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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 15:35
La Bolivie renoue avec la démocratie (Communiqué du PCF, 19 octobre 2020)
La Bolivie renoue avec la démocratie (Communiqué du PCF)
Au lendemain de la journée électorale du 18 octobre en Bolivie, les estimations de sortie des urnes indiquent une tendance irréversible, donnant la victoire au premier tour au binôme Luis Arce – David Choquehuanca. Les candidats du Mouvement vers le socialisme (MAS) seront donc les prochains président et vice-président de l’État plurinational de Bolivie.
Malgré la répression et les menaces constantes depuis le coup d’État d'octobre-novembre 2019 et jusqu'à la veille du scrutin, le peuple bolivien s'est massivement exprimé pour manifester son exigence d'un retour à la démocratie, à l'indépendance et au progrès social.
Il a ainsi démontré, s'il en était encore besoin, le caractère profondément anti-démocratique, anti-populaire et minoritaire du coup d’État et des politiques menées par le « gouvernement intérimaire » qui en a résulté.
L'enjeu prioritaire désormais est le respect des résultats par l'opposition et ses secteurs les plus réactionnaires, ainsi que par les acteurs extérieurs.
Les autorités françaises se doivent d'être, cette fois, à la hauteur de la situation, en soutenant le processus de rétablissement de la démocratie en Bolivie. Elles ne sauraient ainsi en aucun cas reproduire l'attitude de suivisme des États-Unis et de soutien à la déstabilisation qui fut la leur l'année dernière. Le peuple bolivien en a payé un prix bien trop élevé.
Le Parti communiste français (PCF) salue chaleureusement la victoire de Luis Arce, étape fondamentale dans le retour de la démocratie et du progrès social en Bolivie. Il se tient aux côtés du peuple bolivien et de toutes les forces démocratiques du pays face aux défis à venir.
Parti communiste français
Paris, le 19 octobre 2020
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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 15:02
Couvre-feu. L'échec de la politique du gouvernement: le PCF réagit aux annonces du président Macron
Couvre-feu. L'échec de la politique du gouvernement: le PCF réagit aux annonces du président Macron
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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 05:29

 

L’économie sociale et solidaire (ESS) est un secteur économique complexe et hétérogène, dont l’histoire est émaillée de contradictions. Elle commence dans le sillage de Proudhon, comme solidarité ouvrière que la religion tend à transformer en charité. Pourtant Jaurès a vu dans les coopératives « une leçon vivante de socialisme », tandis que Guesde les dénonçait comme alliées du capital. Le mouvement syndical s’en est longtemps méfié à ce titre, et comme un cheval de Troie contre les services publics, jusqu’à ce que des luttes comme celles des Fralibs, créant une coopérative autogérée, ne fassent bouger les lignes. Inversement, le libéralisme s’emploie à faire prévaloir une conception de l’ESS la vidant de ses valeurs émancipatrices.

 

 

Il était donc temps que les communistes se penchent sur la question et se demandent s’il est possible de faire émerger une conception communiste de l’ESS. C’est chose faite ou, plus exactement, démarrée, avec la parution du Manifeste pour une conception communiste de l’économie sociale et solidaire aux Éditions de l’Humanité.

Cet ouvrage est le résultat d’un collectif de travail réuni par le secteur ESS du PCF, comprenant des militants communistes et quelques universitaires spécialistes de l’ESS. Il montre qu’en dépit de très nombreux obstacles, dont les récentes attaques du libéralisme, il existe bien une conception communiste de l’ESS, consistant à promouvoir, défendre et améliorer tout ce qui y existe déjà comme prémisses du communisme, tout ce qui peut mener aux chemins que l’on doit prendre dès maintenant pour dépasser le capitalisme, pour sortir de ce système mortifère.

Oui, il y a du « communisme déjà là » dans l’ESS.

