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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:51
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles

Avec le jeune poète palestinien Tarik Hamdan, né en 1984, également musicien et journaliste activiste d'une revue culturelle, poétique et politique de résistance à l'occupation (Filistin Ashabab), invité du festival "Les possible(s)" organisé par les éditions poétiques Isabelle sauvage de Plouneour-Ménez, et par l'AFPS au Bar des Deux rivières à Morlaix.

Son premier recueil de poésie en arabe a été publié en 2011: Hayna Kuntu Haywanam Mânâwiyam (Quand j'étais un spermatozoïde). Ses poèmes ont été traduits en espagnol, en français, en coréen, ainsi qu'en néerlandais. Son premier recueil en français, Rire et gémissement, a paru en mai 2018 aux éditions Plaine Page.

Rachel et François Rippe co-animaient la rencontre avec Tarik, et Claude Bonnard a lu deux très beaux poèmes du jérusalemite en exil contraint qui a eu des mots très durs sur l imposture des accords d'Oslo et sur l'autorité palestinienne actuelle qui n'obtient rien de sérieux pour son peuple et collabore avec l'occupant ou du moins lui facilite le travail de contrôle.

Tarik a parlé de la volonté des Israéliens d'effacer les traces de la culture et de la vie palestinienne, du mythe sioniste de la "table rase" (un désert avec quelques bédouins) sur lequel se serait construit Israël, il a défendu le boycott de L’État colonial et de ses représentants comme seule arme efficace avec l'effort d'unification des palestiniens et la résistance culturelle pour contrer l'oppression coloniale. Il a parlé des centaines d'intellectuels et artistes, poètes, tués par les Israéliens depuis 1948, la culture de l'ennemi étant une cible privilégiée pour asseoir une fausse supériorité. 

Une rencontre très intéressante avec un artiste engagé dans la résistance culturelle et ouvert sur le monde qu'il juge globalement peu sensible a la cause des droits bafoués du peuple palestinien. Tarik Hamdan fera des lectures de ses poèmes ce dimanche à 14h30 au café librairie "L'autre rive" à Berrien.

Photos Ismaël Dupont, 20 avril 2019

Le poète palestinien Tarik Hamdan au bar des Deux rivières samedi 20 avril - un échange sur la résistance des Palestiniens à l'invitation de l'AFPS et du Festival Les Possibles
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:29
L'Humanité a 115 ans - lui construire un chemin d'avenir, par Patrick Le Hyaric, 17 avril 2019
L’Humanité a 115 ans 

Il y a 115 ans aujourd’hui l’Humanité imaginé par Jean Jaurès et son ami, le bibliothécaire de l’Ecole Normale Lucien Herr sortait pour la première fois des presses. Le « journal socialiste quotidien » avait alors pour mission de seconder et d’appuyer l’effort d’unification du mouvement ouvrier, éclaté en chapelles et tendances, quand la classe ouvrière gagnait en cohérence et cohésion. Dès les premiers mois et premières années, fidèle à son serment d’indépendance, le journal dû faire face à d’immenses difficultés, manquant de disparaitre à plusieurs reprises. Trait d’union entre les mains ouvrières pour donner à comprendre le monde et pouvoir le transformer, il parvint malgré les difficultés à réaliser ses missions.

La dynamique historique et mondiale du communisme que l’Humanité épousa dès les lendemains du congrès de Tours en 1920, contribua à relancer ce journal qui s’engagea ardemment et souvent en première ligne dans les luttes égalitaires et libératrices du siècle dernier : Front populaire, Résistance, luttes anticoloniales… Acteur de victoires décisives dont la libération de Nelson Mandela, creuset des combats contre le capitalisme dévastateur, l’Humanité a toujours cherché à donner corps et chair au souhait formulé par Jean Jaurès de « travailler à la réalisation de l’humanité ».

L’Humanité renoue aujourd’hui avec ses difficultés originelles, manquant cruellement des ressources nécessaires pour faire vivre, avec l’ambition dont nous ne nous sommes jamais départis, ses titres, son site internet et sa grande fête annuelle. C’est au fond le destin d’un journal de lutte et d’alternative que d’affronter les embuches et les pièges. Mais aujourd’hui ceux-ci redoublent d’intensité. C’est la notion même de pluralisme qui s’effondre devant l’offensive capitalistique dans le secteur des médias et la pusillanimité de la puissance publique. La procédure de redressement judicaire à laquelle nous faisons face en est la traduction inédite et brutale.

Mais nous ne manquons pas d’atouts pour affronter les périls, au premier rang desquels la communauté de nos lecteurs fidèles, précieux, attentifs et dévoués qui contribuent régulièrement à abonder les campagnes de souscriptions indispensables pour assurer notre trésorerie et permettre nos parutions quotidiennes et hebdomadaires. Nous ne saurons jamais assez les en remercier.

Aujourd’hui, dans un secteur de l’information et de la presse écrite chamboulé, L’Humanité, ce trésor du mouvement émancipateur, relai des idées communistes, et foyer des débats critiques, continue d’œuvrer au rassemblement des forces sociales, politiques, syndicales associatives et citoyennes qui refusent la fatalité d’un monde inhumain et travaillent à l’émergence d’un alternative. Garantir la pérennité de ce combat est un travail de longue haleine entamé au cœur des rédactions mais aussi avec nos lecteurs et amis engagés dans la grande campagne d’abonnement que nous venons de lancer et qui commence à porter ses fruits.

L’avenir de l’Humanité est, en somme, l’affaire de toutes et tous. C’est l’utilité de ses combats et l’originalité de ses choix éditoriaux qui doivent permettre sa diffusion la plus large possible, notamment auprès des jeunes générations avides de construire un monde d’égalité sociale, politique, écologique et démocratique. Notre engagement commun est la plus sûre garantie pour que vive l’Humanité et souffler avec elle de nombreuses autres bougies d’anniversaire.
Éditorial. Un chemin d’avenir pour l’Humanité
Jeudi, 18 Avril, 2019

L’Humanité fête aujourd’hui ses 115 ans en affrontant de redoutables difficultés financières. Ce n’est certes pas la première fois qu’elle combat pour sa survie, de l’appel poignant de Jean Jaurès, le 5 octobre 1906, contre le « déficit qui nous écrase », à celui de Marcel Cachin, en 1929, quand le gouvernement d’alors prend « l’Humanité à la gorge », en passant par celui de Roland Leroy alors que s’avance « une crise de la presse ». À chaque fois, les lectrices et lecteurs, des syndicats, des mutuelles, des associations, des personnalités diverses, les organisations communistes se sont portés au chevet du journal, lui permettant de continuer à vivre.

C’est la force de l’Humanité d’être ainsi adossée à une force militante et, plus généralement, au mouvement populaire et culturel. Elle se manifeste en ce moment même avec une collecte de souscriptions qui dépasse 2,2 millions d’euros depuis la mi-janvier, la réalisation de plus de 4 000 nouveaux abonnements, une augmentation de 3 % des ventes chez les marchands de journaux, l’organisation dans tous les départements de rencontres festives, banquets et débats publics sur l’utilité de la lecture de nos journaux.

