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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 17:21
A Marseille, le Parti communiste lance ses combats contre une Europe libérale et nationaliste (Le Monde, 6 février 2019)

Le Monde, Gilles Rof, 6 février

Pour son premier meeting de campagne, mardi, la tête de liste pour les élections européennes, Ian Brossat, a laissé la porte ouverte à des alliances à gauche.

Des drapeaux rouges, des gilets jaunes et une liste « arc-en-ciel » qui représente « la diversité de la France » et « bat au rythme des colères et des espoirs qui montent dans le pays ». Au Dock des Suds de Marseille, Ian Brossat a lancé, mardi 5 février, la campagne des élections européennes du Parti communiste. Accompagné d’une partie des 78 autres candidats validés par les adhérents communistes le week-end précédent, l’élu parisien, tête de liste de 38 ans, a martelé un objectif : « Ne pas laisser l’Europe être un combat entre les libéraux d’une part, et les “fachos” de l’autre. »

La date était symbolique, « jour de convergence des manifestations entre “gilets jaunes” et “gilets rouges” dans toute la France », s’est réjoui Ian Brossat, en écho à la mobilisation sociale ce même 5 février. Le lieu, le 2e arrondissement de Marseille, ne l’était pas moins. « Partir d’ici, de cette ville populaire, tournée vers le sud, marquée par les drames, cela n’a rien d’anodin », pointait en ouverture du meeting Pierre Dharréville, dernier député communiste des Bouches-du-Rhône.

Ancien hangar à sucre du port de Marseille devenu salle de concerts, le Dock des Suds a une autre particularité que personne n’a officiellement rappelée, mardi soir. Il se situe dans la circonscription de Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, qui présente, elle aussi, une liste aux européennes.

Ian Brossat n’a pas échappé, d’entrée, à la question de la division de la gauche. « Moi, je suis toujours partisan du rassemblement et je continuerai à tendre la main à Jean-Luc Mélenchon et à Benoît Hamon. Je constate que M. Mélenchon trace son propre chemin mais je ne désespère pas », a répondu l’adjoint à la maire de Paris. Parmi les cadres communistes présents, personne ne croyait à l’hypothèse d’une alliance avec les « insoumis » avant les européennes. « Un rapprochement avec Benoît Hamon est plus possible », assurait un élu marseillais, étonné toutefois de « n’avoir vu personne de Génération.s au meeting ». « Si ce rassemblement ne peut pas se faire maintenant, il faudra bien qu’il se fasse par la suite pour que la gauche retrouve le chemin du pouvoir », prévoyait un Ian Brossat, bien décidé à ne pas se laisser gâcher le lancement de sa campagne par des questions d’alliance.

« Une belle liste »

Le bon millier de militants venus de Marseille, mais aussi des rives de l’étang de Berre ou de plus loin dans le grand Sud-Est, de Nice à Sète, partageait la même envie. Beaucoup de retraités, cheminots, anciens de la sidérurgie, de l’industrie pétrolière étaient présents. Des très jeunes aussi, comme Gaëlle Marly, 18 ans dans quelques jours, qui « suit Ian Brossat sur les réseaux sociaux et a apprécié son discours, notamment sa position sur les migrants ».

Face à ce public, plus dense qu’il ne le prévoyait lui-même, le candidat Brossat a fait l’éloge de ses colistiers, pour la plupart inconnus. « Nous avons une belle liste. La seule constituée à moitié d’ouvriers et d’employés. C’est la gauche sociale, hors les murs, qui se bat tous les jours. L’esprit de résistance face aux puissants », a-t-il défini, insistant sur le fait qu’un tiers de ces colistiers « n’était pas membre du Parti communiste ».

Dans une salle réactive, le défilé des candidats a permis aux militants de mettre des visages sur les chiffres. Celui de l’auteure Maryam Madjidi, prix Goncourt du premier roman en 2017, appelant les présents à « être forts et unis contre la menace nationale et fasciste qui gronde dans cette Europe ». Du cancérologue Anthony Gonçalves, local de l’étape, très applaudi. Ou de l’ouvrière textile Marie-Hélène Bourlard, figure du film Merci Patron ! de François Ruffin et numéro 2 de la liste, concluant son allocution enthousiaste par un « Et à la fin, c’est nous qu’on va gagner » acclamé.

« Salaire minimum européen »

Sans faire disparaître le rouge majoritaire, la colère des « gilets jaunes » était omniprésente. Dans le message vidéo du champion d’Europe de taekwondo des plus de 35 ans, Mamoudou Bassoum, comme sur les épaules d’Elina Dumont, 50 ans, ancienne sans-domicile-fixe devenue intervenante régulière de l’émission « Les Grandes gueules » de RMC.

Les présentations passées, restait à Ian Brossat à entrer dans le dur du programme. La tête de liste a d’abord regretté que « le président Macron ait l’idée d’escamoter le sujet de l’Europe en organisant un référendum en même temps ». Puis il a décliné les mesures qui donnent corps à son slogan de campagne « L’Europe des gens contre l’Europe de l’argent ». La création d’un « fonds européen pour le développement des services publics » alimenté par la banque centrale européenne, « la mise en place d’une taxation à la source des multinationales » pour lutter contre l’évasion fiscale, « combat majeur » du mandat des députés européens communistes. Ou encore l’interdiction des délocalisations industrielles, la réforme du système du travail détaché en Europe et la création d’un « salaire minimum européen ». 

Ian Brossat a également fait applaudir les journalistes de Mediapart et l’association SOS Méditerranée, basée à Marseille et qui prévoit de reprendre prochainement ses opérations de sauvetage de réfugiés. « C’était un meeting régénérant », appréciait à la sortie l’ex-conseillère régionale PC Catherine Lecoq, se disant « ravie de voir des candidats aussi enthousiastes et une liste aussi hétéroclite ». 

