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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 07:44
A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
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A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
Vente des dates du calendrier révolutionnaire

Vente des dates du calendrier révolutionnaire

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
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Prise de parole de Berivan Firat du mouvement des femmes kurdes, avec Pascal Torre, responsable secteur international du PCF sur le Proche et le Moyen-Orient, et une copine de France-Kurdistan: Berivan et Pascal ont appelé à la solidarité par rapport au mouvement des kurdes pour une société de progrès, d'égalité, et de multi-culturalisme, loin des dictatures nationalistes oppressives et fascistes turques ou syriennes, ou du totalitarisme islamiste. La persécution du HDP, l'expérience du Rojava et du confédéralisme démocratique ont été au centre des propos.

Prise de parole de Berivan Firat du mouvement des femmes kurdes, avec Pascal Torre, responsable secteur international du PCF sur le Proche et le Moyen-Orient, et une copine de France-Kurdistan: Berivan et Pascal ont appelé à la solidarité par rapport au mouvement des kurdes pour une société de progrès, d'égalité, et de multi-culturalisme, loin des dictatures nationalistes oppressives et fascistes turques ou syriennes, ou du totalitarisme islamiste. La persécution du HDP, l'expérience du Rojava et du confédéralisme démocratique ont été au centre des propos.

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
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Avec Marie-George Buffet

Avec Marie-George Buffet

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A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!

Photos Ismaël Dupont, Yoann Daniel, Roberte Saint Jalme, Stephane Hébréard, Françoise Guéguen, Thomas Salaün, Paul Paimbeni, Michel Tudo.  

70 militants, sympathisants et bénévoles finistériens, mais aussi de Vannes, Bordeaux, Nantes, Nancy, Paris, de Suède, ont beaucoup donné et partagé sur le stand du PCF Finistère avec toutes les personnes qui sont venues y boire et y déguster de délicieux kig-ha-farz et des saucisses de Molène-Pommes de terre avec des Fars du pays bigouden et gâteaux bretons de Scaër. 

De très beaux échanges, une expérience humaine magnifique. 

Nous sommes tous heureux d'avoir vécu ces 3 belles journées de fête qui donnent le sourire, de l'espoir et de la combativité. 

Nous avons accueilli Arlette Laguiller, Ian Brossat, Marie-George Buffet dans notre stand, et beaucoup d'amis, de camarades du Finistère, de Paris, et de toute la France. 

Fiers aussi d'avoir contribué à notre échelle à œuvrer à la réussite de cette gigantesque fête qui a attiré 800 000 personnes pendant trois jours, un tiers de visiteurs de plus que l'an passé! 

Longue vie à l'Humanité!

Tant que la politique pourra rimer ainsi avec l'ouverture, la fraternité, le combat pour les valeurs et l'égalité, il y aura de la lutte, il y aura un chemin pour rendre le monde meilleur.   

"Ici, ici… c'est la vraie vie!" comme l'ont fait scander Bigflo et Oli.       

Vendredi matin, à l'aube, la grande scène: photo de Stephane...

Vendredi matin, à l'aube, la grande scène: photo de Stephane...

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
Le concert de Soviet Suprem, incroyable aux dires des spectateurs

Le concert de Soviet Suprem, incroyable aux dires des spectateurs

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!
le meeting de dimanche après-midi

le meeting de dimanche après-midi

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 19:24
Pascal Torre, responsable secteur Moyen-Orient du PCF, avec Berivan Firat, responsable du Mouvement des Femmes Kurdes en France, sur le stand du Finistère à la fête de l'Humanité 2018. Pascal Torre devrait être présent à la fête de l'Huma Bretagne du 1er au 2 décembre avec des militantes kurdes engagés pour la défense de la démocratie et de l'égalité des droits en Turquie et en Syrie

Pascal Torre, responsable secteur Moyen-Orient du PCF, avec Berivan Firat, responsable du Mouvement des Femmes Kurdes en France, sur le stand du Finistère à la fête de l'Humanité 2018. Pascal Torre devrait être présent à la fête de l'Huma Bretagne du 1er au 2 décembre avec des militantes kurdes engagés pour la défense de la démocratie et de l'égalité des droits en Turquie et en Syrie

MOYEN ORIENT

la poudrière

 

Le Moyen-Orient connaît une tragédie humaine et politique. Celle-ci conjugue des éléments de longue durée provoquant un engrenage de violence dont les solutions d’avenir peinent à émerger.

