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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:17
#OuEstSteve ? Assourdissant silence des médias anesthésiés. Il y a + de 30 ans, la mort de Malik Oussekine provoquait un scandale d'état. Aujourd'hui, la mort d'un jeune de 24 ans n'émeut plus personne. Comment en est-on arrivé là ?

#OuEstSteve ? Assourdissant silence des médias anesthésiés. Il y a + de 30 ans, la mort de Malik Oussekine provoquait un scandale d'état. Aujourd'hui, la mort d'un jeune de 24 ans n'émeut plus personne. Comment en est-on arrivé là ?

Invité de Dimanche en Politique hier, 7 juillet, Ian Brossat, porte-parole du PCF, a dénoncé la faute aux conséquences gravissimes des services de l'Etat et le manque de discernement dans les violences policières qui ont émaillé la fête de la musique à Nantes. Il a dénoncé les violences policières contre un groupe d'écologistes sur le pont Sully à Paris et cette parodie de "maintien de l'ordre" qui menace les libertés démocratiques et l'intégrité physique de jeunes pacifiques. Il a dit sa conviction qu'on parlerait bien plus de Steve, le "disparu" de Nantes, jeté à la Loire suite à l'intervention de la police, si c'était le fils de Castaner!!!  

La honte de la République! C'est Macron, Castaner et compagnie, qui attentent aux libertés et acceptent que la violence de la BAC et de la police dans la réponse aux rassemblements et manifestations deviennent ordinaire. 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:15
Éducation. Bac 2019, Blanquer recalé
Lundi, 8 Juillet, 2019

Face à la fronde des enseignants, le ministre a préféré changer les règles de notation en cours de route, plutôt que d’ouvrir le dialogue. Un entêtement coupable qui pourrait déboucher sur une multiplication des recours en justice pour rupture d’égalité de traitement. Du jamais-vu.

 

«Les tribunaux devraient se préparer à entendre parler du bac ! » Mi-rigolard, mi-scandalisé, Juan Prosper, avocat spécialisé en droit de l’éducation, en est persuadé. Cette session 2019 du célèbre examen va se poursuivre sur le terrain judiciaire, bien au-delà de ce début de mois de juillet. Alors même que les épreuves de rattrapage doivent débuter ce matin, de nombreux parents de candidats recalés ou insatisfaits de leurs résultats ont déjà menacé de saisir les tribunaux administratifs afin de faire constater une « rupture d’égalité de traitement ». Et ils ont toutes les chances d’obtenir gain de cause, tant les consignes de notation, imposées dans l’urgence par Jean-Michel Blanquer franchissent allègrement la ligne rouge du droit public. « Pour résumer, c’est le ministre en personne qui a demandé à ses fonctionnaires de faire des choses illégales ! s’indigne Patrick (1), professeur d’histoire-géographie dans l’académie de Créteil. C’est juste fou… »

« Une manipulation politique »

Hormis en 1968, jamais le bac, pourtant à l’histoire bicentenaire, n’avait été autant malmené. L’exploit en revient à Jean-Michel Blanquer. Le millier de correcteurs grévistes (sur 175 000) qui n’avaient pas remonté les notes ou rendu les copies (entre 30 000 et 40 000 sur 4 millions) en milieu de semaine dernière ne poursuivaient qu’un but : repousser d’une journée la publication des résultats, normalement prévus le vendredi 5 juillet, afin de faire entendre leurs revendications et obtenir, notamment, l’ouverture de négociations autour de la réforme du lycée. « Au minimum, le ministre pouvait accepter un dialogue et tout serait rentré dans l’ordre rapidement, assure Patrick. Il a préféré jouer le bras de fer et le foutoir pour décrédibiliser les grévistes et les organisations syndicales auprès des familles et de l’opinion publique. C’est une manip politique lamentable et gravissime. »

Note de l’examen disponible ou pas, tous les résultats ont dû sortir le 5 juillet. Coûte que coûte. Et la veille de la date fatidique, les jurys du bac chargés d’harmoniser les copies ont reçu ces consignes ministérielles ubuesques : « En cas de note manquante, les jurys sont invités à remplacer celle-ci, à titre provisoire, par la moyenne obtenue par l’élève sur les trois trimestres de la terminale dans la matière concernée. » Une introduction du contrôle continu qui a concerné environ 4 % des 540 000 élèves de la filière générale et technologique, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles. En cas de livret scolaire manquant, certains jurés ont pu inventer une note en s’inspirant de celles obtenues à l’examen dans les autres matières. Enfin, dernier point, une fois connu le verdict définitif du bac, ce lundi au mieux, ces candidats au « résultat provisoire » conserveront la meilleure de leurs deux notes (copie du bac ou moyenne de l’année). Ces consignes ont suscité un tollé parmi les jurés. Et débouché sur la « folle journée » de jeudi dernier (lire page 5), qui risque de se poursuivre aujourd’hui lors des oraux. En effet, certains lycéens passeront peut-être le repêchage pour rien s’ils apprennent que leur moyenne définitive aurait dû leur permettre d’y échapper ! D’autres, recalés vendredi avec une note provisoire, seront peut-être appelés in extremis par les jurys au cas où leur moyenne, revue avec la note du bac, franchirait les 8/20. Remontés à bloc contre leur ministre, certains professeurs ont également prévu, quoi qu’il se passe, de donner le nombre de points nécessaires à l’obtention du diplôme…

Détruire le dialogue social

Un grand micmac dont l’illégalité ne fait guère de doute. « Sur le plan du droit, la rupture du principe constitutionnel d’égalité devant le service public est clairement établie, souligne l’avocat Juan Prosper. Non seulement le ministère a changé les règles de fonctionnement de l’examen en cours de route, mais en plus, il a appliqué des règles différentes selon les élèves. » Dans un même lycée, un candidat peut ne pas avoir le bac avec les notes de l’examen, tandis qu’un camarade l’aura avec ses notes de contrôle continu. Résultat : les parents du premier sont fondés à former un recours devant le tribunal administratif. Avec toutes les chances de l’emporter. « Certains l’envisagent déjà », assure Rodrigo Arenas, le président de la FCPE, qui en appelle à l’arbitrage du chef de l’État et souhaite que soient organisées des Assises de l’éducation à la rentrée prochaine. Pour la fédération de parents d’élèves, Jean-Michel Blanquer, en jouant l’opinion publique contre les représentants de la communauté scolaire, fait une « faute politique majeure ».

