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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:35
ORANGE : CELEBRATION DE L’ALGERIE FRANCAISE ET DE L’OAS - Fabienne Halaoui, Conseillère Municipale PCF, dénonce!

ORANGE : CELEBRATION DE L’ALGERIE FRANCAISE ET DE L’OAS

En baptisant le nouveau giratoire de la route d’Avignon du nom du Lieutenant-Colonel de la Chapelle, le Maire d’Orange opte pour la promotion de notre passé colonial et de l’organisation terroriste et raciste qu’a été l’OAS. En annonçant la commémoration le 7 juin, Jacques Bompard vise à réhabiliter 2 membres de l’OAS exécutés, jour pour jour, il y a 57 ans, le 7 juin 1962 : Albert DOVECAR, sergent déserteur du 1er REP et Claude PIEGTS qui ont assassiné dans un guet-apens Roger GAVOURY, contrôleur général de la sureté nationale et commissaire central d’Alger.

Citer en exemple un militaire qui a levé les armes contre la république, c’est légitimer la violence des armes contre la démocratie alors que par 2 fois déjà, le Maire d’extrême droite a déjà nommé 2 rues de partisans de l’Algérie française : la rue « Jacques Perret » et celle « Hélie Denoix de Saint Marc » condamné avec les chefs de l’OAS.

J’envisage un recours devant le Tribunal Administratif. Je porte à votre connaissance mon intervention, à ce sujet, au conseil municipal du 17 mai 2019 :

« La tentative du putsch d’Alger en avril 1961 n’a duré que 4 jours, 4 jours peu glorieux durant lesquels des généraux ont désobéi. L’humanité du 26 avril 1961 (que je brandis sur la photo) titrait : « Les généraux en fuite se sont réfugiés au camp de Zéralda, base des paras de la légion étrangère. Le journal titrait l’échec du complot salué avec satisfaction par l’opinion publique mondiale, la nécessité de châtier les organisateurs du putsch et leurs complices alors que les soldats du contingent s’étaient opposés résolument à la sédition. »
12 millions de travailleurs en France s’étaient mis en grève pour s’opposer au putsch et demander la paix.
56 ans après, Monsieur le Maire, vous nous demandez de donner le nom d’un rond-point à un de ces militaires qui avaient trahi la France.
La Guerre d’Algérie est la cause de nombreuses souffrances mémorielles mais la réconciliation des mémoires ne passe pas par la célébration des factieux qui voulaient maintenir, au prix des exécutions, de la torture et des disparitions, la domination coloniale en Algérie considérée alors comme un département français dans lequel les algériens n’avaient pas de citoyenneté.
Ce racisme colonial qui vous anime et s’est mué chez vous en racisme anti arable et en islamophobie pathologique vous a conduit à participer avec Renaud CAMUS, le chantre du grand remplacement, aux Assises de la Remigration.

Face au brouhaha organisé pour me censurer, la fin de mon intervention a été inaudible, elle devait se terminer ainsi :

« Vous faites du révisionnisme historique alors que ce rond-point devrait porter le nom d’un homme qui a payé de sa vie l’acharnement avec lequel certains militaires ont voulu par tous les moyens, dont la terreur et la torture, maintenir la domination et la surexploitation coloniale, je veux parler de Maurice Audin dont la disparition vient, enfin, d’être reconnu, comme crime d’Etat par le président de la république. »

Fabienne Haloui
Conseillère Municipale PCF
Orange citoyenne et solidaire

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 06:20
La conférence abordera la période 1917-1920. | DR

La conférence abordera la période 1917-1920. | DR

La conférence abordera la période 1917-1920. | DR
Ouest-France 5 juin 2019 
Morlaix. Le PCF propose une conférence chantée, mardi 11 juin

La section PCF de Morlaix propose une conférence chantée : « 1917-1920, de la fin de la Première Guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d’histoire et de contexte ». Elle se déroulera mardi 11 juin au siège de la section locale.

La section PCF de Morlaix propose une conférence chantée : « 1917-1920, de la fin de la Première Guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d’histoire et de contexte ». Le tableau historique sera ponctué de chansons de luttes et d’espoir : La semaine anglaise, Ce n’est pas en France, Tragique ballade des tranchées… Les morceaux seront interprétés par Roger Héré, Patricia Paulus et Jean-François Vérant.

Mardi 11 juin, 18 h, au local du PCF, 2 petite rue de Callac (derrière le Corto Maltese).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-pcf-propose-une-conference-chantee-mardi-11-juin-6383390

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 06:17
Ouest-France
Plougasnou. Pour le collège, les habitants « repartent au charbon »

Publié le 06/06/0219 Sounkoura-Jeanne DEMBELE. Avec notre correspondante locale

Environ 200 personnes se sont rassemblées, à 18 h 30, devant la salle municipalede Plougasnou où avait lieu la rencontre entre les élus.