La démocratie économique, rendue possible par la doctrine « une personne, une voix », est mise en œuvre dans un certain nombre de structures, telles quelques Scops autogérées, certaines Scics, des CAEs (coopératives salariant des auto-entrepreneurs), et nombre d’associations. Ainsi, sans abolir complètement la sujétion du travail qui caractérise le capitalisme, ces structures inventent des voies qui y tendent.

La solidarité, à laquelle il ne faut pas réduire l’ESS, reste une valeur émancipatrice indispensable dans cette période de profonde « crise anthropologique » que dénonçait le philosophe Lucien Sève.

Déceler les valeurs de l’ESS qui représentent du « communisme déjà là » ne signifie nullement une vision naïve ou une apologie sans nuance de l’ESS. Une analyse lucide et approfondie des obstacles, législatifs, institutionnels, économiques, comptables même, est présentée dans le troisième chapitre du livre.

Promouvoir l’ESS, mais surtout les valeurs communistes existantes dans l’ESS, et combattre à tous les niveaux les déviances et les obstacles, voilà la base sur laquelle des propositions d’actions peuvent émaner d’une conception communiste de l’ESS. Actions où nous retrouverons nombre d’acteurs de l’ESS, qui n’ont pas forcément pris conscience de leur proximité avec les valeurs du communisme que nous prônons. Actions auxquelles des préjugés anciens mais tenaces, que ce livre cherche à dissiper, empêchent parfois les communistes de se joindre, ou de leur donner l’ampleur nécessaire. Bien entendu, l’ESS, dans la société actuelle, ce n’est pas LE communisme, et la conception communiste de l’ESS que diffuse le Manifeste n’est pas la seule voie pour dépasser le capitalisme. Mais c’est une des voies, et il nous paraît fondamental de ne pas plus la sous-estimer que l’idéaliser.

Ainsi, dans cette période de crise économique où des centaines d’entreprises vont faire faillite ou fermer pour profits « insuffisants », les luttes qui pourront aboutir à la création de coopératives permettront non seulement de sauver des emplois, mais de leur permettre d’échapper en partie à la prédation capitaliste. C’est pourquoi le pouvoir freine des quatre fers, et qu’il y faudra la lutte opiniâtre des communistes, entre autres. Et c’est en cela aussi que le Manifeste est un outil précieux.

Janine Guespin, coordinatrice de l’ouvrage avec Sylvie Mayer.

L'ouvrage est en vente aux Editions de l'Humanité.

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 08:44
PCF - POUR SORTIR DE LA CRISE UNE SEULE SOLUTION : INVESTISSONS DANS L'EMPLOI, LA SECRURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS
PCF - POUR SORTIR DE LA CRISE UNE SEULE SOLUTION : INVESTISSONS DANS L'EMPLOI, LA SECRURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS
PCF - POUR SORTIR DE LA CRISE UNE SEULE SOLUTION : INVESTISSONS DANS L'EMPLOI, LA SECRURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS
PCF - POUR SORTIR DE LA CRISE UNE SEULE SOLUTION : INVESTISSONS DANS L'EMPLOI, LA SECRURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS
PCF - POUR SORTIR DE LA CRISE UNE SEULE SOLUTION : INVESTISSONS DANS L'EMPLOI, LA SECRURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS
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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 14:39
Fabien Roussel rencontre les salariés de Hop! à Lesquin
J'ai rencontré les salariés de Hop! Lesquin. Lâchés par Air France, les lignes Hop seront reprises par des compagnies Low-cost telles que Transavia ou encore Amélia, qui s'est illustrée dernièrement car un de ses avions a perdu son système de radio. C'est un Rafale de l'armée de l'air qui a dû le retrouver en urgence, perçant le mur du son le 30 septembre dernier ! Les avions utilisés par Transavia, eux, sont plus gros et donc plus polluants. La maintenance de ces compagnies est faite en partie à l'étranger alors que Hop! faisait tout en France.
Hop! a même été jusqu'à proposer le reclassement de ses salariés à des postes de brancardier ou de réparateur de tondeuse à gazon, quand ces ouvriers hautement qualifiés ont eu besoin de 10 années de formation pour être pleinement compétents sur leur poste. J'ai demandé au ministre Djebarri de maintenir la desserte de ces lignes par Air France, et de conserver nos services d'entretien et de maintenances en France et ici à Lesquin.
Fabien Roussel
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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 19:14
Le PCF soutient la mobilisation du 15 octobre pour l'hôpital public et appelle les citoyens à s'y associer
Le PCF soutient la mobilisation du 15 octobre pour l'hôpital public et appelle les citoyens à s'y associer

