Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:16
Derrière le sourire de Maëla Burlot, se cache une grande détermination d’agir pour sa ville. | OUEST-FRANCE

Derrière le sourire de Maëla Burlot, se cache une grande détermination d’agir pour sa ville. | OUEST-FRANCE

Maéla Burlot fait partie des 8 élus de sensibilité communiste dans la majorité de gauche à Morlaix, adhérents (Ismaël Dupont, Valérie Scattolin, Fréderic L'Aminot, Patrick Gambache, Eugène Davillers Caradec, Marie-Françoise Madec Jacob) ou sympathisants du PCF (c'est son cas et celui d'Elise Kerebel). Ce portrait du Ouest-France illustre bien les qualités de cette femme très engagée, motivée, réfléchie et sérieuse dans son approche des fonctions d'élue comme dans son travail auprès des précaires.

Ouest-France

Morlaix. Maëla Burlot : la naissance d’un engagement

Qui sont nos élus ? Elle a fait ses débuts professionnels comme animatrice dans un centrede loisirs. Aujourd’hui, elle s’attache à une meilleure prise en charge des jeunes enfants.

 

Ce que lui importe, c’est promouvoir l’égalité des chances pour tous, la solidarité, mais aussi l’égalité femme/homme, et la dimension environnementale. Ce n’est donc pas tout à fait par hasard si Maëla Burlot dit se reconnaître dans les idées de Jean-Paul Vermot mais aussi celles d’Ismaël Dupont qu’elle avait croisé en 2012 au local PCF. Quoi de plus naturel pour cette trentenaire, qui a suivi toute sa scolarité à Morlaix, de vouloir s’impliquer dans la vie municipale. « L’équipe est composée de personnes d’horizons différents et pas forcément politiques, ça m’a rassurée », glisse la jeune élue, benjamine des femmes du conseil municipal.

Malgré le Covid

En binôme avec Catherine Tréanton, adjointe en charge des affaires sociales, de la petite enfance et du handicap, elle prend vite goût à ses missions. « Nous sommes toutes les deux éducatrices spécialisées, tout ce qui touche le social m’intéresse », s’enthousiasme Maëla Burlot qui travaille actuellement comme coordinatrice sur deux services intervenant auprès des publics en grande difficulté sociale, marginalisés ou en voie de marginalisation. « Mais on a réussi à dissocier les deux activités, j’interviens au niveau de la petite enfance, un domaine différent de celui que j’ai au quotidien. »

La Covid n’a pas facilité son travail d’élue : « J’ai réussi à rencontrer tout le monde, notamment les professionnels qui travaillent au niveau des structures d’accueil, chacun a la volonté de vouloir améliorer les pratiques pour une meilleure prise en charge dans les besoins de construction de l’enfant. Mais il y a des problèmes de sous-effectifs depuis plusieurs années après des départs en retraite. On sait aussi qu’il manque de places pour les petits, les outils sont là, mais ils sont vieillissants. J’ai aussi envie de mieux faire connaître les Coccinelles, un lieu d’accueil et d’échanges pour les enfants et leurs parents. »

Optimisme

La jeune femme se sent à l’aise dans son domaine d’expertise, et aime aller au contact des gens. « J’aime voyager hors des sentiers battus et découvrir les cultures différentes de la nôtre. » Elle dit être assez optimiste pour Morlaix : « On peut faire de belles choses ! »

Ses dates

7 décembre 1987 : naissance à Brest

2012 : découvre la politique

Décembre 2019 : accepte de se présenter aux élections municipales

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-maela-burlot-la-naissance-d-un-engagement-7143761

Partager cet article
Repost0
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:10
Morlaix. Les élus mobilisés contre le projet de fermeture de classes Ouest-France  05/02/2021

Ouest-France

Morlaix. Les élus mobilisés contre le projet de fermeture de classes

La colère gronde au sein de la communauté d’agglomération. Les élus, réunis hier, se mobilisent contre le projet de fermeture de onze classes dans le territoire du Pays de Morlaix (Finistère).

Ceints de leurs écharpes tricolores, les élus du territoire se mobilisent pour dénoncer l’iniquité du projet de révision de la carte scolaire 2021, qui met en sursis onze classes dans huit communes du territoire. | OUEST-FRANCE

La colère est grande chez les élus du territoire de Morlaix (Finistère) Communauté. Mardi prochain, le comité technique spécial départemental de l’inspection académique du Finistère traitera de la carte scolaire 2021.

L’hypothèse annoncée est celle de la fermeture de onze classes pour le Pays de Morlaix dont huit sur la seule communauté d’agglomération.

Les huit communes concernées sont Carantec, Guerlesquin, Pleyber-Christ, Plouégat-Guerrand, Plouigneau, Plounéour-Ménez, Plourin-lès-Morlaix, et Saint-Martin-des-Champs.

Un plan « qui touche à la qualité de vie du territoire »

Vendredi après midi, les élus de ces communes se sont réunis au siège de Morlaix Communauté pour s’insurger contre ce projet et présenter une déclaration commune en présence de Jean-Paul Vermot, le maire de Morlaix et président de la communauté d’agglomération et du sénateur Jean-Luc Fichet.