Cet effort doit être poursuivi et amplifié. Être placé sous la protection du tribunal de commerce et devoir présenter un « plan de redressement » n’a rien de banal. Le contexte de production des journaux est bouleversé : pillage des contenus par les géants du numérique combiné à la baisse drastique des recettes publicitaires, augmentation régulière des coûts de production, baisse des recettes de ventes et d’abonnements, mutation profonde du secteur de la presse entre concentrations et rachats par des puissances industrielles et financières extérieures à la France, changement des modes de lecture de l’information avec les développements numériques, crise de la distribution, diminution depuis neuf ans des aides publiques au titre de quotidien à faibles ressources publicitaires.

C’est dans cet environnement hostile que doit se mouvoir, se débattre et combattre l’Humanité, seul organe de presse quotidienne nationale non adossé à un groupe financier ou industriel. Ce contexte oblige l’Humanité à se réinventer pour être plus et mieux au service des combats des peuples pour leur émancipation, porter la voix des invisibles, promouvoir l’unité populaire contre les divisions et la guerre organisée de tous contre tous, faire circuler les idées alternatives et animer l’offensive contre les idées néoconservatrices et d’extrême droite.

Pour être plus efficace, les rédactions de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche vont travailler ensemble pour alimenter chacun de nos supports, à commencer par la plateforme numérique appelée à être plus réactive. L’Humanité décryptera les informations et devrait accueillir plus de reportages. L’Humanité Dimanche s’attachera à donner plus de recul, plus de profondeur aux sujets sociaux, politiques, culturels, internationaux, tout en étant plus proche de la vie quotidienne.

Notre objectif est de mieux servir les lectrices et lecteurs, tout en se lançant l’impérieux défi de conquérir un lectorat nouveau. Nous tentons également de créer pour les prochains mois une « plateforme collaborative » sur les enjeux du travail, avec la participation de syndicalistes, de salariés, d’une multitude de penseurs et de chercheurs de différentes disciplines.

115 ans, c’est l’heure pour l’Humanité de surmonter ses lourdes difficultés et de tracer de nouveaux chemins pour son avenir. Le combat est difficile. L’amplification de la campagne de dons et la proposition faite à chacune et chacun de réaliser un abonnement vont permettre d’ouvrir la voie du redressement. L’Humanité a un avenir grâce à son indépendance et sa spécificité de journal de création communiste, hérité d’une histoire riche au service de la classe ouvrière, des créateurs, de la souveraineté populaire et de la paix. Le mouvement populaire a plus que jamais besoin de l’Humanité, car, comme l’écrivait Jaurès, « la réalisation de l’humanité » est plus que jamais à l’ordre du jour.

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité
Patrick Le Hyaric à Roscoff avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard, candidats aux Européennes du PCF comme lui, et le propriétaire du restaurant bar C'est ici sur le Port de Plaisance

Patrick Le Hyaric à Roscoff avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard, candidats aux Européennes du PCF comme lui, et le propriétaire du restaurant bar C'est ici sur le Port de Plaisance

L'Humanité a 115 ans - lui construire un chemin d'avenir, par Patrick Le Hyaric, 17 avril 2019
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:18
Commerce. Un accord avec Trump discuté en catimini
Jeudi, 18 Avril, 2019

En pleine campagne pour les élections européennes, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne ont décidé la reprise de pourparlers avec les États-Unis.

Le traité transatlantique, cet accord de libre-échange et libre investissement abandonné à l’arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016, revient par la petite porte. Un accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne sera discuté, comme l’exige le locataire de la Maison-Blanche depuis un an. Et les émissaires de l’Union européenne (UE) négocieront le pistolet sur la tempe. La semaine dernière, Donald Trump avait signifié qu’il taxerait pour 11 milliards de dollars de produits européens, notamment dans le secteur automobile, une activité cruciale pour l’Allemagne. Lundi, cédant à la menace protectionniste de Washington, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont voté à la majorité qualifiée le lancement de tels pourparlers, qui ne concerneront cette fois-ci que le volet du commerce des biens – en sont exclus les services et les investissements. Seul le ministre français, Didier Guillaume, a voté contre, tandis que son homologue belge s’abstenait (voir encadré).

Les Européens sont sur la défensive. Ce n’est pas nouveau. En 2018, Donald Trump augmente les droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. Un mois plus tard, le 25 juillet, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, tente d’amadouer Donald Trump pour qu’il n’aille pas plus loin. Il lui promet des discussions sectorielles, l’augmentation des importations de soja américain ainsi que de gaz naturel liquéfié. Il obtient alors un sursis sur d’autres hausses de droits de douane. C’est ce délai qui a été remis en cause par Washington la semaine dernière.

Si jusqu’alors il n’y avait pas de tractations, c’est que Washington avait fixé, comme préalable à des discussions sur les produits industriels, l’ouverture de pourparlers en matière agricole. Les Européens se sont rangés, lundi, aux arguments de Donald Trump. Tout le problème est qu’ils n’ont pas défini de lignes rouges.

Or, cela aura des répercussions, s’inquiète la porte-parole de l’association altermondialiste Attac, Aurélie Trouvé. Cela pourrait se traduire par de « nouvelles importations de soja OGM » – qui ont déjà bondi de plus de 100 % depuis juillet 2018 et qui fournissent le bétail en protéines végétales. La feuille de route des autorités américaines est claire : ils entendent mettre fin aux droits de douane en matière agricole, mais également tordre le bras des Européens pour faire accepter les normes américaines… Bienvenue au bœuf aux hormones et autres bizarreries made in USA. À cela s’ajoute, selon la dirigeante d’Attac, le forcing de Washington pour accroître ses exportations énergétiques, au détriment d’une transition verte sur le Vieux Continent.

Membre du parti italien de la Refondation communiste et engagée contre le traité transatlantique, l’eurodéputée Eleonora Forenza voit dans ces discussions une « blessure pour la démocratie et la santé des citoyens ». Au cœur des accords commerciaux de nouvelle génération, on trouve une remise en cause des normes européennes. Si accord il y a, ces dernières ne seront plus définies « par le Parlement, mais par des comités bilatéraux techniques ».

Tout à sa technique du « deal », Donald Trump se fera fort d’imposer ses conditions, face à des Européens désarmés et qui restent engoncés dans une stratégie de libre-échange dont n’ont que faire les puissances américaine et chinoise. La décision de lundi s’inscrit dans « l’accélération des logiques de marché », dénonce Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF. Lors des cinq dernières années, le PCF, la France insoumise, les Verts et Génération.s se sont opposés aux traités de libre-échange. Et cette question sera à nouveau au centre des élections européennes. Élire « des députés européens communistes est un moyen d’adresser une fin de non-recevoir aux traités néolibéraux et de libre-échange », assure Marie-Pierre Vieu. Bloquer les accords de libre-échange n’est pas impossible. En mars, déjà, le Parlement actuel n’a pas trouvé de majorité pour voter le mandat de négociations de la Commission. Outrepassant cette absence de consensus, les ministres ont donné le feu vert aux pourparlers lundi. La Commission, qui discutera avec les émissaires américains en catimini pendant l’été, espère, elle, une entente avec Washington d’ici au 31 octobre. Le Parlement aura alors à se prononcer. Le 26 mai, chaque voix comptera pour empêcher le retour du traité transatlantique.