Gilles Rof (Marseille, correspondant)

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 17:14
Interdiction de lanceurs de balle de défense dans le cadre du maintien de l’ordre - Question écrite au gouvernement de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor (6 février 2019)

Lire aussi:

Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -

 

République Française


QUESTION ECRITE

 

 

Question N° 08540

Publiée au Journal Officiel du Sénat le 24/01/2019

 

 

 

Interdiction de lanceurs de balle de défense dans le cadre du maintien de l’ordre

 

Christine PRUNAUD

 

Sénatrice  des côtes d’Armor

 

GROUPE COMMUNISTE, REPUBLICAIN ET CITOYEN

 

Commission des affaires étrangères Et de la défense

 

Membre de la Délégation aux Droits des Femmes

 

Mme Christine Prunaud attire l'attention de M le Ministre de l’Intérieur sur l’interdiction de certaines armes utilisées dans le cadre du maintien de l’ordre.

En effet, de plus en plus de signalements pour violences policières présumées sont effectuées auprès de l’inspection générale de la police nationale. Les griefs portent notamment sur l’utilisation de lanceurs de balle de défense LBD40 ou des grenades GLI-F4.

Ces armes provoquent de graves blessures pour les personnes visées, de la simple contusion, à la perte d’un membre, d’un œil, voire plus grave au comas et au décès.

Elle lui rappelle que notre pays est le seul à en être doté au sein de l’Union Européenne. De plus, le Défenseur des Droits, l’ONU, l’Union Européenne et de nombreuses associations jugent ces armes extrêmement dangereuses et appellent à leur interdiction.

Pour ces raisons, elle lui demande s’il entend interdire l’utilisation de ces armes par les forces de l’ordre, lors des manifestations.

 

Réponse du Ministre à venir

 

 

 

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 07:03
Vidéo du meeting de Ian Brossat et des candidats aux Européennes de la liste L'Humain d'abord. Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent! à Marseille, mardi 5 février
Vidéo du meeting de Ian Brossat et des candidats aux Européennes de la liste L'Humain d'abord. Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent! à Marseille, mardi 5 février

A voir le magnifique meeting de Marseille avec à l'ouverture des superbes interventions de Pierre Darhéville, député des Bouches-du-Rhône, Mamoudou Bassoum (par message vidéo), Gilet Jaune, champion d'Europe de Taewkendo, Maryam Madjidi, Prix Goncourt du premier roman pour "Marx et la poupée", professeur de français-langues étrangères, militante pour l'aide aux exilés et réfugiés, l'enseignement vis à vis des jeunes mineurs isolés.

J'adore l'intervention de Maryam Madjidi (55 minutes)!

"Chers camarades, Je suis heureuse et fière d'être parmi vous ce soir. Oui, c'est de la fierté. Fière que mon nom soit sur cette belle liste qui rassemble dans la diversité ce qui fait la force de ce pays, des ouvriers, des salariés, des syndicalistes, des gilets jaunes, tous les militants que vous êtes et qui oeuvrez au quotidien pour une France et une Europe à visage humain.

(...) Il est essentiel que les artistes s'engagent dans le monde. Notre tour d'ivoire n'existe plus depuis longtemps. Ou si elle existe, il faut en descendre.

(...) Notre colère est une force. Une force face à tant d'injustices. (...) Être communiste, c'est précisément cela, œuvrer à un monde plus juste.

"J'ai demandé un jour à mon père pourquoi il avait choisi de devenir communiste à l'âge de 17 ans en Iran. Il m'a dit: à un moment le spectacle des inégalités était devenu pour lui intolérable. (...)

"Si j'ai accepté d'être sur cette liste, c'est parce que le PCF a le courage de construire et de défendre une véritable politique d'accueil des réfugiés

"Nous devons être debout, forts et unis face à la menace fasciste qui gronde partout en Europe"

(Maryam Madjidi)

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 05:59
Photo C Berardan: intervention de Ian Brossat

Photo C Berardan: intervention de Ian Brossat

180 personnes au Relecq-Kerhuon pour la rencontre-débat de Ian Brossat sur les élections européennes organisée par le PCF Finistère ce vendredi 1er février, dans une ambiance fraternelle et combative, avec les interventions aussi de deux autres candidats aux Européennes, sur la liste approuvée à 99,5% dans notre département le lendemain, Cindérella Bernard Première adjointe d'une commune rurale des Côtes d'Armor, présidente du groupe communiste au conseil départemental, militante associative Langue, école et culture bretonne (40 ans), une des étoiles montantes du communisme en Bretagne, et Glenn Le Saout (20 ans), le candidat finistérien, étudiant, ex-président du syndicat lycéen FIDL pour la Bretagne, animateur de la bataille contre la loi El Khomri dans le Finistère, bénévole associatif. C'était salle des associations Germain Bournot, le nom d'un camarade. Ian Brossat était chez lui.

Auparavant, Ian et les autres candidats ont effectué une table ronde avec des acteurs de la pêche, de la construction navale, et de l'économie maritime, pour évoquer différents aspects des enjeux actuels en termes de maritimité, de réindustrialisation, de protection de la pêche artisanale respectueuse de la ressource, de lutte contre les importations de poissons pêché dans des conditions bien moins glorieuses, de désarmement nucléaire, de relance de la construction et de la déconstruction navale, de développement des EMR, énergies marines renouvelables, et des éoliennes offshore, puis, pendant 40 minutes avant le meeting, toujours avec les autres candidats et moi-même, ainsi qu'avec Jacqueline Héré, maire adjointe PCF de quartier de Bellevue à Brest, et Christiane Caro, animatrice de l'atelier santé Bretagne du PCF, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, il a rencontré et échangé très fraternellement avec trois gilets jaunes brestois, lucides, courageux et déterminés, tout comme nous! .