Les élus dénoncent un plan de défiance de l’État, « une vision comptable et à court terme, qui touche à la qualité de vie du territoire. Nous devons absolument nous mobiliser collectivement, a déclaré Jean-Paul Vermot. Nous voulons rappeler au président de la République et à son ministre de l’Éducation leur promesse de 2017 de ne plus fermer de classes dans les écoles primaires des territoires ruraux. » Le sénateur Jean-Luc Fichet affirme avoir une très grande solidarité avec les communes concernées.

« L’école est le cœur de la vie d’une commune »

« Nous avons de plus en plus de nouveaux arrivants dans ces communes. L’école est la centrale nucléaire, le cœur de la vie d’une commune. »

Les élus, très mobilisés, exigent pour la carte scolaire 2021, le maintien de l’ensemble des moyens dévolus jusqu’alors aux établissements scolaires des communes visées.

« À défaut, nous exigerons un moratoire sur les mesures envisagées pour la prochaine rentrée. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-elus-mobilises-contre-le-projet-de-fermeture-de-classes-7144509

Partager cet article
Repost0
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 06:52

Journée de grève et de mobilisation intersyndicale - Ce 4 février, avec la CGT, SUD, FO, la FSU, 500 manifestants à Brest, 350 à Quimper, 80 à Carhaix, 150 à Morlaix, un peu plus d'une cinquantaine à Quimperlé. Ce n'était pas une très grosse mobilisation sociale pour le Finistère mais les communistes étaient bien présents dans les manifs.

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Enzo de Gregorio, Brest, 4 février 2021

Photo Jeunes communistes brestois: Enzo de Gregorio, Gladys Grelaud, Eric Guellec, Jean-Paul Cam, Roger Berthelot (manif intersyndicale du 4 février 2021, Brest)

Photo Jeunes communistes brestois: Enzo de Gregorio, Gladys Grelaud, Eric Guellec, Jean-Paul Cam, Roger Berthelot (manif intersyndicale du 4 février 2021, Brest)

Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix

Nous étions nombreux·ses à nous rassembler ce matin pour défendre l'emploi et les services publics ! Une belle manifestation (sous le soleil cette fois) et de beaux échanges avec les camarades mobilisé·es ✊

Jeunes communistes du Pays de Brest et Enzo de Gregorio

 

Suivent des photos prises par Yvonne Rainero à Quimper le 4 février dans une belle manifestation colorée où les camarades du PCF étaient nombreux à être présents, de la région quimpéroise, du cap Sizun, du pays bigouden, de Crozon.

Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix
Les communistes mobilisés avec les syndicats pour l'emploi, les salaires, le recul de la précarité- Manifs du 4 février à Brest, Quimper, Carhaix, Quimperlé, Morlaix

A Morlaix, environ 150 personnes pour le rassemblement syndical du 4 février. Photos de Lucienne Nayet, Jean-Victor Gruat, Christophe Boudrot et Pierre-Yvon Boisnard.

Photo Jean-Victor Gruat Morlaix 4 février 2021

Photo Jean-Victor Gruat Morlaix 4 février 2021

Photo Lucienne Nayet  Morlaix 4 février 2021

Photo Lucienne Nayet Morlaix 4 février 2021

Photo Christophe Boudrot Morlaix 4 février 2021

Photo Christophe Boudrot Morlaix 4 février 2021

Photo Christophe Boudrot Morlaix 4 février 2021

Photo Christophe Boudrot Morlaix 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Bazin, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Bazin, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Morlaix, 4 février 2021

Julien Tanguy de l'UL CGT, et Patrick Le Goas, de FO - Morlaix, 4 février, photo Pierre-Yvon Boisnard

Julien Tanguy de l'UL CGT, et Patrick Le Goas, de FO - Morlaix, 4 février, photo Pierre-Yvon Boisnard

**Morlaix. Journée d’action interprofessionnelle, prise de parole de Patrick Le Goas **
Il y a bientôt 8 ans, en novembre 2013, l'usine GAD de Lampaul Guimilliau fermait. 900 camarades se retrouvèrent sur le carreau, tout çà pour satisfaire les lois du marché.
En 2014, 400 salariés décident de ne pas accepter ce licenciement à prix cassé, en effet les indemnités perçues sont dérisoires et ne permettent pas de s'en sortir dignement et ils décident d'aller aux Prud'hommes. Après un première déception en première instance, ils décident malgré tout de continuer le combat ; Ce n'est pas pour rien qu'ils se nomment eux-mêmes : LES IRREDUCTIBLES DE CHEZ GAD !
Lundi prochain, le 8 Février 2021 à 14h00 se tiendra l'audience d'appel à Rennes. Nous voulons tous gagner, nous voulons que les juges nous rendent notre dignité face à ce capitalisme destructeur de vie, nous voulons que l'ex CECAB qui s'appelle maintenant Groupe D'Aucy et qui avait racheté GAD, à l'époque, soit condamné, reconnu coupable de licenciement abusif.
7 suicides, un petit pays sinistré, ou l'emploi ne court pas les rues, cela mérite bien une reconnaissance. Nous n'oublions pas nous ne pardonnons pas !
Compte tenu du couvre-feu, nous n'incitons pas à y aller, mais nous, ex-représentants du personnel nous y serons.
Marc Hébert, Patrick Le Goas, Jean-Marc Detivelle, Katell Abgrall, Luis Fereirra
Partager cet article
Repost0
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 06:00
Margot Caudan, militante communiste, résistante, reçoit la Légion d'honneur à 101 ans (Articles Ouest-France et Télégramme)
Marguerite Caudan, juste après-guerre à Paris, à l'âge de 25 ans (Photo Collection Margot Caudan)