Gaël De Santis

La pirouette de Macron

Le ministre de l’Agriculture français a été le seul, lundi, à voter contre l’ouverture de négociations commerciales avec les États-Unis. Il s’agirait, selon Emmanuel Macron, de tenir une promesse : ne pas signer de traité de libre-échange avec un pays qui ne respecte pas l’accord de Paris sur le climat. En réalité, les émissaires français à Bruxelles n’ont pas cherché à former un bloc pour empêcher l’ouverture de pourparlers. Maxime Combes, qui suit les négociations pour l’association Attac, voit dans la démarche du président français une « manœuvre électoraliste ».

Commerce. Un accord avec Trump discuté en catimini
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:15
Alexandrie, août 2018 - photo Ismaël Dupont

Alexandrie, août 2018 - photo Ismaël Dupont

Moyen-orient. Al Sissi assoit sa dictature en Égypte
Mercredi, 17 Avril, 2019

Les députés égyptiens ont offert hier les pleins pouvoirs au maréchal-président, qui pourrait régner jusqu’en 2030. Un référendum sur le sujet sera soumis au peuple.

Le Parlement égyptien, très largement acquis au président Abdel Fattah Al Sissi, a voté hier matin, au Caire, une révision constitutionnelle donnant la possibilité au maréchal, arrivé au pouvoir via un coup d’État militaire en juillet 2013, de prolonger son bail jusqu’en 2030. L’article 140 lui permet en effet d’étendre son second mandat (1) de quatre à six ans, portant son terme de 2022 à 2024. Le texte offre aussi au dirigeant égyptien le choix de se représenter une troisième fois. Pour beaucoup d’observateurs, ce tour de passe-passe juridico-politique ouvre la voie à une véritable dictature dans un pays qui en porte déjà tous les stigmates. Chantre de la stabilité et de la lutte antiterroriste auprès des chancelleries occidentales, Abdel Fattah Al Sissi, 64 ans, est souvent accusé par les ONG de graves violations des droits humains : torture, disparitions forcées, record d’exécutions capitales, emprisonnement d’opposants, musellement de la presse.

Au siège de la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) de Paris, où se tenait à la même heure une conférence de presse, c’était tout l’enjeu des débats. D’après les chiffres de Human Rights Watch, 60 000 « prisonniers d’opinion remplissent les geôles égyptiennes », a rappelé Claire Talon, spécialiste du monde arabe. La chercheuse basée au Caire est aussi revenue sur d’autres points chauds de cette révision constitutionnelle, notamment la nomination du procureur général qui se fera désormais à la discrétion du président. Sissi conduira aussi le Conseil judiciaire, lui permettant d’influer sur la nomination des juges. « Autrement dit, d’État autoritaire, l’Égypte glisse petit à petit vers un État totalitaire », conclut Claire Talon.

Également présent dans les bureaux de la Fidh, Alain Gresh, spécialiste de l’Égypte et fondateur du journal en ligne Orient XXI, en a profité pour rappeler que la consultation populaire à venir sur le sujet n’était qu’un cache-sexe utilisé par le régime égyptien. « Si vous allez au Caire aujourd’hui, vous y verrez bon nombre d’affiches promouvant le référendum et l’amendement constitutionnel. En revanche, toute distribution de tracts anti-réforme est prohibée. Quiconque s’y risque termine en prison », précise-t-il. Près de 120 personnes appartenant à des partis d’opposition légaux et à d’autres groupes pro-démocratie auraient été arrêtées ces derniers jours.

Paris accompagne l’architecture du régime répressif égyptien

Le politologue a également rappelé les responsabilités de la France dans cette dérive dictatoriale. « Je ne dis pas qu’il faille couper les ponts avec l’Égypte d’Al Sissi. Mais il y a des lignes à ne pas dépasser. Il y a dix ans, Alain Juppé exprimait son regret de ne pas avoir plus insisté sur les droits humains avec certains pays. Aujourd’hui pourtant, au nom de la lutte contre le terrorisme, Paris commet la même faute. Pour ma part, je ne cesse de m’étonner de voir un homme, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, se muer en VRP de nos industries militaires… Cet homme semble porter un amour sans bornes à l’égard d’Al Sissi, qui d’ailleurs le lui a bien rendu en le décorant en 2017… »

Depuis sa prise de pouvoir en 2013, le despote égyptien a, il est vrai, largement profité de l’« accompagnement » de l’Élysée. « Paris a littéralement coconstruit l’architecture du régime répressif d’Al Sissi », rappelait dans nos colonnes, le 27 février dernier, Tony Fortin, de l’Observatoire des armements. « Par exemple, la France a privilégié la fabrication de blindés Sherpa, qui ont été testés dans les rues du Caire lors de manifestations pacifistes. »

Un soutien que le peuple égyptien n’attendait pas venant du pays des droits de l’homme. « N’êtes-vous devenus que des vendeurs d’armes ? Êtes-vous bien sûrs de vouloir continuer à soutenir une dictature ? Tout cela est-il véritablement en corrélation avec vos valeurs ? » Telle fut la triple question posée hier par l’acteur égyptien Amr Waked, de passage à Paris avec le comédien Khaled Abol Naga. Les deux hommes sont venus présenter le lancement officiel d’une nouvelle ONG égyptienne, regroupant activistes des droits humains et de la société civile en exil, l’Egyptian Human Rights Forum. Une initiative dont ils paient déjà le prix fort. Pour avoir voulu critiquer le régime de Sissi, les deux artistes sont sous la menace d’une déchéance de nationalité.

(1) Sissi a été élu pour la première fois en 2014. Et une seconde fois avec 97 % des voix en 2018.
Stéphane Aubouard
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:12
Union européenne. Juncker, le charlatan de l’Europe sociale
Vendredi, 19 Avril, 2019

À l’heure des adieux, le président de la Commission se gargarise de « progrès en matière sociale » qu’il est tout de même assez seul à déceler…

Il vaut toujours mieux écrire sa légende soi-même. Roublard comme il est, Jean-Claude Juncker le sait pertinemment. À quelques semaines des élections européennes et, dans la foulée, de la mise en place d’une nouvelle Commission, le président de l’institution bruxelloise s’est, entre embrassades, accolades et bises à l’heure des adieux, employé à le faire, mercredi, dans l’hémicycle du Parlement européen, délivrant son propre éloge en guise de bilan. « Dans l’histoire parlementaire de l’Europe, jamais autant de progrès ne furent faits en matière sociale, qui fut pendant de trop longues années le parent pauvre de la construction européenne », ose ainsi le chrétien-démocrate luxembourgeois devant les députés. Début avril, au micro de la RTBF, la radio de service public belge, Juncker ajustait déjà un maquillage le repeignant en héraut du peuple en souffrance face à des élites indifférentes : « Tout le monde dit que l’Europe doit être sociale, mais le courage politique d’aller au-delà n’est pas là », regrettait-il en appuyant bien sur son amertume.

