chose a changé.» Ian Brossat n’est pas vraiment de cet avis : «Je ne fais pas tout ça pour avoir l’étiquette du beau perdant, je ne me résous pas à ça.» La course contre la montre est engagée.

Rachid Laïreche - Libération

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 19:17
Ian Brossat, le retour de l’idée communiste ? - Mathieu Dejean Les Inrocks, 17 mai
Ian Brossat, le retour de l’idée communiste ?

17/05/19 Par
Mathieu Dejean Les Inrocks

Tête de liste du PCF aux élections européennes, Ian Brossat réalise une percée médiatique et politique à gauche, et espère créer la surprise le 26 mai. Cent ans après la création du “Parti”, quel communisme incarne-t-il ?

Une rumeur monte dans les travées du gymnase Japy, ce 16 mai, dans le XIe arrondissement de Paris. Du bout des lèvres d’abord, puis avec de plus en plus d’entrain, le refrain de La Jeune Garde, grand classique des meetings communistes, finit par envahir l’espace : “V’là la jeune garde ! V’là la jeune garde, Qui descend sur le pavé..." Ce chant révolutionnaire reflète l’état de régénérescence du Parti communiste français (PCF), qui organise ce soir-là un grand meeting de soutien à sa tête de liste aux élections européennes, Ian Brossat.

Jeune, urbain, adepte des réseaux sociaux : l’adjoint à la mairie de Paris en charge du logement est métamorphosé. En quelques semaines et autant de réparties fulgurantes distribuées à ses adversaires sur les plateaux télé (Yves Thréard s’en souvient), l’élu de 39 ans s’est fait un nom dans le paysage balkanisé de la gauche. A tel point que le Parti bientôt centenaire se prend à rêver d’un petit matin rouge le 26 mai, jour du scrutin.

 

Même si les sondages ne le créditent pour l’instant que de 4 %, Ian Brossat est le nom du retour d’un parti pendant plusieurs années éclipsé – par le Front de gauche en 2012, puis par la France insoumise en 2017. “PCF is back !”, se félicite Fabien Roussel, le secrétaire national élu au dernier congrès. Dans la presse, l’engouement suscité par sa candidature est patent. Le contraste entre l’image désuète du PCF et la modernité de son incarnation intrigue : “Communiste 2.0”, “communiste new look”, lit-on dans les articles qui lui sont consacrés.

“J'ai une tendresse particulière pour Georges Marchais”

A “Colonel Fabien”, le siège à l'architecture d'avant-garde du PCF où il nous reçoit, il balaye d’un revers de main ces titres élogieux : “J’ai toujours trouvé qu’il y avait un décalage important entre ce qu’est le PC, ses militants, ses élus, et la représentation qui en est faite. Donc si j’ai contribué à faire en sorte que l’image que les gens se font désormais du PC est un peu plus fidèle à ce qu’il est vraiment, tant mieux.”

En dépit de sa jeunesse, Ian Brossat n’est pas un communiste qui bouscule tant que ça les habitudes - le “nouveau monde”, ce n'est pas lui. Jeter un œil à son clip officiel de campagne suffit à s’en convaincre. De manière quasi subliminale, une image d’archive de Georges Marchais, iconique secrétaire général du PC (de 1972 à 1994), enlaçant Nelson Mandela lors de sa libération en 1990, s’y est glissée. “C’est moi qui ai proposé cette idée”, révèle-t-il dans un sourire satisfait.

Signe que même en pleine course, il veut bien se laisser rattraper par le vieux monde, et adresser un message rassurant aux anciens marchaisiens qui tiennent aujourd’hui les rênes du parti : “Nous les communistes, nous avons des racines historiques, et je préfère assumer ce qu’on a toujours été plutôt que tenter de jouer l’ardoise magique”, explique-t-il. “Par ailleurs, je ne suis pas toujours d’accord avec tout ce que Georges Marchais a pu dire, mais j’ai une tendresse particulière pour lui, et pour le fait que quand il était sur un plateau de télé, certains journalistes pénibles, qui sévissent encore, se tenaient à carreau !”, ajoute-t-il sans cacher sa référence à Alain Duhamel et Jean-Pierre Elkabbach. En 2014, il posait aussi fièrement dans son bureau avec une photo du tribun rouge à la plage.