Table ronde avec des acteurs du monde de la pêche, de la construction navale et de l'économie maritime à 18h (photo Jacqueline Héré)

Table ronde avec des acteurs du monde de la pêche, de la construction navale et de l'économie maritime à 18h (photo Jacqueline Héré)

Table ronde avec des acteurs du monde de la pêche, de la construction navale et de l'économie maritime à 18h (photo Jacqueline Héré)

Table ronde avec des acteurs du monde de la pêche, de la construction navale et de l'économie maritime à 18h (photo Jacqueline Héré)

Ian Brossat au Relecq-Kerhuon, 1er février 2019 -photo Daniel Ravasio

Ian Brossat au Relecq-Kerhuon, 1er février 2019 -photo Daniel Ravasio

Intervention préalable d'Ismaël Dupont - Photo C Berardan

Intervention préalable d'Ismaël Dupont - Photo C Berardan

Intervention préalable d'Ismaël Dupont - photo Mikaël Theng

Intervention préalable d'Ismaël Dupont - photo Mikaël Theng

Intervention de Cindérella Bernard - photo Mikaël Theng

Intervention de Cindérella Bernard - photo Mikaël Theng

Glenn le Saout très à l'aise, drôle et percutant pour son baptême du feu de candidat aux Européennes, a pris la parole vendredi au Relecq-Kerhuon après Ismaël Dupont et Cindérella Bernard, et avant Ian Brossat, en évoquant sa vision de l'Europe, des luttes de la jeunesse, d'une autre vision du développement et de l'efficacité du combat pour les droits et la dignité, nourrie de sa récente expérience au Burkina Faso. Sa devise, le chant des supporters de Liverpool pour cet amoureux de football, joueur et entraîneur de jeunes, "You'll Never Walk Alone!" En rouge, mes amis et camarades, vous ne marcherez jamais seuls et toutes les remontadas sont possibles, c'est pas le Milan AC de Berlusconi qui dira le contraire!

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - Glenn Le Saout et Ian Brossat - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - Glenn Le Saout et Ian Brossat - photo I Dupont

Glenn le Saout très à l'aise, drôle et percutant pour son baptême du feu de candidat aux Européennes, a pris la parole vendredi au Relecq-Kerhuon après Ismaël Dupont et Cindérella Bernard, et avant Ian Brossat, en évoquant sa vision de l'Europe, des luttes de la jeunesse, d'une autre vision du développement et de l'efficacité du combat pour les droits et la dignité, nourrie de sa récente expérience au Burkina Faso. Sa devise, le chant des supporters de Liverpool pour cet amoureux de football, joueur et entraîneur de jeunes, "You'll Never Walk Alone!" En rouge, mes amis et camarades, vous ne marcherez jamais seuls et toutes les remontadas sont possibles, c'est pas le Milan AC de Berlusconi qui dira le contraire!

Glenn le Saout très à l'aise, drôle et percutant pour son baptême du feu de candidat aux Européennes, a pris la parole vendredi au Relecq-Kerhuon après Ismaël Dupont et Cindérella Bernard, et avant Ian Brossat, en évoquant sa vision de l'Europe, des luttes de la jeunesse, d'une autre vision du développement et de l'efficacité du combat pour les droits et la dignité, nourrie de sa récente expérience au Burkina Faso. Sa devise, le chant des supporters de Liverpool pour cet amoureux de football, joueur et entraîneur de jeunes, "You'll Never Walk Alone!" En rouge, mes amis et camarades, vous ne marcherez jamais seuls et toutes les remontadas sont possibles, c'est pas le Milan AC de Berlusconi qui dira le contraire!

Glenn Le Saout, candidat du PCF aux élections européennes - Photo Daniel Ravasio

Glenn Le Saout, candidat du PCF aux élections européennes - Photo Daniel Ravasio

Photo C Berardan : Ian Brossat et Glenn Le Saout, candidat finistérien sur la liste "L'Humain D'abord. L'Europe des gens"

Photo C Berardan : Ian Brossat et Glenn Le Saout, candidat finistérien sur la liste "L'Humain D'abord. L'Europe des gens"

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - Ian Brossat - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - Ian Brossat - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo I Dupont

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Karo Berardan

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Karo Berardan

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Karo Berardan

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Karo Berardan

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Le Relecq-Kerhuon - réunion publique Européennes, 1er février 2019 - photo Daniel Ravasio

Européennes: réunion publique avec Ian Brossat, tête de liste du PCF, Cinderella Bernard et Glenn Le Saout, candidats sur la liste L'Humain d'abord aux Européennes: 180 personnes réunis pour une Europe des gens, et pas de l'argent!
Européennes: réunion publique avec Ian Brossat, tête de liste du PCF, Cinderella Bernard et Glenn Le Saout, candidats sur la liste L'Humain d'abord aux Européennes: 180 personnes réunis pour une Europe des gens, et pas de l'argent!
Européennes: réunion publique avec Ian Brossat, tête de liste du PCF, Cinderella Bernard et Glenn Le Saout, candidats sur la liste L'Humain d'abord aux Européennes: 180 personnes réunis pour une Europe des gens, et pas de l'argent!
Ian Brossat l'a promis au Relecq-Kerhuon: sa prochaine résolution, apprendre le breton pour lire Marx dans la langue des Bonnets Rouges! Merci Cindérella Bernard et Gaël Roblin pour le cadeau!

Ian Brossat l'a promis au Relecq-Kerhuon: sa prochaine résolution, apprendre le breton pour lire Marx dans la langue des Bonnets Rouges! Merci Cindérella Bernard et Gaël Roblin pour le cadeau!

La force de conviction de Cindérella Bernard (photo I Dupont)

La force de conviction de Cindérella Bernard (photo I Dupont)

Ian Brossat, salle Germain Bournot du Relecq-Kerhuon, un camarade communiste conseiller municipal de la ville côtière du sud de Brest, avec Claudie Bournot Gallou, sa fille, adjointe au maire PCF! L'esprit de famille, ça se cultive!

Ian Brossat, salle Germain Bournot du Relecq-Kerhuon, un camarade communiste conseiller municipal de la ville côtière du sud de Brest, avec Claudie Bournot Gallou, sa fille, adjointe au maire PCF! L'esprit de famille, ça se cultive!