Marguerite Caudan, juste après-guerre à Paris, à l'âge de 25 ans (Photo Collection Margot Caudan)

Margot Caudan parmi ses amies de l'Union des Jeunes Filles de France, qu'elle a contribué à créer, à Paris, dès 1937 (Photo Collection Margot Caudan)

Margot Caudan parmi ses amies de l'Union des Jeunes Filles de France, qu'elle a contribué à créer, à Paris, dès 1937 (Photo Collection Margot Caudan)

Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours (Le Télégramme, Sophie Prévost, 12 février 2020)

A lire, ce très beau portrait de Margot Caudan, sous la plume de Sophie Prévost, une journaliste bien connu des Morlaisiens, en dernière page du Télégramme, avec un témoignage de Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan. Une centenaire qui témoigne sur une des pages des plus glorieuses du communisme, la résistance populaire a Paris avec ses camarades de l'ujff (union des jeunes filles de France) dont plusieurs d'origine juive. Communiste et militante, elle l'est restée jusqu'à aujourd'hui, modeste, vivante, soucieuse de transmettre des valeurs de solidarité et d'antifascisme aux jeunes générations. Un exemple! Merci au Télégramme et à Sophie Prévost de lui avoir rendu cet hommage.

 

Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours

Elle aura 100 ans ce mercredi 12 février 2020. Communiste de la première heure, résistante de toujours, Marguerite Caudan, dite Margot, n’oublie jamais de témoigner. À Plouhinec (Morbihan), la jeunesse est son amie !

Le Télégramme, Sophie Prévost, 12 février 2020

Jean, baskets et beau sourire : c’est d’un pas léger que Margot Caudan ouvre la porte de sa longère pleine de livres, à Plouhinec (Morbihan). Ce 12 février 2020, elle a 100 ans et 85 ans d’adhésion au Parti communiste. Un record dont n’est pas peu fier le Lanestérien Philippe Jumeau. « Marguerite (tout le monde l’appelle Margot) a six mois de plus que l’ancien maire d’Hennebont Eugène Crépeau. Nous avons la chance inédite d’avoir deux centenaires dans nos rangs, l’année des 100 ans du PC ! ».

Margot a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois !

« Si Eugène a été le militant politique, Margot Caudan est notre militante du quotidien. Une femme d’une modestie incroyable, qui beurrait encore les sandwichs à la dernière fête de l’Huma à Port-Louis. Elle qui a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois ! », témoigne le secrétaire de la fédération PC du Morbihan.

Témoigner, inlassablement

Ses faits de résistance à l’Allemagne nazie et au gouvernement de Vichy, de 1939 à 1944, Margot Caudan en parle beaucoup depuis quelques mois. « On est de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner, alors j’y vais. Je suis un peu dure de la feuille, mais quand les jeunes viennent me trouver, je ne peux rien leur refuser ! ».

Devant des lycéens rennais le 21 novembre 2019, avec des collégiens alréens en décembre, ou encore en petit comité, chez elle, ce dimanche 9 février 2020, avec sept élèves du collège Jean-Lurçat de Lanester venus l’interroger dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation : la Plouhinécoise est sur tous les fronts.

Missions dangereuses et clandestinité

Ce week-end encore, elle a raconté sa jeunesse dans le XIe arrondissement de Paris, aux côtés de réfugiés juifs d’Europe centrale, son « engagement naturel » aux Jeunesses communistes, la création de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), sa rencontre avec son mari, Louis.

Huit jours après leur mariage, en avril 1940, Marguerite Caudan est arrêtée pour son appartenance à l’UJFF, avant d’être libérée, dans la pagaille de l’exode, un mois plus tard. « Je ne suis pas entrée en résistance, car j’y étais déjà ! », plaisante aujourd’hui la presque centenaire. Chargée avec Louis d’une imprimerie clandestine, elle connaîtra les missions dangereuses (transport de faux papiers ou de matériaux pour explosifs) et encore la prison de juin 1943 à août 1944. Une trentaine de ses codétenues finiront en Déportation. D’autres seront fusillées. Un voile passe sur le regard pétillant de la vieille dame : « On n’attache pas d’importance aux petites choses, après ça ».

