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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 06:09
Derrière le voile, une inquiétante dérive
Samedi, 9 Novembre, 2019

Humanité-Dimanche 24 octobre 2019. Depuis plusieurs semaines, les débats nauséabonds s’enchaînent. Après les immigrés, ce sont désormais les musulmans en particulier qui sont pointés du doigt. Patrick Le Hyaric, directeur de « l’Humanité », dénonce les dangers de ces débats.

 

Si les mots ne tuent pas, ils peuvent blesser et meurtrir. Ils contribuent surtout à mettre sur orbite des idées qui saturent le débat public et brouillent les repères républicains. Il n’aura pas fallu attendre longtemps après la convention de la droite réunie sous les auspices de la mouvance identitaire et la logorrhée raciste de Zemmour, diffusée à grande échelle, pour que se déchaîne la haine contre la population de confession musulmane.

Pas un jour ne passe désormais sans que les musulmans de France ne soient pointés du doigt, insultés, méprisés. Il aura suffi qu’un conseiller régional d’extrême droite en mal de notoriété s’autorise, en dehors de tout cadre légal, exige le dévoilement d’une maman accompagnatrice scolaire devant son enfant pour qu’une cohorte de ministres et parlementaires, d’éditorialistes et plumitifs se liguent en sonnant l’hallali contre le « péril musulman ».

La mécanique est huilée qui laisse désormais à l’extrême droite le pouvoir d’orienter le débat public et politique. Et, une fois encore, les chaînes dites « d’information continue » comblent le vide par la vacuité, remplissant le temps d’antenne par le bavardage réactionnaire de quelques pontes médiatiques plus préoccupés par le voile, véritable fétiche, et les femmes qui le portent, que par les fins de mois impossibles de millions de nos concitoyens.

Le travail parlementaire se trouve ensuite phagocyté par ces basses polémiques de haute intensité puisque, à la suite du coup d’esbroufe de l’élu d’extrême droite, une proposition de loi a été opportunément déposée par le groupe « Les Républicains » du Sénat pour interdire aux mamans voilées d’accompagner leurs enfants en sortie scolaire.

La loi est pourtant claire. Le droit a été dit en 2004 et le Conseil d’État l’a confirmé en 2013 : les accompagnatrices scolaires, n’étant pas des agents publics, ont toute latitude de se vêtir comme elles le souhaitent. Le guide de la laïcité de l’éducation nationale le confirme. Tels sont la lettre et l’esprit de la loi de 1905, loi de concorde et de paix civile garantissant la liberté de conscience et l’autonomie de la société. En affirmant que « le voile n’est pas souhaitable », et ajoutant que « ce n’est pas quelque chose d’interdit, mais ce n’est pas non plus quelque chose à encourager », M. Blanquer fait non seulement preuve d’une grande légèreté, mais il se place en travers de la République. Il est censé garantir et appliquer la loi républicaine, or il tente d’imposer une norme sociale et vestimentaire sur la base d’une simple opinion qui contrevient aux principes législatifs.

Jaurès, artisan décisif de la loi de séparation, s’interrogeait : « Qu’est-ce donc que la République ? C’est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace. » Or notre régime se caractérise aujourd’hui par de grands actes de défiance et de peur. Défiance, quand les us et coutumes de la population musulmane sont considérés comme autant d’indices de « radicalisation ». Peur, quand la République n’ose plus affirmer la puissance de son creuset, préférant s’enfoncer dans la recherche de boucs émissaires, cultivant différences et divisions.

Défiance, encore, quand M. Macron, mélangeant allègrement immigration, religion, terrorisme et communautarisme – confusion dont l’extrême droite fait son miel – promeut une « société de vigilance » qui déléguerait aux citoyens le rôle de surveillance dévolu aux services de l’État, incitant les classes populaires du pays à s’épier entre elles. Prenant d’ailleurs M. Macron au mot, l’élu extrême droite s’est réclamé de la « vigilance citoyenne » pour justifier son propos raciste et antirépublicain.