Photo I Dupont - Les mousquetaires de la bataille contre l'Europe du capital. Trois candidats aux Européennes sur la liste "L'Humain d'abord. L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent": heureux après une réunion publique intense, chaleureuse et fraternelle: Cindérella Bernard Ian Brossat et Glenn le Saout Le Relecq-Kerhuon, 1er février. 99,5% des voix des adhérents communistes finistériens qui ont voté ont approuvé le choix de la liste soutenue par le PCF et République et Socialisme conduite par Ian Brossat, un formidable candidat doublé d'un homme tout aussi bien! Le communisme du XXIe siècle à ses visages! A l'image des 79 candidats de la liste présentée pour les élections européennes du 26 mai 2019.

Photo I Dupont - Les mousquetaires de la bataille contre l'Europe du capital. Trois candidats aux Européennes sur la liste "L'Humain d'abord. L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent": heureux après une réunion publique intense, chaleureuse et fraternelle: Cindérella Bernard Ian Brossat et Glenn le Saout Le Relecq-Kerhuon, 1er février. 99,5% des voix des adhérents communistes finistériens qui ont voté ont approuvé le choix de la liste soutenue par le PCF et République et Socialisme conduite par Ian Brossat, un formidable candidat doublé d'un homme tout aussi bien! Le communisme du XXIe siècle à ses visages! A l'image des 79 candidats de la liste présentée pour les élections européennes du 26 mai 2019.

Photo I Dupont - Cindérella Bernard et Glenn Le Saout avec Ian Brossat, la liste "L'Humain d'abord" au Relecq-Kerhuon et dans le Finistère ce 1er février 2019

Photo I Dupont - Cindérella Bernard et Glenn Le Saout avec Ian Brossat, la liste "L'Humain d'abord" au Relecq-Kerhuon et dans le Finistère ce 1er février 2019

Les 32 minutes de la première intervention de Ian Brossat au Relecq-Kerhuon à écouter ou réécouter!

45 minutes de débat au RELECQ KERHUON sur les Européennes après l'intervention de Ian Brossat, Glenn Le Saout, Cindérella Bernard

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 08:22
Christiane Caro aux côtés de Denis Durand

Christiane Caro aux côtés de Denis Durand

PCF Bretagne - compte rendu du débat de Saint-Brieuc le jeudi 31 janvier dans le cadre du grand Débat National sur le financement des hôpitaux, des EHPAD et de l'aide à domicile, avec Denis Durand, économiste du PCF
PCF Bretagne - compte rendu du débat de Saint-Brieuc le jeudi 31 janvier dans le cadre du grand Débat National sur le financement des hôpitaux, des EHPAD et de l'aide à domicile, avec Denis Durand, économiste du PCF
PCF Bretagne - compte rendu du débat de Saint-Brieuc le jeudi 31 janvier dans le cadre du grand Débat National sur le financement des hôpitaux, des EHPAD et de l'aide à domicile, avec Denis Durand, économiste du PCF
Jeudi 31 janvier à Saint-Brieuc, Salle de Robien
Grand débat national - Le financement des hôpitaux, des EHPAD, des soins à domicile en question
Avec Denis Durand, économiste du PCF
Débat organisé par l'atelier citoyen santé du PCF Bretagne et animé par Christiane Caro
 
Débat sur le financement des EHPAD, de l'aide à domicile et des hôpitaux à Saint-Brieuc avec l'économiste communiste Denis Durand, organisé par l'atelier santé PCF Bretagne et Christiane Caro, son animatrice.
Plusieurs représentants des collectifs de défense des hôpitaux de proximité étaient présents, dont Martine Carn, la présidente du collectif de défense de l'hôpital de Morlaix, parmi les 60 personnes présentes à la salle de Robien. Ce débat était organisé dans le cadre du grand débat national, et il a été ouvert par une vidéo très percutante des personnels de santé de l'hôpital de Toulouse, vidéo réalisée par la CGT sous forme flashmob avec un rappeur pour railler sur le discours techno de ceux qui assassinent l'hôpital avec 3 mots à la bouche: rentabilité, économie, ambulatoire...
Martine Carn: "dans beaucoup de structures, les soignants se disent maltraitants. Ils vont au boulot la boule au ventre. Tous les arrêts maladie ne sont pas remplacés. 28 patients par jour à voir en EHPAD, c'est un train d'enfer, vous ne pouvez faire que 24 toilettes. Du coup, vous sacrifiez la toilette de certains, ou vous ne faites que des toilettes partielles. C'est pareil dans les services de médecine. On met l'ambulatoire à tout va. La plupart des EHPAD n'ont plus d'infirmière de nuit. C'est aux aides soignants d'assurer la surveillance. Une aide-soignante va prendre le rôle de l'infirmière".
Une animatrice du comité de défense de l'hôpital de Lannion, ancienne infirmière elle aussi: "Quand j'ai fait mes premiers stages en gériatrie, on avait 1 infirmière pour 40 personnes âgées. C'était très dur. Il y a eu des embellies au fil du temps. Une montée de l'encadrement en personnel. Mais depuis une dizaine d'années, c'est la dégradation. Il n'y a que les murs qui ont changé. Plus ça va, plus on revient à la même prise en charge qu'en 1976"
Un autre animateur du comité de défense de l'hôpital de Lannion: "L'hôpital de Lannion-Trestel a été mis en faillite par des emprunts toxiques, une politique financière complètement hasardeuse. On a aujourd'hui des diminutions du nombre de lits dans des secteurs qui fonctionnent bien. On demande à des patients de la zone trégoroise de faire 80 km pour aller à Morlaix ou St Brieuc pour des actes médicaux qui pourraient être accomplis à Lannion".
Un autre intervenant met en avant le coût de l'EHPAD, 2000€ à Prevalon - Saint Brieuc: "sur place, pas assez de personnel dans les services, 3 ou 4 de jour. Les gens sont laissés à l'abandon. C'est pas le personnel qui est en cause. Un exemple, dans la chambre de ma mère de 98 ans, on a laissé le plafonnier avec des ampoules à changer, sans lumière, pendant 3 jours. La retraite moyenne est de 1000€ dans le secteur, comment se payer des EHPAD à 2000€".
Une autre intervenante: "Les soignants sont en situation de souffrance, ils décrivent une grande perte de sens de leur travail. Tout ce qui est relationnel ne rentre pas dans la comptabilité. Depuis qu'il y a les Agences Régionales de Santé, tout s'est dégradé avec la mise en compétition des établissements les uns avec les autres."
Une autre intervenante remarque avec force: "La santé n'est plus considérée comme un bien commun mais comme une marchandise. La pénurie de médicaments, touchant 30% d'entre eux, qui s'observe actuellement vient de ce que beaucoup de médicaments sont maintenant fabriqués en Inde et en Chine, et que leur approvisionnement obéit aussi à une logique de flux tendu. Le projet des gouvernements en France, depuis 15-20 ans, c'est celui d'une casse systématique des services publics. Il faut tout privatiser. On ne tient ni compte du coût environnement, ni du coût humain."
 
