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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:32
L'hommage du mouvement de la paix au peintre Yvon Le Corre
Roland Nivet pour le Mouvement de la paix rend hommage à Yvon Le Corre:
 
Le Mouvement de la paix rend hommage à Yvon Le Corre un citoyen, artiste et artisan pour la paix.
Le Mouvement de la Paix rend hommage à Yvon Le Corre décédé le 25 aout à Tréguier.
Il présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Avec le décès d'Yvon certains militants perdent un ami. Le Mouvement de la paix perd un artisan de paix. Yvon a toujours apporté sa contribution aux luttes contre les guerres et pour la construction d'un monde de paix enfin humain et plus juste à travers son engagement personnel et citoyen mais aussi indissociablement de ses créations artistiques.
Sans être exhaustif citons quelques unes de ses actions comme un bateau pour le Vietnam, dont il fut une des chevilles ouvrières dans les Côtes-d'Armor et sur la Bretagne, mais aussi contre les armes nucléaires en particulier 1995 et en 1996 avec des initiatives artistiques marquantes dans le cadre du réseau artistes pour la paix devant la base de sous-marins nucléaires de l'île Longue, contre la guerre en Irak qui le conduisit à représenter à l'ONU et dans des meetings avec les pacifistes américains à New-York ceux qui en France voulaient empêcher cette guerre aux conséquences désastreuses et encore actuelles , la solidarité avec les centres antiguerre en Yougoslavie avec son affiche pour l'accueil de l'orchestre philharmonique de Sarajevo en Bretagne, puis aussi le soutien aux démocrates algériens avec sa magnifique toile réalisée en l'honneur de Matoub Lounès et présentée au concert organisé par les démocrates algériens au Zénith à Paris et plus récemment en étant solidaire avec toutes celles et tous ceux qui fuient les guerres et la misère dans leur pays à travers des actions de solidarité aux migrants et réfugiés.
Il a durant toute sa vie illustré le combat des artistes pour la paix et l émergence d'une culture de paix.
 
Le collectif Bretagne du Mouvement de la Paix.
 
Pour mieux connaitre Yvon Le Corre:
--
LE MOUVEMENT DE LA PAIX
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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:19
libres comme l'art - 100 ans d'histoire entre les artistes et le PCF - Réservez votre livre

En cent ans d'existence, le Parti communiste français a toujours entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Mais si certains peintres sont bien connus comme « compagnons de route » du parti, tels Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, d'autres, comme Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse, André Masson, etc., ont aussi cultivé des relations avec celui-ci, à divers degrés, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoigne les formidables collections d’œuvres offertes au parti et déposées depuis dans divers musées.
À l'occasion du centenaire du Parti communiste français, et pour annoncer l'exposition qui se tiendra au printemps 2021, ce livre d'art raconte cette histoire à la fois politique, sociale et artistique à travers la reproduction de 150 œuvres et les éclairages de Yolande Rasle et Renaud Faroux, le conférencier historien d'art avec lequel travaille depuis plusieurs années le PCF Finistère dans le cadre de sa démarche d'éducation populaire autour de l'art, autour notamment des expositions d'art moderne et contemporain de Landerneau et de Pont-Aven.  
L'ensemble de l'ouvrage permet de redécouvrir des artistes majeurs que le marché minore ou dont l'histoire obère la part d'engagement sans laquelle leur œuvre perd une part de son sens.
Avec plus de 150 œuvres ainsi rassemblées, ce livre présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : « D'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde. »

Libres comme l’art

Éditions de l’Atelier, 256 pages, 23X27 cm. Préface de Pierre Laurent.

PRÉCOMMANDE DISPONIBLE. Sortie : automne 2020.

SINON POSSIBILITE DE RÉSERVER LE LIVRE AUPRÈS DE LA SECTION PCF DE MORLAIX

Un magnifique livre d'art qui raconte cent ans d'histoire entre le PCF et les plus grands artistes plasticiens du siècle. Disponible dès septembre 2020, en prélude à l'exposition « Libres comme l'art, trésors donnés, trésors prêtés », qui sera présentée au printemps 2021 dans l'espace Niemeyer.