Certes. Mais aussi un calcul d’un redoutable cynisme. Dans cette affaire, le ministre connaît tout des risques juridiques que ses « mesures d’urgence » font courir à son administration. Avant d’investir la Rue de Grenelle, Blanquer était professeur de droit public, spécialiste de droit constitutionnel… Potentiellement, des dizaines de milliers de recours seraient possibles. Mais il mise sur le fait que très peu devraient intervenir. « Les personnes susceptibles de se sentir lésées et d’entamer des démarches sont celles recalées au bac, souligne Juan Prosper. Or, vu les taux très élevés de réussite, le nombre est plutôt limité. Surtout, dans notre système scolaire inégalitaire, ces recalés sont beaucoup plus souvent des enfants des classes populaires. Peu auront les moyens et la patience d’intenter un recours… » L’autre calcul de Blanquer est évidemment de disqualifier les représentants syndicaux. Et de saborder l’actuel baccalauréat, qu’il veut réformer en accentuant – tiens, tiens – la part du contrôle continu. Au fond, ce fiasco le sert, pense-t-il. « Blanquer veut détruire tout dialogue social et veut la peau des organisations syndicales, déplore Claire Guéville, du Snes-FSU. Mais ça va plus loin, je pense qu’il veut faire la peau au métier d’enseignant tel qu’il se pratique aujourd’hui. » Pour le contrecarrer, des mobilisations sont déjà envisagées pour la rentrée. La bataille du bac ne fait que commencer.

(1) Prénom modifié.
Laurent Mouloud

Jean-Michel Blanquer menace les profs « saboteurs »

Loin de répondre aux demandes de dialogue, Jean-Michel Blanquer n’en finit plus de brandir la menace contre les grévistes. Jeudi dernier, il en a parlé comme des « saboteurs » qui « seront sanctionnés ». Le vocabulaire est d’une brutalité rare : les grévistes sont assimilés à « ceux qui commettent des exactions » (comprendre faire grève) et qui imposent « leur dictature » aux autres. Et de leur suggérer de « faire attention » car il va s’occuper d’eux « en son temps »… Jean-Michel Blanquer oublie que ses réformes ont toutes été retoqués par les instances représentatives du personnel (CSE, Cneser). En l’occurrence, le « dictateur » est plutôt du côté de la Rue de Grenelle, non ?

Éducation. Bac 2019, Blanquer recalé - Laurent Mouloud, L'Humanité, 8 juillet 2019
 05/07/2019 - Communiqué du PCF
Baccalauréat 2019 : le ministre n’est pas au-dessus des lois !

Aujourd’hui, lycéennes et lycéens reçoivent les résultats du baccalauréat. Mais dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux : les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule. Pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat. Son attitude est  irresponsable.

Ce qui s’est passé hier dans de nombreux jurys de bac est extrêmement grave. Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales : invention de notes, calculs farfelus, substitution de l’administration aux jurys souverains… Le PCF est aux côtés des jeunes et des familles qui refuseront ces tripatouillages, et se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d’égalité.

Depuis des mois, enseignantes et enseignants tirent la sonnette d’alarme : notre système éducatif est au bord de l’explosion, il n’a plus les moyens d’assurer ses missions ; les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d’éducation et aggravent les inégalités. Depuis des mois, ils et elles se battent pour préserver l’ambition égalitaire et le caractère national du service public d’éducation. Depuis des mois, ils et elles sont ignorés, méprisés, insultés par leur ministre et subissent une répression sans précédent. Ces enseignantes et enseignants sont l’honneur de la fonction publique. Ils et elles peuvent compter sur le PCF : nous sommes à leurs côtés dans leur bataille pour l’école, et nous sommes mobilisés pour défendre leur liberté d’expression et leur droit de grève.

Dans l’intérêt des lycéennes et des lycéens d’aujourd’hui et de demain, et de toute la société, il faut mettre fin à la crise en écoutant les acteurs de l’éducation. C’est pourquoi nous combattons, aux côtés des familles et des acteurs de l’éducation mobilisés, les réformes rejetées par les instances représentatives de la communauté éducative (CSE, CNESER) : la loi dite « école de la confiance », des réformes du lycée et du baccalauréat et de la loi ORE (Parcoursup).

