Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 13:21
PCF – Créons une Sécurité d’Emploi et de Formation

La Sécurité Emploi Formation en 5 points

C’est un projet de société qui donne sens aux luttes et aux différentes revendications (emploi, RTT, développement des services publics, autre production écologique, formation,
salaires, qualifications, émancipation, retraite, etc.).


1/ POUR LES PERSONNES : le droit à un emploi dans la sécurité, ou une formation, avec un bon revenu, et à une mobilité librement choisie entre emploi et formation, dans le même emploi ou pour un meilleur ou autre emploi, ou une autre activité, dans un progrès et dans la sécurité.
* Trois principes : sécurité, mobilité, liberté. Le principe de sécurité est fondamental, il s’oppose au principe du chômage et à la précarité fondamentale du marché du travail, maintenue même avec
le chômage partiel.

* Avec la révolution technologique informationnelle et le besoin impératif de changer de mode de développement l’emploi et sa qualité sont la condition de l’efficacité.


2/ LE SYSTÈME sous-jacent : le salaire est payé par l’employeur, le revenu autre (comme l’allocation de formation) est payé sur des cotisations sociales mutualisées. Un fonds spécifique permet aux travailleurs et habitants de conditionner l’utilisation de l’argent des entreprises (profits), des banques (crédit) et l’argent public afin que les investissements matériels et de recherche soient créateurs d’emplois et de formations. Ces investissements porteurs d’emploi sont nécessaires pour permettre de créer efficacement les richesses (salaires, cotisations sociales, etc.) qui vont financer le système et donc conforter les emplois créés, les services publics, développer le temps libre et de formation.

3/ CONSÉQUENCE MAJEURE : une libération de la sujétion au patron et au capital pour avoir un revenu, puisqu’il est sécurisé. Le rapport de force est fondamentalement changé. Mais, cela ne libère pas de la nécessité collective de produire un revenu (assiette de financement du salaire et des autres revenus tels l'allocation de formation) et des richesses réelles de bonne qualité (écologie, santé, ..).


4/ IL FAUT CHANGER profondément le comportement des entreprises et des banques, leur gestion, dominés par le capital, ses coûts, ses pouvoirs, sa logique. Elles doivent suivre de tous autres critères
que la rentabilité financière maximale et le profit − des critères d’efficacité économique, sociale et écologique − c’est-à-dire économiser le capital pour développer les femmes, les hommes et notre niche écologique naturelle, la planète.

* Pour cela il faut des pouvoirs nouveaux des travailleurs, habitants et usagers sur l’utilisation de l’argent par les entreprises et les banques, et sur la gestion des entreprises et services publics,
permettant de les mettre en cohérence avec ce nouveau principe. Des pouvoirs qui soient retirés au capital et à sa logique. Une nouvelle cohérence entre objectifs (SEF + nouvelle production) et moyens, grâce à ces pouvoirs.

* Par de nouvelles institutions politiques, territoriales et nationales. Des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique, avec tous les acteurs
économiques, sociaux et des représentants des habitants, où se prennent (a) des engagements de production, d’emploi de formation, par les employeurs et les pouvoirs publics (b) des engagements
de financement par les banques (c) avec incitation et pénalisation (d) suivis démocratiquement.

 

5/ UNE RÉGULATION NOUVELLE : face à des baisses d’activité, au lieu du chômage et de l’investissement matériel, avec l’emploi comme solde aléatoire, on répondra : sécurité d’emploi, RTT et mises en formation ou recherche (donc développement des services publics) pour de nouvelles et meilleures productions. D’où une nouvelle efficacité et une réduction massive du temps de travail pour la vie libre et la participation aux activités sociales.


