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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:06
Fabien Roussel, interview à L'Humanité avec Julia Hamlaoui, 25 novembre : Un système de retraites révolutionnaire
Fabien Roussel : « Un système de retraites révolutionnaire »
Lundi, 25 Novembre, 2019 - L'Humanité

Contre-projet Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, expose la réforme alternative des communistes. Il demande au gouvernement de l’examiner et invite la gauche à en discuter le 11 décembre.

 

Vous appelez à la mobilisation du 5 décembre, quels sont vos griefs contre la réforme des retraites du gouvernement ?

Fabien Roussel De la dizaine de réformes conduites en trente ans, celle-là est certainement la pire. Elle casse complètement le système de solidarité et impliquera pour tous de travailler plus. Avec ce système où le montant des pensions ne serait pas défini à l’avance puisque la valeur du point pourrait varier d’une année sur l’autre, le gouvernement veut nous pousser à souscrire à des retraites par capitalisation. C’est le cœur de cette réforme : casser notre modèle pour orienter les Français vers des assurances privées.

Vous organisez un meeting à Saint-Denis le 11 décembre avec l’objectif de ne pas en rester à la contestation de cette réforme. Pourquoi un contre-projet vous paraît-il indispensable ?

Fabien Roussel On ne peut pas en rester au statu quo quand un tiers des retraités ont une pension inférieure à 1 000 euros et qu’en moyenne les pensions correspondent à 50-55 % du dernier salaire. Le 11 décembre, nous proposons d’en discuter avec les forces syndicales et politiques de gauche et écologistes pour voir tout ce que nous avons en commun et pouvoir dire « si demain nous sommes au gouvernement voilà ce à quoi nous nous engageons ». Adrien Quatennens, de la France insoumise, Olivier Faure, du PS, les écologistes nous ont déjà assurés de leur présence comme des organisations syndicales. Nous attendons d’autres confirmations. Nous, PCF, mettons sur la table notre propre réforme des retraites et demandons au gouvernement de l’étudier.

Votre Conseil national a validé ce week-end votre projet de réforme. Vous proposez un régime « unifié » et plus simple, quels droits ouvrirait-il pour tous ?

Fabien Roussel Le gouvernement martèle que l’existence de 42 régimes crée des injustices. Mais ceux qui subissent l’injustice sont ceux qui n’ont pas un régime leur permettant de partir à 55 ans quand les travaux sont pénibles ou à 60 ans avec une pension suffisante et garantie. Nous voulons, nous, un régime unifié par le haut. La France produit suffisamment de richesses pour cela.

Comment proposez-vous de pérenniser le système par répartition alors que la durée de vie augmente?

Fabien Roussel Le gouvernement ne cesse de répéter que nous sommes passés de 4 actifs pour 1 retraité à 2 pour 1. Or, dans le même temps, entre 1960 et 2000, le PIB a été multiplié par 4. Selon les projections disponibles, la production de richesses doublera presque d’ici à 2040. Pour pérenniser le système solidaire par répartition, il faut augmenter la part de richesses que nous y consacrons. Le gouvernement veut plafonner ce financement à 14 % du PIB, nous pensons qu’il faut le porter à 17 %. Mais, outre la répartition des richesses, il faut changer leur mode de production. Le système de retraites que nous proposons, par son financement, est révolutionnaire. Il permet non seulement de répondre à l’allongement de la durée de la vie mais propose un nouveau modèle économique respectueux des salariés et de la planète grâce à une modulation des cotisations.

Comment fonctionnerait un tel système ?