Un baromètre des changements mondiaux

La décolonisation n’a pas été suivie par un proces­sus de construction de l’État et s’est accompagnée d’une inadéquation entre l’État territorial et les espaces post-impériaux ou coloniaux alimentant des tensions. Pour y faire face, des régimes autoritaires stabilisateurs se sont installés afin de juguler les mouvements populaires. De plus toutes les promes­es de développement se sont progressivement enlisées. Enfin, les puissances occidentales, pour s’emparer des richesses régionales, ont soutenu ces dictatures et entretenu des conflits qui ont assommé ces sociétés.

Après avoir été au cœur des relations internationales dès l’après-guerre, le Moyen-Orient n’exerce plus la même attractivité. La fin de la Guerre Froide a mis un terme aux affiliations obligées engendrant une autonomie croissante des États ainsi qu’une atomi­sation du jeu régional. La substance des conflits s’en est trouvée modifiée opposant moins les États entre eux que les États à des lambeaux de sociétés. La nature sociale des conflits neutralise la puissance tandis que la menace devient plus mobile.

La solidité apparente du monde arabe a volé en éclat dans les années 90, permettant au néolibéra­lisme et à l’islamisme de laminer les forces progres­sistes. Le conflit israélo-palestinien a été structurant pour la région de 1950 à 1970. Le retour de la droite extrême au pouvoir a amplifié le caractère religieux et identitaire du projet sioniste. Les lois discrimina­toires se sont multipliées aboutissant au texte d’apartheid qui proclame qu’Israël est l’État nation du peuple juif. Le déplacement de l’épicentre de la conflictualité dans le Golfe marginalise aujourd’hui la question palestinienne favorisant la colonisation d’autant que l’Autorité palestinienne est durable­ment affaiblie. Pour autant, Israël est, du fait de sa politique, confronté à une crise profonde. Ces diffé­rents facteurs ont provoqué une véritable implosion du Moyen-Orient.

Mouvements populaires et engrenage de violences

Les printemps arabes de 2011 ont révélé la vitalité et les attentes des sociétés rejetant l’impéritie des États et leur violence tout en exigeant des réformes démocratiques. Ces mouvements ont suscité chez les dirigeants arabes un brusque retour de l’autori­tarisme. En Égypte, la répression a suspendu le temps politique n’atténuant pas la colère populaire. En Turquie, R.T. Erdogan multiplie les purges, les arrestations et la guerre à outrance contre les Kur­des. Ce régime de terreur a plongé le pays au bord du gouffre économique tandis que son expansion­nisme enracine au nord de la Syrie de véritables « djihadistans ». Dans ce contexte, la résistance du HDP, seule force progressiste et pacifiste, constitue un point d’appui pour les luttes à venir. Désormais, une conflictualité généralisée délite l’Irak, la Syrie et menace toute la région. On ne dira jamais assez combien l’intervention américaine en Irak a eu des effets déstabilisateurs sur la région. En dépit de la victoire de la coalition contre Daesh et l’esquisse de reconstruction de l’État irakien, la violence demeure tandis que la situation économique s’avère catastro­phique. Des mouvements sociaux secouent le pays et ont permis à la coalition conduite par Moqtada al-Sadr et les communistes d’arriver en tête du scrutin législatif.

En Syrie, le régime sanguinaire de Bachar al-Assad, avec l’appui des Russes et des Iraniens, est en voie de remporter le conflit. Pour autant, sa résolution pacifique est loin d’être acquise. Les Occidentaux, marginalisés sont réduits à miser sur la faillite diplomatique russe ou conduisent des expéditions punitives illégales sans lendemain. La Syrie est désormais divisée en trois zones d’influence entre le régime de Damas, les Turcs et une présence améri­caine au Rojava. Mais la Syrie de l’après Daesh devient le terrain d’affrontement des rivalités régio­nales comme en témoignent les bombardements israéliens qui font craindre un embrasement et place aussi la question kurde dans une position périphé­rique.