Denis Durand a pris la parole à ce moment là, disant entre autre;
"Les services d'aides à domicile, les EHPAD, devraient relever de la Sécurité Sociale, financée à 100% sur les cotisations. Tout se lie. Le pouvoir des actionnaires nous pourrit la vie dans tous les domaines. La moitié des personnes de plus de 75 ans touche moins de 1700€ et pourtant le coût moyen de l'EHPAD est de 1940€. En 2015, la réforme du financement des EHPAD a donné de très mauvais résultats. On est passé dans les années 60-70 de conditions d'accueil très dures à une amélioration. Mais depuis 10 ans au moins, tout le monde remarque que la situation se dégrade rapidement. C'est la marque d'un système économique qui n'est plus capable de répondre plus aux besoins sociaux. L'espérance de vie augmente, c'est une bonne nouvelle mais pas pour le capital. C'est un système économique qui n'est pas calibré pour répondre aux besoins sociaux, mais pour servir l'intérêt des actionnaires. Le groupe de clinique Korian par exemple a multiplié ses bénéfices par 5 depuis 2016. Les normes d'austérité budgétaire européenne, le passage à l'euro, le TSCG, se sont traduits par des dispositifs dans la gestion des hôpitaux qui ont changé la donne: tarification à l'acte, changement de gouvernance, prééminence des critères de rentabilité, jusqu'à produire une situation intenable pour tout le monde.
Si la France est en révolte aujourd'hui, c'est aussi lié à un mécontentement vis-à-vis des services publics qui se dégrade, à une demande de plus de services publics. L'adhésion des Français au service public, notamment de santé, augmente fortement. Il faut une augmentation des dépenses publiques, y compris pour la croissance économique: c'est l'avenir. C'est à la rentabilité privée qu'il faut s'attaquer, au coût du capital: par exemple l'Etat reverse chaque année 40 milliards d'intérêts au banque sur les intérêts de sa dette.
A côté de ça, les groupes financiers s'appuient sur les banques, des prêts consentis de manière complaisante, pour faire leur casino financier, absorber des concurrents, supprimer des emplois, comme Sanofi qui a absorbé Aventis en contractant un emprunt de 16 milliards d'€ à BNP Paribas à un taux ridiculement bas pour une OPA financière alors que Aventis était plus gros que lui.
Il faut que nous nous battions contre la dictature des marchés financiers, que nous mettions en avant l'exigence d'un pôle public du médicament au niveau français et européen, pour la recherche et la production de médicament. Que nous laissions à nouveau l'Etat et les hôpitaux s'endetter car cette dette amène des recettes publiques et sociales. Il faut que la BCE prête aux Etats pour des projets de développement humain et écologique plutôt qu'aux banques (700 milliards prêtés aux banques à des taux ridiculement peu élevés). Nous devons passer d'un encadrement de 23 pour 100 usagers dans les EHPAD à 60 pour 1000, cela créerait 60 000 emplois.
La cotisation sociale doit à nouveau financer la sécurité sociale à 100%. C'est tellement simple que ça devrait être remis au goût du jour. Au lieu de ça, leur ambition est de détruire la sécurité sociale. Il faut enrayer le processus de privatisation dans le système de santé, dans la chaîne de médicament. Aujourd'hui, le capitalisme en crise depuis les années 70 réorganise la société pour que tout aille au profit, il se nourrit de fonds publics, il s'attaque violemment à toutes les institutions progressistes. C'est un problème de système: on ne peut pas recadrer ce capitalisme dans le cadre du système. Il faut changer de système économique. Il y a la possibilité d'éradiquer le chômage, d'intégrer ces 15% de la société qu'on ne laisse plus produire des richesses, c'est la révolution à laquelle conduirait l'application de notre projet de sécurité emploi-formation, cela financerait autrement la Sécurité Sociale".
 
Pour ma part, j'ai défendu une plus grande nationalisation- socialisation du système de santé avec une reprise en main de la recherche sur le médicament, une entrave aux logiques de profit qui s'emparent de la santé, et tondent la Sécurité sociale, une fin du système de complémentarité juteuse clinique privée-hôpital, avec la complicité de bon nombre de médecins, qui ramène les actes lucratifs à la clinique et les plus coûteux à l'hôpital. Un pôle public du médicament, un retour au modèle hospitalier dominant, une réintégration de la rémunération médicale dans un modèle cadré, permettrait déjà faire faire beaucoup d'économies à la sécu. J'ai aussi avancé l'exigence d'une montée en puissance des cotisations sociales faisant contribuer les entreprises pour financer la perte d'autonomie, les EHPAD, l'aide à domicile, afin d'assurer une meilleure égalité des personnes âgées et de leur assurer une vie digne jusqu'au bout.
 