Nul ne saurait nier l’offensive mondiale subventionnée à coups de pétrodollars de forces répondant d’un islamisme politique rétrograde, réactionnaire et antidémocratique. Les mêmes financeurs d’ailleurs qui sont cajolés par les puissances occidentales et le grand capital alors qu’ils ont partie liée avec le terrorisme. Nul ne saurait non plus nier la résurgence des nationalismes et identitarismes sur le dos des grandes espérances émancipatrices universalistes.

Mais combien de réalités se cachent derrière le port du voile ? Culture, conviction, mal-être, affirmation de soi : les motivations sont variées, souvent anodines, et les ressorts complexes. Il paraît bien hasardeux de demander à la République de s’immiscer dans l’intimité des consciences. Quel précédent cela créerait-il dans un pays qui se flatte encore d’être celui des droits de l’homme et du citoyen ? La République et les actes législatifs portés en son nom garantissent la liberté de conscience. C’est l’esprit de la loi de séparation des Églises et de l’État qui garantit les indépendances respectives des cultes et de l’État dans ses différentes missions.

Chacun sait que la majorité des femmes voilées, qu’elles soient issues de l’immigration récente ou nées en France, vivent dans les quartiers populaires, ces sas de la mondialisation capitaliste où s’accumulent les violences sociales, physiques et symboliques. L’école est justement le lieu de la rencontre féconde au petit matin quand les parents accompagnent les enfants, dans l’association de parents d’élèves ou au conseil d’école. Chacune de ces occasions permet de se comprendre mieux et de ne pas laisser certaines mamans isolées ou s’isoler elles-mêmes pour être considérées pleinement citoyennes aux droits égaux.

Les entreprises de division, qu’elles viennent des classes possédantes pétries d’un universalisme aussi abstrait que leur confort social est concret, de l’extrême droite raciste et démagogue ou des obsédés de l’identité nationale, ethnique et religieuse, ont pour fonction de masquer ce qui unit les milieux populaires : l’oppression féroce exercée par le capital sur leurs conditions d’existence. Voilà le piège tendu ! Redonner confiance à la République, c’est créer les conditions d’une union populaire capable de déjouer les divisions instillées de toutes parts et dont le voile est aujourd’hui l’instrument.

Islamophobie. Nous sonnons l’alerte !
Samedi, 9 Novembre, 2019

De Patrick Le Hyaric paru dans l'Humanité-Dimanche le 10 octobre 2019.

 

Lors de la « convention de la droite », organisée le 28 septembre par les amis de Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour a tenu un discours qui n’était rien d’autre qu’un appel à la guerre civile. L’indignation qu’ont entraînée le fond du discours et sa diffusion en direct sur LCI pose une nouvelle fois la question de comment mener le nécessaire combat contre l’extrême droite.

Après avoir soigneusement rebâti ses fondations depuis quarante ans, l’extrême droite française s’attelle à construire le dernier étage de la fusée. Elle le fait sous le regard complaisant des puissances financières et de leurs actuels commis politiques qui croient ainsi pouvoir conserver les manettes. Elle le fait en provoquant stupeur et sidération grâce à une rhétorique ouvertement haineuse, raciste, homophobe, sexiste, islamophobe, de nature fascisante. La convention dite « de la droite », réunie, le 28 septembre, sous les auspices de Mme Maréchal, nièce Le Pen, en a apporté la preuve par une succession de discours d’une violence inouïe, dont celui tenu par M. Zemmour.

Jamais, depuis la Libération, n’avait aussi clairement été appelé à en finir avec la République. Dans le plus pur style maurrassien et collaborationniste, celle-ci est déclarée impotente et cosmopolite, fourrier d’une « anti-France » digne des ligues antisémites de la fin du XIXe siècle et du régime de Vichy. Jamais ne fut prononcé et si complaisamment relayé un aussi net appel à la guerre civile et religieuse. En l’occurrence contre l’islam et les musulmans, cibles d’une vindicte délirante et visages d’une modernité haïe, désignés en bloc comme les agents d’une « guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel catholique » et, par conséquent, à exterminer.

