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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 07:00
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)
Une photo prise au milieu de la foule sur le stade de Carhaix en 1945, près de l'emplacement actuelle des "Vieilles Charrues". Cette photo appartient à la collection privée de Jean-Claude Cariou. Au dos, on y trouve un tampon du service du ministère de l'Air. De gauche à droite, on peut voir avançant au milieu de la foule un officier de l'armée de l'air, Charles Tillon, Alain Cariou, résistant communiste, vice-président du Comité Départemental de Libération, chargé de l'épuration des fonctionnaires, permanent du PCF jusqu'en 1947 avant de reprendre ses fonctions d'instituteur, Gaby Paul, député PCF de Brest, membre du Comité Départemental de Libération, un élu (le maire de Carhaix), et sans doute le secrétaire de Charles Tillon et un membre du cabinet (légende Jean-Claude Cariou)

Une photo prise au milieu de la foule sur le stade de Carhaix en 1945, près de l'emplacement actuelle des "Vieilles Charrues". Cette photo appartient à la collection privée de Jean-Claude Cariou. Au dos, on y trouve un tampon du service du ministère de l'Air. De gauche à droite, on peut voir avançant au milieu de la foule un officier de l'armée de l'air, Charles Tillon, Alain Cariou, résistant communiste, vice-président du Comité Départemental de Libération, chargé de l'épuration des fonctionnaires, permanent du PCF jusqu'en 1947 avant de reprendre ses fonctions d'instituteur, Gaby Paul, député PCF de Brest, membre du Comité Départemental de Libération, un élu (le maire de Carhaix), et sans doute le secrétaire de Charles Tillon et un membre du cabinet (légende Jean-Claude Cariou)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

17/ Alain Cariou (1915-1998)

Alain Cariou est le père de nos camarades Jean-Claude Cariou, militant du PCF et de l'ANACR, et Alain Cariou de Plougonvelin, élu municipal pendant 3 mandats (adjoint au maire de 2008 à 2014) et membre du PCF depuis 54 ans. 

Son père Alain alla travailler comme terrassier à Paris sur les chantiers du métro après son mariage à Plogonnec. Sa mère fut concierge à Paris. Après la guerre 14-18 dont il sort indemne, le père d'Alain Cariou vint avec ses indemnités s'acheter une petite ferme à Plogonnec près de Quimper, avec de la polyculture, 5 vaches, 4 cochons, des poules et des lapins. Sa femme, avec leur seul cheval, allait vendre leur lait, leur beurre et surtout leurs œufs une fois par semaine au marché de Quimper, à 9 km.

Alain Cariou est né à Plogonnec, entre Quimper et Locronan, le 9 avril 1915.

Les enfants de la famille devinrent instituteurs, Alain et sa sœur.

Élève de l’école primaire supérieure de Quimperlé de 1927 à 1932, entra à l’École normale d’instituteurs de Quimper en 1932 et obtint le brevet supérieur en 1935.

Il adhère au PCF en juillet 1938 durant son service militaire. Grièvement blessé en service commandé, il est réformé et ne sera pas mobilisé en 1939.

Après avoir enseigné comme intérimaire à partir de février 1939 à Audierne, puis un trimestre à Esquibien (octobre 1939-décembre 1940), il dirigea l’école de garçons de Goulien de janvier 1941 à la fin de l’année scolaire 1945-1946.

Il arrive à un contact avec les résistants clandestins du Parti communiste en octobre 1941 dans la région d'Audierne Pont-Croix et entre au Front National. Versé plus tard aux FTP, il participe à diverses opérations menées par leurs groupes de combats.

Des connaissances de la résistance d'Alain Cariou vont participer à cacher un groupe de résistants transportés depuis Concarneau à destination de l'Angleterre et dont le bateau s'était échoué sur la côte près du port de Bestrée: et parmi eux Pierre Brossolette. Guillaume Le Brun, cafetier et résistant de Plogoff, Aimé Kerisit de Goulien et d'autres sont venus leur prêter secours.

En septembre 1943, il organise le départ de patriotes pour le maquis de Scaër, il crée le groupe de résistants de Goulien qui deviendra l'ossature de la Compagnie "Catroux" forte de 103 hommes en juillet 1944. En 1944, les Allemands occupent une partie de l'école de Goulien.

Il assure le transport d'armes anglaises venant de l'île de Sein à la baie des Trépassés.  Stockées dans le jardin de l'école de Goulien, ces armes seront reparties dans les unités combattantes. En septembre 1944, Alain Cariou prend part aux combats pour la Libération du Cap-Sizun (Audierne - Lesven). Il est alors lieutenant FFI. Il représente le PCF au Comité Départemental de Libération, émanation du C.N.L, dont il deviendra vice-président. Alain Cariou, nommé par le préfet en tant que résistant communiste au C.N.L, y siégera pendant deux ans, pendant lesquels il n'enseigna pas. Quand il reprendra son métier, Alain Cariou remplacera d'abord M Dargorn, en soins au sanatorium de Sainte Feyre dans La Creuse, à l'école publique de Ploëven.

Son épouse depuis août 1939, institutrice elle aussi, Marie-Anne Cariou, née Le Roy, née le 24 février 1915 à Ploëven, au sud de Plomodiern sur la baie de Douarnenez a participé à ses activités de résistance et on la retrouve en 1945 au bureau de l'Union des Femmes Françaises à Quimper et déléguée au congrès national de l'U.F.F (Union des Femmes Françaises, une organisation de rassemblement créée par le PCF).

Marie-Anne Cariou participait à la réception des armes qui devaient être larguées par des aviateurs pendant les temps de la Libération sur des terrains que Alain Cariou se fait prêter par des cultivateurs.

Démobilisé, Alain Cariou est appelé à la direction fédérale du PCF à Quimper. Désigné comme secrétaire à la propagande de la fédération du Parti communiste français à la Libération, il suivit l’école centrale au début de 1946 et fut réélu secrétaire fédéral lors de la IXe conférence fédérale (10-11 août 1946). Permanent d’octobre 1946, il quitta cette responsabilité dans le courant 1947 et fut remplacé par Marie Lambert.

Il est élu délégué au congrès national de Strasbourg en 1947, avec Daniel Trellu , Gabriel Paul ,Pierre Le Rose, Marie Lambert. 
Dans ses souvenirs (1920-1980, 60 ans de vie militante dans le Finistère, Jean Nédélec), Jean Nédélec dressa un portrait chaleureux d’Alain Cariou qui l’avait fait adhérer au PCF dans l'école de Collorec:

"C’était un formidable débatteur, alliant le breton au français".

Il décrit en particulier la contradiction que Cariou porta à un député de droite, Monteil, député MRP, professeur de lettres à Quimper, lors d’une réunion électorale à Plouyé. Alain Cariou monta sur scène et se mit à interpeller, avec humour, la salle en breton. Monteil, à son grand dam, n’y comprenait rien et ne savait plus quoi dire. Il se retira assez honteusement, laissant la place au communiste Alain Cariou."