Ismaël Dupont.
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 07:20
Mardi soir, 5 février à 19h15 - Glenn Le Saout, candidat sur la liste des Européennes du PCF conduite, par Ian Brossat  invité de Tébéo
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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 21:04
Un déluge de réactions après la tentative de perquisition à Mediapart (Médiapart, 4 février 2019)
Un déluge de réactions après la tentative de perquisition à Mediapart
Par et

À gauche, les condamnations sont quasi unanimes après la tentative de perquisition ordonnée par le parquet à l'encontre de Mediapart. À La France insoumise, certains hésitent toutefois à dénoncer clairement ce qui aurait pu être une atteinte au secret des sources. LREM, de son côté, garde le silence et ne semble pas concerné par cette atteinte à la liberté de la presse.

La perquisition avortée dans les locaux de Mediapart, lundi 4 février, a fait réagir une large partie de la classe politique française, intervenue à un moment particulier : sur fond de durcissement de la législation sur le droit de manifester (lire ici et ) et après les propos controversés d’Emmanuel Macron sur les médias rapportés par Le Point, le président de la République envisageant que l’État puisse être le garant d’une « neutralité » de la presse.

À gauche, les réactions ont été nombreuses et le soutien unanime. Ou presque. Plusieurs responsables politiques replacent la tentative de perquisition à Mediapart dans un contexte global. Pour David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), la proposition de loi « anticasseurs », les récentes sorties du président sur la presse, ou la répression policière lors des manifestations des « gilets jaunes » font système : « Le respect de la liberté de la presse et donc, de la protection des sources, est constitutive des valeurs d’une démocratie et de notre république. L’affaire Benalla devient chaque jour davantage une affaire d’État. La loi dite “anticasseurs”, l’usage d’armes dites semi-létales par les forces de l’ordre, la tentation du recours bonapartiste au référendum pour “gérer” le mouvement des gilets jaunes, les indiscrétions du chef de l’État qui évoque la nécessité de contrôler les médias… Tout cela concourt à un même imaginaire qui fragilise les valeurs de notre République. Intimider les médias contribue au climat de délitement de notre démocratie. »

Même inquiétude du côté de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste (PCF) : « Loi anti-manifestation, perquisitions dans une rédaction qui bouscule le gouvernement… La France de Macron glisserait-elle vers un régime autoritaire ? Le secret des sources doit être garanti tout comme la liberté de la presse. » Fondateur du mouvement Génération.s, qui a publié un communiqué pour dénoncer « une inacceptable opération d’intimidation », Benoît Hamon soutient « sans réserve » Mediapart. Il observe que « cette histoire s’inscrit dans la droite ligne de la loi qui interdit de manifester ! Il y a tout un pan des libéraux qui, historiquement, n’ont jamais aimé les contre-pouvoirs : le peuple, la presse… Macron est dans cette ligne, cette affaire est incroyable… ».

Au PS, on a fait mine de s’étonner que les policiers « aient été plus efficaces pour perquisitionner Mediapart que pour rentrer chez Benalla ». « La protection des sources des journalistes est un pilier de la démocratie, ajoute Olivier Faure, le premier secrétaire du parti. La violation de ce principe est une entame grave à la liberté de la presse et à son indépendance. »

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a quant à lui exprimé sa solidarité (...).

À La France insoumise (LFI), les réactions ont été davantage contrastées. Avec, d’un côté, les Insoumis soutenant sans ambiguïté Mediapart, et de l’autre, les Insoumis ironisant sur le sort du journal, qui serait coupable de n’avoir pas soutenu leur mouvement lors de la série de perquisitions ayant visé La France insoumise, le 16 octobre, dans le cadre d’une double enquête préliminaire – l’une concernant l’emploi d’attachés parlementaires, l’autre les comptes de la campagne présidentielle (lire ici ou ou encore , ce que nous écrivions).

Côté « défenseurs », la tête de liste LFI aux européennes, Manon Aubry, a ouvert le bal. Tout de suite après l’annonce de la tentative de perquisition, elle tweetait pour dénoncer la « pente très dangereuse » prise par le pouvoir, sans toutefois, à l’instar de la députée Clémentine Autain, faire référence aux perquisitions de LFI. Les députées Caroline Fiat ou Mathilde Panot ont elles aussi déploré une attaque envers la liberté de la presse : « Même si tous à Mediapart ne nous ont pas soutenus, mes principes ne sont pas à géométrie variable : toute ma solidarité aujourd'hui aux journalistes », a souligné l’élue d’Ivry-sur-Seine.

L’eurodéputé Younous Omarjee et le député Ugo Bernalicis ont exprimé leur « solidarité » avec le journal et dénoncé la « dérive autoritaire » du pouvoir. Le député François Ruffin, par ailleurs journaliste, a quant à lui retweeté sans mot dire l’information « brute » délivrée par Mediapart sur la perquisition.

Chez LREM, le silence est d’or

La réaction a été beaucoup moins amène du côté de Jean-Luc Mélenchon et de certains de ses proches, au risque de choquer beaucoup d’internautes, y compris des Insoumis, sur les réseaux sociaux. Le leader de LFI s’est contenté d’un retweet amer visant à rafraîchir la mémoire de Mediapart : « Souviens-toi l’automne dernier. » Numéro deux du mouvement et candidat en deuxième position sur la liste aux européennes, Manuel Bompard a accusé « la dérive autoritaire du pouvoir », tout en soulignant que « ceux qui en sont victimes aujourd'hui regrettent sans doute d'avoir aidé la manœuvre en octobre dernier ». Adrien Quatennens y est lui aussi allé de son ironie cinglante :

 

 

 

Un déluge de réactions après la tentative de perquisition à Mediapart (Médiapart, 4 février 2019)

Le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière s’est fendu d’un premier tweet interpellant Mediapart afin de « rappeler votre absence de soutien quand nous avons protesté contre les perquisitions de nos locaux et la prise de nos fichiers ». Puis il a jugé bon d’ajouter, quelques minutes plus tard, un mot sans ambages : « Quand on perquisitionne des médias pour remettre en cause le secret des sources, c'est la liberté de la presse qui est piétinée. C'est une question de principe. »

Du côté de la majorité, le silence semble d’or, en tout cas la marque d’un besoin de confort pour ne pas froisser l’autorité judiciaire. Aucune parole publique d’élus ou responsables de La République en marche n’a été prononcée sur cette affaire susceptible de remettre en cause le secret des sources de Mediapart.