 

Environ 200 personnes se sont rassemblées, à 18 h 30, devant la salle municipalede Plougasnou où avait lieu la rencontre entre les élus. | OUEST-FRANCE

Environ 200 personnes ont manifesté, jeudi 6 juin 2019, devant la salle municipale de Plougasnou (Finistère), où avait lieu une rencontre entre des élus départementaux et municipaux. Ces derniers ont évoqué l’avenir incertain du collège de la commune.

Est-ce la reprise d’un bras de fer engagé il y a bientôt quarante ans ? Mercredi 5 juin, au soir, plusieurs parents d’élèves du collège de Plougasnou (Finistère) ont appris « par le bouche-à-oreille » qu’une réunion entre deux vice-présidents du Département et les élus de la majorité était programmée le lendemain, en fin de journée.

Plusieurs dossiers « importants » étaient au menu des discussions. Dont l’épineuse question de l’avenir de l’établissement qui compte 95 élèves.

Quelques heures avant cette rencontre, la maire de la commune, Nathalie Bernard, a précisé, dans un communiqué destiné à « faire taire les rumeurs », « qu’il ne s’agissait pas d’acter sa fermeture ». Mais il n’en fallait pas plus aux habitants pour « repartir au charbon ».

Pas moins de 200 personnes se sont rassemblées dès 18 h 20, devant la salle municipale où avait lieu la réunion. Parents, anciens et actuels élèves, représentants d’association, clubs sportifs et commerçants venaient porter le même message : une ville de 3 000 âmes sans son collège « est une ville condamnée ».

« Une commune de vieux »

« Aujourd’hui, c’est le collège. Et demain, ça sera quoi ? La Poste ? La banque ? » Sur le parvis du bâtiment, les discussions s’engagent entre les habitants. L’inquiétude est palpable. « Une fermeture aurait des répercussions multiples sur le tissu social et économique de la commune », résume Hubert, dont l’une des filles est en classe de 5e.

« À croire qu’on veut faire de Plougasnou une commune de vieux », soupire Louis, président du club de foot, qui met le doigt sur le nœud du problème.

Nombreuses sont les familles à s’être installées ici pour la proximité avec le collège. Jean-Baptiste, Plougasniste depuis trois ans et père de trois enfants, en a même fait un critère « décisif ». Le risque selon lui ? « Que les gens déménagent et que plus personne ne les remplace. »

C’est tout le bourg qui pâtirait de cette baisse d’attractivité. Aussi bien les associations que les petits commerces. « Faire fuir la jeunesse, c’est faire fuir les parents. Et ce sont eux qui nous font travailler », soufflent des représentants de l’union des commerçants.

« Mais n’oublions pas les enfants qui sont les plus lésés dans cette histoire », souligne Christine Bon, présidente du comité de jumelage de la ville. En cas de fermeture, les collégiens seraient redirigés vers les établissements de Lanmeur ou de Morlaix.

« Regrettable, pour Hubert. Ils bénéficient ici d’une excellente qualité d’enseignement. Ce n’est pas pour rien s’il y a 100 % de réussite au brevet ! Et on prend aussi le risque de surcharger les classes de deux autres collèges… » « Et puis se poserait la question du transport, ajoute Christine Bon. Quid du rythme de vie de nos jeunes ? »

Effet boule de neige

Vanessa Le Dru, adjointe à l’éducation, craint aussi cet effet « boule de neige ». Fermer le collège risquerait de « court-circuiter » les projets engagés par la municipalité pour redynamiser la commune et attirer de nouvelles familles, expliquait-elle quelques heures avant la réunion.

À l’issue de la rencontre, rien n’a été acté. Concernant ce dossier, seuls les « mauvais chiffres des effectifs du collège » ont été abordés. Vanessa Le Dru indique tout de même qu’il « faudra se battre » dans les trois semaines à venir.

Reprenant un peu les mêmes éléments de langage des Plougasnistes : « On sera là du début à la fin ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-pour-le-college-les-habitants-repartent-au-charbon-6385869

Des enfants des écoles du bourg et de Kérénot, futurs collégiens, manifestaient aussi leur souhait de rester au collège dans leur commune quand viendrait leur tour de l’intégrer.
Des enfants des écoles du bourg et de Kérénot, futurs collégiens, manifestaient aussi leur souhait de rester au collège dans leur commune quand viendrait leur tour de l’intégrer. (Philippe BESCOND)

Les réseaux sociaux se sont affolés mercredi soir 5 juin avec la diffusion d’un message annonçant que « Marc Labbé et Joëlle Huon, conseillers départementaux, venaient informer les élus de la fermeture du collège pour la rentrée 2020. Il est important de montrer notre position devant cette décision, tant côté confort d’apprentissage pour nos enfants, qu’économique qu’écologique. Merci d’être un maximum devant la salle municipale, à 18 h 30, ce jeudi soir ».