Quand LO tentait de le recruter

Comme souvent chez Ian Brossat, les symboles sont indissociablement “pop” et politiques. Son premier souvenir de manif date de 1986 : “C’était sur le parvis de Pompidou. Une manifestation pour la libération de Nelson Mandela, organisée par la Jeunesse communiste. J’étais sur les épaules de ma mère.” La politique, chez les Brossat, c’est une tradition familiale. Ses parents militent à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, d’obédience trotskiste). En révolutionnaires professionnels, ils se sont rencontrés à l’imprimerie du quotidien de l’organisation, Rouge, à Montreuil – aujourd’hui encore le siège du NPA. Son père, le philosophe Alain Brossat, publie régulièrement des ouvrages dans des maisons d’édition engagées (Lignes, La Fabrique…).

Dans cet univers fortement politisé et balisé idéologiquement, Ian Brossat choisit une voie alternative, en 1997. La rigidité intellectuelle et la discipline stricte des militants trotskistes le refroidissent : “Des militants de Lutte ouvrière nous attendaient à la sortie du lycée, ils m’ont fait lire des pages de Zola d’abord, puis de Marx. Je me souviens qu’on allait au café. Mais j’avais déjà plus ou moins ma carte au Parti. Je ne méprise pas du tout ça, mais ils ont une autre conception du rôle du parti politique. Ils le considèrent davantage comme un parti d’avant-garde, qui nécessite des militants très très très formés, et très très très dévoués.”

A l’âge de 17 ans, après avoir rencontré des cocos en train de tracter sur le marché Daguerre, dans le XIVe arrondissement, il rejoint donc le frère ennemi des trotskistes, le PCF – où militait son grand-père (dont il a raconté l’histoire dans L'Espion et l'enfant, éd Flammarion). “Ce que j’apprécie chez les militants communistes, c’est l’envie d’obtenir des avancées concrètes. Je trouvais mes parents un peu engoncés dans des idéaux qui n’avaient pas de traduction dans la réalité”, dit-il.

“American Psycho”

Cette attitude pragmatique fait dire à son camarade Stéphane Peu, cité dans Le Parisien, qu’il incarne “une génération plus communicante qu’idéologue”. Ian Brossat nuance : “J’ai moins le goût de communiquer que de transmettre. Je suis prof, je ne suis pas un grand orateur en meeting, mais j’essaye d’expliquer correctement.” Sur la forme, il s’est tout de même inspiré des affiches de campagne d’Alexandria Ocasio-Cortez, jeune élue au Congrès américain qui revendique ouvertement l’étiquette “socialiste”.

Paradoxalement, alors qu’il est normalien, agrégé de lettres, et qu’il milite dans un parti qui a historiquement compté beaucoup d’intellectuels, Ian Brossat goûte peu au jeu du “plus marxiste que moi, tu meurs”. Le 16 mai au gymnase Japy, il cite bien l’auteur du Manifeste du parti communiste (avec Engels) une fois, sur l’écologie, mais n’en fait pas l’alpha et l’oméga de sa politique. Le député communiste Sébastien Jumel approuve cette position : “Le temps n’est pas à théoriser, il est à incarner la colère du peuple, à mettre des visages sur les vies broyées. C’est ça qui compte, plus qu’une approche philosophique ou idéologique.”

“Je vais être franc avec vous : je ne suis pas un grand théoricien. Je suis plutôt un praticien. Bien sûr, je lis des livres, mais je préfère globalement lire des romans que des essais”, confie Ian Brossat, qui a enseigné pendant six ans à des premières et des terminales d’un lycée public de Sarcelles. Son hétérodoxie se trouve peut-être là : passionné de littérature américaine, il est l’auteur d’un mémoire de maîtrise sur American Psycho, de Bret Easton Ellis. “Je ne dirai pas que je suis d’accord avec ce que Bret Easton Ellis dit maintenant - notamment dans son dernier livre. Mais j’ai trouvé qu’à l’époque, c’était la meilleure analyse de la société de marché dans laquelle nous vivons en ce moment. Ce n’était pas rien de mettre en scène un trader serial killer. Ce livre m’a beaucoup marqué”, révèle-t-il.

“Ian a une dimension populaire, et non populiste”

Ce signe distinctif n’est pas si contradictoire avec l’identité du PC. “C’est un parti qui a une grande cohérence idéologique, mais qui a toujours été extrêmement pragmatique. La faucille et le marteau n’étaient jamais sur les affiches électorales, pour capitaliser des voix. Brossat est cohérent avec cela, et il incarne une modernité du temps”, souligne l’historien du communisme Roger Martelli, qui fut membre de la direction du PCF de 1982 à 2008. Alors que le dernier Congrès a marqué la volonté du parti de réaffirmer son identité, pas question, donc, de changer son nom : “Ce serait entrer dans la ‘politique marketing’, et je ne le veux pas”, souligne Ian Brossat.