Sollicités, seuls la députée de l’Essonne Marie Guévenoux et le président du groupe à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, ont finalement accepté de réagir en milieu d’après-midi. Pour les deux élus, la chose est simple, comme le résume la première : « Il ne m’appartient pas comme parlementaire d’apporter un commentaire sur des investigations judiciaires en cours. Il en va de l'équilibre de nos institutions. Si le procureur a outrepassé ses droits, vos avocats peuvent engager les recours nécessaires. » Pour Gilles Le Gendre, Mediapart a fait valoir son droit de refuser cette perquisition dans le cadre d’une affaire judiciaire qu’il n’a pas à commenter.

Sur le fond, la procédure hors norme du parquet qui aurait pu mettre en danger le secret des sources, pierre angulaire de la liberté de la presse reconnue par la loi et la Cour européenne des droits de l’homme ? Aucune réponse. « Circulez, il n’y a rien à voir », semblent dire ces deux élus, pour qui la question fondamentale ici posée ne relève donc pas de leur champ de réflexion. Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, n’a pas donné suite à notre sollicitation.

Sur une vingtaine de députés du parti présidentiel et du centre contactés, seule Frédérique Dumas, ex-LREM ralliée à l’UDI, a accepté de prendre position : « Je ne souhaite pas commenter, comme députée, une décision prise par le procureur. Je suis néanmoins surprise de l’attention portée au plus haut niveau à M. Benalla. Et, de mon côté, je suis attachée à la liberté de la presse et au fait qu’on n’altère pas sa capacité d’investigation. C’est l’oxygène de la démocratie. »

À droite, et surtout à l’extrême droite pourtant jamais avare de poursuites judiciaires contre Mediapart, cette affaire est du pain bénit pour enfoncer un peu plus le pouvoir en place. Dans un tweet, Florian Philippot se demande si la France est encore une démocratie. Thierry Mariani, ancien des Républicains et fraîchement rallié au Rassemblement national, accuse le gouvernement d’aller aussi loin dans les lois liberticides et les pratiques judiciaires que lors de la guerre d’Algérie… À l’instar de Nicolas Dupont-Aignan, il accuse le pouvoir de vouloir neutraliser la presse, comme avec la loi dite contre les « fake news ».

Du côté des défenseurs de la liberté d’expression, la condamnation est unanime. Joint par Mediapart, Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ CGT, qualifie cet événement de « totalement fou, surréaliste mais aussi assez prévisible vu l’attitude d’Emmanuel Macron envers la presse et les médias ». « On atteint un point de non-retour, poursuit-il. Il faut réagir très vite et très fort. » Dans son sillage, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), estime qu’« une telle tentative d’atteinte au secret des sources par des procureurs accompagnés de policiers est une pression inacceptable sur le journalisme d’investigation ».

 

Certains « gilets jaunes » ont vu dans l’attaque judiciaire contre Mediapart un écho à leur lutte contre le pouvoir et les violences policières. Un groupe d’Argenteuil propose même un rassemblement devant les locaux du journal, pour protester contre « une étape supplémentaire dans l'autoritarisme de M. Macron, une étape de plus dans la violation des libertés fondamentales : dont celle d'être librement informé ».

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 20:43
Marie-Hélène Bourlard et Benjamin Amar, syndicalistes, Maryam Madjidi, écrivaine, Mamoudou Bassoum, champion de Taekwendo, avec Ian Brossat et la liste du PCF: L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent! L'Humain d'abord!
Marie-Hélène Bourlard et Benjamin Amar, syndicalistes, Maryam Madjidi, écrivaine, Mamoudou Bassoum, champion de Taekwendo, avec Ian Brossat et la liste du PCF: L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent! L'Humain d'abord!
Marie-Hélène Bourlard et Benjamin Amar, syndicalistes, Maryam Madjidi, écrivaine, Mamoudou Bassoum, champion de Taekwendo, avec Ian Brossat et la liste du PCF: L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent! L'Humain d'abord!
Marie-Hélène Bourlard et Benjamin Amar, syndicalistes, Maryam Madjidi, écrivaine, Mamoudou Bassoum, champion de Taekwendo, avec Ian Brossat et la liste du PCF: L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent! L'Humain d'abord!
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 18:33
Européennes. Les communistes valident leur liste mais plaident le rassemblement (L'humanité, 3 février 2019)
Européennes. Les communistes valident leur liste mais plaident le rassemblement
Dimanche, 3 Février, 2019
Les adhérents du PCF ont approuvé à 95% leur liste pour les européennes ce week-end alors que les discussions se poursuivent à gauche en vue d’un rassemblement pour ce scrutin. Leur tête de liste Ian Brossat et le chef de file de Génération.s Benoît Hamon se sont rencontrés à Brest vendredi.
Un peu plus de 47 000 adhérents du PCF à jour de cotisations étaient invités à se prononcer jusqu’à samedi sur les candidatures pour les élections européennes proposées le 26 janvier par le Conseil national de leur formation. 48,6% ont pris le chemin des urnes pour dire leur approbation à 95,66% (1,59% de contre et 2,79% d’abstention). « Nous avons constitué une belle liste qui est déjà une liste de rassemblement puisque sur les 15 premiers candidats que nous présentons un tiers ne sont pas adhérents du PCF. C’est une liste très ouverte au mouvement social et aux luttes actuelles. Nous sommes prêts aussi à continuer les discussions avec Génération.s de Benoit Hamon ou avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon », commente Ian Brossat qui y figure en première position. Intitulée « L'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent », la liste sera lancée par un meeting ce mardi aux Docks des suds à Marseille. Mais elle « pourra bouger pour permettre le rassemblement avec des forces de gauche qui remettent en cause la logique des traités »,  a également prévenu, avant même ce vote, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. 
 
