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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 18:18
Marché de Morlaix, 13 juillet 2019: mobilisation contre le vote du traité de libre-échange UE-Canada CETA
Marché de Morlaix, 13 juillet 2019: mobilisation contre le vote du traité de libre-échange UE-Canada CETA
Marché de Morlaix, 13 juillet 2019: mobilisation contre le vote du traité de libre-échange UE-Canada CETA
Photo Pierre-Yvon Boisnard, 13 juillet 2019

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 13 juillet 2019

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 13 juillet 2019

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 13 juillet 2019

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 18:00
12 juillet 1904: naissance du grand poète chilien Pablo Neruda (JC)

12 juillet 1904 :

Il y a 115 ans naissait le grand poète chilien, Prix Nobel de littérature (1971) et militant communiste, Pablo Neruda.

D'abord diplomate dans de nombreux pays, il est nommé consul en 1935 en Espagne. Pendant la Guerre d'Espagne, il prend parti pour les républicains espagnols face aux troupes du général fasciste Franco, ce qui lui vaudra d'être révoqué de son poste.

En 1945, il est élu sénateur du Parti Communiste Chilien.
Présenté en 1969 come candidat à la présidentielle par le PC chilien, Neruda se retire en faveur d'Allende, qui devient le candidat unique de la gauche "Unidad Popular", dont il sera un fervent partisan. Après sa victoire aux présidentielles, Allende le nomme ambassadeur du Chili en France.

Le 11 septembre 1973, les militaires avec à leur tête Pinochet font un coup d'état et renversent le Président Allende. Profondément anticommunistes, ils pourchassent tous les opposants à la junte militaire, Neruda en fait partie. Sa maison sera saccagée et ses livres brûlés.

Le 23 septembre de la même année, il décède officiellement d'un cancer mais les soupçons d'un assassinat par empoisonnement restent très probables. En 2017, une expertise internationale rejette l'hypothèse d'une mort due à un cancer.

Plus d'infos 👇https://www.humanite.fr/node/308392

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 08:15

Le groupe CRCE  -  10 juillet 2019

Aujourd’hui, les salariés de CONFORAMA sont appelés à se mobiliser à l’appel des syndicats contre le projet de restructuration présenté par leur direction la semaine dernière, alors que débute la période des vacances d’été. De quoi refroidir ces milliers de salariés dont l’avenir vient soudainement de s’obscurcir.

Alors que le groupe sud-africain STEINHOFF, qui détient entre autres CONFORAMA, jouit d’une très bonne santé financière en Europe, les actionnaires ont pris la décision de fermer 32 magasins en France, évoquant une situation déficitaire.

La stratégie est bien connue des grands groupes. Ceux-ci organisent, par des jeux comptables, le déficit de leurs filiales pour justifier de fermetures ou de cessations d’activité, tout cela dans le seul but de réaliser des opérations financières juteuses. Dans le cas de CONFORAMA, cela fait des mois que les actionnaires préparent la vente à la découpe de l’entreprise qui espèrent empocher 800 millions d’euros en vendant son immobilier.

Cette décision est d’autant plus scandaleuse que le groupe CONFORAMA a bénéficié en 4 ans de plus de 63 millions d’euros d’aide publique : exonérations sociales, CICE… ! Tout comme les géants de la grande distribution, CARREFOUR, AUCHAN, CASINO… qui licencient à tour de bras bénéficiant de l’argent de nos impôts et des résultats des ventes du bien public !

Le Gouvernement actuel mais aussi ses prédécesseurs sont les premiers responsables de cette situation. En effet, toutes les réformes du droit du travail de ces dernières années (Loi El-Khomri, Ordonnances Macron…) n’ont eu qu’un seul objectif : permettre aux employeurs de se débarrasser plus facilement de leurs salariés sans être inquiétés.