Cette campagne engage un travail de résistance et de construction de longue haleine. Elle doit permettre de lier « luttes » et « élections », « contenus » et « rassemblement ».
Partageons nos propositions et expériences pour construire ensemble cette campagne. Outillons-nous collectivement.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 15:54
9/10 octobre : La bataille de l’emploi, ça urge - PCF, 30 septembre 2020
9/10 octobre : La bataille de l’emploi, ça urge

Airbus, General Electric, Boiron, Renault, Auchan, Nokia, Bridgestone, Air France, la liste des entreprises qui cassent l’emploi est longue. Le patronal Figaro parle de « purge » et de « dégraissage ». Les libéraux des ministères qui ont le sens des mots tordus évoquent, eux, « les plans de sauvegarde de l’emploi ». Et cette casse ne se limite pas à quelques noms médiatisés. On brade dans les PME, on brade les intérimaires, les salariés en CDD, les indépendants sans mission, on gèle des plans d’embauche, notamment de jeunes diplômés.

Le chef de la division emploi de l’OCDE, Stéphane Carcillo, note : « On parle beaucoup des plans sociaux car ils sont très médiatisés et touchent parfois des bassins d’emplois entiers en raison de leur ampleur. Mais beaucoup d’ajustements sur l’emploi ont déjà eu lieu au fil de l’eau par le biais de licenciements individuels et surtout de fin de recrutements en contrats courts et de renouvellement des CDD. »

Ainsi l’intérim affiche un déficit de 150 000 emplois sur un an (-20 % sur 2019). À Pôle emploi, au 2e trimestre, on parle de 150 000 inscriptions en moyenne par mois suite à une fin de mission d’intérim ou de CDD et de 10 000 licenciements économiques.

Bref, la vague annoncée de plans sociaux déferle. Le chômage explose. L’urgence sociale est là. C’est la raison pour laquelle les communistes, lors de leur dernier Conseil national, ont lancé une campagne sur l’emploi, à commencer par des journées d’action dans toute la France les 9 et 10 octobre prochains.

Une grande diversité d’initiatives est prévue (rassemblements devant des préfectures, des entreprises, des hôpitaux publics, conférences de presse), nous en faisions état ici même la semaine dernière.

Des initiatives de résistance, de protestation, et dans le même temps de propositions pour dire haut et fort que ce désastre n’est pas fatal, que l’argent public, des banques, des entreprises ne doit pas servir à licencier mais bien à sécuriser l’emploi et la formation, pour développer l’emploi public dans tous les domaines et révolutionner notre mode de production.

Il va s’agir d’une campagne de longue haleine pour marquer des points dans la bataille idéologique, obtenir des avancées concrètes et contribuer à réidentifier le PCF à un projet de société alternatif au capitalisme et aux dégâts humains et écologiques qui l’accompagnent. Il est clair que cette question de l’emploi va occuper une grande place dans les campagnes départementales et régionales du printemps prochain. Alors que la crise du politique est profonde, que les citoyens doutent des capacités d’intervention des élus (« puisque le pouvoir économique est ailleurs », pensent-ils), il va s’agir de convaincre au contraire que les collectivités territoriales, par leurs choix politiques, peuvent avoir une influence sur l’emploi en résistant aux logiques destructrices et en construisant des alternatives.

Pourrait être proposée, par exemple, la mise en place de conférences permanentes sur l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions, ainsi que des fonds régionaux pour financer cette démarche.

Et il s’agirait (voir le texte « Ce que nous voulons pour nos régions ») de faire converger deux batailles politiques : le contrôle et le suivi démocratique des aides publiques (respect des critères sociaux et environnementaux, transparence) et la création de comités locaux de défense de l’emploi, à l’initiative des organisations communistes et avec toutes les forces progressistes, politiques, syndicales, associatives, pour alerter sur les licenciements, sur les difficultés des TPE/PME, recenser les besoins dans les services publics (santé, éducation) et les autres activités.

Et ainsi de faire reculer les idées fatalistes sur le chômage, l’idée que la gestion des entreprises est à laisser au seul patronat. Il s’agirait aussi d’opposer au chaos du marché une démarche de planification démocratique et décentralisée porteuse d’efficacité sociale.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 15:48
Sénatoriales - Le PCF progresse en sièges, en voix et en pourcentage
Dans les 21 départements à scrutin majoritaire où le PCF était présent en 2020 et 2014, il progresse en voix et pourcentage dans 14 d’entre eux, gagnant, par rapport à 2014, 868 voix et 4,7 %/exprimés sur un total de 2 271 voix et 12,54 %/exprimés en 2020. Sur les dix départements à la proportionnelle où une ou un communiste conduisait une liste de rassemblement, le PCF progresse dans six d’entre eux, gagnant 1 001 voix et 4,33 %/exprimés par rapport à 2014 sur un total de 2 249 voix et 9,9 % en 2020.
Sénatoriales : Le PCF progresse en sièges, en voix et en pourcentage

