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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:08
Fabien Roussel, interviewé dans Le Monde, appelle à une union des forces de gauche - 20 juin 2019: la gauche peut gagner les municipales
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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:06
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Roussel (PCF) propose que les "directions" des partis de gauche se "rencontrent rapidement"
 
 
 
 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé jeudi les "directions" des "forces de gauche et écologistes" à se réunir "rapidement" pour construire une "alternative politique de progrès", face "aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe".

 

Les communistes ont acté, lors de leur Conseil national le weekend dernier, leur volonté d'une "union populaire" pour une "gauche de combat" contre la politique d'Emmanuel Macron, résolution sur laquelle s'appuie M. Roussel dans un courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Olivier Faure (PS), David Cormand (EELV) et Benoît Hamon (Générations), et transmis à la presse.

 

"Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement social, une riposte à la hauteur et d'ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès", écrit Fabien Roussel dans cette lettre.

 

Cela "me conduit à vous proposer que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques que nous pourrions prendre ensemble", ajoute-t-il.

 

"Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque, sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant au pouvoir du capital, de ne pas nous contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire reculer les puissances d’argent", écrit par ailleurs le Conseil national dans sa résolution.

 

"Le référendum contre la privatisation d'Aéroports de Paris", la mobilisation "contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité", "un vrai plan d’urgence pour nos services publics", la "reconquête industrielle" ou encore "des mesures ambitieuses pour le climat" et la "justice fiscale" sont cités par ce texte comme de potentiels terrains d'entente à gauche.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF s'adresse aujourd'hui aux forces de gauche et écrit aux responsables des mouvements de gauche. Vous trouverez ci-joint le courrier envoyé à Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Generation.S) et David Cormand (EELV),
ainsi que l'appel du Conseil national du PCF qui s'est tenu ce Week-end.
 
Le Conseil national du Parti Communiste Français, réuni ces 16 et 17 juin 2019, a adopté l’appel
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France », que vous trouverez
ci-joint.
Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à
construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement
social, une riposte à la hauteur et d’ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès.
C’est le sens de la démarche que nous souhaitons mettre en débat et qui me conduit à vous proposer
que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques
que nous pourrions prendre ensemble.
Mon cabinet se tient à votre disposition pour organiser cette rencontre.
Je vous prie de croire, Chers amis, chères amies, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du Parti Communiste Français

Appel du Parti communiste français
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France »

Les élections européennes achevées, le président de la République prétend aggraver sa politique au
service des ultrariches. Le droit à la retraite et celui des privés d’emplois à être correctement indemnisés
sont dans son collimateur. La santé, le transport ferroviaire public, l’Éducation nationale font les frais de
sa volonté de déréguler et privatiser. Il laisse s’opérer des plans de licenciements et autres opérations
financières menaçant ce qu’il demeure de notre industrie, et il ne se préoccupe d’écologie que le temps
des discours.
La colère est toujours aussi forte, l’espoir que cela change aussi. Il n’en est que plus grave que ce pouvoir
arrogant veuille réorganiser la vie politique française autour de son face-à-face avec l’extrême droite. Ce
jeu cynique installe le parti de la haine en alternative aux choix gouvernementaux, il fait courir un
terrible danger à la République.
Jamais le pays n’a eu autant besoin d’une gauche de combat, qui reprenne l’initiative à M. Macron et
empêche l’extrême droite de réaliser un hold-up sur l’exaspération populaire. Jamais notre peuple n’a
été à ce point orphelin d’une perspective de transformation sociale, d’égalité et de fraternité, de
démocratie et de restauration des équilibres écologiques détruits par un capitalisme avide.
Le Parti communiste français s’adresse donc aux hommes et aux femmes soucieux d’ouvrir un débouché
à la hauteur de leurs aspirations et de leurs engagements, mais aussi à l’ensemble des forces de gauche
et écologistes, aux organisations syndicales et au monde associatif, aux collectifs de citoyen·ne·s.
Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque,
sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant pouvoir du capital. De ne pas nous
contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire
reculer les puissances d’argent et d’arracher des victoires. D’en appeler à l’implication de toutes et tous.
Nous pouvons ainsi, nous devons nous unir pour une autre réforme des retraites assurant justice et
progrès pour chacun et chacune, gagner le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris,
mobiliser contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité, obtenir un vrai plan d’urgence pour
nos services publics, faire de la reconquête industrielle une grande priorité nationale, agir pour
l’augmentation des salaires et des pensions, faire avancer des mesures ambitieuses pour le climat, lutter
pour la justice fiscale.
Nous pouvons, dans les communes et les quartiers, sur les lieux de travail et d’études, favoriser
l’initiative populaire, permettre à chacune et chacun de prendre la parole et de peser, sur les choix de
batailles à mener autant que sur les propositions à mettre en avant, afin que leurs exigences se trouvent
prises en compte.
Les élections municipales seront également l’occasion de mettre en échec le pouvoir macronien, la
droite et l’extrême droite dans le plus grand nombre de villes. Elles doivent assurer de larges majorités à
des politiques de gauche novatrices.
Pour ce qui le concerne, le Parti communiste français met en débat ses dix propositions pour la France.
C’est sa contribution à la libre discussion et à l’action qu’il nous faut désormais organiser partout. Pour
faire émerger un projet partagé, il portera ses propositions dans les initiatives allant dans ce sens et
engagera lui-même les démarches nationales pouvant favoriser le rassemblement.
Travaillons à l’union populaire qui pourra demain changer le destin de la France.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:00
Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF, 20 juin 2019)