Le météore rouge préfère enrichir le sens du mot “communisme” en y intégrant notamment la philosophie des “communs”. “Être authentiquement communiste, c’est être profondément écologiste”, affirme-t-il devant ses deux mille soutiens (à bon entendeur – écolo –, salut !). Dans un contexte de décrépitude du PS et d’incertitude pour la France insoumise, il veut imposer un style à l’opposé du populisme de gauche de Jean-Luc Mélenchon. La “Brossat touch”, ce sont des discours construits comme des dissert', et des réparties qui terrassent ses contradicteurs sans surjouer le conflit. Sur les plateaux de télévision, cela produit des étincelles.

Tête de liste du PCF aux élections européennes, Ian Brossat réalise une percée médiatique et politique à gauche, et espère créer la surprise le 26 mai. Cent ans après la création du “Parti”, quel communisme incarne-t-il ?

Une rumeur monte dans les travées du gymnase Japy, ce 16 mai, dans le XIe arrondissement de Paris. Du bout des lèvres d’abord, puis avec de plus en plus d’entrain, le refrain de La Jeune Garde, grand classique des meetings communistes, finit par envahir l’espace : “V’là la jeune garde ! V’là la jeune garde, Qui descend sur le pavé..." Ce chant révolutionnaire reflète l’état de régénérescence du Parti communiste français (PCF), qui organise ce soir-là un grand meeting de soutien à sa tête de liste aux élections européennes, Ian Brossat.

Jeune, urbain, adepte des réseaux sociaux : l’adjoint à la mairie de Paris en charge du logement est métamorphosé. En quelques semaines et autant de réparties fulgurantes distribuées à ses adversaires sur les plateaux télé (Yves Thréard s’en souvient), l’élu de 39 ans s’est fait un nom dans le paysage balkanisé de la gauche. A tel point que le Parti bientôt centenaire se prend à rêver d’un petit matin rouge le 26 mai, jour du scrutin.

 

Même si les sondages ne le créditent pour l’instant que de 4 %, Ian Brossat est le nom du retour d’un parti pendant plusieurs années éclipsé – par le Front de gauche en 2012, puis par la France insoumise en 2017. “PCF is back !”, se félicite Fabien Roussel, le secrétaire national élu au dernier congrès. Dans la presse, l’engouement suscité par sa candidature est patent. Le contraste entre l’image désuète du PCF et la modernité de son incarnation intrigue : “Communiste 2.0”, “communiste new look”, lit-on dans les articles qui lui sont consacrés.

“J'ai une tendresse particulière pour Georges Marchais”

A “Colonel Fabien”, le siège à l'architecture d'avant-garde du PCF où il nous reçoit, il balaye d’un revers de main ces titres élogieux : “J’ai toujours trouvé qu’il y avait un décalage important entre ce qu’est le PC, ses militants, ses élus, et la représentation qui en est faite. Donc si j’ai contribué à faire en sorte que l’image que les gens se font désormais du PC est un peu plus fidèle à ce qu’il est vraiment, tant mieux.”

En dépit de sa jeunesse, Ian Brossat n’est pas un communiste qui bouscule tant que ça les habitudes - le “nouveau monde”, ce n'est pas lui. Jeter un œil à son clip officiel de campagne suffit à s’en convaincre. De manière quasi subliminale, une image d’archive de Georges Marchais, iconique secrétaire général du PC (de 1972 à 1994), enlaçant Nelson Mandela lors de sa libération en 1990, s’y est glissée. “C’est moi qui ai proposé cette idée”, révèle-t-il dans un sourire satisfait.

Signe que même en pleine course, il veut bien se laisser rattraper par le vieux monde, et adresser un message rassurant aux anciens marchaisiens qui tiennent aujourd’hui les rênes du parti : “Nous les communistes, nous avons des racines historiques, et je préfère assumer ce qu’on a toujours été plutôt que tenter de jouer l’ardoise magique”, explique-t-il. “Par ailleurs, je ne suis pas toujours d’accord avec tout ce que Georges Marchais a pu dire, mais j’ai une tendresse particulière pour lui, et pour le fait que quand il était sur un plateau de télé, certains journalistes pénibles, qui sévissent encore, se tenaient à carreau !”, ajoute-t-il sans cacher sa référence à Alain Duhamel et Jean-Pierre Elkabbach. En 2014, il posait aussi fièrement dans son bureau avec une photo du tribun rouge à la plage.