En réponse aux interrogations d’un de ses concitoyens, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, a répondu ; « Il ne s’agit pas d’une réunion informant de la fermeture du collège mais d’un bureau municipal comme nous en avons tous les 15 jours, dont un des sujets parmi d’autres est l’avenir du collège, fragilisé depuis des années par la baisse des effectifs. Pour cela, j’ai invité des élus du département afin que les élus de la majorité puissent poser toutes les questions et donner leur point de vue aux conseillers départementaux qui auront à préparer les prochaines discussions avec le rectorat ».

« Pas de fermeture »

Ce jeudi soir 6 juin, plus de 200 personnes, adultes parents d’élèves, commerçants, retraités, élus de l’opposition municipale, mais aussi enfants et collégiens, se sont rassemblés devant la salle municipale où se tenait la réunion, avec la ferme intention de faire entendre leur refus d’une éventuelle fermeture du collège, comme d’autres s’étaient mobilisés en 2008 pour le même sujet.

Ils n’étaient plus qu’une grosse poignée sur place à la sortie de Marc Labbé, Joëlle Huon et Nathalie Bernard, vers 20 h 30. L’édile s’est voulue rassurante : « Il n’y aura pas de fermeture du collège, cela fait des années qu’il est fragilisé, mais nous voulons garder nos écoles et notre collège ». Des voix se sont élevées pour exprimer les risques liés à une éventuelle fermeture, l’inquiétude face à l’agrandissement du self du collège de Lanmeur, et réclamer une réunion publique d’information pour rassurer la population. Ce que Nathalie Bernard s’est engagée à faire en cas de besoin.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 06 Juin 2019 à 22h43

"Les réseaux sociaux se sont affolés", non, on a affolé les réseaux sociaux, ce n'est pas la même chose. L'opposition en profite pour mettre de l'huile sur le feu. Nous n'en serions pas là si l'APE du collège avait alerté la population sur le manque d'effectif au collège.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/college-200-personnes-manifestent-pour-le-garder-06-06-2019-12304623.php

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 05:42
Stop au business de la mort: les ventes d'armes françaises ont augmenté de 30% en 2018

Les ventes d’armes françaises ont augmenté de 30% 

et atteignent 9,1 milliards d’euros en 2018

 

Sur terre et sur mer, Paris favorise le business de la mort
Vendredi, 31 Mai, 2019

Industrie militaire. S’il n’a pas chargé d’armes françaises, le cargo saoudien arrivé mardi à Marseille serait rempli de blindés canadiens. En l’accueillant, la France viole le traité sur le commerce des armes.

Le message est plus clair encore que les mers sur lesquelles voguent des cargos saoudiens remplis d’armes : l’Élysée ne veut pas que les Français se mêlent de sujets qui ne les concernent pas. Après avoir bâillonné le Parlement où toute discussion sur l’industrie de l’armement est systématiquement renvoyée, Emmanuel Macron et ses sbires ont décidé de s’en prendre aux journalistes qui mettent le nez dans leurs affaires. Récemment, Mathias Destal, Geoffrey Livolsi et Michel Despratx, du média-ONG Disclose, ont été convoqués par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au sujet de leur enquête sur l’usage au Yémen d’armes françaises vendues à l’Arabie saoudite.

Le mois dernier (lire l’Humanité du 16 avril), le site Web – en partenariat avec France Info, Mediapart, The Intercept, Konbini et Arte – avait publié une note de la direction des renseignements militaires (DRM) mentionnant que des armes made in France étaient bien utilisées sur le territoire yéménite par Riyad et Abu Dhabi, en guerre contre les rebelles houthistes soutenus par l’Iran. Parmi ces armes : des canons Caesar, dont la portée de tir peut potentiellement atteindre des civils yéménites.

En début de semaine, à Marseille, ce seraient ces mêmes canons ainsi que des munitions qui pouvaient, d’après Disclose, embarquer sur le Bahri Tabuk. Ce que dément fermement l’armateur saoudien Bahri. « Le navire va charger (mercredi), pour le compte de (l’entreprise allemande) Siemens, des stations mobiles d’électricité à usage civil, et cela représente 100 % de sa marchandise. Les informations sur un chargement d’armes ou d’explosifs sont complètement bidon », a ainsi affirmé à l’AFP un porte-parole de l’entreprise saoudienne. Ce à quoi Disclose répond sans détour : « Selon nos informations, les charges modulaires parties en containers depuis l’usine d’Eurenco de Bergerac ont été redirigées vers une destination inconnue », évoquant « un changement de stratégie au sommet de l’État ».

