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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:57
Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir ! (tribune UEC, JC, Jeunes Génération.s, Jeunes Insoumis, Jeunes écologistes, UNL)
Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir !
Mardi 12 Janvier 2021

Malgré une rentrée annoncée le 20 janvier, l’ensemble des étudiant·e·s ne retrouvera pas les bancs des universités.

 

Depuis mars dernier, beaucoup ont vu leurs conditions de vie et d’étude dégradées avec des cours en distanciel qui ne permettent pas d’assurer une « continuité pédagogique ». Faute de matériel numérique et d’un accès à Internet satisfaisant, nombreux·ses sont dans l’incapacité de suivre les cours. On estime aujourd’hui à un·e sur six le nombre d’étudiant·e·s en décrochage. Privé·e·s d’un environnement permettant d’étudier dans de bonnes conditions, les jeunes sont laissé·e·s seul·e·s face à leur apprentissage.

Pour les premières années, qui ont connu dans le même temps les effets de Parcoursup sans accompagnement et une fin d’année scolaire catastrophique avec des cours en distanciel au lycée, cette rentrée universitaire s’avère catastrophique. Cette dégradation des formations et le manque de perspectives d’avenir ne sont pas sans conséquences sur la détresse psychologique exprimée par beaucoup. Annoncée par circulaire avant les vacances de Noël, la reprise des cours en présentiel début janvier s’est faite par groupe de 10 pour les étudiant·e·s en situation de grande vulnérabilité, les critères étant définis par les établissements. Les examens du premier semestre ne se sont pas tenus dans les mêmes conditions pour l’ensemble des étudiant·e·s. De nombreux établissements ne disposent pas de locaux adaptés à la situation.

Alors qu’il est urgent d’ouvrir rapidement les portes des établissements d’enseignement supérieur, la perspective d’une reprise totale courant février annoncée par le président de la République pour l’ensemble des étudiant·e·s s’éloigne de plus en plus. La situation actuelle est le reflet d’un sous-financement de l’enseignement supérieur, qui accentue les difficultés rencontrées par les étudiant·e·s, les réformes successives ayant dégradé le service public qu’est l’université.

Des solutions existent pour permettre un retour sur les bancs des universités, rattraper le retard accumulé cette année, tout en assurant la sécurité des étudiant·e·s et du personnel face à l’épidémie. Les masques et le gel hydroalcoolique doivent être gratuits pour les étudiant·e·s, des dépistages massifs doivent être mis en place à proximité des lieux d’études, les salles vides dans les villes doivent être réquisitionnées, des professeurs doivent être recrutés massivement et les contractuels titularisés. Des personnels de médecine préventive et universitaire doivent être recrutés massivement dans les établissements.

Il est urgent d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de permettre d’ouvrir des milliers de places et ainsi garantir le droit à la poursuite d’études : la formation et l’embauche de personnels éducatifs et administratifs sont une nécessité ainsi que la réquisition, l’aménagement et la construction de nouveaux locaux. Un plan de rattrapage du retard accumulé depuis un an doit être mis en place, le droit au retour à la formation des étudiant·e·s ayant arrêté leurs études depuis le début de la crise doit être assuré.

Pour la qualité de nos formations et la reprise des cours en présentiel, nous appelons les étudiants et les étudiantes à mener partout en France des actions le 20 janvier prochain pour le droit à l’éducation et leur avenir et à se mobiliser le 26 janvier aux côtés de l’ensemble de la communauté éducative.

Signataires : Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’Union des étudiant·e·s communistes, Mélanie Luce, présidente de l’Union nationale des étudiant·e·s de France, Noémie Moret, Solidaires étudiant·e·s, Léon Deffontaines, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France, Alice Bosler et Grégoire Verrière, coordinateurs nationaux des Jeunes Génération.s, Aurélien Le Coq et Emma Salley, coanimateur-rice des Jeunes insoumis-es, Aneth Hembert et Marc Méric de Bellefon, cosecrétaires fédéraux des Jeunes écologistes, Mathieu Devlaminck, président de l’Union nationale lycéenne.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:45
Vaccination Covid-19: Laurence Cohen, sénatrice communiste :  Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? (L'Humanité, 15 janvier 2021)
Laurence Cohen : « Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? »
Vendredi 15 Janvier 2021 - L'Humanité

Pour la sénatrice PCF Laurence Cohen, l’exécutif récolte les fruits d’une politique basée sur la compétition, au détriment de la coopération. Elle nous parle des marges de manœuvre dont se prive pour l'heure le gouvernement. Entretien.