Fabien Roussel Les aides publiques sans contrepartie, comme le Cice et toutes les exonérations de cotisations, qui nous coûtent 66 milliards par an, seraient supprimées pour que les cotisations financent bel et bien le système de retraites. Celles-ci seraient alourdies pour les entreprises qui délocalisent, embauchent des intérimaires au lieu de CDI, ne forment pas leurs salariés ou ne respectent pas les objectifs environnementaux. Au contraire, celles qui répondent aux objectifs écologiques et sociaux cotiseraient normalement mais seraient accompagnées dans leurs investissements par des prêts à taux 0 %. Nous estimons qu’en cinq ans 50 à 70 milliards d’euros peuvent ainsi être apportés au financement de notre système de retraites. Mais c’est aussi l’un des leviers pour changer notre modèle économique : Emmanuel Macron a fait la leçon aux ouvriers de Whirlpool à Amiens vendredi, c’est indécent, alors qu’il a fait la preuve de l’incapacité du capitalisme à répondre à l’impératif social et écologique de la relocalisation de la production.

Quels autres leviers de financement défendez-vous ?

Fabien Roussel Les revenus financiers – 298,8 milliards d’euros en 2018 – doivent contribuer au même taux que les cotisations employeurs, soit 10,45 %. L’égalité salariale femmes-hommes apporterait 6 milliards d’euros à la caisse des retraites : avec une loi contraignante, l’objectif peut être atteint en deux ans. Enfin, il y a la hausse des salaires. Nous demandons au premier ministre d’organiser une conférence sociale salariale pour qu’à la date du 1er janvier le Smic augmente de 20 %. C’est réparer une injustice, et apporter de nouvelles ressources pour les retraites. À ce sujet, on ne peut que se réjouir de voir que d’autres forces, y compris des députés de la majorité, trouvent désormais légitime une meilleure répartition de la richesse créée en faveur du travail.

Ce rendez-vous du 11 décembre est-il pour vous la première pierre d’un rassemblement appelé à dépasser la question des retraites ?

Fabien Roussel Ma première préoccupation est d’essayer d’unifier le monde du travail, que le gouvernement fait tout pour diviser, comme avec le débat sur l’immigration ces dernières semaines. Salariés du public « privilégiés » contre ceux du privé, usagers du train contre cheminots, ceux qui touchent le Smic contre allocataires du RSA, travailleurs contre chômeurs… Nous subissons tous en réalité les mêmes maux, ceux d’un régime capitaliste qui pompe nos richesses. Le rôle du Parti communiste doit être de ressouder la classe de ceux qui vivent de leur travail, de l’université à la retraite. Évidemment, si nous sommes plusieurs à gauche à dire que c’est possible, nous serons plus audibles.

La gauche peut-elle y travailler de concert dans un contexte où pour les élections municipales elle se présente souvent en ordre dispersé ?

Fabien Roussel Dans 90 % des cas nous sommes unis avec d’autres forces de gauche et écologistes. Nous faisons tout pour élargir ces rassemblements sur la base de projets locaux décidés avec les habitants. L’union est notre ambition, c’est compliqué, c’est aussi un combat. Les discussions se poursuivent mais je regrette que des forces politiques qui ont déjà en ligne de mire la présidentielle ne fassent pas le choix du rassemblement aux élections municipales.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe essaient ces derniers jours de déminer le terrain, comme avec le plan Buzyn. Alors que les luttes sociales ont eu ces dernières années du mal à obtenir gain de cause, est-on à un point de bascule du quinquennat ?

Fabien Roussel C’est possible. Sur l’hôpital, le gouvernement ne prend toujours pas la mesure des difficultés et n’y répond que partiellement en tentant de diviser les soignants pour qu’ils n’appellent pas à manifester le 5 décembre. C’est petit, méprisant, et sans doute le signe de leurs craintes. Sur les retraites, pour désamorcer la mobilisation, il prétend ouvrir la discussion mais uniquement sur la base de son système par points : il n’y a pas de dialogue. Au-delà des seules retraites, la vie chère mine le moral des ménages et plombe leur porte-monnaie. Le 5 décembre, ce sont aussi ces questions qui sont à l’ordre du jour. D’ailleurs, les gilets jaunes appellent à manifester. Quant à la gauche, sa responsabilité est immense. Dans une société si fracturée, l’insurrection peut être chaotique. Faute d’offrir une perspective progressiste, c’est l’extrême droite, le fascisme, qui peut être perçue comme l’alternative. À nous, forces de gauche, de travailler main dans la main avec les syndicats, les citoyennes et citoyens qui se mobilisent pour gagner de nouvelles avancées sociales dignes de notre siècle.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:56
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938
100 ans du Parti communiste français - Retour en images sur la fête de l'Humanité de Garches de 1938

Merci à notre camarade Jean-Claude Perrot (PCF Quimper, Briec) d'avoir rassemblé et de nous avoir transmis ces documents.

