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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 05:14
PCF: Construisons la France en commun - Propositions d'urgence et d'après crise
CONSTRUISONS LA FRANCE EN COMMUN – Propositions d’urgence et d’après crise (PCF)
 
 
Vous trouverez ci-joint le texte de propositions « Construisons la France en commun » voté par le Conseil national du 12 juin et voué à être enrichie, par les militants, par le biais de la plate-forme « la France
en commun
 
 
La crise que traverse le monde, l'Europe et notre pays sans précédent est d'une extrême gravité. En France, nous avons enregistré plus d'1 million de chômeurs en plus en l'espace de deux mois. A la crise sanitaire s'ajoute une crise économique qui était déjà présente avant.
Avant la pandémie, l'urgence sociale et l'urgence écologique s'exprimaient avec force. Pouvoir d'achat, santé, emploi, respect de leur dignité… autant d’exigences déjà au cœur des préoccupations populaires.
Aujourd'hui, la pandémie va accentuer encore plus les difficultés de nos concitoyens si nous laissons faire le gouvernement et les actionnaires.
Nous réclamons donc l'inverse: protéger l'humain d'abord et mettre le capital à contribution pour sortir de cette crise par le haut, sans casse sociale et en engageant la transition écologique. Pour les communistes, c'est possible.
C'est dans cet esprit que les communistes, réunis en Conseil national, appellent d'abord à de larges mobilisations pour résister aux plans sociaux, défendre les services publics dont celui de la santé, de
l'école et protéger le pouvoir d'achat, les salaires et les acquis sociaux de tous nos concitoyens. La priorité est à l'action car nous ne pouvons pas accepter la casse de notre industrie, la vie chère, l’affaiblissement , voire la disparition de nos services publics.
 
Une plate forme « La France en commun »
 
Le PCF appelle à construire un nouveau modèle de société, plus juste, plus respectueux des êtres humains comme de la planète. Il met en débat des propositions de plus long terme, dessinant les contours d'un projet
de société, garantissant les même droits et une vie digne pour tous les citoyens et permettant de recouvrer notre souveraineté économique et démocratique. Il fait le choix de privilégier l'humain plutôt que la
finance.
Ces propositions seront élargies, renforcées, enrichies via la plate forme « La France en commun ».
 
 
I - Parmi les mesures d'urgence exceptionnelles santé publique
• Vote dès l'été d’un premier plan massif d'investissement, de créations d'emplois et de revalorisation des salaires et des carrières dans l'hôpital public et les Ehpad : 100.000 embauches dans l'hôpital public
et 300.000 dans les Ehpad
• Mettre en place un dispositif national « masques gratuits », pris en charge par la Sécurité sociale.
• Élaboration un plan de reconquête industrielle dans le domaine du matériel médical et du médicament et reconstruction d'un pôle public industriel et de recherche comprenant Sanofi, et assurant un service
public du médicament.
 
Éducation nationale et université
• au début de l’été, un budget rectificatif pour l'Éducation nationale et l’université et plan de recrutement massif de personnels enseignants et non enseignants, afin de pérenniser les dédoublements : ouverture des
places au concours, titularisation des personnels précaires et des stagiaires.
• Annuler les suppressions de postes et les fermetures de classes. À partir de 2021, la carte scolaire doit devenir pluriannuelle pour favoriser la stabilisation des équipes.
 
Pouvoir d'achat, lutte contre la pauvreté, accès de tous à une alimentation de qualité et aux biens de première nécessité
• maintien du salaire à 100 % lorsque les salarié·e·s sont au chômage partiel et mise en place d’un fonds de sécurisation salarial assurant un revenu décent jusqu'au retour à l’emploi;
• blocage des prix alimentaires, de l'eau, de l'énergie, des télécoms ;
• suppression de la TVA sur les produits de première nécessité ; gel des loyers et des prêts immobiliers
• prime de 300 euros à toute personne vivant au-dessous du seuil de pauvreté ;
    • prolongation des droits des chômeurs jusqu'à la fin de 2020 et abrogation de la réforme de l'assurance chômage.
    • ouverture du RSA aux moins de 25 ans ;
 
Sécurisation immédiate de l'emploi contre le chômage et les licenciements
• Protéger et renforcer les droits des représentants du personnel, ainsi que la pleine capacité d'intervention des inspecteurs du travail.
• Prolonger le chômage partiel et le fonds d'aide aux entreprises en difficulté, avec des critères de maintien de l'emploi, notamment pour les moyennes et les grandes entreprises.
• Conférences, régionales et nationale, de sécurisation de l'emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale, qui fixeront les objectifs chiffrés d'emplois, de formation, de
recherche et d'investissements.
 
 
II - Des choix pour changer durablement de mode de développement
 
Une société sans chômage, un nouvel âge de la Sécurité sociale
    • Augmenter le smic de 20% immédiatement et impulser une augmentation générale des salaires et des pensions.
    • Engager la construction d'un système de sécurité de l'emploi et de la formation, permettant d’alterner périodes d'emploi et périodes de formation, sans perte de revenu
    • Rembourser à 100% des soins prescrits par la Sécurité sociale
    • Tourner définitivement la page de la réforme Macron de casse de notre système de retraites.
    • Travailler moins, pour travailler tous, en travaillant mieux.
 