Grande confusion

Le premier fait d’une grande gravité tient à la perméabilité nouvelle de ces discours néofascistes et appels à l’épuration ethnique au sein d’un certain monde médiatique. Un cran nouveau dans la standardisation du discours d’extrême droite vient d’être franchi, avec tout ce que cela suppose de travail sur les consciences. La responsabilité des médias est immense qui promeuvent, en France comme ailleurs, ces clowns tristes qui, de Trump à Zemmour en passant par Salvini ou Bolsonaro, sont les produits d’une société du spectacle, fabriqués sur petit écran. Voici que, pour se justifier, les porte-micros invoquent « la liberté d’expression ». Or, nous parlons ici de discours dont quasiment chaque phrase tombe sous le coup de la loi et relève donc des tribunaux.

Au-delà de son illégalité, le discours zemmourien instaure la grande confusion par la trituration des faits historiques. Il promeut l’équivalence aussi ridicule qu’odieuse entre nazisme, progressisme, néolibéralisme, islam et communisme, entre autres délires qui font basculer le propos dans l’irrationnel. On n’oubliera d’ailleurs pas les belles âmes qui, se réclamant du progrès, osèrent les néologismes absurdes « fascislamisme » ou « islamo-gauchisme », adoptant d’un seul coup le sabir zemmourien. Au jeu de la propagande bornée, tel est pris qui croyait prendre ! La thèse du « grand remplacement », cache-sexe d’une volonté épuratrice et d’une conception ethniciste de la nation, est brandie alors qu’elle ne résiste à aucune étude sérieuse, aucun chiffre, aucun fait.

Zemmour et Maréchal ne sont en cela que l’expression de l’obscurantisme qui s’ébroue dans le monde entier, des anti-Lumières forcenés, jumeaux contrariés du fondamentalisme qu’ils prétendent honnir. Ce qu’ils présentent comme histoire n’est au fond qu’un récit tragique détaché de toute forme de rigueur scientifique qui fait de la France une personne menacée. Le peuple français essentialisé se serait ainsi fait voler son identité profonde par la Révolution française. Aucune construction politique n’est permise, aucun libre arbitre n’est laissé à l’être humain, intrinsèquement lié à une tradition et à un peuple fantasmés. Au nom du « bon sens » et du « réalisme », le duo Maréchal-Zemmour s’affranchit de toute recherche de la vérité et de toute approche rationnelle.

Lutte des races

La grammaire de ces discours identitaires oppose un « nous » aux « eux » et permet d’inverser les rapports dominants-dominés. La lutte des classes est troquée pour une lutte des races, telle qu’elle est professée par tous les obsédés de la pureté identitaire.

La brutalité de ce bavardage puise ses racines dans les traditions antihumanistes qui récusent toute forme d’universalisme. Une tradition portée en France par le « Rassemblement national », mais qui, dans le monde entier, force les portes des régimes dits démocratiques. L’offensive est globale et coordonnée pour tourner la page de l’épopée démocratique. Elle est violente et décidée pour donner une place centrale aux courants et idées d’extrême droite à la faveur des recompositions politiques à l’œuvre depuis l’effondrement du bloc soviétique. Les apprentis sorciers libéraux, et les politiciens qui, par calcul, laissent faire ou encouragent – tout en prétendant combattre – cette nouvelle bipolarisation portent une très lourde responsabilité. Espérant, par tous les moyens, épargner le capital d’une critique radicale, ils préparent le terrain des forces réactionnaires, racistes, antidémocratiques qui prêchent la mort et la violence.