A l’heure où le Gouvernement et sa ministre du travail, Muriel Pénicaud, s’attèlent à détruire notre système de protection sociale, notamment avec la réforme de l’assurance chômage, les sénatrices et Sénateurs CRCE sont aux côtés des milliers de salariés qui risquent de perdre leur emploi et rejoindre les millions de chômeurs dont la situation va davantage se précariser.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 08:10
Pénurie de médicaments - Marie-Noëlle LIENEMANN - 9 juillet 2019

 

Mme Marie-Noelle Lienemann

Ma question s’adresse à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Depuis plusieurs années, la pénurie de médicaments ne cesse de s’accentuer. Le Gouvernement a tardé à réagir, à tel point que la situation est désormais alarmante : des bébés ne peuvent être vaccinés à temps, des personnes touchées par le cancer ne peuvent recevoir leurs médicaments, des malades de Parkinson peuvent être gravement atteints par la rupture de leur traitement. La liste est longue…

Face à ce constat, vous avez annoncé, madame la ministre, la volonté d’agir du Gouvernement. Pourtant, vos déclarations ne semblent pas montrer une volonté de s’attaquer à l’impuissance publique face aux laboratoires pharmaceutiques. Or ce point est majeur.

Les laboratoires renchérissent les coûts en organisant les pénuries, prônent le recours aux flux tendus en réduisant les stocks pour maximiser les profits et délocalisent hors de France la production et la recherche. Sanofi, par exemple, après avoir fermé de nombreux sites, prévoit la suppression de 1 500 emplois en 2019, dont 300 dans le secteur de la recherche-développement, alors même que cette entreprise a touché chaque année 150 millions d’euros de crédit d’impôt recherche, sans même compter ce qu’elle a perçu au titre du CICE.

Par ailleurs, les laboratoires laissent arriver d’Asie des lots de mauvaise qualité, qui sont bloqués lors des contrôles et contribuent à la pénurie.

Il est temps que tout cela change, que la filière pharmaceutique soit considérée comme stratégique et vitale, que l’État soit capable d’assurer l’approvisionnement de médicaments de qualité à des prix abordables. Que compte faire concrètement le Gouvernement pour atteindre ces objectifs ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste, ainsi que sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

 

M. le président. La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. Madame la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, je ne suis pas d’accord avec vous : le Gouvernement n’a pas tardé pour agir. L’Agence du médicament a demandé à tous les industriels de la pharmacie de mettre en place des plans de gestion des risques pour éviter les ruptures.

Cela étant, vous avez raison, il s’agit d’un phénomène mondial, qui s’accélère. Les pénuries sont vingt fois plus nombreuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient voilà dix ans. Nous avons donc décidé de monter notre dispositif d’un cran pour agir contre ces pénuries, qui inquiètent énormément nos concitoyens et les professionnels de santé.

J’ai présenté lundi une feuille de route autour de quatre grands axes pour mieux prévenir, gérer et informer les patients.

Le premier vise à faire toute la transparence sur ces pénuries et à mieux informer à la fois les patients et les professionnels afin de rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs.

Le deuxième axe vise à mieux lutter contre les pénuries par de nouvelles actions de prévention et de gestion des risques sur l’ensemble de la chaîne de production et de distribution du médicament.

Le troisième axe consiste à renforcer non seulement la coordination nationale pour lutter contre les pénuries, mais aussi la coordination internationale. Comme je l’ai souligné, il s’agit d’un phénomène mondial, et l’Europe doit aussi s’organiser.

Enfin, nous allons mettre en place une nouvelle gouvernance nationale en instaurant un comité de pilotage, que j’installerai en septembre prochain, afin de réunir tous les acteurs autour de la table.

Je souhaite aussi rassurer nos concitoyens : l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, notamment les pharmaciens et les médecins, font aujourd’hui tout leur possible pour assurer la distribution des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Je les remercie sincèrement de leur implication.

Le comité de pilotage permettra de rendre compte régulièrement de l’avancée de cette feuille de route.

 

M. le président. La parole est à Mme Marie-Noëlle Lienemann, pour la réplique.

Mme Marie-Noëlle Lienemann. Ces déclarations me semblent tout de même très en deçà de l’enjeu et des risques.

Nous vous demandons, madame la ministre, de prendre en compte des propositions que nous avons déjà faites dans cette assemblée.