Laurence Cohen Sénatrice PCF du Val- de-Marne

Quel est votre regard sur la stratégie vaccinale du gouvernement ?

Laurence Cohen J’ai interpellé Jean Castex au Sénat et mes critiques portaient sur le fait qu’après le fiasco au niveau des masques, puis des tests, tout le monde constate que la France est en queue de peloton en termes de vaccination. Une fois de plus, le gouvernement n’utilise pas les bonnes méthodes. Il préfère confier la stratégie vaccinale à un cabinet privé (McKinsey) qui fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et facture ses honoraires à 130 000 euros par semaine. J’ai également interrogé Olivier Véran sur la manière dont cela allait être financé et il m’a répondu que la somme sera prélevée sur le budget de son ministère. Il n’y a aucune transparence, on ne connaît pas les recommandations de ce cabinet. Il est évident aujourd’hui que ce sont les doses de vaccin qui manquent, même si ses conditions de conservation sont à prendre en considération.

Quelles sont selon vous les marges de manœuvre du gouvernement face aux multinationales qui commercialisent ces vaccins ?

Laurence Cohen La mise sur le marché de plusieurs vaccins est une excellente nouvelle, mais la course effrénée des laboratoires a d’abord été guidée par le profit. Quand Sanofi sera-t-il contraint par le gouvernement à participer à l’effort collectif de production des vaccins ? Quand sera mis un terme à cette politique de suppression d’emplois dans la recherche publique et le développement ? Il est également urgent de permettre la distribution de doses à prix coûtant. Et nous devons lutter contre la logique de profit qui s’est mise en place avec la pandémie, comme nous essayons de le faire avec nos partenaires au sein de l’Union européenne. Nous proposons également la création d’un pôle public européen du médicament et de la recherche : la crise sanitaire a démontré à quel point nous avons perdu toute souveraineté, nationale ou européenne, face aux défis posés par le Covid-19.

Comment pourrait-on favoriser la mutualisation et la coopération ?

Laurence Cohen Si nous voulons protéger les populations, il faut que le vaccin soit dans le domaine public et que les pays riches ou pauvres soient traités de la même façon. C’est ce qui fera toute la différence, car la protection des uns garantit celle des autres. Nous revivons aujourd’hui avec les vaccins ce qui se passait au début de la pandémie avec les équipements de protection comme les masques, les gants et les blouses. Le gouvernement a clairement ancré son action dans une politique de compétition au lieu de la coopération et de la solidarité.

 

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 09:30
Chômage des jeunes. Il y a la com du gouvernement et la vérité des faits (Cyprien Boganda, L'Humanité, 13 janvier 2021)
Chômage des jeunes. Il y a la com du gouvernement et la vérité des faits
Mercredi 13 Janvier 2021

Le pouvoir macroniste veut faire de la lutte contre le chômage des jeunes une des priorités pour la fin du quinquennat. Mais les objectifs tonitruants ne suffiront pas à endiguer le raz-de-marée.

 

En matière de communication, gouvernement et patronat n’ont pas lésiné sur les moyens. À coups d’interview, de tribune ou de publicité, tout est fait pour valoriser le plan « Un jeune, une solution », dispositif gouvernemental destiné à s’attaquer au fléau du chômage. Près de 6,7 milliards d’euros doivent être mobilisés, sous forme d’aides aux entreprises : les employeurs qui embauchent des jeunes de moins de 26 ans en CDI ou en CDD d’au moins trois mois pourront toucher 4 000 euros sur un an. Une aide exceptionnelle de 8 000 euros est également débloquée pour le recrutement d’un alternant. Les chefs d’entreprise ont décidé de prêter main-forte au dispositif. Dans le Journal du dimanche (JDD) , 35 PDG (Carrefour, Vinci, Crédit agricole, Korian, etc.) s’engagent à proposer « 100 000 emplois avant fin janvier » aux jeunes chômeurs, qui seront en principe accessibles sur la plateforme Internet « Un jeune, une solution », créée par l’exécutif. Un chiffre rond, destiné à marquer les esprits… Qu’en est-il réellement ?