La CGT des dockers du golfe de Fos ne confirme ni n’infirme cette version. « À notre connaissance, aucune cargaison d’armes ou de munitions n’était prévue à Fos ce mercredi. Et s’il y avait le moindre doute sur le sujet, croyez-moi que nous l’aurions bloquée ! » explique l’un des responsables du syndicat à l’Humanité.

Mais alors pourquoi autant d’énergie déployée ces derniers jours par le gouvernement pour noyer le poisson ? Jean-Yves Le Drian, super-VRP de l’armement français, ressort inlassablement la même antienne : « Oui c’est une sale guerre, oui il faut l’arrêter, oui il faut être extrêmement vigilant sur les ventes d’armes à l’égard de ces pays. C’est ce que nous faisons », a déclaré mardi sur France Inter le ministre des Affaires étrangères, oubliant de rappeler qu’un bombardement avait encore tué sept civils, dont trois enfants, la semaine précédente. « Nous respectons scrupuleusement le traité sur le commerce des armes », s’est-il en revanche empressé de rajouter, ne sachant manifestement pas de quoi le texte retourne.

La France n’en est pas à une inconséquence près dans ce dossier

« Dans cette affaire marseillaise, la France sait pertinemment qu’elle viole encore et toujours le traité sur le commerce des armes (TCA) », explique Benoît Muracciole, président de l’ONG Action sécurité éthique républicaines (Aser). « S’il n’y a peut-être pas eu de livraisons françaises, nous sommes quasiment sûrs en revanche que le bateau est rempli de blindés fabriqués au Canada et destinés aux soldats de la coalition située à la frontière du Yémen. » Si l’on se réfère aux paragraphes 2 et 3 de l’article 6 du TCA, la France est par conséquent hors des clous. Le texte s’applique en effet aux transferts d’armes classiques. D’après la définition du registre des Nations unies, cela inclut les imports, les exports, les prêts, les dons et… les transits. La présence du Bahri Tabuk au port de Marseille entre dans cette dernière catégorie.

Mais la France n’en est pas à une inconséquence près dans ce dossier. Interpellée mardi après-midi à l’Assemblée nationale sur la possible livraison, la ministre de la Défense, Florence Parly, s’est une fois encore emmêlé les pinceaux. « Et quand bien même ce serait le cas, cela serait-il étonnant ? Non, car nous avons un partenariat avec l’Arabie saoudite », avait-elle osé lancer avant d’être interrompue par un lapidaire « vous mentez ! » de François Ruffin, député de la France insoumise. Le 8 mai dernier, le député communiste de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq avait tenté lui aussi de questionner le premier ministre en dénonçant la complicité de la France, qui – bien que hors la loi – continuait à vendre des armes à l’Arabie saoudite et ses amis. Le député avait alors demandé au gouvernement les moyens de donner au Parlement le pouvoir de contrôler la vente d’armes. Pour toute réponse, il a reçu une fin de non-recevoir. Depuis, les journalistes qui tentent de prendre le relais sont désormais menacés.

Seuls aujourd’hui les membres de la société civile trouvent encore le moyen de faire entendre la voix des Français sur le sujet. Mercredi soir, sur le port de Marseille, outre les syndicats de dockers et Aser, des membres de l’association Marseille en commun et le Mouvement de la paix étaient montés au créneau pour dénoncer les mauvais « faits d’armes » de la France macronienne. Mais pour combien de temps encore…

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 05:37
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Gaza : Macron doit refuser le chantage de Trump à la famine (PCF)
 
« Si nous ne pouvons collecter au moins 60 millions de dollars pour ce mois de juin, notre capacité à fournir de la nourriture à plus d'un million de réfugiés palestiniens à Gaza, dont près de 390 000 en pauvreté absolue (avec 3,5 dollars par jour) et 620 000 en situation de pauvreté abjecte qui tentent de survivre avec 1,6 dollar par jour est profondément remis en cause ». Cet appel de l'Office des Nations unies d'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) signifie que la famine va sévir dès maintenant à Gaza. Un effondrement prévisible de cette prison à ciel ouvert pour près de 2 millions de personnes.
 