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Hôpital public : il y a urgence !

 

Le coronavirus continue à circuler activement dans notre pays, et pas seulement dans les grandes métropoles, alors que l’approche de l’hiver fait craindre un afflux difficile à maîtriser vers les hôpitaux, et que la prise en charge des parcours de soins des autres malades a déjà souffert de la pandémie.

Nos hôpitaux publics et leurs personnels ont tenu bon face à l’incurie du gouvernement mais sont aujourd’hui au bord de la rupture.

Des enquêtes récentes témoignent de l’ampleur du burn-out des soignants qui pousse nombre d’entre eux à envisager de quitter leur métier.

La crise sanitaire a mis en évidence le fossé qui s’est creusé entre les besoins de la population en matière d’accès aux soins et les moyens matériels et humains pour y répondre.

En 20 ans, 100 000 lits ont été fermés dans les hôpitaux, et 7 milliards d’euros ponctionnés sur les budgets des hôpitaux publics.

La France est au 22ème rang des 33 pays de l’OCDE pour la rémunération des infirmières.

Il ne suffira pas, pour combler ce gouffre, des 183 € lâchés par le gouvernement pour les hospitaliers, mais refusés à celles et ceux qui travaillent dans le social et le médicosocial.

Le gouvernement Macron n’a mis en place aucune stratégie cohérente pour faire face à la pandémie.

Loin de répondre aux urgences sanitaires, il poursuit au contraire le même cap austéritaire, vidant les caisses de la Sécurité Sociale à coup d’exonérations de cotisations patronales, ce qui fragilise encore plus nos hôpitaux et accélère les suppressions de lits. Et veut même taxer de 18 € les passages aux urgences non suivis d’hospitalisation.

Pendant ce temps, les grandes entreprises du CAC 40 reçoivent sans condition 100 milliards d’euros tout en supprimant des dizaines de milliers d’emplois, et les plus grandes fortunes battent tous les records.

L’argent ainsi détourné vers la finance joue contre l’économie, contre l’emploi.

Il y a urgence à l’utiliser autrement, il doit être mobilisé pour la réponse aux besoins.

Et les dividendes financiers doivent être mis à contribution.

Le Parti Communiste du Pays de Morlaix soutient la mobilisation du jeudi 15 Octobre pour l’hôpital et appelle les citoyens à s’y associer (BREST : Appel à manifester pour la santé, place de la Liberté, jeudi 15 octobre 2020 à 10 h ; à 11 h devant la sous-préfecture).

Toutes et tous, ensemble, exigeons l’arrêt des restructurations hospitalières et des fermetures de lits, un plan massif de recrutement et de formation de personnels, au moins 100 000 embauches tout de suite, la revalorisation des salaires.

Toutes et tous, ensemble, exigeons, la fin des scandaleuses exonérations patronales, la contribution du capital financier (100 milliards peuvent être disponibles immédiatement, dont 42,5 milliards pour l’ASSURANCE MALADIE qui finance les hôpitaux).

Et rassemblons-nous pour une autre politique résolument à gauche, sociale, écologique et démocratique.