Il s'occupe de la propagande, des questions paysannes, et parcourt le département en prenant la parole en français et en breton.
Jean Nedelec ajoutait « Je dois dire combien Alain Cariou m’a ouvert d’horizons, lors d’une École fédérale qu’il dirigeait à Tal-Ar-Groas en Crozon, dans les années 1950.

Marie-Anne Cariou, sa femme, raconte en 2005 les activités de son mari Alain Cariou à cette époque où il est permanent du PCF à Brest: 

"Le Parti communiste occupait une baraque près de la place de la Liberté à Brest et possédait une petite camionnette blanche que mon mari utilisait pour son travail de "permanent". Il sillonnait toutes les routes du Finistère. Parfois, Jean-Claude (leur fils) et moi l'accompagnions. J'ai assisté à des situations cocasses.

Un jour du côté de Plouguerneau, dans le Léon profond, il avait trouvé un local pour tenir sa réunion. Il commençait à parler. Soudain, entre un individu et à sa suite une douzaine de personnes chahutant pour empêcher Alain de parler. Mais, mon mari reconnaît un des perturbateurs, et goguenard, l'apostrophe: "Mais dis donc, je te connais... ! Nous avons été ensemble sur les bancs de l'école publique de Plogonnec... Tu es un fils Lozachmeur. Tu es curé!". L'assaut a été stoppé net. Plus un perturbateur ne bronchait. Et mon mari de continuer dans un silence impressionnant: "Tu ne te souviens pas de moi?... Tu te rappelles quand même qu'un jour tu as pissé dans ton encrier!...? " Et toute l'assemblée de rire et les gros bras de repartir calmés. Mon mari a pu reprendre le fil de ses idées. Ces gens du Léon étaient vraiment très durs.

Un autre fois, c'était à Plabennec... A l'époque, il n'y avait pas d'école publique, pas de préau. Qu'à cela ne tienne! Le parvis de l'église à la sortie de la messe ferait l'affaire... A peine a t-il prononcé quelques phrases que les cloches se sont mises à carillonner à toute volée... C'était fini. Il pouvait rebrousser chemin".     


En 1954, à Plogoff, Cariou, qui n’était plus membre du comité fédéral, participait à l’activité communiste.
Au conseil d’administration du Comité d’action laïque du Finistère, le 9 décembre 1948, lors de l’élection du bureau, Jean Le Pemp, secrétaire général sortant, proposa de reconduire le bureau précédent. Alain Cariou prit la parole : « Mon cher Le Pemp, tu as beaucoup de responsabilités dans le mouvement laïque, au CAL, aux parents d’élèves, au SNI... c’est pourquoi je suis candidat au poste de secrétaire général du Comité d’Action Laïque. » Étonnement de Le Pemp qui ne s’attendait certes pas à cette candidature. Force fut de mettre aux voix cette demande d’Alain Cariou. Vote à mains levées et résultat : Même nombre de voix pour chaque candidat. Le Pemp ayant remarqué qu’un membre du conseil d’administration n’avait pas pris part au vote, l’interpella. Il s’agissait de Francis Madec, Secrétaire Général de la Fédération des Œuvres Laïques depuis 1930, date de la naissance de cette fédération. Pressé de prendre une décision, Francis Madec déclara : « Je vote pour Alain Cariou. » Cette élection témoignait des progrès rapides des communistes dans les milieux de l’enseignement primaire du Finistère.

Comme instituteur, Alain Cariou milite au sein du SNI et du Comité d'Action Laïque du Finistère dont il assumera le secrétariat. Directeur du cours complémentaire à Plogoff puis muté sur sa demande à Brest où il enseignera successivement au lycée technique et au collège de Kérichen, pendant que sa femme Marie-Anne est en poste dans les écoles primaires de Vauban, Proud'hon, et Kerichen, après ses expériences d'institutrice à Plonevez Porzay et Plogoff.

Alain Cariou fut à Brest trésorier de cellule du PCF, pratiquement jusqu'à sa mort , des cellules qui n'existent plus maintenant, Jean-Jaurès au centre ville (1955/60) puis Julian-Grimau (1960 /1998)  dans le quartier Kérichen/Kérinou après leur déménagement. Et il faisait toutes les campagnes électorales, en étant aussi présent pour le Parti communiste comme scrutateur.

Alain Cariou est mort à trois semaines d'intervalle avec son ami Daniel Trellu en 1998.

Sources:

-Eugène Kerbaul, 1485 militants du Finistère (1918-1945) - Dictionnaire biographique de militants ouvriers du Finistère élargi à des combattants de mouvements populaires de la Résistance

- http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18685, notice CARIOU Alain [CARIOU Jean, Alain] par Jacques Girault, Claude Pennetier, Jocelyne Prézeau, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 8 décembre 2018.

- archives de la famille Cariou transmises par Jean-Claude Cariou

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 19:05
Mardi 31 mars: Marie-George Buffet, députée communiste, à Locmaria Plouzané, 18h30, sur l'égalité hommes femmes (UPPI)
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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 07:01

Fabien Roussel secrétaire national du PCF et député du Nord a présenté ses vœux pour l'année 2020 lundi 13 janvier 2020 au siège du Conseil national du PCF

 

 

Mesdames et messieurs les ambassadeurs Mesdames et messieurs les parlementaires

Mesdames et messieurs les représentants des forces politiques, des organisations syndicales et associatives,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs qui êtes présents ou qui nous regardez, Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,

Bonne année, bonne santé́ à toutes et tous !

L’année 2020 aura forcément pour nous une saveur particulière. D’abord parce qu’elle débute avec un mouvement social historique dans notre pays, d’une longueur et d’une ampleur inédites. Mais aussi parce qu’elle marque le centenaire de notre parti.

Oui, que 2020 soit une année d’espoirs et de conquêtes, même si elle démarre de la plus inquiétante des façons, par la folie guerrière des hommes, par la diplomatie de la gâchette et celle de la tension permanente.

Je pense aujourd’hui à toutes ces familles qui ont perdu un proche dans le Boeing abattu
« par erreur » par l’armée iranienne. Comment ne pas être en rage contre ces puissants, armés jusqu’aux dents, qui font de notre planète une véritable poudrière prête à exploser ! Et au final ce sont toujours les innocents, les peuples qui paient.

Oui, la paix dans le monde est aujourd’hui menacée. Comme jamais. Et nous attendons des pays membres permanents du Conseil de sécurité́ de l’ONU qu’ils agissent en tant que tels afin de rétablir la paix et fassent émerger des solutions politiques dans les conflits du monde.

Ce n’est pas l’état d’esprit qui domine en Russie, en Europe ou chez le Président des Etats Unis qui a brisé l’accord international sur le nucléaire iranien et qui souffle maintenant sur les braises du Moyen-Orient.