La crise que traverse l’éducation nationale est sans précédent. Nous appelons tous les acteurs de l’éducation – personnels, familles, jeunes –,  toutes les forces de progrès à se rencontrer au plus vite pour organiser ensemble des États généraux de l’éducation. Avec eux, nous entendons ainsi travailler à une réforme progressiste de l'éducation, que devra porter une nouvelle majorité politique dans ce pays.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:06
EELV: Jadot, champion de l’écologie « ni-ni », tend la main aux élus de droite
Lundi, 8 Juillet, 2019

« Faire tomber les murs à gauche. »

 

« Faire tomber les murs à gauche. » Telle était l’ambition du Festival des idées, organisé ce week-end à La Charité-sur-Loire (Nièvre) par l’ex-député PS Christian Paul et le journaliste Guillaume Duval. Invité de ces rencontres, Yannick Jadot, arrivé troisième aux élections européennes (13,5 %), persistait plutôt à faire cavalier seul, réaffirmant sa volonté de dépasser le clivage droite-gauche. « Dans des municipalités où vous avez des gens qui sont sans étiquette ou même divers droite qui font du 100 % bio dans les cantines, des jardins partagés, de la rénovation urbaine, qui appliquent ce qu’on a envie de faire », il faudra « prendre nos responsabilités », a prévenu Jadot. Aujourd’hui, il sera à Ivry-sur-Seine en compagnie de figures écolo-centristes, comme Delphine Batho (Génération écologie), François Darmeval (Cap21) ou Antoine Waechter (MEI), apôtre de l’écologie « ni-ni » dans les années 1980, pour soutenir la candidate EELV dans cette ville communiste. P. Du.

EELV: Jadot, champion de l'écologie ni-ni, tend la main aux élus de droite (Pierre Duquesne, l'Humanité, 8 juillet 2019) - réaction de Ian Brossat
Brossat (PCF) sermonne Jadot: "Rappelle-toi que tu es de gauche!"
"Rappelle-toi que tu es de gauche": le chef de file des communistes aux élections municipales à Paris, Ian Brossat, a tancé dimanche le leader écologiste Yannick Jadot, qui n'a pas exclu la veille des alliances avec la droite dans certaines villes.

"Je suis très surpris par les déclarations de Yannick Jadot, même si cette petite musique s'était déjà faite entendre aux européennes", a déclaré sur France 3 M. Brossat, qui a conduit, comme lui, la liste de son parti au scrutin du 26 mai (2,5 %), où EELV a réalisé une percée à 13,5 %.

"Je ne pense pas que l'écologie soit soluble dans le libéralisme - car c'est produire n'importe quoi dans n'importe quelles conditions sociales et environnementales - et M. Jadot nous dit qu'on peut faire alliance avec la droite", s'est indigné le communiste.

"J'y vois une espèce d'opportunisme qui est à mon sens inquiétant", a-t-il ajouté, avant de souligner: "Moi la droite je l'affronte au Conseil de Paris, elle s'est opposée au tramway, à la reconquête des voies sur berges".

Invité samedi au "Festival des idées" dans la Nièvre où se rendait une partie de la gauche, Yannick Jadot avait prôné le "pragmatisme" dans des municipalités "où vous avez des gens qui sont sans étiquette ou même divers droite".

"Majoritairement chez les écologistes, il y a un attachement à la gauche, et dans la plupart des villes que dirige la gauche, il y a des écologistes", a tenu à lui rappeler Ian Brossat.

Interrogé sur l'éventualité d'une alliance d'EELV avec LREM aux élections à Paris, l'adjoint au Logement d'Anne Hidalgo - qui compte EELV dans sa majorité -, a assuré: "Pour être en contact régulier avec les écologistes parisiens, je ne sens pas du tout cette tentation, j'ai l'impression que Jadot est isolé sur cette ligne, heureusement."

 

Ian Brossat a redit sa conviction que la seule ligne possible pour la maire sortante "c'est le rassemblement de la gauche dès le premier tour", auquel les communistes veulent participer.

Questionné sur la compétition pour désigner le candidat LREM, dans laquelle Benjamin Griveaux et Cédric Villani semblent les mieux placés, M. Brossat a assené: "C'est bonnet blanc et blanc bonnet ! Ce ne serait pas un maire mais un préfet, qui ne serait pas là pour défendre les parisiens, mais pour défendre le président de la République".

La députée européenne LFI Manon Aubry a de son côté jugé "inquiétants" les "signaux donnés par Yannick Jadot": "alliances locales avec la droite, acceptation de l'économie de marché". La question écologique "ne peut et ne doit pas se fondre dans une pensée libérale et doit s'accompagner de la justice sociale", a-t-elle souligné.

 

M. Jadot s'est attiré les critiques d'une partie de la gauche en déclarant pendant la campagne des européennes qu'il était favorable "à la libre entreprise et l'économie de marché".

Dans une interview à Reporterre le 14 mai, il avait précisé son propos, se disant contre le "capitalisme financier" et contre un "libéralisme prédateur sur l'environnement, les femmes, les hommes, les animaux et sur l'économie", même s'il est pour la "liberté d'entreprendre" et reconnaît l'existence du "marché".

Ian Brossat en meeting à Rennes, 24 avril 2019 - photo France Chapa

Ian Brossat en meeting à Rennes, 24 avril 2019 - photo France Chapa

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:00
Contre la privatisation d'Aéroports de Paris, gagnons le référendum! - appel national commun signé par le PCF, le MJCF, l'UEC, l'ANECR...

Contre la privatisation d'Aéroports de Paris, gagnons le referendum !

 

La bataille contre la privatisation d’Aéroports de Paris est engagée et concerne la société toute entière. C’est une bataille pour la démocratie car il va revenir à toutes et tous de pouvoir décider si un référendum est organisé. Mais c’est aussi une bataille contre les privatisations et pour la préservation et le développement des biens communs et pour les services publics. C’est aussi un combat pour la sauvegarde de l’environnement et pour la transition écologique car rien ne serait pire que laisser les clefs du transport aérien aux intérêts privés.

Depuis des années la privatisation des biens publics se fait à marche forcée. Des entreprises assurant des services publics sont vendues à des intérêts privés. Ignorant des objectifs sociaux et environnementaux de long terme, elles en profitent pour augmenter leurs prix, au détriment des usagers. Elles les transforment en machines à produire des dividendes pour les actionnaires, privant les finances publiques, et donc les services publics, de sommes considérables. Le scandale de la privatisation des autoroutes, celle de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, impulsée par l’actuel président de la République lorsqu’il était ministre, en sont de tristes exemples.