 

Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF)

 

Le ministre des Affaires étrangères, J.-Y. Le Drian s'est rendu en Turquie le 13 juin pour y rencontrer son homologue turc. Dès son retour, le co-président et le porte-parole du Conseil démocratique kurde de France (CDKF) ont vu leur compte bancaire bloqué sur ordre des ministères de l'économie et de l'intérieur. De toute évidence, il ressort de l'opacité de ces tractations que les Kurdes sont à nouveau une monnaie d'échange entre Paris et le dictateur Recep Tayyep Erdogan.

Cette décision intervient dans un contexte politique semblable à celui qui prévalait au moment de l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013. L'enquête de la justice française avait abouti à la conclusion que l'Etat turc était bien le commanditaire de ce crime.

La tête du co-président du CDKF a été mise à prix officiellement par les services secrets turcs (MIT). Quant au porte-parole du CDKF, des menaces similaires ont été proférées explicitement par des membres du MIT et ce de manière récurrente depuis plusieurs mois.

L'ambassade de Turquie en France est devenue l'épicentre en Europe des opérations contre les Kurdes. Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer cette situation d'une extrême gravité.

Le Parti communiste français (PCF) appelle à la mobilisation de tous les élus et de tous les citoyens épris de justice et qui gardent en mémoire le sacrifice des Kurdes dans la lutte contre l'obscurantisme de l'Etat Islamique. Le gouvernement de la France doit clairement faire entendre qu'il n'acceptera pas que la Turquie assassine ses opposants en toute impunité sur notre territoire. Dans l'immédiat, il lui incombe d'assurer la protection des militants kurdes et de  lever toutes les mesures prises à leur égard. Il est impensable que puisse se reproduire un acte aussi odieux que celui perpétré en 2013. Par ailleurs, toutes tentatives d'extradition  seraient un acte criminel contre des hommes qui risquent la torture et la mort dans les geôles turques.

La responsabilité du gouvernement français est totalement engagée et les capitulations successives ne servent en rien les intérêts de la France.

Le Parti communiste français appelle à la solidarité avec les Kurdes qui portent les valeurs universelles de liberté, de démocratie et de paix.

Parti communiste français
Paris, le 20 juin 2019

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:58
Algérie: L'exigence d'une transition démocratique - L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice - Pascal Torre, secteur international du PCF

 

Algérie: L'exigence d'une transition démocratique

 

L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice

Depuis le 22 février, l'Algérie a fait irruption sur la scène protestatrice dans la continuité des revendications exprimées lors des "printemps arabes" de 2011. Dans cette société ouverte, dynamique, qui aspire à la liberté et à la démocratie, la contestation n'est pas venue de rien. Elle fut l'aboutissement d'une accumulation de luttes voire d'émeutes depuis trois décennies. Le mouvement de 1988 avait permis d'arracher des réformes sur la liberté de la presse, une nouvelle constitution et des transformations économiques. La victoire des islamistes du FIS en 1991 a occulté cette ouverture politique. Dans les années 2000, le pays a connu près de 10 000 manifestations en moyenne par an sans aboutir à un mouvement unifié. Aux côtés des revendications économiques et sociales, le peuple algérien a désavoué ce régime suranné, autoritaire, corrompu, prédateur plongeant le pays dans l'immobilisme.