En 2014, en arrivant au Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles, après les mandats de José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker a décelé le champ sur lequel il entendait se couvrir d’honneurs. Rattaché au grand groupe de droite (PPE) où les ordolibéraux allemands de la CDU et de la CSU sont hégémoniques, longtemps responsable des politiques de concurrence fiscale parmi les plus agressives en tant qu’ex-ministre des Finances puis premier ministre du Grand-Duché du Luxembourg, il a choisi, au prix d’un faux paradoxe, de s’inscrire dans les pas du socialiste français Jacques Delors, grand artisan de l’Acte unique dans les années 1980. Sur fond de crises des dettes souveraines et de l’euro, endiguées au prix d’une austérité générale et d’une casse sociale dans de nombreux pays de l’Union européenne, Juncker a eu cette trouvaille : au triple A, économique et financier, des agences de notation, il allait opposer, croix de bois, croix de fer, un « triple A social » pour l’Europe.

Aucune harmonisation sociale par le haut pour les Européens

Mais, derrière ce concept de marketing politique aussi alambiqué que fumeux, cinq ans plus tard, les résultats sont très minces pour le champion autoproclamé de « l’Europe sociale ». La grande œuvre de Jean-Claude Juncker demeurera le « socle européen des droits sociaux ». Proclamé en grande pompe, malgré la défection notable d’Angela Merkel, lors d’un « sommet social » de l’Union européenne à Göteborg (Suède) en novembre 2017, ce texte n’a pas la portée que son titre, un brin fallacieux, lui donne. Ce que pressent d’ailleurs le président de la Commission sur le moment. « C’est une longue liste d’intentions, de convictions et de principes, admet-il à l’époque. Mais je ne voudrais pas que ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord soit considéré par les beaux esprits, qui sont nombreux, comme un poème. Ce n’est pas un poème, c’est un programme : programme de principe d’abord, programme d’action ensuite. »

Dans les faits, sur les 20 « principes et droits » qui composent ce nouveau « pilier social » de l’Union européenne, aucun n’a de caractère contraignant, donc ne permet d’avancer vers une réelle harmonisation sociale par le haut pour tous les citoyens européens. Tout un poème, donc, au bout du compte, comme feignait de le redouter le président de la Commission ! En dehors de cet affichage, Juncker ne peut guère se prévaloir de grandes réussites, bien au contraire. Alors que, dans le secteur des transports routiers, la dérégulation continue de mettre en danger des milliers de travailleurs sur les routes, il n’a globalement rien contré du dumping social à travers le travail détaché. Sur l’égalité entre les hommes et les femmes, son congé parental a été largement vidé de sa substance sous la pression de la France d’Emmanuel Macron, au motif qu’il pourrait être trop coûteux… Aujourd’hui, dans la dernière ligne droite de son mandat, la Commission qu’il préside envisage, pour contourner les obstacles, d’essayer de faire passer certaines compétences sociales, comme la lutte contre les discriminations ou les politiques en matière de protection sociale – ce qui inquiète, d’ailleurs, les Scandinaves qui, attachés à leur niveau élevé de protection sociale, redoutent un nivellement par le bas –, de l’unanimité à la majorité qualifiée des États membres.

Loin de son storytelling flûté, un épisode, en particulier, permet de mesurer la profondeur de l’esbroufe sociale du président de la Commission : c’est évidemment le sort réservé au gouvernement Syriza en Grèce, au premier semestre 2015. Dès qu’Alexis Tsipras prend le pouvoir, avec ses ambitions de rupture avec l’austérité et de mise en avant d’une Europe refondée sur la base des aspirations sociales et populaires, Juncker éructe dans le Figaro : « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités. Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Le président de la Commission – partie prenante de la troïka – tiendra la ligne de l’étranglement du gouvernement récalcitrant. Quelques années plus tard, Juncker finira par admettre qu’en imposant dans le mémorandum austéritaire infligé aux Grecs des restrictions drastiques en matière de négociation collective, il foulait aux pieds la Charte européenne des droits fondamentaux et il ne l’ignorait même pas, se réfugiant derrière des arguties juridiques sur le fait que les programmes d’austérité ne découlent pas directement du droit européen et n’ont donc pas l’obligation de respecter ses principes fondamentaux… Une manière, au fond, de renvoyer le social à sa juste place en Europe, selon lui : celle d’un mirage qui s’estompe toujours à l’horizon…

Thomas Lemahieu
Union européenne. Juncker, le charlatan de l'Europe sociale (Thomas Lemahieu, L'Humanité, 19 avril 2019)
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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 09:09
Européennes - Autour de Ian Brossat, il est en train de se passer quelque chose (Libération, Jérôme Lefilliâtre, 19 avril 2019)
Européennes
Autour de Brossat, «il est en train de se passer quelque chose»
Par Jérôme Lefilliâtre

Depuis sa prestation au débat télévisé de France 2, la tête de liste des communistes aux européennes fait frémir les sondages. Les militants croient que la barre des 5% est atteignable.

Les communistes ont la banane. Jeudi matin, une quinzaine d’entre eux patientent à l’entrée du centre humanitaire d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui accueille 400 migrants et leurs familles, sous la responsabilité d’Emmaüs Solidarité. Leur tête de liste aux européennes, Ian Brossat, se fait attendre pour cette visite de terrain. L’adjoint en charge de logement à la mairie de Paris est rentré tard, la veille au soir, d’un meeting à Jarny (Meurthe-et-Moselle). Il a fait salle comble, attirant plusieurs centaines de personnes. «Ça marche encore, les vieilles villes coco !» rigole un conseiller de Brossat, ravi. Le maire d’Ivry, Philippe Bouyssou, grille une clope sous le soleil : «Ian fait une très belle campagne. Il montre le sérieux, la combativité, la pertinence de sa candidature. Le tout est maintenant de le faire connaître.» Non loin de là, Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, n’a pas de mots assez doux pour son jeune collègue : «dynamisme», «disponibilité», «empathie», «aisance»

Ian Brossat débarque, reposé, élégant : chino vert et veste bleue, chemise blanche et bottines marron. Il distribue les bises et les poignées de main. Dans le Val-de-Marne, le Parti communiste (PCF) est chez lui. La petite troupe s’enfonce dans le centre d’accueil des migrants, venus pour la plupart de la Corne de l’Afrique et d’Afghanistan. Un «village» de yourtes et de bâtiments modulaires, doté en son sein d’une école et d’un centre médical, posé sur le terrain d’une ex-usine d’eau de la ville de Paris. Le lieu est d’une surprenante tranquillité. «Quand on organise l’accueil, les choses se passent très bien», constate Brossat, qui veut «multiplier» les initiatives de ce type sur «le parcours migratoire». Quelques échanges avec les 74 salariés du centre, deux ou trois mots face à une caméra pour les réseaux sociaux et l’agrégé de lettres modernes prend la direction de l’aéroport d’Orly, où les syndicats opposés à la privatisation d’ADP manifestent. La journée-marathon qui débute doit se terminer tard par l’enregistrement de Salut les Terriens, l’émission d’Ardisson. La nouvelle réjouit la compagnie, qui ne cesse de regretter la trop faible présence du PCF dans les médias.