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 19:09
Histoire. L’art à l’épreuve de 100 ans d’histoire du PCF
Histoire. L’art à l’épreuve de 100 ans d’histoire du PCF
Mardi 13 Octobre 2020

Le catalogue de l’exposition « Libres comme l’art, 100 ans d’histoire entre les artistes et le PCF » sort aujourd’hui. Il annonce la présentation de dizaines d’œuvres témoins d’un siècle de lourdeurs, mais aussi d’ambitions, toujours actuelles, d’ouvrir des chemins de liberté et de création.

 

Picasso, bien sûr avec sa photo en une de l’Humanité, dans l’immédiat après-guerre, quand il remet son adhésion au PCF à Jacques Duclos : « Je suis venu au communisme comme on va à la fontaine. » Picasso et Guernica, Picasso et la Paloma, la colombe de la paix qui prendra son envol sur des milliers de banderoles dans les manifestations, contre « la bombe », contre les guerres d’Indochine et d’Algérie… Picasso, Fernand Léger, Giacometti qui sculpte un buste d’Henri Rol-Tanguy après l’insurrection parisienne… Mais il faut remonter bien avant. C’était il y a cent ans. Au congrès de Tours, la majorité des délégués décidaient, pour le meilleur et pour le pire, de rompre avec le vieux monde et les anciens partis pour créer le Parti communiste. À cette même époque, le dadaïsme, puis le surréalisme tranchent dans le vif de l’art. André Breton veut « une insurrection de l’esprit ». Il écrira plus tard : « Transformer le monde, a dit Marx, Changer la vie, a dit Rimbaud. Ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un. »

Pourtant, si à la fin des années 1920 la question de l’adhésion au Parti communiste travaille et divise les surréalistes et bien d’autres artistes et intellectuels, la vraie rencontre n’aura pas lieu. Les conceptions staliniennes de l’art pèsent sur le PCF. Aragon pousse la porte. Pour lui, le réalisme socialiste de l’URSS doit être un réalisme français. Il parle de Courbet, de Poussin… La guerre d’Espagne rebat les cartes. Nombre d’artistes prennent parti. Peintures, affiches pour l’Espagne républicaine comme celles de Miro. D’autres liens se nouent.

Les Lettres françaises et l’Humanité se tournent vers les avant-gardes de l’époque

Quoi qu’il en soit des pesanteurs, pour les communistes l’art n’est pas un supplément d’âme, il fait partie d’un projet global d’émancipation, celui, selon les mots de Marx, « de l’épanouissement de chacun sans étalon préétabli ». Dans les années d’après-guerre, les nombreuses villes que dirige le PCF portent de grandes ambitions artistiques et culturelles qui vont à la fois marquer l’époque et l’identité communiste aujourd’hui encore. Ce n’est pas sans contradictions. En 1953, à la mort de Staline, le portrait qu’en fait Picasso à la une des Lettres françaises, à la demande d’Aragon qui les dirige, va être violemment critiqué par la direction du PCF, en l’absence de Maurice Thorez, alors soigné à Moscou. Il remettra les pendules à l’heure dès son retour, en allant ostensiblement rendre visite à Picasso. Le réalisme socialiste a toujours ses artistes, mais il faut nuancer. Fougeron, Taslitzky n’ont rien à voir avec les navrants peintres académiques choyés à Moscou. Directement politiques et sociales, leurs œuvres relèvent davantage d’une forme d’expressionnisme que d’une plate figuration. Les Lettres françaises, de leur côté, des critiques d’art de l’Humanité vont se tourner résolument vers les avant-gardes de l’époque et ouvrir une nouvelle page de l’histoire de l’art et du PCF.

Un regard partagé sur les pressions de la pensée dominante

L’ambition est toujours – que ce soit par le soutien aux artistes, l’achat d’œuvres, par une camaraderie militante, un regard partagé sur les tragédies ou les avancées de l’histoire, avec Cuba, le Vietnam, sur les pressions de la pensée dominante – d’ouvrir des chemins de la liberté et de la création. C’est cette ambition qui court dans l’exposition qu’annonce ce catalogue, comme un reflet de 100 ans d’histoire de l’art et du PCF.