 

Quand LO tentait de le recruter

Comme souvent chez Ian Brossat, les symboles sont indissociablement “pop” et politiques. Son premier souvenir de manif date de 1986 : “C’était sur le parvis de Pompidou. Une manifestation pour la libération de Nelson Mandela, organisée par la Jeunesse communiste. J’étais sur les épaules de ma mère.” La politique, chez les Brossat, c’est une tradition familiale. Ses parents militent à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, d’obédience trotskiste). En révolutionnaires professionnels, ils se sont rencontrés à l’imprimerie du quotidien de l’organisation, Rouge, à Montreuil – aujourd’hui encore le siège du NPA. Son père, le philosophe Alain Brossat, publie régulièrement des ouvrages dans des maisons d’édition engagées (Lignes, La Fabrique…).

Dans cet univers fortement politisé et balisé idéologiquement, Ian Brossat choisit une voie alternative, en 1997. La rigidité intellectuelle et la discipline stricte des militants trotskistes le refroidissent : “Des militants de Lutte ouvrière nous attendaient à la sortie du lycée, ils m’ont fait lire des pages de Zola d’abord, puis de Marx. Je me souviens qu’on allait au café. Mais j’avais déjà plus ou moins ma carte au Parti. Je ne méprise pas du tout ça, mais ils ont une autre conception du rôle du parti politique. Ils le considèrent davantage comme un parti d’avant-garde, qui nécessite des militants très très très formés, et très très très dévoués.”

A l’âge de 17 ans, après avoir rencontré des cocos en train de tracter sur le marché Daguerre, dans le XIVe arrondissement, il rejoint donc le frère ennemi des trotskistes, le PCF – où militait son grand-père (dont il a raconté l’histoire dans L'Espion et l'enfant, éd Flammarion). “Ce que j’apprécie chez les militants communistes, c’est l’envie d’obtenir des avancées concrètes. Je trouvais mes parents un peu engoncés dans des idéaux qui n’avaient pas de traduction dans la réalité”, dit-il.

“American Psycho”

Cette attitude pragmatique fait dire à son camarade Stéphane Peu, cité dans Le Parisien, qu’il incarne “une génération plus communicante qu’idéologue”. Ian Brossat nuance : “J’ai moins le goût de communiquer que de transmettre. Je suis prof, je ne suis pas un grand orateur en meeting, mais j’essaye d’expliquer correctement.” Sur la forme, il s’est tout de même inspiré des affiches de campagne d’Alexandria Ocasio-Cortez, jeune élue au Congrès américain qui revendique ouvertement l’étiquette “socialiste”.

Paradoxalement, alors qu’il est normalien, agrégé de lettres, et qu’il milite dans un parti qui a historiquement compté beaucoup d’intellectuels, Ian Brossat goûte peu au jeu du “plus marxiste que moi, tu meurs”. Le 16 mai au gymnase Japy, il cite bien l’auteur du Manifeste du parti communiste (avec Engels) une fois, sur l’écologie, mais n’en fait pas l’alpha et l’oméga de sa politique. Le député communiste Sébastien Jumel approuve cette position : “Le temps n’est pas à théoriser, il est à incarner la colère du peuple, à mettre des visages sur les vies broyées. C’est ça qui compte, plus qu’une approche philosophique ou idéologique.”

“Je vais être franc avec vous : je ne suis pas un grand théoricien. Je suis plutôt un praticien. Bien sûr, je lis des livres, mais je préfère globalement lire des romans que des essais”, confie Ian Brossat, qui a enseigné pendant six ans à des premières et des terminales d’un lycée public de Sarcelles. Son hétérodoxie se trouve peut-être là : passionné de littérature américaine, il est l’auteur d’un mémoire de maîtrise sur American Psycho, de Bret Easton Ellis. “Je ne dirai pas que je suis d’accord avec ce que Bret Easton Ellis dit maintenant - notamment dans son dernier livre. Mais j’ai trouvé qu’à l’époque, c’était la meilleure analyse de la société de marché dans laquelle nous vivons en ce moment. Ce n’était pas rien de mettre en scène un trader serial killer. Ce livre m’a beaucoup marqué”, révèle-t-il.