«Début de dynamique»

Tout passage télé est bon à prendre. La notoriété du candidat communiste a d’autant plus à y gagner qu’il est bon dans l’exercice. Au débat de France 2 début avril, Ian Brossat s’est fait remarquer avec ses paroles claires et percutantes, son assurance, son refus de polémiquer avec les concurrents de gauche. «Ce débat a sans doute changé la donne, admet-il dans la camionnette qui nous conduit à Orly. Mais je n’ai rien inventé pendant cette émission. J’ai fait des propositions que je porte depuis neuf mois, mais devant 1,5 million de personnes cette fois. Depuis, l’ambiance a changé. Les salles sont blindées. Il y a un début de dynamique, qu’il faut élargir et conforter. Je sens de la fierté chez les camarades qui veulent montrer pourquoi on se bat.» Deux ans après une élection présidentielle où il s’est effacé derrière Jean-Luc Mélenchon, le PCF a très envie d’exister.

Les sondages restent bas (2-3% d’intentions de vote en sa faveur) mais frémissent dans le bon sens. Les sollicitations médiatiques augmentent, au point que Brossat se permet de refuser, devant nous, un duel avec Florian Philippot sur LCI («Je veux pas parler avec Philippot, je veux parler tout seul», se marre-t-il). Et les communistes ne se cachent plus de viser 5%, le seuil permettant d’envoyer des députés au Parlement européen. «On sent qu’il est en train de se passer quelque chose. Avec l’efficacité de sa parole, Ian exprime ce que pense une majorité de gens de gauche. Il apparaît comme un repère», se réjouit l’ancien secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, croisé à Orly, un jambon-beurre à la main. A l’entrée du terminal 3 de l’aéroport rénové, inauguré par le Premier ministre ce jeudi, les militants de la CGT fournissent une bonne partie du cortège de l’intersyndicale. Les huiles du PC, dont le secrétaire national, Fabien Roussel, ont fait le déplacement, couvant du regard Brossat lorsque ce dernier tente une punchline au micro : «Emmanuel Macron veut tout vendre. Ce n’est plus un Président de la république, c’est un commissaire-priseur.» Succès mitigé.

«Ne taper personne à gauche»

«L’enjeu central de la campagne est de faire le lien entre les préoccupations quotidiennes des gens et les politiques européennes», argumente Brossat dans la camionnette. Et de citer le quatrième paquet ferroviaire qui a entraîné la réforme de la SNCF ou la règle des 3% de déficit qui oblige à fermer des services publics. La stratégie de la tête de liste, qui peut compter sur un budget de campagne de 2 millions d’euros venus des militants et du parti, est de travailler deux bassins de population : les «terres populaires communistes» évidemment, mais aussi les métropoles. Pour certains habitants des grandes villes, le profil de Brossat, ancien prof de 39 ans, résident du XVIIIe arrondissement – mi-populaire mi-bobo – de Paris, auteur récent d’un livre anti-Airbnb, membre de la majorité d’Anne Hidalgo, présente d’évidents attraits. On connaît des électeurs dits à fort capital culturel et précarisés qui sont tentés, lassés par les querelles d’ego entre Jadot, Hamon et Glucksmann ou les éruptions en tout genre de La France insoumise.

Malgré l’optimisme affiché du PCF, l’objectif des 5% est loin d’être acquis. Il faudra vraisemblablement aller l’arracher sans alliance. A quelques jours de la date limite de dépôt des listes, l’hypothèse d’une union avec Benoît Hamon, que le PCF voulait sceller avec Brossat en tête de liste, est quasi enterrée. «Je le regrette, réagit le communiste. Je ne comprends pas pourquoi il prend le risque d’aller faire 4 ou 5% aux européennes alors que son but est la présidentielle… Je n’arrive pas à le cerner.» Dans l’entourage du patron de Génération.s, on explique avoir testé cette idée à travers des études. Résultat non concluant : l’alliance avec le PCF aurait fait fuir une partie des sympathisants de Génération.s vers les listes de Jadot et Glucksmann. Et on ajoute que la mini-hype pour Brossat est très parisienne… Face aux divisions, Ian Brossat s’est fixé une ligne de conduite : «J’ai décidé de ne taper personne à gauche. Vu l’état de la gauche, tous les coups qu’on donne sont contre-productifs. Et après les européennes, il va bien falloir qu’on retrouve le chemin du rassemblement.» Bref, on se compte le 26 mai, puis on discute.

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 08:56
IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME - Candidate du PCF sur la liste de Ian Brossat interview les alternatifs.info, 19 avril 2019)
Cindérella Bernard sera présente à la fête du Viaduc, fête du PCF place Allende le 1er mai à Morlaix, pour une intervention politique à 15h sur les Européennes.
https://lesalternatifs.info
« IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME »
 

Entretien avec Cinderella Bernard, candidate sur la liste du Parti communiste pour les élections européennes.

 

Nous avons posé les mêmes questions à différents candidat-e-s pour les élections européennes. Cindérella Bernard, investie sous la bannière du Parti communiste français a eu la gentillesse d’y répondre.

Les Alternatifs – Bonjour, vous êtes candidate sur la liste du Parti communiste pour les élections européennes, pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Je suis issue d’un milieu modeste. Mon père était ouvrier et ma mère, mère au foyer a repris ses études à plus de 40 ans.  A 14 ans, j’ai su que je voulais être éducatrice spécialisée, une profession qui permettait de corriger les inégalités sociales et de donner leur chance à tous les enfants, quelques soient leurs origines ou leurs histoires familiales.

Après des petits boulots en usine, j’ai exercé plusieurs professions autour du handicap, de la
dépendance et de le délinquance.

Très tôt, je me suis engagée dans le milieu associatif et j’ai mené mes 1ères luttes pour la défense des
écoles publiques et l’enseignement bilingue public breton/français en 2007. Je suis devenue
présidente de l’amicale laïque cette même année. Ce qui m’a valu d’intégrer la liste de Gérard Le Caër, maire communiste à Bégard en 2008, aujourd’hui je suis 1ère adjointe. J’ai pris la présidence du SMICTOM, syndicat de collecte et de traitement des ordures ménagères créé à l’initiative des élus communistes de Bégard, le premier du Département.

En 2015, avec la réforme des élections cantonales et le redécoupage des cantons, je suis devenue conseillère départementale et porte-parole du groupe communiste. Etant maman de 4 enfants, je me suis alors mise en disponibilité professionnelle de mon poste de médiatrice, le temps de ce mandat.
En 2016, j’ai fait le meilleur score à l’Ouest aux législatives pour le PCF, et si la FI n’avait pas refusé de discuter avec nous, nous aurions eu un député. Une situation d’autant plus difficile à accepter car si la FI a pu présenter un candidat à la présidentielle, c’est grâce aux plus de 400 parrainages communistes dont le mien, pour en retour avoir un candidat parachuté sur la circonscription et face à des députés communistes sortants.

En 2019, les camarades du bureau régional portent ma candidature pour les européennes. Après plusieurs mois de réflexion, je finis par accepter car il serait irresponsable de laisser le débat être
confisqué entre les ultra-libéraux et l’extrême droite. Nous devons porter le combat contre le capitalisme et le fascisme partout où nous le pouvons car il a atteint ses limites et représente une
menace pour la paix dans notre société et le monde, pour l’humanité et l’écologie.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager ?

