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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 12:14
Dimanche 15 septembre 2019, 11h, Fête de l'Humanité, Espace Bretagne - débat sur les EHPAD, les services de l'autonomie à domicile, l'invisibilité du travail des femmes, avec Marie-George Buffet, Bernard Ennuyer, Isabelle Lorand, Christiane Caro (Atelier citoyen santé Bretagne du PCF)
Dimanche 15 septembre à 11h
Fête de l'Humanité, Espace Bretagne
Débat dans le cadre du groupe de travail "Retraite-Autonomie" du PCF et l'un des quatre débats de la Commission santé-protection sociale du PCF:
Ehpad, services de l'autonomie à domicile, l'invisibilité du travail des femmes: pourquoi?
- Marie-George Buffet, députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe
- Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris
- Isabelle Lorand, chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine
Débat animé par Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF
Marie-George Buffet - députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe

Marie-George Buffet - députée PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), militante féministe

Isabelle Lorand - chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine

Isabelle Lorand - chirurgienne, maire-adjoint PCF à Vitry-sur-Seine

Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris

Bernard Ennuyer, Ancien directeur d'un service de maintien à domicile, sociologue, enseignant-chercheur au laboratoire d'éthique médicale à l'Université de Paris

Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF- Christiane Caro (à droite) il y a deux ans à la fête de l'Huma avec Isabelle Lorand et Irène Frachon pour un débat sur l'espace Bretagne sur l'impact de la révolution numérique sur le système de santé publique

Christiane Caro, membre du groupe de travail Retraite-Autonomie du PCF et de la Commission Santé- Protection sociale du PCF- Christiane Caro (à droite) il y a deux ans à la fête de l'Huma avec Isabelle Lorand et Irène Frachon pour un débat sur l'espace Bretagne sur l'impact de la révolution numérique sur le système de santé publique

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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 19:41

 

Un projet commun porteur d’espoir


Ian Brossat  Porte-parole du PCF
La gauche française est-elle rayée de la carte ? Non. Les dernières élections européennes ont montré qu’elle réunit un électeur sur trois. Néanmoins, c’est peu. Et c’est même encore moins si l’on tient compte de l’abstention. « Gauche : année zéro », titrait l’an dernier un quotidien du soir. Force est de constater que, depuis, le malade est loin d’être remis.
Et pourtant ce ne sont pas les chantiers qui manquent. Partout, la contestation du capitalisme prend de l’ampleur. L’urgence sociale comme la crise environnementale appellent plus que jamais l’émergence d’un nouveau monde de développement qui s’affranchisse de la loi du profit maximum. En cette rentrée, les foyers de contestation sont nombreux : la bataille contre la privatisation d’Aéroports de Paris, la mobilisation dans les services d’urgences des hôpitaux publics, le débat sur les retraites, les manifestations sur le climat qui rythmeront le mois de septembre.
Pour autant, aux yeux de la grande majorité de nos concitoyens et tout particulièrement de ceux qui souffrent le plus des ravages du capitalisme, les partis de gauche sont loin d’être la réponse adaptée à leurs problèmes.
Alors, que faire ? Certains ont la réponse. Il suffirait d’abandonner toute référence à la gauche. C’est la tentation populiste. Discréditée pour avoir trahi lorsqu’elle était au gouvernement, la gauche devrait se cacher. Et à la lutte des classes il faudrait substituer une opposition entre peuple et élite. D’aucuns ont tenté d’emprunter cette voie. A-t-elle été productive ? À regarder l’expérience italienne, il y a de quoi nourrir quelques doutes. Non seulement le Mouvement 5 étoiles n’a pas permis d’endiguer la poussée de l’extrême droite mais il a puissamment contribué à sa progression. Cette voie est à la fois dangereuse et contre-productive. Le populisme est un opportunisme, et ceux qui s’y aventurent finissent dans l’impasse.
J’en suis donc convaincu : il n’y a pas de raccourci possible, pas de chemin de traverse. Il nous revient aujourd’hui de reconstruire une perspective à gauche. Et ce n’est pas parce que la gauche (ou plus exactement ceux qui s’en revendiquaient) a déçu lorsqu’elle était au pouvoir qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain.
Ce travail de reconstruction est possible à deux conditions. La première, c’est le contenu. Pas de gauche digne de ce nom qui ne s’attaque frontalement aux logiques libérales. Au moment où le capitalisme est contesté de toutes parts, la gauche ne peut pas en rester à une stratégie d’aménagement du système. Le travail de reconstruction doit partir du contenu. C’est le sens de l’appel lancé par Fabien Roussel lors des universités d’été du PCF. Alors que le débat sur les retraites va être l’un des sujets brûlants de la rentrée, il a appelé les différentes forces de gauche à plancher sur un projet commun. Plutôt que de multiplier les appels rituels au rassemblement qui ne débouchent sur rien, parlons du fond, confrontons publiquement les propositions avancées par les uns et les autres et faisons émerger sur cette base des convergences porteuses d’espoir.
La seconde, c’est la renonciation à toute forme d’hégémonie. Les faits sont là. À gauche, personne ne peut aujourd’hui prétendre gagner seul. Nul ne peut jouer les fiers-à-bras. Même les écologistes qui sont sortis renforcés du dernier scrutin européen ne sauraient avoir une telle prétention. Cela n’empêche pas leur ancienne tête de liste de multiplier les déclarations fracassantes. Pourtant, la réalité est là : nous sommes condamnés à travailler ensemble. Le calendrier des mois à venir nous donne deux occasions de le faire. D’abord avec la riposte à la politique de Macron. Si les différentes forces de gauche, en lien avec le mouvement social et citoyen, pouvaient porter des propositions communes, elles en sortiraient grandies. Ensuite avec les élections municipales de mars prochain. Elles revêtent un enjeu majeur pour notre pays. Nos concitoyens sont attachés à leurs communes, à leurs maires et à leurs services publics de proximité. Faisons la démonstration à cette occasion que nous sommes capables de travailler ensemble pour améliorer la vie quotidienne du plus grand nombre !
 