« Le risque est que les chefs d’entreprise profitent de l’aide publique »

Ce mardi, la plateforme contenait quelque 64 200 emplois, ce qui n’est pas négligeable mais ne suffira pas à « absorber » les 519 300 chômeurs de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi. Un peu moins de 11 000 offres seulement concernent des CDI à temps plein, soit 17 % du total. Dans le JDD, les PDG s’engagent à mettre les bouchées doubles d’ici à la fin du mois, mais le volontarisme faiblit lorsqu’on contacte les entreprises concernées. « Honnêtement, je ne pourrais pas vous dire combien d’offres nous avons publiées sur la plateforme, répond prudemment le DRH d’une entreprise signataire. De toute façon, nous n’utilisons pas le site gouvernemental, qui fonctionne assez mal, et préférons passer par nos propres canaux. »

La direction de Vinci (100 000 salariés) assure que 2 000 offres d’emploi ont été mises en ligne : il s’agit en fait d’annonces déjà présentes sur le site du groupe depuis plusieurs semaines, qui ont été transférées sur le site gouvernemental. Du côté de Korian (19 000 salariés), on ne s’engage pas sur un nombre d’offres en CDI ou en CDD, mais on prévoit d’embaucher 200 apprentis de plus qu’en 2020 (soit 650 au total). Le Crédit agricole promet quant à lui d’embaucher 5 450 jeunes, pour l’essentiel en alternance, en légère augmentation par rapport aux années précédentes. BNP Paribas ne prévoit pas, de son côté, d’accélérer le rythme des embauches (2 000 alternants, 2 000 CDI, comme en 2020). « Au-delà des chiffres, l’enjeu est le profil des jeunes embauchés, pointe l’économiste Éric Heyer. S’il ne s’agit que de gens sortis des grandes écoles ou qui ont déjà une expérience professionnelle, cela n’aura pas grand sens. Le terme de “jeune” recouvre des situations très différentes, selon le niveau de diplôme. »

Avec « Un jeune, une solution », le gouvernement emprunte un chemin largement balisé : signer des chèques aux entreprises dans l’espoir qu’elles embauchent est une méthode maintes fois éprouvée. Le dernier dispositif ressemble d’ailleurs beaucoup à un outil créé il y a dix-neuf ans, sous l’impulsion du ministre François Fillon, le Contrat jeunes en entreprise (CJE). Le CJE visait à favoriser l’emploi des faiblement qualifiés par le versement d’une prime mensuelle (jusqu’à 400 euros) aux entreprises embauchant un jeune en CDI, à temps plein ou à temps partiel. En cinq ans et demi, 441 000 jeunes ont été embauchés. En 2008, un rapport du Sénat descendait en flamme le CJE. « La mesure a eu une très faible influence sur la création nette d’emploi, commence le rapport – à peine 7 créations nettes pour 100 emplois aidés – et un impact limité sur la stabilisation de l’emploi de ses bénéficiaires du fait des nombreuses ruptures “précoces” de contrats ; 75 % des ruptures interviennent dans les douze mois du contrat, dont 20 % dans les trois mois en ce qui concerne le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. »

Plus grave encore, selon le Sénat, « la mise en œuvre de ce dispositif a vraisemblablement été assortie d’importants effets d’aubaine dans près de 50 % des cas, l’aide étant versée à des employeurs qui, sans elle, auraient pris les mêmes décisions d’embauche ». Soit plusieurs centaines de millions d’euros jetés par les fenêtres… Le dispositif macroniste subira-t-il les mêmes déconvenues ? « Traditionnellement, ce type d’aides engendre deux types d’effets pervers, résume Éric Heyer. Le risque est tout d’abord que des chefs d’entreprise qui comptaient embaucher quoi qu’il arrive profitent de l’aide. C’est l’effet d’aubaine. Ensuite, on sait que les bornes d’âge profitent aux uns et nuisent aux autres : lorsque vous fixez une limite à 26 ans, vous améliorez peut-être le sort des jeunes situés en dessous de cette borne, mais vous détériorez fortement la situ ation des autres. C’est l’effet de seuil. »

