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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 07:18
Bientôt une rue Rosa Luxemburg à Brest

Grâce à la demande de Jean-Paul Cam, secrétaire de la section PCF, relayée par les élus communistes de Brest, et acceptée par l'ensemble de la majorité de gauche, une rue du quartier Saint-Pierre à Brest va recevoir le nom de Rosa Luxemburg, la révolutionnaire marxiste allemande, pacifiste, féministe, assassinée par les corps francs nationalistes sur ordre du chef de gouvernement SPD a Berlin pendant la révolution spartakiste le 15 janvier 1919 avec Karl Liebknecht.

 

 

Lettre de Jean-Paul Cam, secrétaire de section PCF de Brest, au maire de Brest, François Cuillandre

30 novembre 2018

Pour un jardin Rosa Luxemburg

Il y aura bientôt un siècle, le 15 janvier 1919, la fondatrice du Parti Communiste Allemand était assassinée avec le député Karl Liebknecht et les spartakistes.
Féministe, pacifiste, opposée au social chauvinisme dans lequel basculèrent les partis socialistes français et allemand, Rosa Luxemburg paiera de sa vie le prix de son engagement. Rosa Luxemburg participa également à la 2ème conférence internationale des femmes socialistes qui créera la journée internationale des droits des femmes.
Alors qu'on assiste à une montée des extrêmes droites et du populisme en Europe et hélas dans le monde, il nous parait important que la ville de Brest rende hommage à une femme dont l’engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, en faveur de la paix n’est plus à démontrer. Cet hommage pourrait notamment prendre la forme d’une dénomination de l’un des parcs publics de notre ville.
L’existence d’un « Jardin Rosa Luxemburg » à Brest constituerait à ce titre une belle reconnaissance de la municipalité des combats qu’elle a menés, toujours au service de l’émancipation de l’être humain.
Toute la vie de Rosa Luxemburg a été marquée par son engagement pour le socialisme depuis le début de son militantisme à l'âge de 15 ans à Varsovie jusqu'à son assassinat, au milieu de la révolution des Conseils en Allemagne, le 15 janvier 1919.
Lorsque le choc de la révolution russe touche directement l’Allemagne en 1918 avec l’émergence des conseils ouvriers, la chute du Kaiser et la proclamation de la république, Rosa emprisonnée attend avec impatience la possibilité de participer directement à ce grand moment de l’histoire. Hélas, le ministre SPD Gustav Noske est chargé d'organiser la répression, qu'il confie aux corps francs. Les militaires écrasent l'insurrection avec une grande brutalité, tuant les spartakistes qui se présentent porteurs d'un drapeau blanc. Bientôt, tout Berlin est occupé par l'armée. Rosa Luxemburg fait paraître le 14 janvier 1919 son dernier article, amèrement intitulé "L'Ordre règne à Berlin".

Comme l’écrivait Clara Zetkin «son nom sera gravé au fil des siècles comme l’une des plus grandes et des plus éminentes figures du socialisme international. »
Au-delà de la personnalité de Rosa Luxemburg, nous inscrivons cette demande dans notre volonté de faire reculer le processus d’invisibilisation des femmes dans l’histoire et plus particulièrement des femmes progressistes.
En espérant que vous soutiendrez notre démarche,
Je vous prie d’agréer Monsieur le Maire l’assurance de mes sentiments fraternels.

Le secrétaire de section du PCF Jean Paul CAM

A lire aussi sur le Chiffon Rouge:

La lettre de Noël de Rosa Luxemburg (écrite de prison à Mathilde WURM, une ex-camarade du Parti Socialiste Allemand favorable avec son mari à la ligne opportuniste de l'Union Sacrée et du soutien à la guerre à outrance)

15 janvier 1919, assassinat de Karl Liebnecht et Rosa Luxemburg (Yves Moreau- L'Humanité, 1995)

LE COMMUNISME OU LA BARBARIE. ROSA LUXEMBOURG, DEJA, NOUS METTAIT EN GARDE... (JEAN ORTIZ – VENDREDI 2 FEVRIER 2018)

 

 

Bientôt une rue Rosa Luxemburg à Brest
Bientôt une rue Rosa Luxemburg à Brest
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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 07:01
Il y a 18 ans, décès d'un très grand dirigeant communiste et ouvrier: Henri Krasucki
Henri Krasucki en 1943