La première consiste en la création d’un pôle public du médicament, tant pour la production que pour la recherche. Nous voyons bien que nous ne pouvons rester à la merci du bon vouloir des laboratoires pharmaceutiques, car il y va de la santé de nos concitoyens et de la souveraineté nationale.

La deuxième consiste en l’élaboration d’un plan public de distribution en mobilisant, d’une part, la pharmacie centrale des armées…

M. le président. Il faut conclure !

Mme Marie-Noëlle Lienemann. … et, d’autre part, l’Agence générale des équipements et produits de santé.

Enfin, notre troisième proposition consiste à nous opposer immédiatement à toutes les délocalisations dans le secteur du médicament.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 19:20
Non à la ratification du CETA - Appel à rassemblement demain, samedi 13 juin, à Morlaix, à 11h devant le kiosque

 Non à la ratification du CETA

 Le "CETA", traité de libre échange entre l'UE et le Canada, sera soumis pour ratification aux députés et sénateurs le mardi 17 juillet 2019. 

 Le collectif du pays de MORLAIX  « Stop CETA » rappelle que la signature de ce traité permettra aux canadiens de vendre en France des produits qui ne sont pas soumis au principe de précaution. Ce sont 65 000 tonnes de viandes canadiennes issues de bovins engraissés au maïs OGM, aux farines animales et aux antibiotiques qui arriveront en Europe. Cette arrivée massive de produits alimentaires ne respectant pas les normes européennes, ne sera pas soumis à un étiquetage permettant de les identifier. Les conséquences de ce traité sont connues : une importation de biens et de services des deux côtés de l’Atlantique qui va générer davantage de gaz à effet serre en raison de l'augmentation du transport maritime extrêmement polluant.  Le réchauffement va s’accélérer.  Le CETA est en totale contradiction avec les engagements pris par la France pour lutter contre le changement climatique. Ce traité est d'autant plus cynique que le Canada vient de s'engager dans un nouveau programme d'exploitation pétrolière favorisant ainsi le réchauffement climatique. 

C'est pourquoi, nous demandons à nos parlementaires de voter contre cet accord climaticide et nous vous invitons à nous  rejoindre le samedi 13 juillet à 11h au kiosque place des otages, pour protester contre la ratification de ce traité.

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 05:21
« HOMARD M’A TUER » (L'HUMANITE - 11 juillet 2019 - Maurice ULRICH et Gérard LE PUIL)

Le billet de Maurice Ulrich.

Aïe. On  a attribué hier à Woody Allen, une phrase d’Alphonse Allais, journaliste et écrivain, connu pour son humour caustique. « C’est curieux comme  l’argent aide à supporter la pauvreté ». Woody Allen, d’où notre moment d’égarement, ayant remarqué que « l’argent est préférable à la pauvrete, ne serait-ce que pour des raisons financières ». Ce n’est pas François de Rugy qui va nous démentir, dont les  dîners somptueux organisés à l’Hötel de Lassay avec son épouse, journaliste à Gala, étaient sans aucun doute un moyen de supporter sa dure condition de président de l’Assemblée nationale. Mais ça fait désordre et  si Homard ne l’a pas «tuer» selon une formule devenue célèbre, il est un peu atteint. D’autant que nombre de questions se posent désormais au regard de la souffrance animale quand au sort réservé aux savoureux et conséquemment, malheureux,  crustacés. On apprend du même coup que certains de nos vertueux confrères étaient présents aux agapes. On se doute bien que c’étaità l’insu de leur plein gré. Pourrait-il en être autrement? 

 

 

"Homard m'a tuer" à l'Hôtel de Lassay  - Gérard LE PUIL

François De Rugy pourra-t-il rester au ministère de la Transition écologique et solidaire après les révélations sur les repas fastueux qu’il organisait à l’hôtel de Lassay quand il présidait l’Assemblée nationale ? Ce matin, une partie de la presse suggère que non et Stanislas Guérini, délégué général de La République En Marche, a déclaré sur France 2 que « si ce sont des dîners strictement privés, alors il faut rembourser ». Ce matin aussi, on apprenait que, suite aux révélations de Médiapart, François de Rugy avait demandé à sa directrice de cabinet, Nicole Klein, de quitter ses fonctions, pour cause de non-occupation d’un appartement HLM dont elle était locataire à Paris. Pour le reste, le slogan « homard m’a tuer » remporte un franc succès sur les réseaux sociaux.