Les moins de 25 ans ne peuvent pas toucher le RSA

Syndicats, associations et spécialistes auraient préféré que le gouvernement s’y prenne autrement, en commençant par étendre les filets de protection sociale existants aux jeunes qui en sont dépourvus : aujourd’hui, les moins de 25 ans ne peuvent pas toucher le RSA, sauf exception. La Garantie jeunes, dispositif destiné à aider les 18-25 ans en situation de précarité à trouver un emploi ou une formation, leur alloue une aide mensuelle plafonnée à 497 euros. « Cette somme n’est en aucun cas une solution à la précarité, dénonce Pierre Garnodier, de la CGT des privés d’emploi. C’est surtout une façon pour le gouvernement de répondre aux demandes des associations réclamant un RSA pour les moins de 25 ans. Ce que nous demandons, c’est une indemnisation au titre de l’allocation-chômage d’aide au retour à l’emploi pour tous les jeunes, y compris les primo-demandeurs. »

« Cent mille jeunes sortent aujourd’hui du système scolaire sans aucun diplôme, relève Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart-Monde. Ce sont des gens le plus souvent en situation de grande précarité, qu’il faut aller chercher. L’État doit muscler ses dispositifs d’aides, en se focalisant sur le logement social et très social : on ne peut pas suivre correctement une formation si on dort dans sa voiture ou dans un logement insalubre.»

Apprentissage : des chiffres gonflés à l’hélium

« 440 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2020, contre 353 000 en 2019, se félicite la ministre du Travail. Un record historique ! » Ces chiffres n’ayant été publiés nulle part, on est prié de la croire sur parole… Même si cette envolée se confirmait, il faudrait la nuancer. « 10 % des apprentis sont sans contrat, rappelle David Margueritte, vice-président (LR) de la région Normandie en charge de la formation. Ces jeunes restent dans les centres de formation, mais ne bénéficient d’aucune formation pratique, faute d’entreprise. » Autre précision de taille : « Dans son plan “Un jeune, une solution”, le gouvernement prévoit une aide de 8 000 euros aux entreprises embauchant un apprenti, poursuit l’élu. Ce montant est déraisonnable. À ce niveau-là, prendre un apprenti ne coûte pratiquement rien aux entreprises ! » On comprend mieux leur empressement.

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 09:01
Appel de la fédération du PCF Finistère à la participation à la marche des libertés pour le retrait de la loi Sécurité globale à Brest à 15h le samedi 16 janvier

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

PCF , Fédération du Finistère

14 Janvier 2021

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

PCF , Fédération du Finistère

14 Janvier 2021

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:52

La Fédération du Finistère du PCF est signataire  de la pétition pour un moratoire  sur le développement des méthaniseurs en Bretagne et le renforcement du contrôle des unités existantes. Elle est portée par Eau & Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, La Confédération Paysanne 29, CIVAM 29 et GAB29 et sera adressée à la Préfète de la Région Bretagne et au Président du Conseil Régional de Bretagne.

Voici l’article que nous avons publié en Automne 2020 :

METHANISATION, UNE FAUSSE BONNE IDEE ?

la fin du mois d’août des milliers de foyers de Chateaulin à Quimper, en passant par la presqu’ile de Crozon, le pays de Douarnenez et une partie du Pays Bigouden ont été privés d’eau potable.

En cause une défaillance technique, semble-t-il informatique, survenue dans l’usine de méthanisation Kastellin gérée par Engie Bioz Services. Les particuliers se sont trouvés dans l’obligation d’acheter de l’eau minérale. Et les collectivités locales se sont mobilisées pour en fournir sur leurs territoires.

La justice la plus élémentaire serait que l’on applique le principe « pollueur/payeur » et que les
dépenses supplémentaires supportées par les habitants et les collectivités territoriales soient prises en charge par la société responsable de l’usine. Par ailleurs, on s’’étonnera de Ia lenteur de diffusion de l’information aux communes notamment qui, pour certaines, ont été averties plus de 2 jours après le sinistre. Bon d’accord, on nous dira que le risque zéro n’existe pas.

Certes mais…

Première remarque : il n’y avait pas de présence humaine dans cette usine pendant la nuit. La cuve de réception du digestat a donc débordé tranquillement des heures durant. Résultat d’un mélange d’économie de personnel et de confiance technologique aveugle.

Seconde remarque : Ce procédé présenté comme miraculeux a connu en Bretagne, comme ailleurs, plusieurs accidents qui se sont toujours soldés par des pollutions fluviatiles, terrestres ou atmosphériques.