Henri Krasucki en 1943

Né en 1924 dans la banlieue de Varsovie, Henri Krasucki arrive à Paris à l’âge de quatre ans. Suivant les traces de son père, il intègre à la fin de l’année 1940 les Jeunesses communistes et participe à la résistance. Arrêté en mars 1943 puis déporté à Auschwitz, il continue le combat derrière les grilles, au milieu de l’horreur qui a pris la vie de son père. A son retour en France, il devient l’un des dirigeants du PCF et poursuit son engagement à la CGT, dont il devient secrétaire général en 1982. Il dira, à propos de sa vie : « Au fond, je ne suis jamais blasé, je demeure fidèle, comme au premier jour, à l’idéal et à l’élan de ma jeunesse. »
 
Nous citons ici un beau texte de Laurent Levy sur Henri Krasucki (lu sur la page facebook de Philippe Bouvier):
 
"Il y a 18 ans aujourd’hui disparaissait un homme d’un modèle à part. On a cassé le moule.
Henri Krasucki était né en 1924 dans un petit shtetl du Yiddishland polonais. Il arrive à l’âge de 4 ans, en France où ses parents, communistes et victimes de l’antisémitisme, ont trouvé refuge. Enfance dans le quartier de Belleville, il devient premier de sa classe dès son entrée à l’école, et se fait embaucher comme ajusteur chez Renault quelques courtes années plus tard, où il milite à la CGT. Militant des jeunesses communistes à Belleville, il y a pour instructeur Pierre Georges, qui s’engagera dans les Brigades Internationales avant de commettre, sous le pseudonyme de Fabien, le premier attentat dans Paris occupé. Henri Krasucki a 17 ans quand il s’engage dans la Résistance, avec les FTP-MOI : sabotages, distributions de tracts, actions armées. Arrêté le 23 mars 1943 dans le cadre de la traque du « groupe Manouchian », il est torturé pendant six semaines, comme sa mère et sa sœur et parfois devant elles, par la police française avant d’être remis, sans avoir rien dit, aux occupants nazis, qui l’expédient à Auschwitz, où son père a déjà été gazé. Sur les plus de 1000 personnes, toutes juives, de son convoi, il est parmi les 86 qui reviendront. Entre temps, il aura participé en janvier 1945 à la « marche de la mort » pour rejoindre Buchenwald alors que les troupes soviétiques avancent en Pologne. Il participe à l’insurrection qui libère le camp de concentration. Il rentre à Paris le 28 avril 1945, « juste à temps pour participer à la manifestation du 1er mai ».
Il devient après guerre dirigeant du PCF et permanent de la CGT, et est naturalisé Français en 1947. Il mènera en parallèle ses activités militantes dans les deux organisations – entrant à trois ans d’intervalle au Bureau Confédéral de la CGT (1961) et au Bureau Politique du PCF (1964), où il devient un temps responsable du travail du parti communiste parmi les intellectuels. Sans jamais cesser de jouer un rôle important à la direction de son parti, c’est ensuite principalement à la CGT qu’il déploie son activité. En juin 1982, il succède à Georges Séguy au secrétariat général de la centrale, un poste qu’il occupera 10 ans."
 
 
lire aussi sur les FTP MOI:
 

DISPARITION. ROBERT ENDEWELT, COMBATTANT DU PARIS POPULAIRE (L'HUMANITE, 18 octobre 2018)

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 17:57
Pour la réussite du vaccin, imposer un contrôle public et citoyen (PCF)
Pour la réussite du vaccin, imposer un contrôle public et citoyen (PCF)
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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 17:06
Vivre sans culture, ça suffit! ( PCF)
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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 16:43
Mobilisation à Carhaix pour le traité d'interdiction des armes nucléaires le 22 janvier 2021

Mobilisation à Carhaix pour le traité d'interdiction des armes nucléaires le 22 janvier 2021

Rouge Finistère: http://pcf29.org/

En 2017, l’Assemblée générale de l’ONU votait, avec l’appui de 122 États, le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Après le bannissement des armes biologiques et chimiques, l’entrée en vigueur du TIAN, le 22 janvier 2021, constitue un fantastique espoir de prohibition totale des armes de destruction massive.

Cependant la mise en œuvre effective du TIAN fait l’objet de l’obstruction des pays possédant l’arme nucléaire (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Israël, Pakistan, Inde et Israël).

Alors que la préservation de la planète est au cœur de tous les débats, que l’insécurité plonge des pans entiers de l’humanité dans la misère et que les violences guerrières s’accroissent, le rôle des opinions publiques sera déterminant pour mobiliser les ressources en faveur du développement humain et de la paix.