Ceci n'est pas un hasard : en supprimant la quote-part des États-Unis, Donald Trump a signifié le chantage à la mort aux Palestiniens : soit ils acceptent l'abandon définitif de leur droit internationalement reconnu à un État dans les frontières d'avant l'occupation israélienne de 1967, soit ils mourront de faim et de misère. Ceci fait partie du grand marchandage « the Deal of the century » que le président des États-Unis tente de vendre aux pays arabes : un plan qui prévoit que, en échange de centaines de millions de dollars, fournis par ces mêmes pays, le peuple palestinien soit définitivement dispersé - privé de toute existence juridique en tant que telle tant en Cisjordanie qu'à Gaza - notamment en Jordanie, en Égypte et au Liban.
 
La France a la possibilité d'arrêter ce processus destructeur en ne prêtant pas la main aux manœuvres conduites par Jared Kushner pour le compte de son beau-père, président des États-Unis. Aujourd'hui, à l'occasion de la commémoration du 75e anniversaire du Débarquement allié, Emmanuel Macron doit rencontrer Donald Trump. Il est essentiel que le Président français exige de son interlocuteur qu'il
impose à Netanyahu l'arrêt immédiat du blocus criminel de Gaza, ainsi que l'arrêt de la colonisation de la Cisjordanie. Plus largement, il est urgent que le gouvernement français reconnaisse l'État de Palestine
comme l'ont demandé dès décembre 2014 les deux chambres du Parlement français. Afin de faire de la parole des actes, notre pays doit cesser toute coopération militaire avec le gouvernement israélien et demander à l'Union européenne de suspendre enfin l'accord d'association avec Tel Aviv.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 6 juin 2019.
 
Gaza : Macron doit refuser le chantage de Trump à la famine (PCF, le 6 juin 2019)
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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 05:30
Appel des villes pour l’interdiction des armes nucléaires

Philippe RIO, Maire PCF de Grigny et Président des Maires pour la paix-France, Paul QUILES, Maire de Cordes sur ciel et Président des initiatives pour le désarmement nucléaire, et Jean-marie COLLIN, Co-porte-parole de ICAN France ont tous trois co-signés une lettre aux maires de France leur demandant de signer un appel à soutenir le traité sur l’interdiction des armes nucléaires et de demander au gouvernement d’y adhérer et de le ratifier.

Cliquer sur les liens pour voir L'Appel et la Lettre aux maires de France pour soutenir le désarmement nucléaire

 

 

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 06:30
Santé. Les sénateurs communistes exigent un plan d’urgence (Sylvie Ducatteau, L'Humanité, lundi 3 juin 2019)
Santé. Les sénateurs communistes exigent un plan d’urgence
Lundi, 3 Juin, 2019

Adopté fin mars par les députés, le projet de loi est désormais au palais du Luxembourg à partir de cet après-midi. Les élus appellent à des mesures immédiates.

Avant d’entrer dans le vif du sujet de la loi, les sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste réitèrent l’exigence de leurs collègues à ­l’Assemblée nationale d’un moratoire contre les fermetures de lits, de services, d’hôpitaux et de maternités. « Nous comptons bien pour cela recueillir le million de signatures nécessaires pour arriver à nos fins », a expliqué Alain Bruneel, député du Nord, lors d’une conférence de presse conjointe des députés et sénateurs ­communistes, mercredi dernier, à la veille du débat sur le projet de loi d’organisation et de transformation du système de santé. Un premier pas vers un plan d’urgence que les parlementaires appellent de leurs vœux à l’issue de seize mois d’un tour de France des hôpitaux qui a nourri leur projet de loi-cadre pour la santé, qu’ils rendront public à la rentrée de septembre.

Les hôpitaux de proximité en ligne de mire

D’ici là, comme leurs collègues députés, les sénateurs communistes ne voteront pas le projet de loi « organisation et transformation du système de santé », débattu jusqu’en fin de semaine. Une procédure accélérée voulue par le gouvernement qui fait douter ces élus de la volonté de la majorité LaREM de débattre d’un texte truffé d’ordonnances et dont nombre de dispositions sont renvoyées à des textes ­réglementaires. Des critiques qu’ils ont exprimées dans une tentative d’opposer une question préalable au texte, qui aurait conduit à son rejet, repoussée sans surprise par la commission des Affaires sociales.

Dans l’hémicycle, comme ils l’ont expliqué en conférence de presse, les parlementaires communistes vont porter le fer contre un projet qui « ne transformera pas le système de soins puisqu’il s’inscrit dans la logique des lois Bachelot et Touraine. Ainsi, nous restons dans une perspective de réduction des dépenses », a estimé Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, membre de la commission des Affaires sociales.