Ces guerres façonnent un nouveau paysage régional éclipsant l’Égypte, l’Irak et la Syrie tandis que les États du Golfe prospèrent et tentent de tirer parti des États fragilisés. L’Arabie Saoudite occupe une posi­tion dominante poursuivant une politique confes­sionnelle, hégémonique et mortifère au Yémen. Le Moyen-Orient est devenu une poudrière concentrant 40% des armes vendues dans le monde. Elles pro­viennent des États-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et d’Allemagne favorisant l’internationali­sation des conflits et la souffrance humaine. L’Ara­bie Saoudite et Israël affirment ensemble désormais que l’Iran est pour eux une menace existentielle dans le sillage de D. Trump qui transfère l’ambas­sade américaine à Jérusalem et rompt l’accord de Vienne sur le nucléaire. D. Trump fait le pari que les difficultés de Téhéran à maintenir l’ordre isla­miste permettront un changement de régime. Rien n’est moins sûr d’autant que l’Iran ne renonce pas à sa politique milicienne qui contribue elle aussi à la fragmentation des sociétés. Cette politique peut conduire à une déflagration qu’attise la perspective de constitution d’un OTAN arabe.

Dans ce contexte le PCF appelle à des mobilisations de solidarité les plus larges possible pour atténuer les tensions et ouvrir une perspective de paix 

PCF 

 

Moyen-Orient: la poudrière (PCF)
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 16:46
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 15:50

PORTS FRANÇAIS SACRIFIES

 

La Commission européenne choisit de revoir le tracé des corridors maritimes bordant le continent, en ne retenant aucun port français. Des députés communistes et la CGT montent au créneau.

Les vagues provoquées par le Brexit n’ont pas fini d’être utilisées par les instances de l’Union européenne pour libéraliser et désorganiser l’économie et l’activité des pays membres. Cette fois, la lame touche les ports français.

En effet, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), entamée le 29 mars 2017, a conduit la Commission euro­péenne à modifier les trajets des navires marchands dans les océans et les mers qui entourent le continent. Une révision cen­sée éviter d’isoler l’Irlande de la partie continentale de l’UE. C’est ce qu’a annon­cé le 1er août dernier Violeta Bulc, la com­missaire européenne aux Transports, en présentant le projet de modification du corridor du réseau central transeuropéen entre la mer du Nord et la Méditerranée. Sauf que, si de nouvelles liaisons sont ajoutées entre les ports irlandais de Dublin et Cork et les ports belges de Zeebrugge et Anvers ou encore celui de Rotterdam (Pays-Bas), aucun port français n’est prévu dans ce nouveau plan.

Une situation que dénoncent les députés communistes Jean-Paul Lecoq et Pierre Dharréville dans une lettre au Premier ministre. Relayant « la stupéfaction et l’in­compréhension de la communauté mari­time et portuaire nationale », les parle­mentaires, dont les circonscriptions com­prennent notamment les ports du Havre et de Marseille-Fos-sur-Mer, rappellent l’évidence : « Il suffit de prendre une carte pour s’apercevoir que vouloir créer des corridors maritimes entre les ports irlandais et les ports belges et néerlandais en écartant nos ports nationaux constitue un non-sens. »

Un risque pour les ports français de regar­der passer les navires plutôt que de les voir accoster, et ce, alors que l’efficacité y est parfois supérieure aux autres places portuaires. C’est le cas au Havre, qui traite 23 conteneurs à l’heure, contre 16 seule­ment pour le port de Rotterdam, pourtant automatisé en grande partie.

Les députés communistes se sont associés avec d’au­tres parlementaires pour saisir la commis­saire européenne et lui réclamer d’intégrer les ports français au corridor, ils ont égale­ment demandé à Édouard Philippe de quelle façon une telle proposition a pu être élaborée sans que le gouvernement et la communauté portuaire n’y soient associés. En outre, comment ce dernier a-t-il pu ne pas voir que le financement des ports fran­çais par l’Europe dans le cadre des inves­tissements prévus pour le futur réseau transeuropéen de transport (RTE-T) serait remis en cause ?

Pour Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la fédération CGT des ports et docks, la réponse est à chercher du côté du lobbying exercé à Bruxelles par « des pla­ces portuaires qui ont déjà bénéficié large­ment des aides de l’Europe ». Il y a dix ans, le port de Rotterdam bénéficiait déjà de 900 millions d’euros de fonds euro­péens alors que les ports français devaient se partager seulement 174 millions d’eu­ros.