Ce dimanche 27 septembre, la moitié des sièges du Sénat étaient renouvelés. Il s’agissait de renouveler les sénatrices et sénateurs élu·e·s en 2014. Cette élection au suffrage indirect a été le reflet des dernières élections municipales et de l’engagement de nos candidats et candidates. Il y a de véritables campagnes électorales avec de réelles dynamiques de rassemblement où les candidates et candidats présenté·e·s par le PCF ont su en général mobiliser les grands électeurs communistes et au-delà.

À la suite de son échec aux municipales, avec l’éradication de ses candidats dès le 1er tour des législatives partielles, LREM connait une nouvelle défaite avec la perte de trois sénateurs sur les dix sortants qui étaient en lice. Ce résultat est une confirmation du rejet général de la politique du gouvernement.

La droite hors LREM progresse globalement de huit sièges, confirmant son ancrage municipal dans la ruralité et les villes petites et moyennes. Le RN ne retrouve qu’un siège, alors qu’en 2014 il avait réussi à envoyer deux sénateurs au Palais du Luxembourg.

Le groupe des radicaux paye son rapprochement avec la LREM avec la perte de neuf sièges sur les quatorze qui étaient renouvelables.

À gauche, alors que le PS accuse une perte de cinq sièges sur les trente-cinq qu’il remettait en jeu, EELV gagne six sièges, dont la moitié sur des listes de rassemblement de toute la gauche. EELV profite des dynamiques de rassemblement entre la gauche et les écologistes qui ont permis l’élection de maires écologistes à Marseille, Lyon et Strasbourg.

Les communistes ont enregistré eux aussi un succès électoral issu des municipales. Nous confirmons nos deux sièges sortants dans les Côtes-d’Armor et la Seine-Maritime, avec l’élection de Gérard Lahellec et la réélection de Céline Brulin. Nous gagnons deux sièges, l’un en Dordogne avec Marie-Claude Varaillas face à un candidat de LREM et l’autre dans les Bouches-du-Rhône avec Jérémy Bacchi qui conduisait une liste de rassemblement de toute la gauche et des écologistes, qui a mis fin aux ambitions sénatoriales hégémoniques de LR. Nous avons fait la preuve de notre capacité à gagner et à faire gagner les autres forces de gauche. En Dordogne, c’est la première fois depuis 1946 et l’élection de la militante communiste Jeanne Vigier (1) qu’une femme devient sénatrice. Ce renforcement de la présence des communistes au Palais du Luxembourg est une bonne nouvelle pour les salariés et pour toutes les luttes et combats émancipateurs Il s’agit pour nous, non plus d’un maintien de nos résultats électoraux mais d’une progression remarquée.

Dans les 21 départements à scrutin majoritaire où le PCF était présent en 2020 et 2014, il progresse en voix et pourcentage dans 14 d’entre eux, gagnant, par rapport à 2014, 868 voix et 4,7 %/exprimés sur un total de 2 271 voix et 12,54 %/exprimés en 2020. Sur les dix départements à la proportionnelle où une ou un communiste conduisait une liste de rassemblement, le PCF progresse dans six d’entre eux, gagnant 1 001 voix et 4,33 %/exprimés par rapport à 2014 sur un total de 2 249 voix et 9,9 % en 2020.

Ces bons résultats, porteurs d’espoir et d’avenir, sont les fruits des résultats contrastés des municipales, avec des défaites et des victoires, mais où dans une majorité de départements nous avons gagné des mairies et des élus. C’est aussi la reconnaissance de l’activité parlementaire et de terrain de très grande qualité des sénatrices et sénateurs communistes, et de la capacité des communistes à être initiateurs d’un large rassemblement à partir des expériences des municipales et à mener de véritables campagnes électorales où l’investissement militant a pu donner toute sa mesure.