L’entrée en vigueur du TIAN doit désormais conduire la France à le signer et à le ratifier.

Paris devrait prendre une initiative internationale visant à organiser une procédure multilatérale de destruction des arsenaux nucléaires .

Ce faisant, le gouvernement de la France respecterait la volonté des Français(es) qui sont à 76 % favorables à ce que la France s’engage dans le processus de désarmement nucléaire et à 68 % favorables à la ratification du TIAN par la France selon un sondage Ifop/La Croix/Planète Paix.

Un premier signe serait de geler la modernisation de notre parc d’armes nucléaires.

Ce gel de la modernisation de notre arsenal serait en conformité avec la signature par notre Pays du Traité de Non prolifération des Armes Nucléaires et dégagerait sur 15 ans 100 milliards d’euros qui pourraient être affectés à la santé, les hôpitaux publics, l’éducation, la transition écologique pour ne prendre que ces exemples

Les Communistes du Pays de Quimperlé s’associent sans réserve à le démarche du Mouvement de la Paix et vous appelle faire délibérer votre Conseil Municipal pour demander, par l’intermédiaire d’un vœu adressé au Préfet du Finistère, au Gouvernement de signer et de ratifier le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires.

Nous nous permettons de joindre à ce courriel une proposition de vœu présentée par le Mouvement de la Paix.

Certains de votre attachement à la Paix et à la sécurité, nous espérons que cette initiative retiendra votre attention et celle de votre Conseil Municipal.

Nos nous tenons à votre disposition et vous prions de croire en nos sentiments les meilleurs.

Les Communistes du Pays de Quimperlé

Courrier adressé au Conseil Municipal : Tian courrier aux maires PDF

Proposition de Vœu du Conseil Municipal au format Word : Propostion de Voeu TIAN ODT

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 18:36
Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Photo Daniel Laporte 22 janvier 2021 Carhaix Rassemblement pour l'interdiction des armes atomiques

Une cinquantaine de personnes s’est rassemblée, ce vendredi 22 janvier, devant la mairie de Carhaix, pour demander la ratification par la France du Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Carhaix. Une cinquantaine de personnes contre les armes nucléaires
Le Télégramme, 22/01/2021

Le Tian (Traité d’interdiction des armes nucléaires) entre en vigueur ce 22 janvier. À cette occasion, le Collectif pour l’abolition des armes nucléaires du Finistère (Cian 29) appelait à un rassemblement à Carhaix, ce vendredi, pour demander l’adhésion de la France au traité. Répondant à cet appel, une cinquantaine de personnes, militants politiques ou syndicaux, élus, membres d’associations ou simples citoyens se sont rassemblés, à 11 h, devant la mairie. « La ville de Carhaix est signataire de l’appel des villes en faveur du Tian tout comme les municipalités de Berrien et de Motreff », rappelle Noëlle Péoc’h.

Noëlle Péoc’h a pris la parole au nom du Cian 29, Collectif pour l’interdiction des armes nucléaires dans le Finistère, qui regroupe une douzaine d’associations et d’organisations syndicales et politiques. (Le Télégramme/Nathalie Com)

« La France hors la loi »

Prenant la parole au nom du Cian 29, collectif qui rassemble une douzaine d’associations et organisations syndicales et politiques, cette dernière a rappelé l’horreur des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, en 1945, et les efforts entrepris depuis 75 ans par la société civile pour mobiliser contre les armes nucléaires, efforts jusqu’à l’entrée en vigueur du Tian, un traité qui, souligne la militante, a été ratifié par une cinquantaine de pays mais par aucune des principales puissances possédant l’arme nucléaire. « Dès à présent, la France est hors la loi au regard du droit international », martèle Noëlle Péoc’h, laquelle regrette au passage « l’absence de vrai débat sur le sujet » et le faible écho médiatique.

« Une mobilisation légitime »

Pour Yves, militant écologiste de longue date, cette entrée en vigueur n’est pourtant pas un événement ordinaire, surtout au regard de la situation internationale actuelle. « La France, qui passe son temps à donner des leçons à tout le monde, ne peut pas « tourner le dos à ce processus de démocratie internationale », estime le septuagénaire, tandis que pour Christian Colimard, membre du Mouvement de la Paix, il est « tout à fait légitime de se mobiliser pour préserver l’homme et la planète ».