En tête de leurs préoccupations, les hôpitaux de proximité, à qui le projet de loi interdit les activités de chirurgie et ­d’obstétrique. Ils n’assureraient plus que les premiers soins, les consultations de spécialités, le suivi des ­malades chroniques et celui des personnes âgées. Les urgences, les activités prénatales et postnatales, les soins de suite et de réadaptation, les soins palliatifs, seraient optionnels. Si certains établissements pourront proposer des actes chirurgicaux, ce sera à titre dérogatoire et très encadré. Un décret au Conseil d’État devra le prévoir, et les agences régionales de santé auront le dernier mot. « Une liste limitative des actes concernés sera fixée par le ministre de la Santé (en poste – NDLR) », précise le projet de loi. Les hôpitaux de proximité, tels que les imagine le gouvernement, deviendraient donc des sortes de plaques tournantes d’orientation des malades vers les établissements de recours (niveau 2) et de référence, hyperspécialisés (niveau 3).

Les sénateurs communistes s’apprêtent donc à défendre un autre schéma d’orga­nisation des hôpitaux sur le territoire à partir du ­maintien en proximité ­immédiate d’un service d’urgences ouvert en permanence, d’une maternité de niveau 1, de services de médecine et de chirurgie, de services de soins de suite et de structures pour personnes âgées en lien avec un réseau de centres de santé et la psychiatrie de secteur. « Les coquilles vides qu’envisage le gouvernement vont aggraver la désertification médicale. Les médecins s’installent là où les besoins des patients sont pris en charge. C’est pourquoi, aux côtés des hôpitaux ­correctement dotés en activités, nous défendons le déploiement de centres de santé où les jeunes ­médecins pourront accéder au salariat, ce qu’ils souhaitent. Et les patients au tiers payant, ce qui limiterait le renoncement aux soins en augmentation constante », défend ­Laurence Cohen. Plusieurs amendements ont été déposés dans ce sens. Rejetés. Comme ceux qui portent sur la suppression de la dizaine d’articles autorisant le ­gouvernement à légiférer par ordonnances sur des mesures essentielles, tels la carte des futurs hôpitaux de proximité, l’octroi des autorisations d’activités accordés aux ­établissements hospitaliers, l’extension des pouvoirs des agences régionales de santé.

Sylvie Ducatteau
Manifestation devant les Urgences de l'hôpital de Morlaix - Roger Héré et Martine Carn (octobre 2017)

Manifestation devant les Urgences de l'hôpital de Morlaix - Roger Héré et Martine Carn (octobre 2017)

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 06:14
Le comité de défense des usagers de l’hôpital a remis un courrier au sénateur, Jean-Luc Fichet. | OUEST-FRANCE

Le comité de défense des usagers de l’hôpital a remis un courrier au sénateur, Jean-Luc Fichet. | OUEST-FRANCE

lundi 3 juin, le comité de défense des usagers de l’hôpital public ont rencontré le sénateur Jean-Luc Fichet pour lui dire leur inquiétude quant aux annonces de la ministre de la Santé

« Votre vote sera décisif, c’est le devenir de l’hôpital public qui est en jeu. » Hier, la présidente du comité de défense des usagers de l’hôpital public en pays de Morlaix (Finistère) n’a pas mâché ses mots, en remettant au sénateur Jean-Luc Fichet un courrier, quelques jours avant le débat du projet de loi Ma santé 2022, votée en première lecture par l’Assemblée nationale.

« Ne vous laissez pas abuser par la définition que donne la ministre de la Santé, Agnès Buzin, de la proximité… L’objectif annoncé concerne cinq à six cents hôpitaux qui devraient être labellisés hôpitaux de proximité, ce qui entraînera la fermeture de maternités, de services de chirurgie et de services d’urgences. » Le comité craint pour l’hôpital de Morlaix.

« Votre combat est le mien, a rassuré Jean-Luc Fichet. On a besoin d’un hôpital à part entière avec un service de cardiologie. Seule, l’ARS (Agence régionale de santé) est responsable. Les maires en ont été écartés, les élus participent au conseil de surveillance, ils donnent un avis mais n’ont pas un pouvoir décisionnel. »

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 06:12
Dugudus : « Vers de nouveaux chemins d’humanité »

Graphiste et illustrateur passionné pour la représentation de l’image engagée, Régis Léger, alias Dugudus, commente la construction de son affiche de la Fête de l’Humanité 2019. «Faire le lien entre une fête culturelle et le journal » souligne-t-il, le message fort qu’il a souhaité promouvoir. Rencontre.