 

Sur les 28 éditoriaux de la presse quotidienne que l’Agence France Presse passe en revue ce jeudi matin, 13 sont consacrés aux repas fastueux organisés par François De Rugy quand il était président de l’Assemblée nationale avant de succéder à Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire. Peut-être y en aura-t-il davantage demain. Car, ce matin, les repas organisés par l’ancien président de l’Assemblée nationale à l’hôtel de Lassay font dire à Stanislas Guérini, délégué général de LaREM, la chose suivante sur France 2 : « Si ce sont des dîners strictement privés, alors il faut rembourser, ce n’est pas normal d’utiliser les moyens de l’Assemblée nationale pour des dîners privés… ». Ce matin aussi, on apprenait que la directrice de cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire a quitté ses fonctions à la demande de son patron pour une histoire de non-occupation d’un logement HLM dont elle était locataire à Paris.

« Austérité pour les autres et bonheur pour les siens »

Mais revenons à la presse. Dans La Marseillaise  Léo Purguette évoque « un modèle de sobriété heureuse en actes. Austérité pour les autres et bonheur pour les siens (…) candidat écologiste à la primaire de la gauche avant de trahir son serment pour rallier Emmanuel Macron et s’asseoir au perchoir, l’actuel ministre de l’Écologie est une parfaite incarnation du nouveau monde promu par le président de la République. À moi le homard, à toi la salade pourrait-on résumer. L’histoire ne dit pas si François De Rugy a remis à la consigne ses bouteilles de Cheval Blanc 2 001 ou de Mouton-Rothschild 2 004 dépassant les 500 euros… ».

Dans le Courrier picard, Jean-Marc Chevauché ironise en ces termes : « Rugy qualifie les soirées de dîners de travail. Il arrive même à le dire sans rigoler. On travaille mieux le ventre vide. Rugy n’a pas l’air de le savoir. Homards et grands crus, ça doit peser sur les neurones ». Dans Sud Ouest, Yves Harté cite le principal argument de défense de François De Rugy qui a déclaré que « ces dîners servaient pour rester en contact avec la vie réelle ». Et le confrère de faire état de cette interrogation : « Des homards pour prendre le pouls de la France après l’année que nous venons de passer ? C’est une curieuse vision d’exploitation sociétale ».

Déjeuner de mariage à l’hôtel de Lassay

Dans l’Union, Sébastien Lacroix rappelle que François De Rugy « n’en est pas à son coup d’essai » avec cette révélation de Médiapart en rappelant ces deux informations : « Alors président de l’Assemblée, il avait organisé son déjeuner de mariage à l’Hôtel de Lassay. Précédemment, il avait fait une note de frais pour quatre appareils à raclette multicolores ainsi que trois jeux de spatules ».

Alors que le gouvernement dont François De Rugy est le numéro deux en titre ne cesse d’imposer des sacrifices aux chômeurs, aux retraités, aux paysans, aux artisans et aux salariés d’une façon générale, plusieurs éditorialistes jugent sévèrement le système de défense du ministre de la Transition écologique et soi-disant « solidaire ». Dans la Nouvelle République du Centre-Ouest Denis Daumin écrit que « le ministre de l’écologie passe pour un goinfre, au propre comme au figuré. Le jour où la proposition de loi contre le gaspillage est présentée au Conseil des ministres, ça pose une vilaine petite tache au revers de sa veste moirée ». Dans l’Alsace, Laurent Bodin insiste en ces termes : « Il y a ces dîners en famille et entre amis mais aussi cette fête de la Saint-Valentin faisait déjà suite à un repas de mariage ». Et de poursuivre : « François De Rugy pourra chercher tous les prétextes : l’ancien écologiste n’a pas été à la hauteur de sa fonction, ni fait preuve de l’exemplarité exigée. Grandement fragilisé, le ministre de la Transition écologique et solidaire aura bien du mal à rester en poste ».