Réduction du temps de travail, pour arriver aux 32 heures.
    • Droit de veto pour les travailleur·euse·s
    • Loi d'interdiction des licenciements boursiers et loi pour le droit de péremption des salariés pour transformer leur entreprise en coopérative
 
Des services publics, outils du changement, au service de l'égalité et de l'émancipation
    • Rétablissement et renforcement des statuts des fonctionnaires
    • Doublement du transport des marchandises par le rail d'ici 10 ans avec la rénovation et l'ouverture de nouvelles gares de fret.
    • Création d’un pôle public de l'énergie et de la rénovation énergétique (France Energies) dont notre pays a besoin pour assurer les objectifs de décarbonation des productions et des usages.
    • Création d’un fonds européen pour les services publics, géré démocratiquement et contrôlé par les parlements nationaux, alimenté par la BCE au service de chaque état de la zone euro dans le but précis de
développer et faire coopérer les services publics.
 
Produire, consommer, vivre autrement : réussir la transition écologique et sociale
    • Relocalisation des productions et arrêt des restructurations destructrices de postes et les fermetures de sites.
    • Définir les grandes filières stratégiques dont la nation a besoin.
    • Mettre fin à l'obsolescence programmée, développer l'éco-conception,
    • favoriser les filières de réparation et de recyclage, encourager l'économie circulaire.
    • Consacrer 10 milliards d'€ par an à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics (700 000 logements par an)
    • Faire des transports un instrument du changement, en privilégiant transports publics et déplacements doux pour les individus, transports ferrés et transports maritimes ou fluviaux pour les marchandises.
    • Construire notre souveraineté numérique pour s'émanciper des firmes digitales des États-Unis
 
Pour une autre utilisation de l’argent
    • Création d'un pôle public bancaire et financier, avec nationalisations d'établissements bancaires.
    • Conditionnalité et contrôle des aides publiques aux entreprises.
    • Instauration d’un nouvel impôt sur les sociétés,
    • un impôt local rénové sur le capital,
    • Suppression progressive de la CSG pour mettre à contribution les revenus financiers des entreprises.
    • Impôt sur le revenu avec 15 tranches au lieu de 5 actuellement;
    • Taxer la spéculation boursière en augmentant la taxe sur les transactions financières (TTF)
 
Donner à la France une voix forte, indépendante et internationaliste, lutter pour une autre mondialisation
    • Démarchandisation des secteurs du médicament, de la santé et de la protection sociale;
    • Réduction massive des budgets militaires.
    • convocation, sous l'égide de l'ONU, d'une COP pour la justice sociale et fiscale.
    • Une Union européenne à géométrie choisie : Chaque peuple fait des choix souverains et doit rester libre d'en changer à tout moment. Aucun peuple ne peut être entrainé dans des orientations qu'il récuse.
    • Porter à 0,7 % l'aide publique au développement.
 
Pour une République nouvelle : la démocratie jusqu'au bout
    • Nouveaux pouvoirs pour les salarié·e·s et les habitant·e·s sur les entreprises et les services publics.
    • Revaloriser le suffrage universel avec la représentation proportionnelle et le droit de vote des étrangers aux élections locales
    • Restaurer la primauté du Parlement, avec la désignation d'un Premier ministre et de son gouvernement devant le Parlement..
    • Fin de l’élection du Président de la République au suffrage universel
 
 
Mobilisation immédiate des financements
 
• Création d’un fonds d'urgence sanitaire et de sécurisation doté de 205 milliards en 2020, alimenté par des recettes fiscales nouvelles (20 milliards), par l'annulation du remboursement des exonérations sociales
du CICE (20 milliards) et la création monétaire de la BCE (160 milliards, qui correspondent à la part que recevra la France des 1 000 milliards d'achat de dette publique annoncé par celle-ci). Il devra fonctionner sur une période de cinq ans et être alimenté annuellement.
Ce qui devra prendre en compte la reprise d'une activité économique plus étendue et plus saine, ainsi que la réforme en profondeur indispensable de la fiscalité.
• Ce fonds servira :
◦ à financer le plan d'urgence pour la santé publique (15 milliards) ;
◦ à financer un plan de développement des services publics (45
milliards) ;
◦ à prendre en charge une partie des dépenses que les collectivités
territoriales ont consacrées au soutien des populations ces derniers
mois (10 milliards) ;
◦ à agir en direction des grandes entreprises, sous forme de participations ou de nationalisations, afin que soit préservé l'emploi, que soit assurée la formation des salarié·e·s, que soient développées les productions stratégiques (20 milliards) ;
◦ à peser sur les banques, afin qu'elles apportent aux PME et TPE les crédits nécessaires de trésorerie et d'investissement ; celles qui s'engageront à maintenir l'emploi et à développer la formation de leurs
salarié·e·s, tout en maintenant les salaires, bénéficieront de taux de crédit fortement négatifs (20 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit, dû au chômage partiel, des organismes de Sécurité sociale et de l'Unedic (40 à 50 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit budgétaire supplémentaire produit par les mesures déjà prises (40 milliards ).
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Lundi, 15 Juin, 2020- L'Humanité
Le PCF oppose une « France en commun » au cap présidentiel

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par les communistes pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse macroniste.

 

Les communistes ont devancé le discours ­d’Emmanuel Macron de dimanche soir et présenté, dès vendredi, leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF a mis en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement p our accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer le s services publics et notre industrie, pour la soumettre totalement au marché financier. » Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, a alerté dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage, brandis afin de « mettre la pression sur les salariés, sur les Français, et leur faire avaler des couleuvres ».