Les militants pro-abolition espèrent toutefois que l’entrée en vigueur du Tian aura le même impact que les traités internationaux précédents interdisant les mines terrestres et les armes à sous-munitions : stigmatiser la possession et l’utilisation des armes nucléaires, ce qui « pourrait conduire à un changement de comportement », même de la part des pays non-signataires. Ils appellent à un nouveau rassemblement, ce samedi 23 janvier, à Brest. De son côté, le maire de Carhaix a renouvelé son soutien au collectif pour l’abolition des armes nucléaires du Finistère et s’est dit prêt, « si besoin », à prendre une nouvelle délibération.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 18:21
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
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Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
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Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
Manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix - supplément de photos ( Jean-Luc Le Calvez)
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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 18:15
Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

À Morlaix, les sans-papiers « soutiennent l’économie mais on est exclus du pays »

 Publié le 19/01/2021 

Gaëlle COLIN 

Environ 250 personnes se sont réunies pour inciter la préfecture du Finistère à régulariser les travailleurs sans-papiers, ce mardi 19 janvier 2021, à Morlaix (Finistère). Des salariés non-déclarés d’exploitation agricole étaient également présents. . Ils témoignent.

« Un contrat de travail est égal à un titre de séjour »

Les tambours et les chants résonnent devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), ce mardi 19 janvier 2021. Environ 250 personnes se sont rassemblées pour demander la « régularisation tous les sans-papiers. Un contrat de travail est égal à un titre de séjour », martèle Marc Corbel, secrétaire de la CGT.

Au moins 77 salariés non-déclarés dans le Finistère

En effet, des salariés non-déclarés par leurs patrons officiaient dans des exploitations de ramassage de volailles dans le département. Dix-sept personnes étaient en situation irrégulière à Saint-Sauveur, mais onze aujourd’hui ont obtenu un titre de séjour provisoire. Six sont encore dans l’attente. « C’est pour régler cette incohérence qu’on se bat aujourd’hui, et pour tous les autres à venir », poursuit le syndiqué.

Deux autres exploitations sont également dans le viseur de l’inspection du travail, à Landivisiau et dans le secteur de Châteaulin.

« On était en première ligne pendant le Covid »

« L’inspection du travail a contrôlé l’exploitation le 17 novembre 2020. Ils ont découvert la maltraitance et les irrégularités », raconte un groupe de salariés non déclarés de Landivisiau. Ils sont venus manifester ce mardi, « alors que notre patron nous menace de nous licencier pour ça ». Mais ils ont « trop enduré ».

Ils racontent, en colère, les longues journées de travail, « pas entièrement payées. Si on ramasse des poulets pendant 35 minutes alors qu’on a fait deux heures de route et d’attente, on n’est payés 35 minutes ». Sans oublier le travail sans pause, sans le droit d’aller aux toilettes, sans boire. À devoir dormir dans un van sans chauffage. « Et si on veut dénoncer ça, le patron nous dit qu’il va nous renvoyer dans nos pays. » À savoir l’île Maurice, Guinée Conakry, Sénégal ou encore Burkina-Faso.

Ces hommes et ces femmes dénoncent aussi le manque de reconnaissance de la France, alors « qu’on était en première ligne pendant le coronavirus. On ne nous fournissait pas de protection. Et quand on tombait malade, le patron ne faisait pas ce qui était nécessaire et on ne pouvait pas se mettre en arrêt maladie ». Maintenant, une partie veut porter plainte auprès de la police aux frontières de Rennes. Comme l’ont fait les salariés de Saint-Sauveur.

Pour Jean-Pierre, « sans ma famille, ça serait la catastrophe »

C’était le cas pour Jean-Pierre. Sauf qu’il n’a pas pu porter plainte comme les autres, n’étant pas là le jour des auditions menées par la police aux frontières. Il se retrouve, depuis la liquidation de l’exploitation de Saint-Sauveur, sans aucune ressource, ni moyen d’en avoir. « Je suis dans l’attente de papier. Je suis aidé par le Secours populaire et hébergé par mon frère. Sans ma famille, ça serait la catastrophe. Je ne fais plus rien et je ne demande qu’à être régularisé. On soutient l’économie française mais on nous exclut du pays », raconte l’homme, originaire de la République démocratique du Congo.