Quels chantiers pour rassembler la gauche? - Page débat de L'Humanité, 10 septembre: un projet porteur d'espoir, répond Ian Brossat
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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 19:37
Fabien Roussel : « Nous pouvons récupérer 30 milliards pour les retraites »
Lundi, 9 Septembre, 2019

Le secrétaire national du PCF invite les forces de gauche à montrer, dès maintenant, ce qu’elles seraient « capables de mettre en œuvre demain si (elles étaient) au gouvernement ensemble ». À commencer par une réforme des retraites alternative.

 

Avec sa réforme des retraites, le gouvernement promet un système universel qui en réalité ouvre la voie à un recul de l’âge de départ, à une diminution des pensions et à la capitalisation. Pour préserver la solidarité du système par répartition, faut-il en rester au statu quo ?

FABIEN ROUSSEL La réforme Delevoye, comme toutes celles des dernières années, n’a qu’un seul mot d’ordre : travailler plus, cotiser plus. Nous ne pouvons l’accepter mais nous ne pouvons pas non plus en rester au statu quo. Car notre système de retraite par répartition a été affaibli. La contribution du monde du travail est toujours plus importante, tandis que celle du capital n’a cessé de diminuer. S’il y a une réforme à mettre en œuvre, c’est celle qui rééquilibre le financement de la protection sociale et qui impose au capital de participer à relever le défi de l’allongement de la durée de la vie. Pour nous, c’est une chance, pas un problème. Permettre à ceux qui ont travaillé toute une vie de partir dès 60 ans, c’est leur permettre de profiter de cette deuxième partie de la vie et, aux plus jeunes, de trouver du travail. Les revenus financiers, les dividendes, les placements… ces centaines de milliards aujourd’hui perçus comme des salaires par les familles les plus riches doivent être soumis à cotisations au même titre que le revenu de chaque salarié sur sa fiche de paie. Nous pourrions ainsi récupérer tout de suite 30 milliards d’euros. Nous voulons mettre en discussion ces propositions avec les forces syndicales, les forces de gauche et écologistes, et voir ce sur quoi nous pouvons nous mettre d’accord pour répondre à cette aspiration d’une retraite garantie à 60 ans. On ne pourra pas se contenter d’être contre.

Le PCF s’est également engagé pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Le compteur a atteint, sur les 4,7 millions nécessaires, 700 000 signatures, mais à un rythme moins soutenu qu’en juin. Le mouvement s’essouffle-t-il ?

FABIEN ROUSSEL Près de 200 000 signatures supplémentaires en plein été, ce n’est pas rien. Et nous allons prendre rapidement, avec d’autres, de nouvelles initiatives. Dès ce week-end, ce sera un thème important de la Fête de l’Humanité. Il faudra aussi que le gouvernement le reconnaisse : le principe de pétition tel qu’il est organisé par le ministère de l’Intérieur n’est pas à la hauteur. Le président de la République parle de « start-up nation » et nous fait vivre à l’époque du Minitel ! Et l’État n’a mis aucun moyen de communication en œuvre pour informer les citoyens. Emmanuel Macron s’est engagé à ce que la voix d’un million de citoyens suffise à obtenir un référendum, il doit être cohérent avec son discours.

La gauche se retrouvera ce week-end à la Fête de l’Humanité. Vous l’avez appelée, lors de votre université d’été, à travailler à un « projet », un « débouché politique », quel est votre objectif ?

FABIEN ROUSSEL Aucune force de gauche ne gagnera seule aujourd’hui. Chacun en a à peu près conscience. Beaucoup appellent à l’union, au rassemblement. Tant mieux. En revanche, il faut travailler sur des engagements concrets pour montrer que des forces de gauche et écologistes peuvent répondre aux problèmes de ce siècle et faire de nouveau rêver, pour montrer ce que nous serons capables de mettre en œuvre demain si nous sommes au gouvernement ensemble. Est-on capables de proposer ensemble la retraite à 60 ans, l’augmentation du Smic et des pensions de 20 %, de développer et moderniser les services publics, d’engager 100 milliards d’euros par an pour une véritable révolution écologique, ou encore de jouer un rôle nouveau en faveur de la paix ? Ce sont de grandes questions que nous mettons sur la table.

Comment un tel projet pourrait être de nature à convaincre les abstentionnistes que vous, comme d’autres à gauche, souhaitez convaincre, de renouer avec la politique ?

FABIEN ROUSSEL Tout est fait pour décrédibiliser les mouvements sociaux, les partis politiques, les parlementaires… À tel point que le gouvernement veut faire croire qu’on aura plus de démocratie en diminuant le nombre de députés et de sénateurs. Je demande aux salariés, au monde du travail d’imaginer cela un instant : une vie sans députés, sans sénateurs, sans organisations syndicales tant qu’on y est. Comment fait-on ? On instaure une monarchie, une dictature, on laisse Google, Facebook, Amazon, les marchés financiers régenter nos vies ? Aujourd’hui, le peuple est divisé, 23 millions d’électeurs ne vont plus voter, et la finance gouverne. En deux ans, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes a augmenté de 22 %, le monde du travail, lui, a eu des clopinettes. C’est le fruit de la politique de Macron. Nous voulons inviter tous ces citoyens à lutter, à s’engager, à s’investir. Notre rôle est d’éveiller les consciences, de montrer que c’est possible. On y arrivera mieux si les forces politiques de gauche et écologistes s’y mettent ensemble.