  • Prix de vente public TTC : 36,90 euros - Prix militant exclusif : 25 euros
  • 👍OFFRE DE SOUSCRIPTION valable jusqu’au 16 septembre 2020
    25 € au lieu de 36,90 € (prix public) de vente
    📌À compléter et à retourner
    avec votre règlement à l’ordre ANF.PCF
    À l’adresse suivante : Parti communiste français – A l’attention de Myriam Massou – 2, place du Colonel Fabien – 75019 PARIS
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    Contact PCF pour tout renseignements : Myriam MASSOU –Tél : 01 40 40 12 51 - mmassou@pcf.fr
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    • Pour 5 exemplaires : 27 euros l'ex. ( 25 euros + 2 euros frais de port)
    • Pour 10 exemplaires: 26,30 euros (25 euros + 1,30 euros frais de port)
    • Autres tarifs disponibles selon le nombre d'exemplaires commandés.

Contact, renseignements et commandes auprès de Myriam Massou. Email : mmassou@pcf.fr

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 08:12

 

Ce jeudi 27 août, tandis que le Premier ministre tenait une conférence de presse dans la matinée, deux ministres déléguées et une secrétaire d’État invitaient les journalistes pour les suivre cet après-midi dans des déplacements dont le but est de communiquer sur telle ou telle situation, tout louant le travail des associations caritatives afin de les solliciter davantage au service des plus pauvres en lieu et place du gouvernement.

Depuis sa nomination comme Premier ministre, Jean Castex multiplie les déplacements, histoire d’entretenir les illusions sur un gouvernement en pleine action. Ce jeudi matin, une conférence de presse succède à son intervention d’hier devant l’Université d’été du MEDEF rebaptisée « Renaissance ». Hier, cette invitation l’a conduit à s’exprimer le jour où la publication trimestrielle des chiffres du chômage faisait état de plus de 4 millions d’hommes et de femmes privés de tout emploi en catégorie A, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie B et C, ne travaillant qu’à temps partiel contraint, est en hausse. Il n’est pas étonnant dans ces conditions qu’un sondage nous indique que les opinions favorables au Premier ministre, qui étaient de 55 % en juillet sont passées à 48 % en août tandis que la proportion des mécontents connait une courbe inverse passant de 40 % en juillet à 46 % en août.

La bougeotte permanente du Premier gagne du terrain désormais chez un nombre sans cesse accru de ministres et de secrétaires d’État. Pour Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, le moindre incident violent dans telle ou telle ville donne l’occasion de se rendre sur place. Au-delà, en début de semaine, l’incendie sur la commune d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, l’a conduit à monter dans un avion, histoire de contempler les flammes en altitude.

Trois sous-ministres en quête de notoriété

En ce jeudi 27 août, une secrétaire d’État et deux ministres déléguées en quête de notoriété sollicitent la presse pour les suivre dans leurs déplacements. Bérangère Abba, toute nouvelle « secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique » a besoin de se faire connaître et nous invite à la suivre dans le Val d’Oise. Elle nous indique que « face au réchauffement climatique et à la multiplication des épisodes de forte chaleur, le développement de la nature en ville apparaît comme une solution ». C’est pourquoi « Bérangère Abba se rendra dans le Val d’Oise afin de visiter un éco quartier puis une « micro-forêt ». Cette visite sera aussi l’occasion d’échanger avec les élus et les habitants sur les bienfaits de la nature en ville », ajoute le communiqué. Il restera à voir si les élus auront les moyens de passer aux travaux pratiques vu la situation financière des communes.

Ce même jeudi, Nadia Hai, ministre déléguée à la Ville, se rend à Tours et à Amboise «  afin d’échanger avec les acteurs qui ont fait vire le dispositif « Quartiers d’été » sur le territoire ». Son communiqué en est réduit à constater que «  chaque année, un enfant sur quatre ne peut partir en vacances. La situation est encore plus compliquée cet été avec les difficultés économiques. En aucun cas cet été ne devait donc être une double peine, en particulier pour les familles des quartiers populaires déjà fortement impactés par le confinement et le défi de la continuité de la continuité éducative », affirme la ministre déléguée. Moyennant quoi, il nous est dit qu’un budget de 110 millions d’euros aurait été mobilisé par le ministère de la Ville et que « se sont plus de 500 000 jeunes des quartiers prioritaires qui ont bénéficié d’au moins une action labellisée « Quartiers d’été » menée au sein de leur quartier », sans la moindre précision sur le contenu réel de ce type d’opération.