Paul veut sortir de « cette angoisse de ne rien pouvoir faire »

Pour son collègue Paul, c’est la même chose. « Je me disais que la France était le pays des droits de l’Homme. On est tombés sur des employeurs malhonnêtes. Mais ça me fait plaisir de voir des gens mobilisés pour nous aujourd’hui. » L’homme rêve de pouvoir travailler, ou se former. « Je ne veux plus être dans cette angoisse de ne rien pouvoir faire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-a-morlaix-les-sans-papiers-soutiennent-l-economie-mais-on-est-exclus-du-pays-7123534

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 18:08
Ces salariées des Genêts d’or ne comprennent pas pourquoi elles ne peuvent pas toucher la prime de 183 €, alors que des aides-soignantes à l’hôpital en bénéficient. | OUEST-FRANCE

Ces salariées des Genêts d’or ne comprennent pas pourquoi elles ne peuvent pas toucher la prime de 183 €, alors que des aides-soignantes à l’hôpital en bénéficient. | OUEST-FRANCE

Ouest-France

Oubliés du Ségur en Finistère : « Cette prime de 183 euros, c’est un mois de courses »

Plus de 200 salariés du social et du médico-social se sont rassemblés à Morlaix (Finistère), jeudi 21 janvier 2021. Ils dénoncent le non-versement d’une prime mensuelle de 183 €.

Pour Cyril, père de trois enfants, 183 €, c’est  une semaine de courses . Avec cette somme, sa collègue Sandra remplirait le frigo  pour un mois ​. Ces aides-soignants au foyer médicalisé Le Triskel, à Plougonven (Finistère), touchent entre 1 400 et 1 500 € par mois. Ne pas obtenir cette prime, c’est un manque à gagner important pour eux.

« Injustice »

Ils font partie de ceux que l’on appelle « les oubliés du Ségur de la santé », qui, à l’été 2020, actait la revalorisation salariale des personnels des établissements de santé et des Ehpad, à hauteur de 183 € par mois, excluant les salariés du secteur social et médico-social.

Une  injustice ​, dénoncée une nouvelle fois, jeudi 21 janvier 2021, par les syndicats CGT et Sud, mais aussi des responsables d’association, lors d’un rassemblement suivi d’une opération escargot à Morlaix (Finistère).

Parmi les quelque 220 salariés ayant participé à cette mobilisation départementale, Carole et Karine, aides-soignantes à la maison d’accueil spécialisée des Genêts d’or, où était organisé le rassemblement.

 C’est dégueulasse ​, lance Karine, pour qui, là encore,  183 €, ce n’est pas rien ​. Avec treize ans d’ancienneté, elle gagne 1 500 € par mois, primes comprises.  On fait des horaires d’hôpitaux, avec une amplitude allant de 7 h à 21 h 30, et on travaille un week-end sur deux et les jours fériés ​, précise Carole.

Toilettes, activités, sorties… Les deux jeunes femmes s’occupent de personnes en situation de lourd handicap.  Il y a des problèmes de comportement parmi les personnes accueillies, reprend Karine. Mais on aime notre métier. Simplement, on ne veut pas le faire pour rien. 

De gros écarts de salaire

Outre le non-versement de cette prime, l’aide-soignante ne comprend pas les écarts de salaires constatés dans ce secteur. ​Selon Joël Goron, directeur général des Genêts d’or, ces différences  entre des professionnels qui s’occupent de personnes âgées et d’autres en charge de personnes en situation de handicap peuvent aller jusqu’à 300 € ».

Les disparités sont encore plus flagrantes quand ce sont les salariés d’une même entreprise qui ne touchent pas le même salaire, comme c’est le cas à l’hôpital. « On va parfois faire des remplacements dans des services qui, eux, obtiennent les 183 € », indique Cyril, du Triskel, à Plougonven, service en charge des traumatisés crâniens dépendant du centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM). L’aide-soignant le reconnaît : « Ça peut créer une mauvaise ambiance. »

Perte d’attractivité

En tout, dans le pays de Morlaix, ils sont « 40 agents du CHPM à être ​exclus du Ségur », dénonce Christophe Boudrot, de la CGT, citant, outre le Triskel, le service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et le centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

Si l’on prend en compte toutes les structures privées ou associatives sur le département, ils sont 8 000 à réclamer cette hausse de salaire.