Engagez-vous !

« Margot est notre meilleure ambassadrice et une bonne amie. Elle aime les gens. Avec elle, toutes les portes s’ouvrent ! », assure à son tour la présidente de l’Association nationale des anciens combattants du pays d’Auray, Maryline Le Sauce. Car Bretonne, Marguerite Caudan l’est devenue il y a dix ans seulement. Si elle a quitté la région parisienne à 90 ans, c’est pour rebondir après le décès, en 2004, de son cher époux Louis. « Il était natif d’Hennebont, on a toujours aimé le coin. Je suis aussi revenue par admiration pour cette communauté de la danse bretonne, glisse-t-elle. La varappe, le ski, le tai-chi, j’ai dû arrêter. Mais la danse bretonne, ça ne me fatigue pas ! ».

Après la guerre, Margot Caudan a fait carrière comme responsable du comité d’entreprise de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle s’y est occupée des enfants des autres. « Moi, je n’ai pas réussi à en avoir… », élude-t-elle dans un soupir. Sa vie de militante l’a amenée « à combattre l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie ». Dans le communisme, « tout ne m’a pas toujours plu », avoue-t-elle. « Mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux ! ». A l’heure de ses 100 ans, Margot Caudan s’entretient des gilets jaunes, de la réforme des retraites comme de la montée des extrémismes. Elle cite Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Et aux jeunes, elle dit et redit, comme Stéphane Hessel avant elle : " Engagez-vous ! "

Partager cet article
Repost0
5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 06:24

 

LE PCF a lancé une campagne "Pas de profit sur la pandémie"

Le mercredi 3 Février un rassemblement a été organisé Devant le siège de Pfizer France à Paris pour la levée des droits sur les brevets de vaccins contre le Covid-19. Il est possible de faire plier les grandes entreprises !

 

_________________________________________________________________________

 

Le PCF a lancé une pétition européenne en faveur de l'accessibilité gratuite pour tous d'un vaccin ou un traitement contre le Covid - 19.

La campagne est une collaboration unique entre plus de dix partis de gauche de toute l'Europe et le groupe de la Gauche Unitaire Européennes (GUE / NGL) au Parlement Européen.

 Pour gagner contre cette pandémie, il est vital qu’un vaccin ou un médicament soit librement accessible à tous. C’est une question de justice et un enjeu fondamental pour la santé publique. Le vaccin contre la polio est entré sur le marché international libre de brevet et la maladie a été éradiquée dans de nombreuses régions du monde. Nous ne pouvons pas permettre que l’industrie pharmaceutique fasse du profit sur cette pandémie. 

Cette pétition internationale est nécessaire car il y un danger très réel que, par le système des brevets, le vaccin devienne la propriété privée de quelques multinationales pharmaceutiques.  Le vaccin contre le coronavirus est en train d’être développé aujourd’hui avec des milliards d’euros d’argent public, du contribuable. Nous ne pouvons pas permettre aux entreprises pharmaceutiques, qui ont refusé jusque-là d’investir dans ce vaccin, de maintenant se l’approprier et de décider du prix et de l’offre. L’industrie pharmaceutique base ses prix sur ce que le patient ou un pays veut bien payer. De cette façon, il maximise les bénéfices pour les actionnaires. En conséquence, certains vaccins coûtent beaucoup d’argent. Et cela coûte des vies. Tous les jours.

C'est pourquoi nous demandons à ce que le vaccin contre le coronavirus soit déclaré bien commun de l'humanité et accessible à toutes et tous. Ce sera le moyen le plus efficace de lutter contre la pandémie.

La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, avait promis que le vaccin deviendrait un bien commun. Cependant, cette promesse n’a pas été retenue dans la stratégie européenne pour les vaccins. Avec la pétition européenne #Right2Cure, les initiateurs veulent mettre la pression sur la Commission européenne pour transformer les paroles en actes. Ils demandent spécifiquement à l’Europe de garantir que les vaccins et traitements anti-pandémiques deviennent une question d’intérêt général et mondial, librement accessibles à tous.

Prenons exemple sur l’inventeur américain Jonas Salk, qui a découvert le vaccin contre la polio. Lorsqu’on lui a demandé qui avait obtenu le brevet pour son invention, Salk a répondu : « Le peuple. Il n’y a pas de brevet. Pourriez-vous breveter le soleil ? » Le vaccin contre la polio est ainsi entré sur le marché international libre de brevet et la maladie a maintenant été éradiquée dans de nombreuses régions du monde.

Selon le PCF, cela devrait également être possible pour le vaccin contre le Covid-19. L’Union européenne dispose de leviers essentiels pour cela : L’Organisation mondiale de la Santé a mis en place un ‘pool’, une communauté de brevets, pour rassembler et partager des informations sur le virus dans le monde entier. L’Union européenne peut exiger que les médicaments développés avec des fonds publics finissent dans ce pool. Il suffirait de faire de ce partage une condition à l’octroi de subventions à l’industrie pharmaceutique.