Mais cela ne leur suffit pas : outre les aéroports, la Française des Jeux, Engie, l'Office National de la Forêt, les barrages hydroélectriques, les ports, les routes nationales et d’autres sont les nouvelles cibles. Pendant ce temps, les hôpitaux publics sont au bord de l’explosion, des services hospitaliers, des lignes ferroviaires et des bureaux de postes ferment, les services publics s’éloignent des usagers, le statut de la Fonction publique est démantelé, les administrations et les entreprises publiques sont de plus en plus gérées comme des entreprises privées avec pour seul critère la rentabilité financière, au détriment de la satisfaction des besoins sociaux de toute la population.

La bataille contre la privatisation d'AdP est commencée : après des luttes syndicales importantes, plus de 200 parlementaires ont été à l’initiative du processus de référendum d’initiative partagée. Des appels à signature se multiplient.

Compte tenu de l’impératif de la procédure institutionnelle, qui exige qu’il y ait 4,7 millions de signatures de citoyen.nes, et qui exclut toutes celles et ceux qui vivent ici et n'ont pas le droit de vote, donnons à cette campagne l’ampleur nécessaire et impulsons une dynamique de rassemblement. Il s’agit d’en faire l’affaire de la société et des citoyen.nes. C’est pourquoi nous lançons une coordination de mouvements et d’organisations syndicales, associatives et politiques contre la privatisation d’Aéroports de Paris et plus largement contre les privatisations, pour les services publics et les biens communs. Chaque membre de cette coordination conservera bien entendu la liberté de mener sa propre campagne.

 

Cette coordination nationale a l’ambition de réunir le plus largement possible, dans leur diversité, syndicats, associations et partis politiques, les élu.e.s, les mouvements sociaux, écologistes, féministes... Des initiatives unitaires seront prises localement, avec la constitution de « bureaux de vote de rue », des conférences-débats publiques, des affiches, tracts, argumentaires divers, que nous mutualiserons au niveau national. Nous voulons atteindre 4,7 millions de signatures, pour que puisse se tenir ensuite un référendum national. Si cet objectif est atteint, ce sera un grand coup d’arrêt au rouleau-compresseur d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, qui projettent de privatiser un grand pan de l’économie et qui laminent ce qu’il reste de services publics.

 

Pour signer la demande de référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

 

Premiers signataires :

 

Ensemble!

Alternatiba

ANV-COP21

Association Nationale des Elu.e.s Communistes et Républicains (ANECR)

Attac

CGT

Convergences pour les services publics

Diem25

EELV

Fakir

Femmes Egalité

Fête à Macron

Fondation Copernic

FSU

Gauche Démocratique et Sociale

Génération-s

Le Mouvement

Les Amis de la Terre

Les objecteurs de croissance

MJCF

Nouveau Parti Anticapitaliste

Parti de Gauche

Parti ouvrier indépendant démocratique

PCF

PCOF

Pour une écologie populaire et Sociale

République & Socialisme

Réseau Foi et Justice Afrique Europe

UEC

UNEF

Union Syndicale Solidaires

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 06:56
Face à la menace Trump, action solidaire
Jeudi, 4 Juillet, 2019

L'éditorial de Patrick Le Hyaric. La politique du doigt sur la gâchette menée par M. Trump rend crédible une déflagration militaire dont personne ne peut aujourd'hui mesurer les conséquences.

 

Depuis la chute du mur de Berlin, les États-Unis n’en finissent pas de vouloir reconfigurer à leur avantage le Proche et le Moyen-Orient. Les guerres de proie menées en Afghanistan et en Irak par deux fois, les tentatives de déstabilisation des États, les manœuvres géo-économiques autour de la rente pétrolière, la colonisation encouragée de la Cisjordanie se sont additionnées pour former le décor sombre d’une région plongée dans le chaos.

Mais la logique de guerre états-unienne, nourrissant sur son passage les monstres hideux du fanatisme et du terrorisme, se heurte à la résistance des peuples et d’une histoire qui refuse de dire son dernier mot. Cette logique s’insère désormais dans une guerre économique mondiale qui redouble d’intensité à la faveur des révolutions technologiques. Le face-à-face entre la Chine et les États-Unis, qui rend ces derniers fébriles et nerveux, produit dans son sillon de nouvelles tensions.

Pour conserver leur position hégémonique dans un monde qui les rejette, les États-Unis semblent prêts à toutes les aventures, aussi périlleuses soient-elles. Tous les fronts sont ouverts : Moyen-Orient, Amérique latine, Eurasie. Leur arsenal militaire et nucléaire toujours plus impressionnant, ajouté à la position acquise par leur monnaie dans les échanges internationaux, rend la séquence actuelle extrêmement dangereuse. La bête blessée risque de se prêter à des actions que la raison réprouve si ses initiatives ne sont pas dûment contrées. L’agitation de M. Trump sur la scène internationale est essentiellement motivée par sa réélection, condition de l’amplification de sa politique réclamée par une base électorale extrémisée. Les menaces de guerre contre l’Iran et l’offensive menée contre les droits des Palestiniens dans un même mouvement en témoignent amplement.