« La résistance commence tout doucement à se mettre en marche », observe également le député du Nord, alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé Construisons la France en commun, le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

« Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat

À cette fin, le document adopté vendredi par la direction du PCF comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant en dessous du seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive, écologique et sociale »… Autant de propositions qui figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fonds d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du Cice », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif La vérité pour Adama, et à laquelle le PCF a participé, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle qui mine la vie des habitant-e-s des quartiers populaires, en particulier celle des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation contre les violences policières, Fabien Roussel a plaidé pour « une police de proximité qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle », que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier, accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la Sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, La France en commun, il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picque, qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale, et ce document vise à (la) mettre en débat », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord, en référence aux ­récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
Samedi, 13 Juin, 2020 - L'Humanité
Face à la crise, le PCF appelle à bâtir une « France en commun »

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par le conseil national du PCF pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse engagée par le Medef et le gouvernement.

 

Les communistes ont devancé le discours d’Emmanuel Macron attendu dimanche et présenté dès vendredi leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF met en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement pour accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer nos services publics et notre industrie pour la soumettre totalement aux marchés financiers ». Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, alerte dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage brandis pour « mettre la pression sur les salariés, sur les Français et leur faire avaler des couleuvres ». « Le message est clair : prolétaires de tous les pays, soyez sages, ne manifestez pas, sinon ce sera pire », résume le député du Nord.

Les communistes proposent des mesures d’urgence exceptionnelles

« La résistance commence, tout doucement, à se mettre en marche », observe-t-il également alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé « Construisons la France en commun », le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

À cette fin, le document, adopté vendredi par la direction du PCF, comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’Éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant sous le seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA au moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale »… autant de propositions qui y figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fond d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du CICE », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

Lutter contre le racisme et les dérives fascistes

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif « La vérité pour Adama » et à laquelle le PCF appelle à participer, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle, qui mine la vie des habitant·e·s des quartiers populaires, en particulier celles des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation, Fabien Roussel a de nouveau condamné « les dérives racistes, voire fascistes, qui toujours perdurent dans notre police ». Des dérives qui « ne sont pas le fait de la majorité des policiers mais (qui) existent et doivent être sanctionnées par une instance indépendante », ajoute-t-il plaidant pour « une police de proximité, qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle » que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Le PCF invite à « l’union dans l’action »

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, « La France en commun », il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picquet qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale et ce document vise à mettre en débat notre originalité, nos propositions pour un nouveau projet de société », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord en référence aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 06:00
Jean-Paul Vermot (photo Le Télégramme)

Jean-Paul Vermot (photo Le Télégramme)

Jean Paul Vermot Un homme qui a de belles valeurs avec des épaules solides!

Vive Morlaix Ensemble, un espoir de nouvel élan pour notre ville!

Ne nous trompons pas d’adversaire le 28 juin!

Voir aussi:

Quinze maires appellent à voter Jean-Paul Vermot (Le Télégramme, 13 juin 2020)

Le Télégramme Morlaix, 14 juin 2020:

Jean-Paul Vermot veut transformer l'essai

Vainqueur du premier tour des Municipales à la tête de Morlaix Ensemble (union de la gauche), Jean-Paul Vermot veut transformer l’essai. Son objectif : donner un nouvel élan à la ville.

« Un mandat d’opposition est passé par là. J’ai plus d’expérience, le cuir tanné et suis totalement au fait de la vie communale. Je ne suis plus le même candidat qu’en 2014 ».

Après deux échecs consécutifs aux municipales (en tant que colistier de Michel Le Goff en 2008, puis comme tête de liste en 2014), Jean-Paul Vermot croit en ses chances de faire basculer la ville à gauche au soir du 28 juin.

Tête de liste de Morlaix Ensemble, « où plus de 50 % des colistiers ne sont pas encartés », le directeur du centre Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) de Morlaix a viré en tête le 15 mars (*). Et se projette déjà sur les six prochaines années, fort d’un programme dont « les lignes de force ont été confirmées par la période que l’on vient de vivre » : la santé, la vie économique et sociale et l’écologie. Mais il sait qu’en politique, rien n’est jamais joué d’avance. Pas question de pérorer, donc. Ça n’est d’ailleurs pas dans son tempérament.

« Je me suis toujours comporté en homme libre »

Né en Montbéliard (Doubs) il y a 46 ans, de l’union d’un père ouvrier chez Peugeot et d’une mère commerçante, Jean-Paul Vermot a baigné, comme son frère et sa sœur, dans un milieu protestant. « Quand on ne me connaît pas, on peut me trouver austère, un peu taiseux ». Derrière cette façade, qui est aussi une façon de protéger les siens, se cache pourtant un père de famille plutôt affable et « bon vivant », au caractère « solide et constant ». « Je suis prêt à endurer des épreuves mais pas à les faire subir à mon épouse et nos trois enfants. Je ne les expose pas. Notre vie privée, c’est notre monde à nous ; il nous appartient ».

Je déteste la brutalité et les phrases assassines. On a un devoir d’exemplarité. L’important, c’est d’avoir du fond.

Guidé par des valeurs de gauche, où la question des injustices sociales a toujours été centrale, Jean-Paul Vermot a goûté très jeune à la politique. « J’ai commencé à 16 ou 17 ans, au sein d’un mouvement lycéen », se souvient celui qui a ensuite creusé son sillon au sein du Parti socialiste. Sans passe-droit. Sans pygmalion.

Élu conseiller départemental en 2015 dans un canton tenu par la droite, cet « Aubryste historique » a pris ses distances avec la politique de François Hollande, puis résisté aux sirènes LREM en soutenant Benoît Hamon à la dernière Présidentielle. « Je me suis construit au sein du PS et je lui suis fidèle. Pour moi, l’idée de parti n’est pas morte. C’est un lieu d’exercice démocratique, pas un gros mot. Pour autant, je me suis toujours comporté en homme libre ».