Le syndicaliste pointe aussi l’inertie du gouvernement, auquel la CGT réclame la création d’un véritable ministère de la Mer, afin de « promouvoir une politique d’investissement ambitieuse et à la hau­teur du statut de la France et de sa particu­larité géographique »

 

 

Union Européenne - les ports français sacrifiés (PCF)
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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 20:16

Un excellent Ian Brossat face à l'agitateur de l'heure de l'ultra-libéralisme économique décomplexé, Charles Consigny, adversaire de classe bien identifié.   

Il a su rester calme, garder le sens de l'humour et distiller ses arguments de manière tout à fait claire face à la mauvaise foi et la connerie: 

"On est pas au Comité Central", "Votre objectif, c'est d'administrer la misère", "Ce que veulent les communistes, c'est l'égalité dans la pauvreté", "Vous êtes un des derniers survivants d'une espèce disparue". "Vous êtes professeur, ce qui m'inquiète pour les générations à venir". "La mairie de Paris n'est pas là pour divertir et amuser les enfants". 

« Charles Consigny, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Moi ce qui m'indigne c'est qu'il y ait 9 millions de pauvres en France. Je suis un partageux, je suis favorable aux services publics et au partage des richesses. »

Ian Brossat

« Charles Consigny, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Moi ce qui m'indigne c'est qu'il y ait 9 millions de pauvres en France. Je suis un partageux, je suis favorable aux services publics et au partage des richesses. »

Ian Brossat

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 19:58
Chantiers du Congrès du PCF: ça travaille sur la communication dans le Finistère

Chantiers du congrès du PCF de novembre 2018. 
Chez les cocos, ça travaille même le dimanche, mais sans se priver des bonnes choses. Réunion de travail informelle sur la communication du PCF 29 avec Gladys, Yann, Gérald, Julia, Dominique, Isabelle, Ismaël. 
Objectifs: 
- Renforcer notre lien vivant aux adhérents (téléphone, prises de contacts plus régulières, lien humain) et particulièrement les nouveaux adhérents et les adhérents isolés. 
- Construire un réseau d'initiatives sur ce sujet. 
- Développer les initiatives de formation pour les adhérents et d'éducation populaire. 
- Expérimenter des initiatives de solidarité concrète step by step dans le Finistère et aider nos camarades d'autres départements pour leurs initiatives.
- Rationaliser et étendre notre communication interne et externe. 
- Organiser une visite guidée et commentée à Fabien, au Père Lachaise et au mur des fédérés en car pour nos nouveaux adhérents finistériens. 
- Poursuivre et systématiser notre présence dans les lieux où les gens vont, et particulièrement dans les contextes festifs: Vieilles Charrues, Festival du Bout du Monde, fête du Bruit, Astropolis, Jeudis du port, Panoramas, Foire St Michel ...

La fédération du PCF, 5 rue Henri Moreau à Brest

La fédération du PCF, 5 rue Henri Moreau à Brest

Chantiers du Congrès du PCF: ça travaille sur la communication dans le Finistère
Chantiers du Congrès du PCF: ça travaille sur la communication dans le Finistère
Chantiers du Congrès du PCF: ça travaille sur la communication dans le Finistère

Tu l'as vu, notre fédé PCF Finistère, partagée entre la rue Henri Moreau et la rue André Berger, du nom de deux jeunes résistants communistes brestois fusillés par les nazis et arrêtés par la police française aux ordres de l'occupant et du régime de collaboration. 
Les communistes mobilisés contre Macron, pour l'éducation populaire, pour le désarment nucléaire! 
Les communistes que beaucoup de médias et nos adversaires enterrent un peu vite ont encore une très forte activité dans de nombreux territoires: dans le Finistère, nous avons fait une quarantaine d'adhésions depuis début 2018, dont pas mal de jeunes. La vie du Parti s'appuie sur 6 locaux dans le Finistère, un journal gratuit régulier tiré à 30 000 exemplaires, comme de nombreux autres journaux locaux, et parmi nos 850 adhérents, une bonne partie sont à pied d'oeuvre toutes les semaines dans le département.  

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 17:37
Marie-George Buffet sur France Info: on est en train d'assécher le mouvement sportif et de tuer une politique publique
Budget des sports : "On est en train d'assécher le mouvement sportif et de tuer une politique publique"

Marie-George Buffet pointe sur franceinfo vendredi la baisse du budget des Sports de "7%" en 2018 et de "plus de 6% en 2019", alors que le ministère a fixé l'objectif de "trois millions de licenciés en plus" avec les JO de 2024.