Le prétendu « deal du siècle », écrit comme son nom l’indique dans un sabir de bureaucrates capitalistes, fomenté par le gendre de M. Trump et supervisé par l’extrême droite israélienne, vise non seulement à faire perdurer la colonisation de la Cisjordanie, mais surtout à engager dans un second temps un processus d’annexion pure et simple des terres palestiniennes. Le découpage de la Cisjordanie transformée en gruyère par la colonisation, le blocus de Gaza, l’annexion du plateau du Golan et les pressions diplomatiques pour faire de Jérusalem la seule capitale d’Israël sont autant de pierres à l’édifice de recomposition politique du Proche-Orient. Ce faisant, les faucons états-uniens et israéliens comptent réaliser le mythe biblique d’un « Grand Israël » imprégné d’une idéologie racialiste et millénariste qui trouve des échos dans les franges les plus radicalisées de l’électorat de M. Trump comme dans certains gouvernements européens, qui laissent paradoxalement infuser dans leurs pays le vieux venin de l’antisémitisme.

C’est à cette aune qu’il convient d’observer la promesse de 50 milliards de dollars jetés à la face du peuple palestinien, sommé d’abjurer son honneur et de renier ses exigences les plus élémentaires de dignité et de liberté. Fort hypothétique, cette somme viserait par des leviers aussi divers que fantasques à faire de la Palestine une sorte de place forte financière régionale sur le modèle des « cités-États » asiatiques. Un million d’emplois, un PIB multiplié par deux, un développement inouï des nouvelles technologies sont ainsi promis. De toute évidence, ce plan provocateur n’a pas vocation à être appliqué et les raisons de sa médiatisation sont à aller chercher ailleurs que dans ses promesses glauques et irréalistes.

Le gouvernement des États-Unis a une intuition louable que, malheureusement, beaucoup d’Européens ont perdue : la question palestinienne est bien une question clef pour l’avenir de l’ensemble du Moyen-Orient. Mais il en tire des conclusions radicalement opposées à celles qui animent ici les progressistes et humanistes. Il s’agit pour M. Trump d’en terminer avec la solution à deux États, et donc la question palestinienne, pour finir de sceller l’alliance des États inféodés à sa politique belliciste et ultracapitaliste.

Les tensions avec l’Iran se révèlent illisibles si elles ne sont pas liées à la politique globale menée par les États-Unis. Comment comprendre, par exemple, l’ultimatum interdisant à l’Iran d’enrichir son uranium à des fins militaires, alors que les dispositions pour l’en empêcher étaient inscrites dans l’accord que le même M. Trump a violemment déchiré dès son accession au pouvoir ? Il n’y a dans cette posture aucune autre cohérence que l’affirmation d’une politique de la force des plus bornées, qui ne peut en outre que créer de dangereux précédents.

La mainmise sur les marchés décisifs des matières premières et de l’énergie est indissociable des tensions créées dans le détroit d’Ormuz, qui voit passer près de 30 % du pétrole mondial, dont un huitième du brut utilisé aux États-Unis et le quart de celui utilisé en Europe. Il est également un des principaux sillons d’approvisionnement en pétrole de la Chine et de l’inde. Depuis peu, grâce à l’extraction d’huile et de gaz de schiste ravageuse pour l’environnement, les États-Unis sont devenus les premiers exportateurs de pétrole. Cette position arrachée à crédit les pousse à maintenir un niveau de production mondial bas, au risque d’une baisse des prix qui pourrait leur être fatale. Les sanctions contre l’Iran permettent ainsi de contrôler le marché du pétrole et de maintenir cette hégémonie dont usent et abusent les Nord-Américains pour déstabiliser des pays, comme ce fut le cas au Venezuela.

C’est donc un projet global de reconfiguration régionale périlleux qui est mis en œuvre par les cercles fanatisés du pouvoir états-unien. Les guerres commerciales et de proie sur les ressources énergétiques s’accompagnent d’une hausse toujours plus importante des budgets militaires. La politique du doigt sur la gâchette menée par M. Trump rend crédible une déflagration militaire dont personne ne peut aujourd’hui mesurer les conséquences. Si le réchauffement climatique, les menaces sur l’environnement et l’accumulation des arsenaux nucléaires sont les épées de Damoclès qui pèsent sur la tête de l’humanité, nul doute que les États-Unis représentent aujourd’hui un danger majeur. Des forces s’y lèvent pour conjurer le péril. Elles ne pourront y parvenir qu’avec une Europe et une France libérées de la tutelle nord-américaine, capable de faire vivre l’esprit multilatéral sur l’ensemble des sujets qui agitent aujourd’hui notre si fragile humanité.

Patrick Le Hyaric
Face à la menace Trump, l'action solidaire - Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 4 juillet 2019
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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 05:50

 

Les réunions du conseil des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont dans la douleur fait la proposition qu’Ursula von der Leyen, proche d’Angela Merkel et promotrice d'une Europe de la défense liée à l’OTAN, préside la Commission Europe, et que Christine Lagarde prenne la tête de la BCE. Les dirigeants européens ont également nommé Charles Michel, le premier ministre belge d’un gouvernement en faillite après avoir gouverné pendant quatre ans avec les nationalistes flamands de la NVA, à la présidence du Conseil européen.

Les nominations à la tête des institutions européennes : l’Europe libérale vers l’abîme

Si nous pouvons nous féliciter avec d’autres de la nomination de femmes à des postes de responsabilité, nous ne pouvons qu’être très inquiets de leurs objectifs politiques pour continuer à mettre en œuvre cette politique de concurrence libre et non faussée, de libéralisation totale de l’économie, d’effacement total de la souveraineté des peuples.

Ces petits arrangements entre libéraux ont encore une fois choisi de mettre de coté la voix des peuples qui exigent une autre construction européenne, plus sociale, plus écologiste et respectueuse des souverainetés des peuples et des nations. Le président de la République a délibérément choisi de s’allier avec le PPE et les députés les plus libéraux du Parlement européen. Dans la foulée, en totale contradiction avec ses coup de mentons médiatiques, il accepte la signature de traités de libre échange dont celui du MERCOSUR, le pire que l’UE ait signé depuis sont existence !