Le pouvoir algérien, coalition d'acteurs politiques, militaires et d'affairistes, exclusivement préoccupé par la pérennisation de leurs prérogatives n'est pas parvenu en 2014 à trouver un consensus autour de la succession du président Abdelaziz Bouteflika. Faute d'accord en interne, il a tenté de réitérer l'opération en 2019 heurtant la dignité du peuple algérien et leurs aspirations à une société plurielle et pacifiée. La révolution est née de la confluence de toutes ces protestations.

Cette ébullition est inédite, exceptionnelle par sa durée, ses modalités et ses premiers succès. Elle mobilise toutes les classes sociales, les générations, la jeunesse, les professions et les territoires. Le refus de la violence, la maturité, la détermination et la créativité ont frappé tous les observateurs.

Les manifestants portent des revendications claires, radicales et fédératrices. Ils dénoncent le "pouvoir assassin" et ne se contentent pas du départ de Bouteflika, de son frère Saïd et de certains caciques. Ils réclament un changement de système, du personnel politique et notamment de tous ceux qui ont entouré A. Bouteflika et au premier rang le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah. Enfin, ils exigent une période de transition afin de réformer l'Algérie, de préparer une nouvelle constitution puis d'organiser des élections.

Les risques d'une impasse

Depuis le début des évènements, le pouvoir et l'armée ont utilisé la peur et le spectre de la guerre civile pour endiguer la contestation en essayant de convaincre les algériens que la tyrannie valait mieux que l'anarchie. Ils ont tenté de jouer les Kabyles contre les Arabes en interdisant par exemple la présence du drapeau berbère dans les cortèges. Le fiasco des consultations organisées par le président par intérim Abdelkader Bensalah donne l'image d'un pouvoir discrédité qui navigue à vue, qui n'a plus d'autres alternatives que l'improvision et qui demeure incapable de produire du sens. Pour autant, il ne cède rien sur l'essentiel et nul ne doit exclure l'hypothèse de sa recomposition à la hâte.

Dans ce contexte, l'armée et son chef d'état-major A. Gaïd Salah sont désormais au centre du jeu politique et tentent d'imposer leur feuille de route pour ne pas toucher au système. Au pouvoir depuis 1962, l'armée a tiré les enseignements de ses erreurs et connaît le coût de la violence indiscriminée. A. Gaïd Salah ne ménage pas ses efforts pour apparaître comme le garant de la Révolution insistant sur une vision commune entre l'armée et le peuple. Il est même allé jusqu'à qualifier de "gang" le pouvoir d'A. Bouteflika dont il a été pendant vingt ans l'un des piliers. Aujourd'hui, ce général instrumentalise la justice pour offrir des têtes à la contestation et favoriser une purge dans le cadre de la lutte des clans au sommet de l'Etat. Ainsi, des chefs d'entreprises ou d'anciens premiers ministres sont derrière les barreaux. Beaucoup de manifestants ne sont cependant pas dupes des ces manipulations qui visent essentiellement à désamorcer la colère.

A. Gaïd Salah sait aussi se faire menaçant avertissant qu'il ne laissera aucune latitude aux manifestants qui souhaitent oeuvrer hors du cadre constitutionnel existant. Pourtant, la Constitution algérienne est constamment violée par ceux qui prétendent la soutenir. Après avoir constaté l'incapacité d'organiser le 4 juillet le scrutin présidentiel, le Conseil constitutionnel a prolongé le mandat d'A. Bensalah pour une durée indéterminée et ce en dehors de toutes règles. Bien qu'encore limitée, la répression des manifestants n'en est pas moins réelle. Tous les rassemblements en dehors du vendredi sont désormais interdits. Les provocations policières sont nombreuses et les forces de l'ordre procèdent à des arrestations préventives. Des opposants politiques de premier plan sont incarcérés comme Louisa Hanoune tandis que certains trouvent la mort dans les prisons comme Kamel Eddine Fekhar. L'armée bloque Internet et les réseaux sociaux tout en contrôlant un grand nombre de médias. Ces signes avant-coureurs augurent une possible escalade et l'éventualité d'une répression de grande ampleur à l'image de celle du Soudan qui est dans toutes les têtes.