Philippe Bourg appuie aussi là où ça fait mal quand il écrit dans le Républicain Lorrain : « Contesté par les Verts, moqué pour ses retournements de veste, soupçonné de mollesse, le successeur de Nicolas Hulot vient encore de perdre une bonne proportion de crédibilité. La lutte contre le dérèglement climatique, la transition énergétique et la défense de la biodiversité ont besoin d’un porte-voix efficace, déterminé et incontestable. Elles héritent d’un pâle héraut plombé par ses excès de table ».

Cette perte de crédibilité du ministre est également mise en avant par Cécile Cornudet qui écrit dans les Échos : « Le gouvernement ne vient-il pas d’annoncer une taxation des billets d’avion et de présenter un projet de loi sur l’économie circulaire ? La malice aurait pu conduire à évoquer cette ombre qu’Élisabeth Borne, Brune Poirson et Emmanuelle Wargon font bien souvent à leur ministre de tutelle qu’est François De Rugy. Mais pour cela, il aurait fallu qu’on nous aide. Qu’on ne revive pas ces épisodes désespérants de responsables politiques oubliant la colère des Français, et sortant des vins et des mets trop chers pour être digérés par le plus grand nombre ».

Les précédents Gaymard, Cahuzac et Fillon

Dans Paris-Normandie, Baptiste Laureau, rappelle quelques précédents dont l’appartement de 600m2 payé par le contribuable qui fit démissionner le chiraquien Hervé Gaymard du ministère de l’Économie. Plus tard ce fut le socialiste Jérôme Cahuzac coupable d’évasion fiscale, sans oublier les emplois fictifs de Pénélope Fillon qui ont permis à Emmanuel Macron de devenir président de la République.

Pour mémoire, on rappellera ici que la cave de la présidence de l’Assemblée nationale, sise à l’Hôtel de Lassay, fut abondamment approvisionnée en grands vins de Bordeaux durant les années où Jacques Chaban-Delmas, ancien maire de Bordeaux, présidait la chambre des députés. Elle fut, dira-t-on plus tard, sérieusement appauvrie quand cette présidence revint à Laurent Fabius de 1988 à 1992, puis de 1997 à 2000. Une partie de la presse parla même de « socialisme hôtelier » quand elle évoquait les relations que nouait le président de l’époque en vue de se faire investir comme candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Sans jamais y parvenir finalement face à Lionel Jospin et plus tard Ségolène Royal.

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:33

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:26

 

Les temps ont changé. En janvier dernier, un sondage indiquait que deux Français sur trois approuvaient une réforme des retraites « Macron », présentée comme plus égalitaire et moins complexe, avec « un système par points où un euro cotisé donnera les mêmes droits ». Le pouvoir insistait alors sur les thèmes de justice et d’équité, tout en sachant que l’opinion publique n’est pas satisfaite du système actuel, mis à mal par les contre-réformes successives des dernières années.

Retraites : face à un pouvoir en difficulté, le potentiel de mobilisation est considérable

Patatras. Un récent sondage (1) montre, d’une manière saisissante, combien le climat s’est modifié. Aujourd’hui, quasiment la moitié des sondés se dit « opposée » à la réforme voulue par E. Macron. Les interrogations sur l’âge réel de départ à la retraite et les inquiétudes sur le niveau des pensions sont installées dans le pays. L’irruption du thème « travailler davantage » a eu un effet de souffle. La défiance s’est installée. Beaucoup de personnes soupçonnent une arnaque, un piège : « il faudra travailler plus longtemps », « le montant des pensions va diminuer »...