"On est en train d'assécher le mouvement sportif et de tuer une politique publique en direction de la pratique sportive", a dénoncé vendredi 21 septembre sur franceinfo Marie-George Buffet. La député du Parti communiste français (PCF) de Seine-Saint-Denis est rapporteur du budget 2019 sur le sport et la vie associative, alors que la Fête du sport est lancéece vendredi sur fond de baisse des moyens dévolus au ministère. Une pétition a été lancée par le Comité olympique et sportif français pour demander plus de moyens pour le sport français.

franceinfo : Êtes-vous en colère face à la baisse des moyens annoncée ?

Marie-George Buffet Oui, je suis en colère. Le sport, ce sont des milliers de bénévoles, des gens qui prennent sur leur temps pour encadrer l'association, y compris au niveau des fédérations. Il y a aussi du savoir-faire au niveau du ministère des Sports. On est en train de détruire cela, alors qu'il suffirait de faire un effort minime au niveau budgétaire, pour que tout cela reprenne du sens et pour que le sport continue à se développer. On est en train d'assécher le mouvement sportif et de tuer une politique publique en direction de la pratique sportive puisque le ministère n'aura plus les moyens de son intervention.

Nous avons obtenu les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. On nous a dit, 'c'est formidable'. On aura trois millions de licenciés en plus, c'est l'objectif, 80 médailles, c'est le deuxième objectif. Et en même temps, on baisse le budget des Sports pour 2018 de 7% et on veut le rebaisser de plus de 6% pour 2019. On se propose de supprimer la moitié des conseillers techniques et sportifs : 1 600 postes en moins. On ne peut pas répondre simplement par les structures privées marchandes, par la pratique autonome. On a besoin du mouvement associatif sportif. On a besoin d'une politique publique du sport pour que chacun et chacune ait accès au sport, mais aussi pour qu'on ait du haut niveau, pour qu'on ait des filières, pour que le mouvement sportif ait les moyens de vivre.

Êtes-vous contre la privatisation du sport ?

Oui, parce que nous avons besoin d'encadrement de qualité. Le sport, ce n'est pas n'importe quoi. On touche au corps, on touche au dépassement de soi, on touche à la compétition et au respect de l'autre. Cela demande de la vie associative, de l'encadrement, des techniciens, des médecins qui veillent à la santé des athlètes. Le sport, c'est une organisation qui a besoin de moyens.

De quel budget le sport a-t-il besoin aujourd'hui pour remplir ses objectifs ?

D'abord, il faut que le budget de la nation lui fasse une plus grande part. Nous sommes aujourd'hui à 0,13% du budget de la nation. C'est ridicule. La revendication du mouvement sportif, c'est d'aller à 1%. Ce n'est rien. Nous sommes dans des sommes autour de 400 millions. Par rapport au budget de la nation, ce sont des broutilles. C'est pour cela que c'est un non-sens d'aller encore diminuer ces moyens alors qu'on se félicite d'avoir les JO (jeux olympiques) et les JOP (jeux paralympiques). Il faut que les taxes qui avaient été mises en place pour le mouvement sportif, comme celles sur la Française des Jeux, à la taxe qu'on appelle "Buffet" sur les droits de retransmissions sportives, ne soient pas plafonnées comme elles le sont aujourd'hui. 

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 06:31
Notre parti doit redevenir celui de tous les exploités et dominés - Pierre Laurent, entretien à L'Humanité, jeudi 27 septembre
Entretien avec Pierre Laurent. 

Réalisé par Julia Hamlaoui et Maud Vergnol

L'Humanité, jeudi 27 septembre 2018

Politique de Macron, ubérisation et exploitation, élections à venir, communisme du XXIe siècle, congrès du PCF. En pleine offensive macroniste et à sept mois des prochaines élections européennes, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, s'explique sur les enjeux du congrès du PCF qui aura lieu du 23 au 25 novembre. 

 

Après avoir frappé vite et fort pendant la première année du quinquennat, le pouvoir macroniste montre des signes de faiblesses. Le rapport de forces politique s’annonce-t-il plus favorable pour contrer les coups, notamment sur la réforme des retraites à venir ?