Opération de communication pour Emmanuelle Wargon

Tandis que Bérangère Abba chemine ce jeudi du côté de Bessancourt et Taverny dans le Val d’Oise, cet après-midi, Emmanuelle Wargon sera visible à Esmans en Seine-et-Marne « pour découvrir le prototype du projet « Le Toi Emmaüs Solidarité », lequel «  vise à améliorer les conditions d’accueil des personnes mises à l’abri lorsque des situations d’urgence l’imposent, avant d’envisager la recherche de logement pérenne conformément aux engagements du plan pour le « Logement d’abord ». Tout cela paraît bien compliqué, mais on peut penser que les pertes d’emplois précaires qui se multiplient vont priver beaucoup de gens des moyens de se loger. C’est pourquoi, nous dit le communiqué de la ministre déléguée «  Emmaüs Solidarité a développé un nouvel équipement fabriqué par le constructeur Liberté Events. Son installation permet d’aménager dans les sites de mise à l’abri (gymnases, salles municipales) des locaux individualisés, modulables et sécurisants pour les personnes dans le besoin ».

Voilà pourquoi « Emmanuelle Wargon souhaite saluer cette initiative favorisant le bien-être et la dignité des personnes mises à l’abri dans des situations d’urgence et remercier les acteurs mobilisés dans ce projet », nous est-il précisé. À l’approche de l’hiver, avec la précarité de l’emploi va perdurer et peut-être s’accentuer, on imagine que le gouvernement entend solliciter, plus que de raison, Emmaüs et d’autres associations pour remédier aux conséquences de ses choix comme de ses carences.

Gérard Le Puill

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 08:07

 

Chaque fin d’été, le PCF organise des ventes au juste prix pour défendre une alimentation de qualité et de proximité. Cette année, Covid oblige, les rendez-vous ont été moins nombreux mais ont été tenus dans 14 villes de Seine-Saint-Denis.

Pour s’approvisionner en fruits et légumes, on peut évidemment s’arrêter dans un supermarché classique mais, ce mercredi, une autre option était disponible. Dans 14 villes de Seine-Saint-Denis, les militants du PCF ont aligné les stands en partenariat avec l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Kelbongoo. Le kilo de pomme y est à 30 centimes, moins cher qu’en grande surface. Et bio en plus ! Même si la traditionnelle vente géante avec le Modef n’a pu avoir lieu à Bastille, les étals des minimarchés installés pour l’occasion dans la banlieue parisienne sont, eux, bien garnis de fruits et légumes, tous issus d’une agriculture biologique, responsable et de proximité.

Avec ce rendez-vous, le PCF et Kelbongoo, partenaires depuis deux ans, ont à cœur de valoriser une agriculture de qualité et de proximité : la majorité des légumes vendus ce mercredi viennent de fermes familiales picardes. La structure ne sacrifie pas les producteurs puisqu’ils perçoivent entre 70 % et 75 % des bénéfices. Mais ce n’est pas tout, un point d’honneur est aussi mis à assurer l’accessibilité d’une alimentation saine. « Avec Kelbongoo, on montre qu’on peut vraiment faire gagner du pouvoir d’achat avec des produits de qualité », explique le conseiller municipal de Bobigny Mohamed Aissani. « C’est vrai que ce qui freine, c’est en général le prix, on n’imagine pas toujours qu’on peut manger du bio pour aussi peu cher », confie Annick à Bagnolet. « On ne peut pas en dire autant pour les Naturalia du centre de Paris », tacle de son côté Josiane un peu plus au nord, à Bobigny.

Mise à l’honneur des petits producteurs et des circuits courts

Les stands sont tenus dans une ambiance joviale, les militants engagent facilement la discussion avec les curieux et les clients. « En plus, c’est l’occasion de faire vivre le quartier, d’échanger, d’être dans la solidarité », témoigne Samia.