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 18:39

Le député communiste André Chassaigne intervient auprès du ministre de la santé au sujet de la scandaleuse discrimination qui frappe les personnels de santé rattachés au médico-social privés de la revalorisation qu'ont obtenue leurs collègues.

Deux poids, deux mesures dans les primes distribuées au personnel de santé: le député communiste André Chassaigne écrit au ministre de la Santé
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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 18:18
Journée nationale d’action des élus et militants communistes dans toute la France. Dans 60 départements , comme ici à Valenciennes, nous avons demandé des masques gratuits, des ouvertures de lits et des embauches dans nos hôpitaux. Notre pays est riche mais la pauvreté augmente! Nos TPE, PME, nos communes ont besoin d’être soutenu à 100%. Notre industrie peut relocaliser et créer des emplois. La Nation tout entière doit se mobiliser !

Journée nationale d’action des élus et militants communistes dans toute la France. Dans 60 départements , comme ici à Valenciennes, nous avons demandé des masques gratuits, des ouvertures de lits et des embauches dans nos hôpitaux. Notre pays est riche mais la pauvreté augmente! Nos TPE, PME, nos communes ont besoin d’être soutenu à 100%. Notre industrie peut relocaliser et créer des emplois. La Nation tout entière doit se mobiliser !

Mobilisation du PCF : « L'État ne doit pas financer les suppressions d'emplois »
Lundi 12 Octobre 2020 - L'Humanité

Dans près de soixante départements, le Parti communiste a organisé de nombreux rassemblements ce week-end pour exiger des actes concrets du gouvernement pour l’emploi comme la santé.

 

Valenciennes, Toulouse, Paris, envoyés spéciaux.

« Masqués mais pas muselés ! » Le mot d’ordre lancé par le PCF en plein confinement, pour les manifestations au balcon du 1er Mai, s’est invité dans la rue ce week-end. Une formule lancée par Fabien Roussel, le secrétaire national de la formation, depuis Valenciennes (Nord), où s’est tenu samedi matin un rassemblement, parmi une centaine dans 60 départements. « Le PCF se mobilise dans toute la France devant les préfectures, les sièges du Medef, les hôpitaux pour porter des revendications locales, demander plus de moyens pour faire face à la crise sanitaire mais aussi pour dénoncer des plans de licenciements terribles », explique le député du Nord. « Nous voulons aussi alerter sur la pauvreté qui augmente de 30 à 40 %. Alors que la France est la 5e puissance mondiale, c’est inacceptable », s’indigne-t-il, rappelant que la priorité de son parti n’est pas pour l’heure aux « élections mais à l’action, à porter les revendications de nos concitoyens à mieux vivre et à faire face à la crise ».

« La situation se dégrade à vue d’œil »

« On nous enlève tous nos droits, tous les plaisirs de la vie, sous prétexte de garder la ’’chance de travailler’’. Mon mari est chez Bombardier et du fait de la fusion avec Alstom, ses chèques-vacances, ses primes sont reniés », explique Sylvie Vallini parmi les militants et élus qui, malgré les nouvelles restrictions entrées en vigueur le matin même, ont tenu à être présents dans la sous-préfecture du Nord.

 

À ses côtés, Nathalie travaille pour les services sociaux de la commune d’Onnaing et constate chaque jour « que le nombre de demandes d’aide alimentaire augmente. On voit des travailleurs dont le salaire n’est pas suffisant pour subvenir aux besoins de leur famille », déplore-t-elle, alors que selon Émile Vandeville, le secrétaire de l’union locale CGT, la situation se dégrade à vue d’œil. « Des PSE sont en train de se mettre en place, avec un patronat qui demande aux salariés soit plus de flexibilité, avec une augmentation du temps de travail et une baisse de salaires, soit des suppressions d’emplois. Dans le secteur, SKF prévoit des licenciements, et Auchan, ici, c’est une vingtaine d’emplois en moins », détaille le syndicaliste avant de se joindre à la délégation reçue en sous-préfecture, où de nombreuses propositions – de la gratuité des masques à la mise en place de dispositifs de contrôle des aides aux entreprises – sont exposées. « Le gouvernement met sur la table 570 milliards d’euros d’argent public, nous demandons tout simplement qu’ils servent à lutter contre la pauvreté et la misère, à créer des emplois et à donner enfin les moyens à nos hôpitaux de faire face », résume Fabien Roussel.