Extraits de La fête de l'Humanité de Valère Staraselki (Le Cherche Midi):

La fête de l'Humanité, liée au départ au congrès des CDH, a lieu pour la première fois en 1930, à Bezons, dans le parc Sacco-et-Vanzetti. En 1931, elle a lieu au parc communal d'Avaucourt. Et en 1932 à la clairière des Quatre-Cèdres à Garches, en présence de 50 000 participants et de Jacques Prévert, auteur du chœur parlé Vive la presse. En 1934, c'est 80 000 participants qui se pressent à Garches et en 1935 le chiffre de 150 000 participants est atteint. Pour la première fois, l'édition se clôture par une fête de nuit. La 7e fête de l'Humanité, celle de 1936, réunit elle 300 000 participants le 30 août à Garches, avec une grande parade de la FSGT.  

"En 1937, pour la première fois, la Fête dure deux jours et demi, du samedi matin au lundi après-midi. Les organisateurs ont obtenu de la TCRP, ancêtre de la RATP, qu'elle mette à disposition des trains spéciaux. Son succès attire des délégations étrangères anglaise, belge et suisse, nous apprend l'Humanité du 2 septembre: "Pour voir Garches mais aussi apprendre la technique ardue des grandes fêtes populaires".

"Le 4 septembre 1938, la durée de la fête, placée sous le signe de l'"union de la nation laborieuse pour la défense des conquêtes sociales du Front populaire et la sauvegarde de la sécurité du pays" est revenue à un seul jour. Un service de bateaux relie le quai du Louvre à la fête pour 5 francs aller-retour. Le spectacle continue dans la recherche de la qualité. Après la projection de films militants sur les luttes du peuple espagnol, le tour de France de l'Humanité ou de dessins animés de Walt Disney (Léon Moussinac en a salué à plusieurs reprises dans l'Humanité dans dimension avant-gardiste), on peut assister à des danses et ballets, et applaudir les chanteurs. Quatorze danseurs de l'opéra participent au ballet. Et la grande vedette de la chanson, Charles Trenet, qui, la nuit venue, clôturera cette 9e fête, rencontre un gros succès".

Un spectacle en 20 tableaux "La Ronde des Saisons" est présenté sur la grande scène, une multitude de ballons rouges sont lancés dans le ciel, on rend hommage à Paul Vaillant-Couturier, mort dans l'année, et Cachin et Duclos prononcent leurs discours.

Mais quelques jours après les réservistes sont rappelés dans toute la France et les accords de Munich sont signés, la France et l'Angleterre pactisant avec l'Allemagne Nazie et le régime fasciste italien en permettant à l'Allemagne d'annexer les Sudètes, au nord de la Tchécoslovaquie. Le 12 novembre, les décrets-lois Reynaud portent atteinte aux quarante heures et aux conventions collectives. Le 30, la grève générale contre les décrets-lois est brisée par la force (licenciements massifs de grévistes par le patronat et révocation dans les services publics). 

En 1939, la fête de l'Humanité ne pourra pas avoir lieu avec les persécutions visant le PCF après le pacte germano-soviétique.      