Il accepte en plus la nomination à la Présidence de la commission européenne celle qui a été la ministre de La Défense Allemande, celle qui rêve de mettre en place une armée européenne de La Défense entièrement sous la tutelle de l’OTAN, privant totalement chaque pays de déterminer sa propre politique en matière de défense. C’est grave pour l’avenir de la Paix, pour les peuples qui attendent de l’Europe et de la France une voix forte face à celle des États Unis.

Plus que jamais et avec nos alliés européens, de la GUE-NGL, du PGE, du Forum européen des forces progressistes, écologiques et de gauche, le PCF est déterminé à mener la lutte contre ceux qui envoient l’Europe dans l’abîme de l’austérité et dans le chaos de l’ethnicisme. Les peuples et les nations d’Europe ont besoin d’autres coopérations, pour lutter contre la crise climatique et contre l’évasion fiscale, pour la défense des droits des travailleurs.euses, pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité femmes-hommes, pour la paix et la sécurité collective. 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 06:09
Les dangers du traité de libre-échange Mercosur - par Patrick Le Hyaric
 
Les dangers du traité de libre-échange Mercosur

Qu’est-ce que l’accord avec le Mercosur ?

L’accord avec le Mercosur est un grand accord commercial avec les géants agricoles d’Amérique du sud regroupés dans un bloc commercial qui rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.

Il crée une vaste zone commerciale de libre-échange Union-européenne – Mercosur qui englobera 800 millions de personnes. Dans cette zone 93% des produits sud-américains pourront rentrer sur le territoire européen sans restriction ni droits de douane et 91% de produits européens pourront le faire dans l’autre sens. Il permettra aussi un accès facilité aux marchés publics sud-américains et services tels que les télécommunications et les transports.

Pour les exportateurs européens de services ou de produits industriels comme l’automobile, les machines-outils ou la chimie, c’est considéré comme une bonne nouvelle, car ce sont à terme 4 milliards d’euros de droit de douanes en moins, c’est aussi autant de perdu pour les États sud-américains et la contrepartie demandée par le Mercosur est lourde de conséquences.

En quoi cet accord est dangereux ?

En échange de l’ouverture des marchés sud-américains sur les services et produits industriels, le Mercosur obtient des concessions significatives sur l’agriculture. Les restrictions dont nous disposions pour protéger nos filiales d’élevages de bœufs notamment, de poulets et de porcs volent en éclat. C’est toute l’agriculture européenne, notamment les petites exploitations, qui sont menacées de fermeture face à la concurrence des géants sud-américains. C’est la consécration d’un modèle productiviste avec des fermes-usines géantes pourtant responsables d’une misère sociale terrible au Brésil – qu’on pense au mouvement des paysans sans-terre -, et qui va accélérer la déforestation de l’Amazonie pour produire toujours plus pour le marché européen.

Par cet accord, les dirigeants européens pourtant en partance décident de transférer une partie de notre souveraineté alimentaire au Mercosur. C’est tourner définitivement le dos au modèle de l’agriculture paysanne en le soumettant à une concurrence sud-américaine imbattable.

Il confirme une tendance entamée avec l’accord avec le Canada et le Japon : celui de la segmentation de notre agriculture. Nous aurons d’un côté une agriculture à haute valeur ajoutée avec des appellations européennes protégées (comme le Roquefort, le jambon de Parme, la Feta…) exportées plus facilement au Mercosur ; et de l’autre côté une agriculture de produits de base, les céréales, les viandes que nous sous-traitons aux géants agricoles en échanges de l’ouverture de leurs marchés.

La Commission a beau jeu d’annoncer que 351 appellations européennes seront légalement protégées dans les pays du Mercosur, mais pour tous les petits éleveurs français qui font des viandes de qualité sans être couverts par ces appellations c’est la fin face aux géants sud-américains, comme le groupe brésilien JBS, premier producteur de viandes au monde.

Au final on peut résumer cet accord à des voitures allemandes contre du bœuf brésilien élevé sur des pâturages conquis sur la forêt amazonienne.

Peut-on croire à la « vigilance » de Macron ?

Non car les concessions sur l’agriculture ont déjà été faites sur le bœuf il y un an lorsque le gouvernement français n’a pas bloqué l’offre de la Commission d’un quota de 99 000 tonnes de bœuf sud-américain sans droits de douane. Les producteurs agricoles du Mercosur sont déjà très bien structurés pour l’export, donc ils pourront très rapidement occuper les marchés obtenus et les inonder. Face à cela, les mécanismes européens de protection sont beaucoup trop lents, et les petits producteurs européens déjà trop fragilisés par la libéralisation des marchés agricoles. C’est leur mort assurée.

Pareil pour l’environnement, le Président Macron et la Commission peuvent clamer autant qu’ils le veulent que les parties signataires s’engagent à respecter les accords de Paris, les chapitres « développement durable » des accords de commerce de la Commission ne contiennent aucune obligation légale environnementale, contrairement aux parties commerciales. Enfin qu’attendre de son interlocuteur brésilien, Jair Bolsonaro élu avec le soutien de l’agro-business et dont les premiers actes au pouvoir ont été de défaire les protections environnementales et de faciliter la déforestation de l’Amazonie ?

Cet accord est-il anti-démocratique ?

Il l’est des deux côtés de l’Atlantique. Côté européen les négociations ont été faites sur la base d’un mandat de négociation datant de 1999 ! Depuis ces 20 années à aucun moment la Commission n’a cherché à actualiser son mandat auprès des gouvernements européens ou auprès du Parlement européen.