Le sentiment dominant dans l'opinion publique oscille donc entre la crainte et l'espoir car le mouvement démocratique présente également bien des faiblesses en raison de l'absence de feuille de route et de leader. Le dégagisme radical n'est en soi pas suffisant pour imposer un changement complet. L'opposition politique ne dispose d'aucune crédibilité, apparaît divisée et sans véritable projet de société. Il en va de même pour les islamistes, dont certains soutiennent le pouvoir. Il ne faudrait tout de même pas sous-estimer leur influence et leur habileté même si leur base populaire demeure nettement plus étroite que par le passé.

L'Algérie est en suspens, suspendue à un mouvement de constestation qui ne s'épuise pas et suspendue à l'attitude de l'armée. Cet apparent statu-quo peut conduire à une impasse si bien qu'il y a urgence à enclencher un processus de transition face à l'armée.

La nécessité d'une transition

La transition sera de toute évidence un processus long et difficile. Il faut tenir compte des manoeuvres du pouvoir qui s'exercent dans la plus grande opacité. Ce régime a fait la démonstration de sa capacité à s'adapter aux crises et à apporter des réponses rapides notamment lorsque la rente permettait d'acheter la paix sociale. Avec la baisse des réserves de change, le pouvoir n'en a plus les moyens.

En dépit de ces facteurs, le mouvement citoyen veut des négociations saines et transparentes avec l'armée. Le défi est donc de faire converger toutes les forces démocratiques. Les organisations de la société civile composées de la Confédération des syndicats autonomes, du Forum civil pour le changement ainsi que du Collectif de la société civile viennent de prendre une initiative prometteuse. Ils se sont mis d'accord sur des propositions de sortie de crise et une transition démocratique de six mois à un an. Pour aller vers une nouvelle République qui respecte l'Etat de droit, ils proposent une instance présidentielle collective, un gouvernement chargé d'expédier les affaires courante et une commission indépendante chargée d'organiser les élections. De leur côté, sept partis s'unissent dans un appel pour "construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique".

Si le chemin de l'unité est encore long, il apparaît comme le seul moyen de sortir par le haut de l'impasse actuelle.

Pour la première fois depuis 1962, il y a une volonté commune des Algériens de changer de régime. Ils portent des aspirations universelles à la liberté démocratique. Pour ces raisons, le peuple algérien a besoin de tout notre soutien car cette révolution peut avoir une immense résonance en Afrique du Nord et dans tout le Moyen-Orient.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:53

RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE : L ’ACTE II DU QUINQUENNAT S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DU PROJET DE DÉMANTÈLEMENT DES PROTECTIONS COLLECTIVES

L’actualité des prochains mois va être rythmée par la contre-réforme des retraites et par celle, concomitante, de l’assurance-chômage dont le gouvernement a dévoilé les grandes lignes et qui vise à réduire les droits des salariés et des privés d’emplois.

Le lapsus de la ministre du Travail présentant les 12 mesures, comme destinées à « améliorer la précarité », est révélateur de l’attaque de l’exécutif. En introduisant la dégressivité et le plafonnement des allocations chômage pour les cadres, le gouvernement prépare la prochaine étape qui consistera à généraliser la dégressivité à l’ensemble des salariés. Comme lors de la suppression de l’universalité des prestations sociales en 2014 pour les familles les plus aisées, Monsieur Macron et ses ministres organisent le « ras-le-bol fiscal » et la désolidarisation des cadres au système d’assurance chômage. Et pour les privés d’emploi, les nouvelles règles d’indemnisation seront durcies et vont entrainer à l’avenir une baisse de l’allocation mensuelle.

Alors que 87 % des embauches se font aujourd'hui en contrat court et qu’un tiers des contrats courts durent une journée, le système de bonus-malus pour sanctionner les employeurs qui abusent sera très limité avec une mise en place seulement au 1er janvier 2020, et concernera uniquement les entreprises de plus de 11 salariés relevant de 7 secteurs d’activité dont sont exclus le bâtiment et la santé.