Pour les municipales, des rassemblements se discutent localement. Le paysage politique ne risque-t-il pas de devenir illisible avec des alliances différentes d’une commune à l’autre ?

FABIEN ROUSSEL Les forces de gauche et écologistes unies dès le premier tour, sur des projets construits avec les habitants, peuvent créer des dynamiques et gagner ces élections municipales. Oui, les attentes, les besoins sont différents d’une ville à l’autre, mais pour ce qui est du rassemblement des citoyens, des associations, des forces de gauche, nous souhaitons que partout il soit le plus large possible. En gagnant ces élections locales, nous pouvons montrer qu’il y a de nouveau un espoir à gauche. Est-ce que chaque responsable politique est prêt à partager cette ambition ? Au-delà des grandes villes, 35 000 communes en France comptent moins de 5 000 habitants. Et là, ce n’est pas une histoire d’alliances politiques, et c’est pour nous tout aussi important. Car, la commune, c’est l’échelon le plus important pour faire vivre la République dans notre pays, partout, dans les grandes zones urbaines comme à la campagne.

Quelles seront vos lignes rouges pour les municipales ?

FABIEN ROUSSEL Nous ne participerons pas à des rassemblements dont le principe serait de privatiser des services publics, d’augmenter des tarifs ou de réduire les services rendus aux populations… Nous avons la passion de l’égalité et du respect de chaque citoyen. Nous nous battons pour faire vivre des services publics de proximité accessibles à tous ou pour que les villes participent à relever le défi climatique. Mais un grand combat est aussi à mener pour redonner à nos communes les moyens dont l’État les prive depuis de nombreuses années. Nous voulons défendre la commune et lui redonner des moyens, des compétences. Nous proposerons cet automne un plan ambitieux dans le budget de l’État en leur faveur et une réforme de la fiscalité locale.

L’écologie occupe une place toujours plus grande parmi les préoccupations des Français. De droite à gauche, toutes les formations s’en réclament. Quel est l’apport spécifique du PCF ?

FABIEN ROUSSEL L’idée que l’écologie ne serait ni de gauche ni de droite est plutôt en recul, et le capitalisme est de plus en plus montré du doigt. Relever le défi climatique nécessite un investissement public massif, un nouveau modèle de production et une autre redistribution des richesses. On ne va pas faire de surenchère, tout est sur la table : la part du PIB à y consacrer – 6 points, contre 1,5 aujourd’hui –, la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre à respecter d’ici à 2030… Notre contribution, ce sont les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à ces objectifs avec un nouveau modèle économique qui réponde à la fois aux urgences climatiques et sociales, indissociablement liées.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

Fabien Roussel :  Nous pouvons récupérer 30 milliards pour les retraites  (L'Humanité, 9 septembre 2019)
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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 18:53
Une fête de l'Humanité mobilisée pour un référendum sur la privatisation d'ADP (Conseil national du PCF)
La Fête de l’Humanité est, chaque année, l’événement politique et citoyen de la rentrée.
Mais cette année, une raison s’ajoute à toutes les autres. La fête sera l’occasion de donner un élan supplémentaire et décisif, après un lancement réussi, malgré toutes les embûches gouvernementales, à la collecte des signatures pour gagner le référendum sur la privatisation d’ADP.
Plus de 713 000 signatures ont déjà été récoltées. Notre objectif est de faire de la Fête le lieu de la mobilisation  nationale qui permettra de franchir le cap du million de signatures !
Cette ambition citoyenne et démocratique méritait bien une lettre du Conseil national spéciale ADP !
Cette lettre donne à chacun·e tous les éléments utiles pour pouvoir participer à la mobilisation militante sur la fête pour gagner des dizaines de milliers de signatures.

Gagner un référendum sur ADP ?
Ce week-end là, c’est à la
Courneuve
que ça se passe et
nulle part ailleurs !

 

 Logo_FH_2019.jpg

QUELQUES GRANDS RENDEZ-VOUS 
 

  • Au stand des parlementaires (avenue Simone de Beauvoir, en face du stand national) le vendredi 13 septembre à 17h.

 

Invitation_Sénat-AN-13_sept_2019_page-0001.jpg

 

La collecte des signatures continuera, en direct sur supports informatiques, durant toute la Fête sur le stand des parlementaires

 

 

 

  • Au stand national du PCF, vendredi 13 septembre à 18h, débat "Référendum ADP : Pour défendre nos biens communs" (place Maurice Audin).