Le PCF restera d’ailleurs toujours mobilisé pour défendre le peuple kurde, face à l’offensive du Président Turc et aux côtés du peuple palestinien auquel la communauté́ internationale nie toute possibilité́ d’avoir un État libre et indépendant. C’est d’ailleurs notre fierté d’organiser, ici, dans quelques jours, une conférence commune avec nos camarades du Parti communiste israélien.

Nous attendons du Président de la République qu’il porte la voix originale de la France, celle de la paix et du respect de la souveraineté́ des peuples, cette voix indépendante et non alignée qui a fait sa force.

Nous devons affirmer que notre pays refusera toute escalade guerrière, sous quelque forme que ce soit.

Il y a d’ailleurs un vent d’espoir qui souffle dans le monde à travers ces mouvements qui, ces derniers mois, ont dénoncé́ la corruption, la perte de pouvoir d’achat, ou des reformes porteuses de reculs, d’exigences insupportables du FMI.

Je pense à ces mouvements populaires, inédits, qui ont émergé́ au Liban, en Irak, en Algérie, en Haïti, en Egypte, en Indonésie, en Roumanie ou encore dans toute l’Amérique latine, où des foules descendent dans la rue pour porter d’autres choix de société́, pour exprimer leurs espoirs d’une vie meilleure.

Parfois, la simple hausse d’un ticket de métro, celle du litre d’essence ou une affaire de corruption ouvre la voie à des mobilisations énormes, permettant à la jeunesse, au monde du travail d’exprimer leur soif de dignité́, de démocratie.

Je pense aussi à ces manifestants américains qui défilent devant la Maison Blanche pour dénoncer l’impérialisme de leur pays.

C’est là que souffle le vent du changement, le souffle d’un siècle nouveau, plus juste, plus humain, exigeant avant tout de faire respecter la dignité́ de chacun.

Les communistes français seront aux cotés de ces peuples, aux côtés de celles et ceux qui refusent les coups d’Etat comme en Bolivie, aux côtés des progressistes contre l’extrême droite brésilienne, aux côtés des Chiliens, des Colombiens, des Iraniens pour les soutenir contre la répression féroce qui s’abat sur eux.

Nous serons aussi du côté́ du peuple cubain qui subit un durcissement sans précédent de l’embargo américain, asphyxiant injustement tout un peuple. Nous travaillons, avec d’autres, à une campagne nationale contre ce blocus insupportable imposé par les Etats-Unis.

Permettez-moi de citer Albert Camus dont nous fêtons cette année le 60e anniversaire de la disparition

« Il n’y a ni justice ni liberté́ lorsque l’argent est roi ».

Et c’est cette même exigence de justice et de liberté́ qui s’exprime dans notre pays.

Il y a un an, c’était le surgissement des « Gilets jaunes », rythmé par d’innombrables conflits sociaux dans la santé, la justice, à la SNCF, pour nos services publics, pour le climat. C’était aussi le mouvement « Me too » et les mouvements féministes contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité professionnelle.

Et depuis des mois, la colère gronde à nouveau et elle monte de partout : personnels hospitaliers, enseignants, pompiers, policiers, étudiants, retraités, avocats, agriculteurs, fonctionnaires... Tous expriment avec force le même besoin de justice sociale et fiscale, de prise en compte de l’urgence sociale et écologique.

C’est tout simplement l’exigence d’un autre modèle de société́ qui grandit dans notre pays.

Ce mouvement, que certains voudraient voir s’arrêter séance tenante, s’inscrit dans une longue et belle lignée. 36, 68, 95 autant de grands mouvements sociaux qui ont permis de gagner la semaine de 40 heures, les congés payés, des augmentations massives des salaires et la conquête de nouveaux droits pour les travailleurs à l’entreprise.

Ces combats et ces victoires soulignent le rôle décisif de l’engagement des travailleurs, de la jeunesse, pour le progrès et le bien-être de la nation.

C’est le même esprit qui grandit dans notre pays depuis plusieurs mois.

Et je voudrais saluer l’engagement des militants syndicaux, de leurs responsables, des salariés qui prennent tellement de coups, que ce soit à la télé́ ou sur les piquets de grève. Je voudrais particulièrement saluer toutes ces organisations syndicales qui tiennent bon, qui écoutent la base et ne cèdent pas aux sirènes du libéralisme ! 8 syndicats sont unis dans ce combat, voilà la force de ce mouvement !

Oui, avec eux, nous demandons le retrait de la réforme Macron.

Car la main tendue du gouvernement n’est pas franche, elle est même bien molle. L’annonce d’un retrait provisoire de l'âge pivot pour 2027 est une mauvaise manœuvre.

Oui, c’est une manœuvre, car d’un côté le gouvernement dit retirer « provisoirement » l’âge pivot, mais il confirme dans sa lettre aux syndicats, et dans son texte de loi, l’instauration d’un âge d’équilibre.

Je cite la lettre du Premier ministre : « C’est la raison pour laquelle le projet de loi prévoira que le système universel comporte un âge d’équilibre. » Cet âge d’équilibre, qui permettra de faire valoir ses droits à la retraite, est donc maintenu comme étant l’une des variables d’ajustement de leur retraite par points.

Cet écran de fumée autour de l’âge pivot ou d’équilibre ne doit pas masquer le fond de la réforme.

LaREM, en fait, ça veut dire La Retraite En Moins.

Le fond de cette réforme c’est la baisse des pensions, dans le public comme dans le privé, en calculant les pensions à partir des pires années au travail alors qu’aujourd’hui seules les meilleures sont retenues.

Leur réforme, c’est aussi voler les caisses autonomes de nombreuses professions comme celles des avocats qui dénoncent, en plus, le risque de perdre leur indépendance en étant demain liés à des banques ou des assurances pour assurer leur retraite complémentaire.

C’est fragiliser les cadres avec ce plafond de 10 000 euros par mois et creuser un déficit de 4 Mds d’euros par an.

Je voudrais d’ailleurs souligner cette mobilisation des cadres, des avocats, des médecins, des kinés et de toutes ces professions libérales qui est suffisamment inédite pour dire que ce mouvement est loin d’être fini.

De la même manière, la mobilisation exceptionnelle du monde de la culture, de Radio France à l’Opéra de Paris, est là pour montrer, avec tellement de beauté́, que de nombreuses filières sont concernées.

Bref le fond de la réforme, c’est la fin de tous les régimes existants pour mettre les Français à un seul régime : le régime sec, un régime à l’américaine.

Et avant toute étude d’une telle réforme, d’un texte de loi, la moindre des choses est de se mettre d’accord avant sur son financement comme sur ses objectifs !

C’est pourquoi nous voulons l’ouverture d’une véritable conférence sociale mettant au cœur les salaires, l’emploi et le financement de notre système de protection sociale,
en mobilisant toutes les richesses produites par notre pays et garantissant des droits nouveaux et des retraites dignes pour tous les retraités !

Et nous, forces de gauche, nous avons une responsabilité́ énorme : celle de porter tous les espoirs qui s’expriment actuellement, celle de montrer qu’il y a d’autres choix et des propositions.