Nous ne laisserons pas se poursuivre le projet du gouvernement de démantèlement des protections collectives, alors que d’autres choix sont possibles pour l’assurance chômage. Il faut mettre en œuvre un plan d’investissement et de recrutement dans la fonction publique avec une redirection du CICE vers les petites entreprises, réduire le temps de travail en généralisant les 32 heures et enfin mettre en place un véritable système de sécurité d’emploi et de formation où chaque travailleur.se pourrait alterner, de sa sortie de formation initiale jusqu’à sa retraite, emplois stables et formations, avec la garantie d’une continuité de revenus et de droits élevés.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste s’opposeront à cette réforme et seront présents le 26 juin aux côtés des organisations syndicales mobilisées contre ce projet funeste pour l’avenir de l’Assurance-chômage.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:46

 

20 juin: Journée mondiale des réfugiés

 

Pour une France hospitalière et fraternelle

 

Cette journée mondiale de solidarité avec les réfugiés à l’initiative de l’ONU revêt une nouvelle fois une importance particulière.

Cet appel de l’ONU est aussi celui du Parti communiste français, cette journée doit même s’élargir à tous les migrants, sans distinction.

De quoi parlons-nous ?

Source UNHCR / 19 juin 2019 (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés)

 

Ce rapport statistique publié par le HCR montre les tendances mondiales des déplacements de population. L’augmentation des guerres, des violences et des persécutions ont généré un niveau record de déplacements de population.

Il est important de regarder cet aperçu statistique dans son ensemble et ne pas balancer des chiffres bruts sans expliquer le contexte.

Ce sont 70,8 millions de personnes déracinés à travers le monde dont 41,3 millions sont des déplacés internes, 25,9 millions de réfugiés (dont 5,5 millions de réfugiés palestiniens) et 3,5 millions demandeurs d’asile.

Notons bien que près des deux tiers des personnes déracinées sont des déplacés dans leur propre pays, que 1 réfugié sur 5 est palestinien et 80 % des réfugiés sont accueillis dans des pays voisins.

De plus, 57% des réfugiés sont originaires de 3 pays: la Syrie, l’Afghanistan et le Soudan du Sud.

D’après Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations-unies pour les réfugiés, l’augmentation du nombre de personnes qui ont besoin d’être protégées contre la guerre, le conflit et les persécutions devrait se poursuivre. Il rappelle aussi que la grande majorité des réfugiés aspirent avant tout à la paix et à la sécurité dans leur pays d’origine pour pouvoir y retourner.

Alors la France prend-elle sa part de responsabilité et de solidarité dans ce contexte mondial de violence et de persécutions? NON!

En 2018, 122 743 demandeurs d’asile et 33 380 statuts de réfugiés attribués.

Alors crise migratoire ou crise de la paix?

Pour la France, mais aussi l’Europe, il est de notre devoir de rechercher ensemble, dans la solidarité, des solutions pour accueillir migrants et réfugiés dans la dignité et dans le respect des droits internationaux.

Tout appelle à un changement de politique, pour stopper les guerres, les violences, les misères, les inégalités, les peurs, la xénophobie et le racisme. Pour favoriser la démocratie, la paix, la liberté de circulation, l’instauration de voies légales et sécurisées de migrations!

Cécile DUMAS
responsable-adjointe du secteur International du PCF
chargée des enjeux migratoires

 

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 07:16
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Les fêtes d'été du Pays Bigouden réunissent chaque année environ 2000 personnes, avec un point d'orgue à Lesconil le samedi 20 juillet cette année (700-800 personnes à manger).
 
Ce sont des moments très sympas, très importants pour la visibilité des idées et de la force militante du Parti communiste, mais c'est une grosse et lourde organisation pour nos camarades du pays bigouden, un travail collectif intense, qui actuellement repose en partie sur des sympathisants et les copains du Pays Bigouden ont besoin de l'aide des camarades du Finistère pour travailler aussi sur ces fêtes.
 
Et tout particulièrement de nos jeunes camarades ou sympathisants.
 
Ci-joint un appel à faire circuler et populariser.
 
Soyons solidaires sur nos initiatives militantes finistériennes.
 
A vos agendas! Pour y participer, pour y donner un coup de main.

Ces trois fêtes qui font partie du patrimoine local (elles sont inscrites au programme des estivales édité par les offices de tourisme du Pays Bigouden) auront lieu aux dates suivantes :

LE GUILVINEC samedi 6 juillet 2019 - LESCONIL samedi 20 juillet 2019LOCTUDY samedi 17 août 2019

 
L'union fait la force!!!
 