Troisième remarque : Avec la méthanisation telle qu’elle est connue aujourd’hui, on tente de traiter les résultats d’une politique agro-industrielle insoutenable au lieu d’en traiter les causes. Le volume de déjections animales est tel que l’on ne sait plus comment s’en débarrasser. Et au lieu de se poser les bonnes questions, il a été décidé de les valoriser comme on dit en « novlangue ».

D’où les usines de méthanisation industrielle adaptées à un système de production agricole industriel, produisant un gaz a fort effet de serre, le méthane hyper polluant, qui ne peuvent fonctionner qu’avec l’apport de matières organiques – le mais par exemple — produites pour ce seul usage. On marche sur la tête et on transforme les paysans en producteur d ‘énergie, en cultivateurs de végétaux destinés par nature a être détruits et non consommée par les humains ou les animaux.

Quand on dit qu’il faut changer de système !

Lien vers la pétition :

 

https://petitions.eau-et-rivieres.org/

 

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:34
Les étudiants confrontés à un mur de mépris - Camille Bauer, L'Humanité, vendredi 15 janvier 2021
Les étudiants confrontés à un mur de mépris
Vendredi 15 Janvier 2021 - l'Humanité

Une cinquantaine de jeunes se sont rassemblés devant la Sorbonne, jeudi 14 janvier, pour dénoncer l’absence de dialogue avec l’administration de l’université et demander de meilleures conditions d’étude.

 

« Mais pour qui elle nous prend ? Les enfants de maternelle ont le droit d’aller à l’école, mais nous, qui sommes majeurs, nous ne serions pas capables de respecter les gestes barrières… » L’exaspération de Soumia, étudiante et syndiquée à l’Unef, était partagée par la cinquantaine de personnes réunies ce jeudi devant l’université de la Sorbonne, pour protester contre le mépris de l’administration. La petite phrase prononcée dans le Monde, le 12 janvier, par la ministre de l’Enseignement supérieur pour justifier le refus de rouvrir les universités, sur « l’étudiant qui prend un café à la pause, un bonbon qui traîne sur la table », ne passe décidément pas. Elle illustre le refus du dialogue, qui a culminé avec des violences policières, le 4 janvier dernier, comme seule réponse aux protestations contre la tenue d’examens en présentiels, après des mois d’enseignement à distance. « L’unique réponse pour m’être posté devant la porte de mon université, ça a été des coups et 55 heures de garde à vue », a rappelé Ralf dans le mégaphone.

« Ce qui nous révolte le plus, c’est le silence de l’administration, alors que pendant des semaines on a tenté de demander un aménagement de l’organisation des partiels, pour prendre en compte la situation des étudiants confinés », s’insurge Fanny, étudiante en géographie. Géraldine Paumier, qui siège en tant que représentante CGT du personnel administratif au conseil de la formation et de la vie universitaire, confirme qu’à la demande des syndicats étudiants d’aménager l’organisation des examens « le président le leur a refusé de façon très agressive ». Rien n’a en effet été fait pour prendre en compte la situation des jeunes qui ont quitté la capitale, pour ne pas payer de loyers exorbitants, et pour qui revenir sur place plusieurs jours peut s’avérer complexe. « On a aussi invoqué les risques sanitaires du présentiel pour ceux qui ont des problèmes de santé ou des familles à risques, mais rien n’a été prévu », ajoute un membre du syndicat Bouge ta fac. Même au sein des UFR (unités de formation et de recherche), la question des modalités d’organisation des partiels a été verrouillée, relate un maître de conférences en histoire médiévale.

Menaces et pressions

Les étudiants dénoncent aussi des menaces et des pressions. Aux étudiants qui ont pris la parole en début de partiels pour signaler leurs doutes, un professeur d’histoire moderne aurait ainsi répondu : « Les classes préparatoires et les grandes écoles sont en train de composer ; vous, vous êtes des faignants. » Les manifestants évoquent aussi des menaces de conseil disciplinaire, voire de suppressions de bourses, à l’encontre de ceux qui ont osé poser des questions. « Si les étudiants sont allés composer, c’est par peur de l’administration, pas parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec nous », lance Valentin, en master d’histoire, sous les applaudissements de la foule.