Pierre Lacaze CEN, Yann Le Pollotec CN,  secteur élections

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 15:45
3400 nouveaux lits supprimés en 2019! Il faut arrêter le massacre de l'hôpital public!

3400 nouveaux lits supprimés en 2019! Il faut arrêter le massacre de l'hôpital public!

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:42
Lier relance industrielle, justice sociale et transition écologique  : le plan des parlementaires PCF pour faire face à la crise du Covid (L'Humanité, 23 septembre)
« Lier relance industrielle, justice sociale et transition écologique » : le plan des parlementaires PCF pour faire face à la crise du Covid
Mercredi 23 Septembre 2020

Députés et sénateurs communistes ont présenté un contre-plan de relance bien différent de celui du gouvernement,  à la fois par son ampleur de 252 milliards d’euros et par son contenu, avec 117 mesures.

 

Les parlementaires PCF ont présenté, mardi, leur propre plan de relance pour faire face à la crise du Covid. « Celui du premier ministre Jean Castex n’est pas guidé par la justice sociale et l’exigence écologique. Il n’a qu’une boussole : le capital », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat.

 

« La crise appelle une réponse politique sans précédent. Celle du gouvernement est loin de l’essentiel. Nous, nous avons un plan à la hauteur de la situation », assure André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée. Ce plan, baptisé Pour une transformation économique, sociale et écologique, se décline en 117 propositions. « On nous annonce 250 milliards d’euros de pertes pour l’économie française, donc nous répondons avec un plan de 252 milliards d’euros, avec des objectifs concrets », indique le député PCF Pierre Dharréville. Soit bien loin des 100 milliards prévus par Castex. « Ils seront inefficaces économiquement, injustes socialement et inopérants écologiquement, car le gouvernement se base sur une théorie du ruissellement qui ne fonctionne pas. Les milliards du Cice versés sans condition n’ont amené que 100 000 emplois », dénonce Sébastien Jumel. L’élu PCF invite donc à mettre « l’accent sur l’investissement, en réconciliant les objectifs de justice sociale et de transition écologique avec la relance industrielle ».

Supprimer le Cice

Mais où dénicher 252 milliards ? Près de 150 seraient investis sur trois ans, 85 constitueraient une dépense courante et 17 seraient dédiés à des aides temporaires. En plus d’une annulation partielle de la dette et de son traitement par la BCE, les parlementaires PCF savent où trouver des sous. Plus de 102 milliards d’euros sont à récupérer chaque année du côté de la fiscalité. D’abord, en supprimant un Cice qui en coûte 22 milliards par an, et en créant un grand impôt progressif sur le patrimoine net qui fusionnerait taxe foncière et impôt sur la fortune immobilière, pour un gain de 10 milliards. Fin de la flat taxe, hausse de celle sur les transactions financières, impôt sur le revenu en 12 tranches et rétablissement du taux d’imposition de 2018 sur les sociétés (avec prélèvement à la source contre l’évitement fiscal) sont autant de mesures qui composent le plan. L’idée étant de construire une nouvelle société en changeant de logique et en aidant massivement les secteurs clés qui en ont besoin, sans laisser personne sur le carreau.

30 milliards d'euros pour la rénovation énergétique des bâtiments

Sur le front écologique, le plan vise à atteindre la neutralité carbone en 2050. La somme de 30 milliards serait dédiée à la rénovation énergétique des bâtiments (700 000 isolations par an jusqu’en 2040), en plus de construire 600 000 logements sociaux en trois ans. Les communistes veulent ici transformer la BPI en Banque de la transition écologique et sociale. Un livret d’épargne de l’ESS et un livret agricole viendraient abonder cet effort. Plus de 27 milliards d’euros seraient dirigés vers les transports, dont 15 milliards pour le ferroviaire et 2 millliards pour le vélo (avec la fin des exonérations fiscales pour l’aérien et le routier). Aides de 2 milliards à l’agroécologie, refonte de la PAC, prix minimal d’achat et d’entrée sur le marché, pêche raisonnée et mix électrique entre nucléaire, éolien et photovoltaïque sont au menu, des créations d’emplois à la clé.