Cette « convention de la droite » est en effet le paravent d’une opération politique de plus ample envergure. Les chevau-légers de la mouvance identitaire sonnent la charge pour étendre le champ des bataillons du Rassemblement national, élargir le lit de l’extrême droite, essaimer des idées et tenter de rendre présentable Mme Le Pen pour la rapprocher de fractions de la droite républicaine. Pour définir son projet d’emprise néofasciste, Mme Maréchal s’est livrée sans vergogne au vol du concept d’hégémonie culturelle, soustrait à Antonio Gramsci, et qui subit une triple pression à froid jusqu’à être vidé de toute sa substance révolutionnaire, progressiste et émancipatrice. Il ne désigne plus, dans la bouche de Mme Maréchal, qu’une guerre de position idéologique déclinée dans tous les secteurs de la société. Associations, médias, entreprises, écoles : c’est là que se joue l’offensive pour contourner l’État, jugé trop solidement ancré sur ses bases républicaines. Ce n’est donc pas à une prise de pouvoir immédiate ou imminente que s’emploie Mme Maréchal, trop lucide sur ses faiblesses et sur les résistances sociales à ses idées obscurantistes. Ce travail idéologique d’ampleur a vocation à secouer les plaques tectoniques du débat politique pour préparer une offensive cinglante.

Presse fer de lance

Le monde des médias est ainsi spectaculairement investi par de nouveaux magazines en papier glacé qui sont autant d’écuries où se forme et s’exprime la fine fleur de la réaction brune. Légitimés par l’écrit, les voici propulsés sur les plateaux de télévision, invités à donner leur point de vue sur tous les sujets d’actualité, à promouvoir dans le débat public leurs thèses de guerre civile. Le crédit qui leur est ainsi apporté instaure une normalisation d’idéologies mises au tapis en 1945. Cette entreprise doit être méditée par chaque démocrate, chaque républicain, à l’heure où le pluralisme de la presse se meurt dans l’indifférence ; à l’heure où dans certains cercles on s’acharne à pousser « l’Humanité » à l’agonie ou à l’effacer du débat public. L’extrême droite a bien saisi que la presse, malgré ses difficultés, reste le fer de lance du combat idéologique.

Cette offensive au long cours produit déjà des effets désastreux. Plus de la moitié des électeurs de droite se disent prêts à faire sauter les digues avec l’extrême droite. Se resserre donc dangereusement la tenaille entre les forces nationales-capitalistes et libérales-capitalistes qui espèrent chacune tirer leur épingle d’un jeu malsain où les alternatives sociales, progressistes, communistes sont réduites au silence. Les peuples et les travailleurs sont ainsi laissés sans défense face à des propositions politiques qui, si elles diffèrent sur bien des points, promeuvent chacune l’inégalité sociale et politique.

La redéfinition du rôle de l’État amputé de ses fonctions sociales, la mise à disposition du capital de ses prérogatives, les violences policières et les abus judiciaires, les politiques discriminatoires, les attaques contre les libertés publiques, contribuent à fertiliser le terreau de la réaction. L’État néolibéral, refusant tout compromis social, suscite le glissement de la société vers l’extrême droite. Il le suscite d’autant plus qu’il concentre son action sur ses fonctions régaliennes, une à une durcies jusqu’à rogner les libertés chèrement conquises.

Une réponse politique unitaire

Une union de la contre-offensive, portant des propositions progressistes, postcapitaliste neuve est à fédérer urgemment. C’est bien de la misère sociale que se nourrit la réaction haineuse. Face aux lignes de fractures idéologiques créées par l’extrême droite, il est temps d’opposer la critique radicale du néolibéralisme et du jeu de dupes qu’il joue avec les extrêmes droites en unissant toutes celles et tous ceux qui subissent leur oppression, à commencer par les travailleurs. Nous ne pourrons très longtemps faire l’économie d’une action résolue contre l’ultralibéralisme qui ressuscite partout les démons fascistes. C’est bien à la construction d’une réponse politique unitaire, qui tisse le fil du progressisme à la française, des révolutions et des traditions philosophiques et politiques rationnelles, émancipatrices et internationalistes, qu’il faut d’urgence s’atteler. L’heure est trop grave pour temporiser.