 

 

ADP_FH_1_(2).jpeg

La collecte des signatures continuera, en direct sur supports informatiques, durant toute la Fête sur le stand national

 

  • Au stand des parlementaires, samedi 14  septembre à 13h45, débat "Référendum ADP, le peuple doit décider"
     
  • A l'Agora de l'Humanité, samedi 14 septembre à 16h30, débat "ADP : un front commun contre la privatisation"

 

  • Au stand des parlementaires, dimanche 15 septembre à 11h30, rencontre avec des représentants des 248 parlementaires signataires de la proposition de loi référendaire à l'origine de la procédure du RIP

 

PARTOUT SUR LA FÊTE, DES STANDS ET ESPACES EQUIPES D'ORDINATEURS AVEC CONNEXIONS INTERNET
 

  • Stand fédéral Essonne
    Avenue Jean-Pierre Kahanne
  • Département du Val-de-Marne
    Avenue Georges Marchais
  • Stand fédéral Paris
    Avenue Henri Malberg
  • Département de Seine-Saint-Denis
    Avenue Georges Valbon
  • Stand fédéral Seine-et-Marne
    Avenue Valentina Terechkova
  • Région Occitanie
    Avenue Paul Eluard
  • Stand fédéral Seine Saint Denis
    Avenue Georges Valbon
     
  • Agora des élus
    Avenue Jean Jaurès
  • Stand fédéral Val d'Oise
    Avenue Martin Luther King
     
  • Agora de l'Huma
    Avenue Jean Jaurès
  • Stand fédéral Val de Marne
    Avenue Joséphine Baker
  • Forum Social
    Avenue Georges Séguy

  

FAISONS EXPLOSER LE COMPTEUR DU RIP

 

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 18:49

Urgences : « L'humain est sacrifié, les annonces sont loin de faire le compte  » (Fabien Roussel - PCF)

Après plus de six mois de grève, les annonces de Madame Buzyn, Ministre des Solidarités et de la santé ne répondent toujours pas à la crise profonde que vivent les personnels et les patients dans nos services d'urgence.

Au regard des coupes budgétaires imposées aux hôpitaux par le gouvernement Macron c'est 2 derrières années (1,5 milliard en moins en 2018 et 910 millions en moins en 2019), les 754 millions, sur 3 ans, annoncés sont loin de faire le compte !

A bout de souffle, en souffrance, les personnels alertent sur le manque de moyens humains et matériels.

Les services d'urgence sont saturés : 100 000 lits ont été supprimés en 20 ans alors qu'on comptabilise 21,4 millions de passages aux urgences aujourd'hui - on en enregistrait environ 10 millions en 1996. Deux tiers des maternités ont été fermées. De même, dans les EPHAD, il manque 200 000 emplois. Le monde de la santé publique va mal dans son sens le plus général et chaque jours, la vie des personnels et des patients est mise en danger.

Il est urgent d'apporter des réponses à la hauteur, à partir de la réalité des établissements de santé, bassin de vie par bassin de vie. Et surtout, commençons par stopper toute fermeture de lits, de services, de maternités.

C’est dans cet état d’esprit, qu'après un tour de France des Hôpitaux, les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi pour instaurer un moratoire contre les fermetures d’établissements, de services, de lits et contre l'arrêt des regroupements hospitaliers.

Notre système de santé est malade des politiques d’austérité. L’humain est sacrifié sous l’effet de coupes budgétaires et d’un mode de financement inadapté.

Le collectif inter urgence et les syndicats demandent une revalorisation des salaires de 300 euros net par mois, la réouverture de lits, et l’embauche de 10 000 postes pour les services d’urgences.

Nous sommes bien loin du compte, les communistes restent mobilisés, et soutiennent le mouvement de grève des urgentistes.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Paris, le 9 septembre 2019.

Urgences :  L'humain est sacrifié, les annonces sont loin de faire le compte   (Fabien Roussel - PCF)
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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 07:00
Table ronde. Le Ceta, fuite en avant ultralibérale ou outil économique ?
Vendredi, 6 Septembre, 2019

Rappel des faits Adopté par l’Assemblée nationale, le projet de loi ratifiant le Ceta va faire l’objet d’un examen par le Sénat. Un accord lourd de menaces concernant l’impact des échanges commerciaux entre l’UE et le Canada. Avec Samuel Vandaele André Chassaigne Mathilde Dupré

 

Quelles seraient les conséquences de la finalisation de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, en cours d’examen actuellement ?

Samuel Vandaele Les conséquences seraient multiples : en important l’alimentation dont nous ne voulons pas dans nos assiettes, on porte préjudice à la santé des consommateurs et on renforce leur défiance envers les politiques. On impose aussi une concurrence déloyale aux agriculteurs qui ont déjà un revenu en berne. Le Ceta mettrait donc gravement en danger le métier d’agriculteur, donc l’autonomie alimentaire de la France. Il existe un paradoxe qui nous bouleverse : nous continuons à signer des accords commerciaux qui consistent à importer des produits qui ont des standards bien inférieurs aux nôtres, alors que les Français veulent une alimentation toujours plus saine et durable. Fin 2017, consommateurs, agriculteurs, distributeurs et associations ont participé aux états généraux de l’alimentation pour planifier cette montée en gamme de façon démocratique. Or, entre les distributeurs qui ont oublié leurs promesses et obligations légales, et les politiques qui utilisent l’agriculture française comme monnaie d’échange, cette ambition est mise à mal. C’est donc un enjeu pour toute la nation.