“Ian a une dimension populaire, et non populiste”

Ce signe distinctif n’est pas si contradictoire avec l’identité du PC. “C’est un parti qui a une grande cohérence idéologique, mais qui a toujours été extrêmement pragmatique. La faucille et le marteau n’étaient jamais sur les affiches électorales, pour capitaliser des voix. Brossat est cohérent avec cela, et il incarne une modernité du temps”, souligne l’historien du communisme Roger Martelli, qui fut membre de la direction du PCF de 1982 à 2008. Alors que le dernier Congrès a marqué la volonté du parti de réaffirmer son identité, pas question, donc, de changer son nom : “Ce serait entrer dans la ‘politique marketing’, et je ne le veux pas”, souligne Ian Brossat.

Le météore rouge préfère enrichir le sens du mot “communisme” en y intégrant notamment la philosophie des “communs”. “Être authentiquement communiste, c’est être profondément écologiste”, affirme-t-il devant ses deux mille soutiens (à bon entendeur – écolo –, salut !). Dans un contexte de décrépitude du PS et d’incertitude pour la France insoumise, il veut imposer un style à l’opposé du populisme de gauche de Jean-Luc Mélenchon. La “Brossat touch”, ce sont des discours construits comme des dissert', et des réparties qui terrassent ses contradicteurs sans surjouer le conflit. Sur les plateaux de télévision, cela produit des étincelles.

 

“Je n’ai pas de haine contre les journalistes, d’ailleurs je voulais être journaliste. En tout cas je n’ai jamais voulu faire de la haine contre les médias un ressort politique”, déclare Ian Brossat. Dans les rangs du PC, l’approbation est générale. Et au-delà, son discours commence à convaincre.

Le philosophe Henri Peña-Ruiz, membre du Parti de gauche qui avait soutenu “JLM” à la présidentielle de 2017, a fait parvenir une lettre expliquant son soutien à Brossat (qui “fait honneur à la politique et au communisme”) pour les européennes. L’eurodéputée communiste Marie-Pierre Vieu résume : “Ian a une dimension populaire, et non populiste. Il parle simple sans être simpliste. C’est un intello qui n’est pas vécu comme intellectuelloïde.” Quel que soit son score le 26 mai, le grand parti de la classe ouvrière a son nouveau hérault.

 

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 13:22
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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 13:11
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 19:12
Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard avec Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard au meeting de Denain pour le dernier grand meeting de campagne le 21 mai
Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard avec Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard au meeting de Denain pour le dernier grand meeting de campagne le 21 mai
Élections européennes Ian Brossat, tête de liste du PCF, tiendra son dernier meeting à Denain
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 18:59
Glenn Le Saoût et Lassana Bathily en réunion publique aux Halles de Quimper à 11h le samedi 18 mai 2019
SAMEDI 18 MAI A 11H AUX HALLES SAINT - FRANÇOIS DE QUIMPER RÉUNION PUBLIQUE DE LA LISTE IAN BROSSAT AVEC LASSANA BATHILY PRÉSIDENT DE SON COMITÉ DE SOUTIEN ET GLENN LE SAOUT CANDIDAT FINISTÉRIEN. ON VOUS ATTEND TOUTES ET TOUS !

SAMEDI 18 MAI A 11H AUX HALLES SAINT - FRANÇOIS DE QUIMPER RÉUNION PUBLIQUE DE LA LISTE IAN BROSSAT AVEC LASSANA BATHILY PRÉSIDENT DE SON COMITÉ DE SOUTIEN ET GLENN LE SAOUT CANDIDAT FINISTÉRIEN. ON VOUS ATTEND TOUTES ET TOUS !

Le comité de soutien à la liste "Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent", conduite par Ian Brossat, et le parti communiste ont le plaisir de vous inviter à une réunion publique :

Samedi 18 mai à 11h à Quimper

aux Halles 

avec Lassana Bathily

 président du comité de soutien à Ian Brossat

et Glenn Le Saout

candidat finistérien

Glenn Le Saoût et Lassana Bathily en réunion publique aux Halles de Quimper à 11h le samedi 18 mai 2019

Lassana Bathily, 28 ans, président du comité de soutien à Ian Brossat*, surnommé le "héros de l'Hyper Cacher" en raison de son attitude courageuse lors de la prise d'otages de la porte de Vincennes en 2015.

Glenn Le Saout, 20 ans, candidat finistérien, ancien responsable régional d'un mouvement lycéen, vice-benjamin de la liste de Ian Brossat.