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:50
Sénat Les droits des enfants victimes de la droite
Vendredi, 22 Novembre, 2019

C’est non. La proposition de loi communiste visant à créer à l’Assemblée nationale et au Sénat une délégation parlementaire aux droits des enfants a été retoquée, mercredi, par la majorité de droite à la chambre haute

 

C’est non. La proposition de loi communiste visant à créer à l’Assemblée nationale et au Sénat une délégation parlementaire aux droits des enfants a été retoquée, mercredi, par la majorité de droite à la chambre haute (249 voix contre, 90 pour). Triste symbole le jour même où étaient fêtés les trente ans de la célèbre convention internationale, garantissant justement ces droits… Pourtant, un relatif consensus semblait pouvoir se dégager autour de cette thématique. Le texte avait reçu le soutien des socialistes, mais aussi de la sénatrice LR Joëlle Garriaud- Maylam, pour qui « cela aurait été l’honneur du Sénat » de le voter. « Nous avons besoin d’un lieu de travail permettant une veille sur les droits des enfants », a plaidé Christine Prunaud, sénatrice CRC des Côtes-d’Armor, ajoutant que de telles délégations auraient permis de répondre à une des recommandations du Défenseur des droits, en faisant « un état des lieux » des violences institutionnelles. Las, le gouvernement, par la voix de la secrétaire d’État Christelle Dubost, n’a pas voulu se mouiller en s’en remettant à  «la sagesse » du Sénat. Quant au groupe LR, il s’est prononcé contre, estimant que l’organisation actuelle du travail parlementaire en commission était suffisante pour prendre en compte cette thématique. Surtout ne pas en faire trop…

Laurent Mouloud, L'Humanité, 22 novembre 2019

La proposition de loi communiste de Christine Prunaud visant à créer à l’Assemblée nationale et au Sénat une délégation parlementaire aux droits des enfants a été retoquée mercredi au Sénat par la droite (L'Humanité, 22 novembre 2019)
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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:32
Fête de l'Humanité Bretagne - Table ronde sur l'accueil des migrants avec RESF, la Cimade, Utopia 56, SOS Méditeranée à 11h samedi 30 novembre (parc des expos de Lorient)
Fête de l'Humanité Bretagne - Table ronde sur l'accueil des migrants avec RESF, la Cimade, Utopia 56, SOS Méditeranée à 11h samedi 30 novembre (parc des expos de Lorient)
Fête de l'Humanité Bretagne - Table ronde sur l'accueil des migrants avec RESF, la Cimade, Utopia 56, SOS Méditeranée à 11h samedi 30 novembre (parc des expos de Lorient)

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:19
La sénatrice communiste des Côtes d'Armor Christine Prunaud aux Veyettes avec les Migrants installés au sud-est de Rennes (Ouest-France, 22 novembre 2019)
Rennes. Une sénatrice rend visite aux 300 migrants qui vivent toujours au squat des Veyettes

La sénatrice communiste Christine Prunaud s’est rendue au squat des Veyettes, dans le sud-est de Rennes, vendredi 22 novembre, pour évaluer la situation. Plus de 300 personnes sans logements vivent toujours sur place, dans des conditions très précaires

Elle était accompagnée notamment de Glenn Le Saoût et de Aurélien Guillot secrétaire départemental du PCF Ille-et-Vilaine.

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 07:00
Des “camarades” de la section du Parti communiste français de Brest autour de leur chef de file, Éric Guellec (©Côté Brest).

Des “camarades” de la section du Parti communiste français de Brest autour de leur chef de file, Éric Guellec (©Côté Brest).

La section du Parti communiste français (PCF) de Brest, alliée de la majorité de gauche au conseil municipal depuis plusieurs décennies, consulte. Elle n’a toujours pas défini sa stratégie pour les élections des 15 et 22 mars 2020. 

Le secrétaire, Jean-Paul Cam, précise : 

Nous prônons le rassemblement le plus large possible à gauche pour battre la droite, dans laquelle nous incluons La République en marche, quand on voit la politique menée par Emmanuel Macron. 

Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 20 novembre 2019, en fin de journée, dans leurs locaux de la rue André-Berger avec une vingtaine de “camarades”, les responsables du PCF local ont indiqué être toujours au stade des négociations et des consultations. Les affaires touchant le Parti socialiste, auquel les communistes sont liés dans la gestion municipale depuis des dizaines d’années, en sont l’explication. 