Amicalement
 
Ismaël Dupont
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Fête de Lesconil

Fête de Lesconil

Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 05:36

Urgence - Système de santé en France à bout de souffle "Nous ne voulons pas d'un système de santé qui transforme le patient en client et l'hôpital en entreprise !"

La lettre d'info de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, juin 2019 

Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019
Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 06:38
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 17 juin 2019)
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action
Lundi, 17 Juin, 2019

Les communistes ont lancé hier un appel aux citoyens et aux formations de gauche pour construire « une union populaire ». Au menu : mobilisation pour le référendum sur ADP, les retraites, les services publics… et les municipales.

 

L’heure était au bilan mais aussi à l’action, ce week-end, place du Colonel-Fabien. Après ses 2,49 % aux élections européennes, la direction du PCF a consacré ses travaux à tirer le bilan de la campagne mais aussi à dessiner des perspectives pour les mois à venir. « Pour le président de la République et sa majorité, l’analyse du scrutin est faite. Ils peuvent accélérer leur programme, à droite toute. La déclaration de politique générale du premier ministre (la semaine dernière – NDLR) est à ce titre très éclairante », constate Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF. C’est avec l’objectif d’« organiser la riposte à Macron » que le conseil national du PCF a adopté hier un appel et une résolution (67 voix pour et 6 abstentions) invitant à construire « une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France ». Face à la confiscation du débat par LaREM et le RN à leur seul profit, lors des derniers scrutins, « jamais le pays n’a eu autant besoin d’une gauche de combat », juge le texte avant d’en venir au cœur du message. Le PCF s’y adresse aux citoyens mais aussi aux formations politiques de gauche, aux syndicats et aux associations pour se « rassembler » sur « des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant au pouvoir du capital ». « Sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque », précisent les communistes, face notamment à la tentation de la FI et d’EELV de se poser en meneur.

« Mener des combats pour faire reculer les puissances d’argent... »

Pas non plus question de se « contenter de discussions de sommet ». Le PCF espère résoudre les impasses de la période dans l’action et engage la gauche à « mener des combats communs qui permettent de faire reculer les puissances d’argent et d’arracher des victoires ». « Cette construction ne peut donc se résumer à des questions d’alliances, fussent-elles indispensables, celles-ci ne feraient pas le poids dans la situation présente », insiste Fabien Roussel. Et son conseil national de dresser une liste de sept « batailles » : sur les retraites et l’alternative à la réforme du gouvernement qui « prévoit d’allonger la durée du travail jusqu’à 64 ans » ; sur la défense du service public de santé avec l’objectif de récolter 1 million de signatures pour obtenir un moratoire sur les fermetures de lits et d’hôpitaux ; contre la vie chère avec une carte-pétition pour la hausse des salaires et des pensions ; sur l’industrie face à l’avalanche des plans sociaux post-européennes ; pour des mesures d’urgence pour l’écologie ; ou sur l’éducation contre la réforme Blanquer. La mobilisation pour l’obtention d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) via le recueil de 4,7 millions de signatures figure aussi en bonne place et fera l’objet d’une initiative avec les parlementaires de gauche comme de droite dès mercredi prochain à Saint-Denis.

Mais alors que chacun est resté dans son couloir lors du dernier scrutin, le PCF affiche aussi l’ambition de « faire émerger un projet partagé » à gauche, apportant au pot commun ses « dix propositions pour la France » présentées en mars lors du grand débat national. Après sa contre-performance aux européennes parmi les ouvriers et employés auxquels elle voulait s’adresser, la formation tentera aussi de « renouer avec le monde du travail » dès cet été via un « tour de France des entreprises » avec Fabien Roussel.

La question électorale ne disparaît pas pour autant du tableau, surtout avec la perspective des élections municipales, lors desquelles le PCF entend préserver son réseau de « plus de 600 maires et de 7 000 élus ». Une résolution résumant sa démarche en la matière a elle aussi été adoptée hier (48 voix pour, 4 contre et 17 abstentions). Le mot d’ordre est là encore au rassemblement, ici en fonction des réalités locales mais avec l’ambition de « projets municipaux de transformation sociale, écologique et démocratique ». « Avec cette résolution, nous entrons en campagne », insiste Pierre Lacaze, en charge des élections dans l’exécutif du PCF, invitant les militants locaux à désigner leur chef de file ou leur tête de liste sans tarder. Des rencontres sont proposées dès ce mois de juin « à toutes les forces de gauche et écologistes » et à tous les niveaux. Des rendez-vous sont déjà pris, reste à en connaître l’issue.