Un dispositif antidélocalisations et antifaillites

Pour éviter dès demain des licenciements, le plan prévoit un dispositif antidélocalisations et antifaillites. Les aides publiques seraient conditionnées à des critères sociaux et environnementaux : interdiction des licenciements boursiers, écart de salaires de 1 à 12, non-distribution de dividendes en 2020 et 2021 et obligation du reporting pays par pays. La baisse temporaire de la TVA pour le tourisme, le sport et la culture, un fonds pour les TPE-PME et un pour les relocalisations sont aussi au programme, l’État devant assumer son rôle de stratège pour atteindre la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire. Un pôle national du médicament serait ainsi créé, en lien avec un plan hôpital visant 100 000 personnels supplémentaires, sans oublier une conférence nationale sur les salaires, le Smic à 1 800 euros brut, un revenu étudiant et le RSA de 18 à 25 ans, l’assurance-chômage élargie, la semaine de 32 heures et un soutien massif à l’éducation nationale avec un dispositif pour les décrocheurs. « Nous défendrons ces 117 propositions à chaque occasion », promet Pierre Dharréville

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:40
Le groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat s'engage pour la gratuité des masques
Partager cet article
Repost0
24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:39
Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
Vous avez dit République ?
Mercredi 23 Septembre 2020

Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles... Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes. Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.

Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.

Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.

Certes, le concept de République embrasse large. Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.

Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
Partager cet article
Repost0
24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:36
Parlement. Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR  (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE, L'Humanité - 25 septembre 2020)
Parlement. « Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR » (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE)
Vendredi 25 Septembre 2020
Les élections sénatoriales se tiennent dimanche. La présidente du groupe communiste, Éliane Assassi, revient sur les enjeux de ce scrutin. Entretien.
 

Vingt ans après le référendum sur le quinquennat, à quoi sert le Sénat ?

Éliane Assassi C’est toujours l’une des deux chambres qui votent la loi et contrôlent le gouvernement  ! Bien sûr, l’Assemblée nationale a le dernier mot. C’est logique puisqu’elle est élue au suffrage universel. Et le Sénat entretient toujours une approche plus fine dans sa relation aux collectivités locales. Mais il est aussi devenu une sorte de contre-pouvoir. C’est bien sûr dans un contexte où la majorité LR du Sénat affronte la majorité LaREM de l’Assemblée, ne soyons pas naïfs. Mais on peut dire que le bicamérisme a retrouvé du sens : l’Assemblée est de plus en plus soumise à l’exécutif, et le Sénat peut jouer un rôle de garde-fou. Nous l’avons vu sur le projet de réforme constitutionnelle et lors de l’affaire Benalla. Mais, d’évidence, nous, les communistes, avons deux adversaires au Sénat : la Macronie, qui dépose les projets de loi, et la droite, qui les réécrits dans un sens qui n’est pas le nôtre et qu’il faut combattre.

Quel est justement le rôle du groupe communiste ?

Éliane Assassi Il est toujours utile d’avoir des élus du local au national pour porter la voix des luttes, des citoyens et des collectivités locales. Nous forçons les débats, imposons des questions sur le monde du travail, les libertés collectives, l’écologie ou encore la fraude fiscale. Nous avons des textes qui ont été adoptés lors de beaux combats, comme la hausse des APL et la revalorisation des retraites agricoles. Nous sommes un peu les trublions de cette chambre, car nous cherchons toujours à mettre en avant des causes que le Sénat préférerait ignorer. Nous avons été très actifs l’an dernier, lors de l’immense mobilisation pour l’avenir d’Aéroports de Paris, qui a rassemblé plus d’un million de signatures. Les communistes ont prouvé qu’ils savent réunir toutes les familles politiques pour défendre un équipement stratégique au cœur des questions d’emploi, de souveraineté, d’aménagement du territoire, de comptes publics et d’écologie. Plus récemment, nous avons déposé deux propositions de loi : l’une pour réduire les inégalités d’accès au numérique, l’autre pour créer un pôle public du médicament assurant à la fois la production et le contrôle des prix.

Le Sénat est souvent présenté comme la chambre qui défend les territoires. Est-ce vraiment le cas ?