Derrière le voile, une inquiétante dérive: Islamophobie, nous sonnons l'alerte: Patrick Le Hyaric dans L'Humanité Dimanche, samedi 9 novembre 2019
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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 11:00
Ian Brossat a évoqué les règles et sanctions mises en place à Paris. (Rodolphe Pochet)

Ian Brossat a évoqué les règles et sanctions mises en place à Paris. (Rodolphe Pochet)

Invité par le collectif « Droit à la ville DZ », Ian Brossat, adjoint communiste chargé du logement à Paris, était ce vendredi à la librairie L’Ivraie, pleine à craquer. Il est venu évoquer son combat depuis 2014 contre la plateforme Airbnb, décrit dans le livre « Airbnb ou la ville ubérisée ». Selon lui, les locations d’appartement entier via Airbnb ont d’énormes impacts sur certains quartiers, « qui ne sont plus habités mais seulement visités ». Sans parler de la pénurie de logements et la baisse du nombre d’habitants qui est liée. Même si « les réalités parisiennes ne sont pas celles d’autres territoires », Ian Brossat a échangé avec la salle sur le cas douarneniste. Et dénoncer la force du lobbying d’Airbnb au niveau européen, contre toute législation freinant son développement.
 
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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 10:50

Fier de notre secrétaire national Fabien Roussel. Voici les propos qu'il a tenu à l'Assemblée devant les médias le 6 novembre 2019:

" Ras le bol que l'immigration obsède et occupé la totalité du débat public. Si des quotas doivent être instaurés, c'est les heures de TV consacrés à la question... Le président de la République fait le perroquet de l'extrême droite, c'est extrêmement préoccupant pour l'avenir... Pendant qu'on agite le foulard de l'immigration, on ne parle pas du budget de la France, discuté en ce moment même a l'Assemblée nationale, des nouveaux cadeaux aux plus riches ... Parlons plutôt de régularisation des sans papiers! ... On ne parle de frontières que lorsqu'il s'agit d'êtres humains, mais jamais pour l'argent et les milliards perdus par l'évasion fiscale. L'ennemi, il ne vient pas en bateau mais en jet privé" . 

Contre le racisme, pour la République (Déclaration du PCF)

Un climat pestilentiel et menaçant s'installe en France. Des appels ignobles contre nos concitoyens de confession ou culture musulmanes, ou supposés tels, n'ont cessé de s'accumuler.

Le racisme est toujours un appel au meurtre. L'attentat commis le 28 octobre, par un militant d'extrême droite, contre la mosquée de Bayonne, est un signal d'alarme. Hier, des Juifs avaient eux-mêmes été les cibles de tueurs animés par la haine de l'Autre.

Peu avant, deux élus d'extrême droite de la région Bourgogne-Franche-Comté s'en étaient pris à une mère de famille portant le voile. Dans le même temps, les stigmatisations de mères musulmanes accompagnatrices de sorties scolaires se sont multipliées. Et les tags racistes maculent diverses mosquées.

Voilà même que l'on suggère, dans des discours publics, l'épuration ethnique de notre pays, et l'un des auteurs de cette haine s'exprime quotidiennement sur une chaîne d'information en continu.

Il est grand temps de prendre la mesure de la menace : plusieurs centaines de militants d'extrême droite sont actuellement fichés « s » et ils représentent un sérieux danger pour notre pays. Toutes les enquêtes démontrent qu'ils ont la volonté  de commettre des exactions contre des élus, des personnalités ou locaux politiques, des imams, des musulmans ou des juifs.

Le président de la République porte une lourde responsabilité dans cette dérive qui défigure la France héritière des Lumières, de la Révolution française, des combats pour la République de l'égalité et de la fraternité.

Pour détourner les Français de l'exaspération que suscite la politique de son gouvernement, il a ainsi désigné « l'immigration » comme le problème actuel des « classes populaires ». Reprenant les mots de l'extrême droite, il n'a pas hésité à assimiler « fait migratoire » et « fait religieux ». Sous prétexte de lutter contre le terrorisme intégriste, il est allé jusqu'à en appeler à une « société de vigilance », au risque de donner naissance à une société de la suspicion généralisée, voire de la délation.