André Chassaigne Au-delà des multiples conséquences connues sur le plan économique, social et environnemental, je retiendrai l’exemplarité que la Commission européenne veut donner à la conclusion de cet accord. ­L’ensemble du processus de négociation engagé il y a dix ans et confié à la Commission a pourtant tenu de la plus grande opacité. Mais la mobilisation de la société civile à son encontre a progressé au fur et à mesure du dévoilement de ses aspects les plus régressifs, en particulier sur son volet agricole et alimentaire, ainsi que sur le mécanisme d’arbitrage des différends pour les investisseurs. La pression a conduit progressivement les négociateurs à multiplier les études d’impacts et à intégrer un affichage sur le plan social et environnemental, y consacrant deux chapitres dans le texte final. Tout ce travail n’avait qu’un seul objectif : faire valoir « la qualité » supérieure du Ceta pour mieux préparer politiquement la conclusion des autres accords de libre-échange. Cet accord servira de modèle pour assurer la continuité d’une vision néolibérale des échanges internationaux, portée par l’OMC et l’UE. C’est en cela que l’adoption définitive ou non du Ceta est un enjeu politique fort.

Mathilde Dupré Le Ceta est déjà en application provisoire depuis septembre 2017 dans sa presque totalité. Il reste néanmoins une partie essentielle qui n’est pas encore appliquée. Il s’agit du chapitre sur la protection des investissements et le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États. Si le Ceta était définitivement approuvé, ce dispositif offrirait la possibilité pour les entreprises basées au Canada d’attaquer la France ou l’UE devant un tribunal d’arbitrage pour contester des lois ou des décisions qui nuisent à leurs intérêts et vice versa. Cette justice d’exception réclamée par les multinationales expose les États à des risques financiers considérables. Le montant moyen des condamnations s’élevait en 2017 à 450 millions de dollars. Et elle constitue un instrument de lobbying puissant. En France, la loi Hulot sur les hydrocarbures a ainsi été considérablement affaiblie après la menace de poursuites de la part du groupe canadien Vermilion auprès du Conseil d’État. Le sort de ce dispositif dangereux est donc clairement entre les mains des sénateurs français et de leurs homologues des pays membres qui n’ont pas encore ratifié le Ceta, notamment les Pays-Bas, l’Allemagne ou l’Italie. Selon les règles européennes, il suffirait en effet d’un seul vote négatif dans un pays membre pour que cette partie de l’accord n’entre jamais en vigueur. Que se passerait-il pour le reste de l’accord, déjà en application de manière provisoire ? Difficile de le dire avec certitude. Les 28 avaient annoncé au Conseil qu’ils s’engageaient à mettre fin à l’accord. Mais cette résiliation ne serait pas automatique puisqu’il faudrait tout de même une proposition de la ­Commission dans ce sens, adoptée à l’unanimité au Conseil.

Quels intérêts le Ceta sert-il pratiquement ?

André Chassaigne Il sert d’abord l’intérêt de ceux qui ont un intérêt financier de court terme ! Et cela explique que les grands groupes capitalistes transnationaux industriels, bancaires et de la finance aient été les grands invisibles de la négociation, alors que ce sont eux qui poussent à la conclusion rapide des différents accords dans le but de conquérir de nouveaux marchés de biens ou de services ou pour leurs investissements. Pour le Ceta, ce sont la finance et les secteurs énergétiques et miniers qui ont été au cœur de l’accord, conduisant à ce que le secteur agricole et alimentaire soit considéré comme une simple variable d’ajustement. Un des risques majeurs concerne l’hyperdépendance économique du Canada aux États-Unis, qui pourront se servir du Ceta comme porte d’entrée vers l’Union européenne. Au lieu de contribuer à travailler à une coopération de haut niveau et de progrès social et écologique avec le Canada, le Ceta va nous tirer vers le bas, tout en renforçant la dépendance à la politique et aux capitaux américains.

Mathilde Dupré Le Ceta, comme nombre d’autres accords, a été négocié dans une totale opacité. Cette méthode prive les représentants élus et les organisations de la société civile de la possibilité d’exercer un véritable contrôle et de peser sur le contenu, au détriment du secteur privé qui est lui beaucoup mieux associé et consulté. Cette opacité est d’autant plus difficile à justifier que le Ceta est un accord dit de nouvelle génération, qui vise non seulement à réduire les droits de douane, mais aussi et surtout à réduire les obstacles non tarifaires, c’est-à-dire les normes de protection des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement. Enfin, le Ceta comporte une autre innovation toxique pour la démocratie. Il offre au secteur privé la possibilité d’intervenir de manière précoce dans le processus d’élaboration des futures normes de part et d’autre afin de limiter le plus possible leur impact sur le commerce.

Samuel Vandaele Le Ceta est le fruit d’une vision extrême du libre-échange. Schématiquement, ce type d’accord privilégie certains secteurs pour en satisfaire d’autres. Ici, au détriment de l’agriculture, qui ne devrait pourtant pas servir à faire du troc avec n’importe quel autre produit. Avec cet état d’esprit, on sert les intérêts d’un modèle que nous ne voulons pas. Ce que nous souhaitons, ce sont des exploitations viables, vivables et transmissibles sur un modèle familial. En France, un élevage moyen comprend 60 bovins. L’écrasante majorité des élevages canadiens ont plus de 10 000 têtes ! Je ne parle pas des farines animales, antibiotiques activateurs de croissance et des 46 substances phytosanitaires utilisées au Canada et strictement interdites en Europe. Cet accord ne sert clairement pas les intérêts des jeunes. Pourtant, avec seulement un remplacement sur deux départs à la retraite, il faut urgemment permettre le renouvellement des générations en agriculture. Cela ne sera pas possible si le métier n’est pas attractif et donc rémunérateur.

Quelles exigences porter pour faire valoir le respect des droits du monde du travail, des agriculteurs et de l’environnement dans les accords de commerce international ?