Dans cette perspective, tandis qu’EELV et la France insoumise sont décidés à mener leur propre campagne (lire  #Opération471. Pour les européennes, la France insoumise multiplie les hologrammes), le PCF et Génération.s multiplient signaux et appel à l’unité. Ian Brossat et Benoît Hamon se sont ainsi retrouvés à Brest « pour un café » vendredi avant de se rendre à leur réunion publique respective.
« Nous ne nous faisons pas à la dispersion de la gauche et partageons ensemble de nombreux combats. L'heure est venue de sortir des accords d'appareils. Parlons idées, et mettons nous en ordre de bataille pour convaincre ceux qui s'abstiennent », invite le PCF qui, comme Génération.s, a fait circuler la photo de la rencontre sur les réseaux sociaux. De son côté, l’ancien candidat socialiste à la présidentielle se dit « évidemment prêts à l’unité ». « Je suis d’accord pour réunir les combats de la gauche, mais pas pour réunir les vieux partis de gauche. Pour desserrer la mâchoire des libéraux et de l’extrême droite, il faut un vrai projet de gauche, porteur de grandes transitions sur l’écologie, le travail et la démocratie, et c’est ce projet que je porte depuis deux ans », ajoutait-il dans les colonnes du Télégramme dès jeudi dernier. Reste qu’entre le PCF et Génération.s la question de la tête de liste pourrait faire obstacle. « Nous, on propose d’avoir une discussion et de ne pas faire de la désignation de la tête de liste un préalable », explique l’ancien député Pascal Cherki quand les communistes proposent bel et bien Ian Brossat en numéro 1. Sur le fond, le débat doit aussi se poursuivre.  « Globalement avec Génération.s  nous avons des convergences importantes, il reste des sujets à clarifier qui ne sont pas négligeable comme le rapport aux traités européens – nous faisons de la rupture avec ces traités une exigence fondamentale- ou l’Europe de la Défense à laquelle nous sommes défavorables », estime l’adjoint communiste à la mairie de Paris.
 
Quant au PS, avec lequel le PCF comme Génération.s soulignent les divergences sur le projet européen, la réunion de ses secrétaires de section samedi n’a pas abouti à l’annonce d’Olivier Faure comme tête de liste. Le premier secrétaire du parti temporise  et compte sur Place publique, le mouvement  de Raphaël Glucksmann, pour s’inclure dans une possible « union de la gauche » : «J'entends que dans nos rangs, il en est qui disent, ‘’mais pourquoi on irait avec d'autres, quand en réalité nous sommes capables de faire tout seuls (...) Il faut se réaffirmer, ne pas s'effacer’’. (...) Ce discours-là ne peut pas être le nôtre, au moment où tant de périls menacent la cohésion sociale, la démocratie et jusqu'à l'avenir de la planète », a-t-il déclaré suscitant des impatiences dans son propre camp en attendant un nouveau Conseil national dans les « prochaines semaines ».
 
Julia Hamlaoui
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 18:10
Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Prisonniers palestiniens
Courrier du 29/01/19 à Monsieur le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Par / 29 janvier 2019

Monsieur le Ministre,
Fin 2018, nous avons eu le plaisir d’accueillir au groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste du Sénat, Salah HAMOURI, peu de temps après sa libération. Il nous a rappelé l’importance de poursuivre notre combat sur les conditions de détention des prisonniers palestiniens parmi lesquels on compte de nombreux enfants.
Aujourd’hui des centaines de Palestiniens sont placés en détention administrative. Sur le nombre total de prisonniers palestiniens derrière les barreaux plus d’un tiers des personnes auraient besoin de soins médicaux. De nombreux prisonniers palestiniens disent avoir été soumis à la torture et à des actes de violence en détention.
A cette situation déjà dramatique, le ministre israélien de la sécurité publique, a ajouté son intention « d’empirer » les conditions de détention des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes. Ce projet prévoirait la suppression des droits de cuisiner dans les prisons, la limitation de l’accès des prisonniers à la télévision, à l’eau, le blocage des fonds de l’Autorité palestinienne, la réduction de nombre de visite familiales...
Comme vous le savez Monsieur le ministre, aggraver les conditions de vie de ces prisonniers serait contraire au Droit International. Comptant sur votre influence auprès du Gouvernement Israélien pour défendre les droits des prisonniers palestiniens, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en toute ma considération.

Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor

Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Quels engagements afin de permettre une réouverture ?
Institut français de Naplouse -
Par / 31 janvier 2019

Monsieur le Ministre,

L’Institut français de Naplouse a été fermé en août 2018. Cette décision avait alors indigné de nombreuses associations, citoyens et élus, tant sur le fond que sur le symbole.

En juillet 2018, j’avais adressé un courrier au Président de la République pour lui faire part de ma désapprobation. Je lui rappelais que compte-tenu du contexte local, cet Institut représente davantage qu’un simple lieu de culture française.

En octobre 2018, lors d’une audition sur le PLF 2019 au Sénat au sein de la Commission des Affaires Étrangères, nous avions échangé sur la situation de l’Institut de Naplouse. En réponse à mon inquiétude, vous aviez répondu « que le sujet n’était pas fermé ».

C’est pourquoi, je me permets de vous solliciter de nouveau sur l’avenir de l’Institut français de Naplouse. Quels engagements sont envisagés afin de permettre une réouverture de cet institut et le développement de ces activités ?

Je sais pouvoir compter sur toute votre bienveillance afin de veiller au maintien des liens de notre pays avec le peuple palestinien.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes sincères salutations.

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