Si à Bobigny, la file des clients d’un jour ne désemplit pas, à Bagnolet, le rythme est moins effréné, ce qui laisse place à d’autres sujets de discussion avec les habitants, comme la gratuité des masques. « Il faudrait organiser cela plus souvent, témoigne l’une d’eux . Les produits du marché de Bagnolet ne sont vraiment pas de bonne qualité, dès le lendemain il y en a déjà qui ne sont plus bons. » Les marchés de banlieue parisienne sont généralement approvisionnés par les stocks de Rungis, et ne mettent pas à l’honneur les petits producteurs.

Multiplication des points de retraits des paniers bio

De plus, les préoccupations environnementales ne sont pas seulement l’apanage des plus aisés, assure une maman qui a fait le déplacement. « Moi, j’aimerais bien manger seulement bio et de proximité, explique-t-elle , mais j’ai un emploi du temps chargé et une grande famille, alors souvent je suis obligée d’acheter ma viande au Leclerc. » Un état des lieux qui met le doigt sur le monopole délétère des grandes surfaces que dénoncent les communistes. « Il faut sortir de la course au pognon, l’alimentaire c’est comme la santé, ça fait partie des domaines qui doivent être encadrés avec le plus de sérieux », affirme Guy, militant du PCF.

Ce constat a été augmenté avec la crise du Covid : « Mon primeur était fermé, il n’y avait plus de marché, les grandes enseignes faisaient ce qu’elles voulaient », observe amèrement une Bagnoletaise. Néanmoins, les nouveaux points de retrait des paniers bio Kelbongoo se multiplient. La rapidité avec laquelle l’entreprise prend son essor témoigne d’un changement de mentalité qui laisse à espérer des lendemains plus bio.

Léo Lefrançois et Laure Solé

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:13

Militant du Mouvement de la Paix (il l'avait représenté à l'ONU au moment de la guerre en Irak, avait participé à de nombreux rassemblements pour le désarmement nucléaire à Crozon), sympathisant communiste, qui avait été l'ami de Dédé Moat quand il vivait au port de Roscoff sur son bateau, Yvon Le Corre avait réalisé pour les communistes morlaisiens la fresque du Pont de la Corde exposée au local du PCF Morlaix.

C'était surtout un formidable artiste, qui enseigna le dessin et la peinture notamment à Titouan Lamazou, un aventurier, un passionné de mer, de voyages, d'explorations, quelqu'un qui sut vivre et créer avec une intensité remarquable. 

Nous avons appris ce matin par notre camarade Pol Huellou le décès d'Yvon Le Corre hier. Nous avons une pensée pour ses amis, notamment ceux du mouvement de la Paix (Pol Huellou, Roland Nivet), pour sa famille et ses proches. Et nous saluons chaleureusement le talent, l'originalité et les engagements de cet homme hors norme.  

Yvon Le Corre lors du vernissage de l’exposition de Tréguier, en juin dernier. (©Le Trégor)

Yvon Le Corre lors du vernissage de l’exposition de Tréguier, en juin dernier. (©Le Trégor)

Tréguier. Le peintre Yvon Le Corre est décédé

Le Trégor, 25 août 2020

https://actu.fr/bretagne/treguier_22362/treguier-le-peintre-yvon-le-corre-est-decede_35714337.html

Tréguier. Le peintre Yvon Le Corre est décédé

Le peintre Yvon Le Corre est décédé mardi 25 août. Deux expositions lui sont consacrées cet été dont une première dans sa ville, Tréguier.

Le peintre Yvon Le Corre est décédé, mardi après-midi, à Tréguier à l’âge de 81 ans.  Pour ses 60 ans de peinture, deux expos lui sont consacrées cet été à Lannion et à Tréguier. Il aura eu le temps de les voir. 

Lire aussi : Peinture. Yvon Le Corre expose à Tréguier et à Lannion

« Une vie de peinture et de mer ».  Ainsi peut se définir le parcours de ce peintre hors normes  » un peu anar sur les bords » comme il aimait à le rappeler.

Elève d’Emile Daubé

Né en 1939 à Saint-Brieuc, Yvon Le Corre a fait l’école des Beaux-Arts et fut l’élève d’Emile Daubé, dont la famille est à Trébeurden et qui créa le musée de Saint-Brieuc. 

Lire aussi : Yvon Le Corre affiche les mots de sa colère

Ce dernier le prend sous son aile :  » Il a donné un sens à ma vie » disait Yvon Le Corre. 