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 06:00
Gare de Morlaix - manif intersyndicale des Cheminots le 23 mai 2019 (photo Ismaël Dupont)

Gare de Morlaix - manif intersyndicale des Cheminots le 23 mai 2019 (photo Ismaël Dupont)

SNCF Les cheminots défilent en masse pour défendre le service public
Mercredi, 5 Juin, 2019

Hier, 15 000 cheminots (selon la CGT) ont défilé dans les rues de Paris, contre la casse du service public SNCF, en colère contre la souffrance au travail qui gagne les agents de tous les collèges et de tous les secteurs, pour dénoncer, aussi, les conséquences d’une réforme ferroviaire « mal préparée », imposée à coups d’ordonnances il y a tout juste un an. À l’appel de la CGT, de l’Unsa, de SUD et de la CFDT, ils ont réussi leur pari de mobiliser massivement. Démissions et ruptures conventionnelles en cascades, mobilités forcées, perte du sens du travail, isolement… les cheminots souffrent des réorganisations à la chaîne imposées par une direction obsédée par la réduction du « coût du travail » alors que se profile l’ouverture à la concurrence généralisée. Hier, salariés de la RATP et cheminots étrangers – belges et allemands – ont rejoint, en solidarité, la manifestation des cheminots.

Transport. Les cheminots font le bilan de la réforme dans la rue
Mardi, 4 Juin, 2019

Un an après le vote du pacte ferroviaire, les salariés de la SNCF manifestent aujourd’hui à Paris pour dénoncer ses conséquences sur leur travail et le service public ainsi que les mensonges du gouvernement.

Ils devraient à nouveau déferler en masse dans les rues de Paris. Un an après le vote de la réforme ferroviaire, les cheminots se sont donné rendez-vous, aujourd’hui, à l’appel de toutes les organisations syndicales (CGT, SUD, Unsa et CFDT). Un combat unitaire, dans la foulée d’une des plus grandes mobilisations sociales à la SNCF, au printemps 2018, contre le pacte ferroviaire porté par un exécutif coutumier du passage en force. « Cette réforme était mauvaise », expliquent les syndicats, sa mise en application est pire. « Les objectifs fixés par le gouvernement l’année dernière, en matière de développement du service public et de simplification du système n’ont tout simplement pas été suivis d’effet », explique Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD rail. Pour le syndicaliste, le bilan est alarmant : « Aucune des garanties sociales mises sur la table pour faire passer la pilule de la réforme n’est à l’ordre du jour. Cette loi est dogmatique et a simplement servi au gouvernement à faire passer ses trois marqueurs politiques : concurrence, privatisation et casse du statut des cheminots. »

Évolutions de carrières empêchées, mobilités forcées...

Si la réforme de 2014 avait déjà scindé le système ferroviaire en trois établissements publics distincts, celle de 2018 consacre « l’atomisation du rail », accuse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots. Ainsi, la séparation par activités et par produits, renforcée par la transformation juridique de la SNCF en différentes sociétés anonymes et filiales, isole les cheminots qui « perdent le sens de leur travail ». Évolutions de carrières empêchées, mobilités forcées, compétition entre activités, le cloisonnement à l’œuvre « menace le groupe de dislocation », insiste Laurent Brun. « L’ambition de Guillaume Pepy (président de la SNCF – NDLR), c’est que chaque société anonyme gagne en autonomie et devienne totalement indépendante l’une de l’autre, jusqu’à gérer sa propre politique salariale, son organisation du travail, etc. », poursuit Erik Meyer, qui dénonce une SNCF « gérée comme une multinationale classique ».

Ouvertes en parallèle sur trois fronts, dans l’entreprise, au niveau de la branche et au niveau national en amont de la publication des décrets d’application de la réforme, les négociations censées fixer des garanties sociales à la transformation du système, elles, patinent. « Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi », rappellent les syndicats, qui taclent les promesses de concertation non tenues et des engagements financiers non respectés. Résultat, dénoncent les organisations, « des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer ». « Et ce que le gouvernement n’a pas pu faire rentrer dans sa réforme, il l’a imposé dans la LOM (la loi d’orientation des mobilités actuellement en débat au Parlement – NDLR), en ouvrant, par exemple, la possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé », explique Laurent Brun.

Pour ce qui est de la branche, « aucune des promesses n’est tenue », affirme le secrétaire général de la CGT cheminots. Le patronat du rail fait blocage et la convention collective de haut niveau vantée par le gouvernement ne verra pas le jour. Preuve en est, « le gouvernement a anticipé l’échec de la négociation en préparant un décret qui lui permettra de fixer lui-même le contenu de la convention collective nationale », poursuit Laurent Brun. Sans compter que « des pans entiers de métiers, aujourd’hui cheminots, pourraient être sortis de cette convention collective pour être rattachés à celles du bâtiment, des travaux publics, de l’informatique, et même, des remontées mécaniques », note Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT cheminots.