Pierre Laurent : Oui, le pouvoir est fragilisé, bien qu’il soit toujours aussi arrogant. Il perd peu à peu son soutien populaire. Les Français comprennent qu’avec Macron, ce sont toujours les dividendes qui gagnent, jamais les salaires, jamais les services publics, et que dans leur ‘immense majorité ils seront toujours les perdants de cette politique. Les luttes peuvent s’intensifier. Pour qu’elles se renforcent  et remportent des victoires, nous allons travailler à faire grandir des solutions progressistes dans ces luttes. Pour les retraites par exemple, qui vont être une bataille majeure, nous démontrerons  que les richesses existent pour permettre à chacun d’accéder à 60 ans à une retraite digne. Qui sait que les revenus financiers des entreprises et des banques,  342 milliards d’euros en 2017,  ne paient aucun euro au financement de la protection sociale ? Qui sait que si on appliquait réellement l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, on résoudrait durablement le problème du financement des retraites pour les décennies à venir ?

 

Les  élections européennes, premier scrutin depuis la présidentielle, seront décisives face à la poussée de  l’extrême droite. Comment le PCF aborde cette échéance ? 

Nous refusons le piège dans lequel on veut nous enfermer: ou Macron, ou Le Pen. Macron, c’est l’homme des politiques européennes actuelles: la mise en concurrence des travailleurs qui tirent sans cesse les conditions sociales vers le bas pour servir les appétits de profits des grands groupes, avec déréglementation et privatisation à la clé. Ces politiques provoquent un rejet de l’idée européenne que les extrêmes- droite essayent d’exploiter. Mais Orban et Salvini,  ce n’est pas la sortie du libéralisme ! C’est le libéralisme sans la démocratie avec plus de guerres entre les peuples: ce qu’ils appellent eux même l’ « illibéralisme ». Nous combattrons les uns comme les autres. Nous mènerons campagne contre les logiques de dumping social au cœur des traités européens. Macron ne  subit pas ces politiques, il est, comme ses prédécesseurs, un des décisionnaires. Et, là encore, nous proposerons des solutions. A la Fête de l’Humanité, j’ ai annoncé la tenue  début 2019 d’ Etats généraux du progrès social et écologique en Europe. Nous ne laisserons pas tuer l’idée de la coopération et du progrès partagé, car c’est l’avenir pour les peuples et la planète. Nous voulons élire le maximum  de députés qui se battent sur ces bases, et pour cela  unir les gauches européennes au Parlement européen.

 

Ces Etats généraux s’adressent-ils aussi à la gauche française ?

Pierre Laurent : Nous sommes entrés dans cette campagne en désignant un chef de file communiste, Ian Brossat, avec la volonté de faire gagner des idées qui desserrent l’étau dans lequel Macron veut nous enfermer.  Nous mènerons cette campagne en tendant la main à toutes les forces de gauche qui veulent construire avec nous ces solutions en France comme en Europe. Donc oui, les Etats généraux seront ouverts à toutes les forces de la gauche française.

 

Le PCF tient son congrès extraordinaire dans moins de deux mois, après une séquence électorale qui a balayé une grande partie du paysage politique. Dans un tel contexte, quel est l’état de vos forces  et quelle est l’ambition générale de ce congrès ?

 

Pierre Laurent  : Les forces militantes du PCF sont intactes. Elles ont traversé la tempête politique de 2017 et fait la démonstration dans l’année écoulée de leur capacité à être présentes dans toutes les mobilisations sociales. Le succès exceptionnel de la fête de l’Humanité est aussi le résultat de cette énergie militante. Mais l’enjeu de notre congrès n’est pas de préserver cette force, c’est de la remettre à l’offensive dans la nouvelle période politique. Nous voulons remettre à plat toutes les conditions de notre bataille, pour nous redonner un cap clair et durable. Le congrès doit avancer dans trois directions. D’abord celui d’une initiative communiste renouvelée, avec de la confiance dans nos idées. Nous savons souvent anticipé sur le diagnostic des crises capitalistes, mais nous devons mieux travailler avec la société pour construire des solutions de progrès social et écologique. Ensuite, notre stratégie n’a de valeur que si elle allie l’initiative communiste à une grande capacité de rassemblement, l’œil rivé sur le mouvement du peuple lui-même. Enfin, nous devons faire preuve de novation et d’audace car il y a des  défis nouveaux  qui prennent une ampleur considérable: l’écologie, la révolution numérique, les migrations, la libération mondiale des femmes. Nous avons besoin de transformations de la pensée et de l’activité des communistes. Certains camarades privilégient plutôt un de ces aspects sur l’autre. Pour ma part, je pense que nous retrouverons une place majeure dans la vie politique nationale qu’en étant capable d’articuler ces trois dimensions.