Rencontres 

Éric Guellec, désigné chef de file du Parti communiste français à Brest et deuxième adjoint au maire en charge des relations avec les équipements de quartier, du patrimoine, des anciens combattants, explique : 

Nous avons rencontré le Parti socialiste une première fois, nous allons revoir ses représentants, comme nous allons rencontrer les Verts et l’UDB, la France insoumise et Génération.s. À l’issue de ces discussions et négociations, nous convoquerons une assemblée générale, pour nos 150 militants, mercredi 4 décembre afin de soumettre au vote, à bulletin secret, la stratégie à adopter. 

C’est-à-dire faire campagne avec la majorité actuelle du Parti socialiste ou rejoindre les Verts et l’UDB. 

La seule question qui nous importe est celle de l’intérêt des Brestoises et des Brestois. Pour proposer la liste capable de faire barrage à la droite et à la LREM.

Des propositions de gauche

Le PCF de Brest n’envisage pas de partir seul à la conquête de la Mairie. «Ce serait contraire à notre volonté de rassemblement.»

Les “camarades” de la section locale du Parti communiste français ont arrêté leurs propositions. «Des suggestions de gauche consistant à construire les réponses écologiques par le prisme du social. Nous avons l’ambition de conjuguer le rouge et le vert de manière sociale.»

Éric Guellec ne parle pas encore de programme. «Parce que rien n’est, à l’heure actuelle, chiffré. Ce sont nos propositions pour un programme commun. Parmi elles, les mesures de gratuité partielle pour les transports en commun font partie de nos exigences. Ciblées, dans un premier temps, vers les jeunes jusqu’à 26 ans. Pour, à plus long terme, aboutir à une gratuité totale.»

Un «bon bilan»

Le PCF de Brest met aussi en exergue la tarification sociale, la création d’un centre social municipal de santé, le soutien accru aux équipements de quartier et la réhabilitation de son bâti. 

«Nous voulons davantage de moyens humains dans ces structures. Et que l’État donne plus de moyens à la police, à la justice, aux impôts…», fait savoir Jacqueline Héré. 

Et Éric Guellec de conclure : 

Le bilan de notre majorité de gauche à la Ville de Brest est bon, à notre avis. Nous souhaitons continuer à travailler ainsi, dans l’intérêt de Brest et de la métropole. 

 

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 06:55

Sur RTL, Fabien Roussel appelle à un meeting commun des forces de gauche 6 jours après la journée de grève du 5 décembre, meeting à la Bourse du Travail à Saint-Denis. Revivez l'intégrale de l'interview du 21 novembre.

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 17:15
Les revendications du MJCF face à la précarité étudiante

Après la vague d’indignation provoquée par la tentative de suicide d’un étudiant lyonnais, la question de la précarité étudiante est apparue sur le devant de la scène.

La précarité étudiante n’est pas quelque chose de nouveau

Depuis les années 80, la population estudiantine ne cesse de croître. Pour autant, les investissements dans l’enseignement supérieur et pour les étudiants ne suivent pas et ne sont pas à la hauteur. La précarité étudiante est de plus en plus forte, obligeant un grand nombre d’étudiants à se salarier en dépit de leurs études. La démocratisation de l’enseignement est une bonne chose, mais ouvrir les portes de l’enseignement supérieur ne suffit pas, il faut également investir dedans pour permettre à tout le monde d’étudier dans de bonnes conditions.

Aujourd’hui, un étudiant sur quatre vit avec moins de 500€ par mois. 14 % des étudiants disent ne pas pouvoir se restaurer au CROUS (ticket à 3€30). Un étudiant sur deux est obligé de se salarier à côté de ses études. Le salariat étudiant est la première cause d’échec à l‘université. L’inaction des gouvernements successifs n’a fait que creuser encore plus cette précarité.