Quant à l’accord d’entreprise, « les négociations sont au point mort », déplorent les syndicats. Le dialogue social à la SNCF est « impossible », selon la CFDT, et l’ambiance dans l’entreprise « détestable », dénonce la CGT. Les syndicats actionnent l’alarme sociale : « Le malaise est grand et profond. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable (…) et le mépris est pour l’instant la seule réponse de la direction. »

Marion d’Allard
Réforme ferroviaire. Les cheminots fondent l’acte II de la riposte
Mercredi, 29 Mai, 2019

Près d’un an après le vote du pacte ferroviaire, les syndicats dénoncent ses conséquences et renouent avec l’unité d’action en mobilisant les cheminots le 4 juin.

Les cheminots ont fait le bilan et il est alarmant. D’une seule voix, les syndicats appellent à nouveau leurs troupes à la mobilisation le 4 juin contre l’application d’une réforme qu’ils ont combattue, dans l’unité et pendant plus de trois mois, il y a tout juste un an. « C’est l’acte II », une « nouvelle étape », c’est « bien plus qu’un coup de semonce », ont indiqué hier face à la presse les représentants des quatre organisations représentatives à la SNCF (CGT, SUD, Unsa et CFDT). « Ce que nous suspections (…) est désormais en train de se réaliser, dans toute la violence sociale que cela représente pour les cheminots et les usagers », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, dénonçant, à plusieurs reprises, « l’ambiance détestable » qui règne dans l’entreprise.

« Ce sont les salariés qui paient la facture »

Alors que le pacte ferroviaire imposé par l’exécutif à coups d’ordonnances consacre l’ouverture à la concurrence, la transformation juridique de l’entreprise publique en sociétés anonymes à multiples filiales et l’abandon du recrutement des cheminots au statut, « ce sont les salariés qui paient la facture. On nous avait promis un pacte social et une convention collective de haut niveau, mais rien n’a avancé. Rien », s’est indigné Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD rail. Face à un patronat qui « fait blocage » sur la négociation de branche, face à une direction qui laisse au point mort les négociations sur l’accord d’entreprise et face à un gouvernement qui ne respecte ni ses engagements financiers, ni ses promesses de concertation sociale préalable à la publication des décrets d’application de la réforme, les cheminots tirent la sonnette d’alarme. « La manifestation du 4 juin est déjà un succès, 9 000 cheminots se sont inscrits dans le mouvement pour la seule CGT », a insisté Laurent Brun. Des cheminots « laissés pour compte et qui éprouvent un très fort sentiment de casse de leur outil de travail et de destruction programmée du service public ferroviaire », a enchaîné Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT cheminots. Et le responsable syndical va même plus loin. « Nous avons à la SNCF les mêmes ingrédients en termes de risques psychosociaux qu’à France Télécom à l’époque de la vague de suicides. » Même discours chez SUD rail, qui fait « clairement le parallèle entre la situation à la SNCF et l’actuel procès Lombard (ancien dirigeant de France Télécom mis en examen pour harcèlement moral – NDLR) ».

« Les licenciements finissent par devenir un outil de régulation »

Toute à ses obsessions de réductions des coûts de production, la direction laisse se généraliser les pressions sur les agents, dénoncent les syndicats. Ainsi, « les cheminots subissent restructuration sur restructuration, détruisant les collectifs de travail, le contenu des métiers, les compétences et le sens même de nos engagements professionnels », note Laurent Brun. Pis, poursuit le cégétiste, « les salariés dont l’employabilité n’est pas maximale, à savoir les plus anciens, ceux qui ont des inaptitudes ou des handicaps, ou encore ceux dont les compétences ne sont plus recherchées, sont de plus en plus brutalement poussés vers la sortie ». Et pour couronner le tout, rappelle Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, « les négociations annuelles obligatoires s’orientent vers une cinquième année consécutive de gel des salaires ».

Dans ce paysage chaotique, « la séparation par activités et la segmentation des métiers détruisent le service public ferroviaire », poursuit Roger Dillenseger. Et chaque nouvelle réorganisation se traduit « sans exception par des suppressions de postes ». Fermetures de guichets, de dessertes, multiplication de la sous-traitance, c’est « l’atomisation du réseau » qui se trame, pointe Laurent Brun, qui redoute qu’à l’instar du privé, « les licenciements finissent par devenir un outil de régulation ». En somme, résument en lettres capitales les tracts appelant à la mobilisation du 4 juin, « la coupe est pleine ».

Marion d’Allard
Gare de Morlaix - manif intersyndicale des Cheminots le 23 mai 2019 (photo Ismaël Dupont)

Gare de Morlaix - manif intersyndicale des Cheminots le 23 mai 2019 (photo Ismaël Dupont)

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