Dès lors, il sera un peintre et un infatigable baroudeur. De l’Antarctique au Spitzberg, des Caraïbes à Madagascar, un carnet à la main, il croque, saisit, trace. 

Coup de coeur et combats

Une vie d’aventures mais aussi d’engagements, de coups de coeur et de combats. Il a refusé deux fois d’être peintre de la Marine, tout comme il a décliné la médaille de chevalier des Arts et lettres. Il a accepté néanmoins en 2012, des mains d’Erik Orsenna, le prix Mémoires de la mer

Avec Titouan Lamazou

A l’image de ce que lui avait donné Emile Daubé, il a transmis ce sens du croquis de voyage au célèbre navigateur Titouan Lamazou, qu’il a formé à la peinture et à la mer quand il était professeur à Marseille dans les années 70. 

Eliboubane et Girl Joyce

A bord d’Eliboubane, une chaloupe sardinière, ou de Girl Joyce, un ligneur anglais, il sillonne les mers et s’ancre définitivement il y a 30 ans à Tréguier. Non loin de la maison de Renan, il installe son atelier. Sur un mur, une devise de Che Guevara : « Endurcis toi sans jamais perdre la tendresse ». 

Là il crée sans cesse.

Chaque peinture est toujours une épreuve,

lâchait-il  en juin dernier lors du vernissage des expositions. 

Pour la première fois cet été il a exposé à Tréguier, mais aussi à Lannion.  En 2016, une grande rétrospective lui avait été consacrée au château de la Roche Jagu. 

Des livres

Il est aussi l’auteur d’une douzaine de livres dont le dernier, Azouyadé, paru en 2015. En 2011, il avait raconté son parcours et sa peinture dans un important ouvrage composé à la main, L’Ivre de mer.

Dans sa dernière exposition encore visible à Tréguier, ses tableaux sont de plus en plus abstraits. Il se justifiait : 

Je suis un peintre qui cherche le mouvement et la lumière. »

Les expositions Yvon Le Corre à Tréguier et Lannion sont visibles jusqu’au 10 octobre. 

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:13
"La construction du pont de la Corde" - le tableau d'Yvon Le Corre pour les communistes du pays de Morlaix
"La construction du pont de la Corde" - le tableau d'Yvon Le Corre pour les communistes du pays de Morlaix
"La construction du pont de la Corde" - le tableau d'Yvon Le Corre pour les communistes du pays de Morlaix

Il était une fois... le travail. La fresque d'Yvon Le Corre (dans laquelle on retrouve l'influence d'un Fernand Léger comme des peintres muralistes mexicains de la grande époque) sur la construction du Pont de la Corde exposée depuis des décennies au local du PCF à Morlaix.

Peintre, dessinateur (il a contribué à former Titouan Lamazou), grand voyageur et aventurier, sympathisant communiste et militant du mouvement de la paix, Yvon Le Corre vient de larguer les amarres après une vie d'une intensité extraordinaire. Une cérémonie d'adieu a lieu près de Tréguier ce 27 août 2020. Les communistes de Morlaix rendent hommage à cet homme qui a su se tracer un destin hors commun et garde un grand cœur pour soutenir de nobles causes.

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:07
Marcel Paul et Rol Tanguy (photo sélectionnée par Michel Etiévent)

Marcel Paul et Rol Tanguy (photo sélectionnée par Michel Etiévent)

Marcel Paul, du banc de la rue au banc de l’assemblée

Michel Etiévent

Enfant de l’Assistance, résistant, déporté, il imposa à la Libération la nationalisation des ressources énergétiques françaises et élabora un statut pour les électriciens et les gaziers.

Incursion dans le Larousse 2010, à la recherche de Marcel Paul, ministre de la Production industrielle à la Libération, père d’EDF et du statut des électriciens et des gaziers, véritable éclaircie de dignité dans le siècle. Même absence qu’Ambroise Croizat, bâtisseur de la sécurité sociale. 