En amalgamant, comme il le fait, immigration, droit d'asile, islam, intégrisme et terrorisme, Monsieur Macron contribue à une dérive porteuse d'affrontements communautaristes, de violence.

Il devient d'une extrême urgence de dire « Stop » !

Ce ne sont pas l'immigration ou les musulmans qui menacent notre pays dans sa cohésion. Ce sont l'austérité, le chômage et la précarité, les fins de mois difficiles d'une majorité de Français, les dévastations incessantes de l'environnement, la remise en cause du droit à la retraite et de la solidarité entre les générations, la casse des services publics, le creusement des inégalités territoriales, le déchirement de notre tissu industriel, les discriminations à l'encontre des jeunes et des habitants des quartiers populaires, les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTI, le recul de la démocratie.
Ce qui ronge la France comme un cancer, c'est un capitalisme prédateur, qui menace l'avenir des humains autant que celui de la planète

Hommes et femmes de gauche, démocrates et républicains, il nous appartient de nous lever pour le dire toutes et tous ensemble.

Des manifestations contre le racisme se préparent dans toute la France, et à Paris le 10 novembre « Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l'islamophobie ! ». D'autres rassemblements seront appelés « Pour la République, pour la laïcité, contre le racisme ».
Ils doivent être l'occasion de nous opposer massivement au racisme antimusulman, à l'antisémitisme, à toutes les manifestations de discrimination, à toutes les incitations à la haine religieuse. De réaffirmer les principes de la République, qui ne reconnaît que des citoyens égaux en droits, quelles que soient leurs origines, la couleur de leur peau, leurs croyances, leurs genres et leurs orientations sexuelles. De défendre la laïcité contre toutes les attaques dont elle fait l'objet, car loin d'opposer les citoyens et les citoyennes, elle est la condition de l'émancipation de chacune et chacun. De dire que c'est dans la conquête de la justice sociale et d'une citoyenneté profondément renouvelée que notre peuple renouera avec son histoire et refondera le vivre-ensemble.

C'est pour défendre ces objectifs, que le Parti communiste français appelle à manifester partout en France.

7 novembre 2019

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 09:29
Deux cartoons de Chantal Montellier (Cause Commune - Revue PCF)
Deux cartoons de Chantal Montellier (Cause Commune - Revue PCF)
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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 16:04
Parti communiste. Ian Brossat le 8 novembre à Douarnenez et Quimper
(Photo DR)

Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste, tête de liste du PCF aux dernières élections européennes, maire adjoint au logement à Paris, sera présent à Douarnenez (29), le vendredi 8 novembre, de 17 h à 19 h, à l’invitation du café-librairie L’ivraie, pour une présentation-débat de son livre « Airbnb la ville ubérisée », sur les conséquences des plateformes de location de vacances pour particuliers sur les prix des logements à Paris et dans les métropoles. À 20 h, il participera à une réunion publique à Quimper, aux halles Saint-François, sur l’enjeu des élections municipales avec d’autres candidats aux municipales du PCF dans le Finistère.

https://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/parti-communiste-ian-brossat-le-8-novembre-a-douarnenez-et-quimper-04-11-2019-12425175.php

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 19:52
Vendredi 8 novembre à 20h - Ian Brossat, porte-parole du PCF - à Quimper, Halles St François: les municipales et leurs enjeux

Ian Brossat, tête de liste du PCF aux dernières élections européennes, maire adjoint au logement à Paris, porte-parole du PCF, président de l'ANECR et auteur de plusieurs livres, dont le dernier "airbnb la ville ubérisée" aux éditions "la ville brûle" sera présent dans le sud-Finistère à Douarnenez le vendredi 8 novembre de 17h à 19h à l'invitation du café-librairie L'ivraie de Douarnenez pour une présentation-débat de son livre sur les dégâts des plateformes de location de vacances pour particuliers sur les prix des logements à Paris et dans les métropoles et plus généralement pour parler de son combat pour une grande ville accessible aux classes populaires et moyennes. 