« Améliorer la vie des Morlaisiennes et Morlaisiens »

Arrivé à Morlaix en 2002, en tant que directeur de l’ANPE, Jean-Paul Vermot n’a jamais plus quitté son antre de La Madeleine, malgré plusieurs mutations. « C’est ma ville ; j’y suis très attaché. Et c’est pour cela que je m’engage. Je ne suis pas dans la course aux mandats. Ce que je veux, c’est pouvoir prendre des décisions pour améliorer la vie des Morlaisiennes et Morlaisiens ».

En saxophoniste amateur qu’il est, comme son père, sa figure tutélaire, le socialiste connaît bien la petite musique des joutes politiques. Et ne fuit jamais le combat. C’est ce que lui a appris le rugby, un sport passion qu’il a pratiqué dans sa jeunesse en deuxième et troisième lignes. Désormais en première ligne, au cœur de la mêlée, il veut donner un « nouvel élan » (nom de son programme) à Morlaix, au sein d’une agglomération de gauche.

Et qu’importe si d’aucuns assènent ici et là qu’il manque de charisme. « Ça me fait sourire. De même que ces fake news qui circulent sur les réseaux sociaux, comme quoi nous serions une liste caporalisée, un cartel de partis… Quand on n’agite pas, tel un épouvantail, l’éventuel retour des socialo-communistes au pouvoir. Je déteste la brutalité et les phrases assassines. On a un devoir d’exemplarité. L’important, c’est d’avoir du fond».

* Au premier tour, la liste Morlaix Ensemble a basculé en tête avec 36,90 % des suffrages (41 voix d’avance sur son adversaire Agnès Le Brun).

 

Portrait chinois : qui est Jean-Paul Vermot ?
Si vous étiez un animal ?

Le lion, c’est mon signe astrologique.

Si vous étiez une plante ?

Le chêne, pour sa solidité.

Si vous étiez un fruit ou un légume ?

Un artichaut, emblématique du Finistère nord et riche en antioxydants.

Si vous étiez un plat ou un dessert ?

Un far aux pruneaux : simple et goûteux.

Si vous étiez une boisson ?

De l’eau, vitale.

Si vous étiez un objet ?

Un stylo, car j’écris très souvent.

Si vous étiez un livre ?

« Le premier homme », d’Albert Camus, relu dernièrement. Et une citation tirée de ce livre : « Un homme, ça s’empêche », pour que la raison le domine.

Si vous étiez un film ?

« Quand Harry rencontre Sally », pour mon côté fleur bleue.

Si vous étiez une chanson ?

« Under the bridge », des Red Hot Chili Peppers, dans un album que j’écoute en boucle depuis… 30 ans !

Si vous étiez une personnalité célèbre ?

J’ai un petit faible pour Jean-Jacques Bouëstard de la Touche, un médecin et érudit morlaisien.

Si vous étiez un sport ?

Le rugby, une passion d’ancien joueur.

Si vous étiez un monument ?

Le cairn de Barnenez, c’est le plus vieux monument d’Europe !

Si vous étiez un moyen de transport ?

Une navette électrique, c’est dans notre programme.

Si vous étiez une rivière, un fleuve, un océan ?

La « Mor Breizh » (la Manche).

Si vous étiez un mot ?

Ensemble, c’est comme ça qu’on va plus loin.

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 05:41
PCF - Plus que jamais à l'ordre du jour ! Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad
PCF - Plus que jamais à l'ordre du jour ! Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad
PCF - Plus que jamais à l'ordre du jour ! Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 05:32

 

Le 29 Mai dernier, au-delà du cercle polaire arctique, environ 20 000 tonnes de diesel se sont déversées près de la ville minière russe de Norilsk, se dirigeant de fait vers l’Océan Arctique. Il a fallu attendre deux jours pour que les autorités russes soient informées de cette catastrophe. Causé notamment par le dégel du permafrost, cet événement préfigure pour une bonne part ce qui se trame pour l’Arctique au cours de ce siècle et au-delà. Plus largement, marqué par la hausse constante des températures due aux émissions de gaz à effet de serre, le climat planétaire voit très certainement son avenir se jouer dans cette région.

Cette catastrophe environnementale et l’absence de réactivité ont provoqué l’ire du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, qui a déclaré l’état d’urgence dans cette zone sinistrée. La fuite massive a finalement été contenue, et ce sont près de 200 tonnes de diesel qui ont été collectées. S’il est soupçonné que l’installation à l’origine de ce dégât environnemental n’ait pas été réellement entretenue au cours des trente dernières années, il n’en demeure pas moins que cela ne peut masquer un problème émergent dans l’Arctique. Particulièrement marqués dans l’Arctique en comparaison au reste du globe, les effets du réchauffement climatique ont une conséquence directe : le dégel progressif du permafrost, ce sol gelé de manière quasi-permanente au cours de l’année.

Au-delà de la zone située près de Norilsk où se trouve l’installation concernée de l’entreprise Norilsk Nickel, c’est l’ensemble de la région Arctique qui est touché par ce fléau émergent. Le dégel croissant du permafrost a des conséquences directes et visibles en Alaska, au Canada, au Groenland, en Islande, en Scandinavie et en Russie. Les villes et les routes qui ont été et sont construites sur ce sol particulier sont menacées, puisque les infrastructures perdent leur stabilité sous l’effondrement de ce sol gelé. Ce phénomène tend à s’amplifier avec la hausse globale des températures dans cette région causée par le réchauffement climatique, et cela va de pair avec une érosion accrue des sols. Si des carcasses d’animaux datant de la dernière ère glaciaire peuvent refaire surface avec ce phénomène, les littoraux sont véritablement menacés et des villes et villages commencent à se poser la question de quitter les lieux pour vivre ailleurs.