Marcel Paul naît un peu comme Ambroise Croizat. Au tournant d’un siècle où la misère pousse à l’abandon des enfants. Parce qu’on le trouve sur un banc, Marcel, un 14 juillet 1900, sur la place Denfert, précisément. Recueilli par l’Assistance publique, il est placé dans la Sarthe comme petit commis de ferme.
La « belle époque », pour lui, c’est quinze heures par jour d’étable. Il mange à la sauvette et reçoit plus de coups que d’éducation. Il se révolte souvent, surtout quand le maître le traite de « Pitau », ces " pupilles de va-nu-pieds, traîne misère de l’Assistance ". Sur le rail, en face de la ferme, passent les convois de soldats amputés, gueules cassées de la grande guerre.

" C’est là, dira-t-il plus tard, en voyant ces jeunes à demi déchiquetés, que j’ai compris combien la guerre était une stupide et criminelle œuvre de mort » Alors il suit ceux qui luttent. Il adhère ainsi à la CGT, à la SFIO, manifeste dans les rues du Mans, encourage les premières grèves des cheminots.

L’esprit de révolte et la défense de la dignité le suivent à l’armée. Il suscite les premières mutineries de Brest, en 1919.

Démobilisé, il entre à l’usine de Saint-Ouen, où il est le seul à faire grève. Licencié, la route des galères commence. Alors qu’il vit l’exclusion des militants du PCF auquel il vient d’adhérer, il s’occupe, dès 1923, de l’Avenir social, organisation de secours pour les militants ouvriers en difficulté. Membre de la commission exécutive de la fédération des services publics et de l’éclairage, il prend la route des grèves. Alors que s’organise l’unité du Front populaire, il est successivement élu à la tête de la fédération de l’éclairage et au conseil municipal de Paris. Il laisse là une impressionnante série de réalisations sociales, crèches, secours d’urgence, hôpitaux pour les vieux.
1939. La nuit tombe sur Paris. C’est la « drôle de guerre », surtout contre ceux que l’on incarcère ou déporte. Marcel entre en clandestinité. On le retrouve dans les caches de Nantes et de Paris, où il suscite la résistance bretonne et participe à la création de l’OS, matrice des futurs FTP. « Jamais un peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! » Ces mots il les colportera jusqu’au 13 novembre 1941, quand le couperet nazi tombera sur lui. Commence alors l’univers carcéral des geôles de la Santé aux côtés de Gabriel Péri, puis le bagne de Fontevrault, le camp de Compiègne et les « nuits et brouillards » d’Allemagne. Il ne sortira de la fange qu’un jour d’avril 1945, après l’insurrection du camp. Élu député en octobre, il est nommé ministre de la Production industrielle où il impose la nationalisation de l’énergie, avant de bâtir dans la foulée le statut des électriciens et des gaziers, « joyau de la nationalisation ». Viendra bientôt l’énorme travail au sein des activités sociales d’EDF.

Omniprésence à la Fédération de l’énergie ou à la FNDIRP, lutte contre l’OAS et toutes les indignités, le chemin de courage continue jusqu’au 11 novembre 1982 où il passe le relais à ceux qui l’ont aimé. Trouvé un 14 juillet, jour de liberté, mort un 11 novembre, jour de paix, deux dates clés de notre histoire pour un enfant de la nation en quête de vie et de liberté.

Michel Etievent


 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:05

 

Le billet du Dr Christophe Prudhomme

Après Poutine, qui annonce de manière prématurée la disponibilité d’un vaccin, nous apprenons que Trump souhaite vacciner massivement la population américaine avant l’élection présidentielle. La basse politique écrase les enjeux de santé publique. Face à la crise, la disponibilité d’un vaccin dans les meilleurs délais constitue un enjeu majeur. Dans les meilleurs délais ne s’accorde pas, dans le cas présent, avec précipitation. Un vaccin présente obligatoirement des effets indésirables. De ce fait, la décision d’utilisation n’est prise qu’après avoir évalué le rapport bénéfices/risques. Pour cela, les essais dits de phase 3 sont essentiels. Ils visent à administrer le produit à un nombre important de sujets pour évaluer les potentiels effets secondaires. Malgré cette phase obligatoire, un certain nombre d’effets délétères n’apparaissent qu’aprèsla mise sur le marché et l’utilisation par une population plus importante que celle des essais. Pour un vaccin utilisé à très grande échelle, un accident grave sur 10 000 patients n’est pas anodin.