Le PCF appelle l’Union européenne à garantir la libre disponibilité d’un vaccin ou d’un médicament contre Covid-19. Cela demande du courage politique, mais ce n’est pas impossible. Nelson Mandela l’a fait avant nous. Dans les années 1990, l’épidémie du Sida a fait d’innombrables victimes en Afrique du Sud. Les prix des traitements étaient exorbitants. Mandela a forcé l’industrie à fournir ces médicaments à des prix beaucoup plus bas.

La pétition # Right2Cure est portée dans d’autres pays par des partis tels le Parti des travailleurs belges (Belgique), Podemos et Izquierda Unida (Espagne), Sinn Fein (Irlande), Socialistische Partij (Pays-Bas), AKEL (Chypre), Potere al Popolo et Rifondazione Comunista (Italie), Bildu (Pays Basque), le Parti communiste de Bohème et Moravie (République tchèque) et Die Linke au Parlement européen (Allemagne).

 

Pour signer la pétition

Partager cet article
Repost0
5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 06:16

Député communiste de Seine-Maritime, Sébastien Jumel explique, dans cet entretien très pédagogique, toutes les raisons qui doivent conduire à la mobilisation des usagers, des salariés, des élus, pour mettre en échec le projet #Hercule de démantèlement d'EDF et de libéralisation accrue du secteur de l'énergie.

Macron et la Commission européenne, qui organise la libéralisation depuis 30 ans, peuvent être mis en échec

Partager cet article
Repost0
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 14:04

Il y a bientôt 8 ans, en novembre 2013, l'usine GAD de Lampaul-Guimiliau fermait. 900 camarades se retrouvèrent sur le carreau, tout ça pour satisfaire les lois du marché.

En 2014, 400 salariés décident de ne pas accepter ce licenciement à prix cassé, en effet les indemnités perçues sont dérisoires et ne permettent pas de s'en sortir dignement et ils décident d'aller aux Prud'hommes. Après une première déception en première instance, ils décident malgré tout de continuer le combat. Ce n'est pas pour rien qu'ils se nomment eux-mêmes : LES IRREDUCTIBLES DE CHEZ GAD ! Lundi prochain, le 8 Février 2021 à 14h00 se tiendra l'audience d'appel à Rennes. Nous voulons tous gagner, nous voulons que les juges nous rendent notre dignité face à ce capitalisme destructeur de vie, nous voulons que l'ex CECAB qui s'appelle maintenant Groupe D'Aucy et qui avait racheté GAD, à l'époque, soit condamné, reconnu coupable de licenciement abusif.

7 suicides, un petit pays sinistré, ou l'emploi ne court pas les rues, cela mérite bien une reconnaissance. Nous n'oublions pas nous ne pardonnons pas !

Compte tenu du couvre- feu, nous n'incitons pas à y aller, mais nous, ex-représentants du personnel, nous y serons.

 

Marc Hébert, Patrick Le Goas, Jean-Marc Detivelle, Katell Abgrall, Luis Fereirra

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 07:02

 

Des militants syndicaux ont exploré le site alimenté par Pôle emploi et consacré au plan « Un jeune, une solution ». Sur 289 offres examinées, 173 présenteraient « au moins une mention illégale », dénonce leur rapport.

Des militants de la CGT ont exploré le site « Un jeune, une solution », vitrine du plan du même nom lancé en juillet dernier par le gouvernement, en réponse à la crise du Covid. Réalisée les 18 et 19 janvier, leur étude porte sur 289 offres d’emploi situés à Saint-Denis (et jusqu’à 10 kilomètres environ), dans les domaines du commerce et du bâtiment, « secteurs où de nombreux jeunes commencent leur parcours professionnel », explique le comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires

 

 

site www.1jeune1solution.gouv.fr.

Alors que ce site est l'instrument du plan à 6,5 milliards d’euros censé répondre aux inquiétudes des 700 000 nouveaux entrants sur le marché du travail, la partie dédiée aux offres a été conçue par Pôle Emploi de manière bancale, juge ce comité de la CGT, dans leur rapport. Le syndicat dénonce même des « offres inexistantes, imprécisions, confusions, mensonges ».

De son côté, Pôle emploi conteste les conclusions de ce rapport. Auprès de Mediapart, son service communication affirme que « pour limiter les offres illégales, Pôle emploi a entrepris depuis plusieurs années de former ses conseillers pour mieux repérer les offres illégales, de sensibiliser les recruteurs pour mieux rédiger leurs offres ou bien encore d’impliquer ses sites partenaires sur le sujet »

Pourtant, selon la CGT, 173 des 289 offres examinées sur le site « Un jeune, une solution » auraient « au moins une mention illégale ». L’intégralité du rapport et des documents sur lesquels il s’appuie est à retrouver ici.

 

 

Le rapport indique que 32% des offres étudiées comportant la mention “Débutant accepté” demandent, en réalité, une expérience. © DR

  • Des offres présentées comme réservées aux débutants nécessitent, en réalité, plusieurs années d’expérience. 