E. Macron et le gouvernement ont donc modifié la méthode et le calendrier. Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, présentera ses recommandations le 18 juillet. Le calendrier, qui prévoyait une réforme votée à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, n’est plus d’actualité. Alors qu’Emmanuel Macron refusait, en janvier 2018, « les approches comptables qui rognent des droits sans avoir de nouvelles perspectives », le gouvernement prépare une réforme des paramètres, dès le prochain budget de la Sécurité sociale, pour faire des économies en accélérant l’allongement de la durée de cotisations (réforme Touraine de 2014) dès 2020. Il n’y aura donc pas une mais deux réformes. Ce dispositif va créer de la confusion et faire grandir la défiance. Le potentiel de mobilisation est très certainement considérable. Les communistes peuvent y contribuer, dès cet été, par des échanges politiques permettant de dire les dits et les non-dits des réformes Macron. Notre collectif de travail a produit une première note aidant à un premier décryptage. Un modèle de tract, en réaction aux annonces de J.-P. Delevoye et aux projets gouvernementaux pour le PLFSS 2020, sera disponible le 20 juillet.

“L’ambition d’une nouvelle innovation sociale et démocratique”

Quoi d’autre que l’arnaque Macron ? Ayons l’ambition d’une nouvelle innovation sociale et démocratique. Parlons d’un enjeu de société et de civilisation en répondant à un triple défi : l’augmentation de la part des plus de 60 ans dans la population, l’allongement de la durée de vie, l’aspiration à une autre vie. À l’opposé du système Macron, nous proposons un système de retraites à prestations définies, avec un âge de départ connu, garantissant la solidarité entre les salariés, notamment en matière de pénibilité et de durée de carrière. Chacun peut ainsi connaître les droits dont il disposera à 60 ans, sans vivre dans la crainte d’une réduction de la valeur du « point retraite ».

Il est donc nécessaire et possible de consacrer plus de richesses aux pensions versées à un nombre croissant de retraités et aux dépenses visant à préserver la santé et l’autonomie des personnes âgées quand le pouvoir entend plafonner les dépenses pour les retraites à l’actuel 14 % du PIB. Or, un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des banques, une modulation des cotisations sociales patronales, une modulation de l’impôt sur les sociétés, une réorientation du crédit bancaire et de la politique monétaire pourraient permettre de mobiliser entre 70 et 90 milliards d’euros de ressources à consacrer chaque année au financement des retraites.

Et pour quelle vie à la retraite ? Alors que E. Macron vise un véritable hold-up sur les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, nous proposons un nouveau cycle de vie pour décider de sa vie, pour un nouveau développement humain, pour une nouvelle utilité sociale, non marchande, pour celles et ceux qui le souhaiteront. C’est aussi la question essentielle de la garantie de conditions de vie digne avec un véritable service public de nouveau type, à l’opposé des projets de « silver economy » qui cherchent à élargir l’emprise du marché.

La prochaine Université d’été sera un temps fort sur ces enjeux avec une séance plénière, un débat avec les forces politiques de gauche et deux ateliers. D’autres rendez-vous seront proposés lors de la Fête de l’Humanité. Préparons les conditions d’un front politique et social le plus large. Le PCF va agir en ce sens. Les membres du collectif de travail peuvent être sollicités pour animer des débats dans les fédérations et les sections.

Olivier Dartigolles, membre du CEN, en charge de l’animation de la campagne sur les retraites.

1. Les Français et la réforme des retraites, Elabe, Les Échos, Radio Classique, Institut Montaigne du 4 juillet 2019. Cliquez ici pour obtenir les résultats détaillés du sondage.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:21

 

Dans le cadre de la mobilisation contre le projet de General Electric de délocaliser la filière française de turbine à gaz en Hongrie, en Pologne et aux États-Unis, je me suis rendu à Belfort mardi 9 et mercredi 10 juillet.
 

Avec Olivier Marleix (LR) et Bastien Lachaud (LFI), nous avons rencontré l'intersyndicale des salarié.e.s, les élu.e.s locaux, et des acteurs économiques. J'ai également été reçu par des représentants de la vallée de l'énergie, de la chambre de commerce, et des PME et TPE du département.