Mais de manière plus inquiétante, ce dégel pourrait contribuer à amplifier à terme le réchauffement climatique de manière significative à l’échelle planétaire. En effet, le permafrost contient en nombre des restes d’animaux et de végétation : au contact avec l’air et les bactéries qui y sont contenues, ces restes entrent alors en décomposition. Cela a ainsi pour effet de générer une source potentiellement majeure de carbone, et donc de gaz à effet de serre notoires que sont le dioxyde de carbone et le méthane, tout en sachant que le méthane a un pouvoir réchauffant plus important que le dioxyde de carbone.

Selon les estimations, environ 1500 gigatonnes de carbone sont piégées par le permafrost, soit deux fois plus que dans l’atmosphère. À l’heure actuelle, il est également suggéré que seulement 10% du carbone présent dans ce permafrost pourrait être libéré d’ici 2100. Les relargages plus conséquents auront très probablement lieu dès le 22ème siècle, sans mesures efficaces pour agir sur les causes du réchauffement climatique. Mais avec la récurrence d’hivers plus chauds en Arctique, les inquiétudes peuvent être de mise et les estimations peuvent être revues à la hausse d’ici 2100, qu’il s’agisse de la hausse des quantités de carbone libérées dans l’atmosphère et de la contribution à l’élévation globale des températures à l’échelle de la planète.

Les prévisions actuelles du GIEC entrevoient une hausse des températures planétaires dues aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre pouvant aller aux alentours de 5°C d’ici la fin du siècle, soit autant que lors des changements climatiques naturels majeurs qui se sont étalés sur des dizaines de milliers d’années. Pour garantir un monde viable pour l’ensemble de la population humaine et du reste du monde vivant, il est clair que l’avenir du climat planétaire se joue dès maintenant avec des mesures fortes à tous les échelons. Des pistes pleines d’avenir existent déjà pour y contribuer, pour renverser la vapeur et faire de la lutte contre le réchauffement climatique une bataille centrale. Les recherches multiples pour développer des industries et des modes de transports limitant drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre sont plus que jamais à soutenir. Et cela peut et doit se faire dès l’échelon local, dès l’entreprise, et être coordonné aux niveaux supérieurs notamment en engageant des coopérations scientifiques et diplomatiques résolues au niveau mondial pour relever efficacement le défi climatique.

Jérémy Roggy est chimiste et historien des sciences de formation

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 16:20
Laure Deslandes

Laure Deslandes

Professeure de lettres d'origine brestoise, enseignant depuis des années à Morlaix et en ce moment au collège du Château, notre amie Laure Deslandes, de son vrai nom Laure Blanvillain, outre ces nombreux autres talents, est écrivaine, auteur notamment du " Collège des éplucheurs de citrouille" (2017), de "Quelques grammes de bonheur, une pincée d’amitié" (2017). En 2019, elle publiait un nouveau roman pour adultes "Léonie et les garçons" (2019). Passionnée par le futur, mêlant curiosité scientifique, anthropologique, une lucidité inquiète et un humour toujours décapant, elle nous confie dans ce texte aux accents utopistes (dans le bon sens du terme) avec quelle vision d'une ville à vivre demain elle soutient la liste de Morlaix Ensemble.

 

" Les magasins fermés depuis longtemps, les vieux immeubles tristes et noirs quand le soir tombe parce que personne ne peut y vivre : Morlaix a parfois des allures de conte gothique, malgré les tentatives municipales émouvantes d’ajouter du pimpant occasionnel ou du chic bourgeois dans deux ou trois sites stratégiques. Et, de loin en loin, quelques moments de beauté et de joie arrachés à la grisaille des jours. Quelques fêtes, quelques rassemblements politiques, marche au flambeau syndical pour illuminer les voutes en pierre de taille des bâtis séculaires et tenter de désaxer la marche inexorable de notre monde vers la solitude et l’artificialisation de nos vies connectées.

Il est salvateur de penser que quelque chose est possible. Se prendre à rêver que les villes moyennes donnent le « la » dans le monde de demain. « Regardez ce qu’ils ont fait à Morlaix ! Ils ont pris leurs faiblesses et en ont fait des richesses ! Tout le monde va voir cette ville bretonne transformée en zone artistique auto-gérée par les citoyens. C’est hyper beau et les cocktails de fruits sont hyper bons ! »

Par quel miracle ? Penser un temps qu’il n’y a pas de problèmes justement. Qu’il suffit d’en avoir envie.

Les villes moyennes vont devenir l’unité de vie géographique raisonnable au sens philosophique du terme. Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour le deviner. Nos proches qui vivent dans les grands centres urbains nous racontent jour après jour leur lot d’anecdotes déshumanisantes. Nous qui redoutions de vivre dans une ville morte où l’histoire ne se fait pas, découvrons que cette taille humaine est une planche de salut dans le monde terrible qui se prépare.

L’envie nous prend d’imaginer qu’elle devient du même coup un terrain d’expérimentation politique. Que tout ce qu’on sait être vital : l’air pur, l’eau non polluée, la rencontre, l’entraide, une place pour chacun sans oublier les plus faibles, pourrait se réancrer ici. Dans cette ville de contes, aux colombages vermoulus, aux toits pentus comme des sourcils circonflexes, que va-t-il se passer qui dessinera l’avenir ?

Des gens que j’estime ont envie d’écrire la nouvelle page du roman citoyen de ma cité d’adoption. J’admire leur énergie, leur enthousiasme, leur sens des responsabilités.