La CGT en veut pour preuve une offre d’emploi de responsable d’affaires. L’offre indique à la fois que le poste est ouvert aux débutants et qu’il faut bénéficier d’une expérience d’au moins cinq ans dans la gestion d’affaires en électricité tertiaire, à quelques lignes d’écart. Or, l’article L. 5331-3 du Code du travail dispose qu’« il est interdit de faire publier […] une insertion d’offres d’emploi ou d’offres de travaux à domicile comportant des allégations fausses ou susceptibles d’induire en erreur ».r

  • À Carrefour, des 13es mois qui n’existent pas.

Sur les 209 offres dans le secteur du commerce qui ont été analysées par le syndicat, 38 d’entre elles sont des postes à pourvoir au sein du groupe Carrefour. 34 de ces 38 offres sont en réalité des contrats de professionnalisation pour un an. 

Sur chacune des 34 offres, il est fait mention d’un 13ème mois (Carrefour Market), voire d’un 13,5 mois (Carrefour hyper). Or, les salariés en contrats de professionnalisation n’ont jamais accès à ces salaires puisque chez Carrefour Market, il faut plus d’un an d’ancienneté calendaire, c'est-à -dire du 1er janvier au 31 décembre. Chez Carrefour hyper, il faut plus d’un an d’ancienneté et là aussi, ce n’est jamais le cas pour les jeunes en contrats de professionnalisation. « Aucun embauché en contrat de professionnalisation d’un an ne remplira ces conditions. Pareil pour la prime de vacances », résument dans un communiqué commun le Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires et la section CGT de Carrefour.

  • Des offres peu claires.

Il y a cette offre illisible o` des signes sont venus s’intercaler entre les lettres, cette autre où on ne sait pas si le poste à pourvoir est en intérim, CDD ou CDI, ce poste d’expert bancaire référencé en tant qu’employé de rayon produits alimentaires ou encore cette offre pour un poste de coiffeuse, publiée le 7 janvier 2021, qui précise que « la prise de poste se fera post-confinement », une date pour le mois floue tant la période est incertaine.

 

Selon Pierre Garnodier, secrétaire général du Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires, ces pratiques sont récurrentes : « C’est une politique systématique de Pôle emploi, qui est le reflet de la politique du gouvernement et de l’état du marché de l’emploi. Gonfler artificiellement les offres de Pôle emploi, ça permet à Emmanuel Macron de dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi et à Élisabeth Borne de maintenir le contrôle sur les chômeurs et de multiplier les radiations, y compris durant cette période de pénurie d’emplois. » 

Dans son communiqué de presse, le comité s’interroge sur les similitudes dans l’erreur, entre le site consacré aux chômeurs et celui réservé aux 700 000 nouveaux entrants sur le marché du travail : « Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, et le ministère du travail sont au courant depuis des années des dérives sur pole-emploi.fr. Pourquoi persister, et même faire pire sur 1jeune1solution.gouv.fr ? »

De son côté, Pôle emploi l’assure : tout va bien. Mieux : « En 2019, après l’étude de 4 550 offres, 92,5 % des offres étaient conformes au cadre légal. La méthode pour mener cette étude a été auditée par un cabinet indépendant et les résultats ont été partagés avec les partenaires de Pôle emploi », assure l’établissement public. Une étude qui n’a pas été publiée et à laquelle le Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires n’a pas eu accès.

 

Partager cet article
Repost0
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 06:59

 

Le débat sur les conditions de couverture à long terme de nos besoins d’électricité est important. Il n’est pas sûr que les études du type de celle réalisée par Réseau de transport d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’initiative du ministère de la Transition écologique, misant sur « le tout-renouvelable », soient très éclairantes. Elles installent l’idée que la solution aux enjeux climatiques se résumerait à la substitution d’énergies renouvelables aux capacités de production d’électricité nucléaire. Cette idée est erronée tant sur le plan technique que du point de vue économique, sociétal et politique. Elle conduit à une impasse.

Le changement climatique est causé par les émissions de CO2. L’objectif est donc de développer l’utilisation de sources d’énergie non émettrices de ce gaz, non de réduire celles qui répondent dès aujourd’hui à ce besoin, au premier rang desquelles figure le nucléaire. Les rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) s’inscrivent en faux face au raccourci « non émetteur de CO2 = renouvelable » qui domine le débat énergétique en Europe.

Sur le plan technique la montée en puissance des énergies renouvelables se heurte à de sérieuses difficultés, compte tenu de leur caractère intermittent et non pilotable.