Près de 900 kilomètres plus au sud, le PCF a choisi, pour faire entendre ce message, de se rassembler devant l’agence Air France, implantée au cœur de Toulouse depuis 1945 et refaite à neuf il y a deux ans. Un lieu symbolique : la compagnie aérienne en a annoncé la fermeture au printemps prochain. « Air France reçoit 7 milliards d’aides de l’État et veut supprimer 7 500 postes ! », s’insurge Pierre Lacaze, conseiller municipal PCF. « Les salariés des sites toulousains sont inquiets pour le présent et l’avenir, confie Jean-Claude Chazottes, retraité d’Air France. Alors qu’une réduction du temps de travail à 32 heures et un retour à la retraite à 60 ans permettraient des embauches, notamment de jeunes. »

« Les grands groupes ont de la trésorerie »

Participent aussi à l’initiative, parmi les militants communistes, des salariés de l’aéronautique et de l’agroalimentaire. Michel Molesin, salarié d’Airbus, rappelle que l’avionneur européen veut supprimer 5 000 emplois en France alors que son carnet de commandes est plein à craquer. « Il y a une crise sanitaire et le patronat en profite à mort ! », dénonce-t-il. Selon lui, la situation du constructeur aéronautique est loin d’être catastrophique : « En septembre, Airbus a livré 57 appareils, c’est-à-dire que la production est revenue à 80 % de son niveau de septembre 2019. »

 

La précarité, en revanche, gagne bel et bien du terrain, constate Luc Ripoll, retraité depuis à peine quelques jours d’une entreprise agroalimentaire : « On assiste à une baisse de la consommation alimentaire. Même le bio connaît une décroissance ! Des gens manquent de moyens pour accéder à une alimentation de qualité. » Dans un tel contexte, « le plan de relance ne doit pas financer les suppressions d’emplois alors que les grands groupes ont de la trésorerie », ajoute Pierre Lacaze. La veille, Jean Castex, en déplacement officiel à Toulouse et accompagné de plusieurs ministres, a annoncé l’arrivée de 111 policiers supplémentaires dans la Ville rose. « Mais il faut aussi embaucher dans les hôpitaux et les Ehpad, poursuit le responsable PCF. On manque de lits. Quand Macron dit que ce n’est pas un problème de moyens mais d’organisation, il prouve qu’il est coupé de la population. »

Dans le 12e arrondissement de Paris, c’est justement devant l’hôpital Saint-Antoine que le PCF a appelé à manifester pour soutenir le système public de santé et exiger des recrutements. « De l’argent pour l’hôpital public, pas pour le capital ! » peut-on lire sur les pancartes brandies. Après la première vague de l’épidémie, Aïcha Accoun, infirmière et secrétaire CGT à Saint-Antoine, se dit « blessée et exténuée ». Un état de fait dû au manque criant de moyens : « On demande l’ouverture de lits mais déjà qu’ils arrêtent d’en fermer et de mutualiser les services ! » Camille, orthophoniste dans un hôpital parisien, ne veut pas « y laisser (sa) santé en soignant celle des autres ». Mais, faute d’embauches massives, « c’est ce qui est en train de se passer », souffle celle qui pointe également les difficultés qu’ont les soignants pour se loger, particulièrement à Paris. « Arrêtez d’applaudir et venez nous soutenir dans la rue le 15 octobre », harangue Isabelle, soignante à l’hôpital Trousseau.