Ces dernières décennies, plusieurs événements très mal gérés parles pouvoirs publics, comme la vaccination contre l’hépatite B ou le vaccin contre la grippe H1N1, ont généré un climat de suspicion concernant les vaccins. Un débat serein nécessiterait un véritable contrôle sur les laboratoires pharmaceutiques, qui privilégient leur rentabilité au détriment de la sécurité des produits et font tout pour cacher les résultats qui leur sont défavorables, sous couvert du secret des affaires. Sans ce débat, il est impossible de contrecarrer les ligues antivaccinales qui surfent sur quelques scandales pour distiller des informations souvent fausses mais qui alimentent le refus de l’ensemble des vaccins, y compris de ceux dont la preuve de l’efficacité est acquise depuis longtemps. Il est donc urgent et indispensable, pour l’ensemble de la population mondiale, que la production des vaccins, la vérification de leur efficacité et leur administration fassent l’objet de véritables discussions qui, seules, permettront l’acceptation de la stratégie choisie par la population. Dans le cas contraire, la planète risque de le payer très cher en vies humaines.

Médecin au Samu 93

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 05:58

 

Le syndicat étudiant l’UNEF a publié une étude sur le coût de la vie étudiante. Celui-ci a augmenté de plus de 3 % par rapport à l’année dernière. Le loyer est une nouvelle fois en augmentation et reste de loin le premier poste de dépense des étudiantes et étudiants, représentant près de 70 % de leur budget. Vient ensuite la nourriture, où le manque de moyens force certaine et certain à se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. Cette année viennent également s’ajouter les frais liés à l’achat des masques.

 

 

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le coût de la vie étudiante ne cesse de croître. En seulement trois ans celui-ci a augmenté de plus de 8 %. Cette augmentation s’explique par le désengagement de l’État dans la vie étudiante. Entre la diminution des APL mise en place dès l’été 2017, le manque d’investissement dans le CROUS, le refus d’encadrer les loyers, le gouvernement est pleinement responsable de cette situation. Depuis les mobilisations étudiantes de novembre dernier, l’exécutif s’est contenté de mettre en place des mesures sporadiques versées au compte-gouttes.

Avec la crise économique, la situation risque de s’aggraver. En effet, des milliers de jeunes ont été privés d’un emploi et donc d’un revenu durant l’été. Alors que 20 % des étudiantes et étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et qu’un sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études, cette absence de revenus estivaux risque d’amplifier la précarité étudiante pour l’année à venir.

Face à cette hausse de la précarité étudiante, le CROUS et le système de bourse sont incapables de répondre aux besoins des étudiantes et des étudiants. 62 % d’entre eux n’en bénéficient pas. Parmi celles et ceux qui en disposent, seuls 7 % sont à l’échelon 7 (échelon maximal), qui correspond à environ 550 euros par mois, soit moins de la moitié du seuil de pauvreté. La situation est telle que de plus en plus de jeunes, d’étudiantes et étudiants se tournent vers les associations de distribution alimentaire. L’absence de réaction du gouvernement est alarmante.

La précarité étudiante n’est pas une fatalité ! La branche étudiante du Mouvement jeunes communistes de France, l’Union des étudiants communistes de France, sera présente dès les premiers jours de la rentrée pour mobiliser les jeunes en formation.

Afin que l’éducation soit accessible à toutes et tous, nous demandons :

La gratuité totale des formations, y compris pour les personnes étrangères.

Alors que l’éducation est censée être gratuite dans notre pays, la réalité est tout autre. Il faut débourser 170 euros aujourd’hui pour une licence, 243 euros pour un master et 380 euros pour un doctorat, auxquels s’ajoutent les 92 euros pour la CVEC. Ces chiffres explosent concernant les étudiantes et étudiants étrangers : 2 770 euros pour une licence et 3 770 pour un master. Il faut aussi compter sur l’achat du matériel nécessaire pour étudier (ordinateur, manuels, livres, etc.). Ces montants représentent des sommes considérables, qui mettent en difficulté financière nombre de jeunes.