Mais, face à la souffrance des étudiants, la direction de l’université fait aussi la sourde oreille. Adbe raconte qu’il a tenté de signaler des cas d’élèves au bord du suicide, mais qu’au-delà de l’écoute bienveillante de la responsable des risques étudiants, « la direction est dans le déni ». La souffrance psychique et matérielle des étudiants, confinés depuis des mois, est pourtant palpable. « J’ai vu mes rêves s’écrouler, mon avenir se noircir. À 18 ans, on se dit que plus rien n’a de sens », a témoigné une jeune fille dans une lettre lue aux manifestants. Les étudiants, pourtant, ne demandent pas la lune. Ils veulent simplement revenir à la fac et pouvoir étudier dans des conditions décentes pour garantir leur avenir.

Une étudiante écrit à Emmanuel Macron : « À 19 ans, j’ai l’impression d’être morte. Je n’ai plus de rêves »
Vendredi 15 Janvier 2021
 

Heïdi Soupault Étudiante en deuxième année de sciences politiques à Strasbourg

Dans une lettre ouverte devenue virale, la jeune femme interpelle Emmanuel Macron sur le sort d’une jeunesse sacrifiée.

« Monsieur le président, À 19 ans, j’ai l’impression d’être morte. (…) Je dois travailler. Je n’ai que ça à faire non ? C’est tout ce que l’on me demande, la seule activité qu’on m’autorise. J’ai 19 ans et mon bureau c’est ma chambre. C’est aussi mon lieu de repos, d’appel, de film, et même parfois de cuisine. Tout se confond dans mon esprit. Rentrer chez moi après une journée d’amphithéâtre n’est plus satisfaisant, les c ours c’est ma chambre, ma chambre c’est les cours. La réalité, Monsieur le président, c’est que je n’ai plus de rêves. Tous mes projets s’écroulent les uns après les autres, au même rythme que mon moral décline. Au début c’était drôle, au début c’était nouveau. (…) Mais là, stop. Il n’y a plus rien d’amusant. Relativiser ça va un temps. Nous ne sommes pas des machines, vous ne pouvez pas nous demander de travailler et de la fermer. J’adore mes études mais je stagne, la productivité est à des années-lumière de moi, j’essaye de me reprendre mais c’est pire chaque jour. Parfois, je pleure devant mon ordinateur. Ma vie n’a aucun sens et mon avenir est bouché. Je ne me projette pas trop loin, pour me protéger, pour tuer l’espoir avant qu’une autre de vos mesures ne vienne le faire à ma place. S i on n’a ni espoir, ni perspective d’avenir à 19 ans, il nous reste quoi ? (…) Je sais que je ne suis pas la seule, et je sais que je fais partie de ceux qui vont bien. Beaucoup sont en décrochage scolaire, en perte d’estime de soi, en souffrance. Ces jeunes qui vont mal, c’est l’avenir du pays Monsieur le président, et vous le fragilisez, vous le fêlez, vous le négligez. Un étudiant s’est jeté du quatrième étage à Lyon il y a quelques jours. Une information qui passe, simple dommage collatéral d’une pandémie mondiale. Mais si nous les étudiants ne sommes pas mentionnés à la prochaine allocution, si des alternatives ne sont pas trouvées, si personne n’a la décence de nous faire retourner au moins en travaux dirigés, ce sont des centaines d’étudiants que vous retrouverez écrasés sur le bitum e. On existe bordel, faut-il qu’on meure pour que vous vous en rendiez compte ? (…). Les centres commerciaux sont bondés, les gens se marchent dessus, et on ose nous dire qu’on ne peut pas se rendre en cours, ne serait-ce qu’en demi-groupe dans le respect des mesures barrières ? Ce n’est tout simplement pas entendable, pas acceptable. (…) On a fait notre part. Maintenant, rendez-nous un bout de vie. »

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 15:17

 

Depuis des mois, par voie d'amendement et dans une Proposition de loi que j'avais déposée au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, les députés communistes demandent la reconnaissance du statut juridique « d'établissement stable » pour les filiales françaises d'une société ayant son siège social dans un paradis fiscal.

 

 

Grâce à ce mécanisme d'évitement fiscal bien connu, les multinationales, en particulier celles du numérique, s'affranchissent de leurs obligations et privent les États de recettes très importantes. Au total, l'évasion fiscale coûte chaque année à la France entre 80 et 100 milliards par an, selon de nombreux experts.