Moi, je n’ai que des idées folles dont on n’ose parler à personne. Les magasins ferment, les vieux immeubles sont vides ? Mais on nous dit aussi que la consommation détruit notre écosystème et notre vie intérieure. Alors je me prends à rêver d’une ville dans le centre de laquelle on viendrait pour des tas d’autres raisons que professionnelles, médicales ou consommatoires : rencontrer des gens qu’on ne connait pas, suivre des formations d’éducation populaire, réparer des objets cassés, faire des fêtes pour que les enfants jouent ensemble, embellir l’espace, montrer des œuvres d’art, chanter. Ça serait chouette et l’on ne quitterait plus ce lieu de rêve".

Laure Deslandes, 14 juin 2020

Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble
Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble
Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble
Pourquoi Laure Deslandes soutient Morlaix Ensemble
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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:36
Pleinement solidaire d'Inès Léraud - Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF

 

Pleinement solidaires d'Inès Léraud


 

En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

Inès Léraud accordera un entretien sur ce sujet au quotidien L'Humanité le 5 août 2019.

La BD connaît un succès incontestable, puisque 46 000 exemplaires ont été vendus à ce jour. Chaque signature donne lieu à des files d'attente interminables et à chaque rencontre le public apporte de nouveaux témoignages.

Le lobby agro-industriel est en émoi et Inès Léraud, comme d’autres avant elle, est l'objet de tentatives d'intimidation, de menaces.

Depuis le début 2020 la journaliste indépendante est traînée devant la justice par le groupe Chéritel, un des magnats du secteur. Toute parole n'est pas bonne à dire !

Le travail d'Inès Léraud pour intéressant qu'il soit sur le fond et sur la forme, n'apporte rien de très nouveau sur l'origine des marées vertes intrinsèquement liées à l'agriculture et aux élevages industriels. Les impacts sur la qualité de l'eau sont bien connus: asphyxie des milieux marins, appauvrissement de la biodiversité, interdiction des plages et fermetures des zones conchylicoles vivrières... Merci à Inès Léraud de rappeler la  dangerosité pour l'environnement, les êtres vivants dans leur ensemble, et l'omerta qui entoure cette question aux conséquences environnementales, mais aussi économiques et sociales, graves!

Depuis plusieurs décennies des associations telles "Bretagne Vivante", "Eaux et Rivières de Bretagne", "Halte aux marées vertesé alertent, documentent, proposent et se heurtent comme Inès Léraud au mur de l'agro-business, protégé au-delà du raisonnable par les pouvoirs publics. Et si bon an, mal an on note quelques avancées, elles sont bien minces et les volontés de remise en cause sont légion.

Mais les faits sont incontestables et têtus, les preuves s'accumulent, les accidents parfois mortels participent du même constat.

La bande dessinée d'Inès Léraud confirme brillamment ce que nous savions et pointe certains aspects du dossier oubliés ou minorés.

Pourtant la crise sanitaire qui frappe la planète depuis la fin de l'année 2019, et dont la France a pleinement pris conscience en mars 2020, ne doit rien au hasard.

Elle nait de la manière dont le capitalisme a organisé la production mondiale, a façonné à son unique profit les territoires jusqu'à l'échelle locale.

En première ligne on trouve l'explosion, depuis le tournant des années 1970, de la production d'animaux d'élevage et l'industrialisation de l’agriculture.

« Nous avons organisé des systèmes qui font tout pour engendrer puis accélérer ce genre d'épidémies », conviennent Philippe Grandcolas et Jean-François Guégan, directeurs de recherche au CNRS et à l'INRAE.

Ainsi la concentration d'animaux en batterie, qu'il s’agisse de porcs, de volailles, de bovins, menace l’environnement, la biodiversité, mais aussi la sécurité sanitaire, l'indépendance alimentaire, la sécurité des salarié·e·s et de la population toute entière.

Il n'est plus question d'ignorer les méfaits d'un modèle qui doit changer.

Nous, communistes, affirmons que les choix de politiques agricoles, régionales, nationales et européennes, doivent pouvoir être mis en débat. Toutes les opinions comptent, pas seulement celles des organisations professionnelles et des pouvoirs économiques.

Pour ce faire, plus que jamais, nous avons besoin que la presse, en toute indépendance, joue pleinement son rôle, à l'abri des pressions et des menaces.

Les communistes du Finistère apportent le soutien le plus résolu à Inès Léraud.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

 

 L’histoire interdite | Inès Léraud et Pierre Van Hove | La revue dessinée | Delcourt   En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Paul Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

L’histoire interdite | Inès Léraud et Pierre Van Hove | La revue dessinée | Delcourt En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Paul Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 06:48
Exposition Villeglé il y a 3 ans - élections législatives 1978: Alain David, candidat du PCF

Exposition Villeglé il y a 3 ans - élections législatives 1978: Alain David, candidat du PCF

Mes trois raisons (principales) de soutenir MORLAIX ENSEMBLE

Tout d’abord, au moment où le débat public se résume trop souvent à des problèmes de personnes, la primauté donnée aux contenus et au programme. Pendant des mois, bien avant que la composition des listes soit à l’ordre du jour, de nombreux citoyennes et citoyens se réunissaient pour chercher et examiner les moyens de sortir la ville de la situation où elle se trouve et de lui permettre de jouer pleinement son rôle de pôle d’équilibre et de développement départemental. Puis l’ensemble des candidats a co-construit un programme où chacun-e en toute liberté a apporté sa pierre. Ce programme s’est ensuite enrichi aux cours des réunions publiques et des rencontres avec la population. Sans entrer dans les détails, cette construction collective s’est traduite par des propositions ambitieuses, concrètes et réalistes pour aller vers une ville solidaire, écologique et active. En tenant compte, bien sûr, de la période que nous venons de vivre.