Je suis une militante, c’est inscrit dans mes gènes ! Chacun participe à la vie de la société à sa façon et toutes les places occupées sont importantes pour son équilibre.
J’ai vite compris que notre société s’organisait en fonction des décisions politiques qu’elles soient votées au niveau national ou plus local. Alors je me suis dit que la meilleure façon de défendre la justice sociale et les biens communs était d’intégrer les rouages de la machine et d’y porter une contribution progressiste, communiste. Je ne suis pas née communiste, mais je le suis naturellement devenue de part mon histoire de vie et au gré des rencontres.

Quand je me suis lancée en politique, mon père m’a adressé ce message : “bon courage pour changer le monde”. Je pense que mon communisme a commencé avec lui, d’une certaine façon…

 

En matière d’environnement, quelles mesures de votre programme vous tiennent particulièrement
à cœur ?

En tant qu’élue locale, je mesure l’impossibilité pour les collectivités territoriales de faire face aux défis environnementaux, subissant de pleins fouet les politiques d’austérités plus fortes cette dernière décennie. En 2 quinquennats, les collectivités locales auront dû réduire leur budget à hauteur de 24 milliards d’euros. Quand on sait que 50% de l’investissement en faveur de la transition énergétique dépend des collectivités locales (habitat social, énergies renouvelables..), on imagine très vite combien les politiques d’austérité menée aujourd’hui tant au niveau européen que national bloquent les initiatives attendues dans ce domaine..
Les collectivités territoriales sont responsables de 70% de l’investissement public (et seulement 10% de l’endettement public), en baisse de 15% en 2018.

Aujourd’hui, au prétexte de la règle d’or des 3% du PIB de déficit autorisé par l’Union européenne, l’Etat poursuit la pression sur les collectivités locales. Cette directive européenne libérale doit donc être annulée. La Banque Centrale Européenne dans sa logique libérale a donné près de 3000 milliards d’euros d’argent public aux banques privées sans contrepartie dont une partie créée sur des planches à billet. Nous proposons de créer un fond européen permettant de financer un grand service public de la transition énergétique, du mix énergétique et de la recherche, et mettre des fonds européens en direction des transports collectifs, de la rénovation des voies férrées pour un maillage de proximité, du développement des services publics pour réduire les mobilités et rendre un meilleur service utile et nécessaire à toute la population.
La PAC (politique agricole commune) relève d’un enjeu majeur pour l’environnement. J’ai l’occasion de multiplier les rencontres avec les producteurs locaux sur le terrain. Notre programme défend l’agroécologie, nous devons réguler les productions et favoriser l’agriculture bio et contrer le
piège de l’industrialisation biologique dans lequel les marchés mondiaux veulent enfermer les producteurs. il faut des règles strictes sur la labellisation du bio valables dans tous les pays. Il faut
flécher les aides européennes sur des politiques agricoles communes dans les territoires qui viseraient à developper des initiatives plus respectueuses de l’environnement.
La PAC doit accompagner les agriculteurs vers une production raisonnée et respectueuse de l’environnement, pour cela il faut sortir l’agriculture des logiques de marché concurrentiel et uniformiser les normes de production vers le haut.

Quel est votre avis sur les marches pour le climat qui s’organisent en France et un peu partout dans le monde ?

Ces manifestations sont justes et nécessaires pour faire évoluer les consciences. La jeunesse a raison de se mobiliser, d’ailleurs mes enfants, ma fille collégienne et mon fils lycéen, y ont participé. Mais encore une fois, il ne peut y avoir de véritable écologisme sans anticapitalisme… Le capitalisme vert ça n’existe pas !

Selon vous, comment lier la justice sociale et l’urgence climatique ?

L’habitat social est le 1er facteur de la réduction du pouvoir d’achat des ménages, les logements
sont quant à eux, par leurs énergies résiduelles, responsables du rechauffement climatique à
hauteur de 16,5 %. Permettre la transition énergétique des logements et construire de nouveaux
logements basse consommation, c’est réduire la facture du locataire et agir en faveur de
l’environnement.
Depuis toujours, nous défendons l’idée de développer les transports en commun et de les rendre
accessibles à tous. Seulement 14 voix ont manqué à l’assemblée européenne pour empêcher de livrer
la SNCF-usagers au marché. Depuis les guichets se ferment, des arrêts sont supprimés et ça devient
le parcours du combattant pour se procurer un billet. Démonstration est faite que le libéralisme qui
consiste à créer des situations concurrentielles dans tous les domaines va à l’encontre du progrès
écologique.
Nous devons sortir de ces logiques de marché pour placer au coeur de toutes les décisions l’humain
et l’écologie. Les véhicules routiers sont responsables de 29% des émissions de gaz à effet de serre..
Nous portons l’idée d’inscrire une clause de non-régression sociale dans tous les pays européens afin
d’empêcher par exemple que le marché concurrentiel ne fragilise les politiques publiques que nous
avons mis en place en faveur du progrès humain et écologique.

Comment vous positionnez-vous face à la liste de la France insoumise, d’Europe Ecologie ou de Génération-s, pourquoi tant de divisions ?

Dès le départ Ian Brossat a tendu la main aux autres forces de Gauche avec qui nous pouvions nous entendre. Cela excluait de fait le PS qui a porté tous les traités qui ont construit cette Europe
libérale. EELV a très tôt fait savoir qu’elle irait seule à cette élection. La FI ne parle à personne à
Gauche considérant toute discussion comme des “carabistouilles” pour reprendre leur expression.
En réalité ils ont cru pouvoir être hégémoniques à Gauche. Les sondages ne leur donnent pour
l’instant que 5 points de plus que nous. Reste Génération-S à qui nous continuons de tendre la
main. J’ai rencontré Benoit Hamon avec Ian Brossat dans un café en février et nous en avons parlé.
Nous nous battons pour tenter de préserver les acquis sociaux que nous avons remporté par le fruit
de longues luttes sociales et pour lesquelles les communistes ont joué un rôle majeur que ce soit
dans le cadre du Front populaire ou du Conseil national de la Résistance.
Nous sommes aujourd’hui, reconnu par la cours des comptes comme le 1er parti de France, nous
comptons un nombre important d’élus et siégeons dans toutes les assemblées (800 maires, 7000 élus,
un groupe au Sénat et à l’assemblée Nationale, trois députés européens,…). Nous sommes le seul
parti de Gauche à s’être toujours opposé aux traités libéraux européens. Nous avons fait campagne
contre le traité de Maastrich qui a mis en place cette Europe du marché quand d’autres
aujourd’hui qui voudraient nous donner des leçons de gauche ont fait campagne pour ce traité.
Suivez mon regard… Nous avions pris la pleine mesure de ses conséquences pour l’humanité et
l’écologie.

Aujourd’hui, de nombreuses études ont fait la démonstration du risque de réchauffement
climatique, des économistes de gauche comme de droite ont démontré les limites du capitalisme.
Les enjeux sont tels qu’on ne peut avoir de demi-discours sur le renversement du capitalisme,
l’Europe doit devenir une communauté humaine qui protège son environnement de vie, ce qu’elle
ne fait pas aujourd’hui.. elle protège les riches et tant pis pour les autres qu’ils crèvent dans la rue ou la méditerranée, ou qu’ils mangent des colis alimentaires, tant pis pour l’environnement, tant
que les sous remplissent les caisses des actionnaires.