Dans une décision récente, le Conseil d’État vient enfin d'établir cette qualification d'établissement stable, ce qui signifie tout simplement que ces filiales françaises doivent désormais se soumettre à l'impôt sur les bénéficies dans notre pays ! C'est une grande victoire pour tous ceux qui ont défendu cette position, en dépit de l'opposition systématique et résignée de la majorité parlementaire et du gouvernement, avec pour seul argument que cette notion était inapplicable. Forts de cette décision novatrice et audacieuse, qui ouvre la voie à une taxation plus juste des bénéfices des géants du numérique, nous redéposerons rapidement cette proposition à l'Assemblée comme nous le faisons depuis des années.


Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord

 

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 15:14

 

Alors que la stratégie vaccinale du gouvernement est faite dans le flou le plus total, il est plus que jamais temps de construire une stratégie collective de sortie de la crise sanitaire.

 

Le PCF a lancé le 30 novembre dernier, avec des associations, ONG's, syndicats et une quinzaine de forces politiques au niveau européen l'initiative citoyenne européenne #PasdeProfitSurLaPandemie #Right2Cure.  Avec le comité de campagne national nous avons décidé de faire du weekend des 16 et 17 janvier des journées de déploiement de cette campagne autour de trois grands axes.

 

Nous demandons la transparence sur la stratégie de vaccination au niveau national, comme européen et en particulier la publication des contrats signés avec les entreprises multinationales pharmaceutiques. La confiance des Français et des Européens ne se construira qu'à cette condition.

Nous demandons que les brevets soit abandonnés pour que les vaccins tombent dans le domaine public et permettre que les chercheurs et les scientifiques des différents laboratoires travaillent ensemble et partagent les connaissances, les retours sur les premières vaccinations et les différents vaccins. Face à un virus, unissons toutes les forces, toutes les intelligences !

Dans les pays pauvres, 9 personnes sur 10 n'auront pas accès au vaccin contre la #COVID19 en 2021.  Selon l'OMS, le mécanisme COVAX a besoin d'urgence d'un peu plus de 4 milliards de dollars afin d'acheter des vaccins pour les pays à revenu faible et intermédiaire.
Nous voulons que les vaccins et traitements anti-pandémiques soient accessibles à tous et toutes indépendamment de la nationalité ou de la classe sociale. Pour cela, il faut en faire de biens communs de l'humanité soustraits de la logique des brevets. Le gouvernement français tout comme la Commission européenne s'étaient engagés en mai dernier sur ce sujet mais depuis ils refusent de soutenir les initiatives de l'Afrique du Sud et de l'Inde au sein de l'OMS et de l'OMC en la matière. Il faut que cette hypocrisie cesse si nous voulons trouver une issue à cette crise.

Après la pénurie des masques et des tests, allons-nous continuer sans rien faire vers une pénurie de vaccins ? Les alternatives existent pourtant comme mobiliser toutes les capacités productives pour permettre la production de vaccins au niveau national, européen et mondial. C'est ce qu'exigent aujourd'hui les salariés et la CGT Sanofi et nous les soutenons dans cette démarche.

Au-delà, il est temps que l'argent public qui a déjà financé la recherche et l'aide à la production ne servent pas aujourd'hui à verser des dividendes exorbitants aux actionnaires de BigPharma en grévant encore plus le budget de la Sécurité sociale. Nous demandons que le vaccin et les traitements anti-Covid soient vendus à prix coûtant. C'est d'ailleurs pour répondre aux besoins des populations que nous prônons depuis des années la mise en place d'un pôle public du médicament au niveau national, européen et mondial. Cette proposition est plus que jamais d'actualité.

Le PCF appelle aujourd'hui toutes les organisations de gauche, écologiques et les forces du mouvement social à s'investir dans cette campagne et à faire signer massivement l'initiative citoyenne européenne

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 09:16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 09:05
LES MILITANT.E.S COMMUNISTES VOUS SOUHAITENT UNE BELLE ANNEE 2021 EN BONNE SANTE ET REMPLIE DE CONQUETES SOCIALES !
LES MILITANT.E.S COMMUNISTES VOUS SOUHAITENT UNE BELLE ANNEE 2021 EN BONNE SANTE ET REMPLIE DE CONQUETES SOCIALES !

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