C’est le sens du travail que nous avons engagé́, ensemble, depuis plusieurs semaines. C’est un exercice pratique, concret, touchant à un piler de notre modèle social, celui des retraites.

C’est l’esprit qui a animé́ cette pétition rassemblant toutes forces de gauche avec des responsables syndicaux, des personnalités, demandant d’ouvrir un vrai dialogue.

Nous voulons aller plus loin qu’une simple opposition. Nous avons l’ambition de dire ce que nous proposons, de nous engager sur ce qui nous rassemble, sur ce que nous avons en commun, sur ce que nous ferions, demain, si nous étions en responsabilité́.

Nous voulons montrer qu’ensemble nous pouvons porter des propositions de gauche dignes de ce siècle et, derrière cela, un autre modèle de société́.

C’est ce que les syndicats nous ont dit à chaque fois : unissez-vous, travaillez ensemble, montrez qu’il y a d’autres choix de société́ en France que celle ultra libérale de Macron ou celle de l’extrême droite.

Oui, c’est à cela que nous travaillons et c’est la seule issue pour offrir une alternative de gauche : celle de travailler sur des propositions concrètes, portées ensemble et en phase avec le mouvement social. Sur quelle autre base que celle-là̀ pourrions-nous nous mettre d’accord demain ? C’est à l’épreuve de cette réalité́ et de propositions construites avec celles et ceux qui luttent que nous pouvons forger notre unité.

Ces propositions visant à améliorer notre système de retraite actuel, vous les découvrirez prochainement.

Minimum contributif, pénibilité́, financement, tout cela sera mis à disposition de tous et en premier lieu des forces syndicales et de toutes celles et ceux qui luttent. Car nous voulons montrer que des propositions de gauche, porteuses de solidarité, existent et qu’elles peuvent être mise en œuvre rapidement.

Nous travaillons ensemble en respectant les différences de chacun, en ayant chacun aussi nos propres propositions.

Le PCF a présenté́ sa propre réforme des retraites. Car nous voulons aussi aller plus loin, montrer qu’il est urgent de produire autrement, de créer des richesses en respectant les êtres humains et la planète.

En somme, il ne s’agit pas seulement de mieux répartir les richesses, les fameuses parts du gâteau, mais aussi de travailler à une autre recette de ce gâteau.

C’est dans ce sens que s’inscrit notre proposition de modulation des cotisations sociales en fonction des politiques des entreprises en faveur de l’environnement, de l’emploi, de l'égalité́ salariale femme-homme.

Quand le CAC40 distribue 60,2 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, nous disons qu’il y là certainement matière à travailler pour répondre aux besoins de notre société́. Depuis 2011, ce sont plus de 500 milliards d’euros qui ont été́ distribués par ces multinationales françaises. Et 0 % de cotisations à notre système de retraite.

Nos propositions sont sur la table, celles des forces de gauche le seront bientôt. Elles ne demandent qu’à être complétées, enrichies.

Le gouvernement dit que les Français n’aiment pas les réformes. Nous disons que si, mais quand elles sont justes pour toutes et tous.

Et c’est d’ailleurs une grande réforme qui a instauré́ la Sécurité́ sociale. Elle fut conduite par Ambroise Croizat, ministre communiste, dans le gouvernement du général de Gaulle. Et cette réforme-là, ils ont réussi à la faire avec l’unanimité́ du pays, malgré́ une France exsangue et en ruine.

Alors oui j’en appelle aux Françaises et aux Français, à nos concitoyens pour qu’ils soient encore plus nombreux à s’engager dans les jours qui viennent et notamment les 14, 15 et 16 janvier prochains.

Après deux ans et demi d’une politique aussi généreuse à l’égard des privilégiés, le temps du changement est venu.

Et c’est dans cet esprit que nous célébrerons cette année notre belle histoire, tout en nous projetant vers l’avenir.

L’année du centenaire du Parti communiste sera marquée par une multitude d’évènements nationaux et locaux organisés dans tout le pays.

Il se conjuguera avec celui du 40e anniversaire de l’inauguration, en 1980, de notre siège en présence de George Marchais et d’Oscar Niemeyer.

Nous voulons célébrer 100 ans d’histoire mais aussi 100 ans d’avenir. Et pour cela, nous déclinerons toutes nos initiatives, tous nos rendez-vous avec ces mots qui résument, pour nous, le communisme d’aujourd’hui : l’Humain et la planète d’abord !

Une série de manifestations rythmera cet anniversaire tout au long de l’année, en commençant notamment par :

- Une exposition inédite d’affiches originales du PCF qui retracera un siècle de conquêtes sociales et de solidarité́ internationaliste.

- Puis avec une semaine nationale d’initiatives, de portes ouvertes dans tous nos sièges du 15 au 21 juin et avec une grande fête du Centenaire, ici même, le dimanche 21 juin.

- Avec tout au long de l’année des rencontres, des débats en région sur l’actualité́ du communisme dans ce nouveau siècle.

Et c’est à l’automne 2020, à l’approche de la date anniversaire de décembre, que se dérouleront deux évènements majeurs :

- Une exposition célébrera les liens historiques tisses entre l’art, la culture et le PCF.

Et je vous annonce que les Français pourront venir visiter, dès le 18 septembre, ici même, la Joconde, pas celle de Leonard de Vinci, mais celle à moustache de Marcel Duchamp, offerte par Louis Aragon à Georges Marchais. Il y aura bien-sûr d’autres tableaux signés par les plus grands.

Cette exposition se conjuguera avec une création numérique de l’artiste Miguel Chevalier, spécialement conçue en hommage aux cent ans du PCF, clin d’œil d’un artiste contemporain à l’histoire de notre parti.

Enfin l’année se clôturera par un grand évènement festif et populaire placé sous le signe de l’internationalisme, le 12 décembre. Ho Chi Minh, Nelson Mandela, les Brigades internationales, les luttes d’indépendance anticoloniales, Angela Davis seront à l’honneur.

Car oui, ces combats pour la paix et l’amitié́ entre les peuples sont toujours d’actualité́ !

L’idéal communiste, en plus d’être un engagement pour la paix, porte l’idée de mettre en commun nos savoirs, nos richesses afin de les mettre au service de tous, de l’être humain et de la planète, au service d’une société́ fraternelle et solidaire.

Il est le soulèvement de la vie, qui se renouvelle en permanence, à la chaleur des combats, pour en finir avec l’exploitation et les dominations.

Ce projet de société́ est d’une incroyable modernité́.

Né en 1920, sur les braises de la Première Guerre mondiale, il continue à agir cent ans plus tard.

Je voudrais saluer l’action des députés et sénateurs communistes pour leur travail et leur courage dans ce Parlement toujours plus minoré.

Saluer les 7 000 élu·e·s communistes, toujours désintéressés, reversant une grande part de leurs indemnités, toujours présents dans les combats du quotidien. C’est autre chose que Balkany ou Dassault.