Soupçons d'optimisation et fraude fiscales de GE : Fabien Roussel saisit le Parquet National Financier

Dans le cadre de la mobilisation contre le projet de General Electric de délocaliser la filière française de turbine à gaz en Hongrie, en Pologne et aux États-Unis, je me suis rendu à Belfort mardi 9 et mercredi 10 juillet.
Avec Olivier Marleix (LR) et Bastien Lachaud (LFI), nous avons rencontré l'intersyndicale des salarié.e.s, les élu.e.s locaux, et des acteurs économiques. J'ai également été reçu par des représentants de la vallée de l'énergie, de la chambre de commerce, et des PME et TPE du département.
A l'issue de ces rencontres, l'intersyndicale, les élu.e.s locaux, et les députés ont décidé de mettre en demeure l'État de faire respecter l'accord signé en novembre 2014 entre le ministre de l'économie et la direction de GE. Dans l'attente, l'ensemble des participants demandent la suspension du plan de licenciement de GE.

En outre, j'ai décidé de saisir le Parquet National Financier au sujet des soupçons d'optimisation et fraudes fiscales pratiquées par les filiales de GE avec celle basée en Suisse.
Le plan de suppression de 1044 emplois à Belfort, dont 792 dans le secteur de la turbine à gaz n'est pas acceptable. Il intervient de surcroît après un premier renoncement de GE à créer 1000 emplois en France. L'amende due de 50 millions d'euros est dérisoire au regard du chiffre d'affaire de la multinationale.
L'État ne peut plus demeurer silencieux. Il en va de sa responsabilité de faire respecter les engagements de GE, et de convoquer en urgence le comité de pilotage prévu à l'article 5 de l'accord de 2014. Dans l'attente, il doit exiger de GE le retrait du plan de suppression d'emplois.
Dans cette négociation, l'État dispose de leviers importants. Il peut prévoir une amende extrêmement forte et dissuasive pour non respect des engagements pris. Il peut également décider, avec d'autres acteurs de la filière tels Alstom, de reprendre l'activité à GE.
Il en va de la préservation d'une filière industrielle stratégique pour la transition écologique et pour la souveraineté nationale, car c'est à terme toute l'activité turbine à gaz française qui est menacée de délocalisation.

Il en va également de l'avenir d'un Territoire entier de la République, car c'est l'ensemble du tissu économique et social qui est menacé. Pas moins de 3000 salarié.e.s sont employé.e.s par la centaine de PME industrielles liées à GE, dont le chiffre d'affaire a déjà diminué de manière significative.
Le PCF appelle l'État à définir sa stratégie en matière de politique industrielle et particulièrement dans sa filière énergétique. Les enjeux sont colossaux pour l'emploi au service du développement des territoires, mais aussi pour la recherche et les outils de production permettant de lutter efficacement contre les dérèglements climatiques. Si notre pays affiche l'ambition pour son industrie d'atteindre 15% du PIB, il doit s'en donner les moyens.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 09:26
Apostrophe. Le mirage du capitalisme vert ( L'HUMANITE -10 juillet 2019)

Certains crieront à l’alliance contre nature.

 

Certains crieront à l’alliance contre nature. Mais pour les principaux intéressés, c’est une question de « pragmatisme », comme le dit Emmanuel Macron, qui invite aujourd’hui le monde de la finance à l’Élysée pour s’engager en faveur du climat. Huit des plus grands fonds privés mondiaux (parmi lesquels Blackrock, Goldman Sachs, BNP Paribas…), pesant ensemble 15 000 milliards de dollars, ont répondu présent. Il faut dire qu’ils ont tout à y gagner. Ces fonds, qui tirent leurs principales ressources de l’exploitation d’hydrocarbures, « comprennent qu’en intégrant le risque du changement climatique dans leurs investissements, ils peuvent être plus rentables », fait ainsi valoir Lawrence Yanovitch, le coordinateur du groupe de travail fonds souverains du One Planet Summit… On comprend mieux la sortie d’Emmanuel Macron, regrettant que Total ait renoncé à sponsoriser les jeux Olympiques de 2024 faute d’accord avec Paris : « Si Total peut mettre de l’argent pour aider à financer des Jeux verts, et mettre de l’argent pour aider à financer la transition, c’est une bonne chose. » Tout est dit !

Alexandra Chaignon

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