Pour pallier cette intermittence, l’étude RTE-AIE énumère les conditions techniques indispensables : équiper le pays d’installations de stockage de l’électricité à « grande échelle », dont le coût et la faisabilité ne sont pas acquis ; multiplier les lignes à haute tension pour profiter des décalages géographiques de production éolienne et solaire ; investir dans des équipements stabilisant de la fréquence du courant. S’y ajoutent des contraintes sociétales aujourd’hui inconnues : la demande des usagers deviendrait directement pilotée par le gestionnaire du réseau électrique. En cas de vent faible et de soleil couché ou voilé, les usagers verraient automatiquement leur chauffage baisser, leur chauffe-eau coupé, la recharge de leur véhicule électrique différée, voire leur plein déchargé pour produire l’électricité que les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas…

La plupart des études sont muettes sur la dimension financière et les surcoûts générés par la sortie du nucléaire. Au mieux elles sous-estiment les coûts de renforcement du réseau électrique et de stockage du renouvelable. Elles ne prennent pas en compte la charge que représentent les tarifs préférentiels de rachat étalés sur quinze ou vingt ans et l’avantage lié à une priorité d’injection quasi inconditionnelle. Les scénarios associés au « tout-renouvelable » s’appuient sur des hypothèses de réduction drastique de la consommation électrique qui mettent en cause la plupart des activités industrielles et l’accès à l’énergie pour tous. Cette approche s’inspire des thèses malthusiennes de négaWatt.

De plus, les experts s’accordent à dire que l’éolien et le solaire sont beaucoup plus consommateurs de matières premières, et notamment de terres ou métaux rares. L’étude RTE-AIE le mentionne, sans toutefois en souligner l’importance écologique.

Enfin le choix de chercher à se passer coûte que coûte du nucléaire comporte un risque politique majeur en termes de souveraineté. Comme en matière alimentaire et sanitaire, la souveraineté énergétique est fondamentale. Après le passage d’Alstom sous pavillon américain, le non-renouvellement du parc nucléaire que visent à justifier les scénarios 100 % renouvelables conduirait à la liquidation des atouts de la France dans le nucléaire civil. La France serait alors complètement dépendante pour son approvisionnement électrique comme elle l’est déjà pour le solaire vis-à-vis des productions chinoises et pour l’éolien avec les producteurs danois ou allemands. De fait, elle serait demain fortement dépendante des productions thermiques, charbon et gaz, de ses voisins européens pour assurer l’équilibre production-consommation. Si chaque pays européen procédait de la sorte, c’est toute l’Europe qui risquerait le black-out. Sombre perspective dont on peut conjurer la réalisation.

JEAN-CHRISTOPHE LE DUIGOU ET JEAN-PIERRE SOTURA

Syndicalistes, anciens membres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)

 

Partager cet article
Repost0
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 20:55
Vaccin. Cuba brise la domination d'un secteur monopolisé - Mardi 2 Février 2021 - Rosa Moussaoui, L'Humanité
Vaccin. Cuba brise la domination d'un secteur monopolisé
Mardi 2 Février 2021

Leyde Ernesto Rodríguez, vice-recteur de l’Institut supérieur des relations internationales Raúl Roa García de La Havane, analyse les ressorts de « l’internationalisme médical » déployé par Cuba. Le brevetage des vaccins contre le covid-19, soumis aux logiques capitalistes du profit, relève, selon lui, d’une violation des droits humains. Interview

 
Le vaccin « Soberana 2 » mis au point par Cuba est entré dans la dernière phase d’évaluation. Alors que les grandes firmes pharmaceutiques dictent leurs règles et que les pays capitalistes développés s’accaparent les doses de vaccins déjà disponibles, que changerait, pour les pays du sud, l’arrivée de ce vaccin ?

Leyde E. Rodríguez Je tiens à préciser que les quatre candidats vaccins cubains progressent dans leurs différentes phases d’évaluation dans les différentes provinces de Cuba. Je fais référence à Soberana 01, 02, Abdala et Mambisa. Nous aurons quatre vaccins pour la vaccination massive et volontaire des 11 millions de Cubains. Le candidat vaccin Soberana 02 doit commencer ses essais cliniques de phase III le 1 er mars, selon l’Institut Finlay de Cuba. Ce vaccin a déjà démontré jusqu’ici une grande sécurité, ainsi qu’une puissante réponse immunitaire.

La stratégie de commercialisation des vaccins cubains combine humanité et impact sur la santé mondiale. En ce sens, des changements importants pourraient être observés au niveau des perceptions et de l’opinion publique. La première chose est que les pays du Sud pourront vérifier que Cuba a réussi à briser la domination d’un secteur monopolisé et contrôlé par des sociétés transnationales capitalistes qui font un commerce lucratif des médicaments et de la santé, puisque le capitalisme transforme tout en marchandise, soumet tout à la concurrence.

« Devant cette pandémie, l’humanité a besoin d’une action coordonnée de la science, de la santé et de la diplomatie »

Une possibilité s’ouvre aux pays du Sud, notamment en Amérique latine, de s’intéresser à la relance de la coopération pour sauver des vies. Cuba a toujours été ouverte à la coopération et à la solidarité internationales dans les domaines scientifiques, médical et pharmaceutique. Elle l’a montré avec des actes et non avec de belles paroles. La volonté de Cuba de transmettre ses expériences et ses connaissances sur les nouveaux développements dans ce domaine au profit de son peuple et de l’humanité est permanente.