Saluer les 100 000 adhérentes et adhérents du PCF qui font de notre parti un des premiers de France pour sa force militante. Vous êtes autant d’hommes et de femmes qui font vivre le rêve d’une société́ meilleure, présents aujourd’hui auprès des grévistes, actifs demain pour défendre la paix et la solidarité́, toujours là pour faire vivre notre belle fête de l’Humanité́ et tous ces rendez-vous militants, festifs et culturels qui fait de notre parti un parti unique en France !

Saluer le journal l’Humanité́, mais aussi La Marseillaise, Liberté́ Hebdo et toutes celles et ceux qui, à travers ces journaux et cette presse libre, nous aident à porter un autre regard sur l’actualité́.

Le Parti communiste sera toujours le parti du monde du travail et de la création, cette force politique qui permet à la jeunesse et à la classe ouvrière, à ceux qui produisent les richesses, de se former et de s’organiser, en étant présent dans toute la France, dans les villes et les villages, dans les facs, les usines et les bureaux.

Et nous faisons nôtre ce slogan "L’Humain et la planète d’abord », qui résonne comme le nouveau programme des Jours Heureux que nous rêvons de bâtir tous ensemble.
En y associant la planète, nous voulons affirmer notre volonté́ de sortir du capitalisme pour répondre au défi climatique, pour stopper ses ravages insupportables et visibles de tous les coins de la planète comme aujourd’hui en Australie.

Oui, nous plaidons pour une véritable révolution écologique, à réaliser ici, en France, en Europe, avec un effort sans précédent sur les transports, le logement, l’énergie, l’abandon des traités de libre-échange, la relocalisation des productions, une fiscalité́ au service d’une économie décarbonée...

Nous demandons la mise en place d’un Fonds écologique, doté de 100 milliards d’euros, alimenté en partie par la BCE et des prêts à taux 0.

Prendre le pouvoir sur l’argent, sur la création de la monnaie, comme dans la Casa De Papel, c’est à ce niveau qu’il faut placer la barre. « Injection dé Liquidités », comme le dit El Professor !

Mais une telle ambition ne se décide pas d’en haut.

C’est pourquoi cette année 2020 sera aussi pour nous l’occasion, à travers plusieurs rendez- vous, sur l’écologie, la mondialisation, le monde du travail, le féminisme, et bien d’autres, d’écrire le manifeste pour un communiste du 21e siècle. Oui, nous serons bien présents dans le débat politique en France dans les années qui viennent.

Et j’en profite pour dire un dernier mot sur les élections municipales à venir.
Je formule le vœu d’une très large participation de nos concitoyens à cette élection.

C’est là que s’exerce la démocratie dans la plus grande proximité́. C’est là que se construisent les rassemblements les plus divers, les plus à l’image de la société́, de la population, et c’est là que se construisent les programmes les plus proches des besoins.

Les communistes ont toujours été́ présents lors de cette élection et nous avons su montrer, dans l’histoire, notre apport dans chaque ville où nous avons été́ en responsabilité́.

Les conseils de quartiers et la démocratie participative, les MJC, les centres de santé, les politiques en faveur du logement, du transport, la politique culturelle, sportive, ouverte à toutes et tous, voilà̀ notre marque de fabrique dans l’histoire de ce pays.

Une ville avec un maire communiste est une ville qui s’engage pour tous ses habitants, tous ses quartiers, sans privilégier une part de la population au détriment d’une autre.

C’est une ville qui s’engage contre les inégalités et pour des services publics accessibles à tous, c’est une ville qui s’engage pour l’emploi et parle autant aux syndicats qu’aux chefs d’entreprises pour les aider à investir.

C’est une ville qui défend les droits de chacun, dans le respect des différences et de la diversité́ d’une population. C’est une ville qui s’engage pour défendre les droits des femmes et pour le respect de chaque citoyenne et citoyen du monde.

C’est une ville fraternelle, solidaire, unie, n’hésitant pas à s’engager pour mener des actions qui la dépasse, contre la réforme des retraites aujourd’hui ou pour la paix dans le monde.

Cet engagement, nous le portons dans nos gènes et nous souhaitons le transmettre lors de cette prochaine élection.

Nous nous battrons jusqu’à bout pour le rassemblement le plus large à gauche, au service des habitants mais aussi pour battre la droite et l’extrême droite qui fracturent notre pays.

Oui je formule le vœu que nos concitoyens décident d’élire le plus grand nombre possible de majorités de gauche et, comme je l’avais dit en septembre dernier, si la gauche est unie, si la gauche sait porter ensemble des projets construits avec les habitants, sans arrière-pensées mais avec plein de sincérité́, alors elle peut gagner.

Pour conclure, je voudrais simplement citer ce début du poème de Paul Éluard :

« Je connais tous les lieux où la colombe loge

Et le plus naturel est la tête de l’homme.

L’amour de la justice et de la liberté́

A produit un fruit merveilleux

Un fruit qui ne se gâte point

Car il a le goût du bonheur. »

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades, gardons ce goût du bonheur, pour nous tous, pour

l’avenir de nos enfants.

 

 

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 06:38

 

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Cette citation, entrée dans l’Histoire, a aussi dorénavant une dimension prémonitoire. Après le gigantesque brasier qui a consumé la forêt amazonienne l’année dernière, c’est au tour de l’Australie de partir en cendres ! Et certains experts de pronostiquer que cela se reproduira dans d’autres zones de la planète.

Drame humain avec des dizaines de morts. Émotion. Solidarité aux Australiens, dans un pays où l’assurance habitation n’est hélas pas toujours la règle.


Drame pour la biodiversité, particulièrement fragile dans un contexte insulaire, avec de nombreuses espèces qu’on ne trouve que dans cette partie du globe (on pense aux marsupiaux, notamment) qui sont menacées d’extinction après la disparition de millions d’individus (et probablement un milliard).


Drame pour le climat qui voit s’accentuer les émissions de CO2 résultant de l’incendie. Et cela alors que 2019 vient d’être classée 3e année la plus chaude en France, confortant toujours un peu plus la réalité du réchauffement climatique.


Alors que l’Australie subit en ce moment des températures caniculaires et une sécheresse forte, facteurs favorisant les incendies, le climato-scepticisme n’est plus de mise. L’inaction climatique n’est plus permise. Elle conduit à ce type de drames. Et pourtant, ironie du sort, le Premier ministre conservateur australien est climato-sceptique, et critiqué par son peuple pour son inaction. Les Australiens le payent au prix fort ! Le capitalisme est mis en cause, se préoccupant plus du profit à tout prix, quitte à mettre en péril ressources naturelles et populations.


Dans ce contexte de montée planétaire des préoccupations environnementales, Macron tente de redorer son blason vert. D’un côté, il n’écoute pas son peuple, en faisant la sourde oreille sur la question des retraites mais, de l’autre, se veut à l’écoute des citoyens qui planchent sur des solutions écologiques, en leur promettant un référendum ou l’application de lois qui seraient issues des travaux de la convention citoyenne pour le climat. Duplicité démocratique. Et les doutes sont permis sur cette promesse au regard de la politique actuelle négative du gouvernement en matière d’écologie. D’ailleurs Greenpeace ne se prive pas de critiquer cette politique et fustige, à juste titre, que Macron n’assume pas ses propres responsabilités.