A 20h, Ian Brossat participera à une réunion publique à Quimper aux Halles Saint François, salle n°1  sur l'enjeu des élections municipales avec d'autres candidats aux municipales du PCF dans le Finistère.

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 12:00
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019

Alors qu’au 1er octobre  la CGT recensait 270 services d’urgences en grève à travers la France, alors que différents secteurs d’activité de la santé et de l’action sociale continuent de se mobiliser (Ehpad, psychiatrie, maternités, protection de l’enfance, pompiers), alors que 2300 professionnels de santé – dont 400 médecins chefs de service – réunis en collectif inter-hôpitaux, ont lancé un appel pour des états généraux de l’hôpital public, alors que 108 personnalités réclament la mise en place d’un plan d’urgence, le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) pour 2020, déposé le 9 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, entérine la politique d’austérité vis-àvis de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale, avec plus de 4 milliards d’économies demandées au secteur. 

Le gouvernement, prétextant un déficit prévisionnel de la Sécurité sociale de 5.4 Mds€ pour 2019 et de 5.1 Mds€ pour 2020, dû selon lui, en partie à « ses choix faits en 2019 et reconduits en 2020 en faveur du pouvoir d’achat », fixe l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) à 2.3% alors que la commission des comp tes estime la croissance spontanée des dépenses de santé à 4.4%.

Cela se traduit par des mesures d’économie de plus de 4 Mds€, ce qui est une véritable provocation du gouvernement  vis-à-vis de la souffrance exprimée depuis des années par tous les professionnel.les de la santé et de l’action sociale et du grondement contestataire revendicatif actuel qu’il méprise. L’ONDAM hospitalier fixé à 2.1%  entérine le dépérissement du service public hospitalier et sa destruction massive. Le déficit de la Sécurité sociale est avant tout un choix politique du gouvernement d’amplifier sa politique d’exonérations de cotisations sociales patronales  avec depuis 2019 l’adoption dans la LFSS de la non compensation intégrale de ces exonérations, afin de casser cet outil essentiel à no tre peuple, la Sécurité sociale. Nos plans d’urgence pour l’hôpital public et pour les Ehpad sont plus que jamais d’actualité et la proposition de loi déposée par nos parlementaires au ministère de la Santé le 15 octobre comprenant 43 mesures d’urgences pour la santé et les hôpitaux est la concrétisation d’un travail collectif suite au tour de France des hôpitaux. Nous participerons activement à toutes les mobilisations avec les professionnel.les, les citoyen.es, les élu.es pour défendre un système de santé répondant aux besoins des gens dans les territoires et le 100% Sécu.

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:41
Marie-George Buffet

Marie-George Buffet

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

L'atelier citoyen régional santé PCF-Bretagne organise son débat du dimanche sur la fête de l'Humanité Bretagne, le 1er décembre à 11h (Parc des expositions de Lorient, Lanester), avec: 

Marie-George Buffet: députée PCF, ministre de la jeunesse et des sports (1997-2002), militante féministe

Eric Frégona: directeur adjoint AD-PA - Association des directeurs au service des Personnes âgées

Et Christiane Caro à l'animation du débat

sur le thème:

Invisibilité, âgisme:

Les femmes au cœur des discriminations

 

Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:18
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
Samedi 30 novembre - Dimanche 1er Décembre: programme de la fête de l'Humanité Bretagne 2019 à Lanester (parc des expos de Lorient)
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:15
Face au climat malsain, au vent de haine qui souffle dans le pays, ne cédons rien à l'extrême-droite. Faisons grandir les mobilisations pour le referendum ADP, contre la réforme des retraites, amplifions notre intervention dans les entreprises et les lieux de travail avec l'ambition d'unir les travailleurs.euses et les forces de gauche et de construire l'alternative politique.
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