Le développement massif des services du CROUS

Actuellement, le logement et la nourriture sont les deux premiers postes de dépenses des étudiantes et étudiants. Des moyens financiers importants doivent être investis dans les CROUS afin de permettre l’accès à toutes et tous à des logements à loyers modérés, hors des logiques marchandes, notamment en construisant de nouvelles cités étudiantes. Concernant les repas, la baisse du ticket de resto U à 1 euro proposée par le gouvernement est loin d’être suffisante : cette mesure doit être étendue à l’ensemble des étudiantes et étudiants.

La création d’un véritable revenu étudiant

Le système des bourses est insuffisant et ne permet pas de répondre aux besoins et aspirations des étudiantes et étudiants. En conditionnant l’accès à cette aide aux ressources de leurs parents, ce dispositif maintient les jeunes dans un rapport de dépendance vis-à-vis de leur famille. À l’inverse, un véritable revenu étudiant doit être un levier d’autonomie permettant d’étudier, de se loger, de se déplacer et d’avoir accès à des loisirs dans de bonnes conditions. Ce revenu étudiant doit permettre de sortir du salariat les jeunes en études, première cause d’échec à l’université. Les difficultés financières ne doivent pas nous empêcher d’étudier !

Pour financer un tel dispositif, une nouvelle branche de la sécurité sociale doit être ouverte, sur la base de cotisations sociales et patronales, pour reconnaître aux étudiantes et étudiants un statut de travailleuses et travailleurs en formation.

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 05:53

 

Depuis quelques semaines, des gouvernements européens cherchent à construire de nouveaux murs entravant la circulation des migrants et refusant d’accueillir de manière digne les réfugiés et les demandeurs d’asile.

 

 

 

Ce fut l’objet de la récente rencontre entre le ministre de l’Immigration du gouvernement de Boris Johnson et celui de l’Intérieur français. Leur conclusion est sans appel: leur seule préoccupation est de rendre l'accès à la Manche impraticable. Boris Johnson est allé jusqu’à nommer un commandant spécialement chargé du "risque clandestin" sur la Manche!

Par ailleurs, la France et l’Italie concrétisent un accord sur l'établissement de brigades communes de surveillance de leurs frontières. Ce nouveau dispositif se superpose à d'autres alors que cet espace est déjà le plus militarisé de France depuis 2015. Le gouvernement italien continue à bloquer ses ports et à empêcher les ONG de partir pour des opérations de sauvetage en Méditerranée. De surcroît, il vient de décider la fermeture du dernier centre de la Croix Rouge présent à Vintimille.

Tout cela s’ajoute aux démantèlements des «campements» de demandeurs d’asile en Île-de-France sans esquisser la moindre solution pérenne.

En France, les collectivités locales se retrouvent souvent en première ligne, souvent seules, afin d'organiser la solidarité et assurer avec des moyens toujours plus restreints l'accueil, voire l'hébergement. Leur réseau témoigne une nouvelle fois de leur caractère indispensable face aux désengagements de l’État qui dévoie et ne respecte pas ses engagements internationaux.

La France et les pays de l'Union européenne ne peuvent pas continuer à être de «simples spectateurs» des drames qui se jouent en Méditerranée, dans la Manche, en Libye ou ailleurs. L’accès au droit d’asile est bloqué dans beaucoup de pays européens depuis des mois et la crise sanitaire n’est pas la seule responsable.

Il y a une véritable urgence à renouer avec une politique d’accueil et à ouvrir des voies légales de migrations. Les accords indignes passés avec la Turquie, les pressions exercées sur certains pays du Maghreb pour qu'ils établissent des camps de rétention en amont ou bien les sordides négociations nouées avec les gardes-côtes libyens sont inefficaces, source de drames humains.

Il faut en finir avec la politique de criminalisation des migrations pour ouvrir les portes à la liberté de circulation et à l’accueil digne des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées…

Le Parti communiste français considère que la France et l’Union européenne doivent entamer au plus vite des discussions pour la régularisation des travailleurs sans papiers, pour promouvoir une politique migratoire qui respecte le droit international, et pour des établir des voies légales et sécurisées de migrations. Il s'agit d'un impératif indispensable pour construire un monde de paix, de progrès social, d’accès aux droits et de liberté pour toutes et tous.

Cécile DUMAS
responsable adjointe du secteur international du PCF
chargée des enjeux migratoires

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