Éliane Assassi Il y a des postures sur cette question. Nous sommes en complet désaccord avec LaREM et la droite sénatoriale sur le projet de différenciation territoriale. Cela va conduire à terme à la création d’un État fédéral et à une rupture d’égalité devant la loi. Tout le monde parle en ce moment des « territoires ». LaREM et LR ont tous ce mot à la bouche. Mais ils sont en train de déployer une stratégie sémantique pour ne plus parler des communes et des départements, et encore moins de leurs compétences et de leurs moyens propres pour développer des politiques locales au service des citoyens. C’est une façon de revenir sur l’article 1 de la Constitution qui dit que la République est une et indivisible.

Quels sont vos objectifs pour les sénatoriales de dimanche ?

Éliane Assassi Nous entendons conserver nos sièges en Seine-Maritime avec Céline Brulin et dans les Côtes d’Armor avec Gérard Lahellec. Nous attendons aussi de bonnes nouvelles des Bouches-du-Rhône, où Jérémy Bacchi conduit la liste de rassemblement de la gauche. Des surprises peuvent enfin venir des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence, de Dordogne, du Rhône ou du Finistère, où les communistes sont reconnus comme des élus de terrain combatifs, constants et cohérents. Au final, la droite va gagner, ce n’est pas un suspense. Il y aura une possible recomposition au centre-droit et un retour du groupe EELV. Nous avons, quoi qu’il arrive, hâte d’en découdre sur le budget et celui de la Sécurité sociale, forts de notre propre plan de relance composé de 117 propositions. Nous sommes ici en phase avec l’opinion publique, que ce soit sur le conditionnement des aides publiques, l’hôpital, les retraites ou la gratuité des masques.

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 05:25
Signez la pétition de l'UEC pour un revenu étudiant
Après avoir défendu cette revendication à l'Assemblée nationale, Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis rejoint les signataires du revenu étudiant 🤩
Sur les bancs de la fac ou de l'Asssemblée Nationale, on signe la pétition pour un revenu étudiant ✊
Partager cet article
Repost0
23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:42

 

La Covid 19 a révélé l’échec des politiques d’austérité et de la course aux profits qui épuise la nature et sacrifie les êtres humains. Mais tout continue comme avant ! Le « Ségur de la santé » ne résout en rien la crise de l’hôpital public. Si nous laissons faire, la France comptera un million de chômeurs·euses en plus d’ici à la fin de l’année et 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail risquent de voir leurs perspectives d’embauche s’évanouir.

Des grands groupes gavés d’aides publiques prétextent de la crise pour annoncer des plans massifs de suppressions d’emploi avec l’appui du gouvernement et des banques. La fiscalité est toujours aussi injuste et le gouvernement Castex continue de baisser les impôts sur le capital et les profits. Cela doit changer ! Les entreprises et les banques doivent être contraintes à des engagements précis et contrôlés par les salarié·es, les élu·es, la population.

Construisons une grande mobilisation à l’automne pour l’emploi, les salaires et les services publics nous exigeons que les milliards déversés par les banques et la BCE sur l’État et sur les entreprises soient utilisés autrement.

Dans l’immédiat, nous demandons :

  • Interdire les licenciements des grands groupes bénéficiant de fonds publics et instaurer un droit de contre-propositions des salarié·es et des habitant·es pour sécuriser l'emploi au lieu de baisser le "coût du travail".
  • Un plan jeunes d’embauches par les entreprises par un contrat sécurisant leur emploi et leur garantissant une formation rémunérée.
  • Une augmentation générale des salaires (revalorisation du SMIC de 20% et de toutes les grilles et échelles de salaires), des minima sociaux et un revenu minimum, à un niveau décent, pour les 18-25 ans.
  • Pour la santé et l’éducation nationale, un plan d’embauches et de formation, initiale et continue, l’annulation des fermetures de lits ou d’hôpitaux et de toutes les fermetures de classes et de postes.
  • Un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique, géré démocratiquement, pour agir sur les décisions des grandes entreprises et des banques et faire contribuer le capital et les profits.

 

signer la pétition

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011