Côté sud-américain l’aboutissement des négociations est le fait de deux hommes. Jair Bolsonaro est arrivé au pouvoir au Brésil après un coup d’État judiciaire qui a mis Lula en prison avec le soutien des lobbys évangélistes et des gros producteurs agricoles. Mauricio Macri, le président argentin, va surement perdre les élections face à Christina Fernandez Kirchner et se hâte de signer cet accord avant de quitter le pouvoir.

Cet accord doit encore être validé par le Parlement européen et l’Assemblée nationale. Pour notre agriculture, pour la lutte contre la déforestation en Amazonie, pour la qualité alimentaire, pour le respect de la démocratie en Amérique du Sud comme en Europe, nous devons l’arrêter.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 06:52
Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Photo Marie-Hélène Le Guen 27 juin 2019

Le jeudi 27 juin 2019, dans le cadre de l'action nationale pour la défense de la fonction publique et à l'appel de la CGT,les facteurs du secteur de Morlaix (de Landivisiau à Châteauneuf Du Faou) se sont rassemblés sous les fenêtres de leur direction rue Straja à Morlaix pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, les tournées à découvert, le dialogue de sourd qui caractérise toutes les rencontres avec Poste ,la dénaturation de leurs activités et un service public qui se délite de plus en plus. Une délégation a été reçue par la directrice sans convaincre les présents qui se sont promis de revenir "chanter" sous sa fenêtre à la rentée.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 06:51
Fête du travailleur bigouden le 6 juillet à partir de 19 heures au Guilvinec avec la présence de Glenn Le Saout qui a été candidat aux élections européennes de mai 2019 pour le parti communiste

Fête du travailleur bigouden le 6 juillet à partir de 19 heures au Guilvinec avec la présence de Glenn Le Saout qui a été candidat aux élections européennes de mai 2019 pour le parti communiste

Avec la participation de Glenn LE SAOUT, candidat finistérien sur la liste de Ian BROSSAT aux élections européennes.

http://pcbigouden.over-blog.com/

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:56
Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien

 

Intervention de Pascal Torre pour le Parti communiste français

Seule le prononcé fait foi

Comme l'a souligné Pierre Laurent, sénateur de Paris et président du Conseil national du PCF, l'inauguration d'une place Jérusalem à Paris aurait pu être une belle idée si elle ne faisait pas abstraction du contexte, si elle permettait d'éclairer le sort des populations brisées par des décennies de violence et si elle frayait un chemin vers la paix. Malheureusement, les choix effectués par la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, ont délibérément tourné le dos à ces exigences.

Cette inauguration, qui résulte d'une demande du président du Consistoire des communautés juives a été conçue dans la perspective exclusive de conforter les liens qui unissent Paris avec l'État d'Israël. Il en a résulté une immédiate instrumentalisation politique puisque Joël Mergui s'est empressé de déclarer que Jérusalem est la "capitale d'Israël" en violation du droit international et de la position de la France. Or, Jérusalem est une ville importante pour toutes les confessions. L'invitation du maire de Jérusalem, notoirement connu pour ses positions extrémistes, et le fait que les autres religions n'aient pas été associées ont conforté ce choix partisan de Mme Hidalgo.

Cette inauguration a éludé la situation de Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée et dont l'environnement fait l'objet d'une colonisation illégale, méthodique et implacable depuis 1967. Jérusalem n'est pas uniquement une ville israélienne. Les Palestiniens sont victimes d'une violence inouïe, subissent une politique de terreur et d'apartheid sur leur propre terre. La souffrance des populations de Gaza en témoigne quotidiennement. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration se déroule également dans un contexte international délétère. Benyamin Netanyahou et Donald Trump ont décidé conjointement de mettre un terme à toute idée de création d'un État palestinien. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu, la remise en cause du statut des réfugiés, l'aval donné à l'annexion du Golan et de la Cisjordanie constituent une accélération d'une politique qui entend humilier et marginaliser les Palestiniens jusqu'à leur capitulation. Lors de la conférence de Manama à Bahreïn, Jared Kushner en écho aux revendications de l'extrême droite israélienne a piétiné la légalité internationale. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration aura été perçue dans ses objectifs et dans sa forme comme une caution à la politique d'Israël. Pas un mot n'a été prononcé contre la colonisation, la souffrance des populations et l'exigence d'un État palestinien. Il ne faut donc pas s'étonner de la polémique qui n'a pas cessé d'enfler. Le droit de chaque État à vivre en paix et en sécurité, la nécessité de combattre de toutes nos forces un antisémitisme croissant constituent des exigences légitimes. Cependant ces objectifs ne pourront être atteints qu'en faisant prévaloir la justice, le respect du droit afin de bâtir une paix juste et durable. Cette décision qui divise, qui transpose sur notre territoire ce conflit, exacerbe les tensions.

Le Parti communiste français (PCF) entend poursuivre et amplifier sa solidarité avec le peuple palestinien alors que les manoeuvres américaines, confortées par certains États arabes et encouragées par Israël, voudraient à jamais anéantir leurs droits inaliénables.

Pascal Torre

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris

Non à la confiscation de Jérusalem!

 

Sur proposition de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, le Conseil de Paris a voté le 12 juin la création d’une place de Jérusalem.

Cela aurait pu être une bonne idée, pour éclairer la population sur la situation de cette ville martyre, fracturée, divisée, puis annexée; pour rappeler la nécessité absolue de mettre fin à la violation du droit international et du droit humanitaire que constitue l’annexion de Jérusalem par Israël, et pour condamner sans ambiguïté le fait accompli et la loi du plus fort.

Une bonne idée aussi s’il s’était agi d’en faire un symbole de paix, en rappelant que cette ville, que les Israéliens ont conquise par la force et qu’ils considèrent comme leur capitale, est aussi la capitale revendiquée par les Palestiniens, et un symbole particulièrement fort de leur identité nationale. Et, sur le plan religieux, en donnant toute leur place aux trois religions monothéistes pour lesquelles Jérusalem est une ville sainte.