Samuel Vandaele D’abord, en sanctuarisant l’agriculture dans les négociations commerciales, pour qu’elle ne soit pas traitée comme une monnaie d’échange. Ensuite, en ayant plus d’ambition sur le volet qualitatif et environnemental : l’Europe a des standards très élevés auxquels, nous agriculteurs, nous avons consenti pour offrir une alimentation de qualité et durable. Si l’Union européenne veut vraiment être la puissance normative qu’elle souhaite être, elle doit imposer ses règles. En faisant cela, elle tirera vers le haut l’alimentation des autres continents et nous permettra de jouer à armes égales avec leurs agriculteurs. Pour cela, nous proposons également de favoriser le développement international pour aider les jeunes agriculteurs de tous les pays à structurer des filières leur permettant une montée en gamme de leurs produits, leur souveraineté alimentaire et un revenu décent. C’est en ce sens que nous nous sommes réunis en 2019 lors du sommet international des jeunes agriculteurs à Paris pour formuler des propositions en faveur d’une meilleure coopération et mieux porter cette ambition auprès des instances internationales. Les échanges commerciaux entre nous se baseront sur notre complémentarité et pas sur un antagonisme. Il faut enfin un étiquetage des produits sur leur origine pour que les gens consomment en connaissance de cause. J’invite pour cela l’ensemble des Français à soutenir cette démarche en signant la pétition « Eat Original », qui vise à la rendre obligatoire sur l’ensemble du territoire européen.

Mathilde Dupré De très nombreuses propositions ont été formulées pour revoir de fond en comble la politique commerciale, y compris par la commission d’évaluation du Ceta, nommée par le gouvernement. Il apparaît par exemple indispensable d’exiger des mesures miroirs pour soumettre les produits importés au respect des normes imposées à nos producteurs, telles que l’interdiction des farines animales dans l’élevage ou de certains pesticides dans l’agriculture. Nous devrions aussi conditionner l’octroi de tout nouvel avantage commercial à nos partenaires au respect effectif d’un certain nombre de standards internationaux en matière sociale, environnementale ou fiscale et ne favoriser que les échanges des produits et des services bons pour la société. A contrario, l’Union européenne doit fermer son marché aux importations qui contribuent à des violations des droits humains et de l’environnement, et plaider pour une refonte multilatérale des règles commerciales internationales afin de redonner aux États des marges de manœuvre pour conduire la transition écologique, sociale et démocratique.

André Chassaigne C’est le cœur du problème. Il ne faut pas se contenter de dénoncer ces accords, mais dire clairement ce que nous pourrions faire. Concernant le Ceta, plutôt que de servir de rampe de lancement à la série d’accords de libre-échange à venir, il aurait pu être un traité de maîtrise du commerce international et de l’investissement au service de la révolution écologique et sociale des deux côtés de l’Atlantique. Notre proximité socio-économique, voire culturelle, avec le Canada permettait d’initier une tout autre coopération pour répondre aux vraies urgences planétaires en se fixant des règles et des normes partagées : développer un nouveau modèle agroécologique ; construire la sortie des énergies carbonées et de la consommation effrénée de ressources minérales ; pénaliser les logiques spéculatives et lutter contre l’évasion fiscale ; finaliser des objectifs de santé ou sociaux communs avec des pôles publics dégagés des marchés. Il y a tant à faire. C’est possible. Mais nous voyons bien combien le Ceta est révélateur du fossé immense entre, d’un côté, ce que devraient être les priorités de la coopération européenne, de l’autre, l’archaïsme d’une foi néolibérale sans vision d’avenir sur laquelle continuent de se reposer la Commission et les dirigeants européens.

avec Samuel Vandaele   Président des Jeunes Agriculteurs (JA) André Chassaigne  Député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) Mathilde Dupré Codirectrice de l’Institut Veblen

Entretiens croisés réalisés par Jérôme Skalski
Table ronde. Le Ceta, fuite en avant ultralibérale ou outil économique ? (L'Humanité, 6 septembre 2019, Jerôme Skalski avec André Chassaigne, Samuel Vandaele, Mathilde Dupré)
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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:46
Réalisation graphique: Anne Caradec

Réalisation graphique: Anne Caradec

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Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Sur le stand de la fédération PCF du Finistère, avenue Martin Luther King (près des autres fédérations bretonnes, entre Morbihan et Maine-et-Loire, non loin de l'angle de l'avenue Raymonde Tillon et de la grande roue) vous trouverez:

- un excellent "muscadet breton" du pays nantais en transition bio (servi avec les huîtres ou 1,50€ le verre, 10€ la bouteille) 

- la fameuse bière Tri Martolod de Concarneau à la Pression (2,50€ le demi, 5€ la pinte)

- du carambig avec du lambig artisanal et du cidre (3,5€)

- des saucissons secs artisanaux de Benodet (5€ le petit saucisson)

- de la saucisse de Molène ou Pikolenn avec ses petites pommes de terre grenailles rissolées avec du beurre et des échalotes 

- un Kig Ha Farz, le couscous ou pot-au-feu breton, à la semoule de sarrasin, avec de la viande d'un petit éleveur producteur de Pleuven (jarret de boeuf, palette, saucisse fumée) et des légumes bios d'un petit producteur du Tregor

- des huîtres de la baie de Morlaix affinées en rade de Brest qui est assuré par les Viviers de Keralliou à Plougastel-Daoulas. Ce sont des numéro 4 qui seront servies accompagnées d'un verre de muscadet, d'une tranche de pain de seigle et d'un carré de beurre demi-sel. Demi-douzaine au prix de 7,60€ ét douzaine au prix de 14€.