La deuxième raison tient à la composition de l’équipe. Profondément renouvelée (21 candidats sur 33 ont moins de 50 ans et 8 40 ans et moins) elle est composée de femmes et d’hommes fortement ancrés à gauche investis dans le mouvement social, syndical et associatif et, pour la moitié d’entre eux adhérents à un parti politique (PS, PCF, Générations). J’ai pu constater (sans doute le résultat d’un un long travail en commun) l’excellente ambiance qui règne dans ce groupe. Le respect de l’identité et de la sensibilité de chacun-e, le respect et de la parole et des opinions, l’absence de hiérarchie. Une équipe soudée, fraternelle et dynamique. Un gage de pérennité et d’efficacité donc.

La troisième raison se trouve dans le rôle dévolu à la population dans la vie de la cité, dans les choix, le suivi de la politique, les propositions, les décisions. La prise en compte de la diversité aussi. Si l’on veut que cela ne soit pas qu’un argument de campagne mais une réalité de chaque jour… pour tous, cela implique des décisions concrètes. Et d’abord que chaque problème, chaque décision implique une élaboration et une mise en œuvre différente. Les modalités de la participation et de la prise en compte du rôle de la population peuvent (doivent ?) aussi être diversifiées ou différentes. Ce qui compte c’est qu’aucune décision ne soit prise sans elle et que toutes les personnes aient concrètement la possibilité réelle de faire connaître leurs points de vue. Bien entendu cela va de soi, mais mieux en le disant cela concerne tous les Morlaisiens quel qu’ait pu être leur choix électoral. J’ai pu constater dans cette équipe une réelle volonté de développer la démocratie dans tous les aspects de la vie municipale. De toutes façons , gageons que la population y sera très attentive.

Voilà parmi bien d’autres les trois raisons principales qui motivent mon soutien à Morlaix Ensemble et aussi , pourquoi le cacher , parce que je trouve que l’entracte (12 ans) a beaucoup trop duré.

Alain DAVID

Ancien élu morlaisien

MORLAIX , le 13 Juin 2020

Alain David avec Vinko Markov - fête du Viaduc 2017

Alain David avec Vinko Markov - fête du Viaduc 2017

Pourquoi Alain David soutient Morlaix Ensemble - Mes trois raisons de soutenir Morlaix Ensemble
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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 06:40
Quinze maires appellent à voter Jean-Paul Vermot (Le Télégramme, 13 juin 2020)

Assurés depuis le premier tour, qui a donné des résultats définitifs dans 24 des 26 communes, de conserver une confortable majorité au sein de Morlaix Communauté, les élus de gauche espèrent que les élections feront basculer de leur côté la ville centre, et l’ont fait savoir par voie de communiqué.

« Cette semaine a vu se réunir et se dessiner une majorité d’une gauche ouverte. Aujourd’hui, nous avons besoin des équipes de Morlaix et Plougasnou dans cette majorité acquise. Les élus présents et leurs équipes apportent leur soutien aux listes de Nathalie Bernard à Plougasnou et de Jean-Paul Vermot à Morlaix, car la ville centre doit pour nous devenir le moteur de notre territoire au sein de notre communauté… »

À l’issue du deuxième tour, la gauche présentera « un candidat unique et une équipe rassembleuse pour un projet social, écologique et économique construit avec toutes les communes ».

Ce comité de soutien regroupe les maires de Garlan, Guimaëc, Henvic, Lanmeur, Pleyber-Christ, Plouégat-Guerrand, Plouégat-Moysan, Plouézoc’h, Plougasnou, Plouigneau, Plounéour-Ménez, Plourin-lès-Morlaix, Saint-Jean-du-Doigt, Saint-Martin-des-Champs et Saint-Thégonnec.

Communiqué de presse des maires et candidats de gauche de Morlaix-Communauté, 13 juin 2020

A la suite des élections de mars 2020, l'ensemble des communes de Morlaix Communauté ont pu installer leurs conseils municipaux et leurs conseiller-es communautaires, à l'exception des communes de Plougasnou et Morlaix.

Cette semaine a vu se réunir et se dessiner une majorité communautaire d'une gauche ouverte.

Aujourd'hui nous avons besoin des équipes de Morlaix et de Plougasnou dans cette majorité acquise.

Les élus présents et leurs équipes apportent leur soutien aux listes de Nathalie Bernard à Plougasnou et de Jean-Paul Vermot à Morlaix. En particulier la ville centre doit pour nous devenir le moteur de notre territoire, au sein de notre communauté.

Notre territoire a besoin de ces équipes qui s'inscrivent dans une majorité communautaire prête à œuvrer collectivement pour la proximité entre les communes et la communauté, une action intercommunale auprès des habitant-es, des acteurs associatifs et économiques pour répondre aux défis environnementaux, sociaux, et économiques.

Pour ce faire, nous présenterons, à l'issue des scrutins de Morlaix et Plougasnou, un candidat unique et une équipe rassembleuse pour un projet social, écologique et économique construit avec toutes les communes.

Les maires de Garlan, Guimaëc, Henvic, Lanmeur, Pleyber-Christ, Plouegat-Guerrand, Plouegat-Moysan, Plouezoc'h, Plougasnou, Plouigneau Plounéour-Ménez, Plourin-les-Morlaix, Saint-Jean-du-Doigt, Saint-Martin-des-Champs, Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, etc...