L'AP-HP doit recruter et augmenter les salaires

Dans la capitale, la situation sanitaire est particulièrement préoccupante, et surtout antérieure à la crise du Covid-19. « Depuis 2016, c’est 3 000 suppressions de postes à l’AP-HP », enrage Igor Zamichiei, secrétaire fédéral du PCF Paris. Les hôpitaux ont besoin de personnel ? « Prérecrutons des jeunes pour former le personnel de santé de demain », propose Léon Deffontaines, secrétaire général des JC. Plus largement, les communistes parisiens demandent, outre des recrutements et une hausse des salaires de 300 euros, un moratoire sur les groupements hospitaliers de territoire en Île-de-France. Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF au conseil de Paris, veut aussi construire un « réseau de centres municipaux de santé » dans le but de « désengorger les services d’urgences ».

Pour les communistes, ces rassemblements ne sont « qu’un début », appelé à se poursuivre sur les réseaux sociaux comme sur le terrain. « Notre priorité est de construire des mobilisations avec les salariés et dans les quartiers », assure Pierre Lacaze à Toulouse. Le combat se mènera aussi au Parlement. À l’occasion de l’examen du projet de loi de finances, « on se battra, promet la sénatrice Michelle Gréaume depuis Valenciennes. L’argent destiné à soutenir les entreprises doit faire l’objet de contreparties, d’engagements pour l’emploi et la formation ».

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 19:06
Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941
Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941
Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941
Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941

Dans le Pays de Morlaix, au moins 5 camarades du PCF feront le déplacement pour le souvenir des fusillés de Châteaubriant le dimanche 18 octobre 2020.

Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941

Il y a 79 ans avait lieu dans la France occupée une exécution massive qui eut un retentissement considérable jusqu’au-delà des frontières. Appliquée par le gouvernement vichyste selon le tout nouveau « Code des otages », elle touchait, "les indésirables", en majorité des communistes et des syndicalistes. Ils furent fusillés à Nantes, à Souge, au Mont-Valérien et à Châteaubriant. Le plus jeune, Guy Môquet, n’avait que 17 ans !

Dimanche 18 octobre 2020, à partir de 13 h 30, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés de Châteaubriant (44), sur le site de La Sablière, sous la présidence d'Odette Nilès, ancienne internée, et d'Alain Hunault, maire de Châteaubriant, président de la Communauté de Communes Châteaubriant-Derval, en présence de Ian Brossat, pour le Parti communiste français, ainsi que de nombreux élus locaux et nationaux et de syndicalistes.

En ces temps difficiles de pandémie virale où les associations souffrent dans leur vie collective, il est important de ne pas passer sous silence le combat de ces hommes pour une France libre, solidaire et fraternelle. La France du programme « les Jours heureux » et de la Sécurité sociale qui assurait l'accès à la santé pour tous. La santé c'est la vie.

Cette année, l’évocation artistique présentée par les Tréteaux de France, scène dramatique nationale, a pour thème "La fille aux planches", écrite par Evelyne Loew et interprétée par Marion Amiaud et Babette Largo. Le texte relate la rencontre entre l'esprit d'Esther Gaudin, jeune femme de 1941, et Lou, jeune femme d'aujourd'hui, pour parler du monde d'après !

 

L’Amicale et les services de la Préfecture et de la Mairie veillent à assurer une cérémonie dans le respect des gestes sanitaires. La sécurité est notre priorité à tous.

Son entrée est libre. Port du masque obligatoire.

Contact : Carine Picard-Nilès, secrétaire générale de l'Amicale

sg.amicale.chateaubriant@gmail.com

Page Facebook : https://www.facebook.com/amicalechateaubriant/

Site Internet : http://www.amicaledechateaubriant.fr/

 

La BD "Immortels" sur Châteaubriant de Camille Ledigarcher

et Gaëlle Richardeau (suivie d'un dossier pédagogique de Dominique Comelli) peut être commandée à comitesouvenir@orange.fr ou www.resistance-44.fr

Les otages du camp de Choiseul

Les otages du camp de Choiseul

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