* quelques noms de ce comité de soutien :

Patrick Pelloux , Costa-Gavras, Michel et Monique Pinçon Charlot,  Lydie Salvayre,  Robin Renucci, Malik Zidi, Isabelle Aubret, Gérard Mordillat, Marcel Trillat, Ernest Pignon-Ernest, Josiane Balasko, Leïla Shahid, les syndicalistes Bernard Thibault, Laurent Brun, Baptiste Talbot ...et bien d'autres.

Près de 600 personnes dans le Finistère, syndicalistes, militants associatifs, défenseurs des droits humains, pacifistes...

Un comité de soutien exceptionnel pour une liste elle aussi exceptionnelle par sa richesse et sa diversité, 50% d'ouvrier-e-s et d'employé-e-s, à l'image de la société française, des animateurs de luttes sociales, des cheminots, des personnels de santé, mais aussi des paysan-ne-s, des militants associatifs, des intellectuels...

Des défenseurs de services publics comme Loïc Pen, l'urgentiste de Creil, Christelle Dumont, aide-soignante en EHPAD dans le Morbihan, ou le président de la Convergence Nationale des services publics (regroupement national de tous les comités de défense des hôpitaux, du rail, de la poste, des écoles...), Michel Jallamion, membre de République & Socialisme qui soutient la liste.

Des femmes des hommes qui ont connu l'exil, comme l'écrivaine Maryam Madjidi d'origine iranienne, d'autres engagé-e-s dans des associations d'aide aux migrants (c'est aussi le cas de Maryam), des militant-e-s des droits humains et de la paix.

Vous trouverez le comité de soutien finistérien ainsi que la liste des candidats sur le lien suivant :

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2019/01/comite-de-soutien-finisterien-a-la-liste-aux-elections-europeennes-du-pcf-conduite-par-ian-brossat-rejoignez-le-comite-de-soutien.ht

Glenn Le Saoût et Lassana Bathily en réunion publique aux Halles de Quimper à 11h le samedi 18 mai 2019
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 18:49
Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT
Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT
 
Nous vous invitons à mettre dans votre agenda la date du samedi 18 mai à 18h pour participer à la dernière réunion publique Européennes du PCF sur le Finistère avec notre jeune et brillant candidat:
 
Salle du Cheval Blanc à Plourin-les-Morlaix, 18h
 
GLENN LE SAOUT, 20 ans, étudiant salarié, bénévole en club sportif, ancien président de la FIDL Bretagne
 
et
 
LASSANA BATHILY, 28 ans, franco-malien, dont le monde entier  a salué l'action courageuse et pleine de sang-froid
pour sauver des vies à l'hyper cacher lors du massacre djihadiste de 2015,  président du comité de soutien de Ian Brossat et de la liste "'Europe des gens contre l'Europe de l'argent" soutenue par le PCF et République et Socialisme.
 
CINDERELLA BERNARD, la candidate costarmoricaine, présidente du groupe communiste au conseil départemental des Côtes d'Armor, sera aussi présente au côté de GLENN LE SAOUT pour cette dernière réunion publique de campagne
 
Lassana Bathily sera le midi à Quimper avec Glenn Le Saoût et les soutiens à la liste de Ian Brossat.
 
Nous vous attendons nombreux pour soutenir Glenn Le Saoût et la liste de Ian Brossat, ou tout simplement pour entendre nos arguments afin de vous faire une idée.
 
Si vous voulez vous inscrire dans le comité de soutien finistérien à la liste de Ian Brossat qui compte actuellement 563 personnes appelant à voter publiquement pour notre candidat et notre liste dont 39 élus et 200 syndicalistes, envoyez un mail à Ismaël Dupont - dupont.ismael@yahoo.fr
 
 
Les 15 derniers jours seront décisifs. Notre liste a besoin de faire 5% pour faire élire Ian Brossat, Marie-Hélène Bourlard, première femme ouvrière au Parlement Européen, protagoniste principal du film "Merci Patron" de Rufin, syndicaliste dans une usine textile délocalisée et licenciée par Bernard Arnault, et Patrick Le Hyaric et Marie-Vieu, deux de nos trois députés sortants qui ont un bon bilan dans la résistance aux orientations néo-libérales et austéritaires de l'Union Européenne.
 
Les communistes sont au Parlement Européen depuis le départ et sont la seule force à avoir voter contre tous les traités libéraux qui organisent l'Europe de la remise en cause des services publics, de la financiarisation, de la mise en concurrence et de la régression sociale.
 