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 06:24
Les élus de la communauté de communes présents sur la photo apportent leur soutien aux listes de Nathalie Bernard à Plougasnou et de Jean-Paul Vermot à Morlaix. |

Les élus de la communauté de communes présents sur la photo apportent leur soutien aux listes de Nathalie Bernard à Plougasnou et de Jean-Paul Vermot à Morlaix. |

Ouest-France
Pays de Morlaix. Une « gauche ouverte » se dessine dans la communauté de communes

Publié le

Les élus municipaux de Morlaix Communauté dessinent actuellement les contours d’une « gauche ouverte », dont fait partie le candidat à la mairie de Morlaix, Jean-Paul Vermot. Cette liste devrait donner naissance à un candidat unique au conseil communautaire.

 

Une quinzaine d’élus de Morlaix communauté sont passés entre les gouttes pour prendre la pose, ce samedi 13 juin midi, face à la salle des fêtes de Pleyber-Christ. Le cliché devait immortaliser la formation d’une « gauche ouverte », « large » au sein de la communauté de communes, qui soutient ses deux candidats encore en lice. Jean-Paul Vermot à Morlaix, Nathalie Bernard à Plougasnou.

« Nous sommes 16 communes déjà réunies. Nous travaillons avec quatre supplémentaires, tandis que les autres restent à contacter », indique Jean-Paul Vermot, tête de liste de Morlaix Ensemble.

Les élus de la communauté de communes ont posé pour l’occasion. | OUEST-FRANCE

Une candidature unique

Cette « gauche ouverte » devrait présenter une candidature unique à la présidence du conseil communautaire d’ici le 28 juin, à l’issue des scrutins de Morlaix et Plougasnou, « une équipe rassembleuse».

« Notre territoire a besoin de ces équipes qui s’inscrivent dans une majorité communautaire prête à œuvrer collectivement pour la proximité entre les communes et la communauté », ajoutent les élus dans un communiqué.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-une-gauche-ouverte-se-dessine-dans-la-communaute-de-communes-6868032

Communiqué de presse des maires et candidats de gauche de Morlaix-Communauté, 13 juin 2020

A la suite des élections de mars 2020, l'ensemble des communes de Morlaix Communauté ont pu installer leurs conseils municipaux et leurs conseiller-es communautaires, à l'exception des communes de Plougasnou et Morlaix.

Cette semaine a vu se réunir et se dessiner une majorité communautaire d'une gauche ouverte.

Aujourd'hui nous avons besoin des équipes de Morlaix et de Plougasnou dans cette majorité acquise.

Les élus présents et leurs équipes apportent leur soutien aux listes de Nathalie Bernard à Plougasnou et de Jean-Paul Vermot à Morlaix. En particulier la ville centre doit pour nous devenir le moteur de notre territoire, au sein de notre communauté.

Notre territoire a besoin de ces équipes qui s'inscrivent dans une majorité communautaire prête à œuvrer collectivement pour la proximité entre les communes et la communauté, une action intercommunale auprès des habitant-es, des acteurs associatifs et économiques pour répondre aux défis environnementaux, sociaux, et économiques.

Pour ce faire, nous présenterons, à l'issue des scrutins de Morlaix et Plougasnou, un candidat unique et une équipe rassembleuse pour un projet social, écologique et économique construit avec toutes les communes.

Les maires de Garlan, Guimaëc, Henvic, Lanmeur, Pleyber-Christ, Plouegat-Guerrand, Plouegat-Moysan, Plouezoc'h, Plougasnou, Plouigneau Plounéour-Ménez, Plourin-les-Morlaix, Saint-Jean-du-Doigt, Saint-Martin-des-Champs, Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, etc...

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 06:05
Photo de la conférence de presse Comité de défense des usagers de l'hôpital de Morlaix (Ouest-France, 12 juin)

Photo de la conférence de presse Comité de défense des usagers de l'hôpital de Morlaix (Ouest-France, 12 juin)

Morlaix. Le Comité de défense des centres hospitaliers des Pays de Morlaix appelle à la mobilisation
 
Ouest-France
Morlaix. Le Comité de défense des centres hospitaliers des Pays de Morlaix appelle à la mobilisation

Publié le Séverine FLOCH

Les membres du Comité de défense des usagers du centre hospitalier des Pays de Morlaix appellent à soutenir les soignants pour la grève du mardi 16 juin 2020.

 

Les membres du Comité de défense des usagers du centre hospitalier des Pays de Morlaix appellent à la mobilisation mardi 16 juin pour soutenir les soignants. | OUEST-FRANCE

Le Comité de défense des usagers du centre hospitalier des Pays de Morlaix appelle à soutenir les soignants pour la grève du mardi 16 juin 2020. Le comité déplore que les services aient été organisés spécialement pour recevoir des patients atteints du Covid-19 alors que le centre hospitalier n’a pas été fortement touché. Les adhérents regrettent que dans ce contexte, des soignants aient été forcés à prendre des jours de repos. Ils soutiennent également les soignants dans leurs revendications salariales.

Concernant la réouverture du service cardiologie en septembre prochain à Morlaix, annoncée jeudi 11 juin 2020, les membres du comité de soutien sont contents mais, pour eux, ce n’est pas suffisant.

En effet, ils craignent un effet d’annonce. Pour l’organisation, il est regrettable que le service des soins intensifs reste à Brest. Le comité de soutien déplore ne pas avoir été lié à l’annonce du retour du service cardiologie. Ses adhérents ont participé à des manifestations et remis à deux reprises des pétitions à la direction de l’hôpital demandant la réouverture du service.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-comite-de-defense-des-centres-hospitaliers-des-pays-de-morlaix-appelle-la-mobilisation-6867167

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