 

« Communisme de nouvelle génération », « communisme du XXIe siècle », « écommunisme »…de nombreuses formules ont cherché ces derniers temps à redéfinir le projet communiste….En quoi « le communisme est la question du 21 è siècle », comme vous l’affirmez ?

 Pierre Laurent : Il y a effectivement beaucoup d’effervescence et d’idées autour de cette question du communisme, et c’est d’ailleurs nouveau que notre congrès y consacre autant de temps. On observe aussi que le retour de Marx, des idées de mise en commun, n’ont jamais été autant d’actualité dans la société et une partie de la jeunesse. Pour ma part, j’affirme que le XXIe siècle posera la question d’un nécessaire dépassement du système actuel. Le capitalisme se montre aujourd’hui incapable de répondre aux grands défis de l’humanité. Ce système ne tombera pas comme un fruit mur, il peut perdurer en  générant plus de chaos, d’ inégalités, d’inhumanités. Il peut même entraîner la planète à la catastrophe écologique. C’est pourquoi des millions de gens se poseront la question d’inventer un autre mode de développement. Nous sommes dans ce moment historique où les anticipations de Marx sur le dépassement du système capitaliste trouvent une actualité toute particulière. Etre capable de dire ce que nous entendons par communisme dans ce moment historique, et que peut-être d’autres appellent autrement, peut permettre de créer des convergences et des rapports de forces capables de  changer progressivement le cours du monde.

 

Explosion du salariat, ubérisation, chômage de masse, précariat… La « classe ouvrière » ne semble plus être un concept opérant pour penser et organiser la lutte des classes.  Comment le PCF compte faire évoluer son logiciel idéologique ? 

Pierre Laurent : La lutte de classes n’a jamais été aussi vive. La concentration extrême du capital, permise conjointement par la mondialisation du capital et la main mise sur  la révolution numérique, conduit à l’exploitation concurrentielle de tous les travailleurs du monde. Les  exploités sont sans cesse plus nombreux et plus divers , ce sont les ouvriers, mais aussi quantité de travailleurs des services, des travailleurs intellectuels. Pour asseoir leur domination, les capitalistes jouent à fond des divisions entre les travailleurs. Le Parti communiste doit mettre au cœur de son projet la reconstruction de l’unité politique du salariat, de la conscience des conditions d’exploitation et de l’indispensable dimension internationaliste de ce combat. Si nous voulons, par exemple,  faire de la révolution numérique un objet d’émancipation et non un objet de domination piloté par les Gafam, il faudra faire travailler ensemble des scientifiques, des créateurs de start up, des ouvriers, des techniciens,des ubérisés, des salariés et des citoyens utilisateurs, pour produire des idées nouvelles sur l’utilisation de ces technologies. J’ajoute que les luttes contre les dominations étendent sans cesse leur champ d’action, écologie, féminisme, marchandisation du vivant… Nous ne sommes plus seulement le parti de la classe ouvrière mais le parti de tous les exploités et de tous les dominés en France, en Europe et dans le monde.

 

Les enjeux de ce congrès suscitent de nombreux débats internes,  portant notamment sur  la stratégie. La séquence électorale de 2017 cristallise beaucoup de mécontentements. Quels enseignements en tirez-vous ?

Pierre Laurent : Depuis la présidentielle de 2017, la crainte existe d’un effacement du PCF et cela soulève un débat sur la conduite de notre stratégie de rassemblement. Prenons cette question, puisqu’elle fait débat. D’abord, ne sous-estimons pas le combat de  nos adversaires pour  organiser notre effacement. Université d’été, Fête de l’Humanité, journées parlementaires… ces trois événements de nature différente mais tous réussis subissent le même traitement: ils sont  passés sous silence par les décideurs du monde politique et médiatique. Nous devons riposter unis à ce déni de démocratie. Ensuite, il y a ce qui tient à nos propres responsabilités. Nous avons construit le Front de gauche parce que nous avions compris après 2005 qu’une nouvelle gauche à vocation majoritaire devait naître. La faillite du quinquennat Hollande nous a donné raison. Notre ambition était et reste une gauche nouvelle qui construit son combat sur les questions sociales et écologiques dans un affrontement déterminé avec les logiques du capital. Le Front de gauche a ouvert une voie et sans cela  nous serions peut-être dans la situation de l’Italie. Mais c’est vrai aussi que l’idée dégagiste a été plus forte pour le moment que l’idée de la reconstruction d’un projet unitaire de changement. Or le dégagisme n’est pas un ciment d’espoir surtout quand cette idée est aussi utilisée par Macron et Le Pen. C’est vrai que cela doit nous conduire à mieux lier le contenu  de l’initiative communiste à  la construction de fronts d’unité populaire, sans lâcher ni l’un ni l’autre.  Ce débat stratégique est sain et nécessaire.