Toutes les saveurs qui font le charme de notre bout du monde (Penn-ar-Bed). 

Degemer mat!

80 bénévoles seront là pour vous accueillir, venus de tous les coins du Finistère (Brest, Morlaix, Douarnenez, Lanmeur, Crozon, Quimperlé, Concarneau) mais aussi de la région parisienne, de Rennes, de Toulouse, de Nantes, de Charente. 

 

Venez déguster une bonne cuisine et de bons produits bretons sur le stand du Finistère à la fête de l'Humanité! (avenue Martin Luther King)
Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:45
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère
La fête de l'Humanité, c'est dans 6 jours, ça travaille dans la bonne humeur sur le stand du Finistère

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Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Dans 6 jours, c'est le top départ!!!

Sur le stand du Finistère, vous trouverez un bar très animé le soir à proximité de la Grande Scène pour boire dans une super ambiance de la Tri Martolod, du cidre, vins, muscadet breton en conversion bio, ricard, whisky, punch, carambig (lampig, cidre, caramel), de la limonade et autres soft drinks, un restaurant où l'on sert des huîtres de Plougastel-Daoulas (7,50€ les 6 avec un verre de muscadet/ 14€ les 12), du Kig Ha Farz (le pot au feu breton au blé noir avec son lipig - 15€ avec le dessert, légumes et viande petits producteurs bio ou agriculture raisonnée), des Pikolenn (saucisses de Molène / pommes de terre grenaille).

80 militants et bénévoles sont inscrits sur notre stand pour l'instant. Dont 20 de Brest, 12 de Morlaix, 8 de Scaër, 9 de Douarnenez, et 15 d'autres départements (Charente, région parisienne, Toulouse, Nantes, Rennes).

Beaucoup de nouveaux, de jeunes, et un certain nombre de bénévoles qui ne sont pas (encore!!!) adhérents du PCF.

10 monteurs qui vont installer le stand à partir du lundi 9 septembre et 18 personnes au démontage.
Merci à eux tous de s'être inscrits pour travailler sur notre stand. Nous allons encore vivre un week-end formidable ensemble.

Plus tous ceux qui nous aident ici sans monter à la fête: organisation, chargement, achats, fars, inspection du matériel, communication... En tout, une centaine de personnes mobilisés pour le Stand du Finistère de la fête de l'Huma.

Si vous voulez fréquenter notre stand, nous acheter des vignettes trois jours (28€), participer comme bénévoles à l'activité de notre stand, n'hésitez pas à me contacter: dupont.ismael@yahoo.fr / 06 20 90 10 52

Tous nos militants et bénévoles vous attendez sur le stand du Finistère!

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!

Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

Nous sommes ici ! Comme chaque année, le stand du PCF 29 occupe la Place de Bretagne, avenue Martin Luther King, auprès des autres fédérations de la région. Rendez-vous en terres rouges comme la Breizh !

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 06:17
Ian Brossat

Ian Brossat

Ian Brossat : « On fait un faux procès au logement social »
Vendredi, 6 Septembre, 2019

Face à la hausse des prix du logement, Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris, chargé du logement, chef de file des communistes parisiens pour les municipales, avance de nouvelles propositions pour permettre aux classes populaires et moyennes de rester vivre dans la capitale.

 

C’est un chiffre qui a fait grand bruit : selon une étude des Notaires du Grand Paris, un logement parisien coûte désormais en moyenne plus de 10 000 euros le mètre carré. Un prix indécent qui vide la capitale de ses habitants. Comment expliquez-vous cette flambée incessante ?

Ian Brossat Paris est une ville-monde. Comme Tokyo, Londres, New York, elle est confrontée à une explosion des prix de l’immobilier, liée à l’attractivité de la ville et au décalage colossal entre une demande très importante et une offre limitée. La crise est d’autant plus aiguë à Paris que c’est la ville la plus dense d’Europe, huit fois plus petite que Berlin, et dans laquelle le nombre de terrains constructibles est extrêmement réduit. Les prix sont donc mécaniquement tirés vers le haut. Mais, contrairement à New York ou Londres, Paris a la chance de bénéficier de 22 % de logements sociaux, un taux qui a considérablement augmenté depuis que la gauche est aux manettes. Grâce à cela, 550 000 Parisiens, soit quasiment un habitant sur quatre, bénéficient de loyers modérés et sont protégés des prix du marché.

« Le parc (privé) diminue d’année en année au profit du logement social », affirme Thierry Delesalle, le notaire parisien qui a présenté hier les chiffres trimestriels. Que lui répondez-vous ?

Ian Brossat Cette explication est parfaitement grotesque. La réalité, c’est que les prix explosent dans toutes les grandes métropoles du monde. À New York, le prix au mètre carré est de 17 000 euros. Et croyez-moi, ce n’est pas le développement du logement social qui a conduit à un renchérissement des prix : il n’y en a quasiment pas. On fait là un faux procès au logement social. Heureusement que nous avons décidé d’investir chaque année 500 millions d’euros pour le développer, sans quoi nous aurions subi le même sort que Londres. Les infirmières, les policiers, les enseignants seraient tous relégués en 1re ou 2e couronnes. Si Paris compte encore 25 % d’ouvriers et d’employés, c’est grâce au logement social.

Quelles solutions avancez-vous pour lutter contre la pénurie de logements ?