Depuis son arrivée au pouvoir, Macron n’a rien fait pour lutter contre la précarité étudiante, bien au contraire. L’une de ses premières mesures a été la diminution de 5€ des APL, alors même que le logement est le premier poste de dépenses chez les étudiants. Aujourd’hui, seuls 11 % des étudiants ont accès à un logement CROUS. Parmi ces logements, nombreux sont vétustes et méritent une rénovation complète.

Il y a plus de 2,7 millions d’étudiants dans notre pays et Macron ne s’en préoccupe pas. Il est temps que le gouvernement mette en place des politiques ambitieuses pour que les jeunes et les étudiants puissent sortir de la précarité.

Face à la précarité étudiante, le gouvernement regarde ailleurs

Depuis la semaine dernière, les vidéos de la barrière détériorée devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la conférence de Hollande perturbée tournent en boucle dans les médias. Alors que sont abordés les problèmes sociaux, qui touchent une majorité d’étudiants, les caméras sont braquées sur un acte minoritaire fait par une poignée d’individus, initiative peut être regrettable, mais n’ayant rien de dramatique.

De nombreux rassemblements ont eu lieu partout en France pour exiger une réponse politique de la part du gouvernement. Sa seule réponse a été de dénoncer des actes isolés. Les médias ont suivi. Et d’un problème qui touche une écrasante majorité d’étudiants, on en est venu à débattre de la liberté d’expression sur les universités. Pourtant, la question de la liberté d’expression est loin d’être le principal problème que rencontrent les étudiants. Les revendications du MJCF pour sortir de la précarité étudiante.

Pour sortir de la précarité étudiante, le MJCF revendique un revenu étudiant issu d’une branche de la Sécurité sociale dédiée qui soit financé sur les cotisations sociales. Ce revenu étudiant doit être fixé au-dessus du seuil de pauvreté pour permettre à tous les étudiants de pouvoir vivre dignement pour étudier dans de bonnes conditions. Ce revenu est la seule solution pour permettre de sortir l’ensemble des étudiants du salariat.

Les étudiants ont aujourd’hui de plus en plus de mal à se loger. Dans les grandes villes les logements étudiants à tarification sociale se font rares. C’est particulièrement vrai pour la capitale qui compte pas loin de 650 000 étudiants pour seulement 6 500 logements CROUS. Le faible nombre de logement à tarification sociale, le prix exorbitant des logements dans le privé obligent les étudiants à se loger dans des logements vétustes loin de leur lieu d’études. Le MJCF revendique ainsi la création de logements à tarification sociale pour les étudiants, ainsi que la nationalisation de l’ensemble des logements étudiants aujourd’hui gérés par le privé. 

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 13:00
Rouge Finistère n°5 à sortir pour la fête de l'Humanité Bretagne le 30 novembre - Une interview exclusive de Fabien Roussel: l'homme de Béthune

"L'homme de Béthune", Fabien Roussel en invité vedette du cinquième numéro de Rouge Finistère, le journal de la fédération PCF du Finistère, qui sortira dans 10 jours, sous la direction graphique de l'atelier Caradec.

Avec une très belle interview décalée de nos amis et camarades Ernest Gahan et Adèle Ajonc.

Fabien Roussel sera à Lorient dans le cadre de la fête de l'Huma Bretagne le dimanche 1er décembre pour le meeting et un débat sur la gauche.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 10:54
Oui, Monsieur le Président de la République, la précarité tue ! - Par André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR (L'Humanité)
Oui, Monsieur le Président de la République, la précarité tue !
Vendredi, 15 Novembre, 2019 - L'Humanité

Lettre ouverte au Président de la République. Par André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR (PCF - Gauche des DOM-TOM)

 

" C’est avec émotion que je m’adresse à vous, Monsieur le Président, avec l’espoir que vous serez sensible à cet appel. Émotion, mais aussi colère, à la suite du drame vécu par un enfant de la République dans notre France de 2019. Anas, étudiant de 22 ans à Lyon, s’est immolé aux portes d’un restaurant universitaire. Brûlé à 90 %, ce jeune homme est toujours « entre la vie et la mort ».