Cela n’aide pas à améliorer l’attractivité de ces métiers, au contraire.  Il y a une incidence sur le recrutement ​, déplore le directeur des Genêts d’or. Avec un impact sur le quotidien des aides-soignantes à la Maison d’accueil spécialisée qui, double peine, se retrouvent à travailler davantage « quand le matin  on est deux au lieu de trois en poste ​. De quoi avoir « parfois envie d’aller travailler ailleurs. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/oublies-du-segur-en-finistere-cette-prime-de-183-euros-c-est-un-mois-de-courses-7126821

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:30
Tribune libre. Vincenzo Vecchi, pourquoi cette course de fond ? - L'Humanité, 21 Janvier 2021
Tribune libre. Vincenzo Vecchi, pourquoi cette course de fond ?
Jeudi 21 Janvier 2021
 

Quand il existe une cause de refus d’exécution du mandat d’arrêt européen, la remise de la personne recherchée est refusée. C’est tout. C’est ce que prévoit notre loi, en son article 695-23 du Code de procédure pénale, loi créée pour appliquer le droit européen, à savoir la décision-cadre n° 2002/584 du 13 juin 2002. Alors pourquoi ne pas l’appliquer, plutôt que de tenter un énième détournement dans la dernière ligne droite ?

En effet, en toute cohérence, on semblait toucher au but. Emboîtant le pas de la conseillère à la Cour de cassation, l’avocat général a admis qu’il ne pouvait y avoir exécution du mandat d’arrêt européen visant Vincenzo Vecchi pour la condamnation de Gênes sous une qualification équivalente de « vol en bande organisée » et qu’il n’appartenait pas à l’État d’exécution, ici la France, de décider que le délit de « dévastation et pillage » entrait dans les trente-deux cas de renvoi automatique. L’avocat général a reconnu que la France ne pouvait se substituer à l’Italie pour décider de cette qualification, alors que celle-ci, État d’émission du mandat d’arrêt européen, ne l’avait pas indiquée et n’avait pas coché la case correspondante sur le formulaire du mandat d’arrêt européen. C’est une nouvelle étape de franchie, donc, dans la course de fond judiciaire. Il s’agit là d’un beau désaveu de l’argumentaire juridique boiteux du procureur général d’Angers.

Autre nouvel obstacle franchi : la reconnaissance par le même avocat général près la Cour de cassation que le délit de « dévastation et pillage » n’a pas d’équivalent, au moins pour un des sept faits requis, là où la cour d’appel d’Angers en retient deux, et ce, car il n’existe pas de complicité passive dans le droit français. Il s’ensuit que, dès lors que le délit de « dévastation et pillage » n’est pas reconnu comme étant une infraction dans notre droit pour au moins un fait, cela implique qu’il n’y a plus de proportionnalité de la peine comme exigé par la loi européenne en son article 49-3 de la charte des droits fondamentaux.

Arrivé à ce point de bonne rhétorique qui devait le conduire à conclure que le mandat d’arrêt européen ne pouvait être exécuté et que Vincenzo Vecchi ne devait pas être remis à l’Italie, l’avocat général se cabre devant le dernier obstacle et rate la ligne d’arrivée en proposant de renvoyer le cas devant la Cour de justice européenne pour qu’elle indique une manière d’effectuer une réduction, une conversion de la peine ou un nouveau recours. Or, il n’y a pas de recours possible contre cette peine. Elle est définitive pour avoir été prononcée par la Cour de cassation italienne. Aucune réduction, aucune conversion ou aucun aménagement de la peine n’a été proposé par l’Italie lors du supplément d’information ordonné par la cour d’appel de Rennes. Et pour cause, ni la France, ni l’Italie, ni la Cour de justice européenne ne peuvent modifier une peine.

La voie de la révision n’existant pas, pourquoi s’arrêter en chemin et ne pas aller au bout du raisonnement ? Il suffit d’appliquer la loi interne française, qui a transcrit la décision-cadre européenne du 13 juin 2002. L’article 695-23 du Code de procédure pénale indique que « l’exécution d’un mandat d’arrêt européen est également refusée si le fait faisant l’objet dudit mandat d’arrêt ne constitue pas une infraction au regard de la loi française ». La Cour de justice européenne ne saura dire ni plus, ni mieux, que notre droit.

Dix-huit mois de prison et dix années d’exil, voilà le prix pour avoir manifesté le 20 juillet 2001 à Gênes. On impose pourtant à Vincenzo Vecchi la perspective de mois, voire d’années de procédure supplémentaires, alors que nous savons tous que la Cour de justice européenne sera dans la même impasse que la Cour de cassation. Pourquoi ? Nous ne voulons pas penser qu’il s’agit de gagner du temps, quitte à laisser Vecchi dans un temps suspendu qui l’empêche d’envisager tout avenir. Le droit français permet de mettre fin à cette course de fond, il suffit de l’appliquer. Et ce sera justice pour Vincenzo Vecchi.

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