Il doit rester cette force qui résiste et a contribué  à organiser et unir la gauche européenne avec le Sinn Féin, Syrisa, Die Linke, le PTB, les communistes chypriotes et portugais, la gauche verte nordique, Podemos et Izquierda Unida, ... au Parlement européen (groupe de 52 députés).
 
EUROPE / Bilan des élus européens Front de gauche / PCF : Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat et Marie-Pierre Vieu.
 
programme complet des élections européennes PCF liste "L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent de Ian Brossat"
 
 
 
Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT
Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 12:52
Projet de loi de Transformation de la fonction publique: interventions des députés communistes (13 mai, lettre du CIDEFE)
Interventions des députés communistes sur le projet de loi de Transformation de la fonction publique

Les députés communistes dénoncent les dangers du projet de loi de réforme de la fonction publique et son caractère idéologique.

 LUNDI 13 MAI 2019 :

  • Motion de rejet préalable : Stéphane PEU
  • M. Stéphane Peu. J’ai écouté attentivement Olivier Marleix. Il y a beaucoup de ses positions que je ne partage pas, mais je suis d’accord avec l’accent qu’il met sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires, que n’évoque nullement le projet de loi. Une diminution de 10 % en dix ans, c’est pourtant considérable ! Si, en plus d’un pouvoir d’achat qui se dégrade et d’un salaire très bas, on instaure dans la fonction publique la précarisation du statut et donc de l’emploi, c’est bel et bien une double peine qui risque de leur être réservée.

    Surtout, à défaut de voter en faveur des propos d’Olivier Marleix, je voterai sans réserve en faveur d’une motion de rejet de ce projet de loi. (M. Ugo Bernalicis applaudit.) Certes, le texte n’a pas pris de front le statut de la fonction publique, comme on pouvait le craindre à la lecture du rapport CAP22 : il y a visiblement eu un recul face au mécontentement du pays, face aux inquiétudes de la fonction publique, face au rejet unanime du texte par les organisations syndicales.

    Reste qu’en ce qui concerne le fondement de la fonction publique, à savoir son statut, avec ce qu’il implique de probité, de garantie de la laïcité – alors que d’autres pays ont cassé ce statut pour appliquer à la fonction publique les recettes du secteur privé –, le texte est pernicieux en ce qu’il ouvre massivement le recrutement de contractuels. Il attaque en effet de manière oblique le statut en question en jouant sur la durée, sur son extinction au terme d’un effacement progressif. On a vu le procédé à l’œuvre chez France Télécom, pour évoquer l’actualité récente. On a aussi connu cela dans les organismes publics d’habitations à loyers modéré, dont le changement de statut a rendu le recrutement de fonctionnaires impossible, puisqu’on ne pouvait embaucher que des personnels sous contrat de droit privé. C’est ainsi que s’éteint progressivement le statut de fonctionnaire dans des pans entiers de missions de service public.

    Voilà pourquoi les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sont radicalement opposés au projet de loi. Si nous en avions eu l’occasion, nous aurions déposé une motion de rejet préalable ; mais il se trouve que c’était au tour des députés du groupe LR. Pour me résumer : nous ne voterons pas en faveur de leurs propos, mais de leur motion. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. M. Ugo Bernalicis applaudit également.)

    M. André Chassaigne. Excellente synthèse !

  • Motion de renvoi en commission : André CHASSAIGNE
  • C’est, dans ce texte, la conception française du service public qui est remise en cause, et nous en ferons la démonstration dans la discussion générale et lors des débats qui suivront dans les jours qui viennent. Il existe d’autres raisons, en dehors de notre volonté de vous convaincre – cela ne nous demandera pas beaucoup de travail, parce que vous pensez certainement que ce texte propose des mesures que vous auriez aimé prendre mais que vous n’avez peut-être pas eu le courage politique d’assumer.
  • Parmi les sujets que nous pourrions évoquer, nous pourrions par exemple essayer de comprendre pourquoi le parcours a été aussi chaotique : après l’abandon de CAP22 – Comité action publique 2022 –, des mois et des mois de tergiversations ont été nécessaires pour tenter de sortir un texte, certes boiteux mais décisif quand même. Nous pourrions travailler sur le recours massif aux ordonnances, avec la multiplication de renvois en commission – un gros boulot à faire en commission ! Nous pourrions aussi préparer le travail du Conseil d’État, puisqu’il faudra conduire un énorme travail d’écriture des décrets. Enfin, il serait vraiment intéressant que vous nous donniez la définition de votre conception de l’idéologie managériale, qui constitue en fait le socle de ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)
  • Discussion générale : André CHASSAIGNE "Contrairement à ce que psalmodient les thuriféraires du libéralisme, non seulement le service public n’est pas une vieillerie dépassée, mais il conditionne, plus que jamais, l’avenir de la société moderne où le besoin de services publics ne fera que croître."