 

Plusieurs dirigeants communistes rappellent depuis quelques semaines « l’esprit unitaire » de vos adhérents. Craignez-vous des divisions? 

Pierre Laurent : Les communistes sont intelligents, ils comprennent parfaitement que dans cette situation se diviser serait impardonnable. Aboutir à des choix clairs en préservant notre unité, c’est l’exigence majeure qu’ont exprimé les communistes lors de la consultation préparatoire à notre congrès. Le conseil national de notre parti a souhaité pour cela une base commune ouverte, non pas pour arriver au congrès avec des choix mi-chèvre mi-chou mais pour permettre à la discussion des communistes d’aboutir à du commun dans l’unité. Le vote, début octobre,  pour choisir, parmi les quatre proposés, le texte sur lequel nous travaillerons jusqu’au congrès sera important de ce point de vue.

 

Vous avez dit votre disponibilité pour rester à la tête du PCF, pourquoi souhaitez vous un nouveau mandat?

Pierre Laurent : Quand je suis devenu secrétaire national, c’est avec l’ambition de refaire du Parti communiste une force majeure. Depuis  huit ans, je mesure chaque jour  combien c’est possible car la disponibilité est grande dans le parti et dans la société. Mais je mesure aussi les difficultés et la ténacité dont il faut faire preuve. J’ai envie de me consacrer encore pleinement à cette bataille, en ayant  conscience de ce qu’il faut corriger ou carrément changer, notamment dans le fonctionnement de la direction nationale.  Conduire dans la durée l’effort de redressement du PCF, son renouvellement nécessaire,  tout en garantissant l’unité des communistes, c’est le sens que je donne à cette disponibilité. Maintenant, ce sont les  communistes qui décideront, sur cela comme sur le reste. A eux de choisir.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 19:48
Européennes: Brossat (PCF) appelle la gauche hors PS à discuter

La tête de liste du Parti communiste français (PCF) pour les élections européennes, Ian Brossat, a lancé vendredi un appel à la gauche, hors Parti socialiste, pour se retrouver "autour d'une table" et discuter en vue du scrutin.

"Je ne me résous pas à cette division, à cette dispersion. Je lance d'ailleurs un appel à (Olivier) Besancenot (NPA), à (Benoît) Hamon (Generation.s), à (Jean-Luc) Mélenchon (La France insoumise, LFI), pour qu'on puisse quand même se retrouver autour d’une table, voir comment nous pouvons organiser la riposte à Macron", a-t-il déclaré sur Public Sénat, sans citer Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS).

"Je ne suis pas d'accord avec tout, notamment avec Jean-Luc Mélenchon, mais je suis convaincu que nous avons des choses à nous dire et des choses à faire ensemble", a insisté l'adjoint à la maire de Paris en charge du Logement.

"Sur les délocalisations, sur le travail détaché, sur la rémunération du travail, sur le pouvoir d'achat, ce sont les questions qui intéressent les Français, et si la gauche doit travailler à des convergences, c'est d'abord là dessus qu'elle doit bosser", a-t-il énuméré, citant également le dossier des retraites.

L'élu parisien avait confié mi-septembre "ne pas se faire à l'état de dispersion de la gauche" et n'avait pas écarté la possibilité d'une liste commune avec Benoît Hamon.

Auparavant, le chef de file du PCF pour les européennes avait déjà, fin août à Angers, "regretté qu'il n'y ait pas d'unité de la gauche" ni de "liste qui porte la voix de tous ceux qui ne supportent plus l'Union européenne actuelle". "Nous souhaitons le rassemblement le plus large (...) mais je n'y crois pas", avait-il toutefois admis.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 19:44
Les Jeunes Communistes du Nord Ouest de Paris collent les murs de la capitale pour construire notre avenir !

Les Jeunes Communistes du Nord Ouest de Paris collent les murs de la capitale pour construire notre avenir !

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