Ian Brossat De fait, dans les années qui viennent, nous pourrons de moins en moins construire de logements neufs. Donc, le problème va se poser d’une manière nouvelle. La question sera moins celle des constructions neuves que celle de l’utilisation des logements existants. Paris compte 1,3 million de logements, parmi lesquels 100 000 logements vacants, 100 000 résidences secondaires et 30 000 logements loués toute l’année par Airbnb. Donc, la vraie question, c’est celle des moyens dont nous devrions pouvoir nous doter pour redonner une utilité sociale à ces 230 000 logements. Le problème, c’est que la municipalité n’a pas la main sur les outils qui permettent d’intervenir là-dessus. Nous dépendons de l’État, notamment pour la réquisition, une compétence qui relève du préfet. Quand nous demandons aujourd’hui au préfet de réquisitionner des bâtiments vides, il nous répond qu’il ne réquisitionne qu’avec l’accord du propriétaire… On aurait donc besoin d’une nouvelle étape de décentralisation qui permette à la ville de Paris de disposer de compétences nouvelles, qui nous permettent également de taxer beaucoup plus fortement les résidences secondaires et de réquisitionner les bâtiments vides. C’est déjà le cas à Berlin, par exemple, où le maire vient de décider de bloquer les loyers sur cinq ans. À Paris, nous ne pouvons pas le faire sans l’accord du gouvernement. Cela devrait pouvoir changer.

La droite vous attaque beaucoup sur la disparition des classes moyennes dans la capitale. Qu’en est-il de votre proposition pour « diviser par deux le prix de l’accession à la propriété » ?

Ian Brossat Il faut leur rappeler que les logements sociaux que nous produisons chaque année bénéficient pour 1/3 aux classes moyennes. Nous avons également obtenu début juillet la remise en place de l’encadrement des loyers qui avait été appliqué entre 2015 et 2017. Ce sont les classes moyennes qui en bénéficieront le plus. Par ailleurs, certains Parisiens aspirent aussi à la propriété, hors de leur portée compte tenu des prix exorbitants. C’est pour cela que nous mettons en place un nouveau dispositif qui repose sur une dissociation entre le foncier et le bâti. La Ville de Paris restera propriétaire du foncier et le Parisien n’achètera que le bâti. Je propose que 1 milliard d’euros soit consacré à ce projet dans la prochaine mandature.

En tant qu’adjoint au logement de la capitale, vous avez engagé un bras de fer avec Airbnb(1). On apprenait hier que la plateforme va régler moins de 150 000 euros d’impôts en France pour 2018, un chiffre dérisoire compte tenu de ses profits…

Ian Brossat C’est scandaleux. Airbnb paie aujourd’hui moins d’impôts qu’un hôtel trois étoiles à Périgueux. C’est aberrant qu’une entreprise aussi puissante et lucrative paie des clopinettes au fisc. Ils ont dépensé 800 000 euros de frais d’avocat pour mener une guérilla contre la Ville de Paris et mettre en échec les dispositifs de régulation que nous avons mis en place. Nos villes sont de plus en plus confrontées à ce phénomène d’ubérisation. Mais enfin, qui doit décider dans nos métropoles ? Ces grandes entreprises américaines ou les élus et les habitants ? Nous avons besoin de muscler le rapport de forces, c’est pourquoi, le 26 septembre, avec mes collègues de plusieurs villes d’Europe, dont Berlin, Amsterdam ou Barcelone, nous allons plaider notre cause auprès de la Commission européenne. Nous ne pourrons nous en sortir qu’avec un front commun des villes face à cette économie de prédation.

(1) Airbnb. La ville ubérisée, de ​​​​​​​Ian Brossat, éd. la Ville brûle.
Entretien réalisé par Maud Vergnol
Ian Brossat, adjoint au logement PCF à Paris, chef de file communiste pour les Municipales à Paris: on fait un faux procès au logement social (L'Humanité, 6 septembre 2019)
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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 20:05

Déclaration de la Fédération du Finistère
 

Commission mer et littoral
 

Inquiétante situation du Groupe Bourbon

La société Bourbon est en redressement judiciaire depuis le 24 juillet dernier, prise à la gorge par ses
créanciers au nombre desquels on compte la BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Mutuel et Natixis
On nous assure que seule la holding Bourbon Corporation est concernée par la procédure et que les
sociétés opérationnelles du groupe ne seront pas touchées. Faut il accepter l'augure sans barguigner ?
Nous ne pouvons perdre de vue que la société "Les Abeilles" est une division du groupe Bourbon
Cette entreprise est aujourd'hui spécialisée dans le remorquage de haute mer. L'essentiel de son activité
consiste en l'activité de protection du littoral français grâce à des remorqueurs de haute-mer et des unités
spécialisées en dépollution, affrétés par la Marine nationale.
Elle arme l'Abeille Bourbon à Brest, Languedoc à Boulogne, Liberté à Cherbourg et Flandre à Toulon et 3
navires d'assistance et de dépollution
« Les Abeillles » , ses navires, ses 140 marins sont donc une des pierres angulaires, si ce n'est la pierre
angulaire, du dispositif de sauvetage, d'assistance et de protection pour tout le littoral français. Le
département du Finistère qui voit journellement passer à sa pointe 150 navires est concerné au premier
chef.
Il serait naturel et urgent que les services de l'Etat, le Gouvernement s'expriment sur ce dossier et qu'ils
présentent les mesures qu'ils comptent prendre en cas de dislocation totale et brutale du groupe Bourbon.

Brest le 5 septembre 2019

Inquiétante situation du groupe Bourbon et de l'Abeille Bourbon - Communiqué du PCF Finistère, Commission Mer et littoral
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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