MARDI 14 MAI 2019 : 

  • Discussion Générale : Pierre DHARREVILLE "Au fond, vous voulez faire une réforme à bas bruit car vous n'en assumez pas les objectifs."
  • Discussion Générale : Stéphane PEU "Les députés communistes ont un lien singulier, politique, historique avec le statut de la fonction publique dont vous voulez tourner la page."

Lire l'article de Cidefil du 13 mai dans lequel sont publiés les amendements du groupe    

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:58
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire
Mardi de l'éducation populaire, 14 mai 2019 - au local du PCF Morlaix, l'historien douarneniste Jean-Paul Sénéchal raconte le Front Populaire dans le Finistère et la société finistérienne au temps du Front Populaire

Conférence des mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix ce mardi 14 mai à Morlaix.

L'historien Jean-Paul Sénéchal a décortiqué et raconté avec maestria les logiques de bloc sociaux et politiques du Finistère du Front Populaire (1934-1938), s'inspirant de la méthode marxiste de Gramsci et s'appuyant sur le travail d'années de recherche dans les archives, y compris sur le monde paysan.

Passionnant !

Merci à lui et aux 37 personnes qui ont suivi sa conférence débat!

Mikaël Theng de l'équipe communication du PCF Finistère nous mettra bientôt à disposition une vidéo de cette conférence-débat qui a rencontré un vif succès.

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 05:49
Eviction de Ian Brossat des candidats sérieux au débat de France 2: mobilisation générale pour le respect du pluralisme sur le service public d'information
Nous avons appris que France 2 souhaitait organiser, le mercredi 22 mai 2019, deux débats télévisés distincts pour les élections européennes.
Le premier débat comprendrait six personnalités de partis considérés comme « principaux », le second rassemblant en deuxième partie de soirée neuf autres têtes de listes considérées comme « secondaires ». 
Les équipes de France TV ont fait le choix de placer la liste du Parti Communiste Français dans la deuxième catégorie.
C’est un véritable scandale démocratique qui fait honte à la mission d’information et d’impartialité du service public, alors même qu’une autre chaîne privée (BFM) a fait le choix d’intégrer la tête de liste du PCF au débat avec les principales têtes de listes et que la première radio publique juge évident d’inviter Ian Brossat parmi les principales personnalités de cette campagne européenne. 
Cette décision est doublement inacceptable.
D’abord parce que ces débats interviennent à quatre jours du vote, et présentent donc un caractère crucial pour ces élections aux enjeux insuffisamment connus de nos concitoyens. Dans cette optique, il est particulièrement inacceptable que le service public audiovisuel s’arroge le droit de décider quelles listes figurent « en première division » et d’en reléguer d’autres en « deuxième division ». Nous refusons de nous faire voler une élection politique par un diktat médiatique. 
D’autre part, parce que le PCF ne saurait être considéré comme une force secondaire. Le PCF dispose de deux groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, de trois eurodéputés sortants et d’un réseau de 7000 élus locaux. Nous sommes en situation de responsabilité dans de nombreuses collectivités
Depuis le premier débat télévisé de France 2, notre campagne est marquée par une véritable dynamique. La presse, toutes tendances confondues, s’est d'ailleurs fait largement l’écho de cette percée…
Il serait donc particulièrement incompréhensible que France 2, chaîne du service public relègue au second plan la seule campagne de gauche ayant créé la surprise. 

Sur la base de ces arguments, nous te demandons donc une nouvelle fois d’intervenir personnellement auprès de France 2 afin de les faire revenir sur cette décision.

Pour cela, tu peux

- envoyer un mail de contestation aux adresses suivantes : 

delphine.ernotte@francetv.fr et yannick.letranchant@francetv.fr

 

- saisir le médiateur de France télévision :
  https://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info

 

- appeler directement le standard de France TV au 01 56 22 60 00 pour faire connaître ton mécontentement. 

 

Comptant sur ton intervention. 

 

Fraternellement. 

 

Igor Zamichiei 

Coordinateur national du CEN 

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