Vous me connaissez suffisamment, Monsieur le Président, pour savoir qu’en exprimant ma colère je ne me livre pas à quelque instrumentalisation politicienne de cette terrible tragédie. Mais vous en conviendrez, ce drame ne relève ni du fait divers, ni de la fatalité. Au-delà de raisons intimes impénétrables, il s’agit d’un cri d’alarme générationnel dont la résonance est foncièrement politique. C’est l’étudiant lui-même qui le reconnaît dans un message qu’il a posté avant son acte de désespoir. C’est la dégradation de ses conditions de vie et sa situation de jeune précaire qui l’ont plongé dans l’abîme. Et c’est explicitement qu’il souligne la responsabilité du gouvernement et de tous ceux qui nous ont engagés sur la voie de la régression sociale.

Vous devez entendre cette parole, Monsieur le Président. L’appel à la dignité et à la solidarité lancé par notre jeunesse mérite mieux que votre aveuglement. Votre silence inexplicable pendant près d’une semaine pourrait être interprété comme une marque d’indifférence. A moins que ce ne soit, pour reprendre Albert Camus dans « l’Homme révolté , « la sécrétion en vase clos d’une impuissance prolongée » ? Au cœur du mouvement des « gilets jaunes », n’aviez-vous pas déclaré ne pas sentir « une colère profonde » dans le pays ?

La jeunesse est l’une des principales victimes de la violence sociale de votre politique. En témoigne votre décision, à peine arrivé au pouvoir, de baisser l’aide personnalisée au logement de 5 euros par mois (soit 60 euros par an, ce qui n’est pas rien pour un étudiant !). Parallèlement, vous avez également marqué l’ouverture de votre quinquennat par la suppression de l’ISF : une suppression à la fois symbolique et symptomatique. Symbolique, elle a été le péché originel de votre présidence, qui a fait de vous « le président des riches ». Symptomatique, elle a éclairé votre conception de l’équité et de la solidarité nationale, au détriment de nos jeunes concitoyens qui en payent le prix fort.

À défaut de « ruissellement », votre politique en faveur des plus riches a produit des résultats implacables pour les plus vulnérables : les jeunes pauvres et précaires sont de plus en plus nombreux, y compris parmi les étudiants, avec pour eux de lourdes conséquences et des injustices intolérables dans la continuation de leurs études. Concrètement, l’appauvrissement des conditions de vie des étudiants et la multiplication des emplois précaires de jeunes pèsent lourdement sur leur capacité à payer leurs factures, leur loyer et leurs besoins élémentaires.

Une dégradation des conditions de vie qui n’affecte pas que les plus jeunes : nos anciens, eux aussi, sont frappés de plein fouet par la cherté de la vie et la baisse continue de leur retraite.

Je le redis, Monsieur le Président, vous devez entendre cette réalité. Et il n’est pas trop tard ! Rappelons-nous qu’en Tunisie, l’immolation de Mohammed Bouazizi, qui avait préféré « mourir plutôt que vivre dans la misère », fut l’événement catalyseur du soulèvement populaire qui a fait chuter le régime de Ben Ali. Aujourd’hui, partout dans le monde, du Chili au Liban, les peuples s’élèvent contre l’injustice et les inégalités sociales produites par les politiques néolibérales menées par des élites coupées des réalités.

En France, le mouvement des gilets jaunes n’est pas éteint : ses racines profondes sont toujours au cœur de votre action. Cette histoire n’est pas terminée. Elle est toujours vivante et anime les forces vives de notre nation qui en appellent aujourd’hui au retour de nos valeurs fondamentales de justice et d’égalité.

Monsieur le Président, écoutez notre peuple, changez de politique avant qu’il ne soit trop tard… ou l’Histoire vous jugera coupable de non-assistance à peuple en danger.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs."

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