Julia Hamlaoui
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 17 juin 2019)
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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 06:33
Mobilisation pour l'Humanité. Les lecteurs sont des propriétaires militants - Facebook Live le 22 juin
Mobilisation pour l'Humanité. « Les lecteurs sont des propriétaires militants »
Lundi, 17 Juin, 2019

La Société des lecteurs et lectrices réalise demain, quelques jours avant une assemblée générale décisive, le 22 juin, un Facebook Live avec le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric. Nicolas Devers-Dreyfus, président de l’association, et Hervé Bramy, qui devrait prendre sa succession samedi, racontent les initiatives prévues pour aider l’Humanité à rebondir.

 

La Société des lecteurs et lectrices va organiser demain à 18 heures son premier Facebook Live, avec Patrick Le Hyaric. Pour quelles raisons ?

Hervé Bramy Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus globale des lectrices et lecteurs de l’Humanité. Nous voulons solliciter plus fortement nos lecteurs, pour qu’ils deviennent des diffuseurs du journal, qu’ils le fassent connaître au plus grand nombre. Et, pour cela, nous avons besoin de resserrer les liens entre nos 9 000 contacts et nos 3 000 adhérents. Un Facebook Live régulier, mensuel, pourrait être un des moyens qui favorise cette ambition. Le premier se déroulera mardi à 18 heures avec le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, parce que nous voulons parler, de façon prioritaire, de la situation et de l’avenir du journal.

Comment va s’organiser le Facebook Live de demain ?

Hervé Bramy Ce Facebook Live s’organise en lien avec le pôle Web du journal. Nous allons donc utiliser la page Facebook de l’Humanité, et la relayer avec la page Facebook de l’association, puisque nous avons quand même 3 600 abonnés, et avec nos pages individuelles, et les pages locales de la société. Le deuxième Facebook Live que nous envisageons, ce sera avec le directeur de la Fête de l’Humanité, Pascal Aubrée, mi-juillet, puisque l’actualité de l’été, ce sera la diffusion du bon de soutien.

L’assemblée générale des lecteurs et lectrices, samedi (1), se tient dans un contexte particulier pour le journal, en redressement judiciaire…

Nicolas Devers-Dreyfus L’assemblée générale du 22 juin est placée sous le signe très clair de « conjurer le péril qui menace l’Humanité ». Avec cette idée que les lecteurs sont des propriétaires militants. D’abord, il nous faut prendre acte de l’extraordinaire mobilisation de cet hiver, qui a étonné tout le monde, bien au-delà d’ailleurs des lecteurs, et qui continue. Je crois que les lecteurs et lectrices viennent d’écrire une très belle page de l’histoire de l’Humanité, avec la soirée de mobilisation à Montreuil le 22 février, mais aussi depuis, chaque semaine, avec des initiatives de soutien organisées par des lecteurs, des organisations communistes, par des organisations syndicales, ce qui est nouveau, par les Amis, notre association sœur. On peut déjà les en remercier. Mais il faut encore faire plus, malheureusement. Dans trois directions : continuer le soutien financier, répondre présent à la grande campagne d’abonnements et de parrainages qui est lancée, et dépasser ainsi les 5 000 nouveaux abonnés à l’Huma. Il nous faut évidemment suivre les parrainages, pour fidéliser les nouveaux abonnés. Enfin, sous l’impulsion d’Hervé Bramy, nous avons la volonté de créer partout des comités de lectrices et de lecteurs. Patrick Le Hyaric viendra nous donner des informations sur la situation du journal. Les lectrices et les lecteurs ont la volonté de se situer du côté de la direction, du côté des personnels, qui font un travail formidable, dans des conditions très difficiles en ce moment. Nous allons aussi renouveler notre direction, qui va être entre de bonnes mains, si l’assemblée générale et le conseil d’administration en décident ainsi. C’est Hervé Bramy qui va prendre la main. C’est un militant expérimenté, que beaucoup connaissent, et qui s’investit depuis plusieurs mois dans l’animation du collectif de direction.

(1) L’initiative se tiendra au grand auditorium, face à l’Humanité, 5, rue Pleyel, 93200 Saint-Denis, métro Carrefour-Pleyel, ligne 13.
Entretien réalisé par Caroline Constant
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