Mais même sans alliance nous poursuivons le combat que nous menons depuis près de 100 ans. Cela fait de nous un parti d’expérience, nous avons toujours été à l’avant-garde des enjeux humains et environnementaux. Notre liste est d’ailleurs une liste d’ouverture avec 30% de candidat.e.s issu.e.s
de la société civile. C’est une belle liste avec 50% d’ouvrier.e.s et d’employé.e.s, des intellectuel.le.s
aussi comme Maryam Madjidy, Prix Goncourt en 2017 et n°8 sur notre liste. En votant pour la liste menée par Ian Brossat “Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent”, nous avons pour la
première fois la possibilité d’envoyer au parlement européen une ouvrière, Gilet Jaune depuis le
début et n°2 sur notre liste. Il s’agit de Marie Hélène Bourlard, ouvrière textile pendant 40 ans et
qui s’est illustrée dans le documentaire “Merci patron”.

Je refuse ce fatalisme et cette désunion à Gauche mais l’Union est un combat et nous n’abandonnons pas l’idée. En attendant le Parti Communiste Français est le parti auquel je donne ma confiance pour mener ce combat, loin des stratégies politiciennes faites en fonction des sondages qui visent à séduire un électorat et à suivre le sens du vent…

Les Alternatifs – propos recueillis par la rédaction

Voir aussi:

Cinderella Bernard, candidate sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat

Cindérella Bernard, candidate du PCF aux élections européennes, invitée de Dimanche en Politique sur France 3 - Dimanche 31 mars, voir la vidéo

Samedi 9 mars: Européennes, Cindérella Bernard invitée de la section PCF du Relecq-Kerhuon pour un débat sur l'égalité Femmes/hommes et la question des droits des femmes en Europe, 17h salle Germain Bounot

Intervention de Cindérella Bernard au meeting du Relecq-Kerhuon avec Ian Brossat et Glenn Le Saôut le 1er février

 

 

IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME - Candidate du PCF sur la liste de Ian Brossat interview les alternatifs.info, 19 avril 2019)
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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 10:07

Tribune. Depuis 2015, la coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, soutenue par les Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et la France a engendré «la pire crise humanitaire au monde» selon l’ONU. Le bilan est terrifiant, 10 000 morts selon les chiffres officiels, et plus de 70 000 d’après les ONG. Du fait de l’embargo et de la destruction des infrastructures civiles, une famine sans précédent touche 16 millions de Yéménites. Cinq millions d’enfants sont touchés par la malnutrition retardant ainsi leur développement physique, mental et cognitif. Un enfant meurt au Yémen toutes les cinq minutes, une génération entière s’éteint.

Au service de l’industrie de l’armement 

La communauté internationale détourne le regard. La France n’échappe pas à cette règle, tiraillée entre les ventes d’armes aux membres de la coalition, Arabie Saoudite et Emirats arabes unis en tête, et ses engagements internationaux. Le président de la République a beau affirmer qu’«il est faux de dire que l’Arabie Saoudite est un grand client aujourd’hui de la France», elle se hisse pourtant à la deuxième place en matière d’exportations d’armes.

 

Le gouvernement a connaissance de la gravité de la situation mais refuse toute responsabilité. Le président de la République justifie sans complexe cette stratégie, considérant que «c’est pure démagogie que de dire d’arrêter de vendre des armes à Riyad». Lorsque des milliers de Yéménites meurent et que des millions d’autres sont menacés par la famine, le dilemme n’est plus économique mais moral.

Au mépris du droit international 

Cette politique d’exportation, rentable financièrement, se fait au mépris des traités internationaux, et engage, comme lors des quinquennats précédents, la responsabilité de notre pays. L’article 6 du Traité sur le commerce des armes, ratifié en 2014 par la France, interdit en effet toute vente d’armes dès lors qu’elles sont susceptibles d’être utilisées contre des populations civiles. Et pourtant ce sont près de 3,4 milliards d’euros d’armement qui ont été livrés à l’Arabie Saoudite entre 2015 et 2017, au plus fort du conflit. En vendant ces armes (chars Leclerc, avions ravitailleurs A330 MRTT, corvettes Gowind, canons Caesar, systèmes de ciblage pods) la France s’est même engagée auprès de l’Arabie Saoudite à assurer leur maintenance sur plusieurs décennies. Malgré le conflit, notre pays maintient sa coopération militaire avec Riyad.

Si le Parlement européen – comme d’autres pays européens tels que la Finlande, les Pays Bas, la Suisse – s’est prononcé en faveur de la suspension des livraisons d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis en décembre 2018, le gouvernement reste inflexible. Les récents votes du Sénat et de la chambre des représentants sur l’arrêt du soutien militaire, dont les ventes d’armes, n’auront pas non plus suffi à infléchir la stratégie américaine.

Contrôle opaque et antidémocratique

Ce commerce lucratif pour les industries de défense s’appuie sur des règles opaques, excluant de fait tout contrôle démocratique. En effet, l’attribution des licences d’exportation est entièrement aux mains de l’exécutif. Les règles d’attributions ainsi que les décisions prises par la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), chargée de conseiller le Premier ministre en la matière, sont protégées par le secret-défense. Le Parlement est totalement absent de ce processus décisionnaire. La seule information dont disposent les citoyens se fait sous la forme d’un, très sommaire et peu précis, rapport au Parlement publié chaque année. Ni l’intitulé précis du matériel vendu, ni le nom du fabricant, ni la quantité du matériel ne sont indiqués. Malgré la demande des ONG françaises depuis 1997 de la création d’un office parlementaire, le contrôle des exportations a posteriori, notamment la traçabilité, est quasi inexistant.

Dans d’autres pays européens, une plus grande implication du Parlement permet un meilleur contrôle des autorisations d’exportations d’armes. Pour que cette situation cesse, nous demandons la mise en place d’une délégation parlementaire qui participera au processus de décisions pour l’attribution des licences d’exportation. L’urgence commande de telles mesures, pour que la France mette sa diplomatie au service de la paix, et cesse de se rendre complice de puissances criminelles.