Anne Hidalgo a choisi une autre voie, celle de céder aux réseaux d’influence pro-israéliens, en localisant cette place à côté du futur centre européen du judaïsme, et en invitant à l’inauguration le maire de Jérusalem, le maire d’une ville illégalement annexée à Israël, et l’artisan des plans d’urbanisme qui développent les colonies israéliennes et expulsent les habitants palestiniens de Jérusalem de leurs maisons.

Cette démarche est particulièrement mal venue dans le contexte de la décision étasunienne de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et semble ainsi se situer en continuité. Comme cela a été rappelé en décembre 2017 par de nombreux États dont la France, le droit international ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem en l’absence d’accord entre les parties, et l’annexion de Jérusalem Est par Israël a été explicitement condamnée par l’ONU.

Nous refusons cette logique d’exclusion promue par Mme Anne Hidalgo dans la droite ligne de la politique israélienne d’apartheid consacrée par le vote de la loi de l’État-nation du peuple juif en juillet 2018. Nous demandons que la place de Jérusalem soit déplacée dans un lieu qui respecte pleinement la diversité culturelle et religieuse de Jérusalem, et que soit clairement marqué le projet d’en faire le symbole de la nécessaire reconnaissance du droit et de la recherche d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous appelons tous les habitants d’Île-de-France à se rassembler le dimanche 30 juin à 15h Place du maréchal Juin, pour protester contre la démarche scandaleuse de la maire de Paris, et porter l’exigence de la justice et du respect du droit international.

Le Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens dont est membre le PCF.

a dénomination d’une place Jérusalem doit être annulée !

Lors du conseil de Paris de juin dernier, a été soumise au vote des conseillers une délibération concernant la dénomination d’une place Jérusalem, en remplacement d’une rue ayant disparue.

Dans l’exposé des motifs aucune mention des objectifs de la Ville d’utiliser celle-ci dans le but de commémorer l’amitié qui unit la ville de Paris à l’État d’Israël comme l’écrit Mme Hidalgo dans cette même lettre.

Aux inquiétudes de nos groupes, a été répondu qu’en aucun cas cette dénomination ne serait utilisée à des fins « geo-politiques » comme Catherine Vieu-Charier l’a d’ailleurs souligné dans sa réponse au conseil, nous étions simplement dans la tradition parisienne de donner des noms de villes à nos rues. Nous avons émis des réserves, et nous nous sommes abstenus forts de ces assurances données.

Las, deux jours à peine après le conseil nous découvrons par un tweet de Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, qu’en réalité, cette dénomination fait suite à une demande directe qu’il aurait faite à Anne Hidalgo lors de la visite du président israélien Reuven Rivlin à l’Hôtel de Ville.

Ce qui nous a étonnés c’est l’inauguration expresse de cette place et l’invitation du maire de Jérusalem connu pour ses prises de position et ses actions en faveur de la colonisation. Nous sommes choqués de voir qu’aucun des représentants des trois communautés religieuses creuset de Jérusalem n’y sont invités, et encore plus de l’absence de représentant de l’autorité palestinienne.

L’ensemble de ces faits, mis bout à bout, semble légitimer une confiscation de Jérusalem par l’État d’Israël alors que nous aurions pu en faire un symbole de la paix entre les peuples et les différentes communautés.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à Mme Hidalgo de renoncer à cette inauguration vécue comme une provocation et qui ne respecte pas les positions prises par la diplomatie française sur le statut de Jérusalem.

Pour cela nos organisations seront présentes au rassemblement prévu par le « collectif national pour une paix juste et durable » pour protester de cette décision le jour même de l’inauguration, si celle-ci n’est pas annulée.

Communiqué des élus communistes de Paris, 25 juin 2019

[Sénat-Paris- Affaires étrangères]
L’inauguration d’une « Place de Jérusalem » en plein Paris aurait pu être une belle idée, l’occasion d’adresser un message de paix et une exigence de respect du droit international, au moment où l’une et l’autre sont gravement bafoués par les décisions conjuguées du gouvernement Nethanyaou et de l’administration Trump.
Le gouvernement Nethanyaou accélère chaque jour la colonisation de Jérusalem-est, foulant au pied les résolutions de l’ONU et tous les droits des Palestiniens, faisant de leur vie quotidienne un calvaire , enfreignant chaque jour le statu quo régissant la cohabitation des trois religions juive, chrétienne et musulmane dont le Consulat de France est le garant international. Et l’administration Trump appuie cette annexion pure et simple en déplaçant son ambassade à Jérusalem, en dépit d’une très large condamnation internationale, dont celle de la France.
Mais force est de constater que l’inauguration de cette place a pris un sens contraire aux messages qu’elle aurait dû permettre d’envoyer depuis Paris. Conçue à la demande du consistoire des communautés juives de Paris, n’associant à aucun moment ni la Mission de Palestine, ni les responsables des autres religions, n’invitant que le maire israélien, ardent défenseur de la colonisation, elle est présentée comme un acte de solidarité avec l’État d’Israël, au moment où son gouvernement nie tout autant la souveraineté partagée sur la ville que son caractère multiconfessionnel.
Loin de rassembler, cette inauguration va diviser Il est encore temps de revenir sur cette décision. Paris doit rester une ville qui porte haut et fort dans le monde le message d’une paix plus nécessaire que jamais, une paix que pourrait si magnifiquement symboliser une Jérusalem devenue capitale partagée de deux Etats.

Pierre Laurent
sénateur de Paris
vice président de la commission des affaires étrangères

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
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