En effet, lutter contre le réchauffement climatique devient urgent. On ne comprend donc pas bien pourquoi Macron va tirer au sort des citoyens pour travailler aux solutions climatiques (si ce n’est pour faire de la com’ et renvoyer à des solutions individuelles qui ne questionnent pas l’incongruité du système capitaliste pollueur) mais n’écoute pas les suggestions d’associations environnementales, des syndicats ou des partis politiques qui proposent des solutions pour changer le système et des solutions d’applications immédiates. On pourrait, sans attendre, prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique, ce qui demande sur la durée de réelles politiques publiques… mais manifestement la volonté politique réelle manque !
Alors, en cette nouvelle année 2020, il faut faire un vœu collectif : mettre nos forces en commun pour construire une alternative politique à Macron, un changement de politique réellement écologique et social.

 

Alain Pagano

Membre du CEN,

Responsable de la commission Écologie

 

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 06:10

Nos camarades de la commission féministe du PCF Finistère étaient Place de la Liberté pour informer les Brestois.es. sur l’enjeu féministe de la réforme des retraites : des discussions intéressantes et 250 tracts distribués .

En France, aujourd’hui, 6ème puissance économique mondiale, les Françaises sont plus pauvres que les français et la réforme des retraites ne va pas améliorer les choses !

70% des travailleurs pauvres sont des femmes !

L’écart moyen des salaires entre les femmes et les hommes en France aujourd’hui est de 25 % et de 15% même à temps complet ! 

70% des allocataires du minimum vieillesse sont des femmes (868 €)

Tous régimes confondus de retraites, la pension de femmes est en moyenne de 1123 € contre 1933 € pour les hommes.

Les femmes partent plus tard que les hommes à la retraite à taux plein car elles stoppent leurs carrières pour les enfants, subissent le temps partiels…

La retraite est le miroir grossissant des inégalités salariales !

La réforme des retraites de Macron propose de calculer le montant de la retraite sur l’ensemble de la carrière (au lieu de 25 ans aujourd’hui dans le secteur privé) : c’est mécanique ! Cela  va diminuer les pensions et décupler les inégalités

Pour les femmes, notre autonomie financière est garante de notre liberté !

Le PCF demande au président Macron d’abandonner son projet de réforme des retraites……

Cantinières, femmes de ménages, assistantes maternelles, caissières, aide soignantes, infirmières, AVS, assistantes de vie, travailleuses précaires de tous domaines, ingénieures ou directrices, révoltons nous toutes ensemble !

Pour une société juste, permettant à chaque être humain, émancipé-e, de se développer pleinement, librement et décider de sa vie, rejoins, rejoignez le PCF !

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 06:53

 

60 milliards d'euros, c'est l'orgie de liquidités restituées en 2019 aux actionnaires du CAC 40, dépassant de très loin le niveau record de 2007, avant la crise financière.

PCF - Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel)

En hausse de 12 % par rapport à 2018, ces dividendes versés pour l'essentiel aux grands actionnaires des multinationales du CAC 40 vont dépasser allègrement les 500 milliards d'euros depuis 2009.

L'argent coule donc à flot, pour les fortunés et les fonds spéculatifs, en quête de rentabilité toujours plus grande, au détriment de l'investissement, des salaires et de l'emploi. Et son débit ne cesse de grossir, puisque sur la dernière décennie, la rémunération des actionnaires aura progressé 4 fois plus vite que les salaires.


Il est temps de « mettre la main » sur ce pactole accaparé par des spéculateurs sans foi, ni loi. C'est indispensable pour financer nos retraites, la création d'emploi, les hausses de salaires, la transition écologique et l'investissement productif.


Le PCF propose à ce titre de faire cotiser ces dividendes au même titre que tous les revenus et de moduler les cotisations sociales des entreprises à partir de critères sociaux et environnementaux.


A cette condition, les entreprises et particulièrement les grands groupes industriels et financiers pourraient retrouver le chemin vertueux d'une production utile aux besoins de la société, de salaires décents et d'une protection sociale de haut niveau pour les salarié-e-s qui produisent les richesses.



Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

 

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 20:27
Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel--PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel--PCF)
 
60 milliards d'euros, c'est l'orgie de liquidités restituées en 2019 aux actionnaires du CAC 40, dépassant de très loin le niveau record de 2007, avant la crise financière.
 
En hausse de 12 % par rapport à 2018, ces dividendes versés pour l'essentiel aux grands actionnaires des multinationales du CAC 40 vont dépasser allègrement les 500 milliards d'euros depuis 2009.
 
L'argent coule donc à flot, pour les fortunés et les fonds spéculatifs, en quête de rentabilité toujours plus grande, au détriment de l'investissement, des salaires et de l'emploi. Et son débit ne cesse de grossir, puisque sur la dernière décennie, la rémunération des actionnaires aura progressé 4 fois plus vite que les salaires.
 
Il est temps de « mettre la main » sur ce pactole accaparé par des spéculateurs sans foi, ni loi. C'est indispensable pour financer nos retraites, la création d'emploi, les hausses de salaires, la transition
écologique et l'investissement productif.
 
Le PCF propose à ce titre de faire cotiser ces dividendes au même titre que tous les revenus et de moduler les cotisations sociales des entreprises à partir de critères sociaux et environnementaux.
 
A cette condition, les entreprises et particulièrement les grands groupes industriels et financiers pourraient retrouver le chemin vertueux d'une production utile aux besoins de la société, de salaires
décents et d'une protection sociale de haut niveau pour les salarié-e-s qui produisent les richesses.
 
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 9 janvier 2020.
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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 19:32
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
 
La constitution d'un gouvernement de coalition de gauche en Espagne, pour la première fois depuis le début de la transition démocratique post-franquiste met fin à de nombreuses années de gouvernement conservateur et néolibéral. Celui-ci a laissé le pays dans un état socialement exsangue et où les tensions politiques et nationales sont exacerbées par le réveil de l'autoritarisme hispaniste qui a ouvert la
voie à l'extrême-droite.
Le PCF salue fraternellement et chaleureusement la bataille menée par le Parti communiste d'Espagne et la Gauche Unie, au sein de la coalition Unidas Podemos, qui ont contraint le PSOE à conclure un programme de
gouvernement fondé sur la récupération des droits remis en cause par la droite : droit des travailleurs et des travailleuses, droit à l'éducation, droits des retraités, droit d'accès à l'énergie, droit d'expression et de réunion, droits des femmes, droits des LGBTI, pour une vaste réforme fiscale. Ce programme de gouvernement comporte le ferment d'importantes avancées pour les peuples et les nations
d'Espagne.
Le PCF salue la coalition Unidas Podemos et nos camarades du PCE et de la Gauche Unie Alberto Garzon et Yolanda Diaz, qui auront respectivement les portefeuilles de la consommation et du travail ausein du prochain gouvernement.
Une autre bataille majeure commence désormais : celle de faire respecter cet accord, celle de combattre partout la droite et l'extrême-droite revanchardes, celle de sortir le pays de la crise sociale et institutionnelle. L'intervention et les mobilisations populaires seront déterminantes pour faire respecter l'accord et imposer des choix en faveur des travailleurs. Cette bataille est aussi celle de la gauche européenne. Nos camarades espagnols de la Gauche Unie et du PCE pourront compter sur la solidarité constante et active des communistes français dans cette lutte.
 