C’est la raison pour laquelle des responsables politiques, des parlementaires, des scientifiques et des universitaires très éminents du monde entier proposent que le prix Nobel de la paix soit attribué aux Brigades médicales cubaines « Henry Reeve » : celles-ci ont apporté une grande contribution aux pays du Sud, ainsi qu’en Europe, pendant la pandémie de Covid-19. Quelque chose de similaire pourrait se produire avec les vaccins cubains car tout semble indiquer que Covid-19 continuera d’affecter l’humanité dans les années à venir et que la population des pays du Sud sera la plus touchée.

Les changements dépendront également de la volonté politique des gouvernements des pays du Sud de coordonner les actions de solidarité et de coopération au profit de leurs peuples. Pour la révolution cubaine, « sauver des vies » a toujours été l’objectif principal ; cela est à nouveau démontré avec ces vaccins, qui élèvent le prestige scientifique de Cuba, malgré le blocus impérialiste.

Tout, dans la situation actuelle, appelle à faire des vaccins des biens communs de l’humanité, plutôt que des marchandises, des objets de spéculation. Quelle est la position de la Havane sur la question des brevets ?

Leyde E. RodríguezNous convenons avec les organisations internationales de défense de la santé publique que les vaccins et les médicaments contre Covid-19 ne doivent pas être brevetés. Les acteurs internationaux qui défendent à tout prix le système capitaliste en crise et en décadence - les États-Unis, l’Union européenne et le Japon, entre autres - se sont positionnés contre l’exemption de brevets, car cela affecterait la spéculation financière et les bénéfices des sociétés transnationales qui commercialisent ces produits destinés à la santé humaine. Les gains qu’ils ont réalisés tout au long de la pandémie et ceux qu’ils espèrent continuer de réaliser sont énormes. Les riches sont désormais plus riches et les pauvres sont plus pauvres qu’en mars 2019, lorsque la pandémie a commencé. Le verrou des brevets laisse une grande partie de la population des pays les plus pauvres sans vaccins.

Alors même que les firmes pharmaceutiques capitalistes ont atteint leurs objectifs avec 50 % de fonds publics, elles réalisent d’énormes profits grâce à la vente de vaccins. C’est une question d’ordre éthique. Défendre l’existence de brevets dans ce secteur est totalement inacceptable : c’est une violation des droits humains ; les gens ont besoin d’une couverture sanitaire universelle, d’un accès gratuit aux vaccins. Le système capitaliste montre aujourd’hui une impuissance totale, il est incapable de mettre un frein à la maladie chez plus de 80 % de la population de la planète. C’est une catastrophe amplifiée par la guerre commerciale qu’organisent les sociétés pharmaceutiques transnationales.

Comment Cuba a-t-elle pu développer une expertise aussi pointue dans le domaine des biotechnologies, malgré le blocus des États-Unis ?

Leyde E. Rodríguez Ce n’est pas un miracle. Il n’y a pas de miracles. Cuba a pu réaliser cette expérience grâce aux avantages offerts par son système socialiste qui privilégie la santé en tant que principal droit humain de sa population. Nous faisons vivre un service de santé universel gratuit, dans une économie planifiée, pour une meilleure utilisation des ressources financières, matérielles et humaines, dans des conditions de guerre économique, commerciale et financière, avec un blocus des États-Unis depuis 62 ans, qui a nous a causé beaucoup de dommages matériels et économiques.

Le seul objectif de ce blocus, le plus long qu’un pays du Sud ait dû endurer, est la destruction de la révolution cubaine et du socialisme sur l’île. Il faut reconnaître que nos résultats sur ce terrain doivent beaucoup à la stratégie et à la vision de Fidel Castro Ruz, qui entendait « faire de Cuba un pays d’hommes de science » : des centaines de milliers de professionnels ont été formés dans ce domaine, grâce à un système éducatif universel et gratuit. Les chercheurs cubains sont aujourd’hui les véritables protagonistes de cet exploit.

Des milliers de médecins cubains partent chaque année sur le front de crises sanitaires parfois très grave, comme l’épidémie d’Ebola qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest en 2013. Ces brigades sont intervenues jusqu’en Europe pendant la pandémie de Covid-19.

Est-ce une forme de « diplomatie sanitaire »?

Leyde E. Rodríguez D’un point de vue académique, on voit émerger ce concept de « diplomatie médicale » ou « sanitaire ». Nous-mêmes, dans la revue de l’Institut supérieur des relations internationales de La Havane, avons consacré des articles à la coopération médicale internationale.

Au-delà du débat posé par ces termes, la vérité est que l’humanité, affectée par la pandémie de Covid-19 et les graves problèmes mondiaux que sont la pauvreté, la faim et le changement climatique global, a besoin d’une action combinée et coordonnée de la science, de la santé et de la diplomatie. En ce sens, la diplomatie et la science, au XXI e siècle, devraient contribuer à la résolution de ces problèmes, pour sauver des vies, aux antipodes des logiques de conflit, de guerre, d’exportations d’armes.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011