 

Signataires:
 

Alexis Corbière député France insoumise, Christian Hutin, député socialiste, Jean-Paul Lecoq député Gauche démocrate et républicaine, Sébastien Nadot député non-inscrit, Esther Benbassa sénatrice Europe Ecologie-les Verts, Frédérique Dumas députée UDI, Jean Felix Acquaviva député Liberté et territoires, Manon Aubrycandidate France insoumise aux élections européennes, Clémentine Autain députée France insoumise, Joël Aviragnet député socialiste, Marie-Noëlle Battistel député socialiste, Marie-George Buffetdéputée Gauche démocrate et républicaine, Ugo Bernalicis député France insoumise, Alain Bruneel député Gauche démocrate et républicaine, Moetai Brotherson député Gauche démocrate et républicaine, Erica Bareigts députée socialiste, Gisèle Biémouretdéputée socialiste, Christophe Bouillon député socialiste, Guy Bricout député socialiste, Luc Carvounas député socialiste, André Chassaigne député Gauche démocrate et républicaine, Eric Coquereldéputé France insoumise, Alain David député socialiste, Pierre Dharreville député Gauche démocrate et républicaine, Jean-Paul Dufrègne député Gauche démocrate et républicaine, Laurence Dumont députée socialiste, Elsa Faucillon députée Gauche démocrate et républicaine, Olivier Faure député socialiste, Caroline Fiat députée France insoumise, Guillaume Garot député socialiste, Raphaël Glucksmann candidat Place Publique aux élections européennes, David Habib député socialiste, Régis Juanicodéputé socialiste, Sébastien Jumel député Gauche démocrate et républicaine, Marietta Karamanli députée socialiste, Manuéla Kéclard-Mondésir députée Gauche démocrate et républicaine, Jean Lassalle député non-inscrit, Michel Larive député France insoumise,Jerôme Lambert député socialiste, Bastien Lachaud député France insoumise, Serge Letchimy député socialiste, Josette Manin députée socialiste, Jean-Luc Mélenchon député France insoumise, Jean Michel Clément député Libertés et territoires, Paul Molac, député Libertés et territoires, Danièle Obono députée France insoumise, Younous Omarjee France insoumise aux élections européennes, Mathilde Panot députée France insoumise, Georges Pau-Langevindéputé socialiste, Stéphane Peu député Gauche démocrate et républicaine, Christine Pires-Beaune députée socialiste, Dominique Potier député socialiste, Loïc Prud’homme député France insoumise, Adrien Quatennen, député France insoumise, Valérie Rabault députée socialiste, Jean-Hugues Ratenon, député France insoumise, Muriel Ressiguier députée France insoumise,Fabien Roussel député Gauche démocrate et républicaine, Sabine Rubin députée France insoumise, François Ruffin député France insoumise, Bénédicte Taurine députée France insoumise, Sylvie Tolmont députée socialiste, Hervé Saulignac député socialiste, Hélène Vainqueur-Christophe députée socialiste, Boris Vallaud député socialiste, Michèle Victory députée socialiste, Hubert Wulfranc député Gauche démocrate et républicaine.


 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 07:26
Marché de de Châteaulin hier au bord de l'Aulne, trois camarades ont distribué rouge Finistère et le tract de campagne de Ian Brossat et Marie-Helene Bourlard: Gilbert Sinquin, Catherine Flageul, Christian Beaumanoir. Les communistes finisteriens déterminés pour faire élire des députés européens qui défendront le peuple et les travailleurs.

Marché de de Châteaulin hier au bord de l'Aulne, trois camarades ont distribué rouge Finistère et le tract de campagne de Ian Brossat et Marie-Helene Bourlard: Gilbert Sinquin, Catherine Flageul, Christian Beaumanoir. Les communistes finisteriens déterminés pour faire élire des députés européens qui défendront le peuple et les travailleurs.

Marché de Scaër, 13 avril: les communistes, avec notamment Christian Carduner et Jeannine Daniel, font signer pour le comité de soutien a la liste conduite par Ian Brossat, pour l Europe des gens contre l Europe de l argent.

Marché de Scaër, 13 avril: les communistes, avec notamment Christian Carduner et Jeannine Daniel, font signer pour le comité de soutien a la liste conduite par Ian Brossat, pour l Europe des gens contre l Europe de l argent.

Marché de Landivisiau, 17 avril avec Glenn Le Saoût, Roger Héré, Marie-Hélène Le Guen, Ismaël Dupont

Marché de Landivisiau, 17 avril avec Glenn Le Saoût, Roger Héré, Marie-Hélène Le Guen, Ismaël Dupont

Photos Jean-François Vérant et Mariette Labrousse par Pierre-Yvon Boisnard, 13 avril 2019, Marché de Morlaix: les camarades du PCF distribuent le Viaduc, le journal du PCF annonçant le programme de la fête du 1er mai, cette année largement consacré aux européennes avec les interventions de deux candidats sur la liste de Ian brossat: Cinderella Bernard et Glenn le Saout

Photos Jean-François Vérant et Mariette Labrousse par Pierre-Yvon Boisnard, 13 avril 2019, Marché de Morlaix: les camarades du PCF distribuent le Viaduc, le journal du PCF annonçant le programme de la fête du 1er mai, cette année largement consacré aux européennes avec les interventions de deux candidats sur la liste de Ian brossat: Cinderella Bernard et Glenn le Saout

Européennes: présence des militants communistes sur les marchés du Finistère
 
Plusieurs distributions de tracts collectives ont déjà eu lieu ces derniers jours pour les Européennes : à Scaër, Châteaulin, Landivisiau, Morlaix, Audierne, Quimper, Brest 
 
Ce vendredi 19 avril au matin, Glenn Le Saoût est au marché de Lambé à Brest avec les camarades normalement. Il sera à Carhaix le samedi 27 avril.

Européennes - Présence des militants du PCF sur les marchés (non exhaustif):

Mercredi 24 avril 10h Marché de Crozon

Jeudi 25 avril 10h Marché de Rosporden

Samedi 27 avril 10h Marché de Tréboul et de Morlaix

Samedi 18 mai 10h Marché de Tréboul.

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:34
Débat Européennes pour la défense des services publics à Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Jean-Marc Cléry, Alain Bergeot, ...
Nous vous invitons à débattre avec Marie-Pierre Vieu, députée Européenne, n°4 sur la liste, et Laurent Brun, de la CGT Cheminots, pour une réunion-débat sur la défense des services publics à Quimper, à 19h le vendredi 19 avril, aux Halles Saint François.
 
Glenn Le Saoût et Jean-Marc Clery, porte-parole de la FSU Bretagne, interviendront eux aussi, comme d'autres syndicalistes. 
 
Il nous faut réussir cette réunion publique avec une participation souhaitée d'une centaine de personnes au moins.  

Marie-Pierre Vieu, députée européenne et candidate, qui se bat sur tous les terrains au Parlement européen, à Bruxelles, en Midi Pyrénées et ailleurs : services publics, droits des travailleurs, culture, accueil des migrants, droits des peuples, en Palestine et partout. Elle était aussi à Madrid pour soutenir les droits des prisonniers politiques catalans.
Laurent Brun,secrétaire général des cheminots CGT, qui a conduit l'an dernier une bataille exemplaire pour la défense du service public ferroviaire.
Des syndicalistes de l'éducation, de la Poste, des usagers de nos services publics maltraités par les politiques libérales seront là.
 
Le Télégramme - 17 avril 2019

Dans le cadre de la campagne pour les Européennes, le Parti Communiste annonce, dans un communiqué, une réunion-débat sur les services publics à Quimper. Elle aura lieu vendredi 19 avril. Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF-Front de gauche, « initiatrice d’un audit européen sur les conséquences pour les services publics des directives européennes d’ouverture à la concurrence, candidate », en 4e position sur la liste conduite par Ian Brossat, participera au débat, au côté de Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots.

Glenn Le Saoût, candidat finistérien de la liste de Ian Brossat, et Alain Bergeot, ancien candidat du Front de Gauche aux élections européennes de « République & Socialisme », qui soutient la liste, de même que les syndicalistes Jean-Marc Cléry, Yann Foucher, Marie Le Berre.

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