Parti Communiste Français,
 
Paris, le 10 janvier 2019.
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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:50
COURRIER AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
 
Vous trouverez ci-dessous le courrier que Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate Républicaine (PCF et associés) à l'Assemblée nationale et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, ont adressé au Président de la République à propos de la situation au Moyen orient.
 
 
USA/Iran : "Cesser immédiatement toutes les opérations militaires, protéger les populations civiles" (Eliane Assassi, André Chassaigne, Fabien Roussel)
 
 
 
Monsieur le Président de la République,
 
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran que le président Donald Trump déchaîne et attise. En aucune
manière notre pays ne doit soutenir cette surenchère, ni s'engager dans des opérations militaires nouvelles en Irak ou en Iran. Alors que les menaces s'accumulent, le Parlement doit être réuni en urgence pour en
débattre.
 
Depuis plus de quarante ans maintenant, les conflits se multiplient au Moyen-Orient, interagissent et se métamorphosent pour créer un état de guerre permanent détruisant l'ensemble des sociétés.
 
Aucun de ces conflits ne s'est réellement achevé sans que ne s'ouvre un nouveau front. Les ingérences étrangères se multiplient, des acteurs régionaux caressent des projets hégémoniques suscitant une instabilité
grandissante et un surarmement exponentiel.
 
Après la rupture de l'accord sur le nucléaire et l'adoption de sanctions drastiques contre Téhéran, le président américain souffle sur les braises pour enflammer la région en intensifiant les frappes aériennes
qui ont conduit à l'assassinat du général iranien, Qassem Soleimani.
Cette politique brutale, qui suscite d'innombrables inquiétudes avec des risques d'escalade militaire illustrés par les tirs de missiles iraniens ce 8 janvier, ne manquera pas de souder et de revivifier les forces autoritaires et conservatrices qui sévissent contre leur propre peuple.
Dans l'immédiat, elle peut avoir des conséquences imprévisibles, si les pays membres de l'OTAN décident d'embrayer le pas aux Etats-Unis.
 
Le président américain a ordonné l'envoi de 3.500 soldats supplémentaires en Irak doublant de ce fait les forces d'occupation. Les menaces et les provocations de la Maison Blanche évoquent désormais des frappes sur Bagdad alors que le parlement irakien vient d'exiger le départ des troupes étrangères du pays. En Iran, le pouvoir des mollahs, pourtant fragilisé par les puissants mouvements populaires de novembre et décembre dont la répression aurait fait près de 1.500 morts, se trouve aujourd'hui prodigieusement renforcé à l'occasion du deuil national décrété par les autorités. D. Trump, avec l'agressivité dont il est coutumier, veut ajouter l'humiliation et le racisme sans fard en menaçant de bombarder 52 sites culturels iraniens.
 
De leurs côtés, bloqués et assujettis par leur engagement dans une « coalition anti-Daesh » dirigée par les Etats-Unis et pour des résultats médiocres, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni se contentent d'un
communiqué commun appelant à la « désescalade » mais sans condamner l'initiative inconsidérée et illégale prise par un D. Trump pourtant largement critiqué par son propre Congrès. Pire, à la veille de la réunion des ambassadeurs des pays membres de l'OTAN, Londres et Paris ont déjà exprimé leur « entière solidarité » avec le président D. Trump.
 
Cet alignement et cette allégeance constituent une grave erreur et une faute lourde de conséquences.
 
La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, et les pays membres de l'Union européenne devraient au contraire refuser de s'inscrire dans la perspective d'un conflit armé ou larvé avec l'Iran.
Il est plus que temps de faire entendre une autre voix, celle de l'intérêt des peuples et de la paix.
 
La France doit dans l'immédiat suspendre sa participation au commandement intégré de l'OTAN et s'opposer à tout engagement militaire occidental supplémentaire au Moyen-Orient. L'expérience des dernières décennies a largement montré vers quelles abîmes ces engagements précipitent les populations du Moyen-Orient. La politique de la France ne doit pas s'inscrire dans la logique des puissances régionales et de leurs alliés ou suzerains internationaux ; elle doit, au contraire, viser une rupture avec ces dynamiques dévastatrices.
 
Nous considérons que la France doit condamner toutes les actions militaires unilatérales et toutes les provocations, qu'elle doit interpeller et encourager le secrétariat général de l'ONU pour conduire
une mission de paix actée par le Conseil de sécurité avec un triple objectif : la cessation immédiate de toutes les opérations militaires, la protection des populations civiles et la construction d'un cadre commun de sécurité collective dans la région.
 
 
Eliane Assassi
Présidente du Groupe CRCE au Sénat
 
André Chassaigne
Président du groupe GDR à l'Assemblée nationale
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du PCF
 
Paris, le 8 janvier 2020.
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran (PCF, lettre au Président Macron)
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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 08:57
lapetitionretraite.fr atteint les 110 000 signataires en 2 jours. Le PCF appelle à amplifier la mobilisation

Pour signer la pétition, aller au l'adresse suivante:

Retrouve le texte et les signataires sur : https://lapetitionretraite.fr/

 
lapetitionretraite.fr atteint les 110 000 signataires en 2 jours. Le PCF appelle à amplifier la mobilisation
 
 
Selon le journal l'Humanité, la pétition exigeant le retrait de la réforme des retraites, lancée il y a 36h, a déjà enregistré 110 000 signataires, validées par le site lapetitionretraite.fr.
 
Parmi les signataires, de nombreuses personnalités nouvelles s'ajoutent aux initiateurs et notamment, Yvan Le Bolloc’h, comédien, Bruno Gaccio, comédien, Gilles Perret, réalisateur, Edwy Plenel, journaliste,
cofondateur de Mediapart, Henri Pena-Ruiz, philosophe, Gustave Massiah, militant altermondialiste, Jean-Philippe Melchior, sociologue, Dominique Noguères avocate, responsable associative...
 
Un certain nombre d’élu-es et responsables politiques nationaux ont rejoint l’appel des initiateurs parmi lesquels l’ensemble des député-e-s et sénateurs-trices communistes, Ian Brossat (adjoint à la maire de
Paris, porte-parole, PCF), Cécile Cukierman (sénatrice, porte-parole, PCF), Manon Aubry (députée européenne, LFI), Alexandra Cordebard, (maire du 10° arrondissement de Paris PS), Luc Carvounas (député PS du Val-de-Marne PS), Alice Bosler (coordinatrice nationale, Jeunes de Génération.s)...
 
Des syndicalistes en nombre figurent également parmi les nouveaux signataires, en particulier Laurent Brun (secrétaire général, CGT-cheminots), Paul Devin (secrétaire général, Syndicat national des personnels d’inspection-FSU), Louis Boyer (ancien président, Union nationale lycéenne)...
 
Ce résultat, atteint en moins de deux jours, marque la volonté d’engagement de nombreux citoyens et citoyennes aux côtés du mouvement social, contre le projet gouvernemental de casse du système des
retraites.
Cette pétition appelle à faire du 9 une journée de forte mobilisation qui, après celles du mois de décembre, montrera que le pays n’est pas dupe des manœuvres du gouvernement pour diviser les salarié-es et
opposer les générations.
 
Le président de la République doit entendre ce qu’exprime une majorité de nos concitoyen-nes et retirer son texte afin d’ouvrir de véritables négociations comme le demandent notamment les initiateurs et signataires
de la pétition.
 
La pétition, instrument populaire efficace, peut contraindre le
gouvernement à reculer si des centaines de milliers de salariés et de
citoyens s’y joignent
 
Vous pouvez retrouver les signataires sur le site lapetitionretraite.fr
 
 
Pour lapetitionretraite.fr, Parti communiste français,
 
Paris, le 8 janvier 2020.
 

Une majorité de citoyennes et de citoyens le demandent : retrait de la réforme Macron !

Depuis le 5 décembre, des millions d'hommes et de femmes se retrouvent dans les grèves, dont beaucoup en reconductible, et les manifestations à l'appel des organisations syndicales.

Ils et elles rejettent la réforme du système de retraites que veulent leur imposer le président de la République et son gouvernement.

Ce projet n'est pas acceptable, car il est porteur de régression des droits de chacune et chacun : toutes les hypothétiques avancées proposées par le gouvernement devraient être financées par des baisses de pensions ou par l’allongement de la durée de la vie au travail. D’autres choix sont pourtant possibles.

C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet présenté par le Premier ministre, afin que soient ouvertes sans délai de vraies négociations avec les organisations syndicales, pour un système de retraites pleinement juste et solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de la vie au travail.

Premiers signataires :

  • Éliane ASSASSI, sénatrice, Parti communiste français
  • Clémentine AUTAIN, députée
  • Guillaume BALAS, coordinateur, Génération.S
  • Josiane BALASKO, comédienne
  • Julien BAYOU, secrétaire national, Europe écologie-Les Verts
  • Ester BENBASSA, sénatrice, Europe écologie-Les Verts
  • Olivier BESANCENOT, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Éric BEYNEL, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Frédéric BOCCARA, économiste, membre du CESE, Parti communiste français
  • Paul BOUFFARTIGUE, sociologue CNRS
  • Marie-Pierre BRESSON, adjointe à la maire de Lille, co-présidente, Union des démocrates et des écologistes
  • Pierre CAILLAUD-CROIZAT, petit-fils d’Ambroise Croizat
  • Gilles CANDAR, historien
  • Damien CAREME, député européen, Europe écologie-Les Verts
  • André CHASSAIGNE, député, Parti communiste français
  • Jean-Louis COMOLLI, cinéaste, écrivain
  • Éric COQUEREL, député, La France insoumise
  • Alain COULOMBEL, porte-parole, Europe écologie-Les Verts
  • Laurence DE COCK, historienne
  • Anne DE HARO, Gauche démocratique et sociale
  • Dyenaba DIOP, porte-parole, Parti socialiste
  • Sylvie DURAND, secrétaire générale, Union générale des ingénieurs, techniciens et cadres-CGT
  • Eric FASSIN, sociologue
  • Olivier FAURE, premier secrétaire, Parti socialiste
  • Caroline FIAT, députée
  • Gérard FILOCHE, Gauche démocratique et sociale
  • Christakis GEORGIOU, chercheur, université de Genève
  • Gaël GIRAUD, économiste
  • Raphaël GLUCKSMANN, député européen, Place publique
  • Cécile GONDARD-LALANNE, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Roland GORI, professeur honoraire des universités, psychanalyste, essayiste, président de l’Appel des appels
  • Pierre JOUVET, porte-parole, Parti socialiste
  • Régis JUANICO, député, Générations.S
  • Aurore LALUCQ, députée européenne, Place publique
  • François-Michel LAMBERT, député, co-président, Union des démocrates et des écologistes
  • Jean-Luc LAURENT, ancien député, Gauche républicaine et socialiste
  • Frédéric LEBARON, sociologue (Savoir/Agir)
  • Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice, Gauche républicaine et socialiste
  • Myriam MARTIN, conseillère régionale LFI Occitanie, porte-parole, Ensemble
  • Philippe MARTINEZ, secrétaire général, Confédération générale du travail
  • Corinne MASIÉRO, comédienne
  • Laurent MAUDUIT, journaliste, cofondateur de Mediapart
  • Emmanuel MAUREL, député européen, Gauche républicaine et socialiste
  • Dominique MEDA, sociologue
  • Jean-Luc MÉLENCHON, député, La France insoumise
  • Gérard MEYLAN, comédien
  • Claire MONOD, coordinatrice, Génération.S
  • Chantal MONTELLIER, dessinatrice et écrivaine
  • Gérard MORDILLAT, écrivain
  • Jean NUMA-DUCANGE, historien
  • Jean-François PELLISSIER, porte-parole, Ensemble
  • Roland PFEFFERKORN, professeur émérite de sociologie
  • Michel PINÇON, sociologue, ancien directeur de recherche CNRS
  • Monique PINÇON-CHARLOT, sociologue, ancienne directrice de recherche CNRS
  • Christine POUPIN, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Philippe POUTOU, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Audrey PULVAR, journaliste, responsable associative
  • Adrien QUATTENENS, député, La France insoumise
  • Yvon QUINIOU, philosophe
  • Gilles RAVEAUD, économiste
  • Sandra REGOL, secrétaire nationale adjointe, Europe écologie-Les Verts
  • Fabien ROUSSEL, secrétaire national, Parti communiste français
  • Alain RUSCIO, historien
  • Stéphane SAINT-ANDRÉ, président, Les Radicaux de gauche
  • Jean-Paul SCOT, historien
  • Sylvie SCOT, professeur d’histoire retraitée
  • Gabrielle SIRY, porte-parole, Parti socialiste
  • Stéphane SIROT, historien et sociologue
  • Françoise SIVIGNON, médecin
  • Jo SPIEGEL, président, Place publique
  • Valère STARASELSKI, écrivain
  • Henri STERDYNIAK, économiste (Les économistes atterrés)
  • Sophie TAILLÉ-POLIAN, sénatrice, Génération.S
  • Benoît TESTE, secrétaire général, Fédération syndicale unitaire
  • Marie